Quand le sportif Lionel Messi arriva au Paris-Saint-Germain, une petite affichette manuscrite fleurdelysée et signée des Royalistes sociaux fut apposée non loin du Parc des Princes : « Messi, 41 millions d’Euros annuels ! Combien pour une infirmière qui sauve des vies ? 1 300 fois moins ! Halte à l’indécence ! », proclamait-elle crânement, sachant que les fidèles soutiens de l’équipe de balle-au-pied s’en offusqueraient, ce qui ne manqua point d’arriver, effectivement. Depuis, chaque année au moment des transferts de joueurs et des enchères étonnantes autour de quelques uns d’entre eux, ainsi que lors des assemblées générales d’actionnaires des grandes Firmes financières ou industrielles, les mêmes causes entraînent les mêmes indignations, dans une sorte de rituel immuable où chacun, selon son étiquette politique, tient son rôle et entretient son discours.
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L'indécence sociale, un capitalisme sans mesure.
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« Les retraités dans le viseur… c’est eux qui coûtent cher et qui vont payer ! ». L’édito de Charles SANNAT
par 23 Avr 2024 | |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je ne suis pas contre les « vieux », parce que je ne suis pas contre mes beaux-parents ou mes parents !
Je ne suis pas « pour » que l’on retire des sous à ceux qui ont cotisé pendant des années et « n’ont rien volé » car « j’ai travaillé toute ma vie ».
Certes.
Mais cela c’est de l’émotionnel et du personnel .
Ce n’est pas de l’économie et de l’équilibre budgétaire.
Le mensonge du salaire différé.
J’en parlais hier dans ma vidéo hebdomadaire. A gauche il est de bon ton d’expliquer que les cotisations, impôts et taxes sont du « salaire différé ». C’est intellectuellement vrai si vous mettez cet argent de côté dans des systèmes de capitalisation qui intellectuellement aussi, peuvent-être privés… ou publics. Rien n’interdit que la sécurité sociale fonctionne comme un organisme de capitalisation mais public par exemple. Si vous mettez les sous collectés de côté pour les redonner plus tard (à la retraite) alors, oui c’est un salaire différé.
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Derrière la révolte paysanne, le réveil d’une nation ?
Par Gérard Leclerc
La France vit au diapason de ses paysans en colère. Voilà peut-être longtemps qu’elle ne s’est pas trouvée unanime dans le soutien d’une cause, il est vrai, vitale. On parle de souveraineté alimentaire en péril à juste raison. Qu’est-ce qu’une nation qui n’assume plus sa propre subsistance et dont la paysannerie se trouve réduite à peau de chagrin, comme si elle n’était plus qu’un appendice résiduel d’un pays dominé par ses métropoles urbaines ? Eh bien, non ! La révolte unanime de nos campagnes est en train de réveiller une nation qui redécouvre qu’il n’est pas de pays sans paysans, ces gardiens de notre espace et de nos paysages.
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Michelin ne veut plus du SMIC
Michelin ne veut plus du Smic, bravo à Michelin qui paye déjà ses salariés à des prix un peu plus élevés que le Smic classique.
Encore faut-il avoir la marge suffisante pour payer au dessus du Smic.
Oui le Smic est bas, très bas et loin de moi l’idée de dire que c’est assez ! Ce n’est évidemment pas assez.
Le problème encore une fois, et notamment pour les TPE, les commerçants, les artisans, et les PME c’est la compétitivité car toutes les petites boîtes sont écrasées par les charges, impôts, et taxes qui justifient ce que les gens de gauche appellent le salaire différé !
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Penser la cause paysanne française aujourd'hui.
Cela fait quelques semaines déjà que les agriculteurs français sont rentrés dans leurs fermes et qu’ils ont repris le chemin des champs et des granges. Mais la question paysanne reste bien là, posée à notre société, à notre pays, pour notre avenir : la réponse reste encore largement en suspens, et il n’est pas certain que la République soit la mieux placée pour apporter la meilleure qui soit pour le monde paysan français…
La révolte paysanne de cet hiver était indéniablement une révolte sociale mais elle était aussi plus que cela comme le laisse entendre le titre judicieux du 1 hebdo de la fin janvier : « Cette France qui ne veut pas mourir ». Cri de colère, la révolte paysanne est aussi un cri de douleur et, d’une certaine manière, de désespoir comme de résistance à un prétendu sens de l’histoire auquel les libéraux semblent croire plus encore qu’à leurs propres principes et qui, en définitive, n’est rien d’autre que l’alibi de la démission généralisée devant une fatalité acceptée (1) malgré son illégitimité.
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Défense de la fonction publique (le Figaro du 12 avril 2024)
Le thème du « licenciement des fonctionnaires » ou de la suppression de la sécurité de l’emploi dans la fonction publique, est revenu au goût du jour. Le sujet mérite d’être approfondi, à l’aune des faits et non de l’idéologie. Certes, l’article 15 de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, dispose : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. » L’un des principes fondamentaux de la société française, à valeur constitutionnelle, affirme la responsabilité du fonctionnaire. Ce dernier n’est pas intouchable, ses manquements, ses fautes sont sanctionnables, y compris par le limogeage.
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La fin de l’apprentissage…
L’une des raisons de la baisse du chômage dans notre pays, c’est évidemment les aides massives à l’apprentissage.
Ce sont des dizaines de milliers de jeunes qui ont pu trouver et prendre le chemin de l’emploi et de l’entreprise.
Les sommes (très importantes) dépensées pour l’apprentissage dans notre pays, sont sans doute l’une des meilleures dépenses de ces dernières années.
Nous avons une liste longue comme le bras de dépenses à l’efficacité douteuse.
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L’effondrement de l’hôpital est à l’image de notre effondrement sociétal
Dans le budget prévisionnel pour 2024, les pouvoirs publics ont alloué 254,7 milliards d’euros aux dépenses d’assurance maladie, soit une progression de 3,2 % (hors Covid-19).
Oui 254 milliards d’euros. Cela commence à faire quand même un peu de sous… beaucoup de sous même !
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Observatoire des inégalités » la fortune s’accroît avec l’âge ». L’eau ça mouille et le feu ça brûle…
En France, nous avons un « Observatoire des Inégalités » (source ici)
Je vous passe le sujet philosophique qui consiste à réfléchir sur la nécessité absolue des inégalités, sur le fait que les les inégalités sont nécessaires et indispensables… à la liberté.
Si nous sommes tous égaux, cela signifie que nous sommes tous pareils. Aucune diversité, le même uniforme pour tous, le même travail pour chacun, les même revenus, l’interdiction de posséder ou de faire une chose différemment des autres… sinon, forcément, au bout du compte les résultats seront très inégaux !
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« Nous devons trouver une solution qui tienne compte des agriculteurs » : Entretien avec Ryszard Czarnecki, député européen
Ryszard Henryk Czarnecki est titulaire d’un diplôme d’histoire de l’université de Wroclaw et d’un doctorat honorifique de l’université d’Erevan. Auteur de six livres, il a été ministre polonais des affaires européennes, ministre sans portefeuille et vice-ministre de la culture et des arts. Depuis 2004, il est membre du Parlement européen et, depuis 2008, il est membre du groupe Droit et Justice au sein du groupe des Conservateurs et Réformistes (ECR). Il est vice-président de l’Assemblée parlementaire Euronest et du forum interparlementaire regroupant les parlements nationaux d’Ukraine, de Moldavie, de Biélorussie, d’Arménie, d’Azerbaïdjan et de Géorgie.
Notre confrère Álvaro Peñas l’a interviewé, traduction par nos soins
En tant que député européen, vous avez souvent entendu dire que la Pologne avait violé l’État de droit. Le gouvernement de Donald Tusk a utilisé la police contre les médias et arrêté des politiciens de l’opposition, mais il est récompensé par des fonds européens. Comment la Commission européenne peut-elle justifier un double standard aussi flagrant ?