
La reine d’Angleterre s’est donc adressée aux Britanniques ainsi qu’aux nations du Commonwealth, ce dimanche soir, en ces temps terribles d’épidémie. Si on enlève ses vœux de Noël, c’est la quatrième fois qu’elle prend ainsi la parole depuis qu’elle est montée sur le trône : en 1991, lors de la première guerre du Golfe, en 1997, à la mort de Diana, et en 2002, à la mort de la reine mère.
D’abord, une remarque : l’ensemble des médias français, au cours de ce dimanche, ont relayé largement l’information. La reine va parler. Pourquoi la reine s’exprime-t-elle ? Que va dire la reine ? Pourquoi cette adresse de la reine est historique ? Allez, n’hésitons pas à le dire : on en a autant parlé, sinon plus, que lorsqu’on nous annonce une allocution du président de la République française. Nostalgie de la monarchie, a-t-on coutume d’entendre ici et là. Même Emmanuel Macron, durant sa campagne électorale, avait confié qu’il manquait un roi en France. À l’évidence, trois ans après, on en est au même point. Pour ne pas dire qu’on a régressé.




