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l'information nationaliste - Page 5143

  • L’ex-n°1 d’un groupe jihadiste déchu de sa nationalité belge : à quand la même mesure en France ?

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    Mardi 23 octobre 2018, l’ancien numéro un du groupe jihadiste Sharia4Belgium, le Belgo-Marocain Fouad Belkacem, a été déchu de sa nationalité belge par la justice. Il était un proche du mouvement islamiste Forsane Alizza, dont plusieurs membres avaient projeté d’assassiner Fabrice Robert, le président du Bloc Identitaire en 2012. Le groupe Sharia4Belgium, qui avait annoncé sa dissolution en octobre 2012, est considéré comme le précurseur en Belgique du recrutement de combattants jihadistes pour la Syrie.

    Son leader Fouad Belkacem, un Anversois d’origine marocaine, a été condamné début 2015 à 12 ans de prison pour avoir dirigé une « organisation terroriste », une peine confirmée en appel un an plus tard. Mardi, la cour d’appel d’Anvers a décidé de le déchoir de sa nationalité belge, conformément au vœu du ministère public. Celui-ci a estimé que Fouad Belkacem (36 ans) avait « gravement manqué à ses obligations de citoyen belge et constituait une menace permanente pour la sécurité publique ».

    Les identitaires saluent cette décision et encouragent sa mise en œuvre dans tous les pays européens et en particulier en France. En effet, de nombreux djihadistes francophones disposent de la double nationalité. Cette mesure avait été proposée en premier lieu par les identitaires et avait même été portée par le président Hollande et le Premier ministre Manuel Valls avant d’être abandonnée sous pression de l’aile gauche du Parti socialiste. Les identitaires avaient été une nouvelle fois en première ligne pour la défense de notre peuple, les Français s’étant prononcés massivement en faveur d’une telle disposition : plus de 92 % d’entre eux avaient déclaré y être favorables dans un sondage BVA en 2015 !

    Avec le retour incessant de djihadistes depuis des zones de guerres où ils ont pu apprendre le maniement des armes et la confection d’engins explosifs, cette mesure devient de plus en plus urgente et indispensable. Les nôtres doivent être protégés et les islamistes expulsés !

    Un communiqué des Identitaires

    https://fr.novopress.info/212400/lex-n1-dun-groupe-jihadiste-dechu-de-sa-nationalite-belge-a-quand-la-meme-mesure-en-france/

  • Albach nous démontre par l’exemple saoudien que la remigration est possible

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    Jacques Chassaing Riposte laïque cliquez ici

    Décidément Roland Hélie, fondateur de Synthèse Nationale, aura fait fort en invitant une nouvelle fois le gratin de la résistance française à la 12e Journée, à Rungis. L’écrivain Emmanuel Albach n’y est pas allé par quatre chemins pour expliquer que les portes de la France sont grandes ouvertes dans le sens de la sortie pour toute une légion d’envahisseurs venue autant qu’appelée piller les caisses de la solidarité nationale et s’approprier le pays. Après la mémorable allocution de Richard Roudier qui fait trembler les plus lucides des cadres et de la maîtrise cliquez ici, voici qu’Emmanuel Albach nous indique de sérieuses pistes pour éviter le pire.

    On peut commencer par changer les règles : « publier des décrets. Chirac a signé un décret pour le regroupement familial, il suffit d’en signer un autre pour l’interdire ». Si demain nous interdisons des autorisations de séjour, des passeports, des cartes d’identité, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas le faire. Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est inapplicable :  «  nous avons une police performante quand elle a des ordres, des lois, donc une volonté politique ». « Et si des petits gaillards armés de kalachnikovs décidaient de se battre, pour faire la guerre il leur faudrait des munitions donc une logistique et pour que ces petits voyous de banlieue puissent envisager de s’opposer à des troupes françaises et à la police, il leur faudrait une logistique considérable. On a les moyens de gagner, il suffit de volonté ».

    « On pourrait aussi révoquer des juges ». Quant à la partition de la France prétendue inévitable, c’est non : « on n’a aucune raison de leur laisser un centimètre carré de notre terre. Nous avons une légitimité historique. Des mouvements de population, des mouvements de remigration , il y en a toujours eu ». Rien de nouveau sous le soleil. Et Emmanuel Albach de multiplier les exemples de l’Histoire passée et actuelle.

    Emmanuel Albach : L’exemple politique de l’Arabie saoudite sur la remigration

    Discours d’Emmanuel Albach, écrivain, auteur de Beyrouth 1976, des Français aux côtés des Phalangistes cliquez ici, à la 12e Journée de Synthèse Nationale :

     

  • Comparaisons morbides : le planning familial avait oublié une ligne

    Suite à l’actualité récente, le planning familial a publié une comparaison entre le nombre des morts de la chasse, du terrorisme et des violences conjugales.

    L’Homme Nouveau a complété ce comparatif avec celui des avortements :

    https://www.lesalonbeige.fr/comparaisons-morbides-le-planning-familial-avait-oublie-une-ligne/

  • Macron et Mélenchon : les méprisants

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    Apparemment, tout oppose MM. Macron et Mélenchon. L’un est un social-démocrate, l’autre un socialiste. Le premier croit à l’économie de marché, mais poursuit une politique dirigiste fondée sur une redistribution orientée qui s’accorde avec son progressisme sociétal, favorisant les individus très riches et les exclus, au détriment des propriétaires, des familles, des personnes âgées, de tous ceux qui se sont un peu, souvent très peu, enrichis par l’épargne et le travail et entendent en faire bénéficier leurs enfants, quand ils le peuvent. L’autre veut la révolution, le retour à l’État-démiurge, créateur d’un peuple égalisé en dépit d’une diversité accueillie sans limite.

    Au-delà de cette opposition, ce qui les rapproche tient en un mot : le mépris. Et celui-ci s’adresse d’abord aux classes moyennes, aux Français qui continuent à fonder des familles, à travailler en souhaitant devenir propriétaires, qui fuient certains quartiers où ils ne se sentent plus chez eux, ou encore ceux qui perpétuent loin des grandes villes une manière de vivre à laquelle ils sont attachés. L’un cultive le mépris des métropolitains qui ont fait des études, qui n’ont eu que la rue à traverser pour trouver un métier plaisant bien rétribué, qui pensent qu’il faut être stupide ou inculte pour avoir beaucoup d’enfants. L’autre fait semblant d’aimer le peuple, et plus encore le nouveau, celui qui vient d’arriver et qui prend la place des prolétaires exploités de jadis. Le premier est l’élu des beaux quartiers. Le second celui des territoires perdus par la République ou par le marché. L’un est Robespierre moins la vertu, l’autre Marat moins la sincérité.

    Récemment, Mélenchon-Marat est venu involontairement au secours de Macron-Robespierre par son outrance. Avait-il tout à fait tort ? Non. En perquisitionnant le domicile de Jean-Luc Mélenchon, et en piétinant sans vergogne sa vie privée, alors qu’ils avaient été plus circonspects à l’égard de Benalla, les magistrats et les policiers se sont rendus, une fois encore, complices d’une non-démocratie en marche depuis l’exécution médiatico-judiciaire de Fillon. L’intéressé devait-il réagir avec une démesure grotesque ? Certainement pas, car il a rendu, ce faisant, un immense service au Président. Or, les deux dérives sont de même nature : Jean-Luc Mélenchon s’est drapé dans sa dignité d’élu, et il avait raison. Un parlementaire, ceint de son écharpe, est l’héritier du tribun du peuple : il incarne la République et, à ce titre, est inviolable, sauf à être coupable de délits dûment prouvés. Le fonctionnaire sert la République et ne l’incarne pas. Un magistrat n’est qu’un serviteur. Ce n’est pas un élu. Cette hiérarchie doit être respectée, mais il faut, pour cela, que l’élu ait un comportement respectable. Mélenchon ne l’a pas été.

    Car le mépris véhément de Mélenchon envers les policiers, les juges, les journalistes, les élus de son parti qui ne suivent pas la ligne a, pour corollaire, celui de Macron pour les Français qui ont l’insolence de ne pas admettre la justesse de ses vues, le toupet de se plaindre, le culot de respirer cette médiocrité franchouillarde que tout en lui déteste. Il voulait incarner auprès du peuple des Gaulois, réfractaires à la réforme par bêtise, et parfois impolis, la verticalité du pouvoir. Mais, à sa manière, le Méprisant de la République a aussi dérapé : en affichant sa préférence pour certains Français exotiques, en n’hésitant jamais à médire de son pays à l’étranger. Dans ces deux attitudes, il y a la volonté de se hisser au-dessus des autres pour se faire juge d’un passé de la nation auquel il n’a pas participé, pour humilier une armée qu’il a évité de servir.

    Macron et Mélenchon ne sont que les deux faces de l’oligarchie de gauche qui détruit le pays : l’une au nom d’un prétendu progressisme, l’autre par une démagogie sans limite. Face à eux, le populisme n’est que la revendication légitime d’un peuple qui veut être écouté et entendu par des élus respectables.

    Christian Vanneste

    http://www.bvoltaire.fr/macron-et-melenchon-les-meprisants/

  • Le nombre de blessés graves par arme blanche en forte hausse aux Royaume-Uni

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    EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Depuis deux ans, le nombre de victimes de coups de couteau avec des blessures mortelles a augmenté de 34%, selon les chiffres du National Health Service. Les médecins signalent en outre une augmentation de la gravité des agressions, les victimes arrivant de plus en plus souvent à l’hôpital avec de multiples plaies perforantes.

    Le Dr Ross Davenport, chirurgien à l’hôpital Royal London de Whitechapel, a déclaré au Guardian, « Auparavant, on voyait une ou deux plaies par victime. Aujourd’hui, nous voyons fréquemment de multiples blessures, cinq ou parfois dix coups de couteau sur un seul patient ».

    Sur la période allant de 2017 à 2018, 9 des 11 principaux hôpitaux britanniques ont indiqué avoir traité 2 278 blessures graves au couteau, soit une augmentation de plus d’un tiers par rapport à la période 2015-2016.

    https://fr.novopress.info/212392/le-nombre-de-blesses-graves-par-arme-blanche-en-forte-hausse-aux-royaume-uni/

  • Notes prises à une conférence du Centre culturel ukrainien

    6a00d8341c715453ef022ad39b5e95200d-320wi.jpgLe 9 octobre, au Centre culturel ukrainien de Paris, Antoine Arjakovsky donnait une conférence sur les événements politico-religieux en cours entre Kiev, Moscou et Constantinople, qu'il qualifie de Maïdan ecclésiastique.

    Cet historien français, de confession chrétienne orthodoxe, est le codirecteur du pôle "Société, Liberté, Paix" du Collège des Bernardins et directeur émérite de l'Institut d'études œcuméniques de Lviv en Ukraine. Par là même, par sa coopération avec les catholiques, il se trouve en désaccord avec la ligne constante appliquée par le Patriarcat de Moscou, hostile en fait et en principe à toutes les formes de l'œcuménisme.

    Son propos était centré sur la dimension historique de la crise qui oppose les deux pôles actuels du monde orthodoxe : le patriarcat œcuménique d'une part, celui de Moscou, d'autre part. Comme l'annonçait le conférencier, cette crise allait se développer les jours suivants, par la levée de l'excommunication de Mgr Philarète.

    Cet acte était décisif, et la réaction de Moscou a été radicale dès le 15 octobre, rompant unilatéralement la communion.[1] Il était pourtant conçu comme une réconciliation par le patriarcat œcuménique : le métropolite Philarète, a, en effet, constitué au moment de l'indépendance de l'Ukraine en 1991, un patriarcat de Kiev qui, n'ayant pas existé dans l'Histoire, lui a valu d'être excommunié et considéré comme schismatique par les 14 Églises orthodoxes canoniques. Historiquement en effet, la christianisation de ce qu'on appelle le monde russe est venue de la métropole de Kiev au Xe siècle, la Rus'[2] de Kiev dépendant tout simplement de Constantinople. Le néo-patriarcat de Kiev, jusqu’ici, n'avait été lui-même reconnu que par des communautés ecclésiales se trouvant dans des situations de même type, telle que celle de Skoplje dans l'ancienne république yougoslave de Macédoine, notamment.

    Le point de vue de Moscou est complètement opposé à cette reconnaissance, considérant que l'Ukraine, en tant que partie d'un « "Monde russe", ne saurait être le territoire d'une Église indépendante, ce qui se nomme "autocéphalie" dans le vocabulaire orthodoxe.

    La polémique s'est aigrie au fil des années, allant jusqu'à soutenir que l'Ukraine n'est pas une nation, et que le patriarche Bartholomée ne représenterait que les quelque 2 000 ou 3 000 Grecs d'Istanbul, ce qui est complètement faux. Symbole de l'unité de la foi orthodoxe, il exerce sa juridiction directe sur de nombreuses communautés dans le monde entier.

    Il résultait de tout cela, en Ukraine même, une situation extrêmement compliquée dans un pays de 44 millions d'habitants dont, selon les chiffres cités par Antoine Arjakovsky, 71 % se disent croyants, 67 % se disant orthodoxes, soit 29,6 millions.

    Mais dans le pays cohabitent principalement trois juridictions orthodoxes opposées entre elles : celle de Moscou, désormais dirigée par Mgr Onuphre, celle du patriarcat de Kiev et, très minoritaire, l'Église autocéphale proprement dite reconnue comme telle par Constantinople à l'époque de l'indépendance ukrainienne, entre 1918 et 1922 et qui s'était développée aux États-Unis pendant la période soviétique.

    Selon que l'on considère le nombre de paroisses et communautés ou celui des fidèles, l'influence respective n'est pas la même.

    Selon les chiffres cités par Antoine Arjakovsky le patriarcat de Kiev et le projet de réunification soutenu par le patriarche Bartholomée semble avoir le soutien de la population et de la majorité des fidèles. Il a celui des autorités politiques, en la personne notamment du président de la république Porochenko qui, bien que peu assuré d'être réélu l'an prochain, entend faire de la réunification des Églises un argument en sa faveur.

    Les arguments historiques et canoniques en faveur de celle-ci, et en faveur de la position du patriarcat œcuménique ne manquent pas. Notre historien les a rappelés, dans un contexte où, malgré tout le Droit canon fait penser à la fameuse question posée par un diplomate à Talleyrand : que fait ici le droit public ? réponse : il fait ici que vous y êtes.

    JG Malliarakis  

    [1] Remarque personnelle. En tant qu'orthodoxe français, je ne peux que faire mienne la position adoptée par la juridiction des Églises dites "de Tradition russe", placées depuis 1931, sous l'omophore du patriarcat œcuménique et qu'on retrouvera dans le communiqué de notre Exarchat, qui cite une très belle prière de l'archimandrite Sophrony. Nous prierons, quoiqu'il arrive, pour l'unité de l'Église et pour l'union des chrétiens.

    [2] Rus' est le mot savant utilisé de nos jours pour les trois pays slaves, Russie, Biélorussie appelé aussi Belarus', et Ukraine. L'ancienne dénomination française employait le mot Ruthénie qui n'est aujourd'hui utilisé que pour désigner la Ruthénie subcarpathique.

    https://www.insolent.fr/

  • Perles de Culture n°185 : L’Histoire cachée du Parti communiste algérien

    Anne Brassié vous recommande les films “Johnny English contre-attaque”, “Galveston” et “A star is born”. Elle reçoit ensuite Stéphanie Bignon et José-Marie Faguer pour évoquer la rénovation des calvaires de Mayenne puis Jean Monneret, auteur d’un ouvrage intitulé “Histoire cachée du Parti communiste algérien” qui traite également de l’affaire Maurice Audin, militant de l’indépendance algérienne.

     https://www.tvlibertes.com/2018/10/24/26399/perles-de-culture-n185-lhistoire-cachee-parti-communiste-algerien

  • Florian Philippot, un allié de poids pour le lobby LGBT…

    Florian Philippot, un allié de poids pour le lobby LGBT…

    Lu dans Présent :

    Invité d’Europe 1 le 19 octobre, Florian Philippot a insisté sur une cause qui lui « tient à cœur » : la « lutte contre l’homophobie », point fort de sa campagne pour les élections européennes et qu’il a « décidé d’écrire en toutes lettres » dans la charte des Patriotes – le parti qu’il a fondé l’automne dernier et qui compterait 8 000 adhérents, bien qu’un dissident divise ce nombre par dix. Et l’ancien vice-président du FN de marteler : « Les Patriotes sont pour le mariage gay. On ne reviendra pas dessus. Je crois que Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen et des gens chez Les Républicains veulent l’abroger, ce n’est pas notre cas. » On s’en doutait un peu…

    En 2013, alors qu’il refusait de manifester, il déclarait :

    “Notre position est très bien connue, nous sommes contre le mariage homosexuel.”

    https://www.lesalonbeige.fr/florian-philippot-un-allie-de-poids-pour-le-lobby-lgbt/

  • L’Europe, non plus vassale mais partenaire d’égal à égal avec les États-Unis

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    Ligne Droite cliquez ici

    En dépit de leurs liens étroits fondés sur l’appartenance originelle à une même civilisation, les relations entre l’Europe et les États-Unis doivent être entièrement revues. Les Américains, dont la puissance a tendance à s’éroder, poursuivent en effet des buts géopolitiques, économiques et culturels qui sont de moins en moins compatibles avec les intérêts européens. Si par ailleurs l’Europe, comme le propose Ligne droite, s’érige en pôle de puissance pour retrouver la capacité de défendre ses intérêts et d’assurer son indépendance, elle doit s’affranchir de la tutelle américaine et instaurer avec les États-Unis une relation d’égal à égal.

    Les ambiguïtés du leadership américain

    Avec une Europe encore fragmentée, les États-Unis restent cependant sans conteste la plus grande puissance du monde occidental. Un statut qu’ils ont acquis au XXesiècle avec les deux guerres mondiales et la guerre froide. Face au communisme, cette nation incarnait en effet « le monde libre » en assurant la défense nucléaire de l’Europe face au pacte de Varsovie et en s’efforçant de contenir le communisme partout ailleurs et notamment en Asie.

    Les États-Unis ont ainsi acquis en Europe une image positive aussi bien à l’ouest qu’à l’est du rideau de fer. Une image qui incarnait la liberté et la prospérité face aux échecs du collectivisme et à l’oppression du communisme. La domination américaine dans le cinéma et les médias a en outre contribué à diffuser en Europe occidentale puis partout dans le monde l’american way of life.

    Un État méssianique et belliqueux

    Ce leadership des États-Unis reposait cependant sur plusieurs ambiguïtés. D’abord ce pays s’est bâti sur un messianisme religieux prétendant incarner le salut terrestre de l’humanité. Devenu par la suite politique et culturel, ce messianisme a fait des États-Unis une nation impérialiste par essence, qui cherche à exporter son modèle de gré ou de force. Cette propension américaine à l’universalisme s’est trouvée confortée par la chute de l’URSS, vécue comme le triomphe définitif du néo-capitalisme américain et de l’idéologie des droits de l’homme. Un triomphe contre le communisme qui a fait croire à certains, comme à l’essayiste américain Francis Fukuyama, qu’il marquait aussi la fin de l’histoire.

    Il n’en a rien été. Et l’unilatéralisme américain a depuis montré ses limites. notamment en raison de sa relation trop simpliste avec l’Autre : soit l’autre adhère à la vue du monde américaine et il devient un allié, soit il n’y adhère pas et il devient un monstre qu’il convient de détruire. Aussi les États-Unis sont-ils un pays belliqueux qui n’hésite pas à ouvrir un conflit armé au motif de défendre ou d’exporter la « démocratie », c’est-à-dire le système américain. Ils sont ainsi la seule nation au monde à qualifier officiellement certains États de voyous (rogue state) qu’il conviendrait de neutraliser ou de normaliser.

    Une attitude dominatrice à l’égard de l’Europe

    Quant aux relations des États-Unis avec l’Europe, elles sont équivoques, comme elles l’ont été depuis l’origine. La fondation du Nouveau Monde a en effet été marquée par la volonté des pères fondateurs de l’Amérique de rompre avec l’Ancien Monde européen, assimilé à une aire de tyrannie et de perdition. Un refus de l’Europe qui allait pourtant de pair avec le désir de copier par ailleurs l’art de vivre européen. Un mélange d’admiration et de rejet.

    Aujourd’hui, les États-Unis considèrent l’Europe comme une dépendance de leur « empire ». Elle est avant tout pour eux un marché à achever de conquérir par la mise en place du libre-échange transatlantique et, à travers l’Otan, un pion à manipuler sur le grand échiquier de l’Eurasie. Les États-Unis ont en effet paradoxalement maintenu leur politique d’encerclement stratégique et militaire de la Russie, malgré la chute du communisme et la disparition du pacte de Varsovie, car ils veulent toujours dominer le cœur de l’Eurasie.

    Une puissance de plus en plus contestée

    Cette volonté de puissance est cependant de plus en plus contestée. Dans le monde multipolaire d’aujourd’hui, le leadership américain peine en effet à s’imposer. Son économie, qui souffre elle aussi des effets pervers du libre-échangisme, est souvent sur la défensive et sa suprématie militaire se trouve de plus en plus concurrencée. Les États-Unis restent certes une puissance mondiale, mais de moins en moins capable de faire valoir unilatéralement ses vues. Elle n’a pas réussi par exemple à imposer la « démocratie » dans les pays arabes ni à empêcher la prolifération nucléaire (Iran, Corée du Nord).

    Dans ce contexte, une Europe puissance, « de l’Atlantique à l’Oural » comme l’évoquait le général De Gaulle, reste en effet le plus grand cauchemar stratégique des États-Unis. Ils veulent donc une Europe suffisamment prospère pour commercer avec eux, mais pas suffisamment puissante ni indépendante pour concurrencer leurs projets. L’Europe de Bruxelles, nain diplomatique et militaire, leur convient donc parfaitement.

    Ligne droite ne se satisfait pas de cette situation car elle est indigne de l’Europe et menace la prospérité et la sécurité des Européens.

    Une divergence stratégique avec l’Europe

    En liant leur destin à celui des États-Unis, comme le font aujourd’hui les gouvernements européens, l’Europe s’associe en réalité à une puissance sur le déclin, contestée par un nombre croissant de puissances émergentes et dont l’identité est au demeurant de moins en moins européenne.

    Ce faisant, l’Europe se soumet de plus à une puissance qui ne se préoccupe nullement des intérêts du vieux continent. Ainsi, sur le plan économique, le libre-échangisme voulu par les États-Unis n’a rien d’amical, il vise avant tout à ouvrir encore plus les marchés européens et à y imposer les standards américains. Il transforme l’Europe en une économie de type colonial, simple réservoir de compétences, de ressources et de consommateurs pour les grandes firmes américaines mondialisées.

    Sur le plan de la sécurité, la tentation américaine de conserver coûte que coûte son leadership dans un monde qui ne l’accepte plus porte en elle un risque de conflagration régionale, sinon mondiale, dont l’Europe, restant vassale des États-Unis, a toutes les chances de faire les frais. Le chaos semé au Proche-Orient au nom de la « guerre contre le terrorisme » et la crise migratoire qui s’ensuit en apportent une sinistre illustration.

    Les États-Unis nouent en outre des alliances qui ne correspondent plus nécessairement à l’intérêt civilisationnel des Européens. Tel est le cas notamment de leurs liens avec les pétromonarchies et l’islam sunnite qui nourrit l’islamisme, ou bien avec la Turquie musulmane qui prétend toujours intégrer l’Union Européenne avec le soutien américain. Les Européens ont-ils par ailleurs intérêt à s’aligner sur la politique otanienne de cantonnement agressif de la Russie, alors que ce pays, de civilisation chrétienne, est leur grand voisin et qu’il combat aujourd’hui l’islamisme plus sûrement que les États-Unis ?

    L’Europe puissance n’a pas besoin de tuteur

    Pour Ligne droite, l’Europe doit donc se libérer de la tutelle américaine pour se constituer en pôle de puissance autonome.

    Cela ne signifie évidemment pas que cette Europe puissance s’oppose en tout aux États-Unis ! Tel n’est d’ailleurs pas le souhait de nombreux pays européens, en particulier à l’Est. Car l’Europe conserve encore des intérêts communs avec l’Amérique. Elles sont l’une comme l’autre de civilisation chrétienne, elles partagent des valeurs communes et leurs systèmes économiques sont très comparables. Il est cependant des domaines vitaux où la prudence conduit à ne pas s’en remettre en tout aux États-Unis, lesquels regardent désormais autant sinon plus vers le Pacifique que vers le vieux continent.

    Aussi est-il temps pour les Européens de redécouvrir cette vieille sagesse diplomatique européenne selon laquelle la paix résulte de l’équilibre des puissances, alors que la domination d’une seule est cause de conflits. Une sagesse qui doit conduire les Européens à construire l’Europe puissance, de façon à pouvoir dialoguer, au mieux de leurs intérêts, avec les autres puissances, y compris les États-Unis.

    Pour Ligne droite, l’Europe doit cesser d’être une vassale de l’Amérique mais s’imposer à elle comme un partenaire avec qui l’on traite d’égal à égal. Dans le monde multipolaire d’aujourd’hui, érigée en pôle de puissance, l’Europe n’a plus besoin de tuteur !

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/10/23/l-europe-non-plus-vassale-mais-partenaire-d-egal-a-egal-avec-6099217.html