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l'information nationaliste - Page 4579

  • [VIDÉO] Débat tendu entre Eric Zemmour et le journaliste Mohamed Sifaoui au sujet de l’islam en France

    Débat tendu entre Eric Zemmour et le journaliste Mohamed Sifaoui sur CNews : « Je prends l’islam au sérieux. […] Regardez ce qu’il se passe aujourd’hui, regardez toutes les études sur la ré-islamisation dans toutes les banlieues françaises. »

  • Une découverte tardive : le danger Erdogan

    6a00d8341c715453ef0240a4baa020200d-320wi.jpgLes bonnes consciences s'étranglent sans nul doute à juste titre de voir Erdogan, de voir ses troupes, fictivement membres de l'Otan, et de voir en même temps leurs alliés islamo-terroristes, pénétrer dans le territoire juridiquement syrien de la Rojava kurde.

    Remarquons d'abord que cette découverte a quelque chose d'un peu tardif, quand on mesure que cette forme d'intervention militaire a été pratiquée de manière constante depuis un demi-siècle, depuis l'occupation impunie du nord de l'île de Chypre mais aussi lorsque l'armée d'Ankara multipliait les raids contre l'Irak, etc. Les atteintes aux droits de l'Homme et les déportations systématiques de populations ne sont pas une nouveauté.

    Ayons la lucidité de reconnaître que ce n'est pas l'appartenance de la République de Chypre qui a fait [légèrement] monter la préoccupation des grandes âmes, mais la perspective des forages pétroliers dans la zone économique de l'île et en Méditerranée orientale.

    Les révoltes kurdes n'ont jamais cessé, elles ont toujours été réprimées dans le sang et le silence de la communauté internationale alors que les traités de la première guerre mondiale avaient promis la création d'un Kurdistan libre.

    Les Kurdes forment effectivement, encore aujourd'hui, on le découvre de plus en plus, le dernier grand peuple sans État.

    Que l'opération en cours ait été rendue possible par la décision calamiteuse du président américain n'exonère pas l'Europe de sa coupable absence et, pis encore, de sa criante impuissance. Rappelons ici un point d'histoire : Ce n'était pas aux États-Unis, mais à la France, que le traité de Sèvres de 1920 et la Société des Nations avaient donné mandat de protéger la Syrie.

    Dans "La Question turque et l'Europe" je rappelle aussi dans quelles conditions, particulièrement honteuses, et stupides, déjà lors de la signature en 1939 de l'accord anglo-franco-turc ont été livrées une partie des populations kurdes et syriennes, celles du sandjak d'Alexandrette qui allait devenir la province "turque" du Hatay, que la France était censée protéger.

    Depuis la publication, il y a maintenant 10 ans de ce petit livre consacré à la Turquie, les choses ont, en effet, beaucoup évolué. Elles ont incontestablement empiré.

    Erdogan est allé dans le sens que l'on pouvait hélas prédire : il continue sa logique et son entreprise de reconstitution de l'Empire ottoman, rêvant de faire fonction de commandeur des croyants de l'islam sunnite, sultan-calife siégeant à Ankara, comme jadis ses devanciers à Constantinople.

    Il est vrai que le président turc, désireux d'une extension de ses prérogatives, fait appel à des figures plus modernes et plus parlantes peut-être que celles des sultans ottomans. Il cite désormais en exemple d'un régime présidentiel efficace l'Allemagne nationale socialiste. Aurions-nous affaire à un "islamo-hitlérien"?

    À l'heure où, comme les États-Unis, la France retire ses Forces spéciales face à son offensive, on se préoccupe, et cela nous semble la moindre des choses, d'assurer la sécurité des personnels français militaires et civils présents dans la zone. Nous pourrions cependant nous interroger sur cette "moindre des préoccupations".

    Nous sommes aussi obligés de constater que les ministres européens n'ont même pas été capables de s'accorder sur la cessation des ventes d'armes à la Turquie, en raison, nous dit-on, du veto de la Grande Bretagne qui, pourtant, demande à quitter l'Union européenne dans 15 jours. Les 27 États Membres ne pouvaient-ils pas s'accorder sur une décision commune ?

    Le Ministre des affaires étrangères luxembourgeois donne, quant à lui, une mesure correcte de leur impuissance collective. Concernant l'opération de l'armée turque en Syrie, il déclare : "En tant qu'Européens, nous ne sommes pas en mesure d'arrêter cela. Nous devons le dire aux gens honnêtement." Voilà au moins qui est franc.

    Jean-Dominique Merchet, chroniqueur militaire de L'Opinion peut ainsi nous offrir un résumé de la situation, qui conclut : "Rarement dans l’histoire récente, nous n’avions vu une telle déconfiture française. La colère de Paris ne traduit que son impuissance. Pour la France, l’affaire syrienne aura été consternante de bout en bout."

    JG Malliarakis 
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    Une réunion des Amis de l'Insolent

    Jeudi 17 octobre  JG Malliarakis donnera une conférence suivie d'un débat sur le thème "Les Sociétés de pensée et la Révolution" de 18 h à 20 h Brasserie du Pont Neuf 14 quai du Louvre Paris 1er

    6a00d8341c715453ef0240a4df3ef6200b-120wi.jpgUn livre qui n'a jamais été démenti depuis 10 ans
    Jean-Gilles Malliarakis : "La Question turque et l'Europe".
    Depuis 2014 le parlement d'Ankara a voté la possibilité pour l'armée turque de pénétrer en territoire syrien ou irakien. Alors, l'illusoire alliance entre ce pays et l'occident était à nouveau réaffirmée. Et pourtant les objectifs poursuivis par la Turquie se sont révélés bien différents.
    Or, ce pays reste candidat à l'Union européenne. Et on cherche à rendre ce projet présentable, pour complaire aux sympathisants de l'islamisme. Depuis 20 ans, tous les actes d'Erdogan bouleversent l'illusoire laïcité instituée par Mustafa Kemal..
    ••• Un livre de 190 pages au prix de 20 euros.
    • à commander sur la page catalogue des Éditions du Trident
    • ou par chèque en téléchargeant un bon de commande

    https://www.insolent.fr/2019/10/une-decouverte-tardive-le-danger-erdogan.html

  • Recalée à la Commission européenne, Sylvie Goulard devrait revenir à la Banque de France avec une rémunération conséquente

    Sylvie Goulard, candidate malheureuse à la Commission européenne, pourrait revenir à la Banque de France, avec une rémunération conséquente à la clé : environ 24 351,25 euros par mois.

    Avant d’échouer à la propulser à Bruxelles, via le siège réservé à la France, le président de la République l’avait déjà nommée à un autre poste de prestige, en janvier 2018. Celui de sous-gouverneur de la Banque de France. Une fonction dont elle a pris congé à compter du 1er septembre dernier – sans percevoir son salaire, précise l’institution – pour se consacrer à la procédure de nomination des commissaires européens à Bruxelles. Celle-ci venant de prendre fin, Sylvie Goulard s’apprête, selon toute vraisemblance, à retrouver ses fonctions. […]

    Selon le rapport d’activité annuel de la l’institution, la rémunération brute totale de la seconde sous-gouverneure s’est élevée à 210.251 euros bruts en 2018, soit un peu moins de 18.000 euros par mois. Un salaire “au prorata de sa présence”, précise l’institution à Capital. En clair, payée du 22 janvier au 31 décembre seulement, Sylvie Goulard aurait normalement dû percevoir quelques milliers d’euros supplémentaires. À ce confortable salaire, il convient d’ajouter l’indemnité de logement brute imposable de 5.712 euros par mois, dont elle bénéficie. De son côté, le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Gahlau – qui rend public son salaire depuis 2016 – a touché 288.098 euros bruts en 2018, soit environ 24.000 euros bruts par mois. […]

    capital

    http://www.fdesouche.com/1277677-recalee-a-la-commission-europeenne-sylvie-goulard-devrait-revenir-a-la-banque-de-france-avec-une-remuneration-consequente

  • Le Danemark rejette le système de redistribution des migrants de l’UE

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    Le Danemark a récemment déclaré qu’il refuserait de prendre part à la nouvelle proposition de Bruxelles de répartition des migrants, que certains des Etats membres ont adopté.

    Le ministre danois de l’immigration et de l’intégration, Mattias Tesfaye, a déclaré que son pays ne participerait pas à l’arrangement qui permettrait de répartir les migrants nouvellement arrivés entre divers États membres, rapporte le média danois The Local.

    A la fin septembre, quelques Etats membres de l’UE ont accepté d’accueillir plus de migrants, dans un « effort de redistribution », lors d’une réunion à Malte.

    Le Danemark ne veut rien entendre

    « Nous ne voulons pas prendre part à la redistribution convenue entre les pays de l’UE et le soi-disant accord de Malte », a déclaré Tesfaye lors de la réunion de mardi entre les ministres européens de l’intérieur au Luxembourg.

    Le ministre danois a alors averti que le nouveau programme de redistribution de l’UE ne ferait qu’encourager davantage de migrants à traverser la Méditerranée.

    « Je pense que c’est une solution à court terme car de plus en plus de bateaux navigueront vers les ports européens », a déclaré Tesfaye.

    Jusqu’à présent, en dehors de quatre pays de l’UE qui ont élaboré un plan de répartition des migrants, seuls trois autres Etats membres ont adhéré au programme – l’Irlande, le Portugal et le Luxembourg.

  • Paris, Berlin et Damas soutiennent les Kurdes contre la Turquie

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    INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
    Après Emmanuel Macron samedi, Angela Merkel a enjoint hier Recep Tayip Erdogan à cesser son offensive sur le Kurdistan syrien. Pour la chancelière allemande, celle-ci risque de créer « une situation humanitaire insoutenable » et « d’aider” l’Etat Islamique à réémerger dans la région ». La France et l’Allemagne suspendent toute vente d’armes « susceptibles d’être utilisées » par Ankara dans le cadre de son opération militaire.

    Bashar al-Assad envoie des troupes en soutien aux Kurdes

    Malgré des rapports tendus avec la minorité kurde de Syrie, Bashar al-Assad a annoncé hier l’envoi de troupes dans le nord pour « affronter l’agression » turque. Peu après, les Kurdes ont confirmé avoir conclu un accord avec Damas pour un déploiement de l’armée syrienne près de la frontière « en soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS) », une organisation paramilitaire dominée par la milice kurde YPG.

    L’offensive turque risque d’avoir des conséquences graves, non seulement pour la Syrie, mais aussi pour l’Europe

    En effet, avec son offensive, la Turquie cherche à instaurer une « zone de sécurité » de 32 kilomètres de profondeur pour séparer sa frontière des territoires aux mains du YPG, qu’elle qualifiée de « terroriste » en raison de ses liens avec le parti communiste autonomiste kurde PKK. Or les Kurdes, qui ont profité des troubles dans la région pour instaurer une autonomie de fait en Syrie, détiennent près de 12 000 djihadistes de l’État islamique originaires d’une cinquantaine de pays. Près de 800 proches de ces djihadistes auraient déjà profité de l’offensive pour s’échapper, tandis que 130 000 personnes ont fui l’avance de l’armée turque.

    https://fr.novopress.info/215800/paris-berlin-et-damas-soutiennent-les-kurdes-contre-la-turquie/

  • Une lettre ouverte des anciens banquiers centraux contre la politique laxiste de la BCE !

    3919228288.3.jpgLa démission surprise, le 30 septembre 2019, deux ans avant la fin de son mandat, de Sabine Lautenschläger, membre du directoire de la BCE, est tout un symbole des tensions qui existent dans cette institution et de la lutte qui va s’engager, dans les semaines qui viennent, entre d’une part les soi-disant « faucons », partisans d’une politique sérieuse d’orthodoxie monétaire correspondant exactement à l’esprit des traités ainsi qu’aux statuts de la BCE, et d’autre part les soi-disant « colombes », partisans d’une politique monétaire laxiste ainsi que d’une fuite en avant vers, à terme, l’inévitable catastrophe hyper-inflationniste

    Il ne reste plus qu’à prier le ciel pour que le successeur de Lautenschläger soit Claudia Buch, vice-présidente de la Bundesbank, candidate du président Jens Weidmann de la Bundesbank, et non pas Elga Bartsch, qui a vendu son âme pendant vingt ans à Morgan Stanley et BlackRock, partisan de la stupide théorie de l’hélicoptère monétaire consistant à faire créditer en monnaie de singe par la BCE le compte des particuliers en cas de crise, ou Isabel Schnabel, experte reconnue, mais considérée comme trop « colombe » par de nombreux Allemands.

    Quant aux « minutes » de la dernière réunion de la BCE du 12 septembre, elles sont la preuve que Mario Draghi a menti publiquement lors de sa dernière conférence de presse, des réserves ayant été exprimées par Jens Weidmann, président de la Bundesbank, estimant que « la BCE avait dépassé les bornes » en relançant le « QE », tout comme par Klaas Knot, gouverneur de la Banque centrale néerlandaise ainsi que par huit autres gouverneurs ou membres du directoire, dont François Villeroy de Galhau. Ce dernier, compte tenu de sa fonction actuelle à la tête de la Banque de France et des probables appels au secours, pour demain, de la France en faillite d’Emmanuel Macron, s’est cru obligé de préciser benoîtement, lors d’un discours à l’École d’économie de Paris, que ces mesures ne sont pas nécessaires, mais seulement à « l’heure actuelle » !

    Le pot aux roses a été la charge violente supplémentaire signée par sept prestigieux anciens banquiers centraux, libres donc aujourd’hui de leurs paroles et épris de vérité, suite à une initiative de Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et ancien directeur général du FMI, qui, dans une lettre ouverte du 11 octobre sur la célèbre Agence Bloomberg, ont publié une tribune « activiste » au vitriol anti-Draghi et anti-Lagarde !

    Leurs préoccupations concernent la stupidité de la prétendue recherche d’un taux d’inflation à 2 % alors que, selon le traité de Maastricht, le seul souci de la BCE doit être la stabilité des prix, le fait que « la poursuite des achats de titres n’aura guère d’effet positif sur la croissance », mais qu’« en revanche il est de plus en plus fondé de soupçonner que cette mesure repose sur l’intention de protéger les gouvernements lourdement endettés de la hausse des taux d’intérêt ».

    Tous ces anciens banquiers centraux constatent également que « d’un point de vue économique, la BCE est déjà entrée sur le territoire du financement monétaire des dépenses publiques, ce qui est strictement interdit par le traité ». De plus, « l’impact négatif de l’environnement à taux d’intérêt extrêmement bas s’étend du système bancaire à l’ensemble du secteur financier en passant par les compagnies d’assurance et les fonds de pension ». La situation “actuelle augmente artificiellement le prix des actifs à un niveau qui à terme risque d’entraîner une correction abrupte du marché ou même une crise profonde”.

    Sont également critiqués les prêts LTRO à bas taux de la BCE pour les banques italiennes en quasi-faillite et la « zombification » de l’économie suite aux taux d’intérêt négatifs, constatée par l’OCDE et la BRI. Il y a donc « risque de perte de contrôle de la création de monnaie par la BCE » !

    Le scandale, c’est donc que la BCE pratique la politique monétaire actuelle, non pas pour porter l’inflation à 2 %, mais pour sauver les États, tels que la France et l’Italie, de la banqueroute en maintenant très bas d’une façon artificielle les taux d’intérêt négatifs de financement de la dette publique. C’est ainsi que, sinistre et suprême plaisanterie, nous avons appris que la Grèce en faillite irrémédiable, avec un taux d’endettement de 180 % du PIB, qui, suite aux prêts de l’Union européenne, n’a fait que reporter l’exigibilité de sa dette de dix ans avec franchise de remboursement pendant cette période, a pu emprunter, le mercredi 9 octobre, 487 millions d’euros à trois mois, à un taux négatif de -0,02 % !

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2019/10/15/une-lettre-ouverte-des-anciens-banquiers-centraux-contre-la-6182763.html#more

  • Quel avenir pour LR avec Christian Jacob à sa tête ?

    Quel avenir pour LR avec Christian Jacob à sa tête ?

    Christian Jacob a donc été élu président des Républicains avec 62,58% des voix. Le taux de participation n’a été que de 47,44% des inscrits. Autrement dit, Christian Jacob n’a été élu que par 29,69% des adhérents LR, soit moins d’un adhérent sur 3.

    • Julien Aubert : 13 162, soit 21,28%.
    • Christian Jacob : 38 712, soit 62,58%.
    • Guillaume Larrivé : 9 982, soit 16,14%.

    C’est le seul des 3 candidats à ne pas être venu manifester le 6 octobre, bien qu’il se soit déclaré prêt à voter contre la loi de bioéthique, comme il avait voté contre la loi Taubira.

    Sur Causeur, Alexandre Domovoï estime que la droite a perdu.

    La Cocarde étudiante vient de publier un texte sur “cette droite qui nous dégoûte” dans lequel on peut lire :

    […] Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui peut la larme à l’œil appeler à défendre notre héritage civilisationnel après avoir bien plus largement que la gauche ouvert grand les portes à l’immigration. 

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui prétend choyer nos terroirs mais qui, par clientélisme ou culte de la croissance, a recouvert de tôle, de plastique et de béton le si beau visage de la France.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui cache sa lâcheté, sa pusillanimité et son absence de mystique en politique derrière le mot de « pragmatisme ».

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui dissimule ses coups de poignards sociaux derrière un écran de fumée sécuritaire.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui tape sur l’épaule de l’agriculteur avant d’apposer sa signature au bas des traités de libre-échange.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui n’a pas de scrupule pour lapider notre souveraineté mais qui a « la République » et ses « valeurs » plein la bouche pour conserver ses strapontins.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui, pour bien fermer l’œil, ne compte pas les moutons mais les économies à faire dans la dépense publique.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui a le verbe haut et la virilité basse, celle qui crie sur tous les toits qu’elle est enfin « décomplexée » mais qui regagnera bien gentiment sa place quand le « front républicain » sifflera la fin de la récré.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui fulmine contre l’anarchie mais qui, par cécité devant les dommages causés par sa politique économique, l’instaure par le haut.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui au nom de valeurs pourtant nobles peut faire défiler enfants, femmes, maris et poussettes, mais qui au nom de valeurs plus bassement matérielles s’accommodera toujours du pouvoir en place.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui fait de l’écologie sa proie favorite tout en déplorant que les fruits et légumes n’aient décidément plus la saveur d’antan.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui n’a pas de mots assez durs à l’égard des « assistés » mais qui ploie le genou devant les manœuvres des grands intérêts financiers.

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui, droguée aux pages saumon du Figaro, applaudit la moindre offensive lancée contre les services publics mais se lamente de la fermeture de l’école du village ou peste contre l’éloignement de son médecin. […]

    Cette droite qui nous dégoûte c’est celle qui prend des accents conservateurs alors qu’elle partage tous les préjugés de la modernité.

    Cette droite qui nous dégoûte, nous finirons bien par la mettre dehors.

    Voici la lettre ouverte à Christian Jacob, d’un groupe de militants et sympathisants LR de Carpentras :

    https://www.lesalonbeige.fr/quel-avenir-pour-lr-avec-christian-jacob-a-sa-tete/

  • Privatisations FDJ: à qui le tour, parmi les gros contributeurs de LREM?

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    Le train de privatisations engagé par le gouvernement avance à grands pas.
    Après la privatisation d'ADP, celle de la FDJ est programmée pour novembre.
    On a enfin trouvé un volet du programme de Macron qui est scrupuleusement et méthodiquement appliqué.
    Pour ADP, il faut savoir que la banque d'affaires qui va traiter le dossier, et empocher probablement de plantureux honoraires n'est autre que la Bank of America Meryll Lynch dirigée par Bernard Mourad, ancien directeur de campagne présidentielle de Macron.
    Un directeur de campagne qui, apparemment, fut très efficace dans la collecte de fond pour le candidat vainqueur : sur les 1800 plus gros donateurs, 150 étaient des libanais, avec des virements émis depuis des comptes bancaires domiciliés dans ce pays.
    A présent, c’est sa banque qui héritera certainement du dossier ADP.
    Avec la FDJ, à qui le tour ?
    Rothschild ? Goldman Sachs ? Messieurs Drahi, Lagardère ou Niel, vont-ils sauter sur l’occasion pour rafler le gros des actions mises en vente ?
    Comme je l’ai écrit dans OPA sur l’Elysée, Macron n’est pas un président comme les autres.
    Sa victoire n’est pas due à une implantation politique, un enracinement dans le paysage, le soutien de nombreux parlementaires, mais à la puissance de feux des banques, multinationales et médias qui l’ont propulsé là où il est aujourd’hui.
    Il est bien plus l’obligé de ces gens-là que de l’électorat, ce qui en fait le fondé de pouvoir d’un aréopage de puissances financières.
    Et il se comporte comme un syndic de faillite, chargé de liquider le patrimoine de la France à ses amis, comme il le fit lors du dossier Alstom : devant l’Assemblée nationale, Macron, alors ministre des finances, avait affirmé que l’Etat n’était pas au courant des tractations avec General Electric, alors qu’une étude avait été réalisée chez Rothschild dès 2011…
    Macron œuvre depuis des années au profit de ses commanditaires, et il va poursuivre, vu la passivité quasi générale qui entoure ce volet de sa politique.

  • ON A OCCULTÉ CE QUE LES CATHOLIQUES ONT SUBI

    L’islam et sa place dans la société française suscitent débats et interrogations. « Il faut faire avec les musulmans ce que Napoléon a fait avec les juifs », entend-on souvent. Dans les pages Débats du Figaro, l’historien Patrice Gueniffey a montré combien cette comparaison était peu éclairante (nos éditions du 11 juin). L’islam sunnite ne dispose pas d’une autorité religieuse apte à dire le dogme, souligne pour sa part l’universitaire Pierre Vermeren. Entre les années 1880 et la Grande Guerre, les catholiques ont subi des lois liberticides dont on ne parle jamais.

       Pour mieux intégrer l’islam dans la société française, il suffirait que l’État procède comme il l’a fait avec les catholiques et les juifs, en imposant aux musulmans des contraintes préservant la neutralité de l’espace public tout en garantissant la liberté du culte, conformément à l’objectif du législateur en 1905 : le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin, reprend ce refrain dans son « Plaidoyer pour un islam français ». Il est fascinant d’observer à quel point « l’esprit de 1905 » est invoqué par des gens qui ignorent ce qui s’est réellement passé à l’époque. Gérald Darmanin cite un rapport du Conseil d’État de 2004 qui définit la laïcité comme le fruit de trois principes : la neutralité de l’État, la liberté religieuse et le respect du pluralisme. Or le fait est là : ces trois principes, en ce qui concerne le catholicisme, ont été violés, en partculier entre 1901 et 1905.
    En 1879, les républicains s’installent au pouvoir. Le mot « républicain », à l’époque, est doté d’une dimension idéologique qui dépasse la question des institutions : il désigne une gauche politique et philosophique qui entend mettre en oeuvre les idéaux de la Révolution. Divisée sur beaucoup de sujets, cette gauche a pour ciment l’anticléricalisme. En 1879, Gambetta a présenté les buts à atteindre : dispersion des congrégations, laïcisation de l’enseignement public, rupture avec le Vatican, séparation de l’Église et de l’État. C’est ce programme qui, étape par étape, sera réalisé jusqu’en 1905.
    Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique, commence par s’attaquer, en 1880, aux congrégations enseignantes, ordonnant la dissolution des Jésuites, puis d’autres ordres : 260 couvents sont fermés, 6 000 religieux sont expulsés de France. En 1881 et 1882, les célèbres lois Ferry sur la gratuité et la laïcité de l’école visent moins à répandre l’instruction – la très grande majorité des enfants étant déjà scolarisés – qu’à arracher l’enseignement primaire à l’Église. En 1886, 3 000 frères des écoles chrétiennes et 15 000 religieuses, instituteurs dans des établissements publics, sont interdits d’enseignement par la loi Goblet. En 1899, le président du Conseil, Pierre Waldeck-Rousseau, dépose un projet de loi ouvrant le droit d’association, mais avec un régime d’exception pour les congrégations religieuses. Ce projet deviendra la fameuse loi du 1er juillet 1901. Son titre III prévoit que les ordres religieux, contrairement aux autres associations, devront demander et obtenir leur autorisation par voie législative. En 1902, le nouveau chef du gouvernement, Émile Combes, fait appliquer la loi de 1901 de manière stricte : 3 000 écoles catholiques sont contraintes de fermer. En 1903, à la demande de Combes, le Parlement repousse la quasi-totalité des demandes d’autorisation déposées par les religieux : plus de 400 congrégations masculines ou féminines se retrouvent interdites. En 1904, une nouvelle loi étend l’interdiction d’enseigner aux congrégations jusqu’alors autorisées. Le bilan global de cette politique s’établit en chiffres : entre 1901 et 1904, 17 000 écoles, dispensaires ou centres sociaux tenus par des congrégations doivent fermer, pendant que 30 000 à 60 000 religieux et religieuses, afin de rester fidèles à leur vocation, se résignent à s’exiler.
    En 1904, la France rompt ses relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Sous le gouvernement de Maurice Rouvier, la séparation des Églises et de l’État, adoptée après plusieurs mois de débats passionnés, est promulguée le 9 décembre 1905. Pour faire passer le texte, Briand a fait quelques concessions aux opposants, mais cette rupture unilatérale du concordat de 1801 n’a été à aucun moment négociée avec l’Église catholique. Non seulement l’État ne se reconnaît aucune référence religieuse, acte inédit dans l’histoire de France, mais le budget des cultes est supprimé, tandis que les suites de la loi prévoient d’inventorier les biens de l’Église en vue de leur prise en charge par des associations indépendantes de la hiérarchie. Deux encycliques du pape Pie X condamneront la loi, et la crise des Inventaires provoquera d’innombrables drames : églises forcées, 2 morts, 295 personnes emprisonnées, des dizaines de fonctionnaires, d’officiers ou de maires démissionnaires ou révoqués. À la suite du refus de constituer les associations cultuelles prévues par la loi, la puissance publique s’emparera de centaines de bâtiments ecclésiastiques, évêchés, séminaires, presbytères.    En 1907, cependant, la résistance des catholiques contraindra l’État à adopter une loi permettant l’exercice du culte dans ces églises.
    L’Union sacrée de 1914 et la fraternité des tranchées feront retomber la fièvre. Après le rétablissement de l’ambassade au Vatican (1920), l’Église et la République trouveront un compromis, en 1924, pour la gestion des biens ecclésiastiques. Mais, au plus fort de la crise anticléricale, la loi aura incontestablement adopté des mesures liberticides à l’encontre des catholiques français. S’il s’agit aujourd’hui de nouer des relations pacifiées avec l’islam, il conviendrait donc de trouver d’autres analogies historiques que « l’esprit de 1905 ».

    Jean Sévillia

    Sources :  (Edition du  samedi 18 juin 2016)

    https://www.jeansevillia.com/2016/06/21/on-a-occulte-catholiques-ont-subi/