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l'information nationaliste - Page 6288

  • Regard écologique sur le métissage (2/5)

    L’hybridation est un phénomène naturel à l’origine de configurations nouvelles. En cela, elle est nécessaire biologiquement.

    La nécessité de l’hybridation – L’hybridation ou « métissage », d’un point de vue strictement biologique, se résume à engendrer une descendance différente des parents. Or, le principe de la reproduction est justement d’engendrer ce qui est semblable ; ce que font l’immense majorité des parents sur la planète, que ce soient des mouches ou des humains. Mais une diversité s’impose pour la survie des lignées.

    Ainsi, ce phénomène de diversification s’opère déjà au niveau des gènes. Gènes sauteurs, gènes dormants, altérations génétiques, etc. sont autant d’anomalies à l’origine de formes et de comportements originaux.

    La théorie Out of Africa postulant à une origine monogéniste des humains s’appuie sur le constat de mutations génétiques pour expliquer la diversité des types humains. Ainsi, des mutations fréquentes chez des populations à la peau noire en Afrique, donc dans un climat chaud et ensoleillé, produisent des individus à la peau et à la pilosité claires, donc condamnés à des cancers de la peau délétères dans ces climats. Hier, ces individus auraient peut-être migré vers le Nord pour survivre tant au climat qu’à la pression sociale. Encore aujourd’hui, ces « mutants » blancs en Afrique sont condamnés à l’ostracisme dans leurs groupes sociaux d’origine, voire tués car différents. Cela choque de nos jours mais, comme ces individus n’avaient aucune chance de survie hier, sauf à bouger rapidement, rester signait leur arrêt de mort au motif qu’ils allaient capter des ressources rares sans aucune contrepartie sociale, étant condamnés naturellement à très court terme.

    Nonobstant les controverses sur la situation des Albinos en Afrique, force est d’admettre, à la lueur de cet éclairage, que les capacités expressives de nos génomes (génotypes) sont incommensurablement supérieures à ce qui est exprimé (phénotypes) et accessible à nos sens et à notre raison. En outre, une autre possibilité d’engendrer des configurations nouvelles se fait via des couples hybrides.

    Le métissage dans la nature

    Ce métissage s’opère aussi naturellement entre différentes espèces.

    Théoriquement, les espèces sont considérées comme génétiquement isolées les unes des autres et non interfécondes. Il existe en effet diverses barrières reproductives naturelles empêchant les échanges de gènes entre espèces. Mais de nouvelles recherches montrent que ces barrières sont loin d’être étanches. Ainsi, la polémique sur les organismes transgéniques créés par la techno-science porte sur leur diffusion non contrôlée dans le milieu naturel. Or, lorsqu’il y a hybridation, il y a justement croisement entre deux espèces distinctes, lequel croisement produit des individus hybrides exprimant un mélange de caractéristiques propres aux deux entités parentales ou à l’origine de nouvelles.

    Loin d’être une brèche dans les mécanismes d’isolement reproductif, l’hybridation est un phénomène naturel et nécessaire. Ainsi, comme déjà évoqué, ours blanc et ours brun s’hybrident depuis toujours. Ces hybrides, rarement viables, sont parfois à l’origine de nouvelles espèces. Ainsi, le coyote d’Amérique de l’Est serait issu du croisement du loup et d’une variété originelle de coyote. Chez beaucoup d’espèces d’animaux, le taux moyen d’hybridation se situerait autour de 10%, avec des moyennes bien plus élevées chez certains groupes taxonomiques.

    Mais, en règle générale, l’hybridation apparaît comme un phénomène plutôt rare. En effet, les espèces hybridables sont normalement éloignées géographiquement. Ainsi, les tigres et les lions, à l’origine des tigrons et des ligres, ne vivent pas sur les mêmes territoires. La mondialisation, due par exemple à la mise en relation de mers séparées – comme la mer Rouge et la mer Méditerranée via le canal de Suez ou l’océan Atlantique et l’océan Pacifique via le canal de Panama –, est souvent responsable de l’effondrement des barrières reproductives créant ainsi des conditions propices à de l’hybridation en modifiant l’aire de distribution naturelle des populations. Mais la Nature condamne généralement le produit de ces croisements selon les mêmes processus que pour le Grolar.

    Sous cet angle, l’hybridation est une manifestation de la Vie à toujours explorer de nouvelles configurations susceptibles d’être mieux adaptées à des circonstances écologiques nouvelles. Redit en termes toujours peut-être un peu hermétiques, l’hybridation est une manifestation de la composante entropique de nos écosystèmes en non-équilibre thermodynamique dont l’exploration de l’espace des phases qu’elle permet tend à optimiser l’équilibre des contraintes auxquelles ils sont soumis et l’utilisation des ressources. Voilà c’est redit, mais autrement…

    Ces variétés d’hybrides naturelles, ou conséquences d’une action humaine, sont innombrables. Ainsi, tous les félins sont hybridables dans la mesure où leurs conformations ne créent pas d’empêchements irréductibles. Les bovins, les canidés, les primates, idem. Etc. Apparaissent alors des Żubroń (vache et bison européen), des Mulard (canard colvert et canard musqué), des Léopon (léopard mâle et lionne), des Cama (lama guanaco et dromadaire), des Narluga (narval et béluga), des Bardot (étalon et ânesse), des Beefalo (buffle et vache), des Wholphin (fausse orque et grand dauphin) et ainsi de suite. Tout est envisageable.

    Une attention particulière est portée au Dzo, mélange de yack et de zébu. Cet hybride est utilisé en Asie centrale pour les travaux de labour et le transport de charges. Il est en effet plus fort que les espèces souches, mais aussi plus docile. Cette caractéristique est à retenir comme facteur identifié par les classes dominantes pour favoriser le métissage des différentes races humaines.

    Ces « races », c’est-à-dire l’expression de la diversité des hominidés, sont le résultat de dizaines de milliers d’années d’évolution et d’adaptation. Par comparaison, le mondialisme cosmopolite a peut-être deux à trois mille ans d’antériorité sur le plan idéologique, mais à peine un demi-siècle de mise en œuvre concrète. C’est peu comparé à l’antériorité d’homo sapiens sapiens.

    Frédéric Villaret 6/12/2016

     

    Frédéric Villaret. Docteur en sciences. Spécialité: ingénierie écologique des écosystèmes artificiels. Chef d’entreprise et enseignant-chercheur indépendant, il se consacre désormais à proposer une interprétation écologique des enjeux politiques contemporains, notamment pour la fondation

    http://www.polemia.com/regard-ecologique-sur-le-metissage-25/

  • Ne l’appelez plus jamais Farid… (Fillon)

    Les quelques « Farid Fillon » qui ont commencé à fleurir sur le Web effraient l’équipe du gagnant de la primaire républicaine. Le phénomène « Ali Juppé » a bien rendu service, mais les plaisanteries les meilleures sont les plus courtes, n’est-ce pas ? Il suffit, maintenant. Pour Alain, on a bien rigolé, mais ça va… On arrête !

    Campagne de caniveau, fake, photomontages… La presse politiquement correcte n’en peut plus de dénoncer ces odieuses campagnes. La petite fille voilée posant aux côtés de François Fillon à l’occasion de l’inauguration de la grande mosquée d’Argenteuil ne semblait pas déranger le Premier ministre qu’il était, venu tout spécialement couper le ruban au mépris de la loi de séparation de 1905. Il n’y a aucun photomontage, pas plus que de caniveau, zéro fake, juste une réalité insoutenable pour le journaliste bien-pensant. Rappeler cette réalité est mal. Un acte nauséabond, horrible et, bien entendu, d’extrême droite. En règle générale, tout ce qui contrarie la ligne définie par le bobo est d’extrême droite. Bientôt, le monde entier sera d’extrême droite, excepté quelques héros dont on rencontre les plus beaux spécimens dans les rédactions de BFM TV, Europe 1, France 5, etc.

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  • Mixité sociale : Najat Vallaud-Belkacem lance une nouvelle opération pour imposer la diversité dans les collèges

    Pour faire bouger les lignes sans créer de barricades, l’Education nationale s’est lancée depuis un an dans une politique des petits pas, faite d’expérimentations ultra-localisées. Alors que 25 projets de « déghettoïsation » sont en cours actuellement, non sans protestations pour les quartiers concernés dans le nord de Paris, Najat Vallaud-Belkacem devrait annoncer mardi le lancement de 57 nouvelles expérimentations, portant le nombre de sites pilotes à 82, dans 46 départements.

    On est loin de la réforme de fond qui changerait le paysage visiblement et durablement : la ministre en sera restée au stade des expérimentations, qui fournissent certes des espoirs, mais sans changer les statistiques nationales. Actuellement, 1 élève sur 10 étudie dans un collège ghetto, avec plus de 65 % d’enfants d’ouvriers, de chômeurs ou d’inactifs. « L’idée n’est pas de faire la révolution, mais d’enclencher une dynamique », fait-on valoir dans l’entourage de la ministre.

    A chaque fois, « trois leviers » ont été actionnés, ensemble ou séparément : changer la sectorisation de l’établissement pour y faire se rencontrer des populations plus variées, créer une offre pédagogique séduisante, comme des classes internationales, ou, enfin, constituer des secteurs « multicollèges ». Dans ce cas, c’est l’administration qui répartit les élèves entre deux établissements voisins, de manière à équilibrer les populations entre les deux sites.

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  • Les Idées à l'Endroit : Alain de Benoist reçoit Paul Piccarreta et Olivier Rey final

  • Regard écologique sur le métissage (1/5)

    Le métissage est encouragé au nom du mondialisme cosmopolite ; mais est-ce vertueux écologiquement ?

    Le métissage aujourd’hui – Difficile d’échapper à la doxa métissolâtre. Les publicitaires raffolent de métis et de couples mixtes : généralement une Européenne blanche associée à un Africain noir. On n’évoquera pas le cinéma faisant du couple inter-racial et du métis l’avenir de nos sangs. Les médias dominants nous imposent une conception métissée de notre avenir.

    Au même titre que le consumérisme compulsif, c’est une des composantes irrécusables du mondialisme cosmopolite. L’élection de Barack Obama, présenté comme afro-américain mais en réalité un métis afro-européen, était porteuse d’une dimension symbolique voulue par nos « élites ».

    La mutation est flagrante. Encore hier, le cinéma US s’interdisait la mise à l’écran de couples mixtes. De nombreux Etats américains prohibaient les mariages inter-raciaux. En Europe, la question ne se posait même pas. Il n’y avait quasiment pas d’allogènes chez nous. Aujourd’hui, tout est fait pour encourager ces pratiques au-delà même de ce qui se ferait « naturellement ». Quelles sont les motivations à l’origine de cette politique ?

    Pour l’écologiste, ce métissage participe à la crise écologique en cela qu’il nécessite une surartificialisation de nos écosystèmes pour permettre à ces « hybrides » de survivre. L’exemple du Grolar nous permet de comprendre pourquoi.

    Le Grolar

    Pour éclairer l’inadaptation d’hybrides à des milieux naturels, les biologistes se sont intéressés au Grolar.

    Le Grolar n’est pas un individu ayant abusé de « nourriture rapide » US (fast-food), mais le nom désignant l’hybride issu du croisement entre un ours polaire (Ursus maritimus), donc blanc, et un ours brun (Ursus arctos arctos).

    Le premier est confiné aux espaces arctiques, là où dominent des températures froides toute l’année, imposant neige et glace. Le second prospère dans le climat tempéré, allant des confins du climat arctique jusqu’au sud de l’Europe en Espagne ou dans les Balkans.

    Ces hybridations produisant le Grolar sont fréquentes, les deux populations se côtoyant dans les aires septentrionales. Le réchauffement climatique les a amplifiées car les aires tempérées remontent au nord au détriment du climat polaire. Or, les hybrides n’ont quasiment aucune chance de survie en milieu naturel. En effet, l’ours polaire a deux qualités essentielles pour survivre en milieu polaire : il est blanc, il nage bien. Cela lui permet de se dissimuler au regard de ses proies et de parcourir la banquise facilement. Or, le Grolar est brun grisâtre, donc repérable sur la banquise, et n’est pas bon nageur. En climat tempéré, en revanche, il est trop clair pour se dissimuler et ne court pas aussi vite que l’ours brun de souche. Donc, il est détecté facilement par ses proies potentielles qui de toute façon lui échappent au moment de l’attaque. Que ce soit sur la banquise ou dans la forêt, il est condamné.

    En revanche, il survit dans des zoos. Là, il y est hébergé, soigné, nourri et préservé des aléas de la vie naturelle dans des locaux spécifiques. Aussi, à ce jour, et malgré des hybridations fréquentes en milieu naturel, le Grolar n’est visible que dans ces milieux artificialisés que sont les zoos.

    La morale de cette histoire est que ce que la Nature condamne, l’Homme peut le faire vivre dans un milieu très artificialisé. Or, cette artificialisation est à l’origine des crises écologique et environnementale caractérisant notre époque.

    Pourquoi le métissage aurait-il une relation avec la crise écolo-environnementale de notre temps ?

    Comme cela a déjà été écrit des milliers de fois, la crise écolo-environnementale s’est imposée à notre conscience dans les années 1960. A cette époque, le baby-boom des peuples blancs et le développement économique condamnent la nature et créent des menaces sur nos conditions de vie. C’était l’époque où les poissons de nos rivières nageaient sur le dos dans une mousse blanchâtre. Pour mémoire, les dommages à la nature sont réunis dans la notion de crise écologique, alors que les dommages à l’environnement portent une conception plus anthropocentrée. La poursuite de ce phénomène avec l’explosion démographique dans les pays non blancs et leur développement économique portent cette crise à l’échelle de la planète entière. Les controverses sur le réchauffement climatique ou la dégration des indices de diversité écologique sont des symptômes actuels prouvant que, depuis, ces crises n’ont fait que s’amplifier. Un recensement du Great Elephant Census révèle que le nombre de pachydermes vivant dans les savanes d’Afrique a chuté de 30% entre 2007 et 2014.

    Les causes de ces crises sont connues : la croissance démographique, le développement économique. Pour un écologiste, ce développement est un processus d’artificialisation des écosystèmes à l’origine d’impacts environnementaux irrépressibles, dont la Nature est la première victime. L’anthropisation de l’écosphère se poursuit encore.

    Les êtres hybrides étant foncièrement inadaptés aux milieux naturels, dont ils transgressent en quelque sorte les lois écologiques, ne survivent qu’en milieux artificialisés. Ils obligent par conséquent à une surartificialisation inopportune amplifiant les désordres écologiques et environnementaux. Pourtant, le métissage est une pratique naturelle. En effet, le succès de la Vie, en général, est de toujours explorer de nouvelles configurations susceptibles d’être adaptées à de nouvelles configurations écosystémiques. Pour parler en termes peut-être hermétiques, le métissage est une manifestation de la composante entropique irréductible de tout système en non-équilibre thermodynamique – donc les systèmes vivants – participant à l’exploration de l’espace des phases du milieu dans lequel ils s’inscrivent. Voilà, c’est dit. Dans la littérature anglophone, les spécialistes de ces questions résument cette situation par « order from disorder ». Cette approche permet de comprendre pourquoi l’hybridation est une composante essentielle du monde vivant.

    Frédéric Villaret 6/12/2016

    http://www.polemia.com/regard-ecologique-sur-le-metissage-15/

  • Ultime offensive

    La « vérité » démocratique est si relative, évolutive et changeante, qu’un acte comme l’avortement, qui voilà quarante ans était considéré et puni comme un crime, est regardé aujourd’hui comme un droit « fondamental », si précieux que non seulement l’opposition, mais la simple recherche d’une alternative à la mort de l’enfant devient délictueuse.

    Ce « sujet de société », qui est un enjeu de civilisation, représente aujourd’hui le tabou majeur du politiquement correct. Lors de la primaire de la droite, Alain Juppé, fort de l’appui du tribunal médiatique, a agressé sur ce thème François Fillon, qui jurait pourtant, la main sur le cœur, avoir voté toutes les lois socialistes aggravant le carnage des enfants français. Malgré ces gages, il s’était rendu suspect en déclarant que « philosophiquement » et « compte tenu de [sa] foi personnelle » il n’approuvait pas l’avortement, sans pour autant vouloir y porter atteinte : « Je suis capable de faire une différence entre ces convictions et l’intérêt général ». En somme, l’ancien premier ministre est convaincu en son for interne que cet acte est intrinsèquement mauvais, mais non moins persuadé en son for externe – qui s’accorde merveilleusement avec sa carrière politique – qu’il est excellent pour l’intérêt général. Admirable grand écart ! En 1945, les accusés du procès de Nuremberg auraient dû penser à cette fine distinction : Auschwitz, j’étais contre, mais en mon for interne… [....]

    Eric Letty

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    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Ultime-offensive

  • Entretien avec Bernard Plouvier, auteur du livre "Le dérangement du monde"

    Entretien avec Bernard Plouvier, écrivain, chroniqueur à Synthèse nationale cliquez là, auteur du Cahier d'Histoire du nationalisme n°8 sur le NSDAP cliquez ici

    1265030340.jpg« Mon objectif est de traiter des trois compagnons maudits de l’être humain : l’angoisse existentielle, l’ennui et la solitude, et d’envisager une étude des remèdes, erronés ou bons, dont l’histoire porte témoignage »

    Que signifie le sous-titre de ce livre : « des erreurs et des hommes » ? Est-ce que par hasard vous vous prendriez pour un gourou omniscient ?

    Certes non. Je ne prétends nullement au statut de pontife de la philosophie. Quant à l’omniscience, je la laisse bien volontiers aux « politologues », ces curieux spécialistes à la mode, qui développent leur arrogante suffisance en une époque où la politique n’est plus que l’humble servante de l’économie globale.

    Mon objectif est de traiter des trois compagnons maudits de l’être humain : l’angoisse existentielle, l’ennui et la solitude, et d’envisager une étude des remèdes, erronés ou bons, dont l’histoire porte témoignage.

    Il va pleuvoir des vérités premières ; faut-il tendre nos vastes tabliers pour les récolter ?

    Bravo pour la citation de Tristan Bernard, mais le problème mérite mieux qu’une boutade, puisqu’après tout chaque être humain un peu dégagé de l’animalité est confronté aux trois facteurs majeurs cités plus haut.

    La société de consommation offre en abondance les remèdes ultra-classiques, mais autrefois moins aisément abordables : l’excès de nourriture, la sexualité sous tous ses aspects (qui n’ont rien de bien neuf, car ce n’est pas à un vieux singe, comme l’est collectivement l’humanité, que l’on apprend à grimacer), l’alcool, le tabac, les stupéfiants (et de nombreux commerçants de haschisch sont favorables à sa libre consommation), auxquels la chimie moderne a joint les tranquillisants et les antidépresseurs.

    Et les autres remèdes, moins minables, pour lutter contre les démons de l’être humain... 

    Ils sont nombreux et ce livre en est une recension, probablement non exhaustive. Une majorité d’humains dotés de sens moral se contente de trois valeurs fondamentales : honneur, travail et famille… et nul ne peut le leur reprocher ! Certains y joignent une passion pour le sport, qui risque de tourner au narcissisme, ou une activité manuelle, d’utilité pratique souvent évidente, en plus d’être parfois une source d’économies.

    On peut être tenté par l’aventure collective de la politique. Très vite toutefois, force est de constater que l’idéaliste est une exception dans ce milieu où abondent les vulgaires ambitieux. De façon universelle et à toute époque, ce milieu trop souvent proche de celui des malfrats, a dégagé de forts relents méphitiques.

    D’autres individus fort insatisfaits de leur sort ont recours aux fééries de l’imagination pour embellir un quotidien plat, médiocre et parfois ignoble. À notre époque de triomphe des images virtuelles, ces poètes passifs sont à la fête, mais risquent fort de se détacher des réalités de la vie.

    L’intellectuel pur calme son angoisse, son ennui, sa solitude en essayant d’appréhender le monde de l’extérieur, soit rationnellement, découvrant un peu tard qu’il n’existe aucune certitude, aucune « vérité » en dehors de la simple arithmétique.

    À l’opposé, l’on trouve une majorité d’humains pour se jeter avec passion dans l’irrationnel, assurés qu’ils sont de pénétrer les mystères intimes de l’Univers. Que ce soit par l’entremise d’une religion établie, par de subtiles dissertations métaphysiques concoctées en cénacles ou par des rituels de magie, tous souhaitent en tirer une gratification. On n’évoque l’essence supérieure, imaginée par un cerveau humain plus ou moins pathologique, que dans l’espoir qu’elle s’occupera personnellement, voire préférentiellement du croyant et de ses proches, punissant en outre leurs ennemis.

    Le cerveau humain étant ce qu’il est, toutes ces options ne sont pas dénuées de risque pour l’individu ni pour la collectivité. La conviction, qu’elle soit de nature religieuse, politique ou scientifique débouche presque inévitablement sur le fanatisme et la violence.

    Les comportements animaux – et l’homme actuel n’est que l’exemplaire le plus élaboré du monde animal terrestre – étant génétiquement programmés, donc non susceptibles d’éducation ni de rééducation, sauf cas de sainteté dont on voudra bien admettre qu’elle fut toujours et partout une exception, l’humanité refait constamment les mêmes erreurs depuis qu’elle est apparue.

    Il est vain d’espérer grand-chose de l’eugénisme, soit la sélection des reproducteurs. Le fils du grand Wolfgang Mozart (et de Constance Weber, nièce de Carl-Maria) ou celui du grand Wagner (petit-fils, par sa mère, de Franz Liszt) furent de très médiocres compositeurs. Et l’on pourrait multiplier les exemples de nullités issues de parents remarquables. À l’inverse, nombre de génies (tels le pape Sylvestre II ou le grandiose Kepler) sont nés dans la fange.

    En attendant que notre espèce disparaisse ou mute en sur-espèce, il n’est pas inutile de réfléchir aux errements des humains pour tenter, chacun pour soi, d’utiliser au mieux ses dons et d’orienter ses pulsions de façon utile à la communauté.  

    Le dérangement du monde de Bernard Plouvier, Éditions de l’Æncre, collection « À nouveau siècle, nouveaux enjeux », 582 pages, 37 euros. Pour le commander cliquez ici

  • Les Etats-Unis vers la guerre civile ?

    Nos medias psyttacistes répètent avec gourmandise les allégations que leurs homologues et modèles Outre Atlantique propagent au sujet de l’interférence supposée de la Russie dans le processus électoral US, par hackers interposés. Trump ne serait rien de moins qu’une poupée aux mains de Poutine, … L’enjeu est, ni plus ni moins, de convaincre une partie des grands électeurs de ne pas suivre la vox populi et de ne pas élire Donald Trump comme nouveau POTUS (president of the united states).

    Il n’est certes pas facile de s’y retrouver dans cet imbroglio d’accusations et de dénégations.

    Nous vous proposons trois contributions, comme antidote (partiel, relatif, comme pour la Syrie), à la confusion ambiante.

    Un article du Daily Mail (en anglais uniquement) présentant un ancien diplomate britannique comme le principal relai entre une source au parti démocrate US et le site Wikileaks,

    Une recension de l’analyse des accusations de hacking russe, faite par une association de vétérans des services de renseignements US, qui s’est illustrée dans un passé récent par une défense remarquée d’un certain nombre de vérités factuelles contraires aux intérêts et à la propagande des néo-cons (qui osent tout, et c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnait J !),

    Une passionnante analyse du rôle de ce qu’il est convenu d’appeler l’Etat profond (deep state) aux Etats-Unis, et notamment dans la crise actuelle dont une des suites possibles est ni plus ni moins la guerre civile.

    Nous soulignons que les deux derniers liens mènent à un site qui permettait naguère à un lecteur assidu d’envisager très sérieusement la victoire de Trump, c’est dire que ses analyses ne sont pas à considérer avec la même défiance systématique que celle à appliquer aux medias français.

    Sur la définition de l’Etat profond, pour ceux qui n’auraient pas le temps (vraiment, quel dommage !) d’aller consulter les liens, nous reproduisons volontiers cet extrait, éclairant sur la nécessité et les modalités de restauration de l’Etat régalien, partout où l’urgence s’en fait sentir, et particulièrement chez nous.

    « A partir de ce constat, il nous apparaît évident qu’un effort de définition doit être fait, pour permettre l’utilisation de l’expression, sinon apparaît un risque grave de faux sens, sinon de contresens qui peut subvertir non seulement le raisonnement mais le jugement lui-même. Le côté éminemment attirant de l’expression, – on dirait son côté dialectiquement ‘sexy’, – impose d’autant plus cette mise au point. L’“État profond” (les “Organes”) est bien ce qui a sauvé la Russie entre les années-Eltsine et les années-Poutine, comme Bhadrakumar (NDPC : contributeur du site dedefensa) le fait remarquer. C’est ce qui a fait fonctionner la IVème République, malgré un appareil politique d’une faiblesse inimaginable, et qui a permis à de Gaulle de disposer, dès 1958, des outils nécessaires pour le lancement immédiat de sa grande politique.

    Dans ce cas, l’“État profond” n’est pas mauvais en soi ; il est le complément nécessaire du régime démocratique qui a absolument montré au bout de deux siècles d’usage et d’usure ses limites catastrophiques. Selon les situations respectives qu’on a identifiées, l’“État profond” redresse à l’avantage du bien public la faiblesse fondamentale de la démocratie ou bien utilise au profit d’intérêts particuliers la faiblesse fondamentale de la démocratie, qui est l’impuissance totale de ce régime politique à assurer une continuité historique et principielle à cause de sa soumission à une ou à des puissances extérieures à lui, à leurs intérêts changeants, à leurs opinions fluctuantes.

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    Paula Corbulon

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