Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 5361

  • Les Républicains de Paris dénoncent la novlangue d’Hidalgo

    Hidalgo-novlangue-les-republicains-paris-588x330.jpg

    Par Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples ♦ Les bonnes idées sont faites pour circuler. Ainsi en va-t-il de la dénonciation de la novlangue dont usent Anne Hidalgo, le Maire de Paris, et son équipe. Une dénonciation réalisée par le groupe Les Républicains (LR) du Conseil de Paris qui publie pour ce faire un petit « Dictionnaire Hors Sol » à l’intention des parisiens pour décrypter le langage de l’édile bobo. Un complément au Dictionnaire de Novlangue en quelque sorte, et il est le bienvenu.

    Un sabir ridicule et abscons

    « Démarches participatives inclusives », « implantation harmonieuse », « intensité de sollicitation piétonne », « lieux pacifiés et multi-usages »,« pédagogie individualisée en petits groupes », « salle de consommation à moindre risque », « temps de réflexion et de prospective sur l’ouverture des politiques publiques aux Parisiens »
    Le groupe Les Républicains de la capitale a ainsi répertorié une soixantaine d’expressions novlangue de la Mairie de Paris. C’est drôle à force de ridicule et cependant significatif.

    Car, comme le souligne Florence Berthout, leur présidente, Anne Hidalgo use de « périphrases complexes pour nommer la réalité avec l’objectif qu’on oublie la réalité » comme sur la saleté par exemple. Pardon, la « dynamique naturelle à la salissure »… Donc, si d’aventure la Mairie vous recommande de « développer davantage d’agilité », comprenez que vous devez nettoyer. Et si l’on vous invite à « adopter une attitude positive et solidaire dans la pratique des loisirs nocturnes », comprenez que vous devez éviter de faire trop de bruit la nuit ou qu’il y a trop de fêtards à Paris !

    Travestir la réalité

    « A coup d’euphémismes et de périphrases, Anne Hidalgo et ses équipes se sont faites une spécialité de travestir la réalité dès qu’elle leur déplaît [1] ».
    On appellera donc « modernisation tarifaire » l’augmentation des taxes et redevances à Paris. On peut de moins en moins circuler en automobile et se garer à Paris ? Ayez donc recours aux « déplacements apaisés » : circulez à pied ou à vélo comme dans la Chine de Mao.

    En novlangue cela passe quand même mieux, non ?

    Orwell à la Mairie de Paris

    Nommer la réalité avec l’objectif qu’on l’oublie… Le groupe Les Républicains du Conseil de Paris nous donne une belle définition de la novlangue. Puisque la novlangue de la Mairie de Paris confirme à l’évidence la pertinence des sinistres prévisions de George Orwell.

    On pensera aussi à la phrase du journaliste Michel Legris dans son étude critique sur le journal Le Monde [2] dénonçant « une tromperie sur le langage et par le langage ». Un décryptage qui lui coûta sa carrière.

    Même s’il est tentant, aujourd’hui, de tirer sur les ambulances – puisque son image de marque se trouve manifestement dépréciée à Paris –  il faut néanmoins reconnaître qu’Anne Hidalgo n’est pas le seul élu à parler novlangue pour tenter de masquer une réalité qui dérange ou qui déplaît aux puissants.

    Tous les politiciens du Système font pareil : très incisifs lorsqu’ils sont dans l’opposition, ils deviennent brusquement adeptes de la novlangue, de la langue de coton et de la langue de bois lorsqu’ils sont élus.
    Car la novlangue est bien, avec l’anglais globish, la langue des oligarchies qui ont pris le pouvoir en Europe. A Paris comme ailleurs.

    Michel Geoffroy 30/05/2018

    [1] Florence Bethoutin 20 Minutes du 18 mai 2018

    [2] Le Monde Tel qu’Il Est ; Plon ; 1976

    Crédit photo : Remi Jouan [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

    https://www.polemia.com/les-republicains-paris-denoncent-novlangue-hidalgo/

  • La parole libérée affole l’Union européenne, par Ivan Rioufol

    salvini_8d616d86de8dfe64cfebe533ae015166189df1fc_field_mise_en_avant_principale_1-600x400.jpg

    L’Union européenne creuse sa tombe. De la même manière que la glasnost avait précipité la chute de l’Union soviétique, la libération de la parole des peuples ébranle la citadelle bruxelloise. La pression exercée par l’UE sur le président italien, Sergio Mattarella, pour qu’il s’oppose au gouvernement choisi par les populistes vainqueurs des élections législatives a toutes les caractéristiques d’un coup de force. Le déni de la démocratie est flagrant, d’autant que Mattarella avait été désigné par l’ancienne majorité du parti démocrate, battue le 4 mars. Le comble de la provocation a été atteint avec la nomination comme président du Conseil de Carlo Cotharelli, ancien membre du FMI.

    Les Italiens, qui ont donné la majorité parlementaire à deux formations antisystème (La Ligue, le Mouvement 5 étoiles) vont donc être dirigés… par ce que le Système peut produire de plus caricatural. La trahison est tellement énorme qu’elle laisse deviner la panique qui s’empare du pouvoir européen. Ceux qui lui reprochaient, notamment sur ce blog, d’être coupé des gens et des nations n’ont plus à démontrer l’accusation. L’Union européenne a déclaré la guerre aux souverainetés nationales. Et Emmanuel Macron a apporté, avec Angela Merkel, son soutien au coup d’Etat légal du président italien. Ce ruissellement de fautes bouscule l’histoire.

    La dérive autoritaire et anti-démocratique de l’UE risque d’accélérer sa chute ou du moins sa refondation. C’est cette pente qu’a imprudemment prise Mattarella : il peut très bien se retrouver demain dans la situation du président français Patrice de Mac Mahon en 1877, sommé par le vainqueur des législatives, Léon Gambetta, de “se soumettre ou se démettre”. Reste cette autre infâmie qui se profile chez les populophobes, qui laissent déjà entendre qu’un néo fascisme se dissimulerait derrière la nouvelle peuplocratie, ce monde de demain que Macron ne veut pas suivre.

    Parce que des manifestations de protestations sont prévues le 2 juin en Italie, des commentateurs veulent y voir un parallèle avec la Marche sur Rome de 1922 organisée par les faisceaux de Mussolini. Or les mouvements souverainistes, qui s’accroissent partout en Europe, sont tout au contraire en demande de démocratie directe, alimentée par les référendums d’initiative populaire et les réseaux sociaux. Le Mouvement 5 étoiles est lui-même l’expression novatrice de ce pouvoir de l’internet, qui permet de soutenir que le roi est nu. Il est peu probable que cette libération de la parole, que cherche à entraver l’UE aussi bien que la macrocrature, se laisse docilement canaliser. Face au camp du rappel à l’ordre, celui de la liberté a tout mon soutien.

    Ivan Rioufol

    Texte daté du 30 mai 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

    https://fr.novopress.info/210988/la-parole-liberee-affole-lunion-europeenne-par-ivan-rioufol/

  • Élément n°172 : la trahison du général de Villiers

  • Vers l’abrogation de l’avortement aux Etats-Unis ?

    6a00d83451619c69e20223c84f2eb4200c-250wi.jpgDe Vivien Hoch sur Dreuz :

    "Le Président Donald J. Trump en personne a tenu ces propos, lors du grand gala d’une des plus grandes organisations pro-vie des USA, la Susan B. Anthony List :

    «Pour la première fois depuis Roe v. Wade l’Amérique a un président pro-vie, un vice-président pro-vie, une Chambre des représentants pro-vie et des législatures républicaines pro-vie dans 25 Etats».

    Auparavant, en 2017, il avait pris la parole à la March for life par un message enregistré. A celle de janvier 2018, il avait carrément organisé une prise de parole en direct depuis les jardins de la Maison-Blanche. C’est sans équivalent dans l’histoire des Etats-Unis. Les précédents présidents républicains – donc élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias.

    Roe vs. Wade est l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a autorisé les Etats à pratiquer l’avortement. Prononcé en 1973, ce célèbre jugement a été suivi par des lois analogues dans de très nombreux pays, dont la France en 1975. Roe vs Wade a été l’ouverture de la boîte de Pandore dans tout l’Occident : le leader du monde libre dépénalise la mise à mort de ses propres enfants, le reste du monde libre suit, comme il a suivi sur de nombreux sujets, les meilleurs et les plus mauvais.

    Mais aujourd’hui la donne a changé. Une tempête civilisationnelle est en cours. Des décennies de mauvais conservatisme, de déconstruction et de folie nihiliste sont en train d’être balayées par une révolution. Cette révolution, c’est Trump.

    «Le Président le plus pro-vie de l’histoire des États-Unis»

    C’est le calme et mesuré Vice-Président des Etats-Unis Mike Pence qui fait cette déclaration, lui-même pro-vie reconnu depuis des années. Ce n’est pas le seul dans l’administration Trump :

    • le secrétaire d’Etat Mike Pompeo,
    • l’ambassadrice des USA à l’ONU, Niki Halley,
    • la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders,
    • le ministre Ben Carson, et de très nombreux autres.

    Ne vous y trompez pas : quoique les organisations pro-vie soient fortes aux USA, le combat contre la culture de mort, relayée par la gauche, les médias et le show-bizness est tout aussi terrible. Le Planning familial y est puissant – un grand donateur des campagnes démocrates ; la bien-pensance y est écrasante, et on ne manque pas de voir des jeunes femmes aux cheveux colorés faire la propagande de l’avortement dans les médias ; la censure aussi, qui touche les réseaux sociaux des organisations pro-vie comme Live Actionde Lila Rose.

    Dans ce contexte, être pro-vie est tout aussi compliqué qu’en France. On fait face à la même haine, au même gauchisme culturel. Sauf que les Américains, fidèles à leur tradition de liberté, à leur indépendance et à leur courage, ont pu former des cercles très fort pour maintenir le débat sur la mort des enfants à naître. Contrairement à la France, qui n’a même plus le droit de parler d’avortement, sauf en bien.

    Beaucoup étaient sceptiques sur la réelle volonté pro-vie de Donald Trump. Une fois de plus, il les surprend.

    Quelles mesures concrètes ?

    • Il a restreint le financement des ONG pro-avortement dans le monde,
    • Il a arrêté le financement des programmes pro-avortement de l’ONU,
    • Il est en train de supprimer le système socialiste de remboursement des soins de santé, l’Obamacare, qui permettait de financer très largement les avortements.
    • L’organisation Opération Rescue a annoncé que Donald Trump était le lauréat du Prix de la personnalité pro-vie de l’année 2017.
    • Le Département de la Justice de l’administration Trump a lancé une enquête officielle sur le trafic d’embryons par Planned Parenthood.
    • Il a activement soutenu les Etats qui tentent d’interdire l’avortement eugéniste des handicapés, comme dans l’Ohio, notamment les personnes trisomiques,
    • Il a activement soutenu la législation pro-vie, telle que la Loi sur la protection des enfants à naître,
    • Il a supprimé le financement public du géant de l’avortement Planned Parenthood,
    • Et, surtout, ce qui est le plus craint des forces nihilistes, Donald Trump a arraché la nomination du juge Neil Gorsuch, conservateur et pro-vie, à la Cour suprême des États-Unis.

    J’insiste sur ce dernier point. C’est cette nomination à la Cour suprême – et la possible à venir durant le mandat de Trump – qui peut faire basculer la décision tabou Roe vs. Wade. D’où l’importance des élections de mi-mandat :

    «Nous savons tous ce que signifierait une majorité démocrate, en particulier, pour les gens dans cette salle, pour la Cour suprême», a dit Donald Trump. Les États-Unis sont à un seul juge de pouvoir revenir sur l’avortement. Ce juge, c’est le traître Kennedy, catholique, nommé comme conservateur, mais qui a toujours pris le parti de la gauche sur les questions de civilisation. Le 28 avril, le New York Times publie une véritable prière : «Juge Kennedy, restez, s’il vous plaît, l’Amérique a besoin de vous».

    C’est dire qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Avec l’ISSEP, Marion Maréchal veut lutter contre l’héritage soixante-huitard

    Marion-Maréchal-Le-Pen-2-600x398.jpg

     FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
    Une semaine après l’annonce du lancement de l’Institut des Sciences sociales, économiques et politiques, Marion Maréchal précise ses intentions dans un entretien accordé au journal « Présent ». 50 ans après les événements de Mai 68, l’ancien député frontiste entend investir le champ de l’éducation.

    Alors qu’un classement BVA place Marion Maréchal 3ème dans le classement des personnalités politiques que les Français souhaitent le plus voir jouer un rôle à l’avenir, celle-ci s’immisce dans le combat culturel.

    Pour l’ex-élue du Vaucluse, les élections ne sont pas l’unique moyen pour servir la France. Elle souligne l’enjeu vital du combat culturel et éducatif. Particulièrement dans l’éducation supérieure, ravagée par le conformisme et l’égalitarisme et formant des élites dociles à la globalisation.

    Cette école a vocation à mettre en relation les bonnes intelligences qui partagent son projet pédagogique et ses valeurs.

    En quoi consistera le cursus proposé par l’ISSEP ?

    L’enseignement sera structuré afin de combiner les savoirs de l’entreprise et des affaires publiques. L’objectif est l’émergence d’une nouvelle génération de meneurs politiques et économiques au service de la France.

    Les diplômés de licence pourront suivre un magistère de deux ans, à l’issue duquel sera remis un diplôme d’école et un titre certifié bac+5 reconnu par l’État. A côté, une formation continue de 10 mois sans critère de diplôme sera proposée.

    C’est donc une stratégie à long terme que va déployer Marion Maréchal.

    Actant la fin du « délire soixante-huitard » et profitant de la prise de conscience général de la faillite du système éducatif, Marion Maréchal est persuadée de la nécessité d’une telle école. Elle entend redonner du sens au monde économique et de la performance au monde politique.

    Pour plus d’information et notamment sur le corps professoral, rendez-vous sur le site officiel : ISSEP.fr.

    https://fr.novopress.info/210977/avec-lissep-marion-marechal-veut-lutter-contre-lheritage-soixante-huitard/

  • Mai 68 • LʼEmpire U.S. contre-attaque [6]

    1306286032.jpg

    Par Rémi Hugues 

    Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

    Les mouvements gauchistes, pourtant dʼinspiration marxiste, étaient infiltrés par des personnes agissant à la solde des Américains. Le cas le plus emblématique étant celui de la « lambertiste » O.C.I., lʼune des trois factions du trotskisme français, avec le   « franckisme » et le « pablisme ».

    Le terme « pablisme » vient de Pablo, le pseudonyme de Michel Raptis. Son « mouvement » Voix ouvrière était lʼhéritier dʼune organisation fondée au début de la Seconde Guerre mondiale par des militants trotskistes, dont de nombreux juifs roumains. Au moment de sa réorganisation, dans les années 50, beaucoup de ses militants avaient été dʼanciens membres des jeunesses socialistes sionistes, essentiellement issus du Hashomer Hatsaïr. Après sa dissolution et sa réorganisation consécutive aux événements de Mai 68, il prit le nom de Lutte ouvrière »[1] (L.O.), parti que le grand public connaît à travers la figure dʼArlette Laguiller, première femme à sʼêtre présentée à une élection présidentielle. Le rôle des « pablistes » a été mineur en Mai 68, mouvement quʼà la base ils rejetèrent car, selon leur point de vue, dʼessence étudiante et petite-bourgeoise.

    Au contraire des « franckistes », qui participèrent pleinement au lancement de la révolte. Lors de lʼattaque de lʼAmerican Express, rue Auber, le 21 mars, est présent parmi le commando le responsable du service dʼordre de la J.C.R., Xavier Langlade. Le lendemain est fondé le Mouvement-du-22-mars à Nanterre. « Des anars, des lecteurs assidus des situationnistes, des trotsko-guévaristes de la JCR, des anarcho-communistes, des libertaires »[2] forment le gros des troupes. Ce nʼest pas un parti politique mais « une mouvance, un creuset, sans programme, sans héirarchie officielle, sans dirigeants élus. »[3] Daniel Bensaïd, un « toulousain volubile, normalien de Saint-Cloud et philosophe à Nanterre, représente la JCR au sein du 22-Mars. »[4]

    Le 3 mai C.R.S. et étudiants sʼaffrontent autour de la Sorbonne. On y retrouve des militants J.C.R., qui font partie des milliers dʼenragés qui se mesurent aux gardiens de la paix. « La plupart des leaders arrêtés dans la cour de la Sorbonne ont été conduits au commissariat qui occupe les sous-sols de lʼOpéra. Bouclés dans des cages grillagées, ils ont tout loisir dʼanalyser la conjoncture. Sauvageot découvre Cohn-Bendit, quʼil ne connaît guère, et entame avec lui une longue conversation. En aparté, Alain Krivine et Henri Weber, les dirigeants de la JCR, planifient les mobilisations futures. […] Le pouvoir vient dʼoffrir aux révolutionnaires sans révolution une chance inespérée, inouïe. »[5] Durant « cette nuit du 3 au 4 mai se met en place un état-major, un cartel qui parle désormais au nom du ʽʽmouvementʼʼ »[6] : y appartiennent le S.N.ESup (un syndicat dʼenseignants représenté par Alain Geismar), lʼU.N.E.F., le 22-Mars, et une seule formation véritablement politique, avec un programme précis, une idéologie définie et une structure hiérarchique, la J.C.R.

    Ce courant du trotskisme est désigné par le vocable « franckisme » car il a pour fondateur Pierre Franck (1905-1971), membre de la direction de lʼInternationale trotskiste, la IVème Internationale, qui est né dans « une famille juive […] de Vilna »[7].

    Comme pour la « pabliste » Voix Ouvrière, son mouvement comprend un « grand nombre de militants dʼorigine juive. »[8] Ils sont généralement issus du socialisme sioniste plutôt que du socialisme juif, ou Bund. « Certains militants ont dʼabord appartenu à une organisation sioniste socialiste, lʼHachomer Hatzaïr, avant de rejoindre la Ligue. Cʼest le cas dʼH. Weber, inscrit à cette organisation par ses parents dès lʼâge de 9 ans. »[9] Cʼest pourquoi ils entretiennent des liens privilégiés avec lʼun des alliés les plus proches des États-Unis, si ce nʼest le plus proche, si lʼon en croit Wladimir Rabi, qui insiste, concernant les États-Unis, sur « la puissance de lʼestablishment et le lobby juif »[10], et comme en atteste cette conversation tenue entre de Gaulle et Nixon en 1969 :

    Le président américain tient surtout à apporter une précision à son homologue français : ʽʽÀ propos dʼIsraël, je voudrais vous éclairer sur deux aspects. Dʼabord il y en a qui pensent quʼaucun président des États-Unis ne peut prendre une décision quelconque au sujet dʼIsraël sans tenir compte du vote juif. Ce nʼest pas mon cas.ʼʼ

    Je le sais, lʼinterrompit le Général. »[11]

    Au sein du trotskisme franckiste, « les rapports de certains militants à lʼÉtat dʼIsraël sont étroits. Ainsi, R. Prager, après avoir été déchu de la nationalité française au début de lʼannée 1950, pour avoir déserté en 1939, sʼinstalle en Israël, de mars 1950 à décembre 1952. […] De même, des militants israéliens dʼextrême gauche prennent contact avec la JCR en 1966. »[12]

    Ce qui fera dire à Michel Warschawski[13] que grâce au canal trotskiste « les idées de Mai 68 circulaient jusque dans les banlieues dʼHaïfa »[14].

    La J.C.R est créée par « deux ou trois cents militants »[15] après lʼélection présidentielle de 1965, durant laquelle Alain Krivine et ses amis ne soutiennent pas François Mitterrand, candidat unique de la gauche et notamment du P.C.F. « Elle recrute des néophytes épris de communisme originel, épouvantés par lʼhorreur stalinienne. Ils ne sʼaperçoivent pas que les ronds-de-cuir de la IVèmeInternationale leur débitent en tranches le Talmud trotskiste. »[16] Cette organisation transnationale, dont les ramifications vont de New York jusquʼà Amsterdam et Bruxelles en passant par Londres, semble être de mèche avec ceux qui en veulent à de Gaulle, et qui pour lʼaffaiblir tentent dʼinsuffler un esprit de révolte parmi les étudiants français afin que se levât une mouvement massif de contestation.

    Sinon pourquoi Pierre Franck fut-il capable de prophétiser Mai 68 ? Comment pouvait-il deviner lʼimminence de lʼirruption de la crise ? Une source indique quʼil était persuadé que des émeutes, des grèves et des manifestations – un nouveau « 36 », en plus grand – se produiraient : « Seul Pierre Franck, le grand-papa des trotskistes de la JCR, sʼobstine à répéter que quelque chose dʼénorme se prépare, que ce sera plus important quʼen 1936. Il a même bousculé ses horaires de repas – un comble ! Irrespectueusement, Krivine se dit que le Vieux déconne. »[17]  (Dossier à suivre)   

    [1]Yaïr Auron, Les juifs dʼextrême-gauche en mai 68, Paris, Albin Michel, 1998, p. 270.

    [2]Hervé Hamon, Patrick Rotman, op. cit., p. 431.

    [3]Idem.

    [4]Ibid., p. 432.

    [5]Ibid., p. 456.

    [6]Ibid., P. 459.

    [7]Jean-Paul Salles, La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981). Instrument du Grand Soir ou lieu dʼapprentissage, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, p. 307.

    [8]Ibid., p. 307.

    [9]Ibid., p. 308.

    [10]Wladimir Rabi, « LʼEstablishment juif. Structures et idéologie », Catalogue pour des juifs de maintenant, n° 38, septembre 1979.

    [11]Vincent Nouzille, op. cit., p. 235.

    [12]Jean-Paul Salles, op. cit., p. 310.

    [13]Lui, le « fils du grand rabbin de Strasbourg, ayant réalisé son aliya avant 1968 et militant antisioniste, tout en expliquant le rôle quʼont eu les militants trotskystes dʼIsraël dans son évolution intellectuelle, insiste sur lʼimportance des liens étroits entretenus notamment avec la JCR », ibid., p. 310.

    [14]Idem.

    [15]Hervé Hamon, Patrick Rotman, op. cit., p. 302.

    [16]Idem.

    [17]Ibid., p. 508. 

    L'ouvrage de l'auteur ...

    (Cliquer sur l'image)

    Couverture_livreM68.png

    Retrouvez les articles de cette série en cliquant sur le lien suivant ... 

    Dossier spécial Mai 68

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Marseille, mercredi 6 juin : une conférence à laquelle il est important d'assister

    2311852247.jpg

    LIEU HABITUEL DE NOS CONFERENCES

    CONTACT :  provence@actionfrancaise.net

  • MAI 68 : 50 ANS APRÈS, LA RÉVOLTE DE LA GÉNÉRATION SACRIFIÉE

    33425650_10216020970978421_7355040024481497088_n.jpg

    Vincent Vauclin à l'émission Synthèse avec Roland Hélie sur Radio Libertés la semaine dernière

    Vincent Vauclin

    Président de la Dissidence française

    Cinquante ans après, les utopies hallucinées de Mai 68 se dissipent et dévoilent le terrible visage du totalitarisme idéologique façonné par leurs subversions successives. Aux slogans juvéniles et rebelles lancés à la face d’une France hébétée, ont succédé les incantations autoritaires d’un individualisme forcené et d’un mondialisme béat. Le basculement de Mai 68 fut le catalyseur de l’ultime mutation du monde moderne qui accoucha du libéralisme-libertaire qui préside aujourd’hui aux destinées du monde occidental et précipite l’effacement de tout ce qui, des siècles durant, constitua l’architecture sociale, politique et traditionnelle des nations européennes. Ce processus d’érosion méthodique des structures fondamentales de notre civilisation semble aujourd’hui entrer dans sa phase terminale, où des minorités bruyantes rivalisent d’ingéniosité pour repousser au-delà de l’imaginable les limites de l’entendement.

    La profanation systématique des sanctuaires les plus élémentaires de la civilisation est devenue une injonction quotidienne à l’encontre de laquelle la plupart des partis politiques, quand ils n’en sont pas ouvertement complices, se refusent à émettre la moindre critique, terrorisés qu’ils sont par cette nouvelle inquisition médiatique qui déverse à longueur d’antenne les commandements de sa doxa hégémonique et hors-sol. Épicentre de cette pensée unique, la “lutte contre les discriminations” est devenue l’incantation totémique, et jamais questionnée, qui justifie toutes les offensives et autorise tous les outrages. Ce qui demeure doit être souillé, ce qui résiste doit plier, et pas une citadelle de l’ordre ancien ne doit échapper à la corruption et au nivellement de l’égalité républicaine. Ainsi en est-il des institutions, de la famille, de la nationalité, du langage même. Car du “mariage pour tous” à la gestation pour autrui, de la théorie du genre à l’écriture inclusive, de l’ouverture des frontières au droit du sol, de la repentance au multiculturalisme, c’est bien une même trame qui se noue et enchaîne les nations européennes acculées aux fers de la déraison.

    Mais les chimères ont vécu et les générations passent. La caste vieillissante des idéologues soixante-huitards ne peut pas grand chose contre l’inévitable ressac des eaux furieuses de la vitalité européenne. Une nouvelle génération émerge, qui n’a connu ni les affres de la guerre ni l’insouciance des Trente Glorieuses, et chez qui les incantations moralistes des prescripteurs mondains ne rencontrent qu’un écho désabusé. Première victime de la mondialisation, du multiculturalisme et de la faillite républicaine, une part croissante de la jeunesse d’aujourd’hui crève d’impatience de clore cette parenthèse désastreuse qui, en multipliant les coups toujours plus rudes contre les forces morales de nos nations, l’a mené au déclassement et à l’effacement. Aussi le terme de révolution conservatrice n’est pas trop fort pour qualifier le mouvement d’une génération qui ne tardera pas à balayer les illusions du progrès et son cortège d’infamies, pour peu qu’elle parvienne à la fois à s’organiser en avant-gardes opératives et à formaliser une nouvelle vision du monde, au carrefour de son héritage millénaire et de ses espérances renouvelées. Ce n’est qu’à ces conditions que la reconquête pourra cesser de n’être qu’un mot d’ordre d’agitation médiatique pour s’incarner dans une réalité sensible et esquisser les contours du monde à venir.

    L’enjeu aujourd’hui est donc celui de l’organisation d’une forme nouvelle d’aristocratie militante, fer de lance de cette nouvelle génération dont la nécessaire radicalité brusquera le conformisme ambiant de la société liquide pour y opposer la puissance évocatrice et enthousiasmante de nouveaux mythes mobilisateurs comme pourrait l’être l’idée impériale européenne. Loin d’être démonétisée, poussiéreuse et obsolète – comme l’est, par exemple, l’idée royaliste – l’idée d’une Europe-puissance héritière de la tradition gibeline, érigée sur les ruines de la technocratie bruxelloise en s’appuyant sur les principes de subsidiarité et de concentricité pour sanctuariser sans les nier les identités nationales et régionales, et réconciliant tradition et modernité pour forger une alternative conquérante et enracinée à l’occidentalisation nihiliste et décadente du monde, cette idée impériale européenne est non seulement fidèle à une tradition historique millénaire mais elle est surtout d’une actualité et d’une nécessité brûlante. Quelle autre force digne de ce nom pourrait en effet résister à la puissance hégémonique des multinationales et des tendances centrifuges du libéralisme planétaire et de la thalassocratie marchande ? Assurément, l’échelon national se trouve de facto dépassé à un tel degré de lecture, et soutenir l’inverse relève au mieux de l’aveuglement le plus naïf, au pire d’un passéisme incapacitant et arriéré.

    Un demi-siècle après l’épisode de subversion majeur que fut Mai 68, le slogan des nationalistes d’alors « Europe, Jeunesse, Révolution » résonne aujourd’hui comme un défi lancé à notre génération, à rebours des dissipations individualistes et auquel nous ne pouvons nous dérober : celui de réaliser cette communauté de destin capable de se projeter en avant, non simplement par des slogans abstraits ou des conférences hermétiques, mais bien plutôt dans un élan commun et fédérateur pour brusquer l’Histoire, forger une espérance nouvelle et doter notre génération d’une avant-garde formée, disciplinée et aguerrie, d’une communauté d’idées et d’action à la hauteur des enjeux et capable de s’extraire des schémas qui lui sont imposés pour se rassembler autour d’un mot d’ordre : l’Europe contre l’Occident.

    Source EurHope cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/