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  • Les partis populistes sont de plus en plus puissants en Europe (F2, 03/03/18, 20h10)

    «Les partis populistes et nationalistes en Europe sont puissants, de plus en plus puissants. Le point de départ est la crise de 2007-2008. 3 points principaux communs aux doctrines de ces partis : le refus de l’immigration, surtout si elle vient des pays musulmans, une violente opposition aux institutions européennes clairement désignées comme l’ennemi des peuples et un certain conservatisme moral (…) Et une certaine fascination pour Vladimir Poutine à l’exception notable des scandinaves et des Polonais.» – France 2, 3 mars 2018, 20h10

    https://www.patriote.info/actualite/international/les-partis-populistes-sont-de-plus-en-plus-puissants-en-europe-f2-03-03-18-20h10/

  • Allemagne : l'AFD devient le principal parti d'opposition

    6a00d83451619c69e201b8d2dfa185970c-800wi.pngAprès cinq mois sans majorité au Bundestag, l'Allemagne s'oriente vers une coalition CDU-SPD. Les membres du parti social-démocrate allemand (SPD) ont approuvé à 66,02% une nouvelle coalition avec le bloc CDU-CSU d'Angela Merkel, levant le dernier obstacle à la formation d'un gouvernement. Dans la foulée, Angela Merkel, qui va pouvoir entamer son 4e mandat, a déclaré qu'elle était impatiente de «travailler de nouveau avec [les socio-démocrates] pour le bien du pays».

    Au sein du SPD, ce vote sonne comme un désaveu pour ceux qui préféraient voir leur parti, qui a subi une débâcle historique en septembre avec 20,5 %, se reconstruire dans une opposition plus franche. Sa stratégie s'est heurtée à la démission de Martin Schulz, le patron affaibli du SPD, et à l'habileté d'Angela Merkel qui a promis aux socio-démocrates des ministères de poids (Affaires étrangères, Finances et Affaires sociales).

    Par conséquent, l'AFD, qui a recueilli 12,9 % des voix aux dernières élections fédérales, empêchant la CDU-CSU d'avoir la majorité absolue, devient le principal parti d'opposition. Une enquête d'opinion fin février montrait que ce parti anti-immigration progresse toujours dans les intentions de vote en Allemagne. Il devancerait même les sociaux-démocrates (SPD).

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Davy Rodriguez, « ambassadeur de Marine pour la refondation du FN » après avoir soutenu Mélenchon, Caroline Fourest, les antifas et les Femen…

    Davy-Rodriguez-fnj.jpg

    Davy Rodriguez est une figure montante au sein du nouveau FN. Directeur adjoint du FNJ, il est aussi l’un des assistants de Marine Le Pen. Dans le cadre de la préparation du Congrès du FN, il a même le titre d’ « ambassadeur de Marine pour la refondation« .

    Un titre très révélateur quand on connaît le parcours de Davy Rodriguez, ancien militant de Jean-Luc Mélenchon, communiste affirmé, soutien des antifas, de Caroline Fourest et des Femen…

    En 2012, il participait à la campagne de Jean-Luc Mélenchon. En avril 2012, à quelques jours de l’élection présidentielle. Davy Rodriguez poste une photo d’une réunion de campagne du Front de Gauche sur laquelle on le voit à la tribune.

    Quelques mois plus tard, il poste un montage représentant Marx, Engels, Jaurès et Mélenchon sur un fond rouge.

    En avril 2013, il appelle tous ses amis à participer à la marche pour la VIe République, parce qu’il y en a « marre des pourris ».

    A cette époque, Davy Rodriguez est très anti-FN. Il relaye un article de Mediapart sur le compte suisse de Jean-Marie Le Pen et un autre qui raconte les « fréquentations douteuses » de Marion Maréchal-Le Pen.

    Capture d'cran du compte Facebook de Davy Rodriguez
    Capture d’écran du compte Facebook de Davy Rodriguez

    Au printemps 2013, Davy Rodriguez témoigne sur les réseaux sociaux de son admiration pour François Delapierre, Eva Joly et Maxime Gremetz.

    Il relaye sur Facebook une vidéo intitulée « Vague de nostalgie pour l’ancienne RDA » avec ce commentaire :

    « I ♥ communism. »

    Davy Rodriguez applaudit la promulgation de la loi Taubira autorisant le « mariage » homosexuel, et relaye une note de blog de Caroline Fourest sur les « homophobes ». Il commente une intervention de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée à propos du « mariage pour tous » :

    « Jeune fille en détresse souffrant d’une diction digne de Jean-Pierre [sic] Belmondo après son accident vasculaire cherche désespérément une/un orthophoniste pour l’aider. Homosexuel.le.s s’abstenir ! Votre très dévouée Poujadiste, Marion. M Le Pen. »

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  • Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [XV]

    Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. Nous sommes ici dans la 2ème partie de cette étude. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

    2ème partie : Une révolution copernicienne 

    LE TRAVAIL NE MANQUE PAS MAIS L'ARGENT POUR LE PAYER

    La grande sottise de notre temps consiste précisément à s'imaginer que l'on peut créer des emplois. Encore que le recours au vocabulaire de la théologie paraisse choquant, on peut dire des emplois qu'ils sont engendrés, non pas créés. Ils procèdent d'un processus naturel, qu'il convient seulement d'amorcer. Ce n'est pas le travail qui manque. Il suffit de considérer les besoins non satisfaits. C'est l'argent pour le payer. Nous disposons d'une pléthore de main d'œuvre inutilisée, ce qui représente un gaspillage intolérable de force de travail. Nous savons bien qu'elle ne retrouvera, que pour une petite partie, un emploi dans l'industrie, les bureaux ou le grand commerce. Par contre nous manquons de capitaux. Ainsi que l'a démontré Alfred Sauvy, il ne subsiste qu'un moyen de venir à bout du chômage, développer la consommation de produits ou de services qui incorporent beaucoup de main d'œuvre et peu de capital. Ce n'est pas, malheureusement, Alfred Sauvy que le prince de l'Etablissement désigna comme « le premier économiste de France ». L'auteur du meilleur manuel aurait suffi. Il ne s'agit pas d'un hasard. Le professeur Barre raisonne en termes de macro-économie, de grands équilibres, calculés en masse. Ce qui n'est pas faux mais insuffisant en un temps où tout se jouera au niveau de la micro-économie, par le jeu de ce que Sauvy nomme l'effet de déversement. La modernisation des entreprises supprimera sans doute plus d'emplois qu'elle n'en engendrera mais elle entraînera des gains de productivité donc des profits, dont une partie se diffusera dans tout le corps social sous forme de revenus — dont bénéficieront les actionnaires et les salariés, qu'ils investiront et dépenseront. Ces investissements et ces dépenses engendreront des emplois, et, si l'on s'y prend convenablement, plus que n'en supprimera la modernisation. Tout le problème consiste à les orienter de façon à lutter de façon efficace contre le chômage structurel.

    En réduisant l'écart entre les revenus, l'idéologie égalitaire développait le pouvoir d'achat de la masse plus vite que celui de l'élite — l'élite ouvrière comprise. Ce qui a provoqué un prodigieux essor de la consommation, donc de la production des biens quantitatifs. On peut s'en réjouir ou, à l'inverse déplorer la chute brutale de la qualité de la vie, la corrosion des valeurs morales par l'économie marchande, l'écrasement de la bourgeoisie au profit de l'Etablissement. Au-delà de ces jugements contradictoires, il convient de considérer les faits. A partir du moment où la production de masse produit plus vite et mieux avec moins de travailleurs, il devient nécessaire de renverser la tendance. De toute façon, elle se renversera toute seule et si, par aveuglement idéologique nous cherchons à freiner une évolution désormais irréversible, nous en perdrons la maîtrise. Le monde du travail se coupera en deux. Une aristocratie de techniciens, se constituera, bien payée, parfaitement intégrée à l'entreprise, jouissant de la stabilité de l'emploi tandis que se multiplieront des travailleurs occupés aux tâches subalternes, gardiennage, nettoiement ou manutention, automatisables mais qu'il semblera moins coûteux de sous-traiter à des sociétés de service, qui se livreront à une concurrence acharnée et devront, pour survivre, rogner sur les salaires. D'ores et déjà, ces sociétés de service prolifèrent. Ce sont les seules qui embauchent, puisant dans la masse des chômeurs une main d'œuvre résignée.

    Une telle situation existe déjà au Japon. Les récits des journalistes ou les commentaires des économistes occultent d'ordinaire cette réalité. Quand ils évoquent les ouvriers, munis à 90 % de l'équivalent du baccalauréat, pris en charge par l'entreprise, de l'école secondaire à la retraite, il ne s'agit que d'une minorité. Dans l'ombre, des millions de travailleurs tentent de subsister férocement exploités, livrés à l'arbitrage de petits patrons, eux-mêmes menacés de résiliation de leur contrat, donc d'élimination au premier faux pas. Cette « société duale » convient aux Japonais. Elle s'inscrit dans leurs traditions féodales. L'absence d'immigration contraint d'ailleurs le petit peuple à accepter des emplois que les Français rechigneraient à prendre. Au train où vont les choses dans deux ou trois ans, compte tenu de l'augmentation de la durée du chômage, ils se précipiteront pour les obtenir et, entrant en concurrence avec les immigrés, s'efforceront par des moyens politiques de les éliminer. La société duale conduit à l'explosion du racisme.

    Le problème ne consiste pas à empêcher la mise en place d'une société inégalitaire mais de la rendre moins inhumaine, conformément à nos propres traditions plus respectueuses de l'individu que les japonaises. C'est pourquoi il convient non de diminuer le niveau de vie de la masse, les socialistes s'en chargent, mais de rétablir la hiérarchie des revenus, en stabili­sant les plus faibles et en permettant aux revenus moyens de croître rapidement, afin de leur permettre de se procurer des biens qualitatifs, artisanaux et semi-industriels, fabriqués à l'unité ou en petites séries. Cela va d'un dîner dans un meilleur restaurant à l'achat d'un voilier, d'une voiture de sport ou d'une résidence secondaire. Sauvy remarque que dix couverts de plus dans un grand restaurant, c'est un emploi supplémentaire. Dans un fast-food ou une cantine, ce n'est rien, qu'un surcroît de fatigue pour le personnel. Le luxe est réservé aujourd'hui à une minorité de privilégiés, beaucoup trop étroite. Il importe d'élargir, autant qu'on le pourra, sa clientèle puisque c'est elle qui provoquera la création d'emplois assez nombreux pour éviter que les travailleurs qui n'accéderont pas à la classe des techniciens ne soient refoulés dans des tâches subalternes de façon automatique.

    L'on nous reprochera de revenir au passé. Il ne s'agit pas de cela mais au contraire de construire un avenir acceptable, en maîtrisant ses contraintes. Beaucoup de Français se sont laissés influencés par l'industrialisme au point de mépriser notre tradition d'artisanat d'art, de grande cuisine, de bons vins. Nous ne contestons nullement la nécessité des industries de pointe. Il faut former des informaticiens, investir dans la recherche. Il se trouve que nous avons hérité d'une réputation de goût. La France fut, au XVIIIe siècle puissante et riche parce que ses artisans, ses cuisiniers étaient recherchés par l'Europe. Il en est resté quelque chose. Nous aurions grand tort de ne pas en profiter, puisque la situation nous devient favorable dans ce domaine. Nos technocrates sont bien contents que nos ventes de champagne et de parfums corrigent partiellement le manque à gagner de la grande industrie. Les Japonais viennent en France apprendre le secret de fabrication de nos cuisiniers et de nos couturiers et déjà, ils rivalisent avec eux, en attendant de leur disputer le marché. Eux savent que c'est aussi sur ce terrain-là que la partie se jouera. D'ores et déjà, ils se rendent maîtres de la production de disques de musique classique en formant des centaines d'instrumentistes tandis que nous semblons incapables de comprendre que les « industries culturelles », au siècle prochain, occuperont plus de monde que la chimie ou la sidérurgie.  •  A suivre  (A venir : Plus de riches pour avoir moins de pauvres).

    Illustration ci-dessus : Pierre Debray au rassemblement royaliste des Baux de Provence [1973-2005]

    Lire les articles précédents ...

    Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray     

    I     II     III     IV     V     VI     VII     VIII    IX     X    XI     XII     XIII     XIV

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/03/01/une-politique-pour-l-an-2000-de-pierre-debray-xv-6030621.html

  • Au FN, le forum Ecole & Nation appelle à défendre la liberté scolaire

    6a00d83451619c69e201b8d2df05c4970c-800wi.jpgExtrait de la tribune de Marie-Hélène de Lacoste-Lareymondie, professeur de Lettres, conseillère régionale FN du Grand Est, référente du forum Ecole & Nation, à propos de l'enseignement hors-contrat d'association avec l'Etat :

    "[...] Jusqu’à la Révolution française l’enseignement hors contrat était, pour ainsi dire, la norme : en effet, l’Eglise catholique assurait, via ses nombreuses congrégations, la transmission des connaissances et du patrimoine culturel. L’Etat monarchique n’avait pas de ministère dédié à l’éducation, cette fonction était dévolue depuis des siècles au clergé (la formation professionnelle étant assurée, de manière très autonome, par les corporations). La Révolution Française prive l’Eglise de ses sources de revenu et supprime les corporations. Napoléon posera les jalons d’un système éducatif d’Etat. S’ensuivent quelques décennies de jeux et guerres d’influences, et la loi Falloux, promulguée le 15 mars 1850 (sous la IIe République) donne un cadre à la liberté d’enseignement. C’est également une loi de décentralisation puisqu’elle instaure une académie de l’instruction par département. C’est sous la IIIe République que l’éducation est largement étatisée notamment via les lois Ferry. Dans les années 1890/1900 la loi Falloux subit de rudes attaques mais sera toujours maintenue. La loi Falloux est aujourd’hui formellement abrogée depuis 2000 seulement, mais certains de ses articles sont inscrits dans le code de l’éducation.

    La liberté d’enseignement, quant à elle, est gravée dans la Déclaration des droits de l’homme : « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants » (article 26). En France, cette liberté d’enseignement est définie et encadrée par la loi Debré du 31 Décembre 1959. En juin 2016, une disposition de la loi Égalité et Citoyenneté (article 39) prévoit de renforcer le contrôle des écoles hors contrat en les faisant passer d’un régime de contrôle a posteriori à un régime d’autorisation d’ouverture a priori. Cette disposition, défendue par Mme Vallaud-Belkacem a cependant été censurée par le Conseil Constitutionnel.

    Un système indépendant d’ampleur limitée, mais très utile

    En 2017, l’Education Nationale a publié ses chiffres : l’école publique a perdu 30.000 élèves. Cette évaporation s’effectue au profit du privé et du hors contrat qui, pour infime soit-il au regard du nombre d’enfants scolarisés dans l’hexagone (6,783 millions), est fort cependant de ses 70.000 élèves. Cela représente une progression de 18% en 2016 et d’environ 15% pour la rentrée de 2017. Un constat s’impose, et il est sans appel : les derniers classements internationaux, PISA pour la lecture, les mathématiques et la science, et PIRLS pour la compréhension écrite en fin de CM1 montrent clairement que la France ne tient plus son rang parmi les pays à hauts standards éducatifs.

    Devant le désastre éducatif et idéologique manifeste de l’Education Nationale, visant à formater nos petits citoyens en devenir et non plus à leur transmettre un savoir désormais jugé passéiste, le hors contrat est devenu le corollaire de cette faillite, une conséquence inéluctable d’une démission. Il n’est ni une préférence exclusive qui devrait éclipser le cadre plus classique du public, ni l’unique solution mais un complément aujourd’hui indispensable et demain une liberté nécessaire dans l’offre éducative. Ses bons résultats sont autant de pointes lancées dans le cœur de l’Education Nationale qui a du mal à accepter que cela puisse marcher ailleurs.

    La mauvaise pente prise par la loi Gatel

    Les parlementaires souhaitant remettre en cause la liberté scolaire justifient leur démarche par le risque, très réel, de multiplication d’écoles musulmanes mal contrôlées. La menace de l’islam radical est en effet immense dans notre pays. Néanmoins, la grande majorité des établissements hors contrat sont non-confessionnels. Les écoles musulmanes ne constituent qu’une faible minorité parmi les établissements confessionnels. Entraver l’action de toutes les écoles hors contrat est donc inefficace (car ne ciblant pas le problème) et dangereux.

    L’Etat est incapable de soigner le mal à la racine en appliquant les contrôles a posteriori sur les écoles hors contrat de confession musulmane, la loi les rendant parfaitement suffisants. Les écoles hors contrat acceptent volontiers ces contrôles, mais s’il est vrai que la fréquence en est plutôt régulière, il serait souhaitable qu’elle le soit aussi dans les établissements musulmans, ce qui n’est, hélas, pas toujours le cas. L’Etat prend donc le problème à l’envers : revenant à la charge en votant la proposition de loi Gatel au Sénat la semaine dernière, il entérine un contrôle plus restrictif du régime déclaratif d’ouverture des établissements hors contrat. L’application aura certainement pour effet de compliquer l’ouverture de ces futurs établissements en s’attaquant au passage, rêve de toujours, à l’enseignement catholique, puisqu’une partie non-négligeable de ces établissements sont de confession catholique mais n’ont, eux, rien à se reprocher.

    Devant cette énième charge, il convient, à l’instar de notre Sénateur Stéphane Ravier, de s’opposer farouchement à toute forme de contrainte liberticide sur l’Ecole. Il nous appartient de chérir cette liberté et non de la flétrir."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Poitiers, jeudi dernier : la réinformation contre la désinformation

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    Philippe Randa, Jacques Soulis, Roland Hélie et François-Xavier d'Hautefeuille

    Jeudi 1er mars en début de soirée les patriotes poitevins se sont retrouvés nombreux à la conférence sur la réinformation organisée par notre ami Jacques Soulis, président de l'association locale "le Cercle des Chats bottés" cliquez là

    Cette réunion fut l'occasion de dénoncer les méthodes sournoises employées par le Système pour manipuler notre peuple et surtout pour le culpabiliser en permanence. Il est temps de mettre fin au monopole du prêt à penser et, pour cela, l'émergence de nouveaux médias (sites, revues, radios et télés) peut être considérée comme une bonne chose. Néanmoins, pour que les médias non conformistes puissent se développer, il faut que les éditeurs puissent éditer. Les intervenant insistèrent donc sur la nécessité de soutenir ces véritables pôles de résistances que sont les maisons d'éditions de notre mouvance.

    Prirent successivement la parole : François-Xavier d'Hautefeuille, directeur des Editions de Chiré cliquez iciet de la revue Lectures françaises cliquez là, fondée il y a 70 ans par Henri Coston, Philippe Randa, animateur du site EuroLibertés cliquez ici, éditeur et écrivain cliquez là,et Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale.

    Il fut aussi beaucoup question de la situation politique en générale et les raisons de croire en l'avenir de la Droite nationale furent bien sûr avancées.

    Comme c'est toujours le cas, ces réunions sont l'occasion de retrouver de nombreux amis et pour beaucoup d'entre eux de s'abonner à nos revues.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Migrants en France. Pas de RSA mais l’allocation pour demandeur d’asile (Ada)

    Depuis plusieurs semaines, on peut lire un peu tout et son contraire sur les réseaux sociaux, blogs et médias de la toile, concernant l’accès prochain des « migrants », c’est à dire des immigrés entrés illégalement en France, au RSA (le Revenu de Solidarité Active). Il n’en sera rien, et pas plus le 1er septembre prochain – avec la fin de l’Allocation temporaire d’attente – qu’aujourd’hui. Explications. 
    Depuis la vague migratoire importante qui a frappé la France ces dernières années – l’État se montrant totalement impuissant à maîtriser ses frontières ou à faire maîtriser celles de l’Europe (seule la Hongrie a pris le problème à bras le corps) – l’État français a lancé l’allocation pour demandeur d’asile. 
    En effet, avant la réforme fixée par la loi du 29 juillet 2015, les immigrés pouvaient se trouver dans deux situations et percevoir : 
    – l’allocation mensuelle de subsistance (AMS), s’ils étaient hébergés en Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA). 
    – l’allocation temporaire d’attente (ATA), s’ils ne bénéficiaient pas d’un hébergement d’urgence. 
    Au 1er novembre 2015, elles ont été supprimées et remplacées par une allocation unique : l’allocation pour demandeur d’asile. Voici ce que dit le site du service public à ce sujet : 
    En tant que demandeur d’asile, vous n’êtes pas autorisé à travailler avant un délai de 9 mois. Toutefois, si vous êtes majeur, une allocation pour demandeur d’asile (Ada) peut vous être versée. Le versement de cette aide est conditionné par le respect de certaines règles et son montant dépend notamment de votre situation familiale. 
    En tant que demandeur d’asile, vous pouvez bénéficier de l’allocation pour demandeur d’asile (Ada) si vous remplissez les conditions cumulatives suivantes : 
    • avoir accepté les conditions matérielles d’accueil qui vous ont été proposées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration 
    • avoir au moins 18 ans, 
    • être en possession de l’attestation de demandeur d’asile, 
    • avoir des ressources mensuelles inférieures au montant du revenu de solidarité active (RSA). 
    L’allocation, versée en fin de chaque mois, débute à 6,80 euros par jour pour un homme seul (11,20 si il n’a pas eu de place d’hébergement proposée) et monte à 20,8 pour une famille de 5 personnes. Soit 204 euros minimum par mois pour une personne seule (336 si elle n’a pas d’hébergement proposé) et 624 euros pour une famille de 5 personnes. Elle est versée durant tout le temps du traitement des dossiers – ce qui est particulièrement long vu l’état de l’administration française. 
    Le RSA lui, se chiffre à 536 euros par mois pour une personne seule, et à 1341,95 euros pour un couple avec trois enfants. 
    En réalité, ce qui a pu faire dire que les migrants toucheraient le RSA au 1er septembre en lieu et place de l’allocation temporaire d’Attente (ATA) c’est justement la non prise en compte de la création de cette allocation spécifique pour demandeurs d’asile, qui ne touchent donc plus l’Ata pae ailleurs supprimée au premier septembre 2017. « Car effectivement, le décret n°2017-826 du 5 mai 2017 prévoit que seules les personnes percevant l’Ata au 1er septembre 2017 pourront continuer à en bénéficier (jusqu’à l’achèvement de leurs droits). À partir du 1er septembre 2017, il n’est plus possible de demander à bénéficier de l’Ata. L’accès au revenu de solidarité active (RSA), à la garantie jeune ou au parcours d’accompagnement contractualisé vers l’emploi et vers l’autonomie restent possible.» explique le site du service public. 
    Sont donc en réalité concernés par cette mesure au 1er septembre : 
    • les apatrides, 
    • les anciens détenus libérés, 
    • les salariés expatriés non couverts par le régime d’assurance chômage. 
    Pour les immigrés entrés clandestinement en France et obtenant le statut de demandeur d’asile, l’obtention de l’Ada sonne toutefois comme un jackpot, incomparable avec le RSA comme nous l’avons vu plus haut, mais incomparable non plus avec le salaire moyen dans les pays d’origine (même s’il faut prendre aussi en compte le coût de la vie) : ainsi, un Erythréen a un revenu moyen au pays de 38 dollars par mois – et peut passer, en Europe, à 204 euros (avec un hébergement en plus). Un Afghan a un salaire moyen de 48 dollars par mois. Une somme dérisoire en France, mais absolument pas dans ces pays, où ces montants sont connus
    Ainsi de facto, par les allocations proposées en France aux immigrés clandestins qui entament des démarches (demande d’asile) pour y rester, un appel d’air continu a été fabriqué. Appel d’air qui, en plus de fabriquer des tensions sociétales de plus en plus lourdes, déracine des peuples, et leur permet simplement d’être une armée de pauvres un peu plus riches que chez eux, en concurrence toutefois par la suite sur le marché du travail avec les autochtones, lorsqu’ils obtiennent le précieux sésame …

  • EN FRANCE, CONDAMNER DAECH EN MONTRANT SON HORREUR EST UN DÉLIT

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    Pour les distraits qui n’en avaient pas encore pris conscience, la démocratie française, qui n’était déjà pas très vaillante, s’est perdue dans un triangle des Bermudes. Celui-ci peut fonctionner très rapidement ou être beaucoup plus lent. Il avait englouti François Fillon en quelques jours. Il vient de rattraper Marine Le Pen, un mois après Gilbert Collard, et au bout de deux ans après les faits. Ce triangle a un premier sommet médiatique, un second judiciaire et un troisième politique, commanditaire ou bénéficiaire selon les opinions. Les deux parlementaires du Front national, à qui leurs collègues avaient été ravis, auparavant, de retirer l’immunité parlementaire, vont donc se retrouver en correctionnelle et encourir une peine de trois ans de prison et de 75.000 euros d’amende.

    Quels sont les faits ? Lors d’une émission où Jean-Jacques Bourdin interroge Gilles Kepel en 2015, ce dernier fait état d’une thèse contenue dans son dernier ouvrage, la symétrie du repli identitaire des islamistes qui ont commis les attentats et du Front national en France. Ce « spécialiste » prétentieux agite donc un concept fumeux dont il paraît fier. Le repli identitaire de l’islamisme appellerait donc celui des patriotes dans notre pays. Jean-Jacques Bourdin reprend la balle au bond en parlant de liens entre Daech et le FN, puis corrige en disant qu’ils ne sont pas directs. Ouf ! Parce que là, il a frôlé la diffamation, mais si on résume, il vient de dire qu’il y avait une « communauté d’esprit » : celle du repli identitaire. Si on traduit cette expression, elle dit : ces gens-là pensent pareil ! Bourdin et Kepel, en bons compères, se diront très surpris de l’indignation de Marine Le Pen et prendront sa réaction de très haut. Comment peut-on reprocher quoi que ce soit à ces professionnels exemplaires ? Parler de liens entre une organisation terroriste et un parti politique français et faire du « repli identitaire » français une cause de la violence en raison des difficultés qu’il pose à l’intégration d’une population qui ne demande que ça est, à l’évidence, le signe de l’objectivité sans faille des deux hommes.

    Marine Le Pen a été blessée, et on la comprend, mais cette spontanéité est jugée indigne par le donneur de leçons Bourdin et par le Premier ministre de l’époque Valls. Quant à Kepel, il vide sa hargne sur Philippot, qu’il juge « inculte ». Après avoir gagné quelques procès contre ceux qui m’avaient diffamé, je crois qu’il y avait là matière à poursuite. Mais Marine Le Pen a préféré, à l’aide de quelques tweets et de photos, exprimer son indignation : comment peut-on, si peu que ce soit, établir un lien même indirect entre un parti parfaitement légal et qui n’use pas de violence et un groupe terroriste qui décapite un otage américain, brûle vif un pilote jordanien et écrase un soldat de l’armée syrienne sous un char ? La comparaison est d’autant plus insultante que des attentats viennent d’être commis en France au nom de l’État islamique, et qu’une réaction « identitaire » française paraît la moindre des choses.

    Mais dans notre cher pays, il y a des situations où la victime ne peut-être que le coupable. Marine Le Pen a montré des photos violentes pour se défendre de l’amalgame et la justice va renforcer l’amalgame. Elle montrait l’horreur pour la stigmatiser et s’en éloigner, mais elle l’a montrée et s’en est donc faite complice en délivrant « un message à caractère violent ou pornographique ». L’intention n’a aucune importance. Elle est complice, comme si les djihadistes ne pouvaient voir ces photos sans l’aide de Marine Le Pen, et comme si les Français ne devaient pas les voir. Une telle montagne d’hypocrisie, d’aveuglement volontaire, de parti pris, de manipulation de l’opinion où l’on trouve (comme d’habitude) des communicants du système, un magistrat pour mettre en examen et des politiques pour justifier l’injustifiable, la main sur le cœur, est pour ceux qui savent voir une honte pour notre pays, une ignominie qui discrédite notre prétendue démocratie. Et je le dis d’autant plus facilement que j’étais un électeur de Fillon et que je ne suis pas membre du Front national.

    http://www.bvoltaire.fr/france-condamner-daech-montrant-horreur-delit/

  • Le lien est fait entre euthanasie et prélèvement d'organes

    6a00d83451619c69e201bb09f80b8b970d-800wi.jpgLe député Jean-Louis Touraine milite pour l'euthanasie et il est par ailleurs chargé d'une mission sur le don d'organes...

    En Belgique, depuis 2005, « les organes d’une quarantaine de personnes euthanasiées ont été prélevés ». Pour le professeur Jean-Bernard Otte, médecin chirurgien spécialiste des greffes de foie, il s’agit d’ « une source potentielle d’organes de plus en plus importante ».

    A l’occasion d’une conférence qu’il donnait à l’Académie royale de Médecine de Belgique le 20 février 2018, il

    « a exposé l'interrogation du comité d’éthique de Saint-Luc quant à la possibilité, pour les médecins, d’évoquer eux-mêmes, à leurs patients la possibilité de donner leurs organes, dès lors que ces patients auraient vu leur demande d'euthanasie validée, et pour autant bien sûr que l’affection justifiant leur euthanasie soit compatible avec le don d’organes ».

    Dans l’assemblée, un médecin anesthésiste a évoqué, pour garantir la qualité des organes, qu’il soit envisagé de pouvoir « extraire les organes du patient à euthanasier avant sa mort, sous anesthésie générale »

    Michel Janva

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  • Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray [XIV]

    Nous poursuivons la publication d'une série qui devrait faire date ; qui forme un ensemble à lire en entier : une étude de Pierre Debray parue en novembre 1985 dans le mensuel Je Suis Français, sous le titre Une politique pour l'an 2000. Nous sommes ici dans la 2ème partie de cette étude. La lecture de ces textes expliquera aux lecteurs qui ne l'ont pas connu le rôle intellectuel important de Pierre Debray à l'Action Française dans les années 1950-2000.  Cette analyse politique, économique, sociologique et historique, menée méthodiquement, à la maurrassienne, comporte de multiples enseignements, utiles aujourd'hui à notre école de pensée. Comme un stimulant de notre réflexion sur la situation présente de la France et sur l'action que nous avons à y mener. Même si le lecteur devra tenir compte des événements et des faits intervenus au cours des trois dernières décennies.  LFAR

    2ème partie : Une révolution copernicienne 

    LA MACHINE CONTRE L'HOMME-MACHINE

    Les Japonais, trop nombreux pour un territoire exigu, ne pouvaient faire appel à l'immigration, en dehors de quelques centaines de milliers de Coréens, indispensables pour les métiers jugés dégradants. Ils automatisèrent, robotisèrent, formèrent une main d'œuvre hautement qualifiée, qu'ils soumirent à une sélection sévère. N'ayant pas d'autre choix, ils se lancèrent dans la troisième révolution industrielle. Comprenant qu'ils devaient susciter des concurrents dont ils feraient les clients de leur industrie de pointe, ils investirent à Taïwan, en Corée du Sud, à Hong-Kong, à Singapour, où des usines de textile, des chantiers navals, des complexes sidérurgiques employèrent la main d'œuvre locale. Cette concurrence, non pas subie mais provoquée, les contraindra à « améliorer dans ces domaines, leur productivité, afin de compenser les surcroîts de personnel. Pendant ce temps nous installions à Fos et à Dunkerque des hauts fourneaux qu'il aurait fallu construire à Dakar, ou à Abidjan …

    Au cours de la seconde révolution industrielle les besoins de main d'œuvre n'ont cessé d'augmenter. Il fallait attirer les paysans à la ville, persuader les domestiques que leur dignité serait mieux protégée par l'atelier, décourager l'artisanat. Comme cela ne suffisait pas on a fait venir des maghrébins et des africains. Maintenant les usines et les bureaux doivent se débarrasser de ces millions de travailleurs en trop. On ne sait plus qu'en faire. On a même trouvé pour qualifier cette opération un mot atroce, le dégraissage. Qui a rendu obèse l'économie ? La résignation des chômeurs a quelque chose d'effrayant. Jamais révolte ne serait plus justifiée que la leur mais il y a tant de coupables, à commencer par les syndicats, qui ont retardé tant qu'ils ont pu les ajustements indispensables, qu'une coalition où se retrouve le parti communiste, au coude à coude avec le C.N.P.F., les persuade qu'ils sont victimes d'une obscure fatalité. La mauvaise graisse doit être mise au rebut.

    Autrefois, sauf dans les banlieues des grandes villes le chômeur ne dépendait pas des aumônes de la nation. Il possédait un jardin, des cousins agriculteurs auxquels il donnait de temps à autre un coup de main, la femme faisait des ménages ou travaillait à façon comme couturière. Les romanciers populistes ont brossé de ce proche passé d'atroces tableaux. Par contre, il ne semble pas que les « nouveaux pauvres » les intéressent. Tout se passe comme si les allocations chômage, l'aide sociale, l'Etat Providence avaient anesthésié les indignations collectives. D'autant que nos statistiques sont trompeuses. Elles recensent le nombre de chômeurs, non la durée du chômage qui seule importe. Il ne serait pas grave que cinq millions de français soient six mois sans travail. Quand un million d'entre eux perdent l'espoir d'en retrouver cela devrait devenir un drame national.

    Le véritable problème n'est donc pas d'assurer le plein emploi mais de réduire la durée de chômage, pour le rendre humainement et socialement tolérable. Même en U.R.S.S., il existe 1 % de « demandeurs d’emploi ». Dans ce cas, il ne s'agit pas d'un chômage véritable mais du temps de transit entre deux entreprises. On trouve aussi en Union Soviétique un pourcentage indéterminé de « parasites ». Au moins 3 %. Certains de ces « parasites », juifs, chrétiens et autres dissidents, voudraient bien travailler, mais on refuse de les embaucher afin de les placer dans une situation juridique qui permettra de les envoyer au goulag. N'empêche qu'en U.R.S.S., comme ailleurs, des gens vivent du vol, du proxénétisme ou de la spéculation. S'ils se font repérer, ils sont promis au travail forcé. Beaucoup passent au travers.

    Dans les pays libres, cette catégorie sociale tend à proliférer. Elle s'inscrit volontiers au chômage puisqu'elle ne risque pas d'être contrainte d'accepter un emploi. Ces marginaux ne sauraient être éliminés, qu'à condition d'instaurer, comme en Union Soviétique, le travail forcé. Il y a donc, même en période de « plein emploi » 4 à 5 % de gens, en âge de travailler, qui pour des raisons, honorables ou pas, sont inactifs.

    Seul importe le chômage involontaire. Il tourne à la tragédie sociale quand plusieurs millions d'hommes, jeunes ou non se sentent exclus du marché du travail. Parfois, leur entourage les tient pour des incapables ou des fainéants. Des familles se défont. Ce qui précipite la déchéance. Mais même soutenu par les siens, le chômeur fait figure de déchet, que la société rejette parce qu'il n'est plus utilisable. Les mois passent et le moment vient, inexorablement, où il arrive« en fin de droits ». Il a fallu un hiver terrible pour que les Français découvrent les « nouveaux pauvres », des hommes et des femmes qui vivaient comme tout le monde, payaient leur loyer et leurs impôts et soudain basculent dans la clochardisation. Ces nouveaux pauvres, ce pourrait être vous ou moi. Le phénomène n'a rien de commun avec ce que l'on nomme le « quart monde », ce ramas de malheureux qui accumulent les handicaps, les illettrés, débiles mentaux, infirmes, fruits des tristes amours d'alcooliques. Les travailleurs sociaux s'en chargeaient. Ils sont payés pour ça ! La société voulait bien leur donner un peu d'argent, à condition qu'ils se fassent oublier.

    Tout homme a droit au travail, le droit de faire vivre sa famille de son travail. La France se préoccupe beaucoup des « droits de l’homme » qui seraient paraît-il violés presque partout mais pas chez nous. Quand un pays a trois millions de chômeurs, dont deux au moins promis à la « nouvelle pauvreté », il devrait commencer par balayer devant sa porte. Un père de famille condamné à ne plus retrouver d'emploi, même si on lui fait l'aumône d'une aide sociale est atteint dans sa dignité. Les Français considèrent qu'il n'existe pas de problème plus grave et ils entendent juger leurs gouvernants sur leur capacité à le résoudre. Ils ont raison.

    Et encore n'ont-ils rien vu, encore. Des centaines de milliers de manœuvres aux écritures seront chassés des bureaux, pendant la prochaine décennie. Les hommes politiques le savent et le cachent. Mais les travailleurs sont assez lucides pour comprendre que la modernisation d'une entreprise signifie, pour la plupart d'entre eux, le licenciement. Pour la première fois, une révolution technologique supprime plus d'emplois qu'elle n'en engendre. Certes, il faudra des hommes pour concevoir les machines, les fabriquer, les surveiller, les réparer. Il s'agira de techniciens peu nombreux, bien payés, assurés d'une certaine stabilité de l'emploi, une aristocratie qui aura été sûrement sélectionnée. Les autres ? Des O.S. subsisteront, qui seront affectés à des tâches de manutention ou de nettoyage. Le processus d'élimination du personnel commencé dans le grand commerce par la disparition des vendeuses se poursuivra dans tous les domaines, de façon impitoyable. Certes les métiers de la communication, publicité, audio-visuel, se développent. Cela ne représentera pas grand monde.

    Les socialistes, désormais d'accord avec les libéraux, considèrent que la seule manière de créer des emplois consiste à assainir les entreprises en réduisant les effectifs et le niveau de vie afin de moderniser notre équipement. Selon eux, les chômeurs d'aujourd'hui feraient les travailleurs de demain. Il suffirait de profiter de l'occasion pour leur fournir une formation, adaptée aux emplois de l'avenir. De qui se moque-t-on ? Qu'il faille moderniser, c'est vrai, mais s'imaginer que cela suffira relève de la mauvaise plaisanterie.

    Bien sûr, nous exporterions davantage si nos coûts de production diminuaient. Cela ne signifierait pas que nous vendrions assez pour engendrer des emplois. Le marché international reste étroit. Chaque pays pratique un protectionnisme sournois. De nouveaux concurrents surgissent, hier le Brésil, demain l'Indonésie, bientôt la Malaisie. Alors que les pays solvables sont de moins en moins nombreux. Tout au mieux, parviendrons-nous à préserver nos parts de marché et même à récupérer celles que nous avons laissées échapper. Formés ou pas, les chômeurs d'aujourd'hui s'ajouteront à ceux de demain.

    Rendez à l'emploi sa flexibilité et nous embaucheront soutiennent les patrons. Discrètement le gouvernement leur a donné raison, en portant à deux ans les contrats à durée limitée. Un patron hésite à recruter quand les commandes affluent de peur de ne pouvoir licencier quand les affaires vont moins bien. Que le code du travail soit trop rigide, c'est certain. Cependant, à terme, les suppressions d'emplois n'en seront pas moins plus nombreuses que les embauches. Aucune loi, aucune négociation ne renversent une évolution irréversible.

    D'où l'apparition d'une chimère connue qu'enfourchent tout à la fois les enfants du bon Dieu et les suppôts de Satan. A la suite de la C.F.D.T., les évêques proposent le partage du travail, d'autres le renvoi des immigrés. L'erreur est la même. Elle consiste à prendre le travail pour un saucisson que l'on couperait en tranches plus fines pour que chacun ait la sienne ou dont on donnerait la part des immigrés à des Français. Les emplois malheureusement ne sont pas interchangeables. La France manque d'électroniciens. Quand le gouvernement offre aux sidérurgistes lorrains une formation qui devrait leur permettre de faire ce métier, ils savent qu'on se moque d'eux. De même la plupart des tâches actuellement confiées à des immigrés sont appelées à disparaître ou si disqualifiées qu'elles ne sauraient tenter de jeunes Français. Le maire de Paris a recruté des ramasseurs de crottes de chiens sans trop de mal. Il les a munis d'une moto. Le plaisir de chevaucher cet engin l'a emporté sur le peu d'attrait d'une tâche malodorante. De même, si l'on mécanisait le balayage du métro, ce qui est techniquement concevable, on trouverait deux Français pour remplacer dix Maliens. L'investissement serait-il rentable ?

    Il existe un problème de l'immigration. C'est un problème d'ordre politique, d'ordre culturel. Pouvons-nous conserver des Maghrébins, inassimilables qui sont ou vont être définiti­vement exclus du marché du travail ? Même nécessaire, leur départ ne libérerait que peu d'emplois et pas davantage la réduction de la durée du travail. Celle-ci est inévitable. Deux raisons permettent de l'affirmer sans trop de risque d'être démenti par les faits. Il faudra éviter le « chômage des machines » car la nécessité de les amortir de plus en plus vite conduira à les faire tourner en continu. Les patrons consentiront des aménagements d'horaires pourvu qu'ils acceptent de travailler même le dimanche. De plus, l'automation réduit la fatigue physique mais augmente la fatigue nerveuse, qui exige un temps de récupération plus long. Les réductions de la durée du travail devront correspondre à des gains de productivité sinon elle augmenterait les coûts de production, diminuerait la compétitivité de l'entreprise, ce qui lui ferait perdre des marchés et la contraindrait à licencier. Au bout du compte, le partage du travail supprimerait plus d'emplois qu'il n'en « créerait ».   A suivre  (A venir : Le travail ne manque pas mais l'argent pour le payer).

    Lire les articles précédents ...

    Une politique pour l'an 2000 de Pierre Debray     

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/02/28/une-politique-pour-l-an-2000-de-pierre-debray-xiii-6030301.html

  • Politique magazine numéro de mars : « La France paysanne : une mort programmée »

     Un excellent numéro de Politique magazine, qui a le mérite de traiter - sujet ô combien important - du sort de la paysannerie française. Bien plus qu'un sujet économique ! Nous publierons dans les prochains jours les analyses d'Hilaire de Crémiers. LFAR

    Au sommaire de ce nouveau numéro :

    UN DOSSIER : Crise ou pas crise ? 

    CORSE : La double leçon

    SAHEL : La guerre continue

    Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • SYRIE : LA PROPAGANDE DJIHADISTE BAT SON PLEIN

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    Tout sauf Assad. Qu’Allah le bannisse ! Il assassine son peuple, celui qui est bloqué dans cette immense banlieue de la Ghouta-Est. Il le bombarde, le gaze, le carbonise. Bref, le tyran Assad, une fois de plus, est accusé du pire… Et les médias reprennent à l’envi les témoignages des habitants de ces quartiers populaires, se basant sur des vidéos postées depuis l’enfer.

    Le Monde, par l’intermédiaire de son correspondant basé à Erbil, Allan Kaval, se fait un plaisir de rapporter les récits de ces habitants qui racontent leur calvaire sur les réseaux sociaux, et notamment le récit d’un ado de 15 ans, Mohamed Najem.

    Présentant bien, ce jeune garçon aux yeux clairs et cheveux blonds bouclés n’a rien d’un terroriste ni même d’un bonimenteur, et pourtant, ses photos, ses vidéos, ses récits ne paraissent pas vraiment sortir de sa seule jeune tête. Nous avions vu ce phénomène à Alep, où la désinformation concernant les quartiers est n’a pu être vérifiée qu’une fois la paix revenue. Et là, rebelote pour la Ghouta orientale.

    RT, la chaîne de télévision russe qui a des envoyés spéciaux en Syrie, accuse carrément certains internautes de détournement de photos. Tel cet Américain d’origine syrienne, Samir Sharbek, qui, sur son compte Twitter, n’a pas hésité à montrer deux photos dramatiques mais qui avaient été déjà diffusées depuis Mossoul et Gaza ! Poutine vient, d’ailleurs, de démontrer que les obus djihadistes n’ont pas cessé de tomber sur Damas en déclarant qu’il ne tolérerait plus très longtemps les obus djihadistes tombant sur son ambassade de Damas. 

    À cette propagande pro-rebelle, Alexandre del Valle répond que les véritables criminels sont les djihadistes. Car qui sont ces rebelles dont la presse nous rebattent les oreilles ? Comme l’a souligné également Régis Le Sommier, mercredi, au micro d’Éric Brunet sur RMC, ces rebelles ne sont autres que des gens venant de multiples groupes radicaux ; l’Armée syrienne libre, à l’origine de la guerre civile, ayant pratiquement disparu, aurait donc laissé la place aux pires ennemis de la démocratie.

    Et ces dizaines de milliers d’habitant coincés dans les ruines de la Ghouta orientale ne sont rien d’autre que des otages servant de boucliers humains aux djihadistes de toutes tendances qui les empêchent de fuir vers la capitale. Ceux qui tentent cette fuite éperdue sont la cible des snipers. Mais cela, chut, personne n’osera le dire, et surtout pas l’OSDH, organisme officiel de la propagande pro-rebelle qui semble être la source principale d’information de nos confrères de la doxa. Rappelons-nous ces habitants libérés de l’emprise rebelle d’Alep qui ont dit leur soulagement de pouvoir enfin respirer. Il se passe exactement le même scénario, sous nos yeux, mais, hélas, pas sous les objectifs « objectifs » des caméras.

    La trêve demandée par l’ONU ne semble pas très effective, même si la Russie a décrété qu’un couloir humanitaire était ouvert entre 9 et 14 heures afin de permettre l’évacuation des habitants. Mais que peut faire une telle décision face aux snipers ? Le petit Mohamed Najem saura-t-il profiter de cette trêve pour échapper aux bombardements ? Ou préférera-t-il continuer ses reportages destinés à émouvoir le monde entier sur la situation de ses frères en islam ? Certains internautes l’accusent d’être un acteur à la solde de ceux qui le conseillent. CNN, qui utilise ses vidéos, annonce, d’ailleurs avec précaution, que les informations diffusées par le jeune « reporter » sont invérifiables…

    Avec la Ghouta orientale et Alep, nous voilà en tout cas dans une belle campagne d’intox. Une intox dont les deux camps sont devenus maîtres, avec un avantage certain, toutefois, pour le camp des « rebelles ».

    http://www.bvoltaire.fr/syrie-propagande-djihadiste-bat-plein/

  • Il y a 55 ans : mon grand-père Jean Bastien-Thiry

    De Benoît Gauthier pour les lecteurs du Salon beige :

    6a00d83451619c69e201bb09f6d216970d-800wi.jpgUne figure forte d’intégrité et de fraternité qui honore notre pays. C’est ainsi que je vois mon grand-père Jean Bastien-Thiry. Ce grand militaire qui, en 1962 alors que la crise des événements d’Algérie battait son plein, se révolta contre la politique menée par son pays et par le sort réservé à ses compatriotes musulmans et pieds-noirs. Il alla au bout de ses convictions en organisant l’attentat du Petit-Clamart en août 1962 contre le chef de l’Etat Charles de Gaulle. Arrêté, il dénonça sans langue de bois le pouvoir qu’il jugeait criminel, ce qui lui valut d’être condamné à mort et exécuté.

    Jean Bastien-Thiry inscrivit son action dans le cadre de la légitime défense de ses compatriotes. Homme de foi et de devoir, il se sentit pleinement concerné par le sort de ses concitoyens qu’il voyait menacés. Menacés physiquement dans l’immédiat en Algérie, mais aussi menacés plus globalement dans l’avenir par l’émiettement de principes moraux et de valeurs qui ont façonné notre civilisation, expliqua-t-il devant ses juges.

    Mon grand-père aimait profondément ses proches, mais avait fait le serment de défendre son pays et les valeurs qu’il représente en donnant sa vie s’il le fallait. Son premier devoir était la défense de l’Etat de droit et de ses « frères dans le malheur », comme il l’exposa lors de son procès. En visant le chef de l’Etat qu’il considérait indigne de sa fonction, le chef du commando du Petit-Clamart appelait notamment l’Etat au respect de sa première fonction régalienne: protéger tous les citoyens. Revenons au contexte des faits. Le conflit opposant les forces françaises et les forces indépendantistes algériennes se solde par les accords d’Evian de mars 1962 qui prévoyaient un cessez-le-feu en Algérie. Ces accords garantissaient en théorie la sécurité de tous mais furent rapidement oubliés par l’Etat français. Or les Harkis, ces Français musulmans fidèles à la France mais trompés par l’Elysée, et les pieds-noirs, furent livrés à la folie terroriste des «libérateurs » de l’Algérie. Véritable massacre de masse rendu possible par la complicité passive de l’Etat français, cette tragédie coûta la vie à des dizaines de milliers de Harkis - entre 80 000 et 150 000 victimes selon les historiens - et à plus d’un millier de pieds-noirs, tous citoyens français. Abandon cruel et honteux qui aurait matériellement pu être évité. Car en août 1962, au moment de l’attentat du Petit-Clamart, l’armée française était en Algérie sur les lieux de la tragédie, forte de plus de 100 000 hommes et parfaitement au courant de la situation. Mais elle resta immobile sur ordre du chef de l’exécutif alors que les massacres évoqués atteignaient leur paroxysme pour se poursuivre jusqu’au début de l’année 1963 et plus loin encore. Les archives de l’armée ouvertes en 2010 et mises en lumière par Jean-Jacques Jordi dans son ouvrage « Un silence d’Etat, les disparus civils européens de la guerre d’Algérie » sont sans appel sur la réalité de cette tragédie et du sort indigne réservé à ces populations.

    Quelques-uns, peu nombreux, ont voulu empêcher ce drame. Facilement qualifiés de « soldats perdus », ces militaires qui ont dit non à un abandon programmé de citoyens français, ont posé des choix en liberté.

    Mon grand-père n’était pas un ultra de l’Algérie française : il déclara d’ailleurs lors de son procès qu’il concevait différentes solutions pour l’Algérie, l’essentiel étant de garantir l’intégrité des personnes et de leurs biens qui étaient sous la responsabilité de la France.

    Ce soldat de la vérité a appliqué son principe de vie jusqu’au bout et avec dignité : « La vie doit être une ». Une dignité manifestée aussi lors de son procès dont la forme fut plus que douteuse.

    Car la manière dont furent jugés les membres du commando du Petit-Clamart interpelle et mérite d’être dénoncée, dans la mesure où le procès bafoua les principes fondamentaux de la justice ainsi que le principe de séparation des pouvoirs de notre République. En effet, aucun des piliers sur lesquels se fonde la justice française depuis le XVIIIe siècle et Montesquieu ne furent respectés par le tribunal d’exception chargé de l’affaire: ni l’impartialité, ni l’indépendance, ni les droits de la défense. Et pour s’assurer de la condamnation à mort de l’accusé, le chef de l’exécutif qui était alors juge et partie, fit voter en force au parlement la prolongation de cette Cour militaire de Justice que le Conseil d’Etat et son arrêt Canal avaient pourtant dénoncée quelques mois auparavant. Or une exécution sans respect de la justice n’est-elle pas criminelle et injustifiable pour un Etat de droit ?

    Ce grand-père s’est battu pour des causes qui sont nobles et éternelles : la fidélité à la parole donnée, le sens du devoir, la protection du désarmé et la défense de la civilisation contre la barbarie. Un combat difficile mais édifiant.

    Capture d’écran 2018-02-26 à 23.07.50Flyer  JBT 55 ans

    Michel Janva

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