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l'information nationaliste - Page 6559

  • La crise actuelle fraye avec la crise de régime

    Guilhem Golfin me fait part de cette réflexion :

    Si les valeurs républicaines ne nous sont d'aucun salut, c'est que ce sont pas des "valeurs", autrement dit, car ce mot lui-même importé de la science économique est absolument déplacé, ce ne sont pas des vertus. Elles ne peuvent pas l'être, car fondées sur l'individualisme, négateur de toute vertu au bénéfice de la seule jouissance individuelle. Mais alors, il faut aller jusqu'au bout du raisonnement : car le régime républicain, la "démocratie" est inséparable de ces "valeurs". C'est donc lui qui est touché au cœur par l'actualité - et l'on ne peut que s'étonner que des personnes aussi avisées que M. Robert Ménard (par exemple) semblent encore croire que l'on peut redresser les choses en restant dans le cadre actuel et en changeant seulement, par conséquent, la politique menée. Certes, il y a une marge de manœuvre, et l'on pourrait déjà faire beaucoup de bien, mais très vite cela atteindra ses limites. Le fait est qu'en quelques deux cent ans, le ferment individualiste a eu le temps de faire son œuvre, et croire que l'on pourrait revenir à une "république saine", c'est un peu croire que l'on pourrait réanimer un cadavre en décomposition. Cela dépasse les capacités humaines.

    C'est ici que la tribune de l'abbé Vénard intervient : à rester dans un cadre républicain, il faut reconstruire celui-ci. Je suppose que l'abbé mesure la portée de son propos : une réconciliation de la République avec le catholicisme serait un reniement complet du régime par lui-même, si vraiment celui-ci repose sur la négation de la légitimité de la religion historique et révélée. Ce pourquoi, tout en saluant haut et fort les propos de l'abbé, on ne peut hélas qu'être sceptique sur les suites que le pouvoir serait susceptible de lui donner. Le propos de l'abbé Vénard serait plus à portée de main si la question n'était qu'historique, mais elle engage trop les fondamentaux du régime. Cela étant, les miracles existent.

    Une dernière chose, concernant l'Islam. On a bien entendu eu droit au mantra "c'est pas ça l'Islam", etc. C'est pénible, mais pourquoi ne pas prendre les musulmans au mot. M. Boubakeur veut une réforme de l'Islam de France - mais il reste bien vague sur la question... En voilà une précise à faire : si ces terroristes ne sont pas des musulmans, que les autorités musulmanes trouvent un moyen de les excommunier. Aux autorités de se débrouiller pour déterminer lequel, mais il faudrait que le reniement soit officiel, public, et assorti d'une interdiction faite à tout musulman de les fréquenter sous peine d'être eux-mêmes excommuniés. Bref faire de tout djihadiste un paria. C'est bien entendu trop tard pour tous ceux qui sont passés à l'acte en France et tués par la police, mais s'appliquerait à ceux qui reviennent de Syrie ou sont interpellés dans les filières, etc.

    Je ne fais pas d'illusion sur cela non plus, mais il y a là une voix me semble-t-il, pour une communauté appelée à être sinon toujours du moins longtemps sur notre territoire.

    Ultima verba : que l'Eglise prie officiellement pour la conversion des musulmans, et de tous les païens !

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/07/la-crise-actuelle-fraye-avec-la-crise-de-r%C3%A9gime.html

  • LE PRIX DE LA LACHETE

    Pierre Vial Président de Terre et Peuple

    Les Allemands payent, lourdement, le prix du sang. Dont la responsable s’appelle Merkel. Merkel et sa folie idéologique, suicidaire pour le peuple allemand. Mais cette fille de pasteur, employée longtemps par la Stasi avant de s’acheter un passeport d’honorabilité en passant au service des chrétiens-démocrates, ces larbins du Vatican et de la Maison Blanche, n’a que faire du peuple allemand. Qui doit expier pour tous les péchés qu’il a commis, comme le dit l’enseignement de la Bible. Mais il faut, paraît-il, aimer ses ennemis, si l’on en croit les chrétiens. Et ceux-ci doivent ouvrir grands leurs bras à leurs frères musulmans, car l’islam est une religion d’amour, de paix et de tolérance. En a fait l’expérience le malheureux prêtre catholique égorgé le mardi 26 juillet, au cri de « Allah Akbar », alors qu’il célébrait la messe dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie. Il avait 86 ans. Bel exploit de ses courageux assassins. Le pape exprime « sa douleur ». Pauvre type. S’il était digne de sa fonction il appellerait à la croisade. Mais il préfère se joindre au chœur des lamentations, qui fait bien rire les fous d’Allah. Tandis que les « autorités musulmanes » dûment estampillées par la République française versent des larmes de crocodile. En serrant quand même un peu les fesses : des fois que les Gaulois finiraient par se réveiller et par appliquer la loi du talion… Mais il faudrait, pour cela, qu’ils s’émancipent de la chape de plomb du politiquement correct, mise en œuvre par les autorités officielles et les media aux ordres. Hollande découvre la lune et déclare, effaré, qu’on est en guerre. Bien.

    Alors il faut faire la guerre. La vraie. Celle qui frappe sans faiblesse, sans hésitation. Mais pour cela il faut avoir quelque chose dans le ventre – et plus bas. Les occidentaux payent leur lâcheté et leur bêtise. Tant pis pour eux. Mais la colère monte contre les incapables et les traîtres censés protéger la population. Aux Européens qui méritent encore ce nom de savoir ce qu’ils ont à faire. En envoyant se faire pendre les pleurnicheurs et les donneurs de leçon de morale.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2016/07/27/le-prix-de-la-lachete-5830590.html

  • Angela Merkel, divinité maléfique de l’Europe

    MINUTE-2781-251x350.jpg« Angela Merkel, divinité maléfique de l’Europe » : tel est le titre du numéro de cette semaine de l’hebdomadaire Minute, qui consacre son dossier aux liens entre l’afflux de migrants et le développement du terrorisme. Le journal, qui impute à la chancelière allemande l’immense responsabilité d’avoir entraîné l’Europe dans une folle politique migratoire, et à la France celle de l’avoir aveuglément suivie, ne voit le début du salut que dans la chute de l’idole Merkel. Extrait.

    « L’Europe, du moins celle qui ne s’est pas regroupée dans l’alliance de Visegrad, s’en est entièrement remise à Angela Merkel, ou s’y est soumise, ou s’est résignée à accepter ses décisions, tant dans l’ouverture des frontières que dans l’accord passé ensuite avec la Turquie, comme si “Mummi“, le surnom qui lui est donné en Allemagne et qui signifie aussi bien “maman“ que “petite mère“, n’était pas seulement la “Mummi“ des Allemands mais était devenus la “Mummi“ de tous les Européens.

    « Or il s’avère que Mummi, qui, en tant que telle, aurait dû être la protectrice de ses enfants, troquant ta tunique teutonne pour une tenue grecque, a plongé dans la tragédie, et l’Europe avec elle. “La mère kachoube des romans de Günter Grass, dont les jupes amples, déployées au milieu des champs glacés du monde, accueillent et réchauffent ses innombrables enfants“, comme l’écrivait Bruno Le Maire, alors ministre de l’Agriculture, dans Paris Match en septembre 2013 dans un portrait enamouré qui fait sérieusement douter des capacités d’homme d’Etat du candidat à la primaire que l’on présente comme le plus brillant de sa génération,s’est muée en mère livrant ses propres enfants à ceux qui les dévorent.

    « Au moins, en ce début de XXIe siècle, l’Histoire, avec un grand H, est-elle de retour, dans toute sa dimension tragique et sacrificielle, qui demande maintenant à ce que le meurtre – symbolique – de la grande prêtresse soit accompli. C’est le plus difficile tant sont venus se prosterner devant elle tous les grands de ce monde, qui en ont même fait, dans une inversion des valeurs qui prend tout son caractère odieux au fur et à mesure des attentats en Allemagne et en France, une seconde mère Teresa. Le temps est venu de brûler l’idole d’une société qui se meurt, pour que disparaissent avec elles ses serviteurs et ses funestes inspirations. Après quoi pourra naître un nouveau cycle. »

    http://fr.novopress.info/202769/angela-merkel-divinite-malefique-de-leurope/

  • La presse censure désormais le nom et la photo des terroristes

    Cachez cette Vérité que je ne saurais voir.

    Mardi 26 juillet, Europe 1, BFM TV et les chaînes de France Médias Monde (RFI, France 24 et Monte Carlo Doualiya) ont décidé de ne plus diffuser les photographies ainsi que les noms des terroristes. Le Monde et La Croix viennent de leur emboîter le pas. Les auteurs d’attentats deviendront-ils bientôt des « non êtres » ? Ce terme de novlangue orwellien désigne, dans le roman 1984, ceux dont on effaçait l’existence jusque dans les archives des journaux : « Celui qui a le contrôle du passé, disait le slogan du Parti, a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. »

    La presse utilisait déjà un vocabulaire inapproprié pour décrire les islamistes. Selon le dictionnaire, un « forcené » est un individu « qu’un accès de folie, une forte émotion rend, a rendu très violent ». Au hasard de leurs sautes d’humeur, en somme, ces barbares massacrent des centaines de Français avec un raffinement particulier.

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  • La Commission européenne menace la Pologne, qui s'en amuse

    Réponse de Jaroslaw Kaczynski, le président du PiS, le parti au pouvoir en Pologne, quand on lui a demandé s’il prenait au sérieux l’ultimatum de la Commission européenne sur l’Etat de droit et le Tribunal constitutionnel :

    "Je trouve ça amusant, car cette critique n’a rien à voir avec l’état actuel de notre pays. Cette procédure est complètement en dehors de la juridiction des traités de l'UE. Elle a pour seul objectif de procurer un divertissement à la Commission et à ses fonctionnaires. Même les conseillers juridiques du Conseil européen pensent que cette procédure va au-delà des traités. Mais nous restons en dialogue avec la Commission. Au fait, notre partenaire dans ce dialogue est le commissaire Timmermans, des Pays-Bas… un pays qui n’a même pas de tribunal constitutionnel ! C’est absurde..."

    Le politologue Jean-Yves Camus estime que la Commission ne peut pas sanctionner la Pologne :

    «Au bout de trois mois, je pense qu'il ne se passera rien. Que peut-il y avoir hormis des sanctions financières? L'Union européenne ne peut que brandir la menace. Personne ne l'imagine suspendre la Pologne pour ces raisons».

    Michel Janva

  • Ils refusent toujours de regarder la réalité en face

    Extrait d'un entretien de Marine Le Pen dans Présent par Caroline Parmentier :

    "On a même l’impression que chaque nouvel attentat n’est pas une blessure pour eux mais une inquiétude électorale. Les médias attendent avec impatience de voir si par hasard ce ne serait pas autre chose. Ils espèrent jusqu’à la dernière minute que ce soit autre chose. C’est terrifiant parce qu’encore une fois cela signifie qu’ils refusent toujours de regarder la réalité en face. Entre ceux qui viennent expliquer aujourd’hui qu’il faut faire ce qu’ils disent alors que quand ils étaient au pouvoir ils ont contribué à l’aggravation de cette situation et ceux, comme Monsieur Dupont-Aignan, qui expliquent que l’Etat de droit ce n’est pas si important que ça, on a l’impression que la classe politique perd son sang-froid. Or les Français eux, ont un comportement exemplaire. Je tiens à le dire. Les Français font preuve d’énormément de sang-froid et de sens des responsabilités. Le peuple français se comporte de manière absolument remarquable."

    Michel Janva

  • « Les cinq stades de l’effondrement » | Entretien avec Dmitry Orlov.

    « Il y une décennie et demie, le monde est passé de bipolaire à unipolaire, parce que l’un des pôles s’est désagrégé : l’Union soviétique n’est plus. L’autre pôle – symétriquement appelé les États-Unis – ne s’est pas (encore) désagrégé, mais il y a des grondements menaçants à l’horizon. L’effondrement des États-Unis semble aussi improbable maintenant que l’était l’effondrement de l’Union soviétique en 1985. L’expérience du premier effondrement peut être instructive pour ceux qui souhaitent survivre au second. »Dmitry Orlov

    Si vous nous lisez depuis ces deux dernières années, vous avez eu le plaisir de suivre la pensée de Dmitry, grâce à ses articles quasi hebdomadaires. En plus d’un grande érudition et d’une pensée en effervescence souvent teintée d’un humour caustique, Dmitry est aussi d’un abord très simple et nous entretenons avec lui une relation de confiance pour améliorer les traductions et aider à la diffusion des idées alternatives au Système. 

    - Entretien réalisé par le Saker Francophone.

    Le Saker Francophone : – Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

    Dmitry Orlov : – Je suis quelqu’un qui tape sur un ordinateur portable. C’est très certainement vrai; personne ne conteste cela. Tout le reste me concernant n’est pas aussi certain. Je ne cherche pas à être timide, seulement à dire la vérité. La plupart des faits sur moi semblent quelque peu contradictoires. J’ai un diplôme d’ingénieur, mais je traite les sciences de l’ingénieur comme un passe-temps. Je suis diplômé en linguistique, matière que je traite aussi comme un passe-temps. J’écris des livres et des articles, pas comme un passe-temps, mais je ne suis pas un humaniste ou un littéraire. J’ai vécu pendant de nombreuses années aux États-Unis, et je connais l’anglais beaucoup mieux que la plupart des Américains, mais je suis russe et à la maison on ne parle que russe. Il n’est même pas possible de dire précisément où je vis, parce que nous vivons sur un voilier, qui se déplace d’un endroit à l’autre. Donc la meilleure chose à faire est de simplement lire ce que je vous écris, et ne pas essayer d’y lire qui je suis, parce que rien de tout cela n’est particulièrement pertinent. Ma motivation pour l’écriture est très simple : je veux donner un sens au monde, pour moi-même, et pour toute autre personne qui pourrait être intéressée.

    – Est-ce que votre livre Les cinq stades de l’effondrement, qui va bientôt être publié en français, sert encore de base à votre réflexion sur la situation mondiale?

    – Les cinq étapes offrent un bon échafaudage intellectuel de réflexion sur les différents effondrements qui se déroulent, avec quelques mises en garde.

    Tout d’abord, il est clair que les étapes peuvent se chevaucher; il n’est pas nécessaire que l’effondrement financier aille à son terme avant que l’effondrement commercial et politique puisse commencer. Les effondrements sociaux et culturels sont largement entamés à certains endroits (des parties entières des États-Unis me viennent à l’esprit). Les effondrements peuvent se produire dans des poches relativement petites, franchir une ou deux étapes, et parfois même inverser leur cours, comme c’est arrivé en Russie après l’effondrement de l’URSS.

    Mais il y a aussi des exemples emblématiques : l’Ukraine traverse actuellement l’ensemble des cinq étapes dans une spectaculaire cascade d’échecs.

    Deuxièmement, il y a toujours des surprises. Je suis toujours étonné de voir comment les autorités financières mondiales ont été habiles à perpétuer une sorte de suspension théâtrale de l’incrédulité, ce qui a rendu l’insolvabilité systémique normale. Si j’avais prédit des taux d’intérêt négatifs, il y a quelques années, les gens auraient ri de moi, et pourtant ils sont là! Nous savons tous que la bulle de la dette va éclater, et que quand elle le fera, tout le monde se retrouvera avec du chewing-gum dans les cheveux, mais nous ne savons pas quand cela se produira. Une autre grande surprise a été la volonté des investisseurs de jeter de l’argent facile dans une production marginale d’hydrocarbures, qui est maintenant à l’origine d’une vague massive de faillites dans le secteur de l’énergie. Nous savons que les réserves de pétrole conventionnel s’épuisent de 5% par an, sans rien pour les remplacer, et que la surabondance actuelle ne durera que quelques mois, mais nous ne savons pas encore quel processus va courir le plus vite, l’épuisement du pétrole ou l’effondrement industriel. Nous connaissons le résultat final: le pétrole finira par être considéré comme un déchet toxique inutile.

    Troisièmement, lorsque j’ai écrit ce livre, je ne donnais pas l’attention voulue à l’effondrement de l’environnement, et pourtant il se révèle être l’un des plus importants. Mais il est difficile d’être précis à ce sujet en ce qui concerne d’autres tendances de l’effondrement. D’une part, c’est une mort à petit feu; le réchauffement de la planète va rendre l’agriculture impossible dans de nombreuses régions de la planète; l’élévation du niveau des océans va déloger près de la moitié de la population mondiale en inondant les villes côtières; l’acidification des océans est en train de détruire les chaînes alimentaires marines et priver les populations côtières et insulaires d’une source de nourriture essentielle. D’autre part, la probabilité accrue de phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique peut avoir des conséquences soudaines et assez surprenantes.

    Par exemple, une vague de chaleur en Russie en 2010 a influencé la récolte de blé, ce qui a provoqué l’arrêt des exportations de céréales de la Russie, conduisant le prix du couscous à crever le plafond, provoquant le printemps arabe, qui à lui-même conduit une vague de migrants à inonder l’Europe ensuite, provoquant des divisions dans la solidarité européenne. Le changement climatique est comme une bombe en caoutchouc:

    Le nombre de victimes ne peut être calculé, car elle continue à sauter partout, sans fin.

    – Comment voyez-vous la situation mondiale actuelle?

    – La question la plus importante n’est pas comment je vois la situation du monde, mais si vous la voyez. J’en suis venu à la conclusion que la plupart des gens ne voient rien du tout.

    A l’Ouest, en raison du contrôle serré des entreprises transnationales sur les médias de masse, que les Allemands ont commencé à appeler joliment Lügenpresse (presse menteuse), ces médias ont créé un royaume fictif, et la plupart des gens y passent leur vie entière. Par exemple, je suis sûr que beaucoup de Français pensent que la Russie a envahi et annexé la Crimée, et c’est parfaitement vrai. Mais je suis sûr que presque aucun d’entre eux n’a une idée de quand c’est arrivé. Le savez-vous? C’est arrivé en 1783. La Russie occupe la Crimée depuis lors.

    Ce n’est qu’un petit exemple, mais il y en a d’innombrables.

    Et ce n’est là qu’un seul problème dans la connaissance de la situation mondiale. Un autre problème vient d’une dangereuse hiérarchisation de la connaissance, parce que la situation est vraiment catastrophique. Si vous évaluez la situation attentivement, vous découvrirez que si vous voulez que vos enfants et petits-enfants aient une chance de survivre, alors vous devez commencer à vivre d’une manière très différente au sein de la capacité de charge biologique de la petite parcelle de terre que vous et vos compatriotes pourrez défendre, et vous l’appellerez votre chez vous. Mais si vous deviez essayer de commencer à vivre de cette façon, vous devriez aussi arrêter d’aller travailler et de faire du shopping, les entreprises perdraient de l’argent, il y aurait des pertes d’emplois, les recettes fiscales diminueraient, les gens ne recevraient plus leurs pensions et leurs prestations sociales. Il y aurait donc des troubles sociaux et de l’instabilité politique, et vous pourriez donc finir par en mourir. Aussi peut-être le meilleur plan est-il de ne pas attacher trop d’attention à ce qui se passe dans le monde, et se contenter de rester assis là, tranquillement, en vous persuadant que tout est OK, et d’attendre que certains gentils terroristes réfugiés vous jettent une bombe pour vous sortir de votre misère.

    – Quelles sont vos attentes autour des élections américaines, le Brexit, les élections françaises l’année prochaine? Ces événements sont-ils significatifs?

    – Il semble qu’à la fois l’UE et les États-Unis sont au bord d’une révolte massive. Ces peuples ont eux-mêmes permis d’être gouvernés par des élites transnationales non élues, et cela a été une catastrophe à tous les niveaux. Hillary Clinton est un spécimen de premier choix de cette élite: elle habite un royaume abstrait où la souveraineté nationale est une chose du passé et où les pays n’existent pas vraiment. Si ces élites essayent d’agir comme si ces pays existaient encore, alors ils doivent les menacer ou les bombarder pour obtenir leur soumission. Mais s’ils sont trop gros et trop puissants pour être menacés ou bombardés afin d’obtenir cette soumission (comme la Russie), alors le seul choix qui reste est de devenir hystérique et de trépigner de rage en menaçant d’anéantissement nucléaire mondial.

    J’espère que ce sentiment de révolte peut être canalisé sous des formes démocratiques d’expression individuelle, parce que sinon tout va chuter à partir de maintenant. En Europe, l’objectif devrait être de réaffirmer la souveraineté nationale et de détrôner la bureaucratie transnationale non élue. C’est en fait un objectif très modéré; mais s’il est considéré comme extrémiste, alors les résultats seront encore plus extrêmes, avec des partis d’extrême-droite populiste prenant en charge les pays, les uns après les autres.

    Aux États-Unis, il y a maintenant une haine publique très palpable contre la plupart des institutions officielles, et les résultats peuvent être tout à fait imprévisibles. Nous assistons à la mort du duopole des deux-partis républicain / démocrate, ce qui est une chose merveilleuse à observer. Le parti démocrate est une institution complètement anti-démocratique, avec de multiples sorties de route pour priver d’expression le plus grand nombre possible d’électeurs, et qui recourt maintenant à des falsifications pures et simples par le piratage des machines à voter lors de l’actuelle primaire présidentielle. Le parti républicain est aussi un abus de langage, parce que son but a toujours été de convertir la res publica en res privata en privatisant tout ce qui était possible. La disparition de ces deux horribles organisations serait une cause de célébration.

    Mais une fois que la clique duopolistique nous asservissant aura été délogée, on ne sait pas ce qui va arriver. Les États-Unis ne sont pas vraiment un pays, que ce soit territorialement, linguistiquement ou culturellement; il s’agit d’un certain nombre de territoires qui ont été occupés, arbitrairement regroupés dans des États en utilisant une règle sur une carte, et maintenus ensemble par la force. Regardez le Nouveau-Mexique: sa population est presque exactement à moitié mexicaine. Donald Trump y a organisé un rassemblement il y a quelque temps, ce qui a provoqué une émeute, parce que son concept de l’Amérique ne comprend pas le Mexique. Eh bien, ne dites pas cela à tous les Mexicains vivant aux États-Unis, en particulier sur le territoire mexicain occupé par les États-Unis, car ils vont littéralement essayer de vous tuer! Non seulement le Mexique fait partie de l’Amérique, mais il est, en fait, les États-Unis: Estados Unidos Mexicanos. Contrairement à l’UE, qui est, après tout, composée de ce qui était des pays anciennement séparés, et qui peut se désagréger pour revenir à ces mêmes pays, les États-Unis vont se fissurer en gros morceaux partant en lambeaux comme une pastèque trop mûre.

    – Quel est votre message pour que les gens comprennent à quel point la situation actuelle du monde est mauvaise? Qu’est-ce qu’ils peuvent faire?

    – Vous pouvez toujours relire votre Voltaire et suivre l’exemple de Candide: cultiver votre jardin. Vous pouvez difficilement faire mieux.

    – Le Saker francophone traduit vos textes depuis maintenant deux ans. Je sais qu’ils sont aussi traduits en italien, en russe et en allemand. Est-il important pour vous de tendre la main à d’autres personnes, et pas seulement aux États-Unis et en Russie? Avez-vous un message universel?

    – J’étais déjà lu par des gens partout dans le monde. Mes livres sont sortis en anglais, portugais, japonais, chinois, coréen, français maintenant, bientôt suédois. Le russe n’est pas si important parce que les Russes savent déjà tout cela. Si je dois avoir un message universel, il est celui-ci: vous n’êtes pas des citoyens du monde; vous n’êtes que celui d’où la chance vous a fait naître.

    Je suppose que mon attitude envers l’Europe est très russe.

    Géographiquement, l’Europe comprend toute l’Eurasie qui est à l’Ouest des montagnes de l’Oural, mais politiquement c’est seulement cette petite péninsule avançant de ce côté de l’Eurasie, et qui est composée de ces minuscules et mignons petits pays, chacun avec sa propre petite langue et ses petites traditions locales. Elle est vraiment très belle. Mais ce qui se passe là-bas ces derniers temps est une abomination.

    Imaginez que vous amenez vos enfants au zoo, mais que quelqu’un aurait ouvert toutes les cages, et maintenant vous avez des lions ayant des rapports sexuels avec des tigres, de sorte que vous avez beaucoup de tigrons et de ligres, de jaguars ayant des rapports sexuels avec des léopards, et donc beaucoup de petits jaguleos courant partout, et là dans le coin vous avez un rhinocéros qui s’approche d’une hippopotame, et qui sait ce qui va en advenir. Et maintenant, quelqu’un envoie un troupeau de chameaux en panique au milieu. Ils vont tous essayer de se croiser avec les chameaux aussi? C’est une parodie!

    Blague à part, si vous pensez que le monde est un après tout, ou que vous êtes un citoyen du monde, alors vous tenez compagnie à certains autres participants à un voyage mondialisé: les rats, les cafards, les poux et les punaises. Ils n’ont aucune nation non plus, et vont partout où vous allez, et ont autant de raison d’exister que vous, aussi il ne faut pas essayer de les éradiquer. Ils ont les mêmes droits que vous! Mais si vous êtes à la recherche d’une meilleure raison d’exister, il faut commencer par avoir le sens de l’unicité, non pas celui de l’individualisme mais au sens unique du lieu. Il faut être enraciné dans un lieu et parmi un peuple, et avoir le sens du sacré qui est connecté à cet endroit et à ce peuple. Cela concerne tous les lieux, les forêts et les vallées, les champs et les montagnes qui vous donnent un sentiment d’être et un sens du but, quelque part où vous voulez vivre et pour lequel vous êtes prêt à mourir, et dont l’avenir est l’avenir de vos enfants, de sorte que vous ne manquerez pas d’en prendre soin et de le défendre.

    Je suis tout à fait sûr que si nous ne parvenons pas à produire ce sentiment de l’attachement, de l’enracinement à nos lieux de vie et à nos peuples, alors tout sera perdu.

    – Merci Dmitry.

    Vous pouvez retrouver tous les textes de Dmitry Orlov sur le site du Saker Francophone.

    http://www.scriptoblog.com/index.php/archives/actu-videos-auteurs/140-entretiens/1933-les-cinq-stades-de-l-effondrement-entretien-avec-dmitry-orlov

  • Camp Maxime Real Del Sarte 2016 - 10 axes de salut national

  • Anonymiser les terroristes islamistes ? Le quotidien Présent s’y refuse

    Par un article signé de Pierre Malpouge et un dessin de Chard (ci-dessus) à paraître dans Présent daté du 29 juillet, le quotidien se refuse à anonymer les terroristes islamistes, contrairement à ce que commencent à pratiquer plusieurs médias comme Europe 1 ou Le Monde.

    Présent explique que cette idée d’« anonymisation » est « épineuse (elle ne concernerait que les médias français mais pas les médias étrangers) » et « perverse » :

    « Perverse car il en irait de cette anonymisation pour les terroristes comme des délinquants déjà désignés comme des “personnes“ ou des “individus“ à l’origine et à l’identité non définies alors que l’on sait que dans leur ensemble ce ne sont pas des Esquimaux. Ce qui permettrait cependant au gouvernement laxiste de ne pas “stigmatiser“ aux yeux des Français de souche une certaine fange de la population, allogènes ou convertis. »

    Le quotidien cite également, pour l’approuver, Alexis Brézet, directeur des rédactions du Figaro, qui déclare : « Le nom des terroristes est un élément d’information objectif essentiel et nécessaire pour comprendre ce qui se joue sur notre sol et notre devoir est de le porter à la connaissance des lecteurs ou des internautes. Alexis Brézet précise : « Voir ce que l’on voit et le dire : c’est l’essence même de notre métier de journaliste. »

    A noter que, par un tweet, l’hebdomadaire Minute avait annoncé dès hier qu’il continuerait à publier les noms de « ces salopards » :

    Minute publiera les noms et photos et tous les détails édifiants sur ces salopards tant qu’ils n’auront pas été éradiqués. Chaque mercredi.

    http://fr.novopress.info/