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l'information nationaliste - Page 6819

  • La Lettre d’Allemagne N°8

    Quos vult perdere Jupiter dementat prius

    Dimanche dernier, la chancelière est apparue une nouvelle fois sur un plateau de télévision. Une fois encore, elle a choisi l’émission d’Anne Will, celle-là même d’où elle avait lancé son historique « Wir schaffen das ! » il y a quelques mois. Pendant une heure elle a prêché « l’impératif humanitaire », montrant la voie lumineuse et dure, celle qu’elle a tracée pour le pays, pour l’Europe, pour le monde.

    Elle a également marqué la frontière, dressé un mur d’enceinte : certes pas pour protéger l’Allemagne des migrants, mais bien de ses propres démons, de ses forces obscures, de ses mécréants. Enfin, elle a invité ses fidèles à avoir la foi : foi en elle, foi en sa politique, foi en un avenir radieux…

    La route est fermée, et les Macédoniens la gardent

    C’était sans compter avec son voisin social-démocrate du Sud : le chancelier autrichien, visiblement peu impressionné et mécréant au cœur endurci, a tracé, quant à lui, la nouvelle frontière extérieure de l’Union européenne dans les Balkans, suscitant l’ire des organisations « humanitaires », le silence réprobateur et assourdissant de la Commission et de Mr Juncker, et recevant visiblement l’approbation massive des Autrichiens, Hongrois, Polonais, Tchèques, Slovaques, Slovènes et autres Slaves du Sud. Ce qu’il a reçu, c’est aussi le soutien, tout en discrétion et en retenue, des partis de gouvernement allemands, qui voient à juste titre l’impact positif que pourrait avoir la fermeture de la route des Balkans sur l’issue de certaines élections…

    Nos amis du Maghreb et d’Afghanistan

    En attendant, le ministre fédéral de l’Intérieur, Thomas de Maizière, s’emploie activement à organiser le retour au pays des Marocains, Algériens et Tunisiens qui se trouvent plus ou moins indûment sur le sol allemand, et dont un certain nombre est en délicatesse avec les autorités en charge de l’ordre et de la paix civile. La presse s’est largement fait l’écho de son périple au Maghreb, et des succès qu’il semble y avoir obtenus. Malheureusement pour le gouvernement allemand, il s’agit, là encore, de dispositions pour le retour et l’expulsion : le « deutscher Michel » attend toujours des mesures concrètes pour assécher le flot des entrées. Que de telles mesures aient été prises en Allemagne-même, en réalité, peu en doutent : si le chancelier Faymann a pris les devants en faisant fermer la frontière gréco-macédonienne, c’est bien parce qu’il craignait, à juste titre, de vivre à Schärding ou à Salzburg ce qui arrive aujourd’hui à Idomeni. Mais ces mesures ne peuvent être évoquées, car elles contreviennent à la doxa. L’Autriche n’a pas ces pudeurs, qui, non contente de fermer la frontière, lance une campagne d’information en Afghanistan, sur le thème « Les passeurs vous mentent ». Ils ne sont pas les seuls.

    Et pendant ce temps…

    L’AfD poursuit son ascension, lente et sûre, dans les sondages, en attendant, dimanche 13 mars, le premier verdict des urnes. Elle est désormais donnée à 17/19% en Saxe-Anhalt – contre 5 à 6% à l’été 2015 – à 11/13% en Bade-Wurtemberg et à 9/10% en Rhénanie-Palatinat – 3% l’été dernier dans ces deux derniers Länder. Angela va devoir prononcer quelques anathèmes – cette activité, il faut le craindre, va accaparer dans les mois qui viennent une part croissante de son temps.

    François Stecher 4/03/2016

    Revue de presse

    • Merkel et les réfugiés

    Welt – 29.02.16 – Anne Will
    Merkel mise sur la foi qui déplace les montagnes
    Chez Anne Will, la chancelière fédérale s’est montrée inflexible sur sa politique des réfugiés. En faisant ainsi, cependant, elle brûle ses vaisseaux.

    http://www.welt.de/politik/deutschland/article152748126/Merkel-setzt-auf-den-Glauben-der-Berge-versetzt.html

    Die Welt – 01.03.16 – Sommet UE-Turquie
    « Si l’Allemagne est méchante, de nouveaux réfugiés viendront »
    Dangereuse et irréaliste, c’est ainsi que l’économiste vedette Hans-Werner Sinn juge la stratégie de Merkel dans la crise des réfugiés. La Grèce ? Un Etat failli. Un partenariat avec la Turquie ? Désastreux.

    http://www.welt.de/wirtschaft/article152815808/Ist-Deutschland-unartig-kommen-neue-Fluechtlinge.html

    FAZ – 01.03.16 – Politique des réfugiés
    Les faiblesses de la formule de Merkel
    Dans la crise des réfugiés, la chancelière poursuit imperturbablement la mise en œuvre de son plan. Elle néglige, ce faisant, en Allemagne comme en Europe, des facteurs décisifs.

    http://www.faz.net/aktuell/politik/fluechtlingskrise/fluechtlingspolitik-die-schwachstellen-in-merkels-formel-14097709.html

    FAZ – 29.02.16 – La chancelière chez Anne Will
    La Garde des sceaux de l‘Europe
    Pas de panique, mais d’autant plus de prévoyance : chez Anne Will, Angela Merkel se présente comme une femme politique nullement découragée, qui, inlassablement, travaille à accomplir sa mission de chancelière par excellence : sauver l’idée européenne. Une analyse.

    http://www.faz.net/aktuell/politik/inland/angela-merkel-praesentiert-sich-praesidial-bei-anne-will-14096404.html

    Focus online – 01.03.16 – Liturgie chez Anne Will
    Comment Angela Merkel est devenue le premier prédicateur du pays
    Chez Anne Will, la chancelière Angela Merkel s’est présentée comme un prédicateur. L’interview s’est muée en liturgie. Ainsi s’est exprimé ce qu’il y a de pire dans le protestantisme politique. Une analyse de la parole et du style.

    http://www.focus.de/politik/deutschland/kisslers-konter/liturgie-bei-anne-will-wie-merkel-zur-ersten-predigerin-des-landes-wurde_id_5326303.html

    Die Welt – 03.03.16 – Economiste vedette Sinn
    « C’est le devoir de la chancelière de protéger le territoire national »
    Selon le patron de l’institut Ifo, Hans-Werner Sinn, Angela Merkel a pris des décisions mauvaises et fatales. D’abord lors de la crise de l’euro, ensuite dans la crise des réfugiés. Dans les deux cas, au détriment de ses propres concitoyens.

    http://www.welt.de/wirtschaft/article152864656/Es-ist-Aufgabe-der-Kanzlerin-Staatsgebiet-zu-schuetzen.html

    Die Welt – 03.03.16 – Crise des réfugiés
    Merkel n’a plus qu’à espérer que ceux qui la critiquent aient raison
    La stratégie de Merkel dans la crise des réfugiés a échoué. Désormais nous parviennent, depuis la nouvelle frontière extérieure de l’Europe, des images terrifiantes. Y aura-t-il à partir de maintenant moins de réfugiés ? Même la chancelière doit l’espérer.

    http://www.welt.de/politik/deutschland/article152863317/Merkel-muss-hoffen-dass-ihre-Kritiker-recht-behalten.html >

    • Les Allemands et les réfugiés

    Die Welt – 29.02.16 – Frank-Jürgen Weise
    Le gestionnaire des réfugiés en Allemagne est-il en train d‘échouer à cause d’une surcharge de travail ?
    Frank-Jürgen Weise est la plus importante des personnes qui, en Allemagne, aident les réfugiés. A côté de l’Office fédéral des réfugiés, il dirige aussi l’Agence fédérale du travail et la Fondation Hertie. Est-ce seulement possible ?

    http://www.welt.de/politik/deutschland/article152764290/Scheitert-Deutschlands-Fluechtlingsmanager-an-Ueberlast.html

    FAZ – 29.02.16 – Sondage
    Les Allemands croient à l’intégration des réfugiés
    Une solution européenne à la crise des réfugiés n’est toujours pas en vue – pourtant, les Allemands sont optimistes. Selon un sondage, une grande majorité d’entre eux pense que l’intégration des réfugiés en Allemagne va réussir.

    http://www.faz.net/aktuell/politik/fluechtlingskrise/umfrage-deutsche-glauben-an-integration-der-fluechtlinge-14096993.html

    Die Welt – 29.02.16 – Sondage sur les réfugiés
    Un tiers des sondés tient l’intégration pour impossible
    Alors que la chancelière Merkel conjure à nouveau l’Allemagne de maintenir le cap avec les réfugiés, un nouveau sondage dessine un tableau qui prête à réfléchir. Selon celui-ci, un tiers des sondés doute que l’intégration soit possible.

    http://www.welt.de/politik/deutschland/article152753192/Jeder-Dritte-haelt-Integration-fuer-unmoeglich.html

    Spiegel Online – 29.02.16 – Sondage sur les réfugiés
    Plus de la moitié croit à l’intégration – à une condition
    Vis-à-vis de la crise des réfugiés, beaucoup d’Allemands sont très inquiets, effrayés ou pleins de doutes. Seulement 11% de nos concitoyens veulent continuer à accueillir des réfugiés sans limitation, selon un sondage.

    http://www.spiegel.de/politik/deutschland/fluechtlinge-ueber-die-haelfte-deutschen-glaubt-an-integration-unter-bedingungen-a-1079748.html

    Hamburger Morgenpost – 29.02.16 – Initiative populaire et AfD
    « Hambourg pour une bonne intégration » met en garde contre une opération de recueil de signatures
    L‘initiative populaire « Hambourg pour une bonne intégration » refuse l’aide que prétend lui apporter l’AfD pour recueillir des signatures : « Les signatures que nous pourrons attribuer à l’action de l’AfD ou d’organisations similaires seront immédiatement détruites ».

    http://www.mopo.de/hamburg/volks-ini-vs–afd–hamburg-fuer-gute-integration–warnt-vor-unterschriftenaktion-23641152

    Die Welt – 01.03.16 – Appartements pour réfugiés
    « Ce n’est plus l‘Eppendorf que je connaissais »
    2400 réfugiés doivent emménager dans le quartier huppé d’Eppendorf, à Hambourg. A l’occasion d’une réunion d’information, les habitants du quartier expriment leur mauvaise humeur devant les plans de l’arrondissement. Cependant, ceux qui soutiennent ce projet ont fait une offre à leurs adversaires.

    http://www.welt.de/regionales/hamburg/article152815203/Das-ist-nicht-mehr-das-Eppendorf-das-ich-kenne.html

    Die Welt – 03.03.16 – Distribution de nourriture
    Les Tafeln [organisation caritative] rationnent la nourriture à cause de l‘arrivée massive de réfugiés
    Les Tafeln en Allemagne observent une demande en forte croissance de la part de réfugiés qui viennent chercher chez eux de la nourriture gratuite. Du coup, les nécessiteux autochtones se demandent qui est prioritaire.

    http://www.welt.de/wirtschaft/article152868583/Tafeln-rationieren-Essen-wegen-Fluechtlingsandrang.html

    Die Welt – 03.03.16 – Politique d‘immigration
    Faire la différence entre migrants économiques et réfugiés
    Depuis de nombreuses années, l’Allemagne est un pays d’immigration. Pourtant, un pilotage délibéré de ce phénomène fait défaut. Le ministre du Travail, Andrea Nahles, lance un projet expérimental. Ce signal est très bienvenu.

    http://www.welt.de/debatte/kommentare/article152856118/Zwischen-Arbeitsmigranten-und-Fluechtlingen-unterscheiden.html

    • L’OTAN et les réfugiés

    Die Welt – 02.03.16 – Nato-General Breedlove
    Les réfugiés, « une arme contre l’Ouest » ?
    Pour le général de l‘OTAN Philip Breedlove, l’afflux massif de réfugiés en provenance de Syrie a un effet déstabilisant sur l’Europe. C’est l’effet recherché par Moscou.

    http://www.welt.de/politik/deutschland/article152833966/Fluechtlinge-als-Waffe-gegen-den-Westen.html >

    Spiegel Online – 02.03.16 – Réfugiés
    L’engagement de l’OTAN contre les passeurs prend du retard
    Les bâtiments de combat de l’OTAN doivent venir en aide à la Turquie dans sa lutte contre les passeurs en mer Egée. Mais, visiblement, le gouvernement turc s’y oppose. Berlin, en particulier, met la pression pour que l’arrivée des réfugiés en Grèce soit réduite de manière drastique.

    http://www.spiegel.de/politik/ausland/nato-einsatz-in-der-aegaeis-verzoegert-sich-a-1080251.html

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  • Référendum : le choix du peuple (article paru dans L’Action Française n°2927 du 03 mars 2016)

    La démocratie directe est d’un usage délicat. Elle pose la question de la définition du peuple concerné, et force donc la République à se poser celle des communautés, démarche réaliste mais anti-égalitaire. 

    En proposant un référendum pour décider du sort de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes [1], François Hollande ranime un moribond : la démocratie directe. Il le fait évidemment en dépit du bon sens : le dossier de l’aéroport est instruit depuis… 1963. Comme le rappelle le blog Vududroit, « près de cent cinquante décisions juridictionnelles ont été rendues confirmant la régularité des procédures ». Autrement dit, si on avait eu envie de convoquer un référendum, on aurait pu se lancer il y a longtemps. D’autant plus qu’il existe une difficulté de taille : qui peut être consulté ? Les collectivités locales et leurs populations ? Ce n’est (curieusement) pas de leur compétence légale. La nation ? Un référendum national ne peut concerner que « tout projet de loi portant sur l’organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent »... Un projet d’aéroport ne rentre pas dans ce cadre. Bref, on consultera, mais ça n’aura pas de valeur légale.

    Esquive présidentielle

    François a donc lâché sa bombinette et s’est esquivé, genre "l’intendance suivra". L’intendance, ce sont Ségolène Royal et Jean-Marc Ayrault, la première proposant que tous les départements limitrophes de la Loire-Atlantique soient associés, le second expliquant que le bon sens (!) exige que seul « le périmètre le plus proche du territoire impacté » soit concerné, oubliant visiblement que l’aéroport est censé être un hub régional. On voit que la démocratie directe est d’un usage délicat. Car elle pose la question de la définition du peuple concerné, et force donc la République à se poser la question des communautés, démarche réaliste mais anti-égalitaire. À cet égard, l’une des propositions de la loi El Khomri, reprenant en partie le rapport Combrexelle, est très intéressante : le référendum d’entreprise a tout de la bonne idée puisqu’il permet de circonscrire l’exercice de la démocratie à un périmètre naturel et légitime, en passant outre les instances représentatives qui ne représentent plus rien. C’est là que le bât blesse, en fait : le référendum n’a de sens qu’à condition de définir une population et de renoncer à la représentation. D’un côté, on abandonne donc la fiction d’un citoyen purement légal et théoriquement interchangeable (le Breton valant le Normand, le chômeur le travailleur, l’horloger l’épicier, le capitaliste le salarié, etc.) ; de l’autre, on abandonne l’idée qu’un représentant du peuple sait mieux que le peuple ce qui est bon pour le peuple. La grande peur des bien-pensants à l’approche du référendum anglais, l’ahurissant tir de barrage contre le référendum écossais, l’injustice criante réservée au référendum grec, tout démontre que ces deux abandons correspondent, dans l’esprit des élites, à un double procès en compétence et en légitimité. Les tenants de la démocratie directe font valoir que le peuple n’a plus aucune confiance dans les élites – à juste titre au vu des résultats de leurs politiques éclairées – ; les adversaires agitent l’horreur du référendum de 1851 qui vit s’installer Napoléon III, ou celui de 2005 qui nous a presque privés du bonheur d’être Européens. [.....]

    Philippe Mesnard

    Pour lire la suite, achetez le dernier numéro de l’Action Française 2000

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Referendum-le-choix-du-peuple

  • Comment la Commission européenne étouffe Ariane et Airbus dans le but de favoriser leurs concurrents américains

    L’Union européenne nous est officiellement présentée comme la nécessité pour des Etats européens de se regrouper pour être forts dans un monde globalisé afin de faire face à d’autres entités, tels les Etats-Unis, la Chine, etc.
    « Sans l’Europe, chaque Etat qui la constitue ne serait rien et vulnérable, alors que grâce à l’Europe, nous sommes regroupés et pouvons résister aux autres ». Combien de fois cette antienne a-t-elle été répétée ? Pourtant, la façon dont la Commission européenne vient de réagir au sujet du rapprochement Airbus-Ariane nous prouve que rien n’est plus faux et que les commissaires et technocrates bruxellois poursuivent d’autres desseins que de protéger notre continent, ses industries, ses populations.

    En effet, Airbus et Ariane voulaient « se marier » ce qui aurait créé le n°1 mondial dans les domaines de l’aéronautique et l’aérospatial. Ce groupe aurait été très concurrentiel, puisque de cette union, des économies auraient pu être faites, au grand dam de leurs concurrents, tels Boeing ou le producteur de fusées américain SpaceX. Mais ce mariage n’aura pas lieu. La raison ? C’est la commission européenne elle-même qui s’y oppose !
    Dans une excellente tribune de Damien Lempereur et Brice Wartel parue dans le Figaro, les raisons évoquées par les technocrates bruxellois nous sont données : cela créerait une « position dominante » qui serait contraire à une concurrence libre et non faussée !
    Bref, Bruxelles dit non à la fusion des deux groupes européens dans le but de protéger leurs concurrents américains, chinois, russes ou autres ! Cela est d’autant plus un scandale que ces concurrents sont pour la plupart subventionnés par leurs Etats.

    On notera – et la tribune du Figaro le souligne – que les réussites actuelles aussi bien d’Airbus que d’Ariane, si elles sont le fruit de coopérations européennes, ne doivent néanmoins rien à l’Europe des technocrates, ces groupes ayant été créés avant que Bruxelles ne s’occupe d’eux. Laissons les auteurs conclure : « décision révélatrice parce qu’elle illustre l’opposition fondamentale entre deux conceptions de l’Europe : l’Europe qui réussit, celle des alliances entre nations, celle d’Airbus et Ariane ; et l’Europe qui échoue, celle de Bruxelles et des technocrates. A chaque échec de « l’Union européenne », les euro-béats répondent « oui mais regardez Airbus et Ariane », qu’ils invoquent à tort comme preuve de la réussite de l’Union européenne. Faut-il rappeler que ces réussites sont antérieures à la création de la Commission européenne ? La décision du 26 février le confirme : l’Union européenne actuelle est l’ennemie d’Airbus et d’Ariane, pas leur alliée. »

    http://www.contre-info.com/comment-la-commission-europeenne-etouffe-ariane-et-airbus-dans-le-but-de-favoriser-leurs-concurrents-americainss#more-41223

  • Les conversions en masse dans plusieurs pays musulmans sont uniques dans l'histoire de l'islam

    Les Missionnaires de la Miséricorde, accueillis par Mgr Rey dans le diocèse de Fréjus-Toulon, ont fêté leur dixième anniversaire en septembre dernier. Leur croissance les a obligés à acheter une maison en centre-ville. Leur fondateur et supérieur, l’abbé Loiseau, est interrogé dans La Nef. Extrait :

    "[...] Notre communauté est encore modeste : cinq prêtres, onze séminaristes et un frère. Nous souhaitons, dans un premier temps, conforter nos lieux d’apostolat et développer une assistance variée dans nos paroisses. Les après-midi missionnaires avec les paroissiens sont un objectif important : il s'agit de missions de rue et de porte-à-porte avec des laïcs. Vous savez que notre souci est de développer la mission particulièrement auprès des musulmans. Cela demande une formation régulière sur l'islam et la création de liens d'amitié, c’est un investissement important pour nous. La création de groupes alpha (dîners missionnaires) est aussi une priorité. Vous voyez les projets sont nombreux… [...]

    Je pense que la liturgie dans sa forme extraordinaire est un moyen privilégié aujourd’hui pour redonner la dimension sacrificielle et contemplative à la messe. On a trop oublié le caractère sacrificiel de la messe. Comme le disait Mgr Gamber, on a trop voulu privilégier la dimension anthropologique plutôt que la dimension théocentrique. L'homme moderne ne sera pas forcément touché par des enseignements, il a besoin du sacré pour s'élever vers Dieu. De plus, la forme extraordinaire s'inscrit dans la perspective de l'herméneutique de la continuité. En effet, le maintien de la messe traditionnelle rappelle qu’il ne peut y avoir de ruptures dans la foi et la liturgie. Cela doit être la même Église qui prie et célèbre avant ou après Vatican II : un rit millénaire nous permet de vivre cette continuité. Pour ce qui est du monde traditionaliste, je pense qu’il doit avoir une place importante dans l'Église aujourd'hui pour manifester cette continuité, son apport en liturgie et en doctrine étant capital.Mais nous avons tous un effort à réaliser pour avoir un élan missionnaire et pour travailler à l'unité suivant les perspectives de l'herméneutique de la continuité. L'enseignement du concile Vatican II à la lumière de la Tradition doit nous permettre de mieux vivre nos charismes et renouveler la vie spirituelle de nos communautés. Il est important pour la vie ecclésiale que nous soyons attentifs au renouveau missionnaire de nombreuses paroisses et communautés nouvelles. Mais il est aussi important de ne pas s'enfermer dans une réserve traditionaliste, la messe dans la forme extraordinaire s'adresse à tous, avec un souci de participation des fidèles comme le souhaitait le cardinal Ratzinger dans sa conférence de 1998 pour les dix ans d’Ecclesia Dei.

    Nous sommes dans l’Année de la Miséricorde voulue par le pape François : qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

    C’est une année de grandes grâces offertes par l'Église. La Miséricorde est la spiritualité du troisième millénaire, comme le rappelait saint Jean-Paul II. L'ultime planche de salut pour l'humanité, comme le dit Notre Seigneur à sainte Faustine. Il y a donc une urgence eschatologique à annoncer au monde la Miséricorde Divine. C'est tout l'amour qui jaillit du Cœur du Christ pour l'humanité blessée par le péché. La Miséricorde est dans la continuité du culte du Sacré-Cœur avec une accentuation sur le pardon qui relève l'homme anéanti par le péché. Face aux structures de péchés et à la culture de mort, la Miséricorde divine nous apporte la délivrance et l'espérance d'une résurrection. Elle est l'ultime rempart face à la progression du mal, elle annonce le triomphe de l'amour du Christ. Le pape François touche le cœur de personnes loin de l'Église, cette année peut être l'occasion de mieux vivre le sacrement de réconciliation dans nos paroisses.

    Comment procédez-vous dans votre évangélisation auprès des musulmans ? Observez-vous des conversions de l’islam au christianisme ?

    Il est important de relever ce défi de la progression de l'islam en Europe. Il faut d'abord s’instruire de cette religion et prier afin que les musulmans puissent découvrir le vrai visage du Christ déformé par les textes du Coran et de la Sunna. Nous sommes dans trois villes où la population musulmane est très présente. Il nous suffit de nous promener dans la rue en habit pour que le contact puisse s'établir. Beaucoup de musulmans possèdent cette qualité de simplicité pour aborder les questions religieuses, ils n'ont pas de mauvais respect humain pour parler de Dieu en société. Nous nous rendons régulièrement dans les librairies musulmanes ainsi que dans les bars à Narguilé, le porte-à-porte reste aussi un moyen privilégié. Cette année, une famille entière nous a demandé le baptême, la personne de Jésus les a bouleversés ; un autre, c'est au cours d'une messe de Requiem que la grâce l'a touché. Il est difficile de chiffrer le nombre de demandes de baptême en France, beaucoup deviennent évangéliques d’ailleurs. Mais c'est dans les pays du Maghreb que nous assistons à des conversions en grand nombre, suite à des phénomènes mystiques comme rêver de Jésus ou de Marie. Au Maroc, les convertis sont rejetés par l'Église catholique, ils deviennent alors tous évangéliques. En Algérie et en Tunisie, ils peuvent être acceptés en petit nombre par la hiérarchie, mais ces nouveaux convertis sont souvent menacés. En tout cas, ces conversions en masse dans plusieurs pays musulmans comme en Indonésie sont uniques dans l'histoire de l'islam.

    Comment analysez-vous la position de l’Église à l’égard des musulmans et notamment vis-à-vis de leur conversion ?

    Souvent la hiérarchie est bloquée pour accueillir ces conversions pour trois raisons. La première c'est que l'islam interdit ces conversions, parfois sous peine de mort. La hiérarchie craint d'être expulsée. La deuxième raison est théologique, il s'agit d 'une mauvaise conception du dialogue interreligieux : l'islam leur apparaît soit comme une voie de salut, soit comme un chemin authentique vers Dieu. Enfin dans certains pays musulmans, le clergé craint que la demande de baptême ne soit pas sincère et soit liée à une possibilité d’immigration. S'il peut y avoir du vrai au moins pour deux de ces raisons, la hiérarchie est quand même très frileuse. Nous ne sommes pas, contrairement à ce que demande le magistère, dans une culture de la Mission. Je suis sûr que cela évoluera un jour. [...]"

  • La Monarchie fédérale, par Charles Maurras

    "Quoi de plus moderne qu'une colonne grecque ?" répondait Ionesco, sous forme de boutade - mais boutade sérieuse et profonde... - aux tenants d'un art abscon, qui s'ennivraient des mots "nouveau", "contemporain", "moderne" etc...

    En le paraphrasant, et en appliquant la paraphrase à la chose politique, ne pourrait-on dire : quoi de plus moderne que ces textes de Maurras, qu'il s'agisse de livres écrits il y a cent ans, au tout début du XXème siècle, comme L'Avenir de l'Intelligence, Kiel et Tanger ou, comme ici, d'un texte beaucoup plus court : La monarchie fédérale ?

    Quoi de plus moderne, mais aussi et surtout, quoi de plus révolutionnaire ? Alors que les tenants du Système sont devenus, de fait, les conservateurs du des-ordre établi de  ce Système, de cette république idéologique qui s'écroule aujourd'hui, après avoir fait faillite en tous domaines, nous sommes, nous les critiques de ce Système, les vrais révolutionnaires de ce des-ordre à l'échec retentissant. "Révolutionnaires" étant pris, bien sûr, non dans son sens idéolgique - celui que se sont attribué ceux qui ont voulu 1789 - mais dans son sens naturel et premier : nous voulonsretourner les choses, les remettre à l'endroit, pour, expliquait Boutang, retrouver "l'ordre légitime et profond"...

    Ainsi, dans la société induite par la révolution de 1789 et par la République de 1875, qui en est l'héritière, et qui était appelée "société bloquée" dès les années 1970 par Jacques Chaban-Delmas, il est bien révolutionnaire de parler de républiques au niveau municipal, de fédéralisme au niveau provincial (certains préfèreront le technocratique "régional"...) et de royalisme à la tête de l'Etat : un Etat a-démocratique, "sequestré", disait Renan, "libéré" disait Maurras - là où Boutang parlait de "Reprendre le Pouvoir" - afin que les forces de l'Argent ne prévalent point contre lui et ne s'en emparent, ce qui est bien le cas aujourd'hui...

    Frédéric Amouretti est bien inconnu aujourd'hui : pourtant, Maurras était en pleine amitié et communion d'esprit et de pensée avec lui sur le régionalsime et le fédéralisme, comme lorsqu'il écrivait : "...En adoptant le plan de Sieyès, et en découpant la France comme matière inerte en départements tracés arbitrairement sur la carte, la Convention a anéanti ces admirables cadres historiques où les hommes, unis par l’identité des souvenirs, de la langue, des mœurs, des intérêts pouvaient bien s’entendre pour s’occuper de tout ce qui les touchait de près...".

    Pour Amouretti, au contraire, et pour les "fédéralistes", il faut respecter la liberté des communes reliées entre elles selon "sis enclin istouri, ecounoumi, naturau...", ce qui passe par la suppression des départements au profit des anciennes provinces avec à leur tête "uno assemblado soubeirano, à Bourdèus, Toulouso, à Mount-Pelié, à Marsiho o à-z-Ais". Ces assemblées devant jouir d'une autonomie complète en ce qui concerne l'administration, la justice, l'enseignement, les travaux publics…

    L'engagement régionaliste d'Amouretti se concrétisa davantage avec la Déclaration des Félibres Fédéralistes du 22 février 1892, co-rédigée avec le jeune Charles Maurras, Amouretti pouvant être considéré, à bon droit, comme "lou paire e lou redatour de la declaracioun", les deux amis se lançant donc face à l’ennemi républicain et jacobin. Face aux multiples reproches de séparatisme ou d’anarchisme, Amouretti répondait :

    "...Quelle erreur ! C’est l’unitarisme au contraire qui mène la France au séparatisme. La fusion, c'est-à-dire l’anéantissement des nationalités particulières où vivent et se distinguent les citoyens en une nationalité abstraite que l’on ne respire ni ne connaît plus, voilà l’unité. Le fédéralisme au contraire, respectant les diversités ethniques et favorisant le libre développement de chaque région, est le plus grand ennemi du séparatisme en le rendant inutile...". 

    Amouretti avait compris que seule la voie monarchique et la présence d'un Roi au sommet de l'Etat pourrait permettre cette fédération : "...Il faut rétablir les provinces, leur rendre la gestion des intérêts provinciaux, surtout en matière de travaux publics, et rétablir les assemblées provinciales avec une compétence assez étendue pour qu’elles aient des sessions fréquentes, longues, fécondes, de nature à attirer l’attention, le respect, la vue..."

    Nous renvoyons le lecteur à l'excellent Cahier de l'Herne sur Charles Maurras (voir aussi ici) dans lequel se trouve la non moins excellente communication de Frédéric Rouvillois, Maurras fédéraliste (pages 232 à 243). Le "Cahier" donne aussi, juste après, la très courte Lettre au curé de Martigues (écrite "vers 1950", soit deux ans avant sa mort...) dans laquelle Maurras dit ceci :"... Nos opinions politiques peuvent ne pas coïncider, mais, outre qu'elles sont inspirées toutes par le même désir du bien d e la France, nous nous rejoignons dans le même sentiment de patriotisme municipal : vous devez connaître assez mes idées pour savoir que, royaliste à Paris et pour les affaires nationales, je suis républicain à Martigues pour les affaires municipales et en Provence pour les affaires de la province; les Républiques sous le Roi ont toujours été ma devise. Voilà un terrain d'accord ! En tout cas, il reste toujours l'amitié que l'on peut avoir entre dignes concitoyens..."

     La monarchie Fédérale

    Le Bulletin de l'une des trois paroisses de ma petite ville m'est arrivé avec un poème provençal en l'honneur de saint Éloi, suivi d'un cantique à la gloire du même saint, en provençal toujours, suivi lui-même d'un sermon prononcé par le curé pour le jour de la Trinité, en provençal encore. À la fin du numéro, autre cantique en provençal. Le titre du Bulletin est seul en français d'oui ; encore porte-t-il une épigraphe de Mistral. Huit vers du grand poète servent aussi de devise et d'invocation aux Quatre Dauphins, la revue aixoise, qui est bilingue. Les jeunes gens de 1890 fondaient des revues cosmopolites ; elles s'appelaient, par exemple, Le Saint Graal. Ils entendaient exclure de leurs soucis et de leurs amitiés tout ce qui ne leur venait pas de Bayreuth; en 1912, au même âge, dans le même monde et la même classe, on a le cœur rempli du murmure des cloches, et des fontaines du pays natal, le tremblement de la mer natale, et nos jeunes Aixois prennent plaisir à émouvoir l'élite de Paris et des provinces en faveur des Saintes-Maries de la Mer menacées par le flot et qu'il faut endiguer à tout prix.

    Le succès est-il acquis à ces grandes causes ? Ni la langue provençale, ni l'église des Saintes ne sont encore à l'abri des dévastations; le culte du sol sacré n'est pas encore inscrit d'office dans la vie publique et privée. Mais le mouvement est lancé ; d'année en année, il avance, il fait partie de la renaissance de la Patrie. À l'esprit public indifférent ou hostile succède peu à peu une aspiration favorable assez puissante pour s'exprimer et se définir.

    Il n'est rien de meilleur. En travaillant à la reconstruction de la ville ou de la province, on travaille à reconstituer la nation. Le provençal ne fait aucun obstacle à l'épuration et à l'illustration de la langue française, et bien au contraire il y aide. Le patriotisme français nourri et rafraîchi à ses vives sources locales est peut-être un peu plus compliqué à concevoir et à régler que le patriotisme unificateur, simpliste, administratif et abstrait de la tradition révolutionnaire et napoléonienne. Mais comme il est plus fort ! Et surtout, comme il est plus sûr ! À la place d'un simple total de milliers de fiches contenues dans un carton vert, voici la plante naturelle qui boit la sève de son sol.

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  • Jean-Marie Le Pen : « Les patriotes seront avec moi au front, les lâches seront à la soupe »

    Florian Philippot a annoncé vendredi que le Front national renonçait à son traditionnel défilé du 1er mai, remplacé par un « grand banquet national ». « Ça me fait de la peine », a réagi sur BFMTV Jean-Marie Le Pen pour qui il s’agit d’une « erreur ». Le président d’honneur du FN n’a pas l’intention de changer ses habitudes et donne rendez-vous devant la statue de Jeanne d’Arc le 1er mai, place des Pyramides. « Les patriotes seront avec moi au front et les lâches seront à la soupe », sourit-il.

     

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  • Paris mardi 8 mars • Conférence de Jean-Philippe Delsol : « La faillite de l’Etat providence »

    Les mardis de Politique magazine

    Conférence le 8 mars 2016

    La faillite de l’Etat providence

    par Jean-Philippe Delsol
    avocat, essayiste, auteur de L’Injustice fiscale (Desclée de Brouwer)

    Rendez-vous à partir de 19h00 - Conférence à 19h30 précises
    Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

    Salle Messiaen
    3, rue de la Trinité  75009 Paris  Métro: La Trinité, Saint-Lazare

    Renseignements :  Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris - Tél. 01 42 57 43 22

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/