
Par Laurène Jacquerez, étudiante en Grandes Écoles ♦ Pourquoi tant d’inégalités ? L’essai de Guillaume Travers (éditions de La Nouvelle Librairie) fait trembler le sanctuaire idéologique du maître Thomas Piketty ! Les piliers de sa sacro-sainte analyse des inégalités de revenus et de patrimoine se fissurent un à un sous la plume incisive de l’auteur. Cet essai remarquable livre bataille aux anachronismes, aux contresens langagiers et historiques commis par l’écrivain du Capital au XXIe siècle, pour révéler ce qui se cache réellement derrière le phénomène des inégalités. Alors, bas les masques, c’est l’heure de vérité, signée Guillaume Travers.
À travers ses publications, Thomas Piketty s’est fait depuis longtemps le chantre français de cette épopée des temps modernes : la guerre contre les inégalités. À bord de son cheval de Troie bardé de recherches statistiques sur le sujet, il entend influencer le capitalisme mondial. Thomas Piketty explique sans réserve que ces inégalités sont fondées par un ordre social bénéficiaire qui vise précisément à les légitimer pour se maintenir coûte que coûte. Et le champ des iniquités est vaste. Il en va des frontières qui cantonnent les peuples dans leur développement au détriment des pays les plus pauvres, des traditions et de l’éducation qui n’ont d’autre but que de maintenir les savoirs chez les bénéficiaires (nantis), en d’autres termes de reproduire des inégalités avec constance de génération en génération. En occultant la sociologie et l’anthropologie, le professeur Piketty présuppose que seule l’économie est apte à décrypter les relations complexes entre les hommes depuis… quelques décennies. Tant mieux, nous n’aurons pas à remonter à Mérovée.


Maître incontesté de la criminologie française, auteur d'une profusion d'ouvrages et d'articles sur le sujet Xavier Raufer poursuit depuis trente ans, d'un coin à l'autre du globe, les reconfigurations et métamorphoses incessantes du phénomène criminel. Entre détection précoce et analyse en profondeur, il propose une grille de lecture décapante du crime et de ses avatars dans une société mondialisée. Et appelle de ses vœux un nouveau « nomos de la Terre » - un nouvel ordre du monde - face au présent chaos mondial. Il s'explique pour nous.


