l'information nationaliste - Page 5357
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[Toulouse] Fascisme et nationalisme intégral : entre malentendus et confusions
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ÉCOLOGIE : REPRENDRE LE POUVOIR DÈS AUJOURD'HUI !
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SUPPRESSION DES PENSIONS DE RÉVERSION : BIENTÔT LES VEUVES. À QUAND, LES ORPHELINS ?

Jusqu’où iront-ils ? C’est la question que l’on peut se poser lorsqu’on observe les ballons lancés en l’air pour tester la capacité d’encaissement – d’aucuns diront de soumission – des Français. Le dernier de ces ballons, après les propos démagogiques du Président sur les aides sociales, c’est celui sur les pensions de réversion. Dans un document de travail du Haut-Commissariat à la réforme des retraites, la question de leur maintien est désormais posée : « Compte tenu des évolutions en matière de taux d’emploi des femmes et de conjugalité, doit-on maintenir des pensions de réversion ? » Et poser la question dans ce genre de document, c’est déjà donner la réponse. Du moins dans les cerveaux, probablement énarques, des rédacteurs. On appréciera les attendus sociaux, voire sociétaux…
Il est vrai qu’en 2014, selon une étude de Milan Bouchet-Valat parue en 2016 dans la revue Économie et Statistique, le taux d’emploi des femmes en couple, âgées de 30 à 59 ans, était de 78 %, contre 51 % en 1982. Globalement, toutes les catégories sociales sont concernées par cette évolution. La contribution des femmes qui travaillent aux revenus des ménages a aussi augmenté : 27 % en 1982, 38 % en 2014. On est loin du 50-50. Bouchet-Valat estimait dans son étude qu’il serait atteint vers 2045. Demain, me direz-vous. Notez, tout de même, qu’un responsable de Force ouvrière, en charge du dossier des retraites, est moins optimiste et déclarait cette semaine : « Au rythme actuel, on parviendra à l’égalité salariale en 2132, autrement dit les pensions ne seront égalitaires qu’à partir de 2175 ! »
Est-ce à dire qu’à terme, on aura résolu ce « petit problème technique » que l’humanité traîne depuis ses origines comme un boulet ? Qu’il faut, en gros, neuf mois de gestation à une femme pour donner naissance à un enfant. Que reprendre son activité professionnelle, au lendemain de son accouchement, pimpante et pomponnée sur ses talons de 15 comme Rachida Dati ou la duchesse de Cambridge, demande un minimum de logistique qui n’est pas à la portée de tout le monde. Bref, à moins d’obliger les femmes à confier la gestation et la période de sevrage de leurs enfants à des professionnelles agrées, on ne voit pas comment l’on pourra empêcher cette interruption minimale dans leur carrière professionnelle. Mais, au fond, c’est peut-être l’idée qui sous-tend dans cette suggestion de supprimer les pensions de réversion. Au nom (on l’aura noté) des évolutions sociétales : « Évolution en matière… de conjugalité », dit ce rapport.
Femmes, vous ne remercierez jamais assez les féministes ! Car si, demain, l’on venait à supprimer les pensions de réversion, ce serait un peu beaucoup au nom de l’égalité femmes-hommes, non ? Or, pour de longues décennies encore, le système des pensions de réversion profitera en grande majorité aux femmes. Pour les raisons exposées plus haut et aussi parce qu’elles vivent plus longtemps que les hommes. La misère au nom de l’égalité, on ne nous l’avait pas encore faite, celle-là.
Derrière cette suggestion odieuse qui, à l’évidence, frapperait en tout premier lieu les ménages – le vilain mot ! – les plus modestes se cache le projet « civilisationnel » porté par Emmanuel Macronet La République en marche. Les solidarités naturelles, et en tout premier lieu la famille traditionnelle, doivent disparaître. Cette proposition de supprimer les pensions de réversion, qui certes ne vient pas de l’Élysée – mais l’ombre de l’ami Jean-Paul Delevoye n’est sans doute pas loin -, mettra-t-elle enfin un terme à cette fascination curieuse pour Emmanuel Macron chez certains hommes politiques authentiquement de droite, et surtout chez les Français attachés aux valeurs fondamentales de notre civilisation ?
http://www.bvoltaire.fr/suppression-pensions-de-reversion-bientot-veuves-a-orphelins/
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David contre Goliath
Hypocrisie politiquement correcte, féminisme hygiéniste quand tu nous tiens! Gretchen Carlson, la présidente du conseil d’administration de Miss America, a annoncé qu’elle avait pris conscience de la nouvelle ère de progrès qui s’est ouverte après la libération de la parole qui a suivi l’affaire Weinstein, la mise en branle de l’opération #metoo (dont l’ex Miss Gretchen Carlson est une figure de proue). Sa déclinaison française sur les réseaux sociaux, le hashtag de délation balance ton porc, a suscité enthousiasme et débat dans les rédactions, au sein du microcosme politico-médiatique, mais n’a pas généré outre mesure l’intérêt et l’empathie des Français(es). Mais dans cette Amérique terre de contrastes, à la fois leader de l’industrie pornographique et Mecque du puritanisme quaker, Mme Carlson a expliqué que pour lutter contre les stéréotypes sexistes, les organisateurs du concours désignant Miss America ont décidé de supprimer la présentation des candidates en bikini et en robe du soir. « Nous ne sommes plus un concours de beauté, nous sommes une compétition » a-t-elle déclaré à l’adresse des hétéros mal dégrossis, de tous les pitoyables primates mâles qui ont le mauvais goût de ne pas regarder en premier lieu le néocortex des jolies femmes qu’ils peuvent croiser. Exit donc le bikini et la robe de princesse qui sont remplacés à précisé Mme Carlson par une discussion philosophique (sic) avec le jury et la présentation d’un projet humanitaire (sic) . On a hâte de voir ça et de consulter les prochaines courbes (d’audience). Il est vraiment dommage que Les Inconnus ne fassent plus de sketchs…Pas de sketch, ni d’hypocrisie pour notre ami Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue, vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement italien. Il expliquait samedi dernier lors de sa visite d’un centre de rétention pour migrants situé prés du port de Pozzallo, dans le sud de la Sicile, que les immigrés clandestins devaient se préparer à faire leur valise pour quitter l’Italie. Propos qui ont ravi la majorité de nos voisins transalpins qui, comme une symbole de cette renaissance italienne qu’ils appellent de leurs vœux, ont vu leur compatriote (sicilien) , le joueur de tennis Marco Cecchinato parvenir à se qualifier pour la demi-finale face à une légende (le très sympathique) Novak Djokovic lors du tournoi de Roland Garros.
Une victoire de David contre Goliath qui en fait espérer d’autres face au monstre euromondialiste, et sur des terrains autrement plus ardus, dans une compétition aux règles bien plus tordues et opaques . La machine Ligue/M5S se met en tout cas en branle: l’Afp relatait que le Premier ministre « Giuseppe Conte, a obtenu le 5 juin au soir la confiance du Sénat devant lequel il a défendu la politique populiste qu’il entend désormais mener : lutte contre le business de l’immigration, relance de la croissance et ouverture avec la Russie. » Changement d’époque? Un de nos camarades, ancien du MSI aujourd’hui rallié à la Ligue dont il est un des cadres politiques , nous rappelait qu’il fut un temps, pas si éloigné, ou l’on disait que quatre forces se partageait le pouvoir en Italie : le Vatican, la Mafia la démocratie-chrétienne et la CIA. Pour ce qui est des deux dernières c’est peut-être déjà aujourd’hui moins sûr… wait and see!
Ce qui est en tout cas certain ce que les relations internationales sont toujours compliquées, même (surtout?) entre « alliés ». La semaine dernière, la chaîne CNN évoquait un coup de téléphone d‘Emmanuel Macron à Donald Trump qui a donné lieu à un échange « mauvais, terrible » entre les deux présidents. M. Macron a expliqué plusieurs fois depuis le début de son mandat que ses relations détendues avec M. Trump ne l’empêchait pas de faire entendre ses désaccords. Les Français ont surtout retenu que ces deux «amis»-là avaient multiplié devant les caméras les papouilles, les signes de complicités lors de la visite du chef d’Etat français à Washington au mois d’avril. Et je t’embrasse sur les deux joues à la française, et je te prend par la main , et je plante un chêne dans le jardin de la Maison Blanche, et j’essuie d’un geste protecteur et dominateur les pellicules sur tes épaules de petit français négligé…Pas très jupitérien tout cela…L’objet du courroux de M Trump rapporté par CNN aurait été la prétention de M. Macron d’infléchir sa décision (protectionniste) d’imposer de nouveaux tarifs sur l’acier et l’aluminium en Europe, au Mexique et au Canada. Il n’est pas précisé si les deux hommes ont évoqué aussi l’intransigeance yankee dans le dossier iranien qui était lui au menu mardi des discussions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la cadre de sa tournée européenne pour rallier les Européens à sacroisade contre Téhéran.Voilà un sujet de discorde officiellement très prégnant entre Paris et Washington. Nous l’avons dit, les très lourdes sanctions décrétés par l’Oncle Sam contre l’Iran sont scandaleuses et contre-productives. Elles pénalisent non seulement très fortement les entreprises françaises, mais menacent plus fortement encore la paix dans une région du monde déjà très éprouvée par la folle politique américaine (voir ici, ici ou encore ici), qui impacte aussi directement les pays européens.La capacité de résistance de nos gouvernants doit aussi être jaugée à l’aune de leur soumission aux diktats juridiques de l’empire. En vertu du principe d’extraterritorialité, le droit américain permet ainsi à Washington d’intimider, de terroriser, de rançonner des entreprises étrangères pour des activités commerciales commises hors du territoire des Etats-Unis, pour peu que lesdites entreprises aient un lien avec les États-Unis….le simple fait de faire des transactions en dollars établissant ce lien! -voir à ce sujet l’ article très complet de Jean-Michel Quatrepoint dans Le Monde DiplomatiqueCertes, l’Amérique n’a pas attendu Donald Trump, très loin s’en faut, pour défendre bec et ongles ses positions hégémoniques, et ceux qui disent qu’à sa place une Hillary Clinton adoubée par les cénacles progressistes et l‘Etat profond états-uniens aurait été une partenaire plus fiable et conciliante sont des naïfs ou des menteurs. Bruno Gollnisch l’a souvent dit, il ne s’agit pas de reprocher aux dirigeants de l’Amérique de défendre leurs intérêts mais de regretter que nous défendions si mal ou si mollement les nôtres. -
Allemagne : la question migratoire continue d’affaiblir la majorité d’Angela Merkel

En Allemagne, la question migratoire fait tanguer la majorité d’Angela Merkel.
Issu de l’aile droite de la coalition, le ministre de l’Intérieur est entré en rébellion : il exige plus de fermeté aux frontières. Or, dimanche, Angela Merkel a mis son veto à un projet de refonte de la politique d’asile.
La chancelière veut d’abord consulter ses partenaires européens avant de prendre une décision…
Mais le parti bavarois de la CSU s’est déclaré prêt passer outre la décision d’Angela Merkel provoquant une vraie crise politique.
Markus Söder, Ministre-président de la Bavière, a ainsi déclaré :
Pendant trop longtemps, nous nous sommes précipités de compromis en compromis sur la question de la politique des réfugiés, sans prendre de décisions fondamentales et claires. Nous devons reprendre le contrôle de la situation en Allemagne.
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François Fillon avait rendu ses costumes. Emmanuel Macron ne rendra pas le pouvoir
De Constance Prazel sur Liberté Politique :
"Depuis quelques jours la justice française a eu une drôle d’idée : s’intéresser d’un peu plus près aux comptes de campagne d’Emmanuel Macron. Mieux vaut tard que jamais, alors que tout au long de la campagne, des signaux d’alerte auraient dû faire réagir la très sérieuse, impartiale et intouchable Commission des Comptes de campagne. N’avait-elle pas épinglé et invalidé les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ?Surveiller les comptes d’Emmanuel Macron, drôle d’idée, effectivement. Des irrégularités ? Quelles irrégularités ? Avec un angélisme tout à fait stupéfiant, ou plutôt, cet extraordinaire toupet que donne la bonne conscience politiquement correcte, les équipes du président estiment qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Les ristournes et tarifs mirobolants obtenus par En Marche seraient tout simplement le produit d’une exceptionnelle capacité à négocier, nous explique sans vergogne Christophe Castaner. Libération donne les chiffres : « à La Bellevilloise, en mai 2017, l’association de campagne d’Emmanuel Macron réservait une soirée pour un coût de 1 200 euros. Deux mois plus tôt, son rival Benoît Hamon déboursait pourtant 4 838,40 euros pour pouvoir louer la salle. » Le théâtre Bobino, quant à lui, était loué avec un rabais de 70 % : de quoi faire pâlir nombre d’organisateurs de manifestations qui peinent à boucler leur budget.
On se demande pourquoi le gouvernement ne met pas ces compétences formidables un peu plus au service des négociations avec la SNCF, par exemple, ou avec nos partenaires économiques, afin d’obtenir quelques contrats permettant, pourquoi pas, de créer quelques emplois. Peut-être qu’en diplomatie, elles feraient aussi des merveilles, et conduiraient en un clin d’œil à se réconcilier Corée du Sud et Corée du Nord ?
Capacité de négocier, ou pas, il n’en reste pas moins que ces faveurs sont illégales et dans un semblant d’Etat de droit, réprimées par la loi. Mais la loi en France s’apparente de plus en plus au fait du prince, et les enquêtes progressent - ou non – selon les besoins politiques des puissants. On attend toujours la réaction du Parquet national financier, qui ne vient pas. C’est plus qu’un « sentiment d’impunité », cela s’appelle tout simplement de l’injustice.
Il y a quelques mois, on pendait François Fillon pour beaucoup moins que cela. Après le déchaînement de la horde médiatique, il avait fini par rendre ses costumes. Mais il y a fort à craindre, malheureusement, qu’Emmanuel Macron, lui, dans ces circonstances, ne rende pas le pouvoir tout de suite !"
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En Europe, un axe contre l’immigration illégale

EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, a annoncé mercredi 13 juin dernier la création d’un « axe » entre les ministres de l’intérieur autrichien, italien et allemand pour lutter contre l’immigration illégale.Alors que sa présidence à l’Union Européenne débute le 1er juillet, le chancelier autrichien a fait de la lutte contre l’immigration illégale le fer de lance de sa politique, ce que partage les ministres italien et allemand.
Cet axe s’oppose clairement à la politique migratoire de la chancelière allemande Angela Merkel. Kurz précise : « je pense qu’il est important de ne pas attendre la catastrophe, comme en 2015, mais d’agir […] à temps ».
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Médine au Bataclan, la faille se creuse

Par Gabrielle Cluzel
Redisons-le : les excellentes chroniques qu'elle publie régulièrement dans Boulevard Voltaire - telle celle-ci qui date d'hier, font décidément de Gabrielle Cluzel l'un des excellents auteurs et journalistes de sa génération. Il faudra suivre ses publications avec attention comme nous en suivons et reprenons quelques autres avec cet esprit d'ouverture et de dialogue que Lafautearousseau pratique avec profit.
Rappelons pour ceux qui l'ignoreraient que Gabrielle Cluzel participe - d'ailleurs toujours brillamment - à certains de nos colloques et conférences, dont quelques unes sont les siennes propres. LFAR
L’affaire « Médine » ressemble à s’y méprendre, dans son déroulé, à toutes celles du même registre qui l’ont précédée – qu’elles aient nom de Black M, Mehdi Meklat, Mennel, Maryam Pougetoux…
Une fois de plus, la presse dite « mainstream » est à la remorque de la presse alternative. Elle court derrière, essoufflée, tente de raccrocher le wagon, en notable installé et ventripotent qui peine à rattraper la jeunesse – certes sans le sou mais svelte et rapide comme une gazelle. Au bon vieux temps de l’entre-soi, un 11 juin comme celui-ci, on se serait exclusivement concentré sur le nième succès de Nadal à Roland-Garros en dissertant à l’infini sur la beauté de son revers. Mais voilà, o tempora, o mores, il faut à présent compter avec les braconneurs de l’information, les manants du Web qui ont l’outrecuidance de venir chasser sur les prés carrés et, en plus, d’y lever des lièvres. Puisqu’il n’y a pas moyen d’y couper, on évoque donc, en ce lundi matin, la vague d’indignation suscitée par « Médine au Bataclan » qui monte sur les réseaux sociaux depuis 48 heures.
Non contents d’avoir pris le train en marche, d’aucuns voudraient bien aussi ralentir la locomotive, voire couper le moteur. Ainsi lit-on ici (actu.orange) que le rappeur Médine « avait tenu par le passé des propos engagés et polémiques » (sic). Certes. « Crucifions les laïcards comme à Golgotha », c’est assez « engagé et polémique ». Comme il est plutôt peu consensuel d’exhiber sur son torse l’inscription « Jihad », en couverture d’un album du même nom, avec – détail raffiné – un sabre étincelant en lieu et place du J.
Après l’euphémisation vient la justification : Le Huffington Post a exhumé un entretien des Inrocks de 2015 censé river leur clou aux protestataires, ces benêts qui prennent tout au pied de la lettre : « J’ai toujours utilisé la provocation comme un piège positif. L’idée est d’amener les gens par la provocation », confie celui qui chante aussi « J’mets des fatwas sur la tête des cons ». Et voilà, tout est clair. Cette théorie du « piège positif » est extrêmement limpide. C’est d’ailleurs, sans doute, la méthode de Dieudonné pour lutter contre l’antisémitisme, une cause qui, comme chacun sait, lui tient à cœur. Il suffit de savoir lire au 24e degré. De plus, rapporte Le Huffington Post, le rappeur « a mis de l’eau dans son vin ». À quoi peut donc ressembler une crucifixion diluée ? Et puis L’Obs a trouvé la cerise sur le gâteau, un rescapé du Bataclan qui soutient le rappeur et « tance Wauquiez, vent debout contre un concert de Médine ». Gros plan sur le monsieur, s’il vous plaît. Les autres, la multitude des indignés, ne compte plus.
Une fois de plus, du côté des politiques, il en est pour ouvrir de grands yeux candides, comme Danièle Obono, et faire mine de ne pas voir le problème ou, plus culotté, comme Yassine Belattar (récemment nommé par Emmanuel Macron au Conseil présidentiel des villes) pour tenter, vite fait, la reductio ad hitlerum bon marché : « Désormais, vous vous attaquez à la programmation des salles ? Mais ça ne vous rappelle pas une époque ? » Étant entendu que sur l’île d’Utøya, on accueillerait sûrement à bras ouverts un chanteur qui prônerait, comme Breivik, l’exécution des marxistes (dans un esprit de provocation positive, hein).
Mais surtout, une fois de plus aussi, et c’est là le plus intéressant, se creuse la nouvelle ligne de fracture, l’islamisme, qui, au moins l’espace d’une provocation, unit la droite et scinde la gauche.
Sur la même rive, on vient en effet de voir – attelage improbable – Marine Le Pen, Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, mais aussi Olivier Faure (PS), Laurent Saint-Martin (LREM). Et c’est ce mouvement de tectonique des plaques qu’il va être intéressant d’observer car, à chaque fois, le grand écart devient un peu plus douloureux. Et le sera encore plus quand viendront des échéances électorales.
Ecrivain, journaliste
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Retour sur le procès d'Yvan Benedetti et d'Alexandre Gabriac
« On veut les faire taire ? Alors on trouve le moyen de dissoudre leurs associations», a déclaré l’avocat d’Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac le 4 juin dernier, au Tribunal de Grande Instance de Lyon. « Est-ce qu’on condamne quelqu’un parce qu’il a commis un délit ? Ou parce qu’il véhicule des idées pour lesquelles on leur a donné charge d’élus ?»
Poursuivis pour reconstitution de ligues dissoutes, Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac risquent six mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende chacun. Telles ont été les peines requises par le procureur devant le tribunal qui rendra sa décision le 4 juillet prochain (date identique à celle du délibéré du procès fait à Hervé Ryssen qui s’était tenu à Paris le 23 mai 2018).
Yvan Benedetti, 52 ans, chef de file de L’Œuvre française et ancien conseiller municipal de Vénissieux en banlieue lyonnaise, exclu du FN et Alexandre Gabriac, 27 ans, ancien conseiller régional Rhône-Alpes élu en 2010, fondateur des Jeunesses nationalistes (JN) lui aussi exclu du FN, ont tous les deux été accusés de « maintien ou reconstitution d’associations ou groupements dissous ».
Rappelons que l’Œuvre française a été fondée par Pierre Sidos en 1968 qui en a assuré la présidence jusqu’en 2012, date à laquelle il a nommé à ce poste Yvan Bénédetti. Les Jeunesse nationalistes est un mouvement fondé en octobre 2011 dont la direction fut confiée à Alexandre Gabriac.
C’est en juillet 2013, à la suite de la mort de Clément Méric, militant d’extrême gauche, que le ministère de l’Intérieur (Manuel Valls) avait entériné la dissolution de quatre « groupuscules » dont l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes, même si ces deux organisations n’étaient absolument pas impliquéesdans la mort du militant d’extrême gauche et antifasciste (il en a été de même pour Troisième voie et pour les JNR).
En réponse à la déclaration d’Emmanuel Valls qui, lors de l’université d’été du Parti socialiste en 2013 avait dit : « Mes amis, nous venons d’anéantir la matrice de l’extrême droite en France », Yvan Bénédetti n’avait pas hésité à répondre « Je refuse l’interdiction, je considère que cette interdiction est illégitime, elle est totalement arbitraire ». « L’Œuvre française existe et existera tant que le combat pour le rétablissement de la souveraineté de la France ne sera pas accepté». Ignorant cette dissolution,l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes ont donc continué leurs activités.
Malgré un recours déposé auprès du Conseil d’État et une conférence de presse organisée à Paris le 28 octobre de cette année là, pour dénoncer l’amalgame construit avec l’affaire Méric, la dissolution de ces deux associations fut confirmée en décembre.
En juin 2014, le parquet de Lyon a ensuite ouvert une information judiciaire pour « participation au maintien ou reconstitution d’associations ou groupements dissous » et entrainé la mise en examen d’Yvan Bénédetti et Alexandre Gabriac.
Leur comparution a eu lieu quatre ans plus tard au Tribunal de Grande Instance de Lyon devant la 12e Chambre avec une instruction portant principalement sur les activités militantes de juillet 2013 à juin 2014 dont les nombreuses mobilisations contre le Mariage pour tous.
Cette audience s’est achevée par la très brillante plaidoirie de l’avocat de la défense de nos deux amis, démontrant point par point leurs légitimes actions dans le combat nationaliste et les fausses accusations qui leurs étaient faites.
À l’issue de l’audience, Yvan Bénédetti, a publié un communiqué comprenant notamment cette affirmation : « Devant ce tribunal, j’ai affirmé la permanence de l’Œuvre française malgré les dissolutions et à travers l’Œuvre celle du nationalisme, et à travers le nationalisme, celle de la France. Oui, Œuvre française et la France sont irrévocables. Aux juges de prendre leurs responsabilités ! J’ai pris les miennes. Celles que nécessite le combat au service de notre peuple et de notre communauté nationale. C’est grand, c’est fort et cela nous consume tout entier. Qui vive France ! »
Ce procès va bien au-delà de l’accusation portée le 4 juin dernier, puisque certains demandent déjà que d’autres « groupuscules » comme le Bastion social ou Génération identitaire disparaissent du paysage politique et sociétal. On peut donc s’inquiéter sur les effets et conséquences à venir d’un tel procès.
SN - Correspondant
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Edouard Philippe et sa “pudeur glaçante”
Le Parisien apprenait ce matin à ses lecteurs que « Plusieurs membres de la famille de Théo (Luhaka) et lui-même ont été interpellés ce mardi matin au domicile familial par les enquêteurs du SDPJ 93 et placés en garde à vue ( …) L’enquête de la PJ porte sur le fonctionnement trouble de trois associations et sur l’utilisation de plusieurs centaines de milliers d’euros de fonds publics par le biais de contrats d’accompagnement à l’emploi (emplois aidés). À chaque fois, les salariés étaient recrutés sous contrat d’avenir par Michaël Luhaka mais n’étaient jamais payés et l’Urssaf ne percevait pas les cotisations. Sauf quand il s’agissait de proches. »Théo avait accusé des policiers de l’avoir délibérément violé avec une matraque le 2 février 2017 lors d’un contrôle d’identité à Aulnay-sous-Bois, alors qu’il refusait de se faire passer les menottes… Un rapport de la police des polices, l’IGPN, et une vidéo publiée avaient exonéré les agents des accusations portées contre eux. Nous l’avions rapporté, François Hollande, s’était rendu au chevet de Théo, tressant des louanges à la famille Luhaka mais oubliant de se rendre à ceux des policiers blessés dans les manifs d’extrême gauche au même moment. Le FN fut alors bien seul à apporter son soutien aux forces de l’ordre et à faire état des soupçons d’escroquerie sur Théo Luhaka et ses proches, victimes duracisme ordinaire à en croire les bien-pensants…Les banlieues (plurielles) c’est pas rose, les banlieues (plurielles) c’est morose… Une dépêche de l’AFP relatait la célébration lundi soir à Paris du 210e anniversaire du Consistoire israélite en présence du Premier ministre Edouard Philippe. Les représentants (plus ou moins autoproclamés) de la communauté juive ont multiplié ces dernières années les déclarations inquiètes sur la montée des tensions et des violences ayant pour cause première la radicalisation croissante d’une frange non négligeable de l’immigration afro-maghrébine.
En 2012 déjà, quelques mois après l’équipée sanglante de Mohammed Merah contre des militaires français et les enfants d’une école juive à Toulouse, le président du Consistoire, Joël Mergui, alors reçu par François Hollande, avait déclaré que «l’existence de milieux délinquants convertis à l’islam radical (constituait), pour la communauté juive et nationale, une vraie menace dont la gravité et l’enjeu doivent être mesurés par tous, y compris la communauté musulmane de France. » « (Depuis 10 ans) nous avons eu à vivre le malaise des juifs de France. Mais nous avons choisi de ne pas céder à un nouveau mal, le mal djihadiste, déclarait hier soir M. Mergui. Quant à « l’Agence juive, (elle) a estimé à 45.000 – un dixième de la communauté – le nombre de juifs de France ayant fait leur aliyah l’émigration vers Israël, en une décennie, même si un recul a été constaté ces deux dernières années. Ces chiffres ne prennent pas en compte les départs vers d’autres pays, comme le Canada ou les Etats-Unis. »
Lors de son allocution, Edouard Philippe a relayé le manifeste contre le nouvel antisémitisme publié sous l’égide du neocon Philippe Val dans Le Parisien fin avril. Après avoir défendu pendant des années l’immigration massive et prôné l’interdiction d’un Front National coupable à ses yeux de défendre l’identité française, M. Val alertait de « l’épuration ethnique à bas bruit » des Juifs vivant en banlieue du fait des agressions « de leurs concitoyens musulmans. » « 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager. »
Ainsi, le Premier ministre a-t-il également évoqué hier soir le départ « de milliers de familles, souvent de l’est vers l’ouest de Paris, en quête de quartiers plus sûrs. Il y a un terme pudique et qui à vrai dire me glace, c’est celui d‘aliyah intérieure pour désigner ces juifs qui changent de quartiers parce qu’ils ne se sentent plus en sécurité là où ils vivaient depuis des années. » Mais en fait de pudeur glaçante, M. Philippe n’est finalement pas en reste en taisant le lien entre la politique d’immigration à haut débit maintenue par la majorité présidentielle qui refuse de couper les pompes aspirantes de l’immigration et ce grand remplacement – regroupement familial, droit du sol, aides financières diverses et variées, régularisations-naturalisations massives, laxisme dans l’attribution des visas, faible taux d’expulsion des clandestins… Les juifs quittent ces quartiers pour les mêmes raisons que les gaulois qui fuient quand ils en ont l’occasion et les moyens devant la transformation de leurs quartiers en enclaves étrangères, au-delà-même des problèmes d’insécurités physiques. Est-ce donc si dur à avouer pour un chef de gouvernement de la République française?
En avril dernier, dans un dossier consacré à l’implantation salafiste sur notre sol, Valeurs actuelles faisait état d’une note (du 22 juin 2016) du Service central de renseignement territorial (SCRT) qui pointait une augmentations du nombre de mosquées salafistes de 170% entre 2010 et 2016et citait l’universitaire spécialiste du djihadisme Romain Caillet. « Un musulman qui vit seul au milieu de Français de souche, disait-il, va s’adapter naturellement. Quand il vit dans un quartier où il appartient à la majorité, il n’y a a plus aucun intérêt. » Une évidence, note Bruno Gollnisch, qui peut s’appliquer à d’autres communautés étrangères extra-européennes (et pas forcément musulmanes), mais qui ne doit pas conduire les tartufe au pouvoir depuis des décennies à disperser l’immigration sur l’ensemble du territoire pour la rendre (provisoirement) plus indolore mais à inverser drastiquement les flux migratoires. Dans l’intérêt de TOUS les Français.
https://gollnisch.com/2018/06/05/edouard-philippe-et-sa-pudeur-glacante/
