Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

l'information nationaliste - Page 7188

  • [Bordeaux] Succès du weekend de rentrée de la section Action française (suite)

     

    Pour cette deuxième édition consécutive du weekend de rentrée qui s’est tenu près de Saint Emilion, une trentaine de militants et de nouvelles recrues se sont réunies dans un esprit de camaraderie pour évoquer les enjeux bordelais de l’année et introduire notre nouveau cycle de conférences. Séances de sport, repas animés et conférences : l’Action française – Bordeaux se félicite de la réussite de ce rendez-vous annuel.

     
  • Approche spatiale de la mutation des systèmes productifs français - Partie 3 : Mutations des systèmes productifs frontaliers

    La frontière en géographie est un objet polysémique. Elle peut être analysée en terme de limite politique, de barrière, mais aussi d’interface, de ligne continue, ou de gouttes.

     Si l’on reprend la définition de la frontière par le « Groupe Frontière » de la revueespacetemps.net, on peut relever huit fonctions principales pouvant la caractériser : « la frontière est une construction territoriale qui « met de la distance dans la proximité » (Arbaret-Schulz, 2002) ; elle est conçue comme un système de contrôle de flux destiné à assurer une maîtrise du territoire à travers un filtrage ; elle est un lieu privilégié d’affirmation et de reconnaissance de pouvoirs politiques ; elle institue une distinction par l’appartenance matérielle et symbolique à une entité territoriale dont elle est l’expression ; elle engendre des formes et des systèmes spatiaux originaux ; elle met en place des différentiels ; elle définit un espace des risques ; et enfin elle favorise l’émergence de lieux d’hybridation ».

     Dans notre étude sur les espaces productifs frontaliers français (ESPFF), on peut noter la présence de deux enclaves, Monaco et Andorre, dont les frontières apparaissent ici plus hermétiques qu’ouvertes. En outre, la France possède plus de 2880 km de frontières avec la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, mais aussi avec le Royaume Uni et le cas particulier des frontières de l’espace Schengen à la gare du Nord (pour l’Eurotunnel par exemple). On notera également les frontières très poreuses entre la Guyane française et ses deux voisins sud américains, Brésil à l’Est et au Sud et Surinam à l’Ouest (respectivement 730,40 km et 510 km). Enfin, les aéroports internationaux concentrent très localement des frontières dont la virtualité supposée s’évapore à mesure que l’on s’approche, dans les fils d’attente, des postes de contrôle douaniers.

     Face aux grandes mutations économiques et sociétales déjà entrevues dans nos études des espaces productifs ruraux et urbains, il va de soi que l’analyse de ces systèmes productifs des espaces frontaliers français s’inscrit dans un jeu d’échelle complexe, où le local s’intègre de façon graduelle et contrastée dans une ouverture européenne. Enfin, ces frontières se caractérisent aussi par la mise en concurrence qu’elles génèrent entre les territoires français et étrangers, le tout en lien avec les différents avantages comparatifs qu’offre un pays voisin par rapport à un autre.

     A/ Etats des lieux : la « disparition » des frontières ?

     Dans les faits, de par cette logique d’analyse des mutations des SPEFF, il apparaît un enjeu primordial que l’on peut résumer par une question : dans cette logique de « disparition » relative des frontières, comment les territoires réagissent-ils au passage d’une logique de « au bout de » à une logique de « au cœur de » ? En bref, comment, et à travers l’intervention de quels acteurs, cette transition spatiale se développe-elle ?

    En effet, derrière l’expression de « disparition » des frontières se cache une grande variété de cas et d’effets. Dans le cadre de notre analyse économique, on retrouve, en lien avec les frontières, un vocabulaire assez spécifique, comme « dégraissement » ou « désindustrialisation » frontalière. Ce vocabulaire rappelle de façon implicite que la France, depuis 1951 et la CECA, puis 1957 et les traités de Rome, et enfin l’Acte unique de 1986, le traité de Maastricht de 1992 et l’abaissement des frontières de 1993, est entrée dans un processus d’effacement progressif des frontières. L’objectif des mesures mises en place par la CEE, puis l’Ue, est de faire des frontières non plus des « barrières », traces visibles de la limite de souveraineté et de compétence territoriale d’un Etat, mais des espaces de transit, d’échange, de continuité et de compétition. Les frontières doivent désormais faire office de « coutures » entre les Etats. La transition spatiale s’opère en France par une décentralisation parisienne amorcée en 1964 avec la mise en place des métropoles d’équilibre dont la visée à plus ou moins long terme était de devenir des carrefours européens, comme Lille ou Strasbourg. Aujourd’hui, cette transition se poursuit. On peut penser au transfert de l’ENA à Strasbourg décidé en 1991 et dont l’enjeu est clairement d’intégrer cette formation des ‘élites’ à l’Ue.

     Cependant, il ne faut pas omettre une donnée fondamentale dans ce processus de « disparition » des frontières : l’humain, les acteurs des territoires concernés. En effet, les hommes sont au cœur de l’appropriation du différentiel frontalier qui anime les territoires qu’ils habitent. Dans cette appropriation, on retrouve des thèmes déjà entrevus précédemment à savoir les mobilités, les pratiques spatiales de consommation, de divertissement, de travail, etc. Il faut se rendre compte que même si la frontière est entrée dans un processus de relative disparition, il existe encore un « effet frontière » dans les têtes des habitants, parfois encouragé par les différences de prix existant sur certains biens de consommation (le tabac et l’alcool notamment). On est donc ici dans une géographie des systèmes productifs qui doit prendre en compte l’espace vécu, la subjectivité. En outre, les acteurs concernés sont donc tout autant les habitants des espaces frontaliers que les acteurs politiques mettant en place les mesures économiques et administratives. A ces acteurs, il faut ajouter les différentes populations qui traversent, transitent ou séjournent dans ces territoires et qui génèrent et/ou consomment des espaces productifs : touristes, migrants légaux ou illégaux. Pensons à Calais et aux milliers de migrants dont les medias se font de plus en plus les relais. Pensons au cas de l’opposition entre la Suisse et la France en matière de sport d’hiver : les coûts en France étant plus bas qu’en Suisse, même les Suisses viennent dans les stations blanches françaises, preuve s’il en est que les logiques frontalières sont assez variables, contextuelles et conjoncturelles.

     B/ Réseaux

     Les frontières recouvrent donc plusieurs sens, dont les premiers sont celles de limite et de discontinuité. Cependant, et dans la suite des travaux de Jean Pierre Renard depuis 1993, la frontière peut recouvrir différentes formes spatiales relevant d’une mise en réseau : les formes ponctuelle (frontière nodale, point de passage), linéaire, aréolaire (marche, front), et réticulaire (réseaux-frontières).

    Cette dernière forme est celle qui nous intéresse le plus ici. C’est celle aussi qui est la plus complexe à définir, puisque que les réseaux-frontières varient évidemment en fonction du système urbain, des modes de transport et d’accessibilité, des dynamiques de production et des acteurs.

    Les réseaux de communication, d’abord, créent des « transversalités » qui peuvent faire tomber les discontinuités. En France, les réseaux de LGV sont au cœur de ce processus, avec la mise en place d’une adaptation des réseaux français avec les réseaux ferrés des pays frontaliers : Espagne, Bénélux, Allemagne, Italie, R.U. On rend également compatible les codes qui sous tendent ces réseaux. Cette transversalité permet d’améliorer la fluidité du réseau.

    Derrière ces réseaux se trouvent des acteurs qui créent le cadre propice à son développement. L’Etat et les acteurs publics interviennent selon une logique de subsidiarité, selon la pertinence des échelons et des actions à mener.

    A l’échelle supranationale, on peut déjà noter, via l’OMC, qu’un produit est français si 80% de sa valeur ajoutée est française (comme par exemple avec Toyota à Valenciennes).

    Par ailleurs, la législation de l’espace européen dépend du conseil de l’Europe qui, depuis 1975 à travers le FEDER, soutient le glissement vers une mise en concurrence des espaces productifs des pays de l’Ue. A l’échelle nationale, on constate que les français doivent s’adapter aux « coups de boutoir » étrangers en matière de production et de consommation. On peut prendre l’exemple des jours fériés ou des dimanches non chômés. Jusqu’à quand, par exemple, le Vendredi Saint restera férié en Alsace, ou dans les DROM ? A l’échelle des collectivités territoriales, le processus de décentralisation rentre en tension avec une certaine volonté jacobine, notamment sur les marges de manœuvre laissées aux collectivités pour gérer les frontières. On peut citer le cas du Pôle européen de développement (PED) entre la Belgique, la France et le Luxembourg, où les collectivités territoriales (communes, départements, provinces, cantons) travaillent ensemble pour sortir de la crise industrielle, développer l’économie de l’espace, attirer les investisseurs et les projets. A l’inverse, on peut citer les cas de certains PNN dont la délimitation traverse ou non les frontières : le PNN des Pyrénées bloque à la frontière espagnole, alors que le Mercantour se poursuit d’une certaine façon avec le parc naturel jumelé Parco Naturale Alpi Maritime italien. En somme, les pouvoirs sont transférés progressivement depuis l’Etat vers les collectivités territoriales, générant des profils très contrastés en matière de coopération transfrontalière. Le jeu d’échelle institutionnelle est donc au cœur des systèmes productifs des espaces frontaliers, comme le prouvent les différents programmes interreg, ou de développement des métropoles européennes (MEL (Métropole Européenne de Lille), Strasbourg, Nice).

    Derrière ces réseaux se trouvent également des acteurs entrepreneuriaux dont les trois critères de prise de décision en matière d’investissements et de développement des EPFF sont la distance, le temps et le coût (notamment de la logistique). En outre, ces acteurs doivent connaître les différentiels qui existent entre la France et les pays concernés par les projets pour être attractif. Ces différentiels doivent être compris dans le but de les exploiter ou de les réduire, selon leurs natures. Par exemple, pour attirer les entreprises japonaises, on sait qu’il faut mettre en place un cadre nippon, comme un enseignement spécifiquement japonais pour les enfants des cadres dirigeants par exemple, car ces familles japonaises ne restent jamais suffisamment longtemps pour ressentir le besoin ou la nécessité d’intégrer leurs familles au système d’enseignement français. Développer et proposer un cadre japonais est donc un bon moyen d’attirer les investisseurs et les entreprises japonaises (ex : Valenciennes).

                C/ Hiérarchie des espaces frontaliers en fonction du processus d’effacement de la frontière.

    De façon générale, on observe que la frontière n’est jamais totalement effacée. Même les territoires les plus ouverts maintiennent consciemment ou inconsciemment une certaine discontinuité. Dans le cas du Mercantour par exemple, la mutation des systèmes productifs peut être considéré comme douce car dans les faits, on y rentre, on y passe, et on en sort. Les randonneurs peuvent être accompagnés de guide, mais ce n’est pas systématique. Les Alpes sont d’ailleurs assez révélatrices du fait que la frontière n’existe pas vraiment dans la tête des habitants traditionnels de ces reliefs : les alpages lors des transhumances se font d’un côté et de l’autre de la frontière.

    Dans le Nord, la Champagne-Ardenne, et la Lorraine, le contexte économique est à la reconversion des systèmes productifs. Dans ce cas précis, les frontières sont à la fois une chance mais aussi un risque dans la mesure où elles sont déstructurantes et multiplient les fragilités. La proximité avec la mégalopole européenne résume bien cette situation : elle est une force pour les territoires déjà en position de force et/ou soutenue par les collectivités territoriales et par l’Ue (comme les métropoles et les régions déjà très dynamiques), et une difficulté supplémentaire pour les entreprises ou territoires déjà affaiblies par les conjonctures (on peut penser à l’exemple de la Cristallerie d’Arques près de Saint Omer, récemment rachetée par un groupe américain, mais dont la pérennité est bien loin d’être assurée). En somme, donc, la frontière dans ces cas précis n’a pas totalement disparue même si au regard des autres territoires, elle semble la moins présente, la plus proche d’un rôle d’interface.

    Le second type de systèmes productifs correspond aux régions qui demeurent d’une certaine façon adossée à leur frontière, malgré certaines formes de particularisme. C’est le cas de la Franche Comté, de l’Alsace et de la région Rhône-Alpes. Ces formes de particularismes régionaux permettent un localisme. On peut citer les cas d’Oyonnax et de son SPL (Système productif local) de la plasturgie maintenu, notamment avec l’Ecole d’Ingénieur en plasturgie. Celui d’Annecy qui se résiste grâce aux commandes de pièces par la Suisse. En Alsace, la petite mécanique et l’agroalimentaire permettent l’existence d’un tissu de PME et PMI qui se développe grâce à leur adaptabilité. De même on y trouve encore l’acteur rhénan Schmidt. Les différents AOC, également, comme le Comté et le Reblochon, les AOC d’Alsace en matière de vin, sont des particularismes productifs qui se maintiennent adossés à leurs frontières mais qui ne rechignent pas à leurs diffusions transfrontalières.

    Enfin, le troisième type de systèmes productifs concerne les espaces peu polarisés par la frontière. Pour ces territoires, la frontière a un rôle lointain, neutre, anodin. Elle importe peu. On peut citer les cas des DROM, comme la Guyane qui possède des frontières très longues avec le Surinam et le Brésil mais dont la portée est peu productive. Les territoires du briançonnais ou l’arrière pays niçois, dans le Mercantour, semblent aussi se caractériser par une sorte d’ignorance respectueuse avec les voisins plutôt que par un partenariat vraiment complet (à l’exception du parc naturel italien… mais là encore la portée productive reste très minime). Dans les Pyrénées, enfin, la frontière est clairement un vecteur de discontinuité territoriale : son franchissement est difficile. L’économie frontalière, quand elle existe, n’est qu’une économie agricole, sylvicole, qui profite au parc naturel, mais en indifférence quasi totale avec la frontière.

    En conclusion, cette troisième partie nous a permis de constater la très grande pluralité des réponses des systèmes productifs des espaces frontaliers français face à la mondialisation et au processus d’européanisation du continent. Il est bien entendu que les territoires urbains, notamment des métropoles, sont les plus enclins à l’ouverture et à la prise en compte des échanges et de la compétitivité de ces frontières. Nous n’avons pas insisté outre mesure sur les différents systèmes productifs liés aux Services qui sont boostés par la coopération transfrontalière (comme l’aéroport Bâle-Mulhouse-Saint Louis), mais il est indéniable que ces territoires déjà bien intégrés au système métropolitain européen profitent de ces mutations. Nous avons cependant pu relever l’importance des acteurs – politiques et entrepreneuriaux – et des réseaux dans l’émergence d’une continuité transfrontalière et de nouveaux systèmes productifs. Ces critères permettent alors de distinguer une hiérarchie des territoires à l’échelle nationale : les plus dynamiques sont bien évidemment ceux qui sont les mieux intégrés à la mégalopole européenne. Mais comme nous l’avons vu, les effets ne sont pas toujours bénéfiques, tant la compétitivité entre les territoires y sont intenses. D’autres régions françaises semblent maintenir l’existence de la frontière, en y adossant son système productif. Evidemment, là encore, les particularismes locaux génèrent une mosaïque de systèmes productifs qui sont autant de réponses au changement d’échelle dans leurs productions. Enfin, quelques régions périphériques font de leurs frontières des objets lointains, non polarisants, maintenant de ce fait des systèmes productifs hérités de l’époque où la frontière était clairement une barrière.

    Aristide/C.N.C.

    Lire l'introduction et la partie 1 : Mutations des systèmes productifs ruraux : le mythe du retour à la terre.

    Lire la partie partie 2 : Mutations des systèmes productifs urbains.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • « Le Défi gaulois, carnets de route en France réelle. », par Jean-Yves Le Gallou

    Paru il y a près de dix ans Le Défi gaulois est désormais disponible en ligne, sur le site de Polémia
    L’ouvrage n’a rien perdu de son actualité : fourmillant d’anecdotes il oppose la France virtuelle des médias bien pensants à la France réelle : « celle qui se retrouve dans les rues, sur les marchés, dans les entreprises ou lors d’un concert. » En voici un extrait de l’introduction. 
    Polémia
    France virtuelle, France des médias bien pensants
    La France virtuelle, c’est celle dont parlent les médias bien pensants, celle dont ils montrent des images choisies, commentées, souvent artificiellement mises en scène. Ce sont ces interviews de Français dociles, approuvant les grèves qui les privent de transports ou justifiant l’usage de leur argent pour des actions « citoyennes », c’est à dire « bien pensantes ». C’est le comité Théodule, qui fait élire comme Miss France de l’an 2000 une métisse franco-africaine née de mère ruandaise.
    France réelle, celle du peuple
    La France réelle, c’est celle qui se retrouve dans les rues, sur les marchés, dans les entreprises ou lors d’un concert. La France réelle, c’est la petite équipe de football de Calais qui met en échec les grands clubs de mercenaires multicolores ; ce sont les 300 000 amateurs de Johnny qui se retrouvent dans le calme, pour un concert parisien, sur le Champ de Mars ; ce sont les ouvriers de la Cogema et les chasseurs du Cotentin qui boutent Cohn-Bendit hors de l’usine nucléaire de la Hague ; ce sont les ingénieurs et les techniciens qui réalisent Ariane, Airbus et le TGV ou qui participent de tous les succès industriels et technologiques de la France ; ce sont les internautes qui naviguent librement sur la toile de l’information ; ce sont nos agriculteurs, nos vignerons et nos cuisiniers qui font de notre pays le champion de l’art de vivre ; ce sont les maires de France qui donnent à Marianne les traits de Laetitia Casta, l’actrice qui joua le rôle de Falbala dans Astérix.
    « Leurs ancêtres étaient des Gaulois »
    Ce livre est une rencontre avec la France réelle, avec tous ces Français qui n’oublient pas que « leurs ancêtres étaient des Gaulois » et qui, envers et contre tout, défendent leurs libertés et leur identité. Pour leur donner espoir. Il est faux de dire que « tout est foutu », il est faux de dire que l’aventure de la France - et par delà celle de la France, celle de la civilisation européenne - soit condamnée à se dissoudre dans un melting-pot mondialisé.
    Partout s’organisent déjà des résistances, politiques parfois, mais aussi économiques, culturelles, familiales : ce sont elles que le lecteur rencontrera tout au long de ce voyage en France.
    Le chêne et l’edelweiss
    Non, la domination du nouvel ordre mondial n’est pas fatale! Même si nous savons que nous aurons besoin, pour vaincre, de la force du chêne, symbole de durée et d’enracinement et que nous devrons être aussi obstinés que l’edelweiss, cette fleur toujours blanche qu’abritent nos montagnes d’Europe.
    Jean-Yves Le Gallou octobre 2000

    Le Défi gaulois, carnets de route en France réelle
    http://www.polemia.com/pdf/defigaulois.pdf

    http://archives.polemia.com/article.php?id=2655

  • Le social-réformisme à la Valls : patronage, chasse aux sorcières, régime des suspects

    Les plus grands crimes ont été commis au nom du social. Le social s'accommode à toutes les sauces : soviétique, nationale-socialiste ou, aujourd'hui, libérale.

    Chaque fois que j’entends le mot social, je prends mon Sten 1.

    Les plus grands crimes ont été commis au nom du social. Le social s’accommode à toutes les sauces : soviétique, nationale-socialiste ou, aujourd’hui, libérale. Le « social-réformisme » de Valls n’est que l’habillage progressiste de la soumission aux marchés, la réduction de l’individu à sa fonction de producteur-consommateur, au règne des firmes toutes-puissantes et des barons-voleurs de la finance : un libéralisme sans frontières, sans nations, sans identités.

    La France prétend s’adapter à la mondialisation libérale au moment où l’on a le plus besoin de régulation et de défendre l’État-nation. L’invasion migratoire et notre submersion ethnique et culturelle – et ceux qui s’en félicitent, les Attali, BHL, Guenolé ou Moix – sont l’application, aux populations, des principes d’un libéralisme devenu fou.

    Au moment où Valls sort son nouveau gadget, Jacques Julliard dit, dans Le Figaro, tout le mal qu’il pense de la chasse à l’homme – le terme de lynchage médiatique serait plus approprié – dont Finkielkraut, Onfray, Houellebecq ou Zemmour – tous souverainistes plus ou moins déclarés – ont fait l’objet.

    Lire la suite

  • LMPT accueille les maires au congrès des villes de France

    A défaut d'un Manuel Valls qui devait y prononcer un discours, LMPT Bourg-en-Bresse ne lâche rien et accueille les maires de France réunis à l'occasion du Congrès de villes de France !

    Pp 005

    Pp 006

    Michel Janva

  • Crise d'Air France, crise de la culture étatiste

    La crise d'Air France se confirme. Elle s'apprête à se durcir, peut-être à s'enliser. C'est pour beaucoup un vrai drame. Presque culturel. Autrefois, au terme d'un séjour un peu long à l'Étranger, monter dans un avion d'Air France c'était déjà comme retrouver le pays. Et puis cette compagnie s'est lentement banalisée, soumise à une concurrence à laquelle il faut bien s'adapter. Mieux que s'adapter : tirer son épingle du jeu. Ou mourir.

    Telle est la réalité. On pourrait l'illustrer par des chiffres, ce serait presque dévaloriser le dossier. Quand il n'y a plus de foin au râtelier, dit le proverbe, les chevaux, ou les ânes se battent. Les diverses catégories de personnels, via leurs syndicats, reportent les unes contre les autres le prix de leur acharnement à ne rien céder.

    Le paradoxe tient, non seulement à une offre potentielle de travail énorme et compétente, mais aussi à une flotte considérable, 344 avions dont 107 long-courriers à fin juin. Cette combinaison de capital et de travail, confrontée à une demande mondiale en hausse actuellement constante devrait permettre de bénéficier, précisément au groupe, à condition de procéder aux adaptations nécessaires. C'est précisément ce que les conservatismes syndicaux cherchent à empêcher, dans une optique qui ressemble beaucoup à la lutte des classes. Résultat : tout le monde, naviguant dans le même bateau, risque fort de couler ensemble. Seule subsistera, en partie du moins, une technostructure de dirigeants interchangeables, systématiquement recasés vers le haut, tant que notre système consanguin durera protégé par l'État.

    Il est significatif et pas seulement symbolique que la nouvelle de cette crise ait éclaté au grand jour ce 30 septembre, au jour même où le pouvoir socialo-fiscaliste de MM. Hollande, Sapin et Eckert présentaient leur budget.

    Seul chiffre témoignant d'une sorte de petite réussite: celui des régularisations négociées par la cellule dite de "dégrisement" des contribuables qui ont rapatriés des avoirs détenus sur des comptes non déclarés à l'étranger : 5 milliards. S'il fallait dire bravo, par conséquent, il faudrait féliciter le gouvernement précédent, et plus en l'occurrence à Éric Woerth, qui avait mis en place cette procédure et certainement pas à l'équipe actuelle. En mai 2013, en effet, lorsqu'il devint ministre du Budget, Bernard Cazeneuve avait prétendu désormais "exclure toute amnistie fiscale pour les fraudeurs"et tout retour à un mécanisme ressemblant à la cellule de régularisation.

    Sur tout le reste en revanche le projet de loi de finances confirme l'immobilisme profond dans lequel, en dépit des petites phrases de M. Macron et des grandes tirades, un peu soûlantes à la longue, de M. Valls, s'est enlisée depuis trois ans la république présidée par "Pépère".

    La dette publique s'est encore aggravée en 2014, elle a dépassé 2 000 milliards, et cela sera pire encore fin 2015. La France est le seul pays surendetté qui ne prend aucune mesure de redressement, encouragé par les taux d'intérêt trop bas.

    La politique de "Pépère" n'a engagé aucune politique véritable d'économies dans l'État, au contraire, une nouvelle vague de recrutements de fonctionnaires, etc. Et cela se double d'un transfert d'obligations vers des collectivités locales qu'on subventionnera par force de moins en moins.

    L'irresponsabilité est aggravée par la diminution du nombre de Français qui, redevables de l'impôt dur le revenu, ont vaguement conscience du coût de la démagogie. La majorité des électeurs, en étant dispensés, reste persuadée de la formule "c'est pas cher c'est l'État qui paye", sans doute l'une des plus belles perles attribuée à François Hollande. Les "décodeurs" du Monde ont tenté de la désamorcée. (1)⇓ Peine perdue : on ne prête qu'aux riches, c'est le fond de sa pensée, et l'enregistrement existe encore. (2)⇓

    Or c'est bien cet exemple qui se répercute dans l'attitude des syndicats de culture monopoliste et subventionnaire. Croient-ils encore que notre État pourra continuer de subventionner, renflouer, dorloter les anciennes "entreprises nationales"… Air France… la SNCF… sans parler de la SNCM… l'assurance-maladie… Les faiblesses de la classe politique sont autant d'encouragement à l'irresponsabilité des bureaucraties syndicales. Puisque l'ère des économies et de la concurrence ne s'est pas imposée au gouvernement et au parlement, certaine croient pouvoir s'en dispenser chez les anciens protégés de la subvention publique.

    Il est temps de les rappeler au réel, tout atermoiement se révèle comme une faute contre le pays.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  cf. "Histoire d'une phrase que Hollande n'a jamais prononcée"
    2.  cf. Youtube

    http://www.insolent.fr/

  • Le TAFTA/TTIP à l'article de la mort ?

    Pas sûr, non, mais il fait eau de toutes parts. C'est notamment l'analyse de Dedefensa. Extrait.

    "Il faut ajouter qu’en Europe, la situation n’est pas meilleure pour le TTIP. Le fait est qu’un front commun de facto s’est formé entre la France et l’Allemagne, non pas contre mais dans tous les cas extrêmement réticent vis-à-vis de la position US dans les négociations, pouvant aller jusqu’à une menace de retrait au moins temporaire des négociations. La France a une position d’autant plus dure que la chose semble avoir l’autorisation d’Angela Merkel, en position difficile et soucieuse de retrouver un soutien du public, – et en Allemagne, il y a seulement 39% du public qui soutient le TTIP. Les sujets de controverse sont nombreux, allant de la question de la cour d’arbitrage, de la rigidité de la position US (Obama est dos au mur avec le Congrès dans les dispositions qu’on a vues), voire du secret et de l’opacité des négociations qui irritent jusqu’au gouvernement lui-même (le secrétaire d’État au Commerce extérieur, Matthias Fekl, au journal Sud-Ouest : « Les négociations du traité transatlantique se déroulent dans un “manque total de transparence”, et une “grande opacité”, ce qui pose un “problème démocratique” »). Cette indignation du gouvernement français pour la forme des négociations est sincèrement touchante et émouvante... Euractiv.fr (en français) et CommonDreams.org, tous deux le 28 septembre, résument cette détestable situation européenne (pour le TTIP)."

    Vous pouvez contribuer à abréger ses souffrances (cas légitime d'euthanasie !) en rejoignant cette pétition !

    Paula Corbulon