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tradition - Page 69

  • Samedi 12 janvier : Paris Fierté honore Sainte Geneviève

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    Un communiqué de Paris Fierté :

    L’association Paris Fierté vous donne rendez-vous le 12 janvier pour sa traditionnelle Journée de la Fierté Parisienne, suivie d’une marche aux flambeaux en l’honneur de Sainte-Geneviève, patronne de Paris.
    Cette année, la Journée de la Fierté Parisienne honorera celles qui sont tout à la foi saintes, mères et guerrières, celles sans qui Paris ne serait rien : les Parisiennes.

    Samedi 12 janvier
    13 h : Journée de la Fierté Parisienne
    La Journée de la Fierté parisienne se tiendra dans une péniche. Vous pourrez profiter d'un bistrot Guinguette à la parisienne dans une ambiance familiale. Un espace dédié sera prévu pour les enfants.
    Le lieu d’amarrage exact de la péniche sera communiqué ultérieurement.

    18 h : Marche en l'honneur de Sainte-Geneviève
    La Marche en l’honneur de Sainte Geneviève débutera au pont de la Tournelle au niveau de la statue de Sainte-Geneviève (Paris V, métro Pont Marie, près de l’Île Saint Louis). Cette marche aux flambeaux, festive et animée, se terminera par un spectacle surprise.

    A la journée ou à la marche, ne fut-ce qu’un moment, seuls, en couple ou en famille... le 12 janvier 2019, vous êtes pris !

    Nous comptons sur tous les amoureux du Paris populaire et enraciné pour nous rendre visite et faire de cet événement unique un grand succès !

    La sécurité du public sera garantie pendant l'intégralité de la journée par un service d'ordre professionnel, en lien avec la Préfecture de Police.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/01/03/samedi-12-janvier-paris-fierte-honore-sainte-genevieve-6117748.html

  • Géorgie : une expérience de pédagogie illibérale, ou comment rompre avec la modernité libérale – immersion dans l’école Iakob Gogebashvili

    Alors que la Géorgie, ancienne république soviétique du Caucase, s’est rapprochée du monde occidental et du modèle libéral, elle reste une société encore assez traditionnelle, en particulier en dehors de sa capitale Tbilissi.

    Parmi les ilots rayonnants en dehors du modèle libéral figure une expérience de pédagogie originale : l’école Iakob Gogebashvili située à une vingtaine de kilomètres de la capitale géorgienne, dans la commune de Kiketi.

    Cette école a été fondée et financée par l’homme d’affaires et philanthrope géorgien Levan Vasadze, qui avait donné un entretien à TV Libertés en 2017, dans lequel il expliquait son point de vue sur la nécessaire désurbanisation de l’humanité.

    Elle présente l’originalité de déployer son enseignement sous quatre aspects :
    – les enseignements strictement scolaires, sous la supervision du Ministère géorgien de l’éducation et des sciences
    – les activités sportives
    – les « talents de vie », qui comprennent des travaux manuels (notamment des activités de cuisine concrètes, puisque les écoliers cuisinent eux-mêmes la nourriture qu’ils mangent à la cantine)
    – l’enseignement religieux, dans la tradition chrétienne orthodoxe géorgienne

    L’école Iakob Gogebashvili figure parmi les meilleures du pays, et constitue un modèle de pédagogie alternative qui a fait des émules en Géorgie. Une source d’inspiration potentielle pour tous ceux qui sont en recherche de pédagogies alternatives.

    Un document de notre envoyé spécial Raoul Weiss.

    https://www.tvlibertes.com/georgie-une-experience-de-pedagogie-illiberale-ou-comment-rompre-avec-la-modernite-liberale-immersion-dans-lecole-iakob-gogebashvili

  • Noël, l'espérance au-delà des désespérances...

    La fête de Noël n’est pas un moment ordinaire et le croyant y trouve aussi des raisons d’espérer quand l’incroyant la vit surtout comme le retour des joies et des plaisirs simples de la table et de la famille, mais c’est toujours, pour l’un comme pour l’autre, la joie de Noël qui s’exprime. Les enfants attendent la récompense de leur premier trimestre studieux, chantant parfois le soir autour de la crèche qui, elle, attend son principal personnage, déposé délicatement sur son lit de paille dans la nuit de la Nativité. Tant de souvenirs me remontent à la mémoire, en ce jour particulier qui s’annonce : autour de la grande crèche familiale, nous nous retrouvions le soir, à l’orée du coucher, et nous allumions les petites bougies colorées avant d’entonner quelques chants, invariablement clos par un vibrant et harmonieux « In excelsis Deo ». Ce rituel ne cessait pas lorsque j’étais chez mes grands-parents Lechaptois, mais la crèche était alors toute petite et en plastique, ce qui n’enlevait rien à ma ferveur enfantine et à celle de Mamé. Jours heureux…

    Aujourd’hui, si je suis plus près de l’hiver que de l’enfance, je n’ai pas perdu mes espérances de Noël, même si les années passées ont effacé tant de visages familiers, les réduisant au souvenir parfois attristé, à cette nostalgie qui m’envahit parfois plus que de raison, celle d’un monde ancien qui était le mien avant que de devenir celui, incertain, des temps contemporains. Les événements récents n’incitent pas forcément à l’optimisme mais doivent susciter, dans le même temps, une espérance « raisonnable » mais aussi, sans être contradictoire, « passionnée ».

    L’agitation automnale du pays, qui s’est couverte de jaune fluo, a étonné, effrayé parfois, suscité tant d’espoirs quand elle exprimait tant de colères, et ses éclats se sont fichés dans le mur des certitudes gouvernementales, au point d’en briller jusqu’aux palais lointains des puissants de ce monde-ci. Les ronds-points, lieux incontournables et pourtant négligés de notre société, ont été les espaces d’où les « personnes des recoins » ont crié leurs désespérances, leurs peurs,  leurs émotions, leurs sentiments, mais aussi leurs résistances à l’air du temps, aux oukases venus « d’en haut », de Paris ou de Bruxelles… Les « perdants de la mondialisation » ont ensuite gagné la rue, et cela s’est vu et entendu, au point de réduire la République à s’enfermer dans le palais de Madame de Pompadour derrière des murailles de fer et d’acier gardées par des troupes nombreuses et casquées… « Quand l’ordre n’est plus dans l’ordre, il est dans la révolution », affirmait Robert Aron (et non son homonyme Raymond), et le samedi 1er décembre a semblé lui donner raison, au moins quelques heures, avant ce « retour à l’ordre » qui, derrière lui, a laissé gravats et ressentiments, mais aussi l’impression d’un nouveau rapport de forces, moins favorable au « Pays légal » et à sa République cinquième…

    Ces événements, inattendus et largement inédits, ne peuvent laisser indifférent : s’il y a eu cette « grande peur des bien-pensants » qu’évoquait déjà le royaliste Bernanos en son temps et qui a parcouru les élites mondialisées et une part des bourgeoisies urbaines bousculées en leurs centres-villes par des foules de jaune vêtues, il y aussi eu des « moments d’espérance », parfois cachés par des violences (émeutières comme répressives) dont certaines étaient tout aussi inacceptables que le mépris des dominants à l’égard des Gilets jaunes et de leurs revendications, voire de leur être même. La convivialité observée sur les fameux ronds-points, le retour de solidarités anciennes que l’on croyait disparues, la joie de se retrouver comme communauté de destin malgré des situations fort différentes… Tout cela ne peut être négligé, et constitue déjà des milliers de souvenirs et d’histoires particulières qui s’entremêlent et s’embellissent parfois, sources d’une nouvelle mémoire populaire et, pour demain, d’une histoire qui ne sera pas la seule propriété des historiens. 

    De cela, surgit aussi une espérance passionnée, celle d’un changement, d’une rupture avec ce monde, cette mondialisation sans entraves ni racines, cette bétonisation des vies et des imaginaires, et d’une nouvelle prospérité, qui n’est pas forcément celle d’une croissance démesurée ou simplement économique. Est-elle réductible à l’espérance raisonnable, celle d’une amélioration du pouvoir d’achat compatible avec les règles économiques qui régentent notre pays et le monde contemporain ? Non, évidemment non, car « on n’est pas amoureux d’un taux de croissance », comme le clamait un slogan royaliste de la fin des années 1980 évoqué dans la publication d’alors des lycéens d’Action Française, Insurrection, titre provocateur pour une revue aux plumes alors prometteuses que l’on retrouve désormais dans quelques grands journaux d’aujourd’hui… Toute espérance dépasse la simple raison, autant raisonnement que sagesse : elle constitue une sorte d’au-delà des possibilités mais elle motive l’action et la réflexion, pour « rendre possible ce qui est nécessaire (ou ce qui est souhaitable »), et doit éviter l’hubris (la démesure), toujours dangereuse et perturbatrice. Ce sera sans doute l’enjeu des prochains mois, de la prochaine « saison » des Gilets jaunes ou de leurs successeurs. Il s’est levé, en ces temps incertains, une espérance qui, d’inquiète, est devenue vive, active, réactive… Il faut souhaiter qu’elle ne devienne pas cyclone destructeur mais qu’elle soit porteuse du meilleur possible pour notre pays et nos compatriotes, mais aussi pour ceux qui regardent la France avec amour ou simple curiosité. Bien évidemment, rien n’est sûr, mais le pire encore moins si les royalistes et les hommes de bonne volonté savent donner à l’espérance des formes heureuses et vigoureuses tout à la fois.

    En tournant mes regards vers la crèche de cette veille de Noël, je discerne les visages des santons comme ceux des spectateurs du moment : tous semblent attendre, dans une sorte de patience tranquille… Croyants et incroyants, réunis dans l’espérance. L’espérance universelle de Noël, et particulière d’un Noël pour la France…

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Perles de Culture n°193 : Anne Brassié fête Noël

     
    Anne Brassié lit un conte de Noël de François Coppée et reçoit Jean Rochet pour son essai “La question de Dieu”.
     

  • Civitas présente ses vœux à la France et aux Français (avec un message appuyé aux Gilets Jaunes)

    NOS VOEUX POUR LA FRANCE ET LES FRANCAIS

    Au nom de toute la direction de Civitas, je vous souhaite de Saintes et Joyeuses Fêtes de Noël.
    Que ce soient de véritables Fêtes de Noël, centrées sur la Nativité de l’Enfant-Jésus, loin de la débauche consumériste d’une société mercantile.
    Que cette image de la Sainte Famille soit pour vous l’occasion de vous réunir dans la joie avec votre famille et vos proches.
    Que l’esprit authentique de Noël permette aux isolés et aux oubliés de trouver la chaleur et le réconfort qu’ils méritent. Trop des nôtres vivent ce temps de Noël dans la souffrance de la solitude.

    Je vous souhaite également une sainte et heureuse année 2019.

    La mobilisation des Gilets Jaunes visible depuis le mois de novembre a révélé à tous les conditions de vie de plus en plus difficiles de beaucoup de nos compatriotes. Nos gouvernants financent des projets de lutte contre la pauvreté sur d’autres continents et accueillent un flot incessant de nouveaux immigrés qualifiés de “réfugiés économiques” mais ils sont insensibles à l’appauvrissement des Français, à la misère qui se développe dans nos villes et nos campagnes.
    Que cette année 2019 vienne améliorer le sort des nôtres d’abord.

    La mobilisation des Gilets Jaunes a également contribué à libérer la parole, à s’affranchir des médias du système.
    Que cette année 2019 renforce chez beaucoup la recherche de la Vérité qui rend libre.

    Au fil du temps, la mobilisation des Gilets Jaunes a aussi débouché de plus en plus fréquemment sur une critique de la république maçonnique.
    Que cette année 2019 aide de nombreux Français à poursuivre leur cheminement et à comprendre que seule une France catholique, fidèle à son baptême, sera source de Bien commun, que seul l’ordre social chrétien offrira la justice sociale, la dignité humaine et rétablira la Famille comme cellule de base de la société.

    Que cette année 2019 fortifie votre ardeur à combattre pour Dieu, la Patrie et la Famille !

    Alain Escada,
    président de Civitas

    https://www.medias-presse.info/civitas-presente-ses-voeux-a-la-france-et-aux-francais-avec-un-message-appuye-aux-gilets-jaunes/102827/

  • Noël, l'espérance au-delà des désespérances...

    La fête de Noël n’est pas un moment ordinaire et le croyant y trouve aussi des raisons d’espérer quand l’incroyant la vit surtout comme le retour des joies et des plaisirs simples de la table et de la famille, mais c’est toujours, pour l’un comme pour l’autre, la joie de Noël qui s’exprime. Les enfants attendent la récompense de leur premier trimestre studieux, chantant parfois le soir autour de la crèche qui, elle, attend son principal personnage, déposé délicatement sur son lit de paille dans la nuit de la Nativité. Tant de souvenirs me remontent à la mémoire, en ce jour particulier qui s’annonce : autour de la grande crèche familiale, nous nous retrouvions le soir, à l’orée du coucher, et nous allumions les petites bougies colorées avant d’entonner quelques chants, invariablement clos par un vibrant et harmonieux « In excelsis Deo ». Ce rituel ne cessait pas lorsque j’étais chez mes grands-parents Lechaptois, mais la crèche était alors toute petite et en plastique, ce qui n’enlevait rien à ma ferveur enfantine et à celle de Mamé. Jours heureux…

    Aujourd’hui, si je suis plus près de l’hiver que de l’enfance, je n’ai pas perdu mes espérances de Noël, même si les années passées ont effacé tant de visages familiers, les réduisant au souvenir parfois attristé, à cette nostalgie qui m’envahit parfois plus que de raison, celle d’un monde ancien qui était le mien avant que de devenir celui, incertain, des temps contemporains. Les événements récents n’incitent pas forcément à l’optimisme mais doivent susciter, dans le même temps, une espérance « raisonnable » mais aussi, sans être contradictoire, « passionnée ».

    L’agitation automnale du pays, qui s’est couverte de jaune fluo, a étonné, effrayé parfois, suscité tant d’espoirs quand elle exprimait tant de colères, et ses éclats se sont fichés dans le mur des certitudes gouvernementales, au point d’en briller jusqu’aux palais lointains des puissants de ce monde-ci. Les ronds-points, lieux incontournables et pourtant négligés de notre société, ont été les espaces d’où les « personnes des recoins » ont crié leurs désespérances, leurs peurs,  leurs émotions, leurs sentiments, mais aussi leurs résistances à l’air du temps, aux oukases venus « d’en haut », de Paris ou de Bruxelles… Les « perdants de la mondialisation » ont ensuite gagné la rue, et cela s’est vu et entendu, au point de réduire la République à s’enfermer dans le palais de Madame de Pompadour derrière des murailles de fer et d’acier gardées par des troupes nombreuses et casquées… « Quand l’ordre n’est plus dans l’ordre, il est dans la révolution », affirmait Robert Aron (et non son homonyme Raymond), et le samedi 1er décembre a semblé lui donner raison, au moins quelques heures, avant ce « retour à l’ordre » qui, derrière lui, a laissé gravats et ressentiments, mais aussi l’impression d’un nouveau rapport de forces, moins favorable au « Pays légal » et à sa République cinquième… 

    Ces événements, inattendus et largement inédits, ne peuvent laisser indifférent : s’il y a eu cette « grande peur des bien-pensants » qu’évoquait déjà le royaliste Bernanos en son temps et qui a parcouru les élites mondialisées et une part des bourgeoisies urbaines bousculées en leurs centres-villes par des foules de jaune vêtues, il y aussi eu des « moments d’espérance », parfois cachés par des violences (émeutières comme répressives) dont certaines étaient tout aussi inacceptables que le mépris des dominants à l’égard des Gilets jaunes et de leurs revendications, voire de leur être même. La convivialité observée sur les fameux ronds-points, le retour de solidarités anciennes que l’on croyait disparues, la joie de se retrouver comme communauté de destin malgré des situations fort différentes… Tout cela ne peut être négligé, et constitue déjà des milliers de souvenirs et d’histoires particulières qui s’entremêlent et s’embellissent parfois, sources d’une nouvelle mémoire populaire et, pour demain, d’une histoire qui ne sera pas la seule propriété des historiens.

    De cela, surgit aussi une espérance passionnée, celle d’un changement, d’une rupture avec ce monde, cette mondialisation sans entraves ni racines, cette bétonisation des vies et des imaginaires, et d’une nouvelle prospérité, qui n’est pas forcément celle d’une croissance démesurée ou simplement économique. Est-elle réductible à l’espérance raisonnable, celle d’une amélioration du pouvoir d’achat compatible avec les règles économiques qui régentent notre pays et le monde contemporain ? Non, évidemment non, car « on n’est pas amoureux d’un taux de croissance », comme le clamait un slogan royaliste de la fin des années 1980 évoqué dans la publication d’alors des lycéens d’Action Française, Insurrection, titre provocateur pour une revue aux plumes alors prometteuses que l’on retrouve désormais dans quelques grands journaux d’aujourd’hui… Toute espérance dépasse la simple raison, autant raisonnement que sagesse : elle constitue une sorte d’au-delà des possibilités mais elle motive l’action et la réflexion, pour « rendre possible ce qui est nécessaire (ou ce qui est souhaitable »), et doit éviter l’hubris (la démesure), toujours dangereuse et perturbatrice. Ce sera sans doute l’enjeu des prochains mois, de la prochaine « saison » des Gilets jaunes ou de leurs successeurs. Il s’est levé, en ces temps incertains, une espérance qui, d’inquiète, est devenue vive, active, réactive… Il faut souhaiter qu’elle ne devienne pas cyclone destructeur mais qu’elle soit porteuse du meilleur possible pour notre pays et nos compatriotes, mais aussi pour ceux qui regardent la France avec amour ou simple curiosité. Bien évidemment, rien n’est sûr, mais le pire encore moins si les royalistes et les hommes de bonne volonté savent donner à l’espérance des formes heureuses et vigoureuses tout à la fois.

    En tournant mes regards vers la crèche de cette veille de Noël, je discerne les visages des santons comme ceux des spectateurs du moment : tous semblent attendre, dans une sorte de patience tranquille… Croyants et incroyants, réunis dans l’espérance. L’espérance universelle de Noël, et particulière d’un Noël pour la France…

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Un nouveau concept à Béziers : la crèche à roulettes

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    On le sait depuis plusieurs années, la ville de Béziers est devenue un lieu conceptuel de premier plan, montrant au reste de la France la voie d’un avenir meilleur.

    Et plusieurs de ces concepts étaient tellement justes qu’après avoir été décriés ou interdits au moment de leur présentation, ils ont été finalement approuvés, comme, par exemple, l’armement de la police municipale, repris par un État qui l’avait condamné, ou le recours plus fréquent au référendum, aujourd’hui réclamé par les gilets jaunes, mais refusé par un gouvernement tellement impopulaire qu’il craint par-dessus tout les réponses d’un peuple qu’il ne représente plus.

    Ces concepts ont aussi, très souvent, l’étrange faculté, le pouvoir miraculeux de faire siffler les ânes et braire les moutons, ce qui est tout à fait extraordinaire. On se souvient comment, l’an dernier, une dizaine de manifestants anti-crèche, à peine audibles et accompagnés d’une vache laitière, étaient venus beugler et siffler le soir de l’inauguration (cf mon article du 6 décembre 2017).

    Mais à l’approche de Noël, cette année, un nouveau concept est né à Béziers : celui de la crèche à roulettes, ou crèche itinérante, qui peut facilement changer de lieu en cas de poursuite ou de persécution.

    Tous les ans, en effet, les associations laïques de Béziers, les partis de gauche, la ligue pour l’interdiction du petit Jésus dans les lieux publics, la fédération des ennemis de Joseph, le club anti-marial, les libres penseurs de la pensée conforme, les francs camarades de la manifestation perpétuelle, les joyeux baladins de la truelle, le préfet, le sous-préfet, l’en-dessous du sous-préfet, et le quart-de-rond de l’en-dessous du sous-préfet, n’ayant rien de mieux à faire, et considérant que c’est l’un des premiers et des plus graves problèmes de notre pays, bien avant le chômage, la précarité, la pauvreté, le terrorisme islamiste, les fichés S, l’immigration incontrôlée, la hausse illimitée des taxes et des contraventions, le péage généralisé, la prestidigitation présidentielle, le jeu du pipeau et celui de la flûte sans trou, saisissent en référé et en urgence attentat la Justice pour faire interdire la crèche de Béziers, qui représente un danger sans précédent pour notre société.

    Si bien, donc, que pour protéger le malheureux enfant que cette tradition honore depuis des siècles, un nouveau concept est né, permettant désormais à cet Enfant Jésus de venir au monde dans la sérénité, entre ses parents, son bœuf, son âne et ses santons, puis de se déplacer tout en restant bien au chaud dans son lit de paille : la crèche à roulettes.

    Cette crèche, en tous points semblable aux autres, et qui s’inspire du principe du tapis volant des Mille et Une Nuits ou du tapis roulant des couloirs du métro, est simplement munie de quatre roues ordinaires telles que chacun peut en trouver dans tous les magasins de bricolage. Elles lui permettent, sitôt l’interdiction de se trouver à un endroit prononcée, de se déplacer immédiatement, illico presto, et de se retrouver comme par miracle vers un autre endroit autorisé, puis, sitôt cet autre endroit interdit par la même voie de référé, de se transporter à nouveau dans un autre…et ainsi de suite. On dit même déjà que, l’année prochaine, elle serait équipée d’un petit moteur et d’un GPS pour que ses déplacements se fassent plus rapidement encore…

    Ainsi, on a vu la nouvelle crèche à roulettes et municipale de Béziers, grâce à ce merveilleux concept, passer de la cour intérieure de la mairie à la place de la Mairie, sous les ovations des Biterrois, et, dans quelques jours peut-être, la retrouverons-nous sur la place de la Citadelle ou sur les allées Paul-Riquet, et peut-être – qui sait ? – finira-t-elle sur le perron de la sous-préfecture ou sous les fenêtres du sous-préfet, portée par le chœur des anges et les alléluias des Biterrois.

    Jean-Pierre Pélaez

    Tribune reprise de Boulevard Voltaire

    https://fr.novopress.info/213017/un-nouveau-concept-a-beziers-la-creche-a-roulettes/

  • Le président du CESE reconnaît que ne pas avoir examiné la requête de La Manif Pour Tous a été une faute politique

    Le président du CESE reconnaît que ne pas avoir examiné la requête de La Manif Pour Tous a été une faute politique

    Patrick Bernasconi, le Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), était interrogé samedi sur France culture. Vers 16mn50, il revient sur la pétition déposée par La Manif Pour Tous, la première à avoir dépassé les 500 000 signatures règlementaires.