
En réaction aux accords de libre-échange qui laminent agriculteurs et éleveurs, une femme jette sur la table de sa cuisine un bon kilo de petits pois et une botte de carottes. Ca ne se passera pas comme ça.
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D’Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :
[…] C’est qu’en avril les agences de notation Fitch et Moody’s vont publier leurs notations qui seront suivies en mai de celles de Standard & Poor’s. Impossible d’y échapper et les tours de passe-passe comme la fois précédente ne permettront pas de maintenir les apparences.
Le président rassemble ses équipes : il aime le style guerrier. C’est qu’il faut tenir jusqu’aux élections européennes de juin prochain. Car, dans cette panique, le plus important pour les autorités de l’État est cette échéance électorale qui s’annonce sous un si mauvais jour : démocratie oblige ! La guerre intestine va se doubler d’une guerre des chiffres. C’est de funeste augure. […]
Défaillant, ce qui est censé servir d’« État » à la Belgique l’est vraiment sur tous les points. Il y a un an, nous rapportions que près de la moitié des bénéficiaires d’un logement social en Flandre étaient des fraudeurs car propriétaires dans le même temps d’un bien immobilier à l’étranger.
À l’époque, si les autorités flamandes avaient entrepris la traque de ces fraudeurs avec plus ou moins de succès depuis 2021, le plus souvent jusqu’en Turquie ou au Maroc, du côté de la région de Bruxelles-Capitale, on refusait alors de se lancer dans cette « chasse aux sorcières ».
Par Gérard Leclerc
La crise agricole, que nous avons vécue et qui est loin d’avoir trouvé sa conclusion, ne s’analyse pas seulement en termes économiques. Elle est significative d’un malaise qui atteint une société dans ses profondeurs. C’est déjà un sérieux problème que « le secteur primaire » qui nous nourrit soit ramené humainement à un pourcentage de la population toujours plus faible et se trouve dans une situation aussi précaire. Ce n’est pas en termes d’équations technocratiques qu’un tel sujet peut être compris. Lorsqu’il y a quelques années, Michel Houellebecq publiait son roman Sérotonine, il ne craignait pas d’explorer le désarroi et le désespoir de ce monde agricole, désormais tenu en marge des processus dynamiques de la modernité.
En même temps qu’il accentue la pression sur les élus, le gouvernement veut élargir le champ de la loi SRU.
Curieusement, le thème n’est pas commenté, passe inaperçu, dans un quasi-silence… La semaine de 4 jours fait partie des annonces du pouvoir politique de ces derniers mois. Ils nous disent prudemment que cela ne changera rien en termes de temps de travail effectué. L’idée serait de faire en 4 jours ce que l’on faisait en 5 jours. Pas très réaliste : en prenant par exemple des journées de 8H, cela donne 2 heures de plus quotidiennement. Compte tenu des transports, des enfants à récupérer à l’école, des contraintes ménagères, des journées de 10H sont la plupart du temps difficilement concevables. Et les 10 heures vont inévitablement se réduire comme peau de chagrin dans les faits.
La transition énergétique se veut aussi une transition écologique, mais l’est-elle vraiment ? Il est permis d’en douter au regard de quelques éléments trop souvent négligés par ceux qui vantent l’écologie sans réfléchir à ses effets sociaux autant qu’environnementaux : l’incantation remplace trop souvent la réflexion et le court-termisme empêche de mener une véritable stratégie écologique, crédible et efficace. L’exemple des panneaux solaires est fort révélateur : vantés comme un moyen écologique de produire de l’électricité verte (ce qui n’est pas tout à fait exact si l’on considère l’extraction des matières premières nécessaires à leur fabrication et la difficulté de leur entretien et de leur recyclage), ils sont aujourd’hui fabriqués en grande majorité en Chine (1), au risque de tuer toute la filière européenne et française du secteur, tout cela dans l’indifférence totale de ceux qui invoquent l’écologie pour les élections mais l’oublient dans la réalité ! Là encore, la distinction maurrassienne entre le légal et le réel peut s’appliquer sans trop de difficulté…
La France soutient, selon Politico, officiellement, l'appel de la Pologne à limiter les importations de produits agricoles en provenance d'Ukraine, mais dans les faits, cette annonce ressemble plus à un coup de com pour apaiser les agriculteurs en colère. Si une telle décision était prise, l'Ukraine pourrait perdre environ 1,2 milliard d'euros de revenus commerciaux, stipule le média aglophone.
La France a rejoint la position polonaise sur la limitation des importations de produits agricoles en provenance d'Ukraine à la veille de la réunion des pays de l'UE sur la question de l'extension du libre-échange avec Kiev ? Selon les informations du média anglophone, la décision de Paris et de Varsovie aurait pu mettre à mal l'unité de l'alliance sur la question commerciale avec l'Ukraine et aurait pu perturber la prochaine réunion de la Commission européenne, du Conseil de l'UE et du Parlement européen du 19 mars. C’était un effet d’annonce.