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31/12/2015

Poutine dit ouvertement ce que l’Occident pense tout bas à propos de la Turquie

La Turquie joue un jeu très dangereux en Syrie, en perdant son statut de partenaire de confiance auprès de ses alliés occidentaux, a écrit le chercheur de l'Université de Sydney Stuart Rollo pour le journal d'affaires américain Wall Street Journal.
"En réagissant à l'incident du Su-24, le bombardier russe abattu par la Turquie, le président russe Vladimir Poutine a qualifié le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan de "complices des terroristes". Accusation souvent adressée à la Turquie par les occidentaux mais de manière plus diplomatique. La Turquie laisse passer en Europe à travers sa frontière des flux de pétrole et des reliques pillées par les terroristes de Daech — des takfiristes étrangers, de l'argent et des armements en sens inverse".
M. Rollo a noté que la Turquie a été l'un des premiers pays à s'immiscer dans le conflit syrien.
Dès le début de la guerre civile, Ankara a fait un gros pari sur le renversement du président syrien Bachar el-Assad, en essayant d'obtenir le statut de puissance dominante dans la région.
La situation en Syrie a changé, contrairement à la stratégie de M. Erdoğan. Par conséquent, la Turquie est devenue un obstacle pour désamorcer le conflit, a ajouté le professeur dans son article pour Wall Street Journal.
D'une part, Ankara mène une guerre contre les Kurdes syriens qui combattent efficacement les terroristes de Daech, d'autre part — la Turquie est un élément d'un réseau terroriste bien organisé, qui comprend également le groupe Daech. De plus, la Turquie prônait l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement sunnite en Syrie qui devrait être contrôlé par une cellule locale des Frères musulmans. Ce scénario nuirait aux intérêts de la Russie et de l'Iran.
Stuart Rollo a ajouté que cet été, le gouvernement turc de M. Erdoğan s'était accordé avec les Etats-Unis pour l'utilisation de deux bases de l'armée de l'air turque, pour que les avions américains puissent effectuer des frappes aériennes sur les positions de Daech. Dans le même temps, Ankara continuait à utiliser ces bases pour attaquer des unités kurdes en Irak et en Syrie.
"Le gouvernement de M. Erdogan est encore plus préoccupée par la lutte contre les Kurdes en Syrie, que contre Daech" a déclaré l'analyste de l'Université de Sydney.
Initialement, des occidentaux, comprenant les responsables politiques, les médias et la communauté universitaire considéraient la Turquie comme un modérateur puissant de la stabilité régionale et de la croissance économique, mais avec le temps ils ont commencé à considérer Ankara comme un soutien du terrorisme international. Par exemple, le vice-président américain Joe Biden dans un de ses discours publics a abordé le problème de la frontière turco-syrienne, en disant que le principal problème pour les Etats-Unis dans la lutte contre Daech était l'activité de leurs alliés. Un des responsables de la Maison Blanche a également parlé d'une "menace internationale émanant de la Syrie et passant par la Turquie". De plus, la Turquie est devenue un "allié dangereux" pour l'Otan, en engageant l'alliance dans un conflit indésirable avec la Russie.

Al manar :: lien

http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuVEuZkpZyGOZqcFXZ.shtml

Libre Journal des Sciences - 18 décembre 2015 part 2

18:03 Écrit par pat dans actualité, divers, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Les ingérences du régime dans le contrôle des chaines d'information

Lu dans le JDD :

"A 17 mois de l'élection présidentielle, François Hollande effectue une vaste refonte du PAF. Après la série nominations à France Télévisions (Delphine Ernotte en a pris la direction, Michel Field va piloter l'information), le chef d'Etat serait en train de s'accorder avec… Martin Bouygues, propriétaire réputé "sarkozyste" du groupe éponyme et donc de TF1.

En effet, Le Canard enchaîné révèle mercredi qu'Orange, l'opérateur dont l'Etat français détient 23%, étudie la possibilité de prendre une participation de 10% de la chaîne privée. Ce qui permettrait à l'Etat de s'inviter à la table des actionnaires de la Une.

Toujours selon l'hebdomadaire satirique, François Hollande est à la manœuvre pour permettre à LCI, la chaîne d'informations en continu affiliée à TF1, d'être présente sur la TNT gratuitement.Pourtant, en juillet 2014, Martin Bouygues n'avait pas obtenu gain de cause : le Conseil supérieur audiovisuel (CSA) avait refusé d'accorder un créneau TNT à LCI, plaçant la chaîne dans une situation financière délicate. Le 17 novembre dernier, le CSA est officiellement revenu sur sa décision.

Le Canard enchaîné évoque même une vente de TF1 à Orange. En contrepartie, le groupe Bouygues pourrait bientôt sceller un accord pour monter au capital d'Orange - à hauteur de 10 à 12%. Cela fait un an que des spéculations circulent autour de Bouygues Télécom, poussé à la fusion avec l'un de ses trois concurrents, Orange, SFR-Numericable ou Free.

Pourquoi de telles manœuvres? Pour Le Canard enchaîné, la raison est avant tout politique : "avoir la main" sur TF1 et LCI avant 2017… pour mieux "contrer BFMTV, que François Hollande juge 'hostile' à son action politique"."

Michel Janva

Double crime de Rouen : si l’on avait respecté la décision du jury populaire…

Le jury populaire avait prononcé une interdiction définitive du territoire français, mais cette décision n’a pas été exécutée.
Nous connaissons l’assassin mais qui sont les complices de ce double meurtre ?
Élise Fauvel, 24 ans, assistante de direction en recherche d’emploi, et Julien Tesquet, 31 ans, infirmier au CHU de Rouen, ont été assassinés dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre 2015.
Élise a été violée avant d’être tuée.
L’auteur de ce double meurtre, et du viol, vient d’être arrêté. L’ADN retrouvé sur les lieux du double crime (l’appartement d’Élise Fauvel, à deux pas de la place du Vieux-Marché à Rouen) prouve sa culpabilité sans le moindre doute.
Les deux corps dénudés étaient allongés côte à côte sur le sol.
Le « tueur présumé » : il s’agit d’un Rwandais de 34 ans, Jean-Claude Nsengumukiza, en situation irrégulière en France depuis 2001.
Condamné en 2011 à 8 ans de prison par la cour d’assises de la Seine-Maritime pour avoir (déjà) violé une jeune Rouennaise dans la nuit du 4 au 5 août 2009.

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Libre Journal des Sciences et des Techniques - 18 décembre 2015 part 1

14:38 Écrit par pat dans actualité, divers, Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Rappel : Au cœur du clan des Hauts-de-Seine

French corruption, l'ouvrage de nos collaborateurs Gérard Davet et Fabrice Lhomme, à paraître mercredi 9 octobre 2013 (Stock, 310 p., 19 euros) et dont nous publions ici en exclusivité les bonnes feuilles, constitue une plongée vertigineuse dans les coulisses de la vie politique française de ces cinquante dernières années. Au cœur de ce récit, le coming out d'un témoin de choix, Didier Schuller, dont les confessions font office de fil rouge. L'ancien conseiller général (RPR) de Clichy-la-Garenne, qui s'est longtemps tu, y compris devant la justice, raconte les malversations dont il fut le témoin ou l'acteur : conflits d'intérêts, financements illicites, enrichissement personnel...
De Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy en passant par Patrick Balkany, les personnalités mises en cause sont nombreuses, essentiellement de droite. Les auteurs ont invité ces dernières à réagir et, après enquête, font d'autres révélations. En voici quatre extraits.
"J'ai fait revenir de Suisse 2 millions de francs..." 
Nous sommes en 1990. La droite se prépare déjà à revenir au pouvoir, ce qu'elle fera en emportant haut la main les élections régionales de 1992 puis, surtout, les législatives de 1993. Didier Schuller est alors un membre influent de ce fameux "clan des Hauts-de-Seine" du RPR, parti qui se déchirera entre balladuriens et chiraquiens avant la présidentielle de 1995. Mais pour l'heure, la concorde règne encore au sein du mouvement gaulliste, uni derrière son champion, à la fois maire de Paris et président du RPR, Jacques Chirac. Le "clan du 92", c'est celui qui compte, celui qui apporte le sel de la politique, depuis toujours : l'argent.
Figure du RPR 92, le député et maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, contacte son grand ami Didier Schuller, qui se trouve dans sa première propriété alsacienne, tout occupé – déjà – à traquer le gibier. Il a la jouissance, depuis 1979, d'une magnifique chasse de près de 2 000 hectares où il vient se changer les idées dès qu'il en a le loisir, avec ses amis chefs d'entreprise. S'y pressent notamment Henri Antona, Francis Poullain, Christian Curtet...
Tous fournisseurs de l'office HLM des Hauts-de-Seine... et sponsors officieux du RPR. On y croise même Patrice de Maistre, le futur gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. (...)
D'après Schuller, son vieux copain lui téléphone ce jour-là : "Balkany m'a dit : 'Il faut que je donne du fric à Chirac'. J'ai compris que Jacques Chirac avait besoin d'argent, sans doute dans la perspective des prochaines échéances électorales."Apparemment, c'est un besoin pressant, il faut trouver plusieurs millions de francs. A quelles fins exactement ? Schuller se garde bien de poser la question. Il y a des choses qui ne se font pas, dans ce milieu.
"Donc, poursuit-il, j'ai fait revenir de Suisse 2 millions de francs, provenant d'un compte dont le véritable objet social, c'était l'argent pour les élections !" Basée à Zurich, cette caisse noire était "alimentée par l'argent des entreprises". "On ressortait le fric en liquide et on le ramenait en France quand on en avait besoin. Entre-temps, il produisait des intérêts. Au moins il n'était pas caché dans une cave ou dans le coffre-fort de Chirac à la Mairie de Paris !" (...)
Pour récupérer les 2 millions réclamés par Balkany pour Chirac, il faut trouver un intermédiaire prêt à aller chercher les fonds à Zurich. Schuller, comme souvent, sollicite son homme de confiance, le chef d'entreprise Jean-Paul Schimpf, qui sera plus tard mis en cause lui aussi dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine. Sur procès-verbal, Schimpf (qui n'a pas souhaité répondre à nos questions) qualifiera d'ailleurs Schuller de "porte-serviettes" de Balkany...
"C'est Schimpf qui a ramené l'argent chez moi, en Alsace", poursuit Schuller, qui décide, en attendant son retour à Paris, prévu deux jours plus tard, de le stocker... dans des boîtes en plastique : "Deux millions, ça fait deux gros Tupperware remplis de billets de 500 francs." Reste à dénicher une bonne cachette, on ne sait jamais...
Schuller a son idée. "J'ai pris une pelle, et je suis allé dans la forêt. A cent mètres de la maison à peu près, j'ai repéré un arbre, je l'ai marqué avec un rond de peinture verte et j'ai enterré les boîtes au pied de l'arbre, à cinquante centimètres de profondeur environ." 
Quarante-huit heures plus tard, Didier Schuller retourne chercher l'argent, qu'il doit convoyer le jour même à Paris. En arrivant devant l'interminable épicéa siglé d'un cercle vert, une mauvaise surprise l'attend. "La terre était toute retournée autour de l'arbre et il n'y avait plus les boîtes, ni bien sûr l'argent !" Schuller, incrédule, réfléchit à toute vitesse. "Quand je vois la manière dont la terre a été retournée, je comprends rapidement que c'est un sanglier", rapporte-t-il.
A la stupéfaction succède rapidement la panique. "J'étais comme un fou ! Doublement dingue parce que, si je n'avais pas retrouvé l'argent, j'aurais été obligé de le rembourser. Ces billets ne m'appartenaient pas." Et voilà Didier Schuller sur la piste du sanglier-maraudeur, dans une scène de chasse pour le moins inhabituelle. Des heures durant, transi de froid, le coeur battant, il arpente, avec sa première femme, Catherine, et l'incontournable Heicko , ces bois qu'il connaît par coeur, priant pour qu'un chasseur du coin ne soit pas tombé sur son trésor malencontreusement déterré...
"Après trois ou quatre heures de recherche, j'ai enfin retrouvé les Tupperware, avec tout l'argent dedans, à une cinquantaine de mètres de l'arbre devant lequel je les avais enfouis. Les deux boîtes étaient en bon état. Les sangliers les avaient poussées puis réenterrées à moitié, c'est pour ça que nous avions eu du mal à les retrouver."
Début 1996, le couple Schuller-Delaval reçoit six passeports vierges 
Après quatre jours à Londres, Didier Schuller met donc, fin février 1995, le cap, via les Etats-Unis, sur les Bahamas et leurs décors féeriques. "Je finance moi-même, à 100 %, mon début de fuite. Jacques Heyer n'a pas encore dilapidé ma fortune, j'ai les moyens." (...)
Pour tromper leur ennui, Schuller et sa compagne voyagent beaucoup durant les deux ans qu'ils passent aux Bahamas. Aussi surprenant que cela puisse paraître, s'agissant d'un couple recherché par la justice française... "J'ai visité toute l'Amérique latine et toute l'Amérique centrale. Sans difficulté puisqu'on m'avait procuré des 'vrais-faux' passeports. Ce n'est bien sûr pas Charles Pasqua lui-même qui me les a apportés, c'est un simple militant RPR, proche du député Alain Marsaud. Et là, Francis Szpiner n'est pas dans le coup, même si j'étais passé par lui pour demander des faux papiers d'identité. C'est le clan des Hauts-de-Seine, cette fois."
Et voilà comment le couple Schuller-Delaval reçoit, début 1996, "six passeports belges totalement vierges, avec les tampons officiels. On n'avait plus qu'à les remplir à la main et à coller nos photos. Le militant RPR avait amené des cachets pour tamponner et un poinçon spécial, parce qu'on m'avait apporté aussi des permis de conduire. Il me semble qu'il y en avait six également".
Didier Schuller n'a plus qu'à choisir les noms d'emprunt qu'il souhaite, ce qui l'amuse beaucoup. "Christel est devenue Marie-Astrid Lambert. Moi, j'ai décidé de m'appeler Jean Wiser. Pourquoi Wiser ? Parce que c'était le nom du directeur général du groupe du père de Christel. Il était belge et mon beau-père ne pouvait pas le blairer, donc j'avais eu cette idée !" Autre identité, assez transparente, utilisée par le couple : Delavallée.
"Je n'ai pas financé la cavale de Schuller, pas plus que je ne lui ai fourni de faux passeports, proteste Charles Pasqua. Quel aurait été mon intérêt ? Je n'avais aucun contact avec Szpiner. Cet avocat, en liaison avec les chiraquiens, a monté toute une histoire pour accréditer l'idée que Schuller était menacé. Je me demande bien du coup qui a payé tout ça."
"Cette personne a dit à Balkany : 'Si tu ne sors pas l'argent, dans une heure, Didier crache tout'"
Le 5 mai 2002, Jacques Chirac est réélu dans un fauteuil face à Le Pen. Didier Schuller, lui, se retrouve dans l'impasse politiquement. Et financièrement. Ce qui va le contraindre, du coup, à replonger dans le bain électoral... pour aider Patrick Balkany, quitte à mettre son orgueil dans sa poche.
"J'ai accepté, pour des raisons financières : j'ai quand même une ardoise de 150 000 euros d'amende à payer au Trésor public suite à ma condamnation et pas d'argent. Sans compter une caution de 120 000 euros. En échange de la promesse du paiement de la plus grande partie des fonds que je dois à la justice, j'ai donc filé un coup de main à Balkany pour qu'il soit élu député. Je vais faire campagne pour lui à Clichy, à l'occasion des législatives de 2002, et je vais lui permettre d'être élu, parce qu'il n'a gagné qu'avec quelques centaines de voix d'avance. Concrètement, on peut dire que j'ai fait le tapin à Clichy pour lui !" 
Patrick Balkany s'impose d'extrême justesse à l'issue d'une triangulaire au couteau (il obtient 34,47 % des voix, contre 32,80 % pour Gilles Catoire et 32,72 % pour Olivier de Chazeaux, alors investi par l'UMP).
Seul souci : à en croire Schuller, le maire de Levallois-Perret ne tient pas son engagement. "Certes, il me filait de temps en temps 2 000 euros en liquide, pour que je ferme ma gueule, car c'est comme ça qu'il tient les gens. Mais il n'a pas réglé ma caution , alors que ça avait toujours été convenu comme ça. J'ai appris cette année seulement, par un avocat, que ce n'était pas un oubli de sa part. Il voulait me faire payer, c'est le cas de le dire, mon attitude durant la confrontation organisée entre nous deux par le juge. Il avait estimé que je ne l'avais pas assez protégé, un comble..."
En tout cas, en novembre 2003, le juge Jean-Paul Albert, qui a succédé quelques mois plus tôt à Philippe Vandingenen, ordonne la réincarcération de Schuller à la Santé, pour non-paiement de caution.
"Je n'avais pu payer que 30 000 euros environ sur les 120 000 prévus. J'ai retrouvé Alfred Sirven à la Santé, il était aussi surpris que moi !" Cette fois, Schuller ne va rester incarcéré que six jours. Car il a immédiatement envoyé un émissaire auprès de Balkany : "Cette personne lui a dit : 'Si tu ne payes pas, Didier parle. Si tu sors pas l'argent dans une heure, il crache tout.' Au moins, c'était clair."
Il assume aujourd'hui ce chantage. Il est vrai que Schuller connaît tous les secrets du clan Balkany. (...) L'ultimatum fonctionne. "Balkany a sorti environ 100 000 euros en espèces pour me permettre d'être en règle avec la justice. Pour justifier l'existence du cash, des amis communs, des particuliers, ont fait des chèques à l'administration, compensés par l'argent que leur a remis Balkany en liquide. Les gendarmes ont même fait une enquête car ils ont trouvé ça suspect, mais heureusement, ils n'ont rien trouvé." 
"Sarkozy m'a dit : "Je connais un type très bien en Suisse...""
Pour la première fois, Didier Schuller a consenti, début 2013, à nous révéler l'identité de celui qui lui présenta Jacques Heyer, au milieu des années 1990, pour remplacer le gestionnaire de fortune historique de sa mère, en Suisse. Il s'agit tout simplement de... Nicolas Sarkozy.
"Oui, c'est Sarkozy qui me parle de Heyer, lors d'un dîner chez moi, confesse-t-il.C'est bien Sarko qui me l'a présenté. Ce devait être début 1994, lorsqu'il était venu à Clichy dédicacer son bouquin sur Georges Mandel. Je lui ai indiqué que je ne savais pas à qui confier mon argent en étant à l'abri du fisc, et il m'a dit : 'Je connais un type très bien en Suisse'. Il ne m'a pas dit si lui-même lui avait confié ses sous, mais il m'a donné les références de Jacques Heyer, m'a précisé qu'il avait été président de la Banque populaire suisse, qu'il était très discret et qu'en plus son frère pouvait le protéger, puisque c'était un haut magistrat, ce que j'ai effectivement pu vérifier. Je me rappelle qu'il a ajouté : 'D'ailleurs, il s'est toujours occupé de l'argent des gens du RPR puisque le premier mari de sa femme était l'un des trésoriers du parti'. Ce qui est exact. Chez Heyer, il y avait d'ailleurs une photo dédicacée de Chirac. Et l'ex-femme de Heyer était bien la compagne d'un ancien trésorier de l'UDR." 
Me Herzog dément que son client ait pu recommander les services de Jacques Heyer à Didier Schuller : "Lui conseiller un gestionnaire en Suisse alors qu'il était ministre du budget est une absurdité."
Tous les barons du mouvement gaulliste n'avaient pas forcément confié leurs économies à M. Heyer. A l'exception peut-être, selon Schuller, de Nicolas Sarkozy lui-même. Il est établi que ce dernier fréquenta Heyer à la fin des années 1980, mais en qualité d'avocat du tennisman Henri Leconte, lui aussi floué par le gestionnaire de fortune genevois. Dans son livre Sarko et Cie (L'Archipel, 2011), le journaliste Ian Hamel écrit que Patrick Balkany était un visiteur régulier de la société Heyer Management, où il se rendait "de préférence le samedi, jour de congé des employés".
"Balkany n'avait pas d'argent chez Heyer, conteste Schuller. Heureusement pour lui ! Chirac non plus. Mais, d'après Heyer, Sarkozy, oui. Sarko, lui, ne m'a jamais dit qu'il lui avait confié son fric, mais après tout, il n'avait pas de raison de s'en vanter. En tout cas, Heyer me disait : 'Je connais très bien Sarkozy, je m'occupe de ses affaires.' D'ailleurs, quand Heyer venait en France, il allait voir Sarkozy à la mairie de Neuilly puis, entre 1993 et 1995, au ministère du budget. Ça, j'en ai été le témoin direct. Courant 1994, j'ai accompagné moi-même Heyer un jour à Bercy, où il avait rendez-vous avec le ministre. Sur le chemin, il me disait : 'Je vais voir Sarko parce qu'il est comme toi, il a un compte que je gère.' Il s'est vanté cent fois devant moi de gérer l'argent de Sarko, il m'a même montré un jour un papier censé prouver qu'il avait placé son fric chez lui. Je ne sais pas s'il se faisait mousser, mais je n'avais pas de raison de douter de sa parole. D'autant qu'un jour, en allant chez Heyer à Genève, j'ai croisé Sarko. Il est vrai qu'il était accompagné d'Henri Leconte, son client. Le juge Renaud Van Ruymbeke lui-même y a cru, à ce compte. Je pense d'ailleurs que Van Ruymbeke a signé son arrêt de mort le jour où il a interrogé Heyer dans le dossier des frégates de Taïwan. Sarko a compris que c'était une attaque contre lui."
Source

Nouvelle preuve de l’incurie des médias

Dimanche soir, France 3 a invité un certain Rachid Birbach, présenté comme le président de l’Assemblée des musulmans de Corse, pour évoquer les tensions à Ajaccio. Seulement voilà, l’homme est un mythomane avéré qui ne représente personne à l’exception de lui-même. En 2014,  Rachid Birbach avait déjà trompé son monde en intervenant comme imam d’Auxerre où il prônait « l’amitié judéo-musulmane ». L’association Avicenne qui gère une mosquée d’Auxerre  répliqua pour dénoncer l’imposture : « Monsieur Birbach n’est pas notre imam, ni l’imam d’aucune mosquée à Auxerre ».

L’homme avait berné les médias une fois, le voilà qu’il recommence quelques mois plus tard en se faisant passer pour le président de l’Assemblée des musulmans de Corse. Et France 3 de l’interroger, le 27 décembre, au sujet des tensions raciales dans le quartier colonisé des Jardins de l’Empereur à Ajaccio. (voir la vidéo ci-dessous)

L’imposteur avait été coopté à FR3 par Hassen Chalgoumi, imam de Drancy et grand admirateur d’Israël. Pour Pascal Boniface, le directeur de l’IRIS, tous deux font partie de « ces figures qui occupent la parole d’une communauté dont ils n’ont pas le soutien, mais qui tirent leur légitimité des médias et des milieux politiques dominants ».

Même la chaîne France 3 a été obligée de publier un communiqué de presse cinglant à l’égard de Birbach :

« Rachid Birbach, pseudo imam… Vous êtes nombreux a avoir réagi à la présence de Rachid Birbach sur le plateau du Soir 3. Le titre dont il se revendique « Président de l’Assemblée des Musulmans de Corse » est en effet une invention. Ses propos à l’encontre du CFCM n’engagent que lui, comme l’a souligné la journaliste Catherine Gonier-Cléon. »

http://www.contre-info.com/nouvelle-preuve-de-lincurie-de...

Selon un sondage, 85 % des Français sont favorables à la déchéance de nationalité

Un sondage OpinionWay pour Le Figaro laisse entrevoir un soutien massif des Français à la mesure, controversée à gauche, de déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France et condamnés pour acte de terrorisme – une mesure intégrée au projet de réforme constitutionnelle en vue de lutter contre le terrorisme. 

Mise en berne des drapeaux au palais de l’Elysée après les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis. Jean-Claude Coutausse

Selon ce sondage, réalisé les 28 et 29 décembre sur un échantillon de 1 172 personnes représentatif de la population française majeure, 85 % des personnes interrogées se disent favorables à cette mesure, dont 62 % « tout à fait favorables ». Plus en détail, ce sont 80 % des sympathisants socialistes qui se disent pour, 64 % des sympathisants de la « gauche radicale », et également 64 % des sympathisants d’Europe Ecologie-Les Verts. Du côté des personnes se disant proches du parti Les Républicains, 93 % y sont favorables tandis que 96 % des sympathisants FN sont pour. Seules 5 % des personnes interrogées y sont « tout à fait opposées » – et 1 % seulement des 18-24 ans, qui se prononcent massivement en faveur de cette mesure.

Pétition contre une réforme « imposée sans débat »

Dans le même temps, une cinquantaine d’associations et de syndicats ont lancé mercredi une pétition contre ce projet de réforme constitutionnelle et de déchéance de la nationalité française.

« Pour nous, c’est définitivement non ! Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats », écrivent les organisations, parmi lesquelles la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), le Syndicat de la magistrature, la CGT, le Syndicat national des journalistes et de multiples associations tunisiennes ou marocaines. [....]

La suite sur Le Monde.fr

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Selon-un-sondage-85-...

8 janvier conférence à Angers de Xavier Moreau : Ukraine, pourquoi la France s’est trompée

Homme d’affaires et analyste politico-stratégique de l’Europe de l’Est, Xavier Moreau a publié un document-choc sur le conflit ukrainien, une « immense manipulation de déstabilisation de notre continent ». Il démontre l’action funeste de certains Etats et le rôle de la France et de son ministre Laurent Fabius. Pour Xavier Moreau, la France possède son plus mauvais ministre des Affaires étrangères depuis 200 ans !

Conférence / débat organisé à Angers le 8 janvier 19h par le Front National du Maine et Loire.

Inscription par mail ou téléphone : 06 65 86 47 49 barbara.mazieres49@sfr.fr

Michel Janva

Les mensonges de Wikipedia, suite (Marion Sigaut)

Les mensonges de Wikipedia.

GPA : La Manif Pour Tous dénonce une manipulation grossière

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Communiqué de presse

GPA : La Manif Pour Tous dénonce une manipulation grossière

Le refus par la France de retranscrire à l’état civil les actes de naissance de jumeaux nés par GPA à l’étranger est parfaitement conforme au droit français et européen. La Manif Pour Tous dénonce une sur-interprétation et une instrumentalisation des arrêts de la CEDH par des lobbies qui veulent faire avancer la légalisation de la GPA en France malgré la condamnation claire de cette pratique indigne et intolérable par le Premier ministre Manuel Valls et, tout récemment, par le Parlement Européen. 

Ce 25 décembre 2015, Le Monde a rendu publique la proposition faite par la France à M. X de lui verser 33 750 € pour la non-retranscription des actes de naissance de jumeaux à l’état civil français, ces enfants ayant été obtenus par M. X en faisant appel à une mère porteuse à l’étranger malgré le fait que la législation française interdise la GPA (Gestation Pour Autrui, ou Grossesse Pour Abandon). « La GPA est un délit pour lequel la loi prévoit une amende de 7500 €. Là, l’Etat propose un dédommagement deplus de 33000 € alors que M. X devrait, au contraire, payer une amende ! C’est aberrant ! » commente Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.

Dans sa réaction auprès du quotidien Le Monde, Me Caroline Mécary, avocate de M. X, déclare : « on est face à un gouvernement qui ne respecte pas la jurisprudence de la CEDH. » Il s’agit là d’une manipulation grossière : en effet, tout arrêt de la CEDH est valable in concreto, c’est-à-dire pour le cas jugé.  Enl’occurrence, Me Caroline Mécary évoque une décision de la CEDH qui ne traite que du cas personnel des enfants nés de GPA commandées par les couples Mennesson et Labassé. Ils n’ont juridiquement pas vocation à s’appliquer à tous les enfants nés de GPA à l’étranger au profit de Français. Cela reviendrait en outre, pour la France, à légaliser les GPA convenues et réalisées à l’étranger. Ce commentaire de Me Mécary est une instrumentalisation des arrêts Mennesson et Labassé, commeLe Monde est instrumentalisé dans cette affaire pour tenter de susciter une polémique autour de la proposition de dédommagement faite à M. X.

D’autre part, ces arrêts de la CEDH concluaient spécifiquement sur la retranscription à l’état civil de la filiation des enfants avec leur père, puisqu’en l’espèce celui-ci était leur père biologique. Or, dans le cas de M. X, étonnamment, il n’est pas précisé s’il existe un lien biologique entre M. X et ces jumeaux, ni quelle filiation a été inscrite à l’état civil de leur pays de naissance, ni quel est ce pays !? L’opinion publique est à la fois trompée sur la portée des arrêts Mennesson et Labassé, et sous-informée puisque cette affaire est rendue publique, mais sans les informations indispensables à sa compréhension !

Face à ces tentatives de manipulation, La Manif Pour Tous rappelle que :

  1. Le Premier ministre Manuel Valls a lui-même déclaré dans une interview au quotidien La Croixpubliée le 3 octobre 2014 (soit après la publication des arrêts Mennesson et Labassé), que « le gouvernement exclut totalement d’autoriser la transcription automatique des actes étrangers, car cela équivaudrait à accepter et normaliser la GPA. »
  2. Les difficultés de retranscription à l’état civil français étaient connues d’avance par M. X qui ne pouvait pas ignorer la loi française dans ce domaine au moment où il a passé un contrat de GPA. Autrement dit, M. X se plaint de ce qu’il a lui-même mis en œuvre pour ces jumeaux, lesquels ont été, en outre, volontairement privés par lui de leur mère, ce qui est contraire à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE). A ce sujet, Manuel Valls avait déclaré dans son interview du 3 octobre 2014 :« Il est incohérent de désigner comme parents des personnes ayant eu recours à une technique clairement prohibée… tout en affirmant qu’ils sont responsables de l’éducation des enfants, c’est-à-dire chargés de la transmission de nos droits et de nos devoirs ! » 
  3. Ces jumeaux ont bien, comme tout un chacun – et heureusement ! -, l’état civil et la nationalité de leur pays de naissance. A ce propos, la position du Premier Ministre a été également très claire : « Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger » (quotidien La Croix, 3 octobre 2014). C’est encore une fois M. X qui, dès l’origine de son projet, avait prévu d’emmener ces enfants en-dehors de leur pays, en connaissance de cause quant aux conséquences en France en matière d’état civil.
  4. Le Parlement Européen vient de se prononcer sur ce sujet le 17 décembre 2015 en  condamnant toutes formes de GPA dans son rapport annuel sur les droits de l’Homme et la démocratie dans le monde.

La France se trouve donc en parfaite cohérence avec l’Europe en refusant de supprimer les mesures – dont la non-retranscription des actes de naissance à l’état civil français – qui retiennent les éventuels candidats à la GPA et empêchent, par conséquent, l’extension de cette pratique qui conduit à l’exploitation de femmes et au trafic d’enfants.

En revanche, la France n’est pas en cohérence avec elle-même en proposant un dédommagement en lieu et place d’une amende : les pouvoirs publics doivent respecter la loi de la République !

La dignité de la femme et de l’enfant n’ayant pas de frontière, La Manif Pour Tous invite la France, patrie des droits de l’Homme, à protéger les femmes et les enfants de toutes origines de cette nouvelle forme d’exploitation en luttant contre la GPA en France comme à l’étranger.

Contact presse : Héloïse

h.pamart@lamanifpourtous.fr   –   Tel : 06 81 70 76 58 

Allahicité : la République protège les lieux de culte clandestins

Où sont les laïcistes hystériques ?

"Le ministre de l’Intérieur de la République islamique de France, Bernard Dhimmi Cazeneuve, s’est rendu aujourd’hui à la « salle de prière » musulmane qui avait été « saccagée » par des Corses après les émeutes arabes d’Ajaccio. Il a déclaré que « la République laïque continuera à protéger l’exercice de tous les cultes ». Rappelons qu’il s’agit d’une salle de prière clandestine, enregistrée comme siège social de l’Association marocaine, sportive et culturelle des musulmans de Corse. Autrement dit elle contrevient à plusieurs lois de la République, et d’abord à la loi de 1905. La République protège les lieux de culte clandestins, s'ils sont musulmans."

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/12/allahicit...

Liberté d'expresssion sur l'avortement

D'Olivier Bault dans Présent :

"Le 26 novembre dernier, la Cour européenne des droits de l’homme, a rendu un arrêt qui pourrait faire date. L’Etat allemand était attaqué par un de ses citoyens à qui la justice de son pays avait interdit de distribuer des tracts contre l’avortement. Klaus Annen concentre son action sur la dénonciation de médecins concrets, avec prénoms et noms. En juillet 2005, il a distribué dans des boîtes aux lettres, à proximité de la clinique de deux médecins avorteurs, des tracts dénonçant ces derniers et leur pratique de l’avortement qualifié d’acte illégal même s’il n’est pas puni par la loi. En effet, la loi allemande fait la différence entre les interruptions médicales de grossesse, légales, et les interruptions volontaires de grossesse théoriquement illégales mais non punies par la loi pendant les 12 premières semaines de grossesse.

Toujours dans son tract, M. Annen faisait un parallèle avec le génocide des juifs par les nazis pour démontrer que des actes illégaux peuvent ne pas être punis par la loi mais qu’ils restent des crimes aux yeux de Dieu. Le tract renvoyait aussi au site www.babycaust.de sur lequel le militant pro-vie publie des listes de médecins avorteurs.

Les médecins ont alors engagé des poursuites contre le militant pro-vie, l’accusant de suggérer qu’ils commettraient des actes illégaux au regard de la loi et que leur action serait comparable aux crimes commis par les nazis. Et ils ont tous gagné leurs procès devant la justice allemande. Celle-ci a interdit à Klaus Annen de poursuivre la distribution de ses tracts et lui a ordonné de supprimer les listes de médecins avorteurs publiées sur son site. M. Annen s’est donc adressé à la CEDH, estimant que les sentences des juges allemands portaient atteinte à sa liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Les juges de Strasbourg ont, eux, estimé que M. Annen avait le droit de qualifier les avortements d’illégaux dans la mesure où il expliquait dans le tract le sens qu’il donnait au mot « illégal ». Klaus Annen voulait en effet sensibiliser les gens au fait, reconnu par la CEDH, que le droit peut diverger de la morale. D’où la comparaison du « Babycauste » à l’Holocauste qui n’aurait pas non plus dû être condamnée par la justice allemande.

L’Allemagne devra donc verser 13 696,87 euros à Klaus Annen au titre des frais de procès, sachant toutefois qu’elle a un délai de trois mois pour faire appel.

Cet arrêt a déjà fait jurisprudence en Pologne où le 22 décembre un tribunal, invoquant la liberté d’expression garantie par la Constitution polonaise et la Convention européenne des droits de l’homme, a donné raison à deux militants pro-vie qui avaient qualifié de meurtres d’enfants les interruptions médicales de grossesse légales pratiquées par une clinique privée et qui avaient organisé des manifestations devant la clinique avec des photos d’enfants avortés. [...]"

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2015/12/libert%C3...

L’arrivée de migrants une « invasion organisée » ?

Un communiqué de l’AFP en provenance de Prague annonce : « Czech leader calls migrant wave in Europe an “organised invasion” » (Pour le dirigeant tchèque la vague d’immigrés arrivant en Europe est une « invasion organisée »).

Pour le président tchèque Milos Zeman l’arrivée de migrants sur l’Europe est « une invasion organisée » ; il a estimé que les jeunes hommes de Syrie et d’Irak feraient mieux de rester dans leur pays et de « prendre les armes » contre l’Etat Islamique :

« Je suis profondément convaincu que nous avons affaire à une invasion organisée et non pas à un mouvement spontané de réfugiés », a affirmé Zeman dans son message de Noël adressé samedi à la République tchèque.

Il a ajouté que la compassion était une chose « possible » pour ce qui concernait les réfugiés âgés ou malades et pour les enfants, mais non pour les jeunes hommes qui, pour lui, feraient mieux de retourner chez eux pour combattre les djihadistes :

« Une grande majorité de ces migrants illégaux sont de jeunes hommes en bonne santé, et célibataires. Je me demande pourquoi ces hommes ne prennent pas les armes pour aller se battre pour la liberté de leur pays contre l’Etat islamique », a déclaré Zeman, élu président de la Tchéquie au début de l’année 2013, ajoutant qu’en s’enfuyant de leurs pays déchirés par la guerre ils ne faisaient que renforcer l’EI. Et le septuagénaire de faire ensuite la comparaison avec l’époque où des Tchèques avaient quitté leur pays au moment de l’occupation nazie de 1939 à 1945.

Ce n’est pas la première fois que Zeman affiche une position controversée à propos de la pire crise de migrants que connaisse l’Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. En novembre, le président, bien que de gauche, assistait à un rassemblement anti-islam à Prague en compagnie d’hommes politiques d’extrême droite et d’une unité paramilitaire.

Le premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, qui avait déjà critiqué les propos du chef de l’Etat, a déclaré que le message de Noël de Zeman était fondé « sur des préjugés et son habituelle façon de simplifier les choses ».

Les migrants ne sont pas la seule cible des remarques caustiques de Zeman: la semaine dernière il voulait que son pays introduise l’euro aussitôt que la Grèce endettée abandonnerait la monnaie commune, ce qui avait amené Athènes à rappeler son ambassadeur. Il avait également déclaré qu’il avait été « très déçu » que les pourparlers de l’été visant à faire sortir la Grèce de l’euro n’avaient pas abouti.

Tant la République tchèque que la Slovaquie, deux pays anciennement communistes qui ont rejoint l’Union européenne en 2004, ont refusé le système des quotas instauré par l’UE pour la distribution des réfugiés provenant de la vague actuelle de migrants.

Plus d’un million de migrants et de réfugiés ont rejoint l’Europe cette année, la plupart pour échapper à la violence en Afghanistan, en Irak et en Syrie.

La crise a mis à rude épreuve les liens au sein de l’Union européenne, avec, d’une part, la plupart des membres les plus récents fermement opposés aux migrants, et, d’autre part, certains pays du Nord, comme l’Allemagne, qui accueillent ces gens qui fuient la guerre.

Peu de demandeurs d’asile choisissent de rester en République tchèque, pays membre de l’OTAN abritant 10,5 millions de personnes.

Quoi qu’il en soit, une enquête récente a montré que près de 70% des Tchèques s’opposent à l’arrivée de migrants et de réfugiés dans leur pays.

AFP, 26/12/2015

Source : news.yahoo.com

http://www.polemia.com/larrivee-de-migrants-une-invasion-...

00:30 Écrit par pat dans actualité, Europe, immigration, lobby | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

30/12/2015

Les origines hébraïques de l'islam : démonstration par la prière

23:56 Écrit par pat dans culture et histoire, islamisme | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Déchéance de nationalité: le "baiser de la mort" du FN à Hollande

Depuis que François Hollande a décidé d'étendre la déchéance de nationalité aux binationaux français, le FN se réjouit ouvertement de la mesure. De quoi gêner un PS déjà très divisé sur la question.

Zemmour condamné ou la tentation autoritaire du multiculturalisme

Éric Zemmour vient de se faire condamner pour incitation à la haine raciale et religieuse. Immédiatement, ses nombreux ennemis ont célébré: enfin, le vilain essayiste sera reconnu à la manière d’un délinquant dangereux par les Français. Ce sera à nouveau l’occasion de chercher à le congédier de l’espace public, en accusant ses employeurs d’avoir à leur service un propagateur de haine, un polémiste ignoble qui ne devrait pas avoir accès à de grandes tribunes. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière. L’occasion est belle pour tenter d’en finir avec celui qui est devenu le diable de la gauche multiculturaliste française.

Revenons sur les propos sanctionnés de Zemmour. Ils se résument aisément: il craint que la France ne bascule, tôt ou tard, dans la guerre civile. Cette dernière est peut-être même déjà commencée, sans qu’on n’ose la nommer. On se contente de traiter comme des faits divers ou comme des événements isolés les tensions intercommunautaires qui témoignent d’une implosion du pays. L’immigration massive a créé un nouveau peuple et qu’on le veuille ou non, le continent européen sera probablement témoin d’affrontements significatifs dans les années à venir. En fait, l’immigration massive aura représenté un suicide identitaire pour l’Europe.

Posons les choses simplement: on peut être en accord avec Zemmour et le voir comme un homme éclairé et courageux, tout comme on peut être en désaccord avec lui et l’accuser de catastrophisme et dans ce cas, on lui répondra vertement. Mais en quoi ses propos devraient-ils tomber sous le coup de la loi? En quoi devrait-il être interdit d’être pessimiste quant à l’avenir des sociétés occidentales? Le pessimisme devrait-il tomber juridiquement interdit? Redouter un péril et l’annoncer, est-ce le souhaiter? À moins qu’il ne faille prophétiser un avenir radieux pour être le bienvenu dans l’espace public et mériter le titre d’interlocuteur respectable?

Bizarrement, c’est peut-être de cela dont il s’agit. L’idéologie multiculturaliste au pouvoir dans toutes les sociétés occidentales a quelque chose d’une religion politique qui suscite un fanatisme idéologique inquiétant chez ses promoteurs: elle distingue le monde d’avant la révélation diversitaire et celui d’après. Avant, le monde était marqué par des discriminations nombreuses et des exclusions détestables. C’était l’époque de la grande noirceur identitaire, où l’identité nationale justifiait une homogénéité autoritaire au service exclusif de l’homme blanc hétérosexuel. La conscience collective officielle en Occident est traversée par ce fantasme, d’autant qu’il est souvent au cœur des programmes historiques scolaires.

Le monde d’après la révélation diversitaire serait tout autre. Elle prophétise une société nouvelle, fondée sur la reconnaissance mutuelle des différences sous le signe d’un vivre-ensemble harmonieux. La condition pour que ce monde advienne, toutefois, c’est que les nations occidentales renoncent à se placer chacune au cœur de leur propre pays, et à se proposer comme norme identitaire et culturelle. Il ne doit plus y avoir de distinction entre le citoyen et l’étranger, ce qui du coup, aboli la nécessité pour le second de s’assimiler au premier. C’est l’idée d’un monde enraciné qui doit périr. L’homme nouveau, sans préjugés, verra son règne arriver.

Évidemment, les choses ne se passent pas comme le voudrait la prophétie multiculturelle. Les sociétés européennes éclatent. Une crise majeure se laisse deviner. La contagion islamiste de certaines cités n’en est qu’une facette. L’idéologie multiculturaliste doit traduire ces oppositions dans son logiciel sociologique. On y verra en général une crispation des populations «de souche» qui tarderaient à se convertir à la révélation diversitaire. En un mot, la France serait coupable de ses malheurs. Son crime? Ne pas se considérer comme une page blanche et vouloir conserver son héritage historique et sa culture. Cette crispation engendrerait différentes phobies qu’il faudrait combattre politiquement et peut-être même pénaliser juridiquement.

La formule revient souvent: la liberté d’expression ne devrait pas être celle de prêcher la haine, de stigmatiser certaines communautés ou de critiquer certaines religions. Mais la définition de la haine et des phobies est aussi imprécise qu’étendue. D’ailleurs, on assiste à une extension du domaine de l’interdit. C’est peut-être inévitable: au rythme où le nouveau monde s’installe, il tolère de moins en moins ce qui lui rappelle le monde ancien et ceux qui persistent à s’y vouloir fidèles. C’est le paradoxe progressiste: plus il suscite des résistances dans la population, plus il croit devoir se radicaliser. Plus la dissidence idéologique sera forte, et plus il faudra la réprimer.

Lire la suite sur LeFigaro.fr

http://la-dissidence.org/2015/12/22/zemmour-condamne-ou-l...

Invasion migratoire : ils préfèrent aider les autres avant les nôtres

Faut-il être un immigré clandestin pour espérer trouver rapidement un logement en France ? Telle est la question que désormais, les Français sont en droit de se poser quand on assiste, médusés, à la multiplication des initiatives en faveur des "migrants".

Faut-il être un immigré clandestin pour espérer trouver rapidement un logement en France ? Telle est la question que désormais, les Français sont en droit de se poser quand on assiste, médusés, à la multiplication des initiatives en faveur des "migrants". Subitement, il semble possible de débloquer des budgets et de trouver des lieux pour héberger des populations entières qui ont quitté leur pays pour venir s'installer chez nous. Comme par enchantement, le gouvernement trouve 1 000 € par place d'hébergement de clandestins. Mais où était cet argent pour loger les SDF qu'on laisse crever seuls et abandonnés dehors ? Aujourd'hui, il vaut surement mieux s'appeler Tarik que Bernard, venir de Syrie plutôt que de Clichy.
En février dernier, la Fondation Abbé-Pierre avait pointé du doigt l'échec des politiques dans la lutte contre le mal-logement. La France peut ainsi s'enorgueillir de détenir un triste record avec 3,5 millions de personnes mal logées ! Comme le révélait une enquête parue dans Le Monde, "le 115, numéro d’urgence pour les sans-abri, a, lors de l’hiver 2013-2014, reçu 355 000 demandes d’hébergement mais ne dispose que de 140 000 places (...) Le droit au logement opposable, créé par la loi Boutin en 2007, a reconnu 147 000 personnes prioritaires mais 55 000 restent sans solution. Le nombre de demandeurs d’un logement social atteint 1,8 million, alors que seules 467 000 HLM sont attribuées chaque année, satisfaisant moins d’un quart des demandes." De son côté l'Armée du Salut, qui vient de fêter ses 150 ans d'existence, constate que la misère ne cesse de se développer. Quant à leurs centres d'accueil, ils sont tous pleins. Impossible donc de loger tous ceux qui viennent à leur rencontre pour demander de l'aide.
On ne parvient donc pas à offrir un toit à tout le monde en France ? Qu'importe ! Malgré cette situation préoccupante, des fonctionnaires de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) préfèrent s'activer en Allemagne pour inciter des milliers de "réfugiés" à venir s'installer chez nous, dans le cadre du "plan d’urgence" décrété par François Hollande. Et pour mettre toutes les chances de leur côté, ils se sont même décidés à distribuer des prospectus en arabe... En France, l’association Singa a lancé l'initiative CALM (Comme A La Maison) avec un site web proposant à des familles d'héberger des clandestins pendant plusieurs mois. Une sorte de Airbnb pour "migrants" qui ne peut qu'inciter les candidats à l'exil à venir tenter leur chance en France. Le slogan est assez clair : "Vous avez une chambre libre dans votre appartement ? Hébergez un réfugié !". Et nos SDF qui dorment dans la rue ? Seraient-ils trop de souche pour intéresser ces militants associatifs ?
Le gouvernement est également prêt à apporter un certain nombre d'aides aux communes qui acceptent de mettre en place des dispositifs d'hébergement pour les "réfugiés". Claude Huet, ancien SDF et responsable de l'association SOS Sans-abris, dresse aujourd'hui un constat amer : "Quand j'ai été reçu au ministère, j'avais demandé que chaque commune de France accueille un SDF. On m'a répondu que ce n'était pas possible !". Déjà en mai dernier, Claude Huet avait expliqué que les Français de souche semblaient être des citoyens de seconde zone dans leur propre pays : "Un centre d’hébergement d'urgence de 250 "lits" et seulement 3 FRANÇAIS. C'est de la préférence nationale ou étrangère ?".
Quand les jeunes identitaires sont venus en aide aux SDF Français de souche, des voix se sont élevées pour dénoncer une "discrimination". Par contre, aider les autres avant les nôtres, c'est mieux car cela participe à l'accélération de l'invasion.
Fabrice Robert
( tribune parue sur Boulevard voltaire).

http://www.bloc-identitaire.com/actualite/3245/invasion-m...

C'est vous le maillon faible, sortez

J'ignore si la croyance au Père Noël, que l'Espagne franquiste tenait en haute suspicion, a droit de cité chez les talentueux éditorialistes et maquettistes de Présent. Fondé par Jean Madiran, regretté philosophe catholique qui m'a toujours paru très orthodoxe, ce quotidien titrait pourtant son édition datée du 25 décembre : "Taubira doit partir". (1)⇓

Quant à moi, plus naïf sans doute, je l'avoue, que les responsables de cette mise en page, j'ai vainement scruté, au jour dit, les arbres de Noël, ces résidus païens qui nous renvoient chaque année l'écho des montagnes aimées. Et, je n'ai pas trouvé trace de la démission du ministre de la Justice.

Dans une démocratie normale, le ministre qui devrait passer à la trappe s'appelle en effet Taubira.

Contrairement à la tradition constitutionnelle, et quoique ministre, elle s'est désolidarisée pratiquement de toutes les mesures ou mesurettes liées à la lutte contre le terrorisme.

Garde des Sceaux elle ne s'est ainsi pas seulement opposé, la première, au principe de la déchéance de nationalité, affirmée avec emphase par le chef de l'État dans son discours au congrès le 16 novembre, et renvoyée depuis aux calendes de février. (2)⇓

Elle s'est encore opposée au registre des passagers aériens, et aux diverses conséquences techniques et aux contrôles dans le cadre de l'état de siège, etc.

En même temps rappelons aussi que c'est sous sa responsabilité que fonctionne l'administration pénitentiaire laquelle laisse impunément s’entasser, se regrouper, se radicaliser un vivier chaque jour grandissant de l'islamo-terrorisme. Personne ne s'avise de le lui reprocher.

Taubira se singularise aussi par une attitude significative : elle ne desserre même pas les dents quand l'hémicycle unanime, à l'unisson avec le gouvernement auquel elle appartient, chante l'hymne national.

En revanche ce n'est pas sur elle en général c'est sur les ministres sinon les plus durs, ou plus exactement les moins mous en apparence, que portent les critiques et que pèsent les soupçons de l'incontournable, de l'insubmersible "gauche de la gauche". Tout se passe comme s'il n'y avait rien de changé jusqu'ici dans le ciel hollandais…

Dans un registre politique dominé par la comm', quoi de plus symbolique que les photos sur les affiches.

Celles du gouvernement, cherchent à racoler auprès des banlieues – on dit maintenant les quartiers populaires. Cela fonctionne comme la garde impériale à Waterloo "l'ultime repart" sinon "l'ultime pensée" de la défunte majorité hollandaise.

On ironisait aux débuts de la Ve république sur l'appoint décisif de l'outremer aux majorités gaulliennes. On remarquait à peine qu'un Michel Debré en fin de carrière ne parvenait plus à se faire élire qu'à la Réunion. Mais tout cela restait bon enfant.

Quand Chirac eut conquis en 1977 la mairie de Paris les choses prirent un tour plus massif. On parlait alors de 10 à 12 % de la population de la capitale en provenance des dom-tom.

Or, depuis, le vote des ultramarins s'était progressivement inversé. Au lieu de servir d'appoint au redoutable triangle Auteuil-Neuilly-Passy la génération suivante a pris l'habitude d'assurer de substantiels bataillons à la gauche. L'affichage de la diversité est ainsi devenu l'armée de secours d'une gauche en déconfiture.(3)⇓

Cette illusion tactique n'avait pas réussi à Bartolone en Ile de France au second tour des élections régionales le 13 décembre.

À l'époque où Paul Dijoud, secrétaire d'État aux Travailleurs immigrés, théorisait la politique d'immigration familiale de Giscard, il s'agissait selon lui de "faire de la France un nouveau Brésil".

Voilà de quoi faire de Mme Taubira l'équivalent de Mme Dilma Rousseff, dont les Brésiliens ne veulent plus, et qui nous donne l'occasion de lui dire, à l'instar des Brésiiens : c'est vous le maillon faible, sortez !

JG Malliarakis

→ Retrouver l'enregistrement de cette chronique sur le site de Lumière 101

Apostilles

  1. cf. Présent N° 8511 du vendredi 25 décembre 2015.
  2. cf. L'Insolent du 28 décembre : sur le site de L'Insolent/a>"Quand tout sonne faux".
  3. L'armée de secours… comme à Alésia, peut-être… cf "Vercingétorix" par Camille Jullian pages 230 et suivantes.

http://www.insolent.fr/2015/12/cest-vous-le-maillon-faibl...

Une « messe de minuit » en 1794…

(Sont indiqués entre parenthèses les noms que portent de nos jours les villages cités)

L’histoire d’une messe de minuit que nous allons raconter s’est passée dans les moments les plus affreux de la Grande-Guerre, alors que le monde se croyait rendu à sa fin. La terre tremblait, les éléments étaient confondus, les nations éperdues se tordaient dans l’épouvante et la consternation, les démons déchaînés entraient dans le coeur des hommes pervers, les chefs s’habillaient de peaux d’hommes, s’abreuvaient de sang et se repaissaient de chair humaine. Ces monstruosités ont été commises, ces horreurs ont été vues, ici dans cette contrée, sur cette terre qui nous porte.

 Dans ces jours d’exécrable mémoire, la paroisse de Beaufou fut tout spécialement mise à feu et à sang. Elle devait cette haine des méchants à sa grande fidélité à la religion. Elle était la seule dans tout le pays où tout le monde, sans exception, était bon chrétien ; on n’y trouvait pas un seul ennemi du bon Dieu, pas l’ombre d’un traître.

 Une des bandes infernales venait de brûler une première fois l’église, le bourg, et de commettre des atrocités dans plusieurs villages. M. le curé Jousbert était persécuté par des espions des communes voisines qui voulaient le surprendre dans ses cachettes et le dénoncer aux Bleus.

Un nommé Pichaud, surnommé la Navette, du Grand-Luc, venait fréquemment dans le bourg pour faire jaser ; on s’en défiait. Mais ces perfidies rendaient très périlleuse la célébration des sacrements. Il était bien difficile de tenir en grand secret le lieu où, le dimanche, se disait la sainte messe. M. le Curé pouvait plus commodément baptiser, confesser, voir les malades ; mais pour la sainte messe, il fallait bien désigner un endroit et le faire savoir au monde pour qu’on pût s’y assembler. Aussi, bon nombre de personnes se voyaient tristement privées d’y assister.

A l’approche de la grande fête de Noël, la crainte de ne pouvoir la célébrer s’empara de l’esprit de plusieurs et fit couler des pleurs. Hélas ! disaient en se lamentant ces bonnes gens, que faisons-nous donc sur la terre ? Plus rien, plus de maisons, plus de biens, plus de joie, plus de repos, plus de religion, on nous enlève le Bon Dieu … Alors ils versaient des larmes amères …, puis, prenant leur chapelet à la main et le levant vers le ciel : « Sainte bonne Vierge, venez à notre aide … »

Il est à croire que la bonne Vierge Marie, si ardemment invoquée, entendit leur prière, car il descendit du ciel dans l’âme du curé une pieuse pensée. Pendant une longue et pénible insomnie, il pensait à ses bons paroissiens, ce bon prêtre. – Le diable est bien fort, se dit-il tout d’un coup, mais la sainte Vierge Marie est bien plus forte encore. Eh bien ! je veux donner une messe de minuit à mes paroissiens ; mais une messe de minuit solennelle, une messe de minuit comme on n’en a jamais vue. Puis il se rendormit tranquillement sur cette pensée. C’était la nuit de la fête de l’Immaculée Conception de la sainte Vierge Marie. Il était couché dans une cachette sous terre, dans un buisson du bois de la Grève, près le village de la Canterie. C’était son logis du moment.

A son réveil, il se rappela sa pensée et se décida à la mettre immédiatement à exécution. Il avait quinze jours devant lui ; pendant cette quinzaine, il dut visiter, sans interrompre ses autres fatigues, toutes les maisons, leur confiant tout bas son dessein et confessant toutes les personnes en âge de recevoir la sainte communion.

Pas besoin n’était de demander si on voulait se confesser, ni de faire des préambules pour décider le monde. C’est le contraire qui eût étonné. Jamais visite de M. le Curé n’avait paru aussi agréable. L’annonce d’une messe de minuit fut accueillie avec une grande reconnaissance et apporta au milieu des tribulations qui torturaient les âmes un moment de joie et de consolation sensibles. Tout le monde s’y prépara par la prière, surtout par la récitation fervente du chapelet, prière favorite, et par des invocations réitérées au Sacré-Coeur de Jésus. M. le Curé annonçait que la cérémonie de la nuit et du jour de la fête se ferait dans le Bois des Rivières, non loin du village de Limonière (l’Imonière). Le secret de la messe et du lieu fut si bien gardé qu’aucun des espions qui sillonnaient les villages n’en connut rien si ce n’est après la fête. Tout allait donc pour le mieux et au gré de tous ; la fête s’annonçait comme devant être bien belle, surtout de dévotion. On en parlait déjà comme d’un jour du Paradis échappé sur la terre, quand l’enfer faillit faire évanouir toutes ces consolantes espérances. Hélas ! avec des âmes moins fortes et moins chrétiennes, avec des coeurs aussi lâche, qu’il y en a tant aujourd’hui, c’en était bien fait de la messe de minuit et de toute la sainte fête.

Pendant tous ces pieux préparatifs, voilà qu’une nuit, une partie d’une colonne de Bleus, campée à la Roche-sur-Yon, passant par le Poiré, vint s’abattre sur les villages de la Chanussière (la Chamussière) et de la Morelière (la Morlière) et les mettre à feu et à sang. C’était dix jours avant la fête.

En même temps, la nouvelle vint qu’une autre colonne de Bleus partait de Montaigu pour aller renforcer ceux qui étaient campés à la Roche. Heureusement, cette bande fut arrêtée et battue à plate-couture au Quatre-Chemins de l’Oie. Sans cette défaite, tous les hommes armés de la paroisse auraient été appelés immédiatement aux armes et la messe de minuit fût devenue impossible pour les femmes et les enfants abandonnés à eux-mêmes. Un autre contre-temps menaçait encore de tout troubler. Une pluie, une pluie glaciale tombait tous les jours, et pour peu qu’elle continuât elle rendrait les chemins impraticables et la cérémonie impossible dans un bois. Tout autre que M. le Curé Jousbert eût probablement perdu courage. Il y avait de quoi, et assurément il n’en faudrait pas autant aujourd’hui pour dégoûter tout le monde. Avec de belles routes qui permettent de marcher les yeux fermés, avec une église où l’on trouve un solide abri, et toutes les aises, avec toutes les facilités possibles de recevoir les sacrements, combien qui reculent, qui ne daignent même pas bouger ? Combien qui profaneront cette sainte fête, par une criminelle absence ! Il est vrai que les chrétiens d’autrefois étaient de solides chrétiens et que la plupart des chrétiens de ce jour, ayant changé de couleur, regardent du côté des impies et n’appartiennent point au Bon Dieu.

Les paroissiens de Beaufou imitèrent leur curé ; ils ne perdirent point confiance. La sainte Vierge Marie récompensa leur piété en leur permettant de goûter tous les délices de la messe de minuit qui leur avait été promise. Les hommes du bourg et des environs repoussèrent les bleus de la Morelière. La bande des autres ayant été vaincue aux Quatre-Chemins, les hommes de la paroisse ne furent point appelés aux armes et quatre jours avant la fête, le vent, sautant au nord, chassa la pluie ; un froid sec sécha la terre, il gela très fort et un temps tout à fait clair vint embellir la fête. D’ailleurs, tout était prêt pour la circonstance, les coeurs bien disposés et une église bâtie, voici comment :

Plusieurs jeunes gens des environs, toujours prêts quand il s’agissait de faire une bonne chose, eurent bien vite construit cette petite église improvisée pour un jour, juste au beau milieu du Bois des Rivières. Un espace convenable pour contenir les assistants fut déblayé. Le bois était vieux. D’un arbre à l’autre on suspendit nombre de longues perches recouvertes de genêts et de bruyères. On massa de grandes branches sur les côtés pour arrêter le vent. Des bruyères hachées formaient le carrelage ; un tout petit autel fut dressé à l’extrémité, du côté du soleil levant. Une journée suffit pour élever ce petit temple dans lequel on pouvait encore attendre une bonne pluie et ne pas trop s’apercevoir du froid, mais surtout prier en tranquillité.

Le plus difficile était d’arriver là. M. le Curé avait décidé que les deux tiers des grandes personnes assisteraient à la messe de minuit ; les autres, restant à garder les villages, viendraient à la messe du jour, étant remplacés à leur tour par une partie des assistants de la nuit ; pour éviter tout soupçons, il fallait éviter de marcher par bandes et de prendre les mêmes chemins. Les plus éloignés partirent la veille, au matin. Beaucoup firent semblant d’avoir des affaires ailleurs ; puis, quand on arrivait assez près du bois, on le contournait de façon à dérouter les traîtres, s’il y en avait eu sur le passage.

Par une attention toute pleine d’une sage prudence, M. le Curé avait désigné une quinzaine d’hommes, postés à une certaine distance autour du bois, qui devaient avertir en cas de danger et en donner le signal en tirant des coups de fusil. Les premiers venus préparèrent des cachettes dans le bois et les buissons des champs voisins pour les personnes qui voudraient prendre un peu de repos. A dix heures, tout le monde était arrivé et l petite église entièrement remplie. Le plus grand silence régnait cependant au milieu de cette foule, ou, si l’on parlait, on le faisait discrètement et à voix basse. Il y avait tant de précautions à prendre, et l’on n’oubliait pas qu’on était à cette même heure au plus fort des orgies sanguinaires de la Révolution : que de malheurs un seul cri échappé pouvait attirer sur cette assemblée ! …

Les étoiles scintillaient au ciel ; un petit vent froid et sec, venant du Nord, soufflait dans les branches et jetait dans les airs un murmure sonore qui portait au recueillement ; deux bouts de cierges éclairaient le petit autel et de distance en distance, au milieu de la foule, des torches de bois résineux, plantées en terre en guise d’illuminations, prêtaient leur vacillante lumière aux personnes qui lisaient des prières.

Quel touchant spectacle offrait cette petite assemblée aux regards du ciel et de la terre ! On dit que les anges descendirent du paradis pour les contempler. C’était en effet le seul endroit en France, où pendant cette nuit sainte s’offrait l’adorable sacrifice de la messe de minuit ; le seul lieu où il était possible à des hommes d’adorer ensemble le Dieu rédempteur du monde.

Alors que l’Europe entière était en feu, que le sol de la France bouleversé par la plus horrible tempête tremblait sous les pas, que les églises étaient brûlées, la religion proscrite, le nom du Bon Dieu profané ; alors que la prière était un crime et que de toutes parts la guillotine abattait les têtes des chrétiens, dans cette humble paroisse du Bocage, en pleine nuit, sous la rigueur d’un froid glacial, au milieu d’un bois, tout un petit peuple bravant la fusillade et les canons, à genoux devant un autel champêtre, en adoration devant son Dieu, affirmant sa foi, fortifiant ses espérances et offrant à son Sauveur des coeurs du plus fidèle amour !!! Spectacle sans précédent dans l’histoire.

le Curé commença la cérémonie par la sainte prière aimée de tous, le chapelet, suivi d’invocations au Coeur de Jésus. Puis avec une vive émotion, il souhaita la bienvenue à ses bien-aimés paroissiens accourus si ponctuellement à sa voix ; ensuite il leur parla du grand mystère qui s’était accompli en pareille nuit, bien des siècles auparavant, dans l’étable de Béthléem.

La Sainte Vierge Marie et saint Joseph rebutés du monde, repoussés des hommes, obligés de fuir et d’errer de porte en porte, ne trouvèrent enfin pour s’abriter qu’un pauvre réduit, une méchante étable ouverte à tous les vents. Le bon Dieu permit qu’il en fût ainsi. Joseph et Marie s’y soumirent sans murmurer. Le ciel les en récompensa en leur donnant le saint Enfant Jésus : « Vous aussi, mes chers enfants, s’écrie M. le Curé avec un élan sublime, vous êtes chassés du monde, les hommes vous rebutent, vous poursuivent. Vous errez dans les bois et les déserts. Voici que maintenant cette humble grotte vous abrite ; comme Joseph et Marie, vous n’avez pas d’autre refuge ; le bon Dieu permet qu’il en soit ainsi ; comme Joseph et Marie, acceptez avec amour les saintes dispositions de la divine Providence, et comme eux vous recevrez la même récompense : le saint Enfant Jésus vous sera donné dans cette pauvre étable ; vous allez recevoir votre Dieu. »

On ne saurait se faire une idée de l’impression que fit sur tous les esprits ce sermon si approprié aux circonstances. Il se produisit un mouvement d’émotion tel, que M. le Curé interrompit la cérémonie pour laisser un libre cours aux élans de piété et de dévotion qu’on avait besoin de se communiquer les uns aux autres. On parlait, mais c’était pour dire ses sentiments d’amour pour le bon Dieu ; on pleurait, mais c’était des larmes de joie ; on tressaillait, mais c’était de contentement et de bonheur : pas un seul en ce moment qui eût consenti à échanger sa place pour une autre. « Oui, répétaient et répétaient toutes ces bonnes gens, malgré le monde, malgré l’enfer, vive Dieu ! Nous serons chrétiens quand même ! ».

Le Curé chanta la messe, mais à demi-voix.

Que de ferventes prières s’élevèrent cette nuit-là de ce petit bois vers le ciel ! Seuls, pourraient nous le dire les Anges gardiens qui les présentèrent au Seigneur au pied de son trône éternel.

Tous les assistants, les enfants exceptés, s’approchaient de la Table sainte. Qui eût osé se trouver là sans recevoir le Bon Dieu ? Elle fut sainte cette communion ! Ils étaient purs ces coeurs d’hommes, ces coeurs de femmes, tous les coeurs de cette jeunesse accourue au pied de cet autel au prix de tant de sacrifices !

L’histoire nous apprend que la sainte Vierge Marie, aussitôt la naissance de son divin enfant, après l’avoir pressé sur son coeur, le remit entre les bras de saint Joseph, et tandis que saint Joseph, dans les élans d’un inexprimable amour, le pressait aussi sur sa poitrine, l’adorable petit enfant passa ses petits bras autour du cou du saint patriarche et le pressa affectueusement sur son adorable petit coeur.

Nul doute, assurément, qu’une semblable faveur n’ait été accordée en ce moment à ces généreux chrétiens. Ils en étaient dignes. Qu’il était beau de voir ces rudes visages, ces valeureux combattants se relevant de la Table sainte en laissant tomber de leurs yeux des larmes brûlantes d’amour qui descendaient s’égarer dans leur longue barbe touffue et agreste ! Que d’actes d’amour dans cette sainte et petite assemblée, dans tous ces coeurs abrités sous la sainte image du coeur adorable de Jésus.

 C’était bien l’Église catholique des premiers jours, alors que l’Esprit saint descendait en langues enflammées dans le coeur de ses fidèles.

 Le monde ne le vit pas, mais la cour céleste le contempla du haut du ciel.

Après la messe, deux vieillards vénérables par leur âge et leurs cheveux blancs, l’un du bourg, l’autre de l’Hardouinière (l’Ardouinère de Belleville-sur-Vie), s’approchèrent de l’autel. Ils remercièrent au nom de tous M. le Curé du bonheur qu’il leur donnait dans cette nuit ; puis d’une voix fortement émue : « Monsieur le Curé, s’écrièrent-ils, maintenant laissez-nous faire. Nous avons le Bon Dieu avec nous, nous ne craignons plus rien. – Eh bien ! oui, mes amis ; répond M. le Curé : Vive le Saint-Enfant Jésus ! »

Il fallait y être, nous dit une personne qui y était présente ; nous étions comme fous de joie et de bonheur. Nous ne craignions plus rien ; nous n’avions peur de rien. Les Bleus seraient venus que nous aurions chanté quand même. Nous chantions tous de notre plus grosse voix ; les vieux, les jeunes hommes, tout le monde, les femmes et les enfants comme les autres. Les uns étaient accroupis, les autres à genoux, d’autres debout ; on se remuait mais sans se gêner ; on chantait, mais tous ensemble : « Vive le Saint-Enfant Jésus ! … Vive le Saint-Enfant Jésus ! … » On devait nous entendre bien loin.

Les hommes qui montaient la garde eurent tout d’abord grand peur, croyant que les Bleus étaient tombés sur nous autres. Mais quand ils comprirent nos chants ils firent comme nous et se mirent à chanter eux aussi. Oh ! qu’il y avait longtemps qu’on avait entendu chanter de cantiques dans les champs ! On chanta jusqu’à l’aurore. Alors, M. le Curé fit partir tous ceux qui devaient remplacer les autres, demeurés à garder les villages. Ceux qui avaient le bonheur de rester jusqu’au soir, s’égapillèrent dans le bois ou le long des haies des champs voisins pour s’y reposer un peu. On alluma, dans plusieurs endroits des champs, de grands feux pour se chauffer, car il faisait bien froid. Le bois ne manquait pas, les nobles dames de la Voisinière (la Vézinière) ayant permis d’en prendre à volonté.

Au lever du soleil, dont les rayons perlaient entre les branches des arbres, M. le Curé dit une seconde messe, appelée la messe des bergers, pour les hommes qui avaient monté la garde pendant la nuit et qui étaient remplacés par d’autres, et aussi pour quelques infirmes qui, à leur grand chagrin, n’avaient pu venir pendant la nuit.

A dix heures commença la grand’messe qui fut chantée à haute voix. On ne craignait plus rien. Les hommes chantèrent deux fois le Credo. Ils tenaient à affirmer leur foi en Dieu et à le dire bien haut. Ils auraient bien voulu, si c’eût été possible, le faire entendre à tous les Bleus, à tous les impies de France et du monde entier.

Le monde, alors, n’entendit pas leurs voix, mais le monde sut, après, que ce petit peuple était bien, en toute vérité, un peuple chrétien, chrétien en paroles, chrétien en actions, chrétien quand même, chrétien toujours.

Abbé FAUCHERON, La Vendée Historique – 1902

Source : Chemins secrets

http://www.contre-info.com/une-messe-de-minuit-en-1794#mo...

19:56 Écrit par pat dans culture et histoire, religion | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Francis Cousin - Contre le système de l'argent

Quand tout sonne faux

Nos socialistes bien-aimés se divisent sur le projet de déchéance de la citoyenneté française et on pourrait s'en féliciter, si tout ne sonnait pas faux dans le débat comme dans le projet.

Certes Taubira boude et Aubry grogne. Deux mégères en colère, certains penseront sans doute : demi-mal. Mieux encore : deux motifs de satisfaction. L'insignifiant Ayrault jette des petits cailloux dans le jardin de son successeur. Un conflit de titans, il faut en convenir. N'oublions pas quand même que le jeu de lancers de nains tombent sous le coup de la loi.

Hélas tout sonne faux, il convient aussi de l'observer, dans cette polémique artificielle, sur la peine de déchéance de nationalité. Elle serait infligée, nous propose-t-on, par la grâce d'une réforme constitutionnelle, une de plus, à des gens qui ont depuis longtemps renoncé à se considérer, de près comme de loin, comme français.

Au plan des principes, les partisans de la théorie républicaine de la nation-contrat ne devraient rien objecter à la déchéance de citoyenneté. Les djihadistes en effet se situent tous, radicalement, en rupture de contrat. Si on pense au contraire qu'être Français "cela s'hérite ou cela se mérite" la solution est simple : et ceci confirme la supériorité de la théorie de la nation-héritage.

Remarquons que cette affaire s'étale dans le temps, cinq semaines après le discours présidentiel. Une fois de plus on communique et on n'agit pas. On polarise donc le débat sur une affaire artificielle.

D'abord, quantitativement, le projet ne mène à rien. On sait très bien que la mesure annoncée ne concernera que des gens peu nombreux, Cs gens auront été obligatoirement condamnés. Après avoir purgé leur peine ils se verraient interdire de demeurer sur un territoire français qu'ils exècrent. Leurs défenseurs, montrent ici un rapport fort étrange à la citoyenneté française. Et la Taubira s'enfonce dans cette ambiguïté, choisissant même l'Algérie pour en rajouter une couche. Maillon faible de ce gouvernement, elle doit déguerpir.

Et d'invoquer une fois de plus la tarte à la crème du prétendu droit du sol. Inversion totale par rapport au "jus soli" du droit romain ce slogan gomme le fait que dans la Cité Antique le citoyen doit être à la fois né dans les limites de la cité et issu de citoyens…

Pour revenir à l'époque moderne et contemporaine Mme Taubira, porte-drapeau de la contestation déclare : "Pour moi, la déchéance de nationalité, c'est extrêmement grave ! (…) Et c'est tellement grave que notre Code civil encadre très fortement les conditions de déchéance de nationalité".(1)⇓

Mais, citoyenne ministre, prendre les armes, s'engager aux côtés de gens qui combattent l'armée française cela s'appelle de la trahison. Être complice de gens qui décapitent, qui égorgent des civils désarmés, et assassinent nos compatriotes, n'est-ce pas également "extrêmement grave" ? N'est-ce pas même infiniment plus grave que la simple sanction du retrait d'un passeport.

Annoncé le 16 novembre avec beaucoup d'emphase par Hollande devant le congrès, le projet est supposé transformer le chef de l'État en chevalier blanc de la sécurité des Français, en faisant voter la droite en faveur de principes qui existent en l'occurrence déjà dans le code civil. En échange des dispositions très unilatérales sur le pouvoir présidentiel de décréter l'état d'urgence pourraient être adoptées sans coup férir.

Depuis 1927, sous l'influence d'Aristide Briand, depuis 1938 sous le gouvernement de Daladier, maintenus par les ordonnances de 1945 on n'a jamais cessé de légiférer, de réglementer, de triturer les rédactions d'articles du code civil relatifs à la déchéance cd nationalité française. Elle a été appliquée à quelques centaines de personnes, des épurés après la guerre mais aussi des communistes pendant la guerre froide. "Le Français qui se comporte en fait comme le national d’un pays étranger peut, s’il a la nationalité de ce pays, être déclaré, par décret après avis conforme du Conseil d’État, avoir perdu la qualité de Français." Cette procédure a été utilisée plus de 200 fois entre 1949 et 1953, et encore 3 fois seulement depuis 1958.(2)⇓

Précisons aussi que la restriction "s’il a la nationalité de ce pays" tombe dans le cas des gens qui ont rallié le Califat islamiste, qui ravage actuellement la Syrie et l'Irak et ne fait pas mystère de vouloir frapper l'Europe en général et la France en particulier.

On se moque donc de nous en prétendant faire voter, grâce au secours de l'opposition, une nouvelle fois, un principe qui existe déjà dans le droit français et que l'on n'a pas le courage d'appliquer.

Tout sonne donc faux dans cette communication massive du pouvoir.

Disons donc une fois pour toutes à nos gouvernants : cessez donc de menacer : faites. Cessez de légiférer : appliquez la loi, si vous en êtes capables.

JG Malliarakis

→ Retrouver l'enregistrement de cette chronique sur le site de Lumière 101

Apostilles

  1. cf. Déchéance de la nationalité: le «haut-le-cœur» de Christiane Taubira in Le Figaro le 3 décembre.
  2. cf. l'interview de Patrick Weil spécialiste ["bien-pensant"] du sujet"Déchéance de nationalité : ce que propose Hollande est déjà dans le code civil" en ligne depuis le 17 novembre

http://www.insolent.fr/2015/12/quand-tout-sonne-faux.html

L'avortement au coeur de la campagne présidentielle

Aux Etats-Unis (via Gènéthique):

"Plus que jamais divisés sur la question de l’avortement,Républicains et Démocrates s’attendent à ce que le sujet soit abordé avec plus de tonicité que pendant l’élection précédente.  Selon Chairman Yoest, Président du Group Americans United for Life, « nous avons pas connu une telle convergence d’événement depuis 40 ans. »

Les principales raisons de ce changement est le scandale duPlanned Parenthood (cf. Généthique, Le Planning famillial : une entreprise au cœur de la vente d’organes d’enfants avortés) et les lois anti-avortement au Texas examinées actuellement par la Cour Suprême des Etats-Unis (cf. Généthique,Restriction de l’avortement au Texas : la cour suprême s’empare de la question).

Défenseur de longue date de l’avortement, la candidate démocrate Hillary Clinton a déjà exprimé son soutien fort pour lePlanned Parenthood, malgré les scandales qui l’entourent. Ce qui donne une idée de la campagne qu’elle va mener à ce sujet.

Côté Républicains, presque tous les candidats républicains veulent renverser la décision de la Cour suprême qui a légalisé l'avortement dans tout le pays en 1973. Des prétendants importants comme Ted Cruz et Marco Rubio vont jusqu’à désapprouver l'avortement en cas de viol.

De nombreuses tentatives politiques et judiciaires sont en cours de la part des partisans et des opposants à l’avortement.  Notons par exemple l’action de l’influent Americans United for Life, qui prépare « une mesure visant à interdire les avortements effectuée en raison d'anomalies fœtales telles que le syndrome de Down[Trisomie 21]. »

Les sondages nationaux montrent que, tout comme leurs leaders politiques, les Américains sont profondément divisés sur la question de l’avortement."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

JT du mercredi 30 décembre 2015

7 films à voir ou à revoir sur la Foi catholique

"Votre saison est en croix, si je puis dire". Se rêvant très certainement en humoriste noir, à défaut d'être Président de la République, voilà ce que déclare François Hollande, en juin 2013, aux habitants de Lourdes qui ont les pieds dans l'eau peu avant le début de la saison touristique. Allez, blague un peu lourde ou Lourdes, c'est selon, dirons-nous... Lourde, de mauvais goût mais assez révélatrice d'un certain esprit. Des Pères Noël et des Saint Nicolas bannis au nom de la laïcité, des crèches interdites de construction pour ne pas choquer, des pendentifs figurant une croix catholique priés de demeurer cachés sous les vêtements, les signes ostentatoires de christianophobie s'affranchissent chaque jour de l'antichambre laïcarde. Politique, médias, finance, justice, des apôtres du Grand remplacement, il s'en trouve aisément parmi les élites prêtes à collaborer. Il s'en trouve d'ailleurs même au sein de l'Eglise : le clergé de Notre-Dame de Paris qui renonce à dresser le sapin de Noël, mais encore la Conférence des évêques si prompte à dénoncer tout graffiti islamophobe sur une mosquée, geste certes imbécile s'il en est, et si silencieuse à la découverte quasi-quotidienne de diverses profanations antichrétiennes. Un peu de peur, beaucoup de bêtise et d'asservissement. L'armée n'est plus la seule Grande muette ! Le problème, c'est que l'Eglise, on ne lui avait rien demandé... Finalement, l'Eglise, elle aussi, a accepté sa mort par substitution, le clergé se révélant de plus en plus coupé des préoccupations de ses ouailles. Au geste kamikaze d'un islamiste qui se fait sauter au Bataclan, s'oppose la passivité du catholique qui a accepté qu'on vienne lui donner la mort après avoir tendu la joue gauche au bourreau qu'il a lui-même invité à commettre son forfait. Curieux masochisme... Face à la trahison des clercs, c'est aux fidèles que revient le devoir de s'affirmer en tant que catholiques. L'avenir de la Chrétienté ne doit pas seulement résider dans sa volonté de désigner l'ennemi, pour reprendre une conception schmittienne. Il s'agit surtout de réaffirmer sa propre identité innée et positive, de manière radicale peut-être, extrémiste jamais. Laissons cela aux ennemis de la Foi et de l'intelligence. Car il n'y a pas de gloire à tuer au nom de Dieu, mais bien une immense à mourir pour Lui. Etre un martyr au sens étymologique du terme signifie porter témoignage de sa foi. Porter témoignage de sa foi..., c'est ce qu'il nous sera permis de découvrir dans chacun de ces sept films traitant de la croyance sous différents aspects, parfois à la limite de l'anticléricalisme, mais présentant une manière propre d'être chrétien. 

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L'APÔTRE

Film français de Cheyenne Carron (2014)

La sœur d'un prêtre catholique est assassinée par un voisin. Malgré la douleur, le prêtre continue de vivre et exercer son ministère auprès de la famille de l'assassin, comprenant que cela les aide eux-aussi à surmonter le drame. Rien qui ne concerne Akim, jeune musulman destiné à épouser la vocation d'imam en compagnie de son frère Youssef, au caractère plus ombrageux. La pratique religieuse d'un islam modéré tient une place importante pour Akim et sa famille. Pourtant, interpellé par la force charitable du prêtre, Akim est bientôt touché par l'amour du Christ et s'engage dans le chemin de la conversion au catholicisme. Akim annonce à l'ensemble de la famille sa volonté de se faire baptiser. Youssef, ses proches et l'ensemble de la communauté musulmane s'opposent à la décision d'Akim l'apostat...

Voilà un film qui n'est pas passé inaperçu et que, paradoxalement, presque personne n'a vu lors de sa sortie en salles. Et pour cause ! Dans le contexte des attentats de Charlie Hebdo, la couardise de la Sécurité intérieure imposa la déprogrammation de celui-ci de plusieurs salles. Aussi trouillards, nombre d'exploitants de salles préférèrent tout simplement boycotter le film. Un film que d'aucuns auraient d'ailleurs préféré qu'il ne voit jamais le jour. Surtout le Centre National du Cinéma qui refusa tout simplement de participer au financement de l'œuvre ! La conversion à l'Islam de Français autochtones est perçue comme un formidable phénomène d'intégration, mais l'inverse, pensez donc ? Il ne fut pas difficile de trouver des charrettes de vierges effarouchées athées et bien-pensantes pour voir la patte du racisme le plus islamophobe et analyser le film comme une opposition entre l'intolérance musulmane et la sagesse chrétienne. Le grand effet pervers de toute cette polémique, c'est que finalement, la parfaite maîtrise de cette œuvre bouleversante n'est jamais évoquée. Les écueils sont nombreux lorsqu'on filme un sujet tabou. C'est toute la force de Carron de tenir un propos mesuré et nuancé, mais déterminé, sur l'identité des religions catholique et musulmane. Les dialogues qui offrent une large part à l'improvisation renforcent la qualité du scénario. Comme l'indique la cinéaste dans l'interview qu'elle accorde au Cercle Non Conforme, le début du film fait clairement référence à l'assassinat, par strangulation, de la sœur du prêtre par un voisin musulman d'origine marocaine. La réalisatrice, alors âgée de 19 ans, résidait dans ce même village... Film à voir obligatoirement ! 

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BONTE DIVINE

Titre original : Svećenikova djeca

Film croate de Vinko Brešan (2013)

Don Fabijan est un jeune prêtre fraichement débarqué sur une petite île dalmatienne pour exercer son ministère dans la paroisse insulaire. Si les enterrements se succèdent, le jeune prêtre est très rapidement intrigué par le catastrophique taux de natalité au sein de sa communauté de paroissiens. L'île meurt. L'explication vient peut être du fort nombre de préservatifs vendus par Petar, le tenancier du kiosque local. Très pieux, Petar accepte la proposition peu commune du prêtre. Les deux hommes se mettent bientôt à percer finement tous les préservatifs vendus par le kiosquier. Le pharmacien s'associe à l'initiative en remplaçant les pilules contraceptives par des vitamines. Bien évidemment, les naissances inattendues, et parfois illégitimes, abondent rapidement. La télévision s'intéresse immédiatement à la vigueur procréatrice des îliens. Croyant à un miracle et venant du monde entier, une foule inattendue de couples ne parvenant pas à enfanter débarque sur l'île...

Cinquième long-métrage du réalisateur, Brešan livre une curieuse comédie satirique sur ce père qui n'est pas avare de méthodes originales et radicales pour faire appliquer les préceptes du Vatican en matière de contraception. Qu'on ne s'y trompe pas ! Les ambitions de Brešan ne sont nullement spirituelles. Bien au contraire... Le film entend bien dénoncer le pouvoir de l'Eglise catholique de Croatie sur une population fortement teintée de sentiments xénophobes, de même que le scandale de la pédophilie au sein de l'institution. Projeté en festival dès 2013, le film ne sortit en salles en France que deux années plus tard et bénéficia du parrainage bien peu inspiré de Charlie Hebdo quelques jours avant les attentats. Un film anticlérical donc ? Le film comporte tant de faiblesses et tombe si facilement dans la caricature qu'il manque son but. Et on ne peut finalement que se prendre de sympathie pour ce jeune prêtre naïf et soucieux de relancer la natalité de son île moribonde. 

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CRISTEROS, UN COMBAT POUR LA LIBERTE

Titre original : For greater glory : the true story of Cristiada

Film mexicain de Dean Wright (2012)

1926, le peuple mexicain se soulève après la promulgation des lois anticléricales du président Plutarco Elias Callès qui interdisent la pratique de toutes les religions dans le pays. Des prêtres étrangers sont expulsés tandis que les réfractaires sont assassinés. Les Cristeros, soldats du Christ, vont bientôt rassembler des hommes et des femmes, de toutes conditions, soucieux de lutter, armes à la main, contre les mesures de persécution du gouvernement et pour leur foi catholique. A leur tête, le général Enrique Gorostieta Velarde qui commande ses combattants de la foi. Âgé de treize ans, José Sanchez del Rio est l'un des jeunes héros de cette troupe qui, pendant trois années, va mener la révolte contre les Fédéraux du sinistre Callès... Vive le Christ Roi !

Sorti en 2012 au Mexique, le film aura mis deux années à traverser l'Atlantique et à créer la polémique, quelques mois avant L'Apôtre, au simple motif qu'il s'agit d'un film ne cachant nullement sa volonté de rendre hommage aux soldats du Christ. Cela fut suffisant pour provoquer des cris d'orfraie parmi nombre de critiques cinéma. Œuvre de propagande ratée, manichéenne, banale, révisionniste..., les qualificatifs ne manquent pas ; la palme revenant à l'amalgame entre film chrétien et crétin. Pourquoi pas après tout ! Et si Cristeros était un mauvais film ? S'il est vrai qu'il contient quelques longueurs et faiblesses dans la réalisation, Cristeros s'avère être une excellente et spectaculaire réalisation qui en fait même parfois un western trop hollywoodien ! Et le film est beaucoup plus mesuré qu'indiqué par l'intelligentsia de la critique. Wright n'omet nullement de dénoncer l'attitude ambigüe des autorités vaticanes, en même temps que l'odieux crime commis par les Cristeros qui incendièrent un train rempli de ses occupants. Et Callès est justement campé dans son personnage de président patriote de gauche sincère mais aveuglé par sa haine des religions. L'unanimité de la critique est suspecte et révélatrice d'une christianophobie rampante en France. Cristerosn'a pas à être un bon ou un mauvais film parce qu'il est catholique. Il est un bon film parce qu'il est un bon film. C'est parfois aussi simple que cela ! Peter O'Toole, enfin, est éclatant dans ce qui est son dernier rôle. 

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DES HOMMES ET DES DIEUX

Film français de Xavier Beauvois (2010)

Le petit village isolé de Tibhirine, Algérie, dans les années 1990. Au milieu des montagnes de l'Atlas, une petite communauté de moines cisterciens est installée dans le monastère. Chaque jour, les huit moines mènent une vie simple et austère, rythmée par la prière et le travail de la terre. Loin de tout repli sur elle-même, la communauté cistercienne accorde toute son aide aux villageois arabes les plus démunis, en même temps qu'elle prodigue des soins aux malades. Si l'harmonie est parfaite avec les voisins, la situation se dégrade brusquement. La violence islamiste gagne progressivement les alentours. De nombreux civils sont assassinés par les intégristes. Des travailleurs croates sont bientôt retrouvés égorgés non loin du prieuré. L'armée algérienne propose à la communauté religieuse sa protection, ce que cette dernière décline. Assaillis par le doute, se pose, pour les moines, la question de partir et abandonner les villageois ou rester et risquer sa vie...

Librement inspirée de l'assassinat des moines cisterciens de Tibhirine, Beauvois livre une œuvre d'une terrifiante beauté austère et retrace la vie quotidienne de la communauté de 1993 jusqu'à leur enlèvement trois années plus tard par le Groupe Islamique Armé. Seules les têtes décapitées de sept moines seront retrouvées un mois plus tard. Nulle trace des corps. On ne peut rester qu'ébahi devant la dignité de ces hommes de foi malgré le drame sacrificiel qui se rapproche inéluctablement. Beauvois retrace avec une force inouïe les doutes et les peurs qui ne manquèrent pas de harceler ces hommes. La scène du repas lors de laquelle les moines s'autorisent un verre d'alcool est d'une force indicible. Afin d'éviter toute vaine polémique et faire se concentrer le regard du spectateur sur la foi qui portait la communauté, le réalisateur se garde bien de filmer l'assassinat des moines. En effet, il se pourrait que l'armée algérienne n'ait pas les fesses propres... Presque vingt années plus tard, les familles des martyrs ne connaissent toujours pas l'identité des assassins, ni ce que sont devenus les corps. Et Jacques Chirac s'est montré bien timide lorsqu'il s'est agi de demander des comptes. Ce film est un chef-d'œuvre ! 

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LEON MORIN, PRÊTRE

Film français de Jean-Pierre Melville (1961)

Une petite ville des Alpes sous l'Occupation. Barny, la veuve d'un soldat juif et communiste, tué en 1940, s'est réfugiée avec sa fille France dans la cité. Athée et ancienne militante marxiste, elle entreprend de pénétrer dans un confessionnal et défier l'abbé Morin sur le terrain de la foi en proclamant l'absurdité de la religion. Mais c'est elle qui est rapidement décontenancée par l'intelligence du prêtre, au point que la jeune femme songe à embrasser la religion catholique. A plus forte raison lorsqu'elle découvre que le prêtre progressiste permet à des juifs de se cacher et critique ouvertement l'embourgeoisement de sa hiérarchie. Mais cette soudaine volonté de conversion est peut être motivée par de mauvaises raisons. Barny est une jeune femme passionnée. Aussi, une amie de la veuve ouvre-t-elle ses yeux. Elle est amoureuse de l'abbé...

Adapté du roman éponyme de Béatrix Beck, l'athée Melville réalise un film émouvant et sobre sur les thèmes de la fascination et de la tentation. Certainement, l'ambition du réalisateur n'est-elle pas de réaliser une œuvre sur la foi, reléguée progressivement au second plan au profit du jeu de séduction auquel l'abbé refuse de succomber, n'appartenant qu'à Dieu, au grand dam de la prétendante. Parfois trop bavard et monotone, les joutes idéologiques ne manquent néanmoins pas de jeter le trouble sur le spectateur. Un film didactique et dialectique, ça n'est pas si courant ! Emmanuelle Riva est très convaincante et que dire de Jean-Paul Belmondo dans ce rôle, ô combien, inattendu. Ajoutons enfin la vision très nuancée d'une société française sous occupation italienne puis allemande. 

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MARCELIN, PAIN ET VIN

Titre original : Marcelino, pan y vino

Film espagnol de Ladislao Vajda (1955)

En Espagne, après le départ des troupes napoléoniennes. Un bébé est déposé devant la porte d'une abbaye détruite par les combats et dont les moines font leur couvent. L'enfant est recueilli temporairement par les frères, chargés par le supérieur, de trouver une famille d'adoption. Mais nombre de familles refusent et celles qui acceptent ne plaisent pas aux moines. Marcelin grandira donc à l'abbaye et fait la joie de sa communauté d'adoption, même s'il se sent parfois bien seul dans cet environnement exclusivement masculin. Avec son ami imaginaire Manuel, le malicieux Marcelin brave l'interdiction faite de monter au grenier et découvre un grand Christ en croix qui l'effraie beaucoup et qu'il prend bientôt en pitié. Le Christ semble souffrir. Décidé à en faire son ami, Marcelin monte chaque jour au grenier nourrir le crucifié en croix de pain et de vin. Le miracle se produit lorsque le Christ lui accorde la réalisation d'un souhait...

Hongrois de naissance émigré en Espagne, Vajda livre ici une réalisation forte sur la religion bien que Marcelin ne soit pas qu'une œuvre mystique. Marcelin n'est pas un faiseur de miracles, il est le miracle accordé par le Christ. La scène est d'ailleurs magnifiée par la sobriété du réalisateur et ne peut laisser insensible le spectateur. Le petit Pablito Calvo qui interprète le rôle principal offre un jeu merveilleux et fin de tendresse, d'humour et de malice. Film archétypal de la production cinématographique franquiste qui exaltait les notions de la famille, de la Nation et de la religion. Une œuvre poétique et humaniste à redécouvrir !

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MISSION

Titre original : The Mission

Film américain de Roland Joffé (1986)

En 1750 en Amérique du Sud. Le cardinal Altamirano, visiteur apostolique des missions jésuites, écrit son rapport à Sa Sainteté et décrit l'action évangélisatrice menée par le Père Gabriel dans la forêt tropicale auprès des Amérindiens Guaranis. La musique, par la création d'écoles musicales, joue un rôle primordial dans la conversion des indigènes. Accompagné par Mendoza, ancien meurtrier et trafiquant d'esclaves repenti cherchant la Rédemption, Altamirano visite plusieurs missions. Mais ce dernier est, en réalité, porteur de mauvaises nouvelles. Il est ordonné aux Jésuites de quitter ces territoires autonomes, bientôt dévolus au Portugal, à l'issue des accords signés avec les espagnols pour le partage des terres. Les Jésuites refusent d'abandonner les Guaranis et organisent la résistance...

Joffé est un coutumier des films historiques dans lesquels le rêve aventurier s'oppose au réalisme politique. La présente réalisation est ainsi une très intéressante œuvre historique, politique et religieuse sur les missions évangéliques jésuites dont l'action est sacrifiée sur l'autel de simples considérations territoriales décidées à plusieurs milliers de kilomètres de ces territoires autonomes. Le milieu du 18ème siècle voit une action vaste être menée contre les Jésuites en France, Espagne et Portugal, allant jusqu'à leur exclusion. Tiraillé entre le respect de la hiérarchie et une croyance supérieure en la nécessité de la conversion des païens, doublée d'un intérêt sincère à l'égard des Indiens, la réalisation de Joffé sublime le sacrifice. Robert de Niro et Jeremy Irons sont parfaitement convaincants bien que le film eût pu gagner en intensité et en force. Les protagonistes peuvent parfois, en effet, sembler être de simples éléments du décor parmi le décor. Il est vrai que les paysages sont à couper le souffle. A voir !

Virgile / C.N.C.

http://cerclenonconforme.hautetfort.com/le-cercle-non-con...

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Pierre Sidos sur le nationalisme à "Ciel mon Mardi" le 6 février 1990

Syrie : images des combats aux abords de Homs (décembre 2015)

Corse : retour sur quatre jours de tensions à Ajaccio

Le calme semble être revenu lundi 28 décembre à Ajaccio, après plusieurs jours de fortes tensions, débutées le jeudi 24 décembre après l’agression de pompiers dans le quartier des Jardins de l’Empereur.

Agression de pompiers, incidents xénophobes : chronologie de quatre jours de friction

A la veille de Noël, des actes de vandalisme sont enregistrés dans le quartier des Jardins de l’Empereur, à Ajaccio. Selon la préfecture, les forces de l’ordre et les services municipaux enlèvent ce jour-là préventivement 400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire.

Manifestation à Ajaccio, le samedi 26 décembre. YANNICK GRAZIANI / AFP

Dans la nuit du 24 au 25 décembre, des pompiers, appelés pour un incendie, tombent en fait dans un guet-apens et sont pris à partie par des dizaines de personnes encagoulées. Ils sont visés à deux reprises par des jets de projectiles – pierres, parpaings, barres de fer, battes de baseball, selon le témoignage d’un des pompiers. Les agresseurs parviennent à briser des vitres du camion, dont deux occupants sont légèrement blessés, ainsi qu’un policier venu rétablir l’ordre.

Vendredi 25, une première manifestation pacifique de soutien aux pompiers et aux policiers rassemble 600 personnes devant la préfecture d’Ajaccio. Mais, en fin de journée, entre 200 et 300 d’entre eux rejoignent le quartier des Jardins de l’Empereur. Scandant pour certains « Arabi fora [les Arabes dehors] ! » ou « On est chez nous ! », les manifestants tentent d’identifier et de retrouver les auteurs de l’agression de la veille. [...]

La suite sur Le Monde.fr

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Corse-retour-sur-qua...

Droite radicale et écologie radicale

R260119018.jpgCes positions ont permis le rapprochement entre ces théoriciens conservateurs, en particulier Goldsmith, et l’école de pensée connue sous le nom de « Nouvelle Droite ». En effet, son principal théoricien, Alain de Benoist, s’est rapproché durant les années 1990 des milieux écologistes. En 1993, il consacre un numéro de sa revue Krisis à cette question tandis qu’un numéro d’Eléments, publie un dossier sur l’écologie. Cette même année voit le XXVIIe colloque annuel du GRECE, la principale structure néo-droitière, consacrée aux « Enjeux de l’écologie ». Par la suite, un livre de Goldsmith, Le défi du XXIe siècle, est même vendu dans les pages centrales de celui-ci. Edward Goldsmith participe en 1994 au XXVIIIe colloque annuel du GRECE (« Gauche-droite : la fin d’un système »). Cette politique eut quelques succès. Antoine Waechter dialogua avec la Nouvelle Droite, un dialogue facilité par le fait que celui-ci refuse de positionner l’écologie sur l’échiquier politique. Dans un entretien accordé à Krisis en 1993, il affirme que« l’écologie politique s’accompagne d’une philosophie de l’action complètement distincte de celle portée par le clivage gauche-droite, qui structure le paysage politique français depuis deux siècles et montre aujourd’hui des signes d’essoufflement évident »
     Malgré un éloignement manifeste de Goldsmith, dû à la réputation de la Nouvelle Droite, Alain de Benoist se retrouve dans le Manifeste du GRECE, publié en 2000 et largement écrit par Alain de Benoist et Charles Champetier. Celui-ci prend en effet position « Pour une écologie intégrale, contre la démonie productiviste », les auteurs se positionnant en faveur d’une écologie radicale qui « doit aussi en appeler au dépassement de l’anthropocentrisme moderne et à la conscience d’une co-appartenance de l’homme et du cosmos ». Car « [...] cette transcendance immanente fait de la nature un partenaire, non un adversaire ou un objet. Elle ne gomme pas la spécificité de l’homme, mais lui dénie la place exclusive qui lui avaient attribuée le christianisme et l’humanisme classique. A l’hubris économique et au prométhéisme, elle oppose le sens de la mesure et la recherche de l’harmonie. » 
     Alain de Benoist se met aussi à s’intéresser à la même époque à d’autres militants écologistes et antimondialistes proches des positions de Goldsmith, comme l’Américain Peter Berg ainsi qu’au « biorégionalisme », un concept qui rejoint le régionalisme enraciné du GRECE. A ce titre, Serge Champeau voit pertinemment dans l’éloge du biorégionalisme et des communautés autosubsistantes la persistance d’un « imaginaire du romantisme réactionnaire du début du XIXe siècle ». Ce qui peut expliquer la convergence idéologique entre la Nouvelle Droite, aux positions antimodernes, et les théoriciens du biorégionalisme. L’évolution d’Alain de Benoist se concrétise en 2006 par un dossier d’Eléments intitulé : « Le salut par la décroissance. Pour empêcher le capitalisme de pourrir la planète ». Les articles de ce dossier sont écrits par Alain de Benoist qui est devenu au cours des années 2000 un ardent défenseur de la théorie de la décroissance, faisant l’éloge d’une certaine frugalité.
Stéphane François, L’écologie politique : entre conservatisme et modernité