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tradition - Page 341

  • L’absurdité ou la fin de l’Algérie Française, par Jean Faure

    Commençons par définir l’absurdité et l’absurde. D’après le dictionnaire Paul Robert, en six volumes, « absurde » signifie « qui viole les règles de la logique, de la raison ». Selon Lalande (Vocabulaire de la Philosophie) : « l’absurde doit être distingué du non-sens ; car l’absurde a un sens, et est faux, tandis que le non-sens n’est probablement ni vrai ni faux. »Un certain nombre d’écrivains ont examiné le monde absurde ou les situations absurdes. Il faut remonter à la Grèce antique pour trouver l’absurde dans le mythe de Sisyphe. Un terrible châtiment est infligé à Sisyphe qui est condamné à faire rouler éternellement un rocher sur une pente pour atteindre le sommet d’une montagne, alors qu’il sait que dès qu’il est parvenu à son sommet, le rocher retombera. Et Sisyphe devra recommencer éternellement son ascension jusqu’au sommet.
    Selon Albert Camus, qui a écrit une œuvre intitulée « Le Mythe de Sisyphe », le mythe signifie que l’on vit une situation absurde, répétitive, dont on ne voit jamais la fin ou l’aboutissement. Quatre œuvres de Camus ont été écrites sur le thème de l’absurde : « Le Mythe de Sisyphe », « L’étranger », « Caligula » et « La peste ».
    Selon notre grand écrivain d’Algérie, l’homme est le seul vivant à prendre  conscience  que le monde est  silencieux, et que jamais ce dernier ne répondra à nos appels de la  raison.  C’est en cherchant un sens à son existence que l’homme s’est dénaturé, car la nature ne lui répond pas. D’où ce sentiment de l’absurde, qui résulte d’une séparation de l’homme et de la nature.  « L’absurde nait de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. »
    C’est en prenant conscience de ce silence qu’il ressent un sentiment d’absurde. Camus nous dit que l’absurde fait partie de la vie et que chercher à le supprimer conduit  à nier la vie, comme c’est le cas pour le suicide.  Il parvient même à penser que Sisyphe arrive à être satisfait de son destin, par ce qu’il en prend conscience, assume cette douloureuse épreuve avec courage et lucidité, ce qui lui permet de surpasser sa douleur. Sisyphe n’est pas celui qui pousse indéfiniment son rocher, mais une personne lucide et courageuse, quelle que soit sa corvée. Camus arrive même à imaginer Sisyphe heureux. Il refuse le poids de l’absurde sur la vie. Et ce refus provoque la révolte. « Ce n’est pas la révolte elle-même qui est noble, mais ce qu’elle exige », a écrit Camus dans « L’homme révolté ». Dans ce livre, il écrit : « Qu’est-ce qu’un homme révolté ? C’est un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas, c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. » Il faut être révolté pour goûter pleinement de la vie.
    D’autres écrivains se sont aussi intéressés à l’absurde.
    Eugène Ionesco, né en Roumanie, a écrit des œuvres  théâtrales ayant pour sujet l’absurde : La Cantatrice chauve, Les chaises, Le Rhinocéros et La Leçon.
    Louis Ferdinand Céline écrivit : Voyage au bout de la nuit, qui révèle l’absurdité du monde, de la première guerre mondiale qu’il a qualifiée « d’battoir international en folie ».
    Kafka a aussi écrit des romans traitant de l’absurde, en particulier La métamorphose, qui est l’histoire absurde d’un homme qui se réveille un matin transformé en scarabée ; Le Château, où le personnage principal vient d’un pays lointain pour un emploi de géomètre-arpenteur, et à qui on répond que l’on a pas besoin de lui  puisque toutes les mesures ont été effectuées ; Le Procès, qui relate l’histoire d’un homme, qui,  à la barre des accusés, ne sait pas pourquoi il est accusé.
    Il convient de faire remarquer que Camus a consacré un chapitre du Mythe de Sisyphe à Kafka.
    LA SITUATION ABSURDE DE LA FIN DE L’ALGÉRIE FRANÇAISE
    L’arrivée de De Gaulle après la révolution du 13 mai 1958 avait donné un grand espoir aux Pieds-Noirs et aux Musulmans fidèles à la France. Après avoir déclaré au monde entier qu’il était partisan de l’Algérie Française « de Dunkerque à Tamanrasset », il changea sa politique en se déclarant pour l’indépendance de notre belle Algérie, violant ainsi la constitution de la 5ème République qu’il avait fait faire pour lui-même.
    C’est à l’époque où le plan Challe obtenait d’excellents résultats sur le domaine militaire, le FLN étant pratiquement vaincu, qu’il décida d’établir une rencontre entre les représentants de l’État français et certains dirigeants du FLN.
    Cela a abouti à ce qu’on a stupidement appelé « les accords d’Évian ». En effet, ces accords signés par les deux belligérants ne devaient être respectés que par la France, les terroristes ayant déclaré, dès la signature de ces accords, qu’ils ne les respecteraient pas.
    C’est à cette époque (1961-1962) que l’absurde situation commença du côté français, aussi bien dans l’Armée, chez  les Pieds-Noirs, et chez les Harkis et les Musulmans qui étaient pour la France. Cette époque totalement absurde eut pour résultat de créer une division au sein de l’Armée, c'est-à-dire  entre les troupes d’élite (Parachutistes et Légionnaires) et les troupes du contingent qui n’avaient qu’un objectif : la quille, c’est-à-dire rentrer dans leurs foyers  en métropole.
    La raison principale de cette absurdité était que l’Armée Française avait pratiquement vaincu le FLN, et que la France, dans ces « accords » avait la position d’une armée vaincue. Nous avons tellement été dominés politiquement à Évian, que de Gaulle accepta de laisser la Sahara à l’Algérie avec toutes ses réserves d’hydrocarbures, estimées être bien supérieures à celles du golfe persique.  C’était vraiment absurde !
    Étant vainqueurs nous avons agi comme des vaincus. Le Sahara pouvait, si nous l’avions gardé, nous apporter une indépendance énergétique pour plusieurs dizaines d’années. Nous aurions même eu un fort excédent, ce qui nous aurait permis d’exporter du pétrole et du gaz.
    Cette terrible absurdité consécutive à l’attitude stupide de celui qui avait déclaré à des officiers, lors de la tournée des popotes du 3 au 5 mars 1960 : « Le combat va durer longtemps. Mais il n’y aura pas de Diên Biên Phu en Algérie. L’indépendance de l’Algérie est une absurdité ». Il faut signaler aussi cette autre absurdité : après les « barricades », 200 officiers furent mis aux arrêts de rigueur, plus de 500 furent mis en congé spécial, 500 furent rayés des cadres de l’armée et 1300 démissionnèrent en 1961.
    D’ailleurs, Camus avait écrit : « Les accords d’Évian sont une absurdité. »
    Lors de la seconde tournée des popotes, de Gaulle a déclaré à des officiers : « Moi vivant, le drapeau vert et blanc ne flottera jamais sur Alger. » Une absurdité de plus, et un mensonge de plus !
    Tout le monde sait que de Gaulle est mort après l’indépendance de l’Algérie. Comme le dirait Monsieur de la Palice : De Gaulle était donc vivant à l’indépendance de l’Algérie.
    Messmer n’a pas hésité à dire à de Gaulle que : « La grande majorité (des officiers) ne comprend pas la politique du général de Gaulle. »
    Puis, d’absurdités en absurdités, la révolte se déclencha aussi bien dans l’Armée que chez les Pieds-Noirs.
    LA RÉVOLTE
    Il y eut d’abord le putsch des généraux Challe, Salan, Zeller et Jouhaud, qui ne dura que trois jours, Challe ayant refusé que sang français coule dans un affrontement entre les putschistes et les gaullistes.
    Puis ce fut la révolte de l’OAS qui dut combattre, à la fois, le FLN et les forces gaullistes (gendarmes mobiles et CRS).
    Ce fut ensuite une des dernières phases de cette révolte avec les condamnations et exécutions de certains officiers putschistes.
    Lorsque Salan fut condamné à la prison à perpétuité, le 23 mai 1962, de Gaulle a déclaré : « Nous sommes un pays complètement décadent. N’importe qui serait condamné à mort en Grande-Bretagne, en Allemagne ou aux États unis, mais en France, on vous envoie jouer au ballon dans la cour de la prison de Tulle. »
    La fusillade du 26 mars 1962, que l’on pourrait qualifier de génocide, vint encore endeuiller notre Algérie. Sur un ordre du pouvoir gaulliste, des tirailleurs furent installés pour arrêter la marche pacifique et silencieuse des Algérois qui voulaient soutenir le quartier de Bab el Oued qui était victime d’une attaque des forces gouvernementales. Des avions T6 sont même passés à l’offensive en larguant des bombes et en utilisant des mitrailleuses. J’ai pu observer ces attaques du boulevard Bru, d’où je voyais toute la ville. Ces attaques m’ont fait penser à l’attaque par les nazis du ghetto de Varsovie.
    La marche des Algérois vers Bab el Oued fut attaquée à la mitrailleuse et au fusil-mitrailleur par des tirailleurs qui n’avaient pour mission que de stopper cette marche pacifique, sans utiliser leurs armes.
    Il y eut plus de 100 morts au voisinage de la Grande Poste, et plusieurs milliers de blessés. Je puis apporter mon témoignage, m’étant trouvé au voisinage de cette tuerie, mais ayant eu la chance de ne pas me trouver dans l’axe des tirs. Cette tuerie fut l’un des prémices de la fin de notre Algérie. De Gaulle voulait nous prouver que nous devions accepter sa politique.
    Puis ce fut la fin de notre belle Algérie. L’exode de plus d’un million de Pieds-Noirs et de quelques milliers de Harkis, qui purent être sauvés grâce à des officiers français qui n’ont pas obéi aux ordres de notre sanglant dictateur, mais qui ont préféré obéir à leur conscience.
    En conclusion, il semble nécessaire de citer encore Albert Camus :
    « La vérité jaillira de l’apparente injustice. » (La peste, Albert Camus)
    « La liberté, seule valeur impérissable de l’histoire. » (L’homme révolté, Albert Camus)¢
    Références
    1 – Œuvres complètes, Albert Camus
    2 – Eugène Ionesco Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Eugène_Ionesco
    3 – Louis Ferdinand Céline Wikipédia fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_Céline
    4 – Absurde http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Absurde&oldid=88616606

    http://www.francepresseinfos.com/

  • Cernunnos.

    Cernunnos est un nom d'Hermès. Il est le Gardien des portes des Trois Mondes. Hermès désigne les yeux du dieu. Quand l'homme voit avec les yeux du dieu, alors il comprend les messages des Trois mondes. Il ne lit aucune lettre de plus, aucune image de plus – il voit, tout simplement, ce qu'il avait sous les yeux depuis toujours, toujours déjà présent.
     
    Recevoir un message des Trois mondes est voir. Cernunnos est celui qui contemple la forêt, les jambes croisées, selon la posture hiératique du sage des bois, l'ermite, l'homme suprêmement sage et suprêmement sauvage. La forêt est une image du monde, est microcosme. Il s'y trouvent les chemins de la vie, les croisements saints, les mystères des chemins ouverts parmi les ronces, les lents regards des fleurs. Il s'y trouvent les ruisseaux et les étangs empruntés de brumes.
     
    Le secret de la puissance.
     
    Ils s'y trouvent les troncs moussus des arbres qui vivent là depuis la naissance du monde. Leur écorce est l'image de la peau de l'antique Dragon. L'homme qui sait le Dragon sait l'entière histoire du monde, et des hommes. Il a bu le lait noir de la connaissance aux lèvres des Maîtres, au cœur de la forêt, au centre du monde marqué par la poussée des roches vers le Ciel.
     
    Comme la sainte colonne de feu d'Arunachala.
     
    Cernunnos enseigne les mystères du Temps apparu après la chute et la mort du Dragon. Le temps est figuré par le serpent ouroboros. La Vie est un cercle. On sort du Suprême, et on revient vers le Suprême. L'axe du monde est une flèche vers le suprême, le centre invisible du Serpent. Cernunnos tient le serpent déroulé, en vainqueur des cercles, mais aussi en homme de la périphérie, en homme qui a choisi la Voie du Dragon et bu le jus, le venin issu des cuisses de la Jusquiame mystique.
     
    Il a été plongé dans l'eau noire des ténèbres, et se tourne vers la Lune, image tremblante et mobile du Soleil invaincu – image de ce monde. Les mots sont comme la lune – rien ne s'y trouve au suprême degré. Lors de l'invocation, quelque chose s'ajoute secrètement aux mots – et de la boue, fait de l'or.
     
    Sans souffle les mots ne sont rien.
     
    Il a bu la mort, et il vit ; il a maîtrisé le serpent qui est désormais à son service, comme les autres puissantes bêtes sauvages qui vivent en lui. Il est la puissance et la volonté de puissance qui jaillissent dans la forêt au printemps, l'odeur musquée des feuilles mortes et des marais, le puissant parfums des feuilles et des fleurs, les eaux et les rosées, la sueur salée, le sperme et la cyprine. Il est à la fois tueur, puissance de génération sauvage, maître des rapts, tonnerre et terreur. Il porte à la main la puissance torque qui soumet les vaincus. Il est le messager de la nécessité unique, du trépas, père de la douleur.
     
    Ce qui est détruit est ce qui vit. Le monde est fait de cycles qui se sédimentent. Rien n'est jamais perdu à jamais.
     
    Cette torque qui soumet les vaincu par le cou gracile est signe de règne, du règne de l'Empire. Celui qui se plie à la nécessité de fer des dieux, si visible dans la violence des chasses sauvages, dans les crocs du loup, est aussi le roi de ce monde. Le guerrier porte ainsi la torque, comme la femme puissante, la torque d'Or.
     
    Il est libre par amour du destin, comme le Cerf. Il n'est libre que par l'amour du destin. Il n'est vivant que par l'âpre mort et le goût du sang. Il n'a plus guère de peur pour avoir affronté la terreur de la chair.
     
    Il sait qu'il mourra comme les bêtes de la forêt – ni plus ni moins. L'éternité réside dans l'instant. L'idée puissante se montre dans les couleurs et les formes des forêts, présente mais insaisissable, comme l'évoque l'art de l'arabesque. Elle se montre comme le Serpent et enroule ses énigmes comme les anneaux du Serpent. Elle est la fleur sur les ronces, et déchire l'âme qui veut les traverser, par la solitude et les épines tranchantes. Elle porte des fruits et encercle, elle envoûte et étouffe.
     
    Tel est le secret de Cernunnos. C'est dans la soumission que se trouve l’élévation, dans l’acceptation que se trouve le secret de la plus haute révolte.
     
    (Un autre secret se prononce au sujet de sa mélancolie. Ce sujet est abordé dans le Livre des deux principes.)
     
    Cernunnos est l'indomptable et le suprême raffinement – comme l'Archange, le tueur du Dragon, mais aussi le combat entre l'Ange et le Dragon – le Dragon lui-même, car on ne combat valablement, enfin, que contre soi-même.
     
    Mais peu nombreux sont les hommes qui se cherchent eux mêmes – et combien peu ceux qui se cherchent eux-même pour se tuer.
     
    Tel est le règne, telle est la puissance, telle est la gloire.
     
    - J'ai longuement médité aux côtés de Cernunnos, dans les fumées des encens.
     
    Vive la mort !

  • Mariage gay: flashmob du Printemps français devant l'Apple store à Paris

    Apple et d’autres entreprises américaines estimaient récemment que l’interdiction du mariage gay cause du tort aux entreprises. Le mouvement Printemps français accuse la marque à la pomme de financer le lobby homosexuel.

    Le Printemps Françaisorganise une flashmob devant l’Apple Store du Carrousel du Louvre à Paris afin de dénoncer la collusion de nombreuses multinationales avec le lobby gay, soutenu financièrement par Apple et plusieurs dizaines d’autres multinationales.

    C’est une même idéologie qui sous-tend ces multinationales et le lobby gay : l’ultra-libéralisme qui agit contre la famille, les liens naturels et sociaux authentiques.

    A son lancement, Apple s’est positionné comme alternatif en signant « Think different » ; cette marque s’est placée dorénavant au service de la pensée unique, soutenue par le discours des dominants (politiques, principaux médias et multinationales).

    Le Printemps Français rétorque « think TRES different » par une manifestation pacifique et symbolique avec des familles et des jeunes, rassemblés autour d’activités ludiques et artistiques partagées.

    On voudrait nous faire « marché » mais la France entre en résistance.

    On Ne Lâche Rien !

    L’Express en rend compte ainsi :

    Le Printemps français a organisé mercredi un flashmob devant le magasin parisien d’Apple pour dénoncer le financement de la marque à la pomme du lobby gay.

    Le Printemps français part en guerre contre les multinationales qui soutiennent la cause homosexuelle. Mercredi, le mouvement organisait un flashmob devant le magasin parisien d’Apple pour "dénoncer la collusion de nombreuses multinationales avec le lobby gay, soutenu financièrement par Apple et plusieurs dizaines d’autres multinationales".

    Pourquoi Apple et pourquoi maintenant ? Parce que la marque à la pomme, tout comme 250 autres entreprises, ont récemment (re)fait leur coming out : elles soutiennent le mariage homosexuel.

    Intel, Facebook, Barnes & Noble, eBay, Qualcomm et d’autres firmes de la Silicone Valley, en Californie, estiment en effet que "l’interdiction du mariage gay cause du tort aux entreprises en impliquant une mauvaise ambiance de travail, favorise les motifs de grève et permet de favoriser la discrimination à l’embauche".

    Cette prise de position intervient alors que la Cour suprême américaine a ouvert en mars un "débat historique" sur ce sujet ultra-sensible. Si les quatre cinquièmes des Etats du pays interdisent l’union entre deux personnes de même sexe, l’opinion publique y est favorable...

    L’Express

    Voir aussi sur le Huffington Post

    http://www.actionfrancaise.net

  • Critique de Il Mito del Sangue de Julius Evola

    Critique de Il Mito del Sangue de Julius Evola Ce petit volume est une histoire du racisme, depuis les théories du comte de Gobineau et de Vacher de Lapouge, puis de Houston Stewart Chamberlain, jusqu’aux nouveaux développements qu’il a reçu récemment en Allemagne et qui y ont revêtu le caractère d’une doctrine en quelque sorte « officielle ». Le terme de « mythe » n’est pas pris ici dans le sens d’une simple fiction imaginative, mais dans celui d’une « idée qui tire principalement sa force persuasive d’éléments non rationnels, une idée qui vaut par la force suggestive qu’elle condense, et, par suite, par sa capacité de se traduire finalement en action ».

    L’auteur, s’efforce d’ailleurs d’être aussi impartial que possible dans son exposé, bien que, naturellement, il ne dissimule pas les contradictions qui existent entre les diverses conceptions dont l’ensemble constitue le racisme, et que parfois il laisse même deviner les critiques générales qu’il aurait à leur adresser, critiques qui portent surtout sur le caractère « naturaliste » et « scientiste » qu’elles présentent dans la plupart de leurs aspects.

    A vrai dire, la notion même de race est assez difficile à préciser, d’autant plus qu’on est en tout cas forcé de reconnaître qu’actuellement il n’existe nulle part de race pure ; ce qui est plutôt singulier, d’autre part, c’est que les races ou soi-disant telles qu’envisagent les anthropologistes et les préhistoriens, dont les travaux sont plus ou moins à la base de toutes les théories en question, n’ont plus absolument rien à voir avec les races qui furent reconnues traditionnellement de tout temps ; il semblerait que le mot soit pris là en deux sens totalement différents.

    Un point, par contre, ou ces théories se sont totalement rapprochées des données traditionnelles, c’est l’affirmation, si longtemps perdue de vue en Occident, de l’origine nordique ou hyperboréenne de la civilisation primordiale : mais, là encore, bien des confusions et des interprétations fantaisistes ou hypothétiques se mêlent, dans des ouvrages comme ceux d’Herman Wirth par exemple, à la reconnaissance de cette vérité.

    Tout cela, au fond, et même dans les éléments valables qui s’y rencontrent, ou, si l’on préfère, dans la façon dont ils sont traités, relève donc certainement bien plutôt de la « recherche » moderne que de la connaissance traditionnelle ; et c’est bien pourquoi le point de vue « naturaliste » qui est essentiellement celui des sciences profanes, ne saurait guère y être dépassé ; quant à savoir ce qui sortira finalement de ce véritable « chaos » d’idées en fermentation, c’est là, assurément, une question à laquelle l’avenir seul pourra apporter une réponse.

    René Guénon http://www.voxnr.com

    Notes :

    René Guénon, Compte rendu de livre, Editions Traditionnelles, Juillet 1937.

  • Interpellations arbitraires : Quand la police exécute « les ordres de là-haut »…

    Témoignage d'un lecteur :

    "Le 14 mai au soir, nous sommes six jeunes professionnels qui décidons, après notre sport hebdomadaire d’ « ultimate fresbee », d’aller boire un verre au café Vauban, dans le 7ème arrondissement de Paris. En sortant de la brasserie vers 23h, nous remarquons à une centaine de mètres plus loin des mouvements de jeunes proclamant des slogans à connotation anti « mariage pour tous», mouvement auquel nous assistons fortuitement de loin, en simples spectateurs.  Une dizaine de camions de CRS se déploient sur toute la place. Les jeunes fuient en courant.

    À ce moment-là, tandis que nous sommes devant la sortie de la brasserie, un capitaine de police visiblement énervé nous demande si nous faisons partie de ce groupe de manifestants. Nous répondons que nous sortons à l’instant de la brasserie et que nous n’avons rien à voir avec ces jeunes. Le capitaine de police en prend acte et les CRS se replient, la place est vide. Quelques minutes plus tard, tandis que nous sommes toujours devant la brasserie, une vingtaine de CRS, menés par ce même capitaine de police, arrivent soudain en courant et nous encerclent tous les six, sans nous donner de motifs.

    Nous leur indiquons alors que nous sommes sortis quelques minutes auparavant de la brasserie. Nous demandons naturellement des explications de la part des officiers sur les raisons de « l’encerclement » dont nous faisons l’objet, en vain.

    Des jeunes sans doute issus de la manifestation sont ensuite amenés par des policiers en civil et rejoignent notre groupe encerclé d’agents de police. Nous demandons explicitement à plusieurs reprises aux agents de nous séparer de ces jeunes.  Le barman du Vauban, constatant tout comme nous le caractère absurde de la situation, sort de la brasserie, nous identifie tous les six, un à un, et indique aux agents qu’effectivement nous venons de sortir de son établissement, dans lequel nous étions venus en simples consommateurs. Suite à ce témoignage, nous réitérons auprès des agents de police notre demande, à savoir nous séparer en deux groupes pour nous distinguer des manifestants. Les agents de police ne veulent cependant rien entendre, et nous indiquent qu’ils ne font « qu’exécuter les ordres  venus d’en haut ».  

    Toujours privés de la moindre explication sur les raisons de notre interpellation, nous sommes emmenés par le bus des CRS dans différents commissariats de police de Paris. Nous sommes fouillés, privés de nos effets personnels (téléphone portable, portefeuilles notamment) et parqués sans explication dans une pièce fermée avec des verrous, en attendant notre libération.

    Lorsque nous sommes menés devant les officiers de police judiciaire, nous sommes enfin informés du motif de notre arrestation forcée dans les locaux de police : « participation à une manifestation illicite ». Nous sommes libérés aux alentours de 2h du matin aux quatre coins de Paris, après avoir passé trois heures en compagnie des forces de police françaises, pour un motif expressément incorrect. Les métros étant fermés, nous rentrons chez nous à pieds."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com

  • Nantes : Manif’ pour tous, « On ne lâche rien ! »

    Nantes : Manif’ pour tous, <em>« On ne lâche rien ! »</em>

    NANTES (NOVOpress Breizh) – Bien que leurs activités soient concentrées sur l’organisation de la manifestation du 26 mai, les adversaires du mariage homosexuel maintiennent la pression à Nantes.

    En guise de piqûre de rappel avant la manifestation nationale du 26 mai, et à la veille de la décision du Conseil constitutionnel, les adversaires de la loi Taubira sur le mariage homosexuel et de la GPA/PMA ont manifesté à Nantes hier soir de 20h30 à 22h30 (photo en Une)

    Aux cris de « François, si tu savais, ta réforme où on s’la met ! », « Un père, une mère, c’est élémentaire ! » et « On ne lâch’ra rien, rien, rien ! », plusieurs centaines de personnes ont défilé de la place Viarme à la préfecture.

    Malgré la présence d’un petit groupe de provocateurs protégés derrière un cordon de police, la manifestation s’est déroulée dans le calme. Mais pas dans le silence : le rapport décibels/nombre de manifestants était particulièrement élevé, signe d’une mobilisation qui demeure intense.

    Nantes : Manif’ pour tous, « On ne lâche rien ! »
    Photo ci-dessus. Adversaires de la loi Taubira, les “Mères veilleuses” organisent pendant toute la semaine des veillées quotidiennes dans plusieurs villes, dont Nantes, place du Pont-Morand.

    Crédit photo : NOVOpress Breizh.>/small>

    http://fr.novopress.info

  • Contre-offensive à la dénaturation du mariage et à la subversion de la famille : remarques tactiques et stratégiques

    par Sébastien de Kerrero sur Nouvelles de France.

    Depuis plusieurs semaines, la tactique choisie de fait par le Gouvernement et ses relais dans les médias mainstream pour discréditer le mouvement La Manif pour Tous (LMPT) et ses satellites (Printemps Français, Camping pour tous, Cache-cache pour tous, les Veilleurs, les Mères Veilleuses, Ta ville en action, etc.) a été d’agiter la thématique des « violences ».

    Les événements ont été très instructifs sur le niveau de technicité dont disposent les officines gouvernementales (sociétés privées de conseil appointées, services de renseignement intérieurs, think thanks communautaires, etc.) En effet, les promoteurs de la loi Taubira poursuivent deux objectifs, écorner l’image du mouvement auprès de l’ensemble de la population et décourager la France « bien élevée » qui se rend aux manifestations en agitant un chiffon qui lui fait horreur. Les agents gouvernementaux espèrent essouffler le mouvement en jouant sur les codes moraux de cette France qui – à tort, nous y reviendrons – est hostile à toute forme de violence.

    Ce que répètent les agents de propagande gouvernementale – au premier chef desquels il faut compter le ministre de l’Intérieur surnommé Manuel « Gaz » – c’est que les manifestants en faveurs de la préservation du mariage seraient « violents ». [...]

    La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net

  • Le danger de la loi Taubira pour la Famille incite d'autres pays à rejoindre la Manif pour tous

    Le 26 mai, on verra des Belges à Paris :

    "Selon le dernier sondage 54% des Français sont opposés au mariage incluant le droit à adopter des enfants pour les couples homosexuels. Pour le moment, la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui) ne sont pas à l’ordre du jour, mais il sera difficile de ne pas l’inclure au nom de la non-discrimination, et ce d’autant plus que la PMA et la GPA se pratiquent en Belgique.

    Personne n’a le droit d’imposer d’emblée à un enfant d’être coupé de ses origines et d’être élevé par un couple homosexuel.

    La mobilisation pour le vrai mariage ne faiblit pas : le dimanche 26 mai, la Manif pour tous appelle à manifester massivement contre le «mariage pour tous ».

    Des cars sont affrétés au départ de Bruxelles le 26 mai. Inscrivez-vous maintenant ici

    https://docs.google.com/forms/d/1aS4JJZdEeop_MtOnfdBcc2ti...

    Ce qui se passe en France est important et concerne toute l’Europe. Pour la première fois, on voit se lever un mouvement de grande ampleur en faveur du droit de chaque enfant, dans la mesure du possible, à connaître son père et sa mère et à être élevé par eux, un droit garanti par la Convention internationale des droits de l’enfant (1989, Art. 7). Cette mobilisation est un fait sociétal majeur dont les répercussions sont considérables.

    Joignons-nous en masse à la Manif pour tous du dimanche 26 mai à Paris !"

    Lahire  http://lesalonbeige.blogs.com

  • Chaud, chaud, chaud, le printemps sera... français !

    Une génération découvre la politique en Supposant à la loi de dénaturation du mariage et apprend à résister à l'oppression. Leur opposition prend des formes inattendues.
    François Hollande peut se vanter d'avoir réussi un beau tour de force : en quelques semaines, efficacement secondé par ses ministres Taubira et surtout Valls - le gazeur d'enfants, l'Attila des poussettes - il est parvenu à intéresser à la politique une jeune génération qui, jusqu'à présent, ne semblait pas particulièrement s'y intéresser.
    Encore plus fort: ces jeunes sont descendus sur le pavé sur une loi « de civilisation », qui prend à rebours le matérialisme ambiant, le relativisme et les théories fumeuses héritées de la génération post-soixante-huitarde qui occupe aujourd'hui les places et le pouvoir. Et les vieux enfants gâtés qui méditent la ruine du mariage alors qu'ils optent depuis toujours pour le concubinage, regardent, interdits, cette jeunesse fronder leurs oukazes et leurs policiers en criant : « Un papa, une maman, y a pas mieux pour un enfant ! »
    Brutalement confrontée à l'injustice
    Le voilà, le vrai printemps français : c'est cette éclosion de la jeunesse - non qu'elle soit seule dans les rues : tous les âges sont présents parmi les manifestants, mais elle est nombreuse et elle apprend vite, d'autant plus vite qu'elle n'est pas encore accoutumée à l'injustice, à la calomnie, à la tyrannie et qu'elle s'y trouve brutalement confrontée. Vincent Peillon pourra toujours, désormais, venir faire à ces jeunes un cours de morale laïque - sur le thème de la liberté ? - ils sont déjà prévenus contre « la force injuste de la loi », comme disait une icône socialiste. Contre le véritable désordre qui se drape dans la défroque de l'ordre institutionnel, garanti par le CRS ; contre la dictature partisane qui prend le masque de la légalité démocratique ; contre le mensonge lorsqu'il veut s'imposer comme unique vérité ; contre la véritable violence qui prétend dénoncer la violence ; contre l’égoïsme lorsqu'il se dissimule sous les apparences de l'amour. ..
    Ils restent bien de leur âge et de leur époque en utilisant, pour résister, des moyens de communication que leurs aînés ne possédaient pas et des méthodes qu'ils n'utilisaient pas. Leurs chefs ? Ils n'en ont pas. « Frigide Barjot », égérie de la Manif pour tous, en dépit de certains penchants autoritaires, est un porte-parole et un porte-drapeau. Et Béatrice Bourges, porte-parole elle aussi du Printemps français, est la première à dire que ce n'est pas une organisation. Pourtant dans leur diversité, les hommen (en riposte aux Femen), les campeurs, les veilleurs et les autres, y compris ceux qui narguent chaque soir les policiers aux Invalides, font preuve d'une belle efficacité : les ministres harcelés lors de leurs déplacements en savent quelque chose - comme le ministre de l'Intérieur Manuel « Gaze », accueilli à la sortie d'un concert, ou le président de la République lui-même, contraint d'emprunter la porte de derrière pour pénétrer dans la préfecture de Tulle afin d'éviter les manifestants. Belle dignité, pour un chef de l’État !
    Face au pouvoir partisan, c'est précisément une résistance civile, issue de la société civile, qui s'est mise en place. Ce n'est pas celle que préfèrent affronter les gouvernements. De nombreux groupes de militants - comme le Camping pour tous ou les Veilleurs - ont imaginé des modes d'action non-violents, qui renouent avec une tradition contestataire dont Gandhi n'est pas le seul exemple : on peut penser, par exemple, à l'Américain Thoreau, auteur de La désobéissance civile, qui inspira des personnalités telles que le syndicaliste paysan anarchiste José Bové.
    Il est probable pourtant que la plupart des centaines déjeunes « veilleurs » qui, en signe de protestation, se regroupent chaque soir sur l'esplanade des Invalides pour prier et méditer en silence, écouter des airs de musique ou des lectures, n'ont jamais lu Thoreau. D'abord malmenés et gazés par les gendarmes, qui les poursuivirent jusque dans le métro, ils ont peu à peu imposé leur présence - et leurs horaires : ils se séparent à minuit et demi.
    A une centaine de mètre, chaque soir aussi, d'autres manifestants plus belliqueux défient les forces de l'ordre... quand les militantes ne leur font pas la bise, comme le 21 avril. Les incidents les plus « violents » ont probablement eu lieu le soir du vote de la loi. Ils sont loin d'être comparables avec les affrontements qui ont opposé aux CRS les adversaires du projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes, qui ont jeté des cocktails Molotov.
    Le printemps français n'est pas prêt de faner
    Les médias n'en dénoncent pas moins la « radicalisation » des militants de La Manif pour tous ou du Printemps français. La violence et la « radicalisation » sont plutôt du côté des militants LGBT - il suffisait pour le constater de lire les panneaux et affichent brandis dans leurs manifestations. Et la plus grande violence est celle que cette loi fera subir aux enfants privés de l'équilibre qu'apporte la complémentarité du père et de la mère. Les militants contre la loi Taubira, en comparant qu'ils voient « sur le terrain » et ce qu'ils en entendent rapporter, ont vite pris la mesure de la confiance que l'on peut accorder aux journalistes. C'est une autre leçon qui sera retenue.
    Une autre caractéristique du mouvement de protestation contre la loi de dénaturation de la famille est sa géographie : les opposants se lèvent à Nantes, à Lyon, à Toulouse, à travers toute la France, en criant haut et fort qu'ils ne lâcheront rien et annoncent de nouvelles manifestations. Si François Hollande et son gouvernement espéraient en finir en précipitant le vote de la loi par l'Assemblée, ils risquent d'être déçus. Le printemps français n'est pas prêt de faner.
    Eric Letty monde & vie 30 avril 2013

  • Rassemblement annuel du PNR

     

    Le samedi 1er juin 2013, le Parti National Radical tiendra son rassemblement annuel fixé traditionnellement au premier samedi qui suit immédiatement le jour de la Fête Dieu. Programme :
    – 9 heures 30, réception des participants ;  
    – 10 heures 15, allocution d’ouverture du président ;  
    – 11 heures, questions libres ;  
    – 12 heures 15, repas fraternel ;  
    – 14 heures, analyse thématique :
    — Peut-on espérer un réel changement politique par la seule voie pseudo- démocratique actuelle ? ;  — République et catholicité sont-elles irréversiblement antinomiques ?  
    – 16 heures, les perspectives et conditions concrètes du redémarrage de la  publication ‘‘Le National Radical’’ ;
     – 17 heures, discours de clôture.

    pour les modalités d'inscription ici :

    http://parti-national-radical.fr/