
Chaque année, le Conseil d’État s’intéresse à une thématique d’actualité, qu’il approfondit par un cycle de conférences et l’audition de personnalités, notamment politiques. Cette année, le sujet retenu est celui de la souveraineté. Le Conseil convient ainsi du fait que « ce sujet a pris une acuité particulière dans le débat public depuis une trentaine d’années sous l’effet à la fois, de l’intégration européenne et de la libéralisation de l’économie, et des nouvelles attentes concernant les modalités d’exercice de l’expression du peuple souverain ». Ce n’est pas faux et c’est même le moins que l’on puisse dire. Décryptons ce morceau d’éloquence administrative : la souveraineté est grignotée par l’Europe et les gens commencent à comprendre qu’on ne leur demande pas leur avis.






