l'information nationaliste - Page 5593
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Macron face à la Corse - Journal du Mercredi 7 février 2018
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Danemark : le gouvernement durcit sa politique anti-immigration
DANEMARK (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Aussi étonnant que cela puisse paraître, la gauche danoise s’oppose davantage à l’immigration que son homologue de droite. En effet, nous apprenions hier, que le Parti social-démocrate, parti d’opposition face au gouvernement de centre-droit, a proposé une loi visant à tarir drastiquement les flux étrangers non Européens, Les mesures envisagées auraient pour conséquence de rendre beaucoup plus difficile l’accès au territoire danois aux étrangers extra-européens.Une histoire de quotas…
Le but des sociaux-démocrates est clair : plafonner le nombre d’étrangers, installer des centres d’accueil. Et expulser les irréguliers. Pour ce faire, l’opposition de gauche envisage de n’accueillir les clandestins qu’au titre des quotas fixés par l’ONU. Les demandeurs d’asile qui se présenteront « spontanément » au Danemark seront renvoyés vers un centre d’accueil dans un pays hors d’Europe, Ainsi, en cas d’acceptation du dossier les clandestins ne seront pas autorisés à se rendre dans le pays scandinave mais resteront dans le pays de transit, placés sous la protection du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies.
Une politique efficace ou uniquement de la com’ ?Après avoir accueilli près 30.000 clandestins en 2 ans, le Danemark a fermé ses frontières terrestres avec l’Allemagne et durci ses conditions d’accueil, faisant drastiquement baisser le nombre de demandeurs d’asile à 3.500 l’an dernier. Ce pays de près de 6 millions d’habitants n’a plus les moyens d’intégrer les étrangers , affirme Mette Frederiksen, dirigeant du parti social-démocrate. « La population au Danemark a changé rapidement en peu de temps. En 1980, 1% de la population danoise n’était pas d’origine occidentale. » Aujourd’hui nous sommes à 8 % », a-t-elle souligné.
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Olivier Dard à Libération : « Maurras est représentatif de notre histoire »

Charles Maurras (1868-1952), écrivain, journaliste et homme politique français reçoit son épée d'académicien. Photo «Excelsior». Roger-Viollet
Libération a publié le 2 février l'entretien qui suit, avec Oliver Dard. La présentation qui en est faite, la terminologie employée, les questions posées, sont naturellement dans l'esprit de ce quotidien. LFAR
Professeur à Paris-Sorbonne, Olivier Dard est spécialiste de l’entre-deux-guerres. Auteur de Charles Maurras : le maître et l’action (Armand Colin, 2013), c’est lui qui a rédigé la notice sur le théoricien de l’Action française, antirépublicain et antisémite, dans le Livre des commémorations nationales 2018. Olivier Dard prévoit également à terme de rééditer Notre avant-guerre, de Brasillach, fusillé à la Libération. Pensez-vous que la République devait officiellement célébrer Maurras ?
Le Haut Comité des commémorations nationales m’a demandé de rédiger une notice il y a un an. Je pensais qu’il s’agissait d’admettre que Maurras était un personnage important et représentatif de l’histoire française - ce qui est une certitude. Je pense en historien, et quand on est historien, on ne peut rien s’interdire : n’étudier que les gens «acceptables» ce serait s’interdire de comprendre la complexité.
Rien n’empêche de faire de Maurras un objet de recherche, il s’agit cette fois de le commémorer officiellement…
Sans doute faudrait-il mieux préciser le sens que le Haut Comité et l’Etat donnent à la notion de «commémoration». Car dans le dictionnaire, le mot renvoie aussi bien à célébrer qu’à rappeler et remémorer. Nous avons en France une mémoire fracturée. Ces fractures ne sont pas nouvelles et se sont aggravées depuis le second conflit mondial si on y ajoute la décolonisation et la fin de la guerre d’Algérie. Ce qui est sûr, c’est que le Haut Comité a décidé d’ajouter le nom de Maurras à la liste des commémorations nationales de 2018 et que la ministre de la Culture a validé ce choix il y a plusieurs mois [avant de se rétracter, ndlr].Maurras n’est pas entré par effraction dans le Livre des commémorations.
De nombreuses œuvres du théoricien de l’Action française vont être rééditées en avril, et vous-même travaillez sur une republication commentée de Notre avant-guerre, de Brasillach. Quel intérêt ?
Maurras ne se limite pas à l’antisémitisme, même si son antisémitisme est précoce, profond et constant. C’est un homme de plume très engagé, avant d’être un homme politique. Il a marqué son temps par ses textes esthétiques comme par ses articles polémiques. Je trouve très utile que mes étudiants aient bientôt accès à ses œuvres dans la collection Bouquins (Robert Laffont). Ces quinze dernières années, les archives Maurras ont été versées aux Archives nationales, le Vatican a ouvert les siennes… l’historiographie en a été renouvelée. Quant à Notre avant-guerre de Robert Brasillach, c’est un témoignage qui fait revivre la vie intellectuelle, politique et culturelle de l’époque. C’est à mon sens une source incontournable pour comprendre les années 30. Ce texte a été édité jusque dans les années 80 aux éditions Poche. Il faut le rendre à nouveau disponible, à deux conditions : l’accompagner d’une introduction très fournie et en proposer une édition critique, remettre ce livre en perspective par rapport aux autres écrits de l’auteur dont certains sont beaucoup plus violents et polémiques. Il faut permettre au lecteur de comprendre l’ouvrage. Pour cela, il faut lui faire comprendre la période.
Il y a tout de même une responsabilité à publier aujourd’hui des œuvres d’auteurs d’extrême droite, qui ont collaboré avec Vichy ou le nazisme…
La responsabilité éditoriale existe, évidemment, mais le débat est sous-tendu par l’idée, discutable, que la France d’aujourd’hui ressemblerait beaucoup à celle des années 30. Vous ne dissuaderez pas l’antisémite d’aujourd’hui d’être antisémite avec des notes en bas de page. De toute façon, celui-là n’achètera pas ces éditions avec appareillage critique. En revanche, elles peuvent permettre aux personnes désireuses de mieux comprendre ceux qui ont fait cette période de l’histoire. Lire les Décombres de Rebatet, par exemple, est la meilleure manière de se mettre dans la tête d’un collabo. Censurer ces œuvres risque au contraire d’avaliser les thèses complotistes. Ce qui compte c’est la pédagogie et le décryptage. Arrêtons de penser que le public n’est pas mûr.
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Le Parlement européen inflige un camouflet à Macron en refusant les listes transnationales
Coup d'arrêt au fédéralisme acharné ? Oui et non, les motivations d'un vote identique négatif étaient différentes selon le groupe politique. Pour les eurosceptiques et souverainistes, cette opposition allait de soi. pour LR et d'autres, c'est parce que ce pas en avant vers encore plus de fédéralisme aurait été trop voyant :
"Le Parlement européen s'est prononcé mercredi contre la constitution de listes transnationales et pour la reconduction du système de têtes de liste pour désigner le président de la Commission, infligeant un camouflet à Emmanuel Macron. Le président français avait émis des réserves sur un mode de désignation donnant trop de poids aux partis, lors de son discours de la Sorbonne, en septembre dernier. "Je ne laisserai pas à ces grands partis européens le monopole du débat sur l’Europe et les élections européennes ! Parce qu’il faut que les citoyens le refondent, par la base, par le bas, par le vrai", avait-il déclaré. "Et je souhaite qu’aux élections suivantes, le vrai pas en avant puisse être que la moitié du Parlement européen soit élue sur ces listes transnationales", avait-ils ajouté. Les députés européens l'ont totalement contredit (...)
Le Parlement européen a dans le même temps désavoué sa propre commission des Affaires constitutionnelles sur les listes transnationales souhaitées par le président français. Cette commission proposait de mettre à profit le départ du Royaume-Uni, qui sera effectif en mars 2019, pour affecter 27 des 73 sièges de députés ainsi libérés à la constitution de listes transnationales (...)
La proposition a été rejetée tant par les eurosceptiques que par le Parti populaire européen (centre-droit) et par la gauche communiste.
"Les listes transnationales sont une fausse bonne idée qui aurait compliqué le scrutin et clairement éloigné les citoyens de leurs élus européens", a estimé dans un communiqué Franck Proust, président de la délégation française LR-UDI. "Elles auraient représenté un formidable cadeau fait à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui n’auraient pas hésité à s’en saisir pour dénoncer l'Europe supranationale et déconnectée des réalités", a-t-il ajouté.
Les élections européennes de 2019 vont vraiment être très compliquées pour LR.
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6 février 1934, les émeutes antiparlementaires
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Si la France n’accueille pas 30 000 migrants/an, l’Europe lui fera payer 1,25 milliards d’€ d’amendes

Vous vous demandiez, peut-être, pourquoi l’Allemagne et donc l’Union Européenne, mais aussi nos bougres d’ânes de socialistes français, étaient pour l’arrivée massive de réfugiés, non ? Ben voyons, on vous l’a expliqué pourtant: » Pour nous l’accueil, c’est Oui ! « , » Refugees, Welcome « , » Benvenido » et » Bienvenue chez nous « . Okay, n’allez pas croire qu’il n’y ait que de l’humanisme et de la charité socialiste bien ordonnée dans cette volonté d’accueillir toute la misère du monde. Nous le savons aussi, l’Allemagne, en plein déclin démographique, contrairement à la France, a besoin de chair fraîche bon marché pour faire tourner ces usines; elle vient de nous piquer la place de premier partenaire économique avec les USA, faut pas faiblir, s’agit pas de la reperdre.
Ce que l’on ne nous a pas dit, en tout cas pas ouvertement, c’est que les réfugiés, c’est bon pour la croissance ! Oui, oui, et ce n’est pas moi qui le dit, c’est un spécialiste économique de première bourre, commissaire européen à l’économie, ou au commerce, je ne sais plus, j’ai nommé Pierre Moscovici ! Interrogé par un très grand journal de renommée provinciale, Le Républicain Lorrain, il a déclaré, je cite: » Cela peut étonner, et je sais que bien d’autres paramètres sont à prendre en compte… Mais oui, les dépenses publiques en faveur des réfugiés ont un effet de relance sur l’économie européenne. Nous l’avons chiffré en novembre dernier à 0,2 à 0,3 point, sur 2 ans, sur la croissance de l’Union, voire 0,4 à 0,5 point dans les principaux pays d’accueil, comme l’Allemagne. »
Vous avez compris ? Les réfugiés, c’est bon pour la croissance. Ça coûte un max, mais c’est pas grave, c’est pas cher, c’est l’Etat qui paie. Les Teutons, okay, ils ont les moyens, nous… Mais c’est bon pour la croissance, ce sont des bouches à nourrir, à financer, à héberger, à soigner, à éduquer, à former – d’ailleurs les Allemands ont créé spécialement pour eux, histoire qu’ils forniquent correct, un site internet d’éducation sexuelle, visitez-le, c’est tordant – à faire travailler, etc… c’est du pognon qui circule, de la consommation, de l’investissement… c’est bon pour la croissance ! CQFD. Prenez des refugees, et vous verrez, plus vous en prendrez et plus vous accroissez les chances pour l’économie de redémarrer. Et une croissance qui redémarre, ce sont des gens et des politiciens heureux.
Et puis si d’aventure, vous n’étiez pas convaincu, si d’aventure l’arrivée massive et la présence de ces Chances pour l’Europe, et donc pour la France, vous escagassait un brin, sachez que l’Union, elle s’en tape de votre escagassement, elle a tout prévu. Il a fallu qu’un journal plutôt sérieux, The Financial Time, révèle le truc (puisqu’aucun média français ne s’est donné la peine de le faire): La Commission Européenne dont Moscovici fait partie propose de faire payer une amende de 250 000 euros par réfugié à chaque pays de l’Union qui refuserait d’assumer son quota ! 250 000 euros ! Autrement dit et si le projet de résolution aboutit, admettons que la France ne prenne que 25 000 réfugiés sur les 30 000 imposés, elle (enfin le contribuable) devra payer à Bruxelles une amende de 125 000 000 d’euros (si mon compte est bon, y a tant de zéros…) ! 125 millions ! Ou peut-être bien, à la réflexion, 1 250 000 000 d’euros, 1,25 milliard ! ( veuillez vérifier l’addition avant de payer, merci ). Peu importe, nous avons les moyens et l’Union a les moyens de faire raquer les pays récalcitrants ! Ce serait tout de même con de devoir payer une méga-prune pour avoir refusé quelques pouièmes de croissance, non ?
Vous l’aurez compris: les réfugiés, c’est bon pour la croissance, tu l’acceptes ou tu payes !
Allez, sur ce, bonne soirée à tous les contribuables, même en Socialie.
( NB: Pour les plus curieux qui auraient pris le temps de lire l’article du Républicain Lorrain, on aura noté qu’au passage Moscovici en profite pour mettre deux claques à Macron: » L’avenir est dans la rénovation de la pensée sociale-démocrate, pas dans la constitution d’une force « ni droite ni gauche » aux contours un peu flous » )
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IL N’Y A PLUS QUE MACRON POUR NE PAS CROIRE À UN KRACH FINANCIER IMMINENT !
Marc RoussetLes taux d’intérêt remontent, suite à la prise en compte des risques et à la résurgence des craintes d’inflation. Le Dow Jones a reculé de 2,58 % le vendredi 2 février et la Bourse de Paris est déjà dans le rouge pour l’année 2018, tandis que le bitcoin, autre sinistre présage, poursuit sa descente aux enfers en étant déjà passé de 20.000 dollars, en décembre 2017, à moins de 7.500 dollars.
Bernard Arnault, lors d’une interview toute récente au Figaro, a pu déclarer : « Il n’y a pas eu de crise mondiale depuis plus de dix ans. Cela ne va pas durer. Dans les cinq ans qui viennent, une crise surviendra », tandis que l’économiste Jean-Pierre Robin constate, d’une façon plus précise, que l’économie américaine vit aujourd’hui la troisième reprise la plus longue de son histoire, soit 103 mois – le début remontant à juillet 2009.
Maurice Obstfeld, chef économiste du FMI, a reconnu à Davos que les arbres ne peuvent monter jusqu’au ciel : « Le prochain retournement à la baisse pourrait intervenir plus vite que prévu et s’avérer plus difficile à combattre », tandis que Christine Lagarde lançait un avertissement à l’Europe, et plus particulièrement à la France, « qui n’a pas su réparer son toit quand il faisait beau », suite à la fin du célèbre alignement des planètes. La France aura connu, avec Hollande et son ancien ministre et conseiller économique Macron, un inacceptable déficit budgétaire et commercial, un niveau extravagant de chômage et d’endettement public, des entreprises, des banques et des ménages hyper-endettés.
La BCE n’est pas, non plus, très rassurante. Benoît Cœuré, membre du directoire, vient d’émettre des vœux pessimistes trop tardifs à Ljubljana, en Slovénie, souhaitant accélérer les réformes pour éviter l’éclatement de la zone euro lors de la prochaine crise. Il a confirmé que les taux étaient historiquement bas et que la BCE, depuis 2015, avait déjà acheté plus de 2.300 milliards d’euros d’obligations d’une façon non conventionnelle. Le taux de référence du Bund allemand est passé, en un mois, de 0,40 % à 0,75 %.
Et si l’on se tourne vers les États-Unis, ce n’est pas, non plus, très réconfortant. Le rendement des bons du Trésor américain, qui était proche de 2,4 % en début d’année, s’est envolé à plus de 2,85 %, pour la première fois depuis avril 2014. Alan Greenspan, qui fut président de la Fed de 1987 à 2006, aujourd’hui libre de ses paroles, agite le spectre d’un éclatement de la bulle. Il a estimé, dans un entretien à Bloomberg, qu’il y a deux bulles sur les marchés financiers, « une sur les actions et l’autre sur les obligations ».Il se trouve que, lorsque le même Alan Greenspan avait quitté la présidence du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale en 2006, on le surnommait « maestro ». L’inflation et le chômage étaient faibles et la croissance honorable. Un an plus tard éclatait la bulle immobilière qui allait précipiter la plus grande crise financière de l’histoire contemporaine car Greenspan avait été trop laxiste en matière de crédit et de taux d’intérêt pas assez élevés.Bis repetita placent. Les mêmes reproches seront bientôt faits à Janet Yellen, qui a passé le flambeau de la présidence, ce jeudi 1erfévrier, à Jerome Powell. Martin Feldstein, professeur à Harvard, estime que Yellen n’a pas reconnu assez tôt « les risques croissants des excès d’appréciation de certains actifs ». Bref, Wall Street se retrouve exactement dans la même situation qu’en 2000 (bulle Internet) ou 2006 (scandale des subprimes) avec une bulle immobilière, obligataire et des actions.
Lors de la dernière séance de la Fed, Janet Yellen a repassé la patate chaude à Jay Powell en ne remontant pas les taux. Il est probable que ce dernier va augmenter à nouveau les taux directeurs les 20 et 21 mars prochains, avec trois hausses à prévoir en 2018, ce qui pourrait contribuer à faire éclater les bulles.
Les récessions américaines se manifestent, en moyenne, tous les cinq ans. Nombre d’économistes s’attendent à ce que le coup de tabac survienne alors que Jay Powell sera à la barre. Mais, cette fois-ci, ce pourrait être un véritable tsunami à l’échelle mondiale, avec un risque non négligeable d’écroulement total du système économique et monétaire, du capitalisme financier, avec des répercussions inimaginables.
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LA NEIGE EN FÉVRIER, QUEL SCANDALE !

« Il n’y a plus de saisons ! », entend-on répéter à l’envi, mais quand, d’aventure, elles pointent leur nez, c’est un scandale d’État :
Il fait chaud en juillet ? Mais que fait le gouvernement ?
Il pleut en novembre ? Mais que fait le gouvernement ?
Les rivières débordent ? Mais que fait le gouvernement ?
Il neige en février ? Mais que fait le gouvernement ?La météo est, désormais, un perpétuel sujet de scandale. Contrairement aux citoyens, la nature n’a plus aucun droit. Elle est priée de se plier à nos desiderata et, partant, alimente les commentaires et les indignations les plus débiles. Y compris de la part des politiques.
Surtout, elle occupe tout le peu de temps de cerveau encore disponible chez les Français. Je vous laisse juges : ce mercredi 7 février, le JT de 13 heures sur France 2 (la chaîne d’État) s’est ouvert sur l’épisode neigeux. Durée des multiples « reportages » sur le sujet : 28 minutes. À 13 h 29, quelques mots sur le boycott du déjeuner avec Emmanuel Macron par les nationalistes corses et questions au ministre de l’Intérieur, présent en Corse. On l’interroge sur… la neige en région parisienne ! On enchaîne durant quatre minutes avec le feuilleton de la semaine (le Jura et la neige) et c’est tout pour l’information.
La Syrie, Le Yémen, le procès Abdeslam, la dégringolade boursière ? Quoi ? Qu’est-ce que vous dites ? Connais pas.
C’est consternant de nullité. Tout comme sont consternants la plupart des commentaires de nos concitoyens qui en appellent à l’État pour tout et n’importe quoi. Leur propre responsabilité ? Ils n’y songent même pas. Comment ça, le gouvernement ignorait quelle quantité de neige allait tomber ? Comment ça, il n’y a personne au bord des routes pour distribuer des pneus neige ! Mais que font-ils donc, dans les ministères ? Et que fait la police ?
Notez bien, tous ces pseudo-reportages sont riches d’enseignements. On y découvre l’incroyable inconséquence de ceux qui prennent la route sans précaution aucune, quels que soient les avertissements, persuadés que, quoi qu’il advienne, on viendra toujours les tirer d’un faux pas. Ceux qui laissent leur voiture au milieu de la chaussée et s’offusquent que les déneigeuses ne passent pas. Ceux qui, à l’instar d’un Juppé, s’avisent tout à coup que le TGV, face aux intempéries extraordinaires, n’est qu’un train à petite vitesse.
Et puis, on découvre la ville morte, Paris interdite. Les touristes qui, comme les singes au zoo, sont contraints de photographier nos parcs au travers des grilles closes. La nature ultra-domestiquée est interdite aux piétons pour cause de danger ! Quel danger ?
J’ai souvenir, moi, d’un Paris d’hiver où l’on pouvait traverser le Luxembourg dans la neige bleutée du matin, les Buttes-Chaumont pentues où les enfants faisaient de la luge et des bonshommes de neige… Aujourd’hui, ils sont contraints de ramasser la gadoue sur les capots de voiture ou même au milieu de la chaussée. Pauvres gosses ! C’est que le Paris bobo de madame Hidalgo redoute plus que tout les bobos.
Mais il faut croire que ça n’est pas assez, puisque les Français réclament encore : protégez-nous du temps ! Chassez le froid de l’hiver et la chaleur de l’été, interdisez les avalanches le temps des vacances et accrochez le soleil au-dessus des pistes ; et puis, interdisez aussi les crues qui inondent nos jardins, et la mer qui reprend ses droits sur nos villas les pieds dans le sable.
Une grosse averse de neige tous les cinq ans, voilà à peu près la fréquence. Les gens sont piégés sur la N118 ? Les bus ne roulent plus, les trains de banlieue sont à l’arrêt, les TGV roulent au pas ? Vite, il faut un coupable.
On l’a trouvé : c’est Macron.
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L’Orient Express - Au coeur de l'histoire
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Éric Zemmour : “Il n’y a plus que des guerres contre le terrorisme !”
Depuis quinze jours, une offensive de l’armée turque est lancée sur le territoire syrien contre les Kurdes. Le président Recep Tayyip Erdogan affirme lutter contre le terrorisme. Met-il en danger ses alliances ?
Pour Éric Zemmour, “il n’y a plus que des guerres contre le terrorisme !” :
Encore une guerre au terrorisme ! Mais pas celle de George W. Bush contre Al-Qaïda après les attentats du 11-Septembre. Ni celle qu’achève en ce moment la coalition occidentale contre Daesh. Pas celle non plus que mena Poutine contre les terroristes tchétchènes. Ou encore celle que conduisent, sans faiblir, les Israéliens contre les “terroristes” du Hamas ou du Hezbollah.
C’est au tour désormais du Turc Erdogan de lancer une offensive d’envergure contre les “terroristes”. Des “terroristes” kurdes qui ne sont terroristes que parce qu’ils luttent pour l’indépendance de leur pays, le Kurdistan, occupé et partagé entre l’Irak, la Syrie et la Turquie. Des terroristes kurdes qui, jusqu’à présent, étaient les fers de lance du combat contre les “terroristes” de Daesh.
Tout le monde est terroriste, chacun à son tour. La guerre tout court n’existe plus. Il n’y a plus que des guerres contre le terrorisme. Les diplomates en perdent leur latin. Ou plutôt leur anglais.