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l'information nationaliste - Page 7373

  • L’idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ?

    Un rapport parlementaire islandais suggère de donner à la seule banque centrale le monopole de la création monétaire. Une vraie révolution, si l’idée était appliqué…

    Décidément, l’Islande est le pays de la créativité financière. Après avoir montré, en 2009, qu’il existait bien une alternative au transfert de la dette bancaire vers la dette publique, l’île nordique pourrait s’apprêter à réaliser une grande expérience monétaire.

    Le 31 mars dernier, en effet, le président du comité des affaires économiques de l’Althingi, le parlement islandais, Frosti Sigurdjonsson, a remis un rapport au premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson, sur la réforme du système monétaire islandais. Et c’est une véritable révolution qu’il propose.

     

    L’absence de maîtrise de la banque centrale sur le système monétaire

    Le rapport cherche en effet à réduire le risque de bulles et de crises dans le pays. En 2009, l’Islande a connu une crise très aiguë qui a fait suite à une explosion du crédit alimenté par un système bancaire devenu beaucoup trop généreux dans ses prêts et beaucoup trop inconscient dans sa gestion des risques.

    Ni l’Etat, ni la Banque centrale islandaise (Sedlabanki) n’ont pu stopper cette frénésie. « Entre 2003 et 2006, rappelle Frosti Sigurdjonsson, la Sedlabanki a relevé son taux d’intérêt et mis en garde contre une surchauffe, ce qui n’a pas empêché les banques d’accroître encore la masse monétaire. »

    Comment fonctionne le système actuel

    Dans le système actuel, ce sont en effet les banques commerciales qui créent l’essentiel de la masse monétaire, en accordant des prêts à discrétion. La banque centrale ne peut que tenter de décourager ou d’encourager, par le mouvement des taux ou par des mesures non conventionnelles, cette création. Mais la transmission de la politique monétaire aux banques n’est jamais une garantie.

    Malgré la hausse des taux de la Sedlabanki, la confiance et l’euphorie qui régnait en Islande au début des années 2000 a soutenu le processus de création monétaire. Lorsque la demande existe, rien ne peut empêcher les banques de prêter. Lorsqu’elle disparaît, rien ne peut les contraindre à le faire. Et souvent, ces mouvements sont excessifs, ce qui créé des déséquilibres, puis des corrections par des crises où l’Etat doit souvent venir au secours des banques. Et lorsqu’il faut faire repartir l’activité, les banques centrales ont souvent des difficultés à être entendue.

    Le cas de la zone euro en est une preuve. Il a fallu que la BCE use de moyens immenses, l’annonce d’un QE de 1.140 milliards d’euros, pour que le crédit commence à se redresser dans la zone euro et encore, de façon fort limitée pour l’instant.

     

    Une idée ancienne

    D’où cette idée centrale du rapport de Frosti Sigurdjonsson : ôter aux banques le pouvoir de création monétaire. Comme le souligne l’ancien président de l’autorité financière britannique, Aldair Turner, qui préface le rapport, « la création monétaire est une matière trop importante pour être laissée aux banquiers. »

    Cette idée n’est, en réalité, pas neuve. Après la crise de 1929, des économistes étatsuniens avaient proposé en 1933 le « plan de Chicago » qui proposait d’abolir la capacité des banques à créer par elle-même de la monnaie. Il avait eu un grand succès, mais pas de traduction concrète véritable.

    En 1939, l’économiste Irving Fischer, un de ceux qui avaient examiné de plus près la crise de 1929, avait proposé de transférer le monopole de la création monétaire à la banque centrale. James Tobin, Milton Friedman et d’autres ont également réfléchi sur ce sujet. Mais la proposition islandaise, que Frosti Sigurdjonsson présente comme « une base de discussion » pour le pays, est la première proposition de passage à un autre système qu’il appelle le « système monétaire souverain. »

    Décider de la création monétaire dans l’intérêt de l’économie

    Quel est-il ? Le rapport indique que l’Islande « étant un Etat souverain avec une monnaie indépendante est libre de réformer son système monétaire actuel, qui est instable et de mettre en place un système monétaire de meilleure qualité. »

    Dans ce système, seule la Banque centrale aura le monopole de la création monétaire, aucune couronne ne pourra circuler si elle n’a pas été émise par la Sedlabanki à l’origine.

    Cette dernière pourra donc faire évoluer la masse monétaire en fonction de ses objectifs « dans l’intérêt de l’économie et de toute la société. » Frosti Sigurdjonsson propose qu’un « comité indépendant du gouvernement prenne des décisions sur la politique monétaire de façon transparente. »

    La Banque centrale créera de la monnaie en accordant des prêts aux banques commerciales pour qu’elles prêtent ensuite des sommes équivalentes aux entreprises et aux particuliers, mais aussi en finançant des augmentations de dépenses publiques ou des exemptions d’impôts, ou encore par le rachat de dettes publiques. Pour empêcher la création monétaire par le système bancaire, deux types de comptes auprès de la banque centrale seront créés.

     

    Comptes de transactions et d’investissements

    Les premiers seront les « comptes de transactions. » Ces comptes représenteront les dépôts des particuliers et des entreprises. Les banques commerciales administreront ces comptes, mais ne pourront pas en modifier les montants. L’argent déposé sur ses comptes ne rapportera pas d’intérêt, mais sera garantie en totalité par la banque centrale.

    Un deuxième type de comptes, les « comptes d’investissements », sera créé en parallèle. Les agents économiques pourront transférer des fonds des comptes de transaction vers les comptes d’investissements. L’argent placé sur ses comptes seront investis par les banques et seront bloqués durant une période déterminée.

    Les banques pourront alors proposer à ceux qui placent leur argent dans ces fonds différents types de produits, notamment des produits risqués à haut rendement. Il s’agit concrètement de séparer autant qu’il est possible l’argent du crédit. Le risque lié au crédit ne disparaît pas, mais il est limité par l’obligation de ne prêter que l’argent déposé sur ces comptes d’investissements.

     

    Plus de Bank Runs

    Pour Frosti Sigurdjonsson, ce système permettra une gestion plus réaliste de la masse monétaire non plus dans l’intérêt des agents privés, mais dans celui de la collectivité. La garantie sur les dépôts permettra d’éviter une course aux guichets (Bank Run), sans réduire, du reste, la responsabilité de ceux qui auraient investi dans des produits à risque.

    Avec ce système, une séparation bancaire entre banque d’investissement et banque de dépôts n’est pas nécessaire, puisque l’activité de banque de dépôts sera garantie par la banque centrale. Du reste, la garantie implicite de l’Etat dont bénéficient les grandes banques disparaîtra d’elle-même.

    Gérer la transition

    Pour la transition, Frosti Sigurdjonsson propose de transférer les dépôts détenus dans les banques commerciales vers les comptes de transaction. Ce transfert se fera par l’émission d’une créance sur les banques qui sera détenue par la Sedlabanki et qui sera payée sur plusieurs années par les banques.

    Ce « passif de conversion » s’élèverait à 450 milliards de couronnes islandaises, soit 3,05 milliards d’euros. Cet argent issu des banques commerciales sera donc progressivement remplacé par de l’argent issue de la banque centrale. Dans cette phase de transition, les sommes versées par les banques pourraient servir soit à réduire la dette publique, soit à réduire, si besoin, la masse monétaire, par l’annulation d’une partie des fonds versés.

    Les problèmes posés

    Cette proposition ne règlera certes pas tous les problèmes. Certes, les prêts seront sans doute moins importants et la croissance de l’économie sans doute moins forte. Mais le projet est d’avoir une économie plus stable et, sur le long terme, tout aussi performante. Plutôt que de voir l’économie croître de 5 % par an, puis de corriger de 3 % ; on pourrait avoir une croissance stable de 2 % par an sans à-coup…

    L’indépendance du comité de la Banque centrale sera très hypothétique, car l’Etat sera une courroie naturelle de la création monétaire et un risque d’excès n’est pas, ici, à exclure, même si l’Etat peut aussi bien prétendre représenter l’intérêt général que ce comité indépendant.

    Mais une ambiguïté peut ici être problématique. Les liens avec les autres systèmes monétaires classiques pour une petite économie comme l’Islande sont encore à explorer. Matthew Klein, dans le Financial Times, a souligné également que ce nouveau système ne réduit pas le risque de financement d’investissements à long terme par des investissements à court terme qui avait été à l’origine de la crise de 2007-2008.

    Enfin, il ne s’agit là que d’une proposition. Le premier ministre a bien accueilli le rapport. Mais ira-t-il jusqu’à lancer un tel chambardement de grand ampleur ? Les Islandais seront-ils prêts à franchir le pas ? La discussion est, du moins, lancée.

    Notes :

    Lire (en anglais) le rapport du parlement islandais ici.

    La Tribune

    http://fortune.fdesouche.com/385859-lidee-choc-etudiee-en-islande-et-si-retirait-aux-banques-la-capacite-de-creer-de-la-monnaie#more-385859

  • Le désaveu des Français pour le système : un fantasme

    Selon moi, on accorde beaucoup trop de crédit à l’idée qui voudrait que les Français commencent à changer en profondeur leur vision de la politique et du système. Une évolution existe certes et on ne peut la nier. Les marqueurs en sont le vote FN ou le rejet de l’immigration mais il faut garder à l’esprit que notre époque se caractérise avant tout par la stupidité et la duplicité de nos contemporains, ce qui doit amener à la prudence. Face à une lobotomisation générale et fortement ancrée, les signes d’un grand réveil des Français me paraissent bien minces en comparaison des dangers qui pèsent sur nous.

    La foi dans les hommes politiques se porte ainsi mieux dans notre pays qu’on ne le croirait. Beaucoup de Français ont beau en avoir marre, être pessimistes, craindre l’avenir, traiter les politiciens de pourris, un bout d’eux veut encore croire dans le système et sa perpétuation en « mieux » dans un futur proche. Chez certaines catégories de la population, cette croyance prend presque des airs religieux. Une fois qu’on célèbre un saint, c’est pour l’éternité ! Cela explique sans doute la popularité d’un certain nombre de tristes personnages que tout individu normalement constitué souhaiterait mettre en prison si ce n’est au pilori ou à l’échafaud. Malgré des tendances actuelles et réelles démontrant que les Français changent, une partie non négligeable d’entre eux ne sait pourtant pas imaginer autre chose que ce qu’ils connaissent ; ils retombent, en conséquence, inévitablement dans les mêmes pièges (« La politique doit se faire dans le cadre de la République » ou inepties du genre). Le lavage des cerveaux a été profond et, bien qu’il soit de plus en plus combattu par l’information libre, une bonne partie de la population reste très marquée par les médias et son addiction à la télévision. Cela est particulièrement vrai chez les « seniors », invariable soutien au système en place. C’est bien moins le cas chez les jeunes comme le rappelle Julien Langella dans son livre La jeunesse au pouvoir, que j’ai chroniqué il y a peu en ces pages (ici). Voilà déjà une touche positive dans un tableau général qui l’est moins que ce que beaucoup de dissidents pensent.  

    Certains tristes sires dont les talents ou le parcours ont été mythifiés conservent un taux d’estime respectable chez nos concitoyens. Voyez par exemple les Cohn-Bendit ou DSK qui malgré les critiques qu’on entend formuler à leur égard restent plus populaires voire soutenus qu’on ne le penserait (idem pour les Fabius, Sarkozy ou Chirac). Malgré tout ce qu’ils représentent, malgré tout ce qu’ils ont fait, une bonne partie des Français ne les détestent toujours pas. Faites le test autour de vous et tirez-en les conclusions qui s’imposent. On se dira contre leurs idées mais, tout de même, « DSK est un économiste réputé, il a été au FMI »… Il ne peut donc être condamné qu’avec la mollesse qui caractérise notre époque… et de telles « condamnations » valent, pour moi, acceptation tacite du système et de son emprise. Cherchons en priorité les points communs entre les deux figures citées plus haut, bien représentatives de la soi-disant gauche française et de l’oligarchie en place. N’importe quel propriétaire d’un cerveau devrait se défier d’eux, une fois considérés les faits suivants : une origine juive qui les attache avant tout aux leurs et à Israël , ce qui est bien normal mais pas vraiment propice à nos intérêts ; une haine viscérale de notre pays qu’ils disent servir pour mieux le transformer, le nier et le détruire dans sa substance ; un attachement messianique aux droits de l’homme (surtout non-européen), à la mondialisation et à l’uniformisation raciale, culturelle et sociétale ; une volonté implacable vis-à-vis de ce qu’ils considèrent être leurs « missions »; enfin, une sexualité complètement déviante, et c’est peu dire si l’on prend l’exemple de Cohn-Bendit le pédophile… qui est loin d’être un cas isolé dans ces milieux.

    Un scandale vient encore d’éclater en Allemagne où les Verts de là-bas, les Grünen, ont soutenu et toléré pendant des années la pédophilie et comptaient parmi leurs membres des criminels sexuels notoires. Dany le Rouge, qui a acquis facilement, comme tout le monde, la nationalité « française » il y a deux mois, faisait partie lui aussi des Grünen et ne s’est pas privé pour profiter des enfants quand il le pouvait... Cela ne l’a pas empêché de mener sa carrière politique avec succès et d’obtenir les votes de millions de connards (près de 17% aux européennes de 2009 pour Europe Ecologie). Parlez un peu autour de vous de « Con-bandit » comme disait JMLP, vous constaterez que peu de gens vont le vouer aux gémonies…

    Ouf ! Du côté de DSK, c’est plutôt les femmes : blanches, noires, grosses, maigres, putes, avocates, journalistes ou femmes de ménage, il ne fait pas de discrimination mais est connu pour être très insistant car on ne refuse rien à un homme de sa trempe ! DSK symbolise l’hyper-classe mondialisto-libérale dans ce qu’elle a de pire. Celle qui contrôle les Etats, les institutions mondiales, les banques et les grandes entreprises ; celle qui est au-dessus des lois et qui s’en sort toujours, quoi qu’elle fasse ; celle qui décide pour vous et vous transforme en esclaves. Croyez-le ou non, DSK revient sur le devant de la scène comme si de rien n’était, certes un peu affaibli par 4 ans d’affaires judiciaires mais avec la pêche quand même ! Tous les journaux reparlent de lui et doivent jouer une partition déjà prévue de longue date avec sondages et articles à la clé. Nous préparent-ils le retour triomphal de l’ancien mari d’Anne Sinclair ? Celui-ci a beau déclarer en avoir fini avec la politique, on sait que l’on peut s’attendre à tout avec ce genre de personnages, faux-jetons et manipulateurs de première catégorie… Quoi qu’il en soit, il est le deuxième candidat de gauche préféré par les Français pour 2017 selon un récent sondage à prendre avec des pincettes certes mais qui doit avoir quelques onces de véracité. Souvenez-vous de quelle aura il bénéficiait il y a 5 ans ! On le voyait déjà président de la république en 2012 et tout allait devenir merveilleux sous sa gouvernance éclairée… Vérifiez chez vos collègues de bureau, chez les gauchistes de votre entourage, rien n’a réellement changé! Ce sont des religieux qui ne remettent jamais en cause leurs croyances de bisounours et voueront un culte éternel à la sacro-sainte démocratie et aux divinités encensées par les médias, surtout si elles ont un petit côté non-conventionnel. Comme DSK quoi… Lisez plutôt (je souligne):

    « "Les données concernant Dominique Strauss-Kahn sont particulièrement inattendues", note le politologue François Miquet-Marty […] Selon ce dernier, DSK a pour atouts "une dimension "hors système", notamment à la faveur des procès en justice; à l'opposé l'image d'une "compétence" confortée cette fois au cœur du "système'", ainsi qu'"une détermination, une force perçues". Ainsi, DSK apparaît comme le candidat compétent pour lutter contre le chômage, avec une meilleure image chez les ouvriers (40% d'opinions favorables) que les autres candidats étiquetés à gauche. » (source)

    Cette analyse à la con, eh bien, je suis certain que bien des Français la partagent. Malheureusement. Les gens sont arrivés à un tel niveau de bêtise aujourd’hui, leur ignorance et leur crédulité sont telles qu’on peut y croire. Oui ! Les Français aiment qu’on leur la mette depuis des décennies, pourquoi cela changerait-il ? Parce qu’on obtient 25% de votes FN ? Qui sont, je vous le rappelle, de simples votes, rien de plus, pas des promesses de rébellion. Alors que notre pays se meurt et est envahi par 12 à 15 millions de non-Blancs, nous, on met 25% de votes FN sur la balance. Oui, on peut être confiants ! Haut les cœurs ! D’autant qu’au FN, on écoute du Rap, on salue la mémoire de l’ordure qu’était Charles Pasqua et on soutient les médias contre ses propres membres (affaire Gollnisch du 1er mai)… Difficile voire crétin d’espérer d’un tel parti le salut de la France... Prenons-le pour ce qu’il est : un outil d’évaluation du ras-le-bol des Français face à un certain nombre de questions et c’est tout. En fait, il représente à merveille le Français de base qui rejette à raison l’immigration, vote FN mais se gave de télévision et écoute du rap où lui, ses enfants et son peuple sont raillés et humiliés. Que doit-on en conclure ? Que le rejet du système actuel est loin d’être une évidence pour la majeure partie de la population qui n’aspire, en réalité, qu’à la tranquillité (raison de son rejet de l’immigration) et à rien d’autre. Elle n’a que faire de nos vertus, de nos idéaux, de nos élans révolutionnaires. Elle veut consommer et partir en vacances. Elle préfère écouter les médias « qui mentent tout le temps » mais qui sont suivis quand même… Le taux d’abstention montre surtout la paresse d’un peuple qui n’a d’avis sur rien hormis ses petits problèmes quotidiens et ne peut être pris comme un signe solide de rejet du système, comme on l’entend trop souvent. Les gens s’en foutent et ne comprennent rien à une politique qu’ils ont délaissée (l’oligarchie a d’ailleurs tout fait pour les en dégouter et les en séparer mais c’est un autre sujet).

    Soyons lucides, les Français restent globalement enfermés dans leurs habitudes et ont peur du changement, voilà pourquoi le système UMPS perdure encore malgré la présence d’un FN de moins en moins dangereux pour lui (l’a-t-il été un jour ?). Sarkozy n’a pas eu trop de mal à revenir sur le devant de la scène, si ? Moi, j’entendais après son quinquennat des discours du genre : « il nous a bernés », « on ne se fera plus avoir » etc. Or, je constate juste qu’il n’en est rien et que tout a été, de nouveau, oublié sauf dans de rares cas… La vérité est que la grande majorité de nos compatriotes reste très attachée au système, la masse voulant la même chose en enlevant les immigrés et en ayant un pouvoir d’achat supérieur, c’est tout. Le reste, la structure même de la société libérale et hédoniste, est finalement très peu remis en question. Les Français veulent retrouver les 30 glorieuses, un point, c’est tout. Ils ne veulent pas de révolution ou ne serait-ce que d’un réel changement. Arrêtons donc de fantasmer et revenons sur terre. Parlez autour de vous, à des gens venant de milieux diversifiés et vous verrez le résultat ! « Les gens en ont marre »… Mais bien sûr! Comme à Calais où la population est bien apathique, très loin de l’esprit Charles Martel… Avec un ras-le-bol de cette force, l'oligarchie peut dormir tranquille.

    Heureusement, je pense qu’une partie du peuple commence à se poser, peu à peu, quelques bonnes questions. Espérons qu’elle y trouve assez vite des réponses car les murailles sont prêtes à s’effondrer…  J’en veux pour preuve cesondage indiquant que près de deux tiers des Français déclarent ne pas être touchés quand la classe politique et celle aux affaires en priorité, emploie les termes « République » et « valeurs républicaines » dans leurs discours. « Ces termes ont été trop utilisés et ont perdu leur force et leur sens ». Leur sens, pas sûr… L’objectif principal se cachant derrière ces mots a toujours été de détruire la France réelle, ce qui est toujours le cas en 2015, plus que jamais d’ailleurs. Qu’on en prenne déjà un peu conscience est un premier pas. Il reste tout un dur chemin à parcourir. Et le temps passe vite. Et l’histoire n’attend pas les trainards. A moins d’évènements exceptionnels, les Français ne risquent pas de sortir de leur léthargie et continueront à subir et à accepter, comme ils en ont l’habitude.

    Rüdiger / C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Marion Maréchal-Le Pen, Député de Vaucluse, était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV.

  • L'opinion, l'Europe et les menaces du terrorisme

    Si j'en crois le Figaro en date de ce 8 juillet, dans la"Crise grecque : les Français font davantage confiance à Merkel qu'à Hollande."Certains pourraient y voir une avancée imprévue de l'idée européenne. Les jacobins et autres révolutionnaires qui criaient "à mort l'Autrichienne" doivent se retourner dans leurs tombes.

    Mme Merkel dès sa rencontre "au sommet" avec Hollande n'a pas manqué de souligner l'urgence de résoudre d'autres questions que la gestion, par ses interlocuteurs exaspérés, du démagogue Tsipras, continuateur du lamentable Cléon plus que du glorieux Thémistocle.

    La famille des peuples européens, se trouve en effet confrontée à des défis et des dangers que n'avaient vraiment prévus ni le traité de Rome de 1957, ni le traité de Maastricht négocié en 1992, ni le pacte de stabilité, etc. Certaines illusions du "soft power" et du mondialisme se sont dissipées. Nous savons tous que certains rêves dont on nous berce depuis des décennies relèvent de l'illusion.

    Même l'idée de la sous-traitance chinoise pourrait se dissiper plus vite que prévue, avec la crise boursière de Shanghaï.

    Les migrations massives et dramatiques, l'islamisme conquérant, le terrorisme représentent des dangers encore plus redoutables.

    L'Europe, au sens vrai de ce mot, va-t-elle donc enfin, face à de tels périls, se découvrir pour autre chose qu'une zone monétaire approximative ? Autre chose qu'une structure de subventions ?

    Sans doute se révèle-t-il toujours difficile, quand on vit au rythme de la démocratie d'opinion, de penser collectivement les mutations du monde. Les dirigeants politiques, à cet égard, n'échappent pas, bien au contraire, aux idées moutonnières de leurs administrés. Les progrès vertigineux de l'inculture y contribuent, d'ailleurs, aussi bien dans les palais nationaux que dans les plus humbles chaumières.

    Ne perdons jamais de vue, d'abord, que le terrorisme auquel nos pays sont confrontés de nos jours est celui de l'islamo-terrorisme… ce qui veut dire qu'il cherche à se légitimer par une référence particulière et par une identité millénaire que ses maîtres lisent à leur façon.

    Les racines du terrorisme telles que nous entendons ce mot aujourd'hui, au-delà de la Terreur "légale" de la révolution jacobine et de ses guillotines, la Terreur des attentats aveugles prend racine dans le nihilisme principalement russe, ayant germé chez les nihilistes et dans le cerveau destructeur de Netchaïev.

    Bien que Marx lui-même ait écrit à son sujet que : "Toute l’histoire de Netchaïev n’est qu’un abominable mensonge. - Lénine, lui, a pris pour argent comptant la légende du personnage.

    Bien que l'Internationale ouvrière ait déclaré en 1871 qu'elle n'avait "rien de commun avec la soi-disant conspiration de Netchaïev, et que celui-ci a traîtreusement usurpé et exploité le nom de l’Internationale"… c'est bien la paranoïa conspiratrice qui a traversé l'histoire du communisme, du trotskisme comme du stalinisme et leurs épigones dans les services secrets.

    Cette conspiration a inspiré à Dostoïevski son fondamental testament politique "Les Possédés/Les Démons". Et c'est bien elle, en dépit des réserves du marxisme officiel, qui a servi de matrice à la naissance du bolchevisme comme appareil fanatique de révolutionnaires professionnels.

    Lénine, admirateur de Netchaïev, a maintes fois théorisé la terreur sous ses diverses formes. Par exemple dans son discours au XIe congrès de 1922, il n'hésite pas à proclamer qu'il répond ainsi aux mencheviks et aux socialistes-révolutionnaires end désaccord avec sa politique : "nous répondons : permettez-nous pour cela de vous coller au mur". Quelques jours auparavant il avait écrit à Kamenev : "c'est une très grande erreur de penser que la NEP a mis fin à la terreur. Nous allons encore recourir à la terreur et à la terreur économique".

    Le bolchevisme lui-même n'a cependant encore recours ni aux attentats aveugles ni au type de violence que nous appelons aujourd'hui "terroriste". Mais l'appareil communiste légitime la violence la plus extrême qu'il fera évoluer, plus tard, dans le contexte de la résistance après 1941 et de la guerre révolutionnaire.

    Or la pratique actuelle va se généraliser à partir de deux dates.

    La première est la conférence de La Havane de 1966. Celle — ci reprend le flambeau de "la lutte des peuples de l'orient" sous le nom de Tricontinentale. L'instrumentalisation de la question palestinienne, que ces appareils ne se proposent certes pas de résoudre, mais au contraire d'attiser, va remettre en selle la grande idée de la conférence de Bakou de 1920 : convergence du communisme international et des nationalismes musulmans. Les prétextes de ces derniers sont devenus les références communes avec le pacte de Badawi, mis en place sous l'égide du KGB en 1972.

    Nous les avons connus pendant la guerre d'Algérie, où les précurseurs de Daësh égorgeaient leurs victimes dans les conditions atroces que nous connaissons. Difficile, de ce point de vue, de faire confiance pour les combattre aux continuateurs des porteurs de valise. Oublier l'Histoire c'est se condamner à perdre toutes les guerres.

    http://www.insolent.fr/

  • Vol d’explosifs à Miramas, un site militaire « mal équipé pour sa protection »

    « C’est la merde », reconnait un officier, après les révélations d’Europe 1 sur des vols de dénotateurs, de pains de plastic et de grenades dans un dépôt militaire à Miramas (Bouches-du-Rhône). Selon le journaliste Alain Acco, les faits se sont produits dans la nuit de dimanche à lundi. « 180 détonateurs - électroniques et pyrotechniques - ainsi qu’au moins une dizaine de pains de plastic et une quarantaine de grenades » ont disparu, indique-t-il. La gendarmerie, sur les lieux depuis hier soir, est chargée de l’enquête. On ignore évidemment tout des auteurs de ce vol - terrorisme ou grand banditisme ?

     

    Le vol a eu lieu dans une "alvéole" (c’est-à-dire un bâtiment) de la zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas, le grand site logistique de l’armée dans le sud de la France, d’où partent les matériels pour les opérations extérieures. Le site de l’effraction (Groupement munitions de Miramas) est placé sous la responsabilité du SIMu, le Service Interarmées des Munitions, un organisme créé en 2011.

    Environ 150 personnes, civils et militaires, travaillent sur le site, qui est protégé par des unités tournantes de l’armée de terre, avec des chiens. Depuis les attentats de janvier, la protection des sites sensibles relevant des armées a été renforcée dans le cadre du plan Cuirasse. Une source militaire le reconnait toutefois : « Miramas est grand, vétuste, mal équipé par sa protection ». La preuve en est faite. [....

    La suite sur Secret Défense

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Vol-d-explosifs-a-Miramas-un-site

  • « Nouveaux réactionnaires » : la fin de l’hégémonie intellectuelle de la gauche ?

    À première vue, l’année 2002 aura été marquée par le triomphe, à la romaine, de la pensée unique dans la vie politico-médiatique, avec son apogée orwellien de l’entre deux tours de la présidentielle, et ses flots de “mutins de panurge”(1) défilant à l’appel de la cléricature politiquement correcte et meuglant les slogans convenus de l’intelligentsia de gauche.
    Mais cette apparente domination des “maîtres-censeurs”(2) pourrait bien s’avérer être une victoire à la Pyrrhus tant leur mainmise idéologique semble avoir été ébranlée, en même temps, dans le monde intellectuel et journalistique, notamment à l’occasion de la polémique sur les “nouveaux réactionnaires”(3), le knock out final ayant été donné de fort belle façon le mois dernier par l’écrivain Michel Houellebecq(4).

    Qui sont donc ces nouveaux réacs, rejetons improbables autant qu’inattendus de la Bête immonde, pour affoler à ce point la nomenklatura qu’elle a cru bon de lancer ses chiens de meute à leurs trousses ?
    Si l’on en croit Daniel Lindenberg, promu procureur pour l’occasion, dans son réquisitoire, Rappel à l’Ordre(3), il s’agit d’à peu près tous les penseurs, écrivains, chercheurs, qui ne communient plus au “club des conformistes heureux”, selon la jolie formule de Pierre-André Taguieff(5), lui-même au banc des accusés malgré son antiracisme déclaré et militant. Son crime ? Avoir eu le toupet, l’arrogance, de ne pas donner dans la “vigilance magique” des cerbères idéologiques mais d’avoir étudié, scientifiquement, intelligemment, les tenants et les aboutissants de la contestation populiste en France, ses sources doctrinales ou ses causes réelles, comme le sentiment de “triple dépossession” de leurs libertés ressenti par nos compatriotes en proie à l’immigration, le technocratisme bruxellois et la mondialisation libérale. C’en était trop pour les “bien-pensants”(6) qui, depuis bien longtemps, ont abandonné le combat argumenté et le débat des idées contre leurs adversaires, transformés en ennemis du genre humain qu’on excommunie, qu’on anathémise, mais avec lesquels on ne débat plus. Dialoguerait-on avec le Mal ?

    Lindenberg, mandaté par les caciques du Monde et les tenants de la bien-pensance, dénonce donc cette “pente glissante” qui, de la critique apparemment bénigne de l’actuelle praxis démocratique, aboutirait au fascisme pur et dur, par étapes, en passant par l’insupportable et coupable “passéisme”, “furieusement réactionnaire”… Tout est dit.
    Et, bon commissaire politique (dont il a d’ailleurs le style caricatural, genre soviet bolchevique des années 20), Lindenberg publie donc sa longue liste de proscription, qui va des “repentis” comme Taguieff, Finkielkraut, Manent, Gauchet, aux écrivains non-conformistes que sont Muray, Houellebecq, Dantec ou Nabe, sans oublier les horribles “nationaux républicains” de Marianne où officient entre autres Elisabeth Lévy, auteur d’un coruscant pamphlet sur nos gardiens du Temple(2), et Philippe Cohen, qui s’apprête à faire paraître un ouvrage mettant en cause le “journal de référence”, bible quotidienne des “socialo-libéro-libertaires”(5) au pouvoir dans le monde médiatique.

    Et si l’on en croit Maurice Maschino(7), très remonté contre Alain Finkielkraut, coupable d’avoir soutenu Renaud Camus, puis relaps avec Oriana Fallaci, la charrette des condamnés doit aussi embarquer tous les tièdes, les socio-traitres comme Luc Ferry, qui fricote avec la droite, Julliard et Joffrin, “embourgeoisés”, ou encore Philippe Sollers, qu’on croyait dans le camp du Bien depuis la “France moisie” ou son alignement lors du procès Camus mais qui, depuis, a osé publier Nabe dans sa revue l’Infini… Crime inexpiable, bien entendu.

    Bref, la liste est longue des excommuniés et leurs crimes variés, qui n’ont finalement de commun que leur rejet du discours dominant, installé dans les éthers droit-de-l’hommesques de l’univers intellectuel français.

    Pour les discréditer, pour les faire taire, quelle meilleure stratégie que la bonne vieille méthode, qui a fait ses preuves depuis des décennies, de la “force d’intimidation”(5), bien stalinoïde, qui consiste à jeter en pâture des noms dans la presse, accolés d’épithètes infamantes justifiées par des citations tronquées, et amalgamés ensemble sans distinction ?
    Ainsi démasqués, honteux et confus, les coupables, sans doute, “allaient se disperser comme des petites souris, jurant que jamais eux, les autres peut-être, mais eux non, oh ! quel méchant procès.” (4) Il n’en fut rien, si l’on excepte Jacques Julliard qui, soucieux de se dédouaner, confirmait “qu’il n’y a qu’un pas de la critique du conformisme à la détestation pure et simple de la démocratie et du socialisme.” (8) Forcément imbriqués l’un dans l’autre, comme la gauche et l’intelligence…

    Mais contre toute attente, les seules protestations d’amalgame vinrent des amis eux-mêmes des censeurs, comme Christophe Kantcheff, qui regrettait dans Politis(9) que l’on puisse mettre sur un même plan Finkielkraut ou Debray et les vilains Houellebecq, Dantec et Nabe, qui font un si “mauvais usage de la littérature”. Il déplorait en outre le manque de méthode et de sérieux, la “faiblesse de l’argumentation” de l’infortuné Lindenberg.

    Les accusés, en revanche, firent preuve d’une étonnante et nouvelle combativité, répondant coup pour coup, enfonçant le clou et ridiculisant leurs adversaires et la “terreur molle”(5) qu’ils imposent à leurs contemporains.
    Les hérétiques n’ont pas manqué de relever les contradictions d’une attaque qui reproche, par exemple, à Alain Finkielkraut d’être tour à tour “antisémite”, de par sa défense de la liberté d’expression de Renaud Camus, puis soutien aveugle d’Israël quelques lignes plus loin.
    Plus généralement, Michel Houellebecq ironise sur les palinodies des clercs, qui prônent ici la totale liberté d’écrire puis déploient là une ferme volonté de censure, qui soutiennent Taslima Nasreem mais fustigent les “islamophobes”, qui défendent la “racaille de banlieue”, laquelle brûle des synagogues, mais prétendent lutter contre l’antisémitisme. Il en conclut donc avec raison que “l’homme de gauche est décidément mal parti”(4).
    Dans le même article, il se réjouit, espiègle, “d’appartenir à une liste qui compte Finkielkraut, Taguieff, Muray et Dantec”. Tout comme nombre des révoltés “s’honorent d’être la cible d’une tentative dérisoire et monstrueuse de fascisation de l’inquiétude et de la pensée libre”, dans leur “manifeste pour une pensée libre”, paru dans l’Express le 28 novembre.

    Pire encore, à l’instar de la sociologue Catherine Pauchet, qui se félicite de “la fin du socialisme à la française et [du] retour de la liberté de ton, aux débats passionnels et aux valeurs de la France profonde”(10), certains d’entre eux revendiquent l’étiquette avec panache ! C’est le cas également du trublion Houellebecq, qui en appelle même aux “aimables réactionnaires classiques”(4) pour une nouvelle offensive commune contre la gauche !

    Assisterait-on à un mouvement de fonds de reconquête de l’intelligence et du terrain culturel par la “droite”, ou, à tout le moins, à la fin de l’hégémonie intellectuelle du camp dit progressiste ?

    C’est tout le mal que l’on souhaite à la pensée française.

    Olivier GERMAIN, 20/02/2003

    (1) Philippe MURAY, On ferme, Les Belles Lettres, 2002
    (2) Elisabeth LEVY, Les Maîtres-Censeurs, Lattès, 2002
    (3) Daniel LINDENBERG, Rappel à l’ordre, Seuil, 2002
    (4) Michel HOUELLEBECQ, L’homme de gauche est mal parti, Le Figaro du 6 janvier 2003
    (5) Pierre-André TAGUIEFF, Le nouvel opium des intellectuels, Le Figaro du 27 novembre 2002
    (6) Emmanuelle DUVERGER et Robert MENARD, La censure des bien-pensants, Albin Michel, 2002
    (7) Maurice MASCHINO, Les nouveaux réactionnaires, Le Monde Diplomatique, octobre 2002
    (8) Jacques JULLIARD, Nouveaux réacs, Nouvel Observateur, 7 novembre 2002
    (9) Christophe KANTCHEFF, Les nouveaux réactionnaires : du mauvais usage de la littérature, Politis, 5 décembre 2002
    (10) Catherine PAUCHET, Soyons réactionnaires !, Libération du 29 novembre 2002

    http://www.polemia.com/nouveaux-reactionnaires-la-fin-de-lhegemonie-intellectuelle-de-la-gauche/

  • Écoutes de la NSA, referundum grec, visite au Kazakhstan, bac 2015… l’actualité vue par Gollnisch

    L’actualité vue par Bruno Gollnisch :

    • Les écoutes américaines,
    • La Grèce défie l’Union européenne,
    • Visite au Kazakhstan,
    • La justice dans les affaires internes du FN,
    • Coup de gueule du réac : les résultats du bac.

     

     

  • Un jeu de dupes : les djihadistes de DAESH sont soutenus par les USA !

    Certains camarades nationalistes, français, belges, italiens et un américain, ont pu goûter ces derniers mois une petite tranche de vie au Liban et en Syrie.

    Pendant presque deux décennies (de 1975 à 1990), Beyrouth a été ravagée par la guerre civile et à nouveau en 2006. Plusieurs quartiers de la ville en portent encore les traces et l’armée est omniprésente ; diverses rues sont interdites à la circulation, non pas comme à Paris, à Francfort, à Barcelone ou à Bruxelles afin de complaire aux « bobos » et persécuter les automobilistes ou au prétexte de « Je suis Charlie », mais tout simplement pour éviter les attentats à la voiture piégée, spécialité des sunnites de la région.

    Il est à retenir que la moitié de la population du Liban vit dans la capitale, Beyrouth (2.150.000 habitants) ce qui explique en grande partie les embouteillages de 7h à 23h !

    Réelle cité cosmopolite, carrefour multiculturel de la zone, croisement pluriethnique du Proche-Orient, ce centre marchand depuis des siècles véritable vitrine de la région , ne peut en aucun cas être un exemple d’importation chez nous, tel que le souhaiteraient des utopistes comme MM. Hollande, BHL, Cameron, Renzi et C°.

    Evidemment et pour ceux d’entre nous qui en ont vu les coulisses, la vie des beyrouthins n’est pas « un long fleuve tranquille ». Beaucoup sont armés et les milices surveillent et défendent leur quartier.

    Le nord-est du pays a aussi subi l’invasion de djihadistes étrangers appartenant à Jabhat Al-Nostra et l’EI, qui ont kidnappé 26 soldats et policiers libanais début août 2014 à Ersal. Trois ont été décapités et al-Nostra demande que tous les prisonniers islamistes détenus par la justice libanaise pour actes de terrorisme au Liban soient libérés. Et l’on sait maintenant qu’al-Nostra, sur le plan logistique, est aidé par l’armée israélienne qui opère des bombardements à l’intérieur de la Syrie elle-même pour aider les combattants takfiristes. De plus, les blessés d’al-Nostra sont soignés dans les hôpitaux israéliens, comme déjà filmé par les télévisions sionistes. De hauts gradés de Tsahal l’ont admis et reconnu.

    A moins de 70 km de Beyrouth, le port de Tripoli (2ème ville du Liban) a été le théâtre d’affrontements armés entre le 20 et le 28 octobre 2014 ; de violents combats ont opposé l’armée libanaise aux miliciens islamistes de Chadi Mawlaoui et Oussama Mansour. « Il n’y aura pas de cessez-le-feu, car l’armée est décidée à en finir avec la situation anormale à Tripoli » avait déclaré un officier. Ces combats ont fait de nombreuses victimes militaires et civiles et les bombardements de part et d’autre ont provoqué des dizaines d’incendies dans le centre-ville. On vous en a parlé ? NON ?

    Eh bien à Beyrouth, la situation aussi est tendue…très tendue.

    Parce que le pays du Cèdre n’a pas échappé au conflit régional et que les politiciens comme la société civile sont divisés entre défenseurs et opposants au régime de Damas.

    Un état en déliquescence ?

    Au Liban, il n’y a plus de président de la république depuis un an, en raison de l’incapacité du Parlement libanais à se mettre d’accord sur un candidat. Cet imbroglio dure depuis longtemps avec le refus de faire voter une loi électorale équitable (avec un scrutin proportionnel) et le refus en 2013 de tenir des élections législatives au prétexte d’insécurité, ce qui a conduit le Parlement à proroger sa législature à deux reprises.

    Dans tous les organes constitutionnels on retrouve les logiques communautaires avec du côté sunnite la famille Hariri (soutenue par l’Arabie Saoudite) , les chiites avec H.Nassralah et le Hezbollah (soutenus par l’Iran) , les druzes avec leurs leaders Walid Joumblad d’un côté –président du PSP, vice-président de l’Internationale Socialiste, ami de F.Hollande, milliardaire- (ennemi de la Syrie) et opposé à Wi’am Wahhab – ex-ministre, député, tribun charismatique et fervent soutien de Bachar al-Assad-, les Kataeb des phalangistes chrétiens (proches d’Israël) qui viennent d’élire ce 14 juin leur 7ème président, Samy Gemayel, 34 ans (fils de l’ex-président du Liban Amine Gemayel) , sans oublier certaines factions palestiniennes ou juives.

    C’est pourquoi, le général Michel Aoun, qui dispose de la plus forte représentation de députés chrétiens (le Courant Patriotique Libre) revendique la fonction de président de la république, fort de son alliance avec le Hezbollah et de sa récente réconciliation avec Samir Geagea, le chef des Forces libanaises. Le titre du 9 juin 2015 en 1ère page du quotidien « l’Orient-Le Jour » est limpide :

    « le diktat du Hezbollah : Aoun ou personne ».

    Malgré cette situation chaotique du pays, la société libanaise s’est habituée à une autogestion, notamment depuis la guerre civile de 1975-1990, car insatisfaite de l’ingérence communautariste et de la corruption de son Etat. En attendant mieux, les gens s’organisent comme ils peuvent dans le secteur privé comme dans le public, afin d’assurer le fonctionnement de l’économie et de l’administration.

    Et c’est dans ce contexte pour le moins perturbé que les parlementaires français Bruno Le Maire et Alain Marsaud se sont rendu les 17 et 18 juin à Beyrouth à l’invitation de la section des Républicains du Liban. Lors d’un meeting à l’hôtel « The Smallville », B. Le Maire à confirmé son hostilité à Bachar al-Assad en affirmant qu’il faudrait aussi « aller bombarder Damas »…

    Trois points cruciaux restent toujours à résoudre :

    Comment faire face au danger de DAESH et du Front al-Nostra, pour épargner au Liban le sort de l’Irak et de la Syrie ?

    Actions militaires à mener à Ersal, dans le nord-est des Monts du Liban et au Sud du pays?

    Etablissements de camps de réfugiés (40% de la population libanaise) pour 1,3 million recensés et 500.000 clandestins ?

    Avec la guerre en Syrie, le Liban est également touché, avec l’afflux des réfugiés depuis 4 ans. Au début, beaucoup de familles pauvres habitant près des frontières avaient accueilli leurs parents syriens. Mais dans ces villages, la population réfugiée a rapidement compté 4 à 5 fois plus que les libanais d’origine, ce qui a entrainé la mise en place de camps (notamment près de Arsal, Marj, Anjar et de Zahlé, entre autres) où se sont infiltrés des membres de Daesh et d’al-Nostra qui ont évidemment développé les combats sur le sol libanais.

    « Nos amis et alliés ont fondé Daesh pour détruire le Hezbollah ».

    C’est par cette déclaration que le général Wesley Clark a confirmé fin février 2015 les responsabilités des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite, de la Turquie, du Qatar et d’Israël dans le recrutement, la formation, l’armement et le financement des différentes composantes issues d’al-Qaïda en Irak et au Levant et ce, dès avril 2006 ! Depuis 9 ans les USA sèment le mensonge et la mort…

    Certaines sources affirment aujourd’hui que les katibas de Daesh sont les mieux armées et les plus aguerries de tous le Proche et Moyen Orient, car avec la prise de Mossoul en juin 2014, les armements récupérés auprès des groupes ralliés de l’ASL et les approvisionnements largués par les avions de la coalition, les takfiristes possèdent plusieurs milliers de véhicules blindés, d’innombrables camions, des batteries d’artillerie de 155mm M-198, des milliers de mitrailleuses PKC, des missiles Milan, Tow, FN 6 et Stinger, ainsi qu’un matériel de transmissions plus performant que les armées syrienne et irakienne, avec en prime un « moral d’acier »…

    Une anecdote, parmi d’autres : le 14 mai 2015, le général Thomas Weidley, n°2 du commandement US en Irak avait affirmé : « les extrémistes sont sur la défensive et incapables de rassembler des forces importantes pour lancer des attaques coordonnées. C’est le résultat des campagnes aériennes menées avec nos alliés. » Effectivement, en un mois, ce sont plus de 170 raids aériens qui ont bombardé les colonnes islamistes. Mais le 19 mai 2015, la ville de Ramadi tombait aux mains des takfiristes de Daesh, parce que la 8ème division irakienne abandonnait à toute vitesse ses positions en emportant ses chars, ses véhicules blindés, et ses soldats, entassés pêle-mêle dans les camions…sans combattre !

    La prétendue Coalition de 22 Etats affirme disposer d’un nombre supérieur d’hommes qui seraient mieux formés et équipés de meilleurs matériels que Daesh. Pourtan,t et depuis de longs mois, elle n’a pas fait reculer l’Emirat islamique parce que, bien au contraire, celui-ci ne cesse de conquérir de nouvelles routes et de carrefours stratégiques, comme Palmyre le 20 mai dernier.

    De son côté le chef d’al-Nostra, Abou Mohammad al-Joulani, recruté, financé, armé et nourri par le Qatar, la Turquie, l’Arabie Saoudite et Israël, avait déclaré fin mai dans une interview à la TV satellitaire al-Jazira que « la doctrine de notre groupe ne prévoit pas d’attaque, ni d’agression de l’Occident » ( ???) …pour le moment. Par contre, mercredi 10 juin, il a ordonné le massacre de 32 druzes dans le village de Qalb Lozé (province d’Idlib) en Syrie. On vous en a parlé ?

    Billard à trois bandes en Syrie.

    Hormis les négociations entre les USA (5+1) et l’Iran sur le nucléaire, les pourparlers entre l’UE et la Russie concernant l’Ukraine et les relations entre l’Iran et la Russie, il est indéniable que l’Irak et la Syrie se retrouvent au centre du jeu.

    Le dossier ukrainien absorbe beaucoup d’énergie pour la Russie et affaiblit sa marge de manœuvre en Syrie, car Poutine ne peut se battre sur deux fronts à la fois. Moscou pousse au dialogue national en Syrie, mais à deux conditions : primo, les instances gouvernementales devront rester en place, mais peut-être sans Assad ; secundo, la souveraineté et l’intégrité du territoire de la Syrie ne devront pas être remises en cause.

    Il serait donc probable qu’un consensus se fasse jour entre russes et occidentaux pour une coopération contre le terrorisme et l’intégrisme religieux.

    Fait nouveau, la Russie cherche de nouveaux partenaires dans la région tels Israël, la Turquie, l’Arabie Saoudite (présente au forum de St-Pétersbourg le 18/6) et l’Egypte du maréchal al-Sissi.

    Le destin du président Bachar al-Assad tient donc uniquement à la solidité de ses alliances avec l’Iran et la Russie.

    Par ailleurs, il est tout de même extraordinaire de constater aujourd’hui que plusieurs éditorialistes de la presse française admettent l’insanité de la politique menée par le gouvernement français –et l’ensemble de la communauté européenne- à l’égard de la Syrie depuis 4 ans. Ainsi on a pu lire des articles titrés « Il faut sauver le soldat Bachar. » dans certains hebdomadaires parisiens.

    Les journalistes ouvriraient-ils les yeux alors qu’avant, le président syrien était pire que Lucifer….

    Un accord USA-IRAN ou……rien.

    Les cinq puissances du Conseil de Sécurité et l’Allemagne devraient prochainement lever l’embargo et les américains pourraient aussitôt restituer 25% des avoirs iraniens bloqués (soit 50 milliards USD). En même temps, Téhéran et Washington se partageraient le Moyen-Orient, sous la forme d’un Yalta régional. Parce que l’objectif stratégique des USA avec cet accord est de rétablir l’Iran dans le rôle qu’il exerçait à l’époque du Shah, c’est-à-dire celui de gendarme régional. En acceptant, Téhéran renoncerait à la doctrine anti-impérialiste de l’imam Khomeiny.

    Mais pour que cet accord soit accepté par l’opinion publique mondiale, il faut aussi un cessez-le-feu général dans la zone et là, c’est plus compliqué, car impliquant deux objectifs yankees : d’abord une garantie de la sécurité de l’état hébreux et le contrôle des ressources énergétiques ensuite ; car ce n’est plus un secret que l’exploitation du pétrole et la découverte de nouveaux gisements de gaz dans la région, sont aussi à l’origine du conflit, et ce dès 1993.

    Cela suppose une pacification de l’Irak, de la Syrie et du Liban.

    Il faudrait donc que les parties admettent que les frontières ne puissent être modifiées que par la négociation et non par la force. Que les USA abandonnent leur stratégie du chaos appliquée depuis 1980 et que l’Iran renonce à ses critiques contre le « Grand Satan ».

    Pour parvenir à ces accords, le président Obama a publiquement reconnu le bien-fondé des fatwas de l’imam Khomeiny et de l’ayatollah Khamenei qui tous les deux avaient condamné l’usage de la bombe atomique et des armes de destruction massive, comme contraire à l’Islam (il y a déjà plus de 30 ans) et ils avaient tous les deux interdit la recherche, le stockage et l’usage de ce type d’arme. Peu de médias en avaient fait état. Dès lors, les pourparlers étant recadrés, il s’agissait plutôt de l’utilisation du nucléaire civil à des fins militaires, tels que les moteurs atomiques dans les navires de guerre ou les technologiques nucléaires très avancées dont les USA veulent priver les autres pays.*

    Conférence internationale pour la reconstruction de la Syrie.

    Organisée par les chambres d’industrie de Damas, sous l’égide du Ministère de l’Industrie, elle a eu lieu les 10 /11 juin au Sham Hôtel, avec environ 400 participants de pays limitrophes et de Syrie, d’une délégation turque et 2 représentants belges, en l’absence d’autre pays européens.

    Le ministre de l’Industrie, Kamaleddine Tou’meh a précisé que la situation de la Syrie n’a pas empêché le gouvernement d’appliquer les impératifs de l’économie nationale par l’application de mesures rationnelles qui ont permis l’équilibre entre les possibilités et les priorités, de combler les lacunes entre les ressources et les dépenses et entre les importations et les exportations.

    Le ministre a fait valoir que le gouvernement a mobilisé toutes les énergies humaines du secteur public et du secteur privé afin de surmonter les obstacles qui entravaient les investissements intérieurs et extérieurs.

    Dans son allocution, le ministre de l’industrie a fait part de son souci de développer le secteur privé en poursuivant la réforme économique et administrative en cours et la prochaine promulgation d’une législation adéquate.

    Tout au long des différents contacts que nous avons pu prendre durant notre séjour à Damas, il en est ressorti que les entrepreneurs, les TPE ou les PME, observent avec attention les conséquences des accords USA-IRAN. Ce fut l’un des sujets les plus abordés, outre le contexte des futures élections au Liban (courant septembre 2015). Dans cette optique post-terrorisme, la plupart parlent de « pacification » et donc de reconstruction de la Syrie, pour laquelle le pays attend des participations étrangères dans les domaines les plus variés : infrastructures, santé publique, enseignement, épuration des eaux, immobilier, pétrole et gaz, électricité, informatique et télécommunications. L’ensemble étant chiffré à plus de 400 milliards de dollars.

    A noter qu’un immense gisement de gaz aurait été découvert depuis quelques années entre Damas et Homs, et que ces réserves dépasseraient de loin celle du Qatar …

    Durant notre séjour, nous avons été reçus avec l’extrême gentillesse des damascènes et nous n’avons pas vu ou entendu de tirs ou d’explosions dans la ville ou les banlieues. Par contre le mercredi 17 juin, la milice Jaïch al-Islam, dirigée par le pro-saoudien Zahrane Allouche, a bombardé les quartiers résidentiels et particulièrement la place Aarnous, faisant 11 morts.

    Pieter Kerstens

    Note : (écrit à Damas le 13 juin 2015)

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/un-jeu-de-dupes-les-djihadistes-de-daesh-sont-soutenus-par-les-usa_138355.html

  • Mieux vaut parler des fusillades aux Etats-Unis

    Le port d'armes étant interdit en France, tout est sous contrôle. Récapitulatif non exhaustif de ces huit derniers jours :

    • "Jarny : une fusillade fait un blessé grave" (1er juillet)
    • "Les balles sifflent encore à Villejuif : un blessé grave" (2 juillet)
    • "Nantes : Au Breil, à Plaisance, à la Boissière, coups de feu en série hier soir" (2 juillet)
    • "Bagarre à Rennes. Coups de feu, hier soir, sur le mail Mitterrand" (3 juillet)
    • "Metz : une nouvelle fusillade à Borny, une balle termine dans un appartement (4 juillet)
    • "Des policiers visés par des tirs d'armes à feu à Sainte-Savine" (4 juillet)
    • "Paris : fusillade et course poursuite après un cambriolage" (7 juillet)
    • "Vesoul : coups de feu dans le quartier du Montmarin" (7 juillet)
    • "2 blessés par arme à feu à Aigues-Mortes dans le Gard" (7 juillet)
    • "Corse : un jeune homme blessé par balles à Bonifacio" (7 juillet)
    • "Coups de feu à Nantes. Des tirs cette nuit à Malakoff" (8 juillet)

    Louise Tudy