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30/04/2018

Emmanuel Macron face à l’immigration : l’esbroufe pour masquer le vide [Partie 1]

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Par Robert Martin ♦ Un de nos lecteurs nous a récemment contactés. Fonctionnaire retraité ayant assuré un rôle important au sein du dispositif judiciaire entourant la demande d’asile en France, il est théoriquement soumis à un devoir de réserve, nous avons donc respecté son anonymat en modifiant son nom. Néanmoins, face aux actions d’Emmanuel Macron et notamment à sa loi Asile et Immigration, il a décidé de nous communiquer plusieurs textes. Nous avons décidé de publier en 5 parties un grand texte solidement documenté sur le projet de loi d’Emmanuel Macron et, plus globalement, sur les mesures qu’il faudrait adopter pour gérer efficacement la crise migratoire.
Polémia

En tant que fonctionnaire retraité, mais moralement toujours soumis au devoir de réserve, j’avais décidé jusqu’à ce jour de ne pas émettre d’avis sur la politique gouvernementale suivie en matière d’immigration, bien que possédant une expérience concrète de ces problèmes. En effet, une carrière professionnelle très particulière m’a offert l’occasion de vivre de nombreuses années hors de l’Hexagone (dont notamment plusieurs années en Afrique) et d’effectuer de très nombreuses missions dans des dizaines de pays à la demande de divers organismes internationaux.
Enfin, j’ai travaillé pendant plus de dix ans à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), ce qui m’a permis, au cours des centaines d’audiences auxquelles j’ai participé, d’examiner les cas de milliers de demandeurs d’asile originaires de près de cent pays différents.

La tournure des débats en séance à l’Assemblée nationale sur le projet de loi “asile-immigration”, m’amène à prendre publiquement position compte tenu de la méconnaissance des données concrètes des problèmes migratoires que révèlent les échanges rapportés par les médias.

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John Milbank: Contrairement aux apparences, le Moyen-Âge était peut-être plus démocratique qu'aujourd'hui

6a00d83451619c69e20223c8471d89200c-800wi.jpgJohn Milbank, théologien chrétien anglican, professeur de religion, politique et éthique à l'université de Nottingham, est interrogé dans Le Figarovox à l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage La politique de la vertu avec Adrian Pabst (Desclée de Brouwer, 537p, 24€). Extraits :

"Le libéralisme peut vouloir dire beaucoup de choses. C'est avant tout une erreur anthropologique: l'intuition d'Hobbes et de Locke de construire une théorie politique en partant des individus isolés, détachés de tous liens. L'individu est décrit comme une créature inquiète et désirante faisant preuve de volonté, et non plus comme un être constitué par ses liens aux autres ayant des finalités. Ce libéralisme pense de façon abstraite l'individu en dehors de tout contexte culturel, social ou historique. Il s'agit de déterminer ce qu'un système politique doit nécessairement être, en le déduisant d'un hypothétique état de nature, sans traits culturels. Alors que le libéralisme est souvent associé à l'optimisme, il fait preuve en réalité d'un pessimisme anthropologique radical, même s'il est censé être socialement amélioré par le miracle de la main invisible. Une autre forme d'anthropologie libérale est celle de Rousseau, qui pense lui aussi l'individu isolé de tout comme originellement bon. L'association a tendance à corrompre l'individu, en introduisant la rivalité, l'avidité. Cela implique un différent type d'ingénierie sociale pour produire une société qui minimise la rivalité. Ce sont deux formes de pessimisme: pessimisme au niveau de l'individu jugé intrinsèquement égoïste, ou pessimisme au niveau d'un processus culturel jugé intrinsèquement corrupteur. Dans les deux cas, cela repose sur une dualité instaurée entre nature et culture. [...]

Le christianisme est un modèle alternatif à la modernité telle qu'elle est issue des Lumières. L'idée post-kantienne selon laquelle on pourrait stabiliser le savoir dans des structures de la connaissance sans les ancrer dans une métaphysique a fait long feu. Foucault et Deleuze ont été utiles lorsqu'ils ont souligné le profond relativisme auquel devait nécessairement aboutir un humanisme sans transcendance: tout en réalité est instable et le savoir est incertain. En poussant jusqu'au bout les prémisses d'un humanisme sans dieu, ils ont paradoxalement montré que la seule stabilité possible était la transcendance.

Le problème viendrait des Lumières?

Je n'accuse pas directement les Lumières, qui n'ont été qu'une réaction à une théologie appauvrie, qui était devenue trop dogmatique, univoque et avait perdu tout mysticisme. Avoir fait de la connaissance de Dieu une connaissance logique, claire, certaine et objective faisait encourir le risque du scepticisme. La théologie s'était calquée sur le modèle logique de l'épistémologie. Je crois que sur le long terme, le problème était la perte d'une métaphysique chrétienne fondée sur l'analogie, c'est-à-dire l'idée que tout sur terre est plus ou moins un reflet du divin. L'idée que nous sommes des corps incarnés dans le monde, pas des spectateurs détachés et que nous pouvons avoir une connaissance intuitive des choses.

Est-il possible de proclamer le retour d'une éthique de la vertu dans un monde où le relativisme est si fermement enraciné dans les mentalités?

Si on est chrétien, alors on est fermement convaincu qu'il existe un fond de morale commune. Il y a je crois une révolte instinctive et populaire contre un libéralisme moral extrême. Par exemple, certaines revendications de minorités sexuelles qui réclament l'abolition de la différence entre hommes et femmes et la tentative de dissoudre cette différence dans une identité «transgenre» heurte profondément le sens commun. On voit là les limites du relativisme. Bien sûr il est difficile d'argumenter contre la logique même de la théorie du genre, mais il est possible par exemple de pointer les contradictions d'un discours hyper relativiste. Par exemple, le discours sécularisé a beaucoup de mal à établir une frontière entre ce qui relève d'une nature donnée ou du choix.

On le voit dans le discours «transgenre» qui oscille entre une vision de la sexualité entre pur déterminisme («je suis né comme ça») et pur choix («je choisis mon orientation sexuelle»). Cette contradiction apparaît aussi chez les féministes qui défendent l'idée d'une solidarité entre les femmes tout en niant l'idée d'une féminité naturelle qui serait pourtant le liant de cette solidarité. Ce dualisme de la postmodernité, qui distingue entre un pur déterminisme d'un côté, et une pure volonté de l'autre, mène à une impasse. Si on pousse les prémisses postmodernes jusqu'au bout, c'est le chaos. Mais heureusement la plupart des gens agissent comme s'ils avaient encore une morale traditionnelle. Nous utilisons tous les jours des arguments qui ne sont pas complètement démontrés. [...]

La démocratie toute seule n'est pas un bon régime?

Il doit y avoir un débat permanent, non sur ce que les gens veulent, mais sur ce qui est intrinsèquement bon. La démocratie marche seulement si elle est un mode de gouvernement mixte: dans la tradition aristotélo- thomiste, nous pensons qu'un bon régime politique est un mélange de démocratie, d'aristocratie et de monarchie dans un sens technique. Il doit y avoir un rôle pour une élite engagée. Il y a besoin d'une fonction monarchique dans le pouvoir, qui incarne le long-terme et la continuité politique, mais aussi la nécessité de l'urgence et de l'exception. Même dans les temps les plus démocratiques, chaque pays a son leader: c'est un fait remarquable, une permanence qui a su résister à la modernité. Mais je pense aussi qu'il faut renouveler les formes locales et informelles de démocratie participative. Tout le monde devrait avoir un rôle dans son quartier, sa rue, son village, son lieu de travail. Dans l'Angleterre médiévale, une personne sur dix avait une sorte de rôle représentatif, aussi minime soit il: vous pouviez être le «gardien de la bière» de votre village. Contrairement aux apparences, le Moyen-Âge était peut-être plus démocratique qu'aujourd'hui, dans le sens où les gens avaient plus de prise sur la vie ordinaire!"

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

21:52 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L’évêque et les Identitaires, par Caroline Parmentier

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Alors que le porte-parole de Génération Identitaire Romain Espino a été la cible de toutes les attaques politiques, médiatiques et d’un déferlement de haine sur les réseaux sociaux, alors qu’il a été menacé de mort et dénoncé jusque sur son lieu de travail, l’évêque de Gap arrive à la rescousse… des migrants.

Après l’opération « Stop Migrants Alpes » au col de l’Echelle (Présent du 24 avril), des internautes ont révélé publiquement l’identité de Romain Espino ainsi que son travail : employé du Crédit agricole. « Conseiller financier la semaine. Chasseur de migrants le week-end », a ainsi tweeté le conseiller municipal de Saint-Denis, Madjid Messaoudene. La Ligue de défense noire africaine (LDNA) s’est rendue sur le lieu de travail de Romain Espino pour réclamer son licenciement. Un de leurs activistes à la dégaine de gros gangsta-rappeur, répondant au nom de Gucci IG, a vociféré au siège du Crédit agricole, à Montrouge, terrorisant et injuriant les guichetières.

« La Blanche à l’accueil doit aussi faire partie de l’extrême droite », a-t-il éructé, l’accusant de lui avoir « mal parlé ». La vidéo prise par lui-même sur Facebook est ahurissante, le personnel et les vigiles du Crédit agricole dans leurs petits souliers tandis que le raciste anti-Blanc (le seul racisme toléré et approuvé par les bobos et les médias) multiplie les provocations et les menaces.

En renfort des assoces, des ligues et des activistes qui soutiennent l’immigration illégale et les passeurs, il ne manquait plus qu’un évêque. Il s’est manifesté en la personne de Mgr Xavier Malle, évêque de Gap et d’Embrun (Hautes-Alpes). Il appelle à « la solidarité nationale » pour l’accueil des migrants dans les Alpes, dénonce une « opération de communication » de la part du « groupuscule d’extrême droite » et exhorte à ne pas « instrumentaliser les migrants ».

Dans une hallucinante démonstration au nom de l’Evangile et de la doctrine sociale de l’Eglise, Mgr Malle part à l’assaut des « idées reçues » comme le fameux « appel d’air », les « migrants économiques » ou « la délinquance et le chômage » : « Il n’y a aucune délinquance de la part des mineurs migrants que l’on accueille dans les paroisses et au Secours catholique à Gap et à Briançon », affirme-t-il. « Ils ont tellement souffert qu’ils sont des mineurs mûrs et responsables. » Qu’il aille expliquer ça aux milliers de femmes victimes d’agressions sexuelles massives lors du réveillon de Cologne et depuis ! « Pourquoi ne peut-on les prendre au lycée dès leur arrivée, même pour peu de temps ? », demande encore l’évêque. Qu’il aille expliquer ça aux professeurs qui s’arrachent les cheveux avec les CLA (élèves en classe d’accueil) extrêmement difficiles à gérer et pénalisantes pour les autres élèves même en petit nombre. Les parents des enfants dans les collèges publics en savent quelque chose, lui pas !

Dans la droite ligne du pape, c’est au suicide français que nous appelle ce bon pasteur : « En servant ces mineurs non accompagnés, c’est Jésus que nous servons. […] Il nous faut passer à une seconde phase. Tout en continuant l’accueil d’urgence, il nous faut préparer l’intégration dans notre société de ces mineurs, dont la plupart vont rester en France. Cela passe par la culture, la littérature, la langue, tout ce qui fait notre civilisation, avec ses racines chrétiennes et la présence de toutes les religions, dans le cadre des valeurs partagées de notre pays. »

Cette assimilation à l’envers, cette dilution des valeurs et des modes de vie français et européens dans le vivre-ensemble, puis dans le communautarisme musulman, c’est exactement ce contre quoi Génération Identitaire lutte tous les jours. Ils sont la jeunesse de France qui se bat.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 27 avril 2018

https://fr.novopress.info/

Le samedi Politique avec Michel Drac : Macron - Trump : entre coup de com' et coup de grâce

LIVRAISONS DE S-300 RUSSES À DAMAS, OU LA SUBTILE DIPLOMATIE DE POUTINE

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La Russie a annoncé, il y a quelques jours, la livraison de missiles sol-air S-300 à l’armée syrienne. Au premier abord, cette nouvelle est logique : face à la dernière agression américano-franco-anglaise contre la Syrie, le Kremlin décide de renforcer la défense aérienne de son allié afin de décourager toute nouvelle tentation belliqueuse.

La défense anti-aérienne de la Syrie n’est, certes, pas catastrophique, comme l’a prouvé la destruction en vol de plus de 70 des missiles américains lancés vers Damas et Homs. De plus, chacun a encore en mémoire la destruction d’un F-16 israélien en février dernier à la suite d’un énième raid en Syrie de l’aviation de l’État hébreu. C’était la première fois depuis trente ans qu’Israël perdait un avion.

Depuis, celle-ci ne s’y est d’ailleurs plus risquée et la dernière attaque contre une base syrienne s’est faite depuis le Liban, l’aviation israélienne se gardant bien de s’aventurer à nouveau dans le ciel syrien. On notera, à ce propos, que ces violations répétées de l’espace aérien de ses voisins par Israël n’émeuvent pas beaucoup les pays occidentaux : il semble aujourd’hui acquis qu’Israël se situe au-dessus du droit international.

La livraison de ces S-300 est, en fait, une vieille histoire. Voilà plusieurs années que Damas les espère et qu’Israël les redoute. C’est, d’ailleurs, à la demande de l’État hébreu que Poutine a accepté à plusieurs reprises d’en différer la livraison. La diplomatie de Poutine est très différente de celle du monde occidental, qui ferait bien parfois de s’en inspirer : pas de leçons de morale et les dirigeants ne sont pas classés en bons et en méchants ; il y a des alliés que l’on ne lâche pas, mais on parle avec tout le monde, même à ceux qui attaquent son allié. Nous sommes loin des postures idéologiques des Américains et des Européens.

Mais, aujourd’hui, la donne a changé et cette annonce est une réponse envoyée à la coalition. Que les Occidentaux continuent à prendre pour argent comptant toute provocation d’attaque chimique en Syrie doit engendrer une parade. Il serait, d’ailleurs, intéressant de savoir qui finance ces fameux Casques blancs, toujours présents dans les grands moments de manipulation et parfaitement relayés par les médias occidentaux.

Cela étant, ce n’est pas Poutine lui-même qui a annoncé cette livraison, ce qui signifie qu’un différé est encore envisageable.

Un autre élément important est à noter : les bases russes de Tartous et Hmeimim sont dotées de missiles S-400, extrêmement performants. Il n’a jamais été question que les bases syriennes en soient dotées : les Israéliens en feraient un casus belli et, donc, les Américains aussi. Avec les S-300, nous sommes à la lisière.

Poutine sait jouer aux échecs mais ne veut mettre personne mat – hormis les islamistes, bien sûr. C’est grâce à cette subtile diplomatie qu’il est aujourd’hui le seul chef d’État qui peut parler avec tous les acteurs du dossier syrien.

http://www.bvoltaire.fr/livraisons-de-s300-russes-a-damas...

Noisy-le-Sec (93) : le Parti de la France honore la seule statue de Jeanne d'Arc de la Seine-St-Denis

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1905452216.jpgLe Parti de la France de Seine-St-Denis, dirigé par Laurent Spagnol, a donc honoré dimanche après midi la Sainte de la Nation. Laurent Spagnol a prononcé à cette occasion un discours offensif visant à mobiliser les forces conscientes du département. Nous vous en  livrons ici quelques extraits :  

En ce jour, nous rendons hommage à notre Sainte Jeanne d’Arc, qui a donné sa vie afin que la France maintienne intacte son prestige face à l’envahisseur anglais. (...)

Le combat qui nous attend, n’est pas un combat désespérer, au contraire. Le peuple français souffre, se sent abandonné, mais il n’est pas seul. Nous luttons et souffrons à ses côtés, comme l’a fait en son temps, le Maréchal en 1940.

La Victoire, ne peut être obtenu, qu’en luttant, main dans la main, mais jamais nous ne baisserons les bras devant l’envahisseur. Nos aïeux, nous ont montré l’exemple, suivons leur trace et redonnons à la France son prestige.

Terre chrétienne, elle est, Terre chrétienne elle restera. Pour que vive la France éternelle. On est chez nous.

Invité par le Pdf 93 pour la circonstance à conclure cet acte hautement symbolique, Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, félicita les militants pour cette courageuse initiative qui, espérons-le, marquera une nouvelle étape dans le processus de reprise en main du département par les nationaux.

Il donna enfin rendez-vous à tous mardi matin, 1er mai à 11 h, Place des Pyramides à Paris avec Jean-Marie Le Pen et Carl Lang pour le traditionnel dépôt de gerbe aux pieds de la statue parisienne de Jeanne d'Arc.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Les nouveaux amis de Jupiter

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6a00d8341c715453ef0223c846b575200c-320wi.jpgLes zigzags de la diplomatie parisienne donnent de plus en plus le tournis.

Le 29 mars l’Élysée recevait une délégation venue de Syrie composée de responsables militaires kurdes et de leurs alliés des FDS. En cette occasion, Jupiter assurait, dans la situation dramatique consécutive à la prise d'Afrine, 11 jours plus tôt, par l'armée d'Ankara les Kurdes syriens du soutien de la France.

À ce mot "soutien" les facétieux typographes du quotidien Le Monde affectaient des guillemets et le lecteur curieux pouvait être amené à se demander pourquoi(1)⇓.

Le 30 mars, au lendemain de la rencontre Ankara rejetait avec mépris "tout effort visant à promouvoir un dialogue, des contacts ou une médiation entre la Turquie et ces groupes terroristes".

Or, deux semaines plus tard le 14 avril, les frappes occidentales en Syrie faisait fléchir, sinon réfléchir, l'orgueilleuse héritière de la Sublime Porte. Car, dans la matinée qui suivit, celles-ci furent jugées à 8 h 35, appropriées par la Turquie. Officiellement, et sans doute habilement, le communiqué du ministère turc des Affaires étrangères saluait même "cette opération qui exprime la conscience de l'humanité tout entière etc."

Un peu plus tard, à 12 h 15, le porte-parole du Parti de la justice et du développement, l’AKP, parti fondé et toujours dirigé par Recep Tayyip Erdogan, révélait sur les écrans de CNN Turquie que le gouvernement d'Ankara avait été informée avant le lancement de l'opération.

Depuis des mois, la diplomatie turque s'est furieusement lancée dans une rhétorique anti-occidentale. Le 14 avril, elle semblait pourtant avoir opéré un total revirement, au nom sans doute de ce qu'elle appelle "la conscience de l'humanité tout entière". À l'évidence, la raison la plus probable de cette nouvelle position découle de l'obsession anti-kurde de Recep Tayyip Erdogan.

Celui-ci, 15 jours plus tôt, ne s’était pas seulement dit "peiné par l’approche totalement erronée" de la France, il avait manifesté sa colère dans un virulent discours et invectivé Jupiter : "Qui êtes-vous pour parler de médiation entre la Turquie et une organisation terroriste ?" Les médias inféodés au régime turc mettaient dès lors en avant les déclarations kurdes sur un soutien militaire français dans la zone de Manbij.

Pour Paris comme pour Washington, prolonger et consolider la lutte contre l’Organisation État islamique en Syrie tout en ménageant les intérêts d’Ankara reste donc une gageure.

Or, dans la soirée du 14 avril, on apprit à 21 h 15, que le président français souhaitait désormais intensifier la concertation avec la Turquie en vue d'une solution politique pour la Syrie. L'Élysée indique qu'Emmanuel Macron a appelé le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Un tel changement total de perspective fait donc d'autant plus problème que le sang des soldats des forces spéciales de l'Armée française est en cause.

Le quotidien Présent, qu'on ne cite jamais dans les revues de presse bien élevées, pouvait se donner libre cours. Et de souligner, sous la plume perfide d'un chroniqueur signant Philéas Fogg : Notre cher président souhaite "intensifier" la "concertation" avec la Turquie en vue d'une "solution politique" pour la Syrie. "Avec Erdogan, conclut l'impertinent journal, un homme qui s'est fait construire et a inauguré en 2014 un palais plus grand que le château de Versailles, et qui s'est fait octroyer en 2017 plus de pouvoirs constitutionnels que n’en a jamais eus Napoléon, Jupiter se sentira sans doute en bonne compagnie." (2)⇓.

Osons aller dans le sens de ce court commentaire, et de préciser les deux réalités, franchement inquiétantes quant à l'évolution du régime d'Erdogan, et auxquelles il fait allusion. Le Palais Blanc d'Ankara, Ak Saray, a été officiellement inauguré par Erdogan en tant que nouvelle résidence officielle du chef de l'État le 29 octobre 2014. Il est situé à dans le quartier autrefois forestier de Beshtepe. Sa construction aura coûté 491 millions d'euros. Erdogan justifie sa décision en déclarant que le palais qu'il occupait alors qu'il était Premier ministre était infesté de cafards. On peut légitimement parler à ce sujet de folie des grandeurs, cette nouvelle résidence s'étendant sur 200 000 mètres carrés(3)⇓.

Sans parler du bon goût respectif d'Erdogan et de Louis XIV, on peut retenir que l'ensemble du château de Versailles ne s'étale « que » sur 63 000. On se souviendra aussi de ce qu'en 1715, sur son lit de mort, le Grand Roi avouera à son arrière-petit-fils et successeur Louis XV "j'ai trop aimé la guerre et les bâtiments."

Quant à la comparaison avec Napoléon, les conséquences de la réforme constitutionnelle de 2017, entérinée par référendum gagné de justesse, fraudes électorales à l'appui, n'ont peut-être pas été appréciées à leur juste mesure. Le texte adopté il est vrai avait été approuvé par 338 députés, dont ceux du parti des Loups Gris, sur 480 suffrages exprimés.

Les formes de la démocratie avaient donc été respectées ce qui, sans doute, a rassuré bien des observateurs. À peine ceux-ci auront-ils retenu le résultat en demi-teinte n'accordant à la réforme d'Erdogan qu'une courte majorité de 51,41 % des suffrages exprimés, avec probablement pas mal de fraudes.

Le fond se révèle plus inquiétant encore. Les électeurs devaient approuver ou rejeter en bloc le projet. Or, celui-ci ne comportait aucun exposé ou préambule d'ensemble. Impossible de l'interpréter sans une étude fouillée. Ainsi la suppression du poste de Premier ministre, disposition dont on mesure l'importance, n'était précisée nulle part.

Comme souvent dans les textes technocratiques, les électeurs n'étaient en présence que d'une fastidieuse énumération des mots, des phrases ou des expressions à supprimer ou à rajouter par rapport à la constitution de 1982.

Jusqu'alors, en effet, la Grande Assemblée nationale détenait le pouvoir suprême et le gouvernement pouvait être soumis à une motion de censure. Cette disposition fondamentale de la démocratie parlementaire – le pire des régimes à l'exception de tous les autres, disait Churchill – disparaît. Désormais le président pourra dissoudre l'Assemblée à sa guise et convoquer des élections anticipées.

L'article 101 de la constitution spécifiait : "Si le Président de la République élu était membre d'un parti ou de la Grande Assemblée nationale de Turquie, il voit ses liens avec son parti rompus et perd sa qualité de membre de l'Assemblée". Désormais, il sera le chef de son parti et en nommera les candidats. Il disposera d'un droit de veto sur la promulgation d'une loi. Il préparera le budget. Il nommera les hauts fonctionnaires et présidents d'institutions essentielles. Sans contreseing ministériel son contrôle sur l'économie deviendra considérable. L'article 8 de la nouvelle version de la constitution, se réfère aux régimes présidentiels, mais il n'en adopte plus la séparation des pouvoirs.

Alors que l'article 8 spécifiait : "La fonction et le pouvoir exécutif sont exercés par le président de la République et le Conseil des ministres", mais l'expression "Conseil des ministres" disparaît dans la nouvelle rédaction. Dans tous les autres articles de la constitution, les attributions du Conseil des ministres sont transférées au président, et à lui seul.

Oui le rapprochement de Jupiter avec cet autocrate, régnant sur 80 millions de Turcs, devrait interpeller tous les défenseurs des droits et des libertés. En existe-t-il un dans la salle ?

JG Malliarakis 

Apostilles

  1. cf. Le Monde du 29 mars. 
  2. cf. Présent n° 9099 du 25 avril 2018. 
  3. cf. l'article Le nouveau palais présidentiel d'Erdogan « le grand » publié le 29 octobre 2014 dans Le Figaro par Nare Hakikat qui peut écrire : "Tout est conforme à la folie des grandeurs qui caractérise les projets lancés par Erdogan: s'étendant sur 200.000 mètres carrés, construit dans le style néo-seljoukide et possédant 1000 chambres ultraluxueuses, le nouveau palais aurait coûté plus de 350 millions de dollars. Cet édifice géant, qui aurait dépassé en terme de grandeur les palais ottomans, rappelle les constructions imposantes et inévitablement kitsch des régimes totalitaires."

Lien FB de l'insolent

http://www.insolent.fr/

Question : Pourquoi la majorité des Français continuent-ils à voter pour les partis imigrationnistes ? Réponse : Parce qu’ils ont peur…

Chronique de Paysan Savoyard

(n°198 – avril 2018)

Une large majorité des Français de souche européenne sont opposés à la poursuite de l’immigration, les études et sondages le montrent depuis plus de 20 ans (voir notamment pour la seule année 2018 iciici, ici, ici, iciici et encore ici). Ces mêmes Français pourtant votent encore majoritairement pour les partis immigrationnistes. C’est ainsi que M. Macron a obtenu en 2017 un nombre de voix double de celui de Mme Le Pen. Comment expliquer cette situation paradoxale ? Et comment conduire les Français à adopter une attitude plus cohérente et à réagir enfin, par leur vote, à l’invasion qui menace de les faire disparaître ?

Si les Français votent encore majoritairement pour les partis immigrationnistes c’est avant tout par peur de la violence et de la guerre

La plupart des Français souhaiteraient que l’immigration s’arrête. Ceux qui, au nom de l’idéologie des citoyens du monde, approuvent l’invasion de l’Europe sont peu nombreux. Si l’on proposait aux Français d’être par un coup de baguette magique débarrassés de l’immigration du jour au lendemain, presque tous applaudiraient avec enthousiasme. Pourquoi dans ces conditions continuent-ils malgré tout à voter en majorité pour les partis immigrationnistes ? La médiocrité de la candidate du FN lors des deux dernières élections explique certes une partie du phénomène. Mais là n’est pas selon nous l’essentiel. Si la majorité des Français continuent à voter pour les partis immigrationnistes c’est avant tout parce qu’ils ont peur de la violence et de la guerre. Ils jugent qu’une politique anti immigration déclencherait nécessairement des violences, des affrontements, le chaos, la guerre même, et ils s’y refusent, préférant à tout prendre subir l’immigration et ses effets.

Lire la suite sur LES CHRONIQUES DE PAYSAN SAVOYARD

Les associations se mobilisent pour aider les migrants à obtenir l’asile en France

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Fonctionnaire retraité ayant assuré un rôle important au sein du dispositif judiciaire entourant la demande d’asile en France, Robert Martin est théoriquement soumis à un devoir de réserve, nous avons donc respecté son anonymat en modifiant son nom. Néanmoins, face aux actions d’Emmanuel Macron et notamment à sa loi Asile et Immigration, il a décidé de nous communiquer plusieurs textes. Plusieurs textes très sérieux et documentés suivront cette première publication, plus légère et pratique, décrivant l’une des voies offertes aux migrants africains pour rejoindre l’Europe sans trop de difficulté.
Polémia

Des faux récits faciles à construire

Après beaucoup d’hésitations, un Sénégalais décide de rejoindre l’Europe pour fuir la misère et profiter des richesses françaises. Bien qu’hétérosexuel, il décide de jouer le rôle d’un homosexuel. En effet, le droit d’asile lui sera ainsi ouvert.
Pour rédiger son récit de demande d’asile à déposer devant l’OFPRA, il lui suffit de consulter sur le site de la CNDA la fiche Pays consacrée au Sénégal, puis, d’ouvrir la fiche « Orientations sexuelles » où il aura le choix entre 7 études sur la question.

Choisissant celle de l’OFPRA, il y trouvera en 14 pages de quoi bâtir un récit crédible, en y ajoutant même un (faux) certificat de mariage avec une jeune femme (sa copine, bien entendu) à qui il est fortement attaché (évidemment, au seul plan affectif).

S’il sait bien raconter ses angoisses, il pourra même se faire parrainer par une association française de défense des homosexuels africains et obtenir ainsi gratuitement un visa et un billet d’avion.

Une fois obtenu le statut de réfugié, il ne lui restera plus qu’à demander la venue de son « épouse » dans le cadre du regroupement familial.

J’exagère à peine…. En fait, il existe de très nombreuses sources sur internet qui permettent aux migrants de construire un récit d’exil particulièrement efficace, d’autant qu’il existe des instructions « officieuses » données aux membres des juridictions de la CNDA pour « interroger avec tact » les demandeurs d’asile pour préférence sexuelle.

Si les migrants s’y prennent bien, il y a pratiquement 100 % de réussite à la demande d’asile, pour peu que le demandeur bénéficie de l’aide d’un « coach » bénévole et bien formé qui saura le faire « répéter ». C’est là qu’entrent en jeu les associations d’aide aux migrants.

La professionnalisation des travailleurs sociaux chargés d’assister les migrants

C’est la raison pour laquelle « France Terre d’Asile » a créé un centre de formation pour les professionnels de l’aide aux migrants.
En 2016, cette ONG a formé 1 482 stagiaires. En 2017/2018 elle prévoit 60 formations dont une partie répondent à la problématique que nous venons d’énoncer : « Techniques de recherche en information sur les pays d’origine ».
D’autres sont hyper spécialisées sur un pays (« Répression politique et tensions sociales en Guinée Conakry », « Paix et guerre en République démocratique du Congo »…) ou sur une spécificité du récit dans une zone géographique donnée (« La vendetta à l’origine d’une demande d’asile » fait référence au « kanun » auquel les demandeurs d’asile d’Albanie font très souvent référence.

C’est ainsi que « l’aide à la constitution des demandes d’asile et du dossier OFPRA » fait l’objet de deux modules de formation.
Le Niveau I coûte 440 € totalement financés par la formation professionnelle et dure 2 jours (14 heures).

L’association caritative est totalement transparente sur ses objectifs :

« L’accompagnement juridique dont peut bénéficier un demandeur d’asile durant ses démarches augmente sensiblement ses chances d’obtenir une protection.
Il est donc essentiel pour le travailleur social chargé de cet accompagnement de maîtriser la constitution d’une demande d’asile et du dossier OFPRA en tenant compte de son cadre d’intervention (plateforme d’accueil, hébergement d’urgence, centre d’accueil pour demandeurs d’asile). Cette formation a pour objectif d’apporter les outils théoriques et pratiques afin de permettre aux professionnels d’accompagner de manière optimum les demandeurs d’asile dans la constitution de leur demande d’asile, la rédaction du dossier OFPRA et du récit de vie, et la préparation à l’entretien à l’OFPRA. »
Améliorer la qualité de l’information proposée et optimiser l’efficacité de l’accompagnement juridique du demandeur d’asile en étant en mesure de l’aider à constituer sa demande d’asile, à rédiger son dossier OFPRA et à le préparer en vue de son entretien à l’OFPRA en :
– Acquérant une méthodologie pour établir une demande d’asile individualisée et circonstanciée
– Apprenant à soulever les éléments de fait permettant de satisfaire aux conditions juridiques d’obtention d’une protection ainsi qu’à sélectionner et produire les preuves matérielles
– Sachant analyser le sens des questions posées devant l’OFPRA et la CNDA et y apporter des réponses crédibles
MOYENS & MÉTHODES PÉDAGOGIQUES
• Formation déclinée en modules comprenant une activité découverte, des apports théoriques, des mises en application (étude des cas, techniques d’entretien) et une synthèse
• Échange et analyse de situations pratiques à partir des situations professionnelles des participants
• Diffusion et remise d’un Powerpoint facilitant la prise de notes et un dossier pédagogique à caractère pratique (réglementation, exemples de récit de vie…)
• Visite d’étude à la CNDA
• Constitution du dossier de demande d’asile en vue de sa recevabilité
• L’établissement des faits : les déclarations du demandeur d’asile et les preuves matérielles
• La rédaction du récit de vie ou d’un complément de récit
• Oralité dans la procédure : entretien OFPRA et audience CNDA

Selon Wikipédia, « l’association France terre d’asile a un budget de 68,249 millions d’euros qui provient presque entièrement des subventions publiques (70% du ministère de l’Intérieur). »

Répondant à un article du Monde pointant du doigt les associations recevant le plus de subventions, France terre d’asile précise qu’elle ne reçoit pas de subventions, mais « des dotations en contrepartie de prestations réalisées dans le cadre de la mise en œuvre de politiques publiques ».
Elle emploie 902 salariés.
Fin 2013, par le biais d’une lettre anonyme, des accusations de détournement de fonds ont été portées à l’encontre de France terre d’asile et de son directeur général, Pierre Henry. L’enquête préliminaire menée par le parquet de Paris a depuis été classée sans suite. Deux plaintes contre X, une de la part du directeur général et une du comité d’entreprise de l’association, ont été déposées.

Robert MARTIN

Tribune reprise du site Polemia

https://fr.novopress.info/

Quand la Monarchie familiale anglaise donne à réfléchir pour la France...

La naissance d'un troisième enfant dans le foyer du prince William et de sa femme Kate a été largement médiatisée, et elle intervient dans un contexte favorable pour la Couronne d'Angleterre, juste avant le mariage du fils cadet du prince Charles et de Lady Diana avec une jeune femme, décrite comme « moderne » par les tabloïds anglo-saxons. Le vieux royaliste français que je suis constate, avec un brin d'amertume ou d'envie, qu'ainsi c'est la Monarchie anglaise qui, aujourd'hui, attire les regards et les sourires attendris, et qui semble susciter moins de ricanements que l'escapade et les embrassades américaines du président Macron. Sans doute, dira-t-on, les enjeux ne sont pas les mêmes, mais la présence d'un État au monde et sa crédibilité intérieure dépendent aussi beaucoup du « spectacle » de sa magistrature suprême, quelle qu'elle soit, ce que le républicain Régis Debray avait déjà souligné dans sa préface au livre d'Yves La Marck, « Monarchie et politique étrangère », préface qu'il faudrait toute entière retranscrire et commenter.

« La famille royale britannique n'est-elle pour rien dans les succès de longévité du Commonwealth, qui font réfléchir tant de partisans d'une Communauté francophone mondiale, cette famille d'orphelins épars, sans force car sans prestige ni représentation ? Le principe animal de l'hérédité, avec pedigrees et saillies sur contrat, comme fondement de légitimité, ne jette-t-il pas quelque noire lumière sur nos régimes d'opinion et les carences de stratégie internationale qui en dérivent ? » Effectivement, ces questions méritent d'être posées et d'autant plus aujourd'hui lorsque l'on constate la grande difficulté de la diplomatie française à trouver des soutiens, non seulement fiables mais fidèles, dans un monde de plus en plus instable et « balkanisé » ou, plus exactement, en pleine recomposition mondiale et redistribution des puissances et alliances : si les efforts du président Macron sont bien réels (même si on peut ne pas être toujours d'accord avec leur orientation), ils apparaissent souvent vains dans une Union Européenne qui ne partage pas la vision, toute française, d'une « Europe puissance » capable d'exister par elle-même. Même si l'actuel locataire de l'Elysée a bien intégré les mécanismes du spectacle d’État, il lui manque cet enracinement dans un terreau historique et familial qui fait la force de la Monarchie au Royaume-Uni, et cette inscription dans le temps « qui polit au lieu d'épuiser ».

Un autre intérêt de la Monarchie familiale, c'est sa capacité à rassembler et à rassurer, dans ces temps incertains : alors que se profile l'échéance d'un Brexit que ses partisans n'avaient pas sérieusement préparé (sans doute parce qu'ils n'y croyaient pas vraiment eux-mêmes) et que la classe politique britannique apparaît fort peu crédible pour assurer l'avenir, la Monarchie, par son calme et sa longévité, est bien le point de repère tout comme le trait d'union entre des citoyens si différents dans leurs choix et leurs identités communautaires. La Monarchie n'est pas la « fusion », elle est l'unité possible entre des particularités parfois mémoriellement antagonistes : le visage du nouveau bébé royal fait plus pour la paix civile que les grandes déclarations de principe des hommes politiques, qu'on le veuille ou non. Quand le socialiste Jean Jaurès évoquait « le charme séculaire de la Monarchie » (en était-il troublé ?), les images de la famille royale, celles de celui qui n'est, pour l'heure qu'un heureux père, deuxième dans l'ordre de succession et encore bien éloigné du moment de régner, démontrent à l'envi ce charme mystérieux et naturel au sens le plus fort de ses deux qualificatifs.

Le spectacle royal épargne à l’État britannique le discrédit total que pourrait lui valoir les errements de Mme May et les agitations europhobes comme « eurofolles ». Quand la politique parlementaire et ministérielle perd de son crédit, la Monarchie est la garantie de la pérennité de ce qui fonde la politique au-delà des calendriers électoraux et démocratiques : c'est dans les temps de difficulté pour le pays que la Monarchie est la plus importante et nécessaire sans participer elle-même aux débats ou aux divisions, comme le résumait un historien britannique qui expliquait qu'il n'y avait pas de Churchill possible sans un roi George VI...

Les diplomates français savent sans doute cela aussi, et M. Macron, qui connaît l'histoire, doit le ressentir un peu amèrement en constatant sa grande, sa douloureuse solitude de Chef d’État d'une République trop grasse et trop désabusée pour s'imaginer encore un destin. Au dîner d’État offert par Donald Trump aux époux Macron, une  fleur de lys ornait le menu officiel pour symboliser la France (Léon Daudet y aurait vu un heureux « intersigne ») : le jeune président français, qui connaît l'importance des symboles, a pu alors méditer, peut-être, sur « le malheur d'être en République quand on est la France »...

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Après un demi-siècle de campagnes contre l'immigration

6a00d8341c715453ef0224df2db5fb200b-320wi.jpgLe projet de loi Asile et Immigration de Gérard Collomb a donc été voté ce 22 avril dans la nuit, et il a ainsi passé l'étape, avec deux jours de retard sur la date prévue, de la première lecture à l'Assemblée. Adopté plus difficilement encore que les autres réformes par l'actuelle majorité, ce texte fait figure de marqueur. Il reflète, en effet, une coupure profonde de l'opinion européenne.

Pour autant que la vie parlementaire reflète effectivement le pays, les détails chiffrés du vote et du débat méritent d'être soulignés : 61 heures de paroles, dont près de 14 pour les députés de la droite et 8 pour les 17 mélenchonistes, Plus significatives encore, les défections et abstentions au sein des deux groupes macroniens battent les records : si l'on a souligné les votes hostiles au projet d'un élu LREM et d'un élu MODEM, on ne peut que s'interroger sur les refus de participer au scrutin de 99 inconditionnels théoriques du président Jupiter et de 8 parmi les 41 centristes affiliés au mouvement du maire de Pau. Sur 999 amendements déposés, 53 ont été adoptés.

Entériné par 228 voix contre 193 contre, il s'agit donc au total du texte le plus mal voté de l'ère Macron.

Au-délà de cette séquence législative hexagonale, on perçoit de plus en plus clairement, après un demi-siècle de campagnes, combien la question de l'immigration a pris une place centrale sur l'échiquier politique de notre Vieux Continent.

Partout en Europe, on voit en effet se développer des campagnes de protestation contre les excès de la vague migratoire. En 2015, la chancelière Merkel commit une erreur historique. C'est elle qui a ouvert à cet égard la boîte de Pandore. Elle, qui en 2011 avait proclamé la fin du modèle multiculturel en Allemagne, avait cru pouvoir quatre ans plus tard, imposer l'ouverture aux réfugiés des frontières de l'Europe. Or, son fameux "wir schaffen das" [nous y arriverons] du 31 août aura surtout déclenché des réactions de rejet dans la plupart des pays d'Europe centrale.

Chez elle, au sein même de la coalition conservatrice sur laquelle elle s'appuie, une coupure durable la sépare en fait, depuis lors, de la CSU bavaroise. Au président de ce parti, Horst Lorenz Seehofer, elle a été contrainte de confier le ministère de l'Intérieur. Le changement correspond au passage du concept de grande coalition à deux, avec les sociaux démocrates, à celui d'un gouvernement à trois partis, CDU, SPD et CSU. Pendant 70 ans cette formation avait été plus que l'allié, une sorte de satellite, sinon de succursale, de la CDU, de référence démocrate-chrétienne. Aujourd'hui, en tant que dirigeant non pas démocrate-chrétien mais chrétien-social, Seehofer se prononce ouvertement pour "une ligne politique plus dure"(1)⇓.

Tous les familiers de la pensée d'un La Tour du Pin, premier inspirateur de la série des grandes encycliques du catholicisme social savent, du moins je l'imagine, que celle-ci ne peut pas se confondre avec la descendance de Marc Sangnier aujourd'hui totalement digérée, en Europe, par les cercles de pouvoir(2)⇓

De façon tout à fait naturelle, les chrétiens-sociaux de Bavière se rapprochent désormais de partis conservateurs analogues, clairement hostiles à la politique d'immigration, et à ce qu'ils considèrent comme l'islamisation de l'occident. Puissamment représentés dans l'espace germanophones, ils s'appellent en Suisse alémanique, le Schweizerische Volkspartei, connu en France sous le nom d'Union démocratique du centre, et auquel sont attachés les noms de personnalités comme Christoph Blocher ou Oskar Freysinger ; en Autriche ils sont représentés par l'ancien Österreichische Volkspartei, rebaptisé en 2017 Nouveau parti populaire. Celui-ci présidé par Sebastian Kurz, désigné en décembre 2017, à la suite d'élections victorieuses, chancelier à la tête d'un pays si longtemps dominé par la sociale-démocratie.

Or, au plan européen, il est à noter que le Parti populaire européen, au sein duquel les conservateurs voisinent avec la mouvance démocrate-chrétienne, vient de prendre une décision clef, celle de maintenir en son sein l'appartenance du Fidesz hongrois, le parti de Viktor Orban, clairement opposé à Angela Merkel.

La droite, en France, du moins celle qui se dit aujourd'hui republicaine, et qui l'est hélas probablement, a récemment repris ce thème du frein à la vague migratoire. Elle le fait, depuis quelques temps, sous l'impulsion de Laurent Wauquiez, dont cette ouverture représente actuellement le seul espace de perspective politique, depuis la déroute de François Fillon en 2017(3)⇓

Ce n'est pas en France, par conséquent, que la campagne anti-immigration a pris son premier essor. En 1971 Ordre ouveau, le mouvement aux références très européennes, suscite une version française du National Front anglais, à l'enseigne de la Flamme tricolore du Mouvement Social Italien. Ce parti se lança à partir de 1972 dans l'arène électorale, où il piétina pendant quelque 10 ans. Ceci sans attacher au départ beaucoup d'importance à la campagne contre l'immigration.

C'est en Angleterre qu'elle avait vraiment commencé, il y a maintenant un demi-siècle, en 1968. Cette année-là, en effet, ce fut le 20 avril au congrès de Birmingham du parti conservateur, que le député Enoch Powell déclara notamment : "Si je regarde vers l'avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d'un sang abondant". De tels propos, venant du ministre de la Défense du shadow cabinet, deputé depuis 1950, provoquèrent un scandale énorme au Royaune Uni et sa mise à l'écart du parti conservateur. On s'empressant de surnommer "discours des flots de sang" cette référence à Virgile.

Jusque-là les campagnes anti-immigration avaient été menées par des groupements britanniques radicaux. L'un d'entre eux en 1967 était parvenu à surclasser les autres, sous l'appellation de National Front, un temps sous la sulfureuse direction de feu John Tyndall (1934-2005).

Ce n'est pas la campagne moralisante qui interrompit l'essor du National Front au Royaume Uni. Si pendant toute la période de 11 ans, de 1979 à 1990, où Thatcher a gouverné la Grande Bretagne, la prospérité, que ce pays avait retrouvée, attira encore des centaines de milliers d'immigrants, son Nationality Act de 1981 a tout de même mis fin à l'attribution automatique de la citoyenneté britannique aux ressortissants ressortissants des 53 pays du Commonwealth britannique(4)⇓

C'est cela et non la diabolisation qui a fait reculer le National Front et le réduire à une dimension groupusculaire.

JG Malliarakis 

Apostilles

  1. cf. son entretien donné au Spiegel daté du 21 avril : "Seehofer pour un cours plus dur"
  2. cf. Vers un ordre social chrétien 
  3. cf. l'entretien de Robert Ménard avec Yves Thréard sur le site du Figaro"Wauquiez ne gagnera jamais seul"
  4. cf. "Le Legs pragmatique de Margaret Thatcher notre chronique du 20 avril 2013. 

Lien FB de l'insolent

http://www.insolent.fr/

Entretien d’avril 2018 2/2 – Rivarol

5ème entretien rivarolien d’actualité politique pour la seconde quinzaine d’avril 2018 en présence de son directeur Jérôme Bourbon, interrogé par Florian Rouanet :

Sommaire séquentiel :

0:52 – Anniversaire des 50 ans de Mai 68.

11:03 – Interventions télévisuelles d’Emmanuel Macron.

19:50 – Retour sur le débat piteux de Marine Le Pen lors des présidentiels.

24:28 – Réussite des « Mémoires » de Jean-Marie Le Pen.

30:54 – Duo Trump-Macron contre la Syrie de Bachar Al Assad.

Quand Macron court seul dans son couloir

Devant la montée des mécontentements, Emmanuel Macron devait s’exprimer. Il a choisi de le faire à Ber’huis Dans le Perche pour aller à la rencontre de la France rurale. L’opération séduction à parfaitement fonctionné. Mais le président n’avait aucune annonce précise à faire.

Emmanuel Macron est contesté de toutes parts cheminots, infirmières, étudiants, retraités, paysans, automobilistes, sans compter les zadistes et leurs sympathisants, à Notre-Dame des Landes et ailleurs. Certains rêvent de la convergence des luttes. Lui ne pense qu'aux symboles qu'il va opposer à ceux qui doutent de son action il réfléchit à la bienveillance ostensible (jupitérienne) dont il va faire preuve en toutes situations.

Si l'on fait le bilan de l'échange d'une heure et quart qu'il y a eu entre Jean-Pierre Pernaut, sur TF1 le 12 avril, on est frappé de la faible marge de manœuvre dont dispose Emmanuel Macron, pour faire comprendre son action et la rendre éventuellement plus populaire. Le mot qui revient le plus souvent est « Je fais ce que j'ai dit que je ferai ». Manière de fixer dans le marbre son action d'aujourd'hui, en déclarant qu'elle a été plébiscitée au préalable, qu'elle est l'expression de la légitimité républicaine. Mais en même temps, cela explique que Macron et les macroniens n'aient rien à dire à ces contestataires de moins en moins inhibés qui se multiplient sur tous les fronts en ce moment. C'est habile, du point de vue d'une stratégie générale, mais cela ne permet pas beaucoup de souplesse dans les détails. Et à long terme, la souplesse dans les détails, c'est important.

Très finement, quoi que de façon bien abstraite le président qui n'est pas seulement le maître des horloges mais se veut aussi le gardien du temps, propose son interprétation des soixante dernières années et expose le socle qu'il projette d'installer pour le demi-siècle à venir. Voici le décompte pour les soixante dernières années, il y a d'une part les Trente glorieuses, ces années de prospérité nationales et internationales, avec de Gaulle et Pompidou et il y a d'autre part les trente dernières années (dans lesquelles il englobe ses deux prédécesseurs immédiats bien sûr et le double mandat de Jacques Chirac) durant ces années, à en croire notre Président, rien n'a été fait, pour adapter le modèle français au nouveau monde multipolaire dans lequel nous entrons. Macron prétend travailler pour les cinquante ans à venir, en rationalisant les structures et les institutions. Il en est convaincu sa politique est celle qui, prenant en compte le maximum de facteurs, apparaît comme celle de la raison, celle que l'on ne peut pas ne pas mener, celle qui est irréfutable.

La bienveillance pour toute réponse

Il a prévu à l'avance les objections. Les syndicats se plaignent qu'on ne les écoute pas ? On peut et on doit les écouter poliment. Mais pourquoi les entendre si peu que ce soit ? Lui-même, Jupiter ou Mercure, le roi des dieux ou le porteur de bonnes nouvelles, a tout compris il gère « notre projet-et-et », jusqu'au bout, avec une bonne volonté qui semble inépuisable. Les retraités ? « Je leur ai demandé un effort. Je leur ai demandé avec beaucoup de considération. Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille ». Sa réponse aux inquiétudes des communes rurales ? La bienveillance. Sa réponse aux états d'âme des catholiques ? La bienveillance encore et la considération en prime. La bienveillance est effectivement au principe de l'amitié politique. Mais elle n'accomplit rien. L'effectivité est nécessaire.

Et pour ce qui est de l'effectivité, Macron n'hésite pas à renvoyer chacun à ses responsabilités son discours est un discours de droite comme on n'en avait pas entendu depuis bien longtemps. Le gardien du temps pourrait dire « Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal ». Et il exhorte chacun « au travail et au mérite ». C'est qu’ « on ne peut se payer que ce que l’on produit ». Il a eu ce mot qui, le concernant, fait penser irrésistiblement à la fameuse anecdote du costume : À Lunel, en 2016, souvenez-vous, alors qu'il était encore ministre de l'économie, il avait laissé tomber devant les grévistes médusés « Pour se payer un costard, il faut travailler ». Le problème ? Ce bon sens indéniable ne suffit pas pour construire une politique qui soit vraiment pour tous.

L'enjeu de cette composition de lieu médiatique, à Berd'huis, dans le Perche, était, dans cette classe de CE2, de rejoindre ce qu'il est convenu d'appeler la France périphérique, celle qui, à travers le chômage de masse, la raréfaction des services publics, l'absence de perspective, se trouve facilement comme désocialisée, abandonnée par les élites, oubliée par tout ce qui semble compter dans son propre pays. Le message du Président montre surtout à qui l'écoute un peu attentivement que ce fameux nouveau monde n'est pas pour eux, tant il est vrai que « l'on ne peut se payer que ce que l'on produit » et que lorsque l'on habite en dehors de ces archipels de la nouvelle prospérité que sont les grosses agglomérations, lorsque l'on vit à l'écart des autoroutes de la communication, sauf talent ou créneau particulier, au prix où l'on vend le lait à la coopérative, on ne saurait produire assez pour se payer une vie simplement décente.

Alain Hasso monde&vie  19 avril 2018

La campagne d'Emmanuel Macron a bénéficié de cadeaux

6a00d83451619c69e20224e035af4b200d-800wi.pngLa Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) a relevé les promotions "d’un pourcentage anormalement élevé" de la part de la société GL Events, à qui Emmanuel Macron a loué plusieurs salles lors de ses meetings de campagne. Son patron, Olivier Ginon, est un proche de Gérard Collomb qu’il a côtoyé à Lyon.

La note du meeting du 10 décembre 2016 à la porte de Versailles a chuté de 9000 euros : certaines prestations ont été rabotées à -30%, -50%, voire carrément offertes. Ces ristournes aurait déjà démarré lors du meeting de la Mutualité le 12 juillet 2016. La location avait été offerte au candidat qui venait de lancer En Marche !. Le lendemain, la facture est abaissée de 15000 euros. Le patron de l’événementiel Olivier Ginon explique qu’il s’agit d’une "négociation commerciale habituelle". La commission a retenu cette justification. Selon Mediapart, François Fillon, qui travaillait avec la même société, n’aurait pas eu droit à de telles ristournes...

Gérard Collomb assure de son côté qu’il n’est pas intervenu dans les négociations tarifaires avec l’entreprise. Même discours du côté d’Olivier Ginon. Mediapart soulève que ces relations privilégiées entre Emmanuel Macron et GL Events durent depuis 2015, où, encore ministre de l’Economie, ce dernier avait proposé à Olivier Ginon d’animer un "comité stratégique de filière" censé proposer un contrat stratégique à la veille de l’organisation de l’Euro 2016 et de la candidature de Paris à l’organisation des JO 2024.

Selon le socialiste Jean-François Debat :

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/04/la-campag...

Il a entarté un député France insoumise : il s'explique. Coquerel ne l'a pas volé ! Ça ne l’a pas tué, ridiculisé, oui. Il suffit d'en rire

Cyriaque, membre de l'#ActionFrançaise, a entarté le député de la #FranceInsoumise #EricCoquerel. Il explique son geste.
Bien sûr Eric Coquerel ou tout membre de la France Insoumise est invité à répondre ou même à débattre avec Cyriaque !  

Cyriaque, membre de l #ActionFrançaise, a entarté le député de la #FranceInso... from Lafautearousseau on Vimeo.

Reportages Vincent Lapierre

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

Une pétition des Identitaires contre la suppression du délit d’aide à l’immigration illégale !

Pétition des Identitaires ici=> https://twitter.com/DefendEuropeID/status/990300593506930...

Un ex-chef de Daech se cachait parmi des immigrés

6a00d83451619c69e20224e035a7ee200d-800wi.pngLe 27 avril, Kasir al-Haddawi, un proche du chef de l'Etat islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, a été arrêté à Izmir à l’ouest de Turquie, alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un bateau de migrants syriens en direction de la Grèce.

Kasir al-Haddawi serait responsable du massacre de 700 civils à Deir ez-Zor, en août 2014. Les autorités turques pensent que cette arrestation aurait empêché une attaque potentielle au cœur de l'Europe...

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Et un trou de bouché dans la passoire, un!

LE FUTUR AVION DE COMBAT D’UNE EUROPE PUISSANCE FRANCO-ALLEMANDE

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Marc Rousset Boulevard Voltaire cliquez ici

Sous l’impulsion de Paris et Berlin, Dassault Aviation et Airbus ont scellé, le mercredi 25 avril, un partenariat afin de donner un successeur, en 2040, au Rafale, à l’Eurofighter et au Gripen suédois. Au salon aéronautique de Berlin, Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a pu affirmer : « Les deux entreprises veulent s’assurer que l’Europe conserve sa souveraineté sur ses futurs systèmes d’armes. » Il faut espérer que la préférence européenne pourra enfin jouer en matière d’armement.

Le SCAF (Système de combat de l’avion futur) est un système de systèmes, associant un avion de combat de nouvelle génération capable de concurrencer le F-35américain – en moins cher -, des drones volant en essaim, un centre de commandement, des missiles de croisière, des satellites de télécoms sécurisés et des relais au sol.

Dassault devrait être le leader du futur avion de combat en raison de son expérience et de son savoir-faire. L’avion franco-allemand aura une seule version avec des spécificités pour le porte-avions Charles-de-Gaulle et pour l’OTAN. Quant à Airbus, il pilotera le programme du futur drone de surveillance européen, baptisé Eurodrone. Pour connaître le succès, il ne faut pas des politiques irresponsables, mais un leader, du pragmatisme et l’efficacité industrielle. Pas question, selon Tom Enders, le président exécutif d’Airbus, de revivre « le cauchemar de l’A400M » ou celui du NH90, qui a davantage de versions que de clients.

En septembre 2016, il avait déjà été décidé – ce qui était tout un symbole – que le prochain fusil de l’armée française serait… allemand et qu’il remplacerait le célèbre FAMAS fabriqué à Saint-Étienne. Le fabricant allemand Heckler & Koch avait, en effet, pu faire une proposition très compétitive de 200 millions d’euros pour 102.000 fusils d’assaut. Le fusil HK 416F est la Rolls des fusils d’assaut, la meilleure arme au monde pour équiper l’armée française.

Selon la Cour des comptes, les programmes d’armements en coopération européenne n’ont pas toujours été des succès ; ils ont surtout permis de partager les frais de développement. Les tentatives avortées dans le domaine des avions de combat, dans les années 1980, des blindés dans les années 1990, ont amené la France à développer seule le Rafale, le char Leclerc et le véhicule blindé de combat d’infanterie.

Le plus grand succès, à ce jour, est celui des missiles du futur avec le maître d’œuvre français MBDA en coopération avec l’Italie et la Grande-Bretagne. L’avion de transport militaire A400M est un succès technologique mais il a déçu par ses retards, son coût beaucoup plus élevé que prévu et de nouvelles adaptations à faire pour les ravitaillements en vol, les largages de parachutistes et de palettes, etc. L’hélicoptère Tigre franco-allemand est, lui aussi, un succès technologique, mais trop coûteux, avec des charges d’entretien trop élevées. L’hélicoptère NH90 a surtout permis de partager les coûts entre la France et l’Allemagne, mais il existe en 22 versions et 60 standards pour 13 États.

Les frégates FREMM (France et Italie), elles, relèvent plutôt de la juxtaposition que de la coopération, avec quelques avantages pour les coûts. Quant au porte-avions franco-britannique, il a coulé en 2008, mais l’échec était prévisible dès le départ (atterrissage vertical des Britanniques). La France a engagé 200 millions d’euros en pure perte pour financer le porte-avions britannique et des études devenues caduques.

La France et l’Allemagne doivent donc joindre leurs efforts d’une façon pragmatique et efficace avec des leaders industriels pour bâtir ensemble une Europe puissance de l’armement, sinon les États européens finiront comme les cités grecques divisées face à Rome avec, en prime, au-delà de l’effondrement démographique et de la décadence des valeurs sociétales, une invasion migratoire semblable à celle des Barbares à la fin de l’Empire romain.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

M. BORLOO VEUT CRÉER L’ENA DES BANLIEUES : EUH, ON REVIENT SUR TERRE, LÀ ?

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Éric Zemmour a souligné l’exploit de M. Borloo qui, dans son rapport sur la banlieue, et dans les interviews qu’il a données dans la presse, a réussi à ne jamais prononcer les mots « immigration » et « islam » pour évoquer la situation dans les quartiers difficiles. Une performance en 2018, quelques semaines après les attentats de Carcassonne et de Trèbes, quelques jours après un nouvel embrasement du Mirail sur fond de burqa et de trafics, et au moment même où Bagnolet vit au rythme des règlements de comptes. M. Borloo peut concourir pour les Bobards d’or de l’an prochain, catégorie « bobards par omission ».

Puisque M. Borloo ne voulait pas voir cette réalité qui fâche, qui crève les yeux et qui – fait nouveau depuis qu’il fut aux commandes de la politique de la Ville il y a dix ans avec le succès que l’on voit – a fait des centaines de victimes depuis six ans, il lui fallait donc noircir des centaines de pages et trouver dix-neuf propositions (tiens, pourquoi pas vingt et une ?) en tapant ailleurs que dans le mille. Et il y est arrivé !

Recette facile, me direz-vous : prenez une vieille idée américaine – la discrimination positive -, une bonne critique démagogique de l’administration française – ah, les énarques, les concours… -, une louche de sociologie bourdieusienne et un moment d’extase devant « les chances pour la France » (« Nous passons à côté d’extraordinaires talents ou caractéristiques différentes de notre jeunesse et notamment des quartiers populaires ») et vous arriverez, comme M. Borloo, à ce nouveau projet.

Donc, parmi ses dix-neuf propositions, M. Borloo veut créer un nouveau concours de la haute fonction publique, concours « réservé » à 500 jeunes de banlieue, une « académie des leaders » qui leur ouvrirait l’accès aux grands corps de l’État. Rien que ça : une voie express de la cité au pilotage de la Cité depuis les palais nationaux !

Les critiques, nombreuses et fondées, n’ont pas tardé : quel périmètre pour les quartiers « populaires » ? Quid de l’égalité garantie par l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (« Tous les citoyens […] sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ») ? Car discriminer positivement certains, c’est en discriminer d’autres négativement. Le petit Français de sa zone rurale ou de son quartier pavillonnaire, loin des centres urbains ou des quartiers dit populaires, il aura droit à quoi, lui ? À l’amertume et à la révolte ? Donc, pour que cette mesure – inconstitutionnelle – devienne réalité, il faudrait modifier la Constitution. Certes, la Constitution en a vu d’autres, et le Conseil constitutionnel sait parfois avoir les idées larges, mais on voit mal le Président Macron, déjà en conflit avec le Sénat pour sa réforme des institutions, s’aventurer aussi sur ce terrain glissant.

En fait, on ne comprend toujours pas pourquoi M. Macron a fait appel à M. Borloo, ce rescapé de l’ancien monde, pour traiter le problème des banlieues en nous racontant des fariboles auxquelles plus personne ne croit.

Alexis Corbière, député de La France insoumise, en est venu, lui, à des idées bien plus claires : « Cette ville [= Bagnolet] a besoin d’un commissariat de plein exercice. » Si même cette gauche le demande, il serait peut-être temps d’appliquer enfin une véritable politique de droite, loin des « borlooseries » du dimanche, non ?

http://www.bvoltaire.fr/m-borloo-veut-creer-lena-banlieue...

29/04/2018

Flambée des violences sexuelles en France, en particulier à Paris

Selon Le Figaro, qui a obtenu copie des statistiques de la police pour le premier trimestre 2018, la France a subi une augmentation du nombre de viols et de cas de harcèlement de 15% sur le plan national. Le phénomène touche particulièrement Paris.

Les statistiques des violences sexuelles envoyées par la préfecture de Paris aux maires d’arrondissement, inquiètent. Dans la capitale, les viols et les cas de harcèlement sexuel ont en effet connu une hausse de 29% durant le premier trimestre 2018, selon Le Figaro, qui a pu obtenir le détail des chiffres. En trois mois, près de 608 infractions ont été constatées, contre 471 pour la même période en 2017.

Sur l’ensemble du territoire français, une augmentation moyenne de 15% des violences sexuelles a été recensée, ce qui représente près de 170 affaires de ce type par jour. Pour le premier trimestre de 2018, les faits de viols sont quant à eux passés de 4 264 à 4 805, soit une hausse d’environ 12% par rapport à la même période en 2017.

Contacté par le quotidien, Christophe Soullez, de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) estime qu’après l’affaire Weinstein ou #BalanceTonPorc, il y a désormais «des comportements moins acceptés qu’avant et donc plus souvent dénoncés». L’ONDRP estime par ailleurs que ces chiffres élevés sont le fait d’«une plus grande précision du logiciel de rédaction des procédures de la police nationale (LRPPN) qui permet de mieux définir dans quelle rubrique reporter l’infraction».

Néanmoins, au-delà de ces critères, un phénomène est bel et bien en hausse, selon Le Figaro, qui s’appuie sur les témoignages de professionnels de la sécurité : la banalisation de la violence sexuelle, «particulièrement dans certains quartiers où le statut de la femme reste un sujet épineux». Le quotidien ajoute notamment que «les experts de la sécurité publique ont alerté sur l’augmentation des viols, harcèlements et autres atteintes sexuelles dans le département de la Seine-Saint-Denis».

Source RT

https://www.patriote.info/actualite/securite/flambee-des-...

ILS NE VONT PAS MÉGOTER… SUR LES TAXES

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Notre ineffable « en même temps » chéri de ces dames, Paris Match en main, l’œil humide sous le casque du salon de coiffure, possède un talent exceptionnel et incontestable : recruter les collaborateurs les plus zélés et les plus doués pour l’exercice le plus en vogue de la Ve République : pressurer le peuple d’impôts et taxes divers et variés.

Lancés dans leur fuite en avant perpétuelle, en quête effrénée de ressources absentes, inaptes chroniques à freiner leurs exponentiels besoins, prisonniers d’une idéologie issue des Lumières, incapables du moindre processus inventif pour sortir d’un cercle vicieux, ils se sont condamnés au « taxage » et à l’imposition sauvage tous azimuts comme unique voie, unique possibilité, unique credo.

La perversité fondamentale d’une théorie ou d’un système politique, philosophique voire même métaphysique, poussé jusqu’à l’extrême en révèle, in fine, l’absurdité, voire le comique.

Ainsi certains qui prétendent (excusez le franglais so cool dans le texte !) « make France great again » en posant leurs escarpins vernis dans les pas des rangers taille 50 de la Trompette US en sont réduits, pour remplir les poches percées de l’État (pas des leurs, rassurez-vous) à mégoter au point d’inventer une taxe sur les mégots.

Si, si ! « Ils » envisageraient (sérieusement) d’instaurer une nouvelle taxe sur le paquet de cigarette, soi-disant destinée à compenser le coût « écologique » du ramassage des mégots.

L’inventivité dans la stupidité et le cynisme des politiques tend désormais vers l’infini…

« En même temps », l’inénarrable Borloo, éternel revenant, accouche d’un rapport sur les banlieues (le 14e sous la Ve !) concernant les meilleurs moyens de jeter l’argent du contribuable par la fenêtre en ripolinant nos citées de non-droit tombées sous la coupe à la fois du trafic de drogue et de l’islamisme le plus radical.

Copier–coller des précédents, il préconise, pour venir à bout des « problèmes des banlieues », de déverser cinq milliards (de vos poches, pas des siennes!) dans la réfection des immeubles, la création de nouveaux centres sportifs et culturels et autres dispendieuses billevesées, tartes à la crème d’un système laxisme républicain dans tous ses états…

Le pays, déjà étranglé par le coût faramineux de l’immigration clandestine et légale, se devrait donc de financer cette dernière folie dont l’inefficacité a déjà sacrifié vainement cinquante milliards du contribuable français sur l’autel des théories soixante-huitardes, fruits malsains de cerveaux gauchisés.

Coûteux et inutile, certes, mais qu’importe, le « céfran » qui travaille, ce « Gaulois haïssable », sera une fois encore pressé comme un citron… Acheter « la paix sociale » n’a pas de prix. Les banquiers détestent les conflits sociaux et les émeutes : c’est mauvais pour la finance. Et puis « ceux qui ne sont rien » seront juste un peu moins que « rien », ce qui n’est pas grand-chose, en somme…

Il me revient, du temps de mes études de latin, cette phrase de la célèbre plaidoirie de Cicéron, en 63 avant Jésus-Christ, pourfendant Catilina, gouverneur corrompu et concussionnaire qui écrasait ses administrés d’impôts injustes et complotait contre Rome :

« Quousque tandem abutere Catilina patientia nostra ? » (« Jusqu’à quand Catilina abuseras-tu de notre patience ? »).

Aujourd’hui, 2081 ans après, ce monument intemporel d’éloquence devrait résonner comme une question mais aussi une promesse dans tous les foyers français, car Catilina prit la fuite et fut finalement mis à mort le 5 janvier 63…

La rapine et l’exploitation du peuple ne restent donc pas toujours impunies, mais qui sera notre Cicéron pour dénoncer nos Catilina, et quel Sénat pour l’écouter ?

http://www.bvoltaire.fr/ne-megoter-taxes/

En finir avec la droite honteuse : l’immigrationnisme doit être criminalisé

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Par Romain d’Aspremont, consultant dans l’industrie de Défense ♦ L’offensive médiatique s’abat sur Laurent Wauquiez, suite à ses soi-disant « intox » sur la politique migratoire du gouvernement. Les critiques formulées par Wauquiez ne sont pourtant que des piqûres de moustiques, qui attaquent le Grand Remplacement par le petit bout de la lorgnette : le regroupement familial offert aux clandestins. Le contraste est de plus en plus saisissant entre la montée en puissance de l’hostilité islamiste et l’attitude timorée de l’homme de droite.

Cette faiblesse ne provient pas d’une situation minoritaire intimidante, mais d’un manque de conviction : non pas dans la justesse de sa cause, mais dans le caractère moral de celle-ci. Si le gauchiste est persuadé d’incarner le camp du Bien, l’homme de droite pense, au mieux, incarner le « bon sens » populaire. Or le « bon sens » ne pèse pas bien lourd face au Bien.
Comment inverser cette situation ?

1/ Criminaliser l’immigrationnisme

Chaque débat doit devenir l’occasion de faire le procès des immigrationnistes :
« Votre politique est porteuse de mort, faisant de vous les co-responsables du massacre de nos femmes et de nos enfants. Ces morts compte-t-ils si peu à vos yeux pour que vous défendiez avec autant d’ardeur le regroupement familial et le droit du sol ? Mieux que personne vous savez les drames humains qu’entraînent votre politique criminelle. En 1970 nous aurions pu vous laisser le bénéfice du doute; en 2018, le verdict est sans appel : vous êtes coupable, et récidiviste. »
« Les attentats ne sont que la partie émergée des conséquences de votre politique. Le reste, ce sont les meurtres de rue, les agressions, les viols. Vos moyens financiers et vos choix de résidence vous permettent de vous en prémunir, tout en traitant de racistes les Français qui accusent de plein fouet la réalité migratoire. »

2/ Nous sommes le Camp des Saints

Nos adversaires mentent en conscience, ce qui suffit à les condamner sur le plan moral. Il nous faut cesser de minimiser leurs mensonges sur l’immigration : tout mensonge sur ce thème doit devenir synonyme de suicide politique.
La vérité est notre alliée, mais nous nous excusons presque de la formuler. Aussi devons-nous être les plus rigoureux possible, statistiques à l’appui.
Dénoncer leur duplicité : « Vous prétendez que l’immigration est une chose positive, mais vous vous gardez bien d’aller vivre dans les quartiers immigrés. Voilà qui empeste le mensonge [trouver des équivalents de leur “nauséabond”]. »
Leur faire honte : « Vos mensonges feraient sourire s’ils ne faisaient tous les jours couler du sang. »
S’ils se refusent à admettre l’étendue de la menace : « François Hollande lui-même a affirmé que des pans entiers du territoire étaient inscrits dans une processus de partition. Ses déclarations prouvent que votre camp n’a jamais cessé de mentir ouvertement aux Français, œuvrant à leur cacher une réalité dont vous étiez parfaitement informés. »
S’ils se résignent à l’admettre : « Vos aveux sont extrêmement graves. Vous reconnaissez avoir conscience de la menace liée à l’immigration musulmane, mais vous continuez de la mettre en œuvre. Les familles des victimes de VOTRE politique veulent savoir : êtes vous un LÂCHE, ou êtes vous un TRAÎTRE ? »

3/ Un discours-électrochoc

Il faut cesser de présenter l’immigration comme n’étant qu’une nuisance à gérer, des flux à maîtriser ou à tarir, mais la décrire pour ce qu’elle est : une apocalypse civilisationnelle.

Romain d’Aspremont 27/04/2018

Source : Correspondance Polémia – 22 avril 2018

Crédit photo : Alain Juppé, par Florencecassisi [CC BY 4.0], via Wikimedia Commons

https://www.polemia.com/en-finir-avec-la-droite-honteuse-...

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°506

Les islamistes veulent faire de la France un pays musulman

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Didier Bloway, Riposte laïque cliquez ici

Après des années d’hésitation et de blocage, il est enfin devenu licite de désigner les “terroristes” qui nous persécutent : ce sont des “islamistes”. Une victoire de la vérité qui recouvre en fait un gros mensonge. Ce ne sont pas les islamistes qui sont en train de nous coloniser, c’est l’islam. Les islamistes ne sont que la pointe de la flèche.

La plupart des musulmans sont bien sûr des gens paisibles et pacifiques, mais les dirigeants des organes officiels qui les représentent cachent de moins en moins leur but réel : faire de la France – et assez vite, d’ici vingt à trente ans – un pays musulman. Il suffira de citer le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, réputé des plus modérés, qui trahit sa pensée profonde en déclarant qu’il faut transformer en mosquées les églises plus ou moins oubliées des fidèles (15 juin 2015).

Inutile de parler de complot, d’on ne sait quel chef ou organe mondial planifiant l’occupation et la prise de pouvoir, il suffit d’un objectif commun et d’une entente tacite. Tous ceux qui ont des yeux pour voir savent que les musulmans ont pris le contrôle de nombreux clubs sportifs, et notamment dans la discipline la plus populaire, le football. Mais leur présence est aussi grandissante dans de multiples associations, parents d’élèves, colocataires, et dans le secteur social d’une manière générale, sans compter naturellement les conseils municipaux.

La question n’est pas de se livrer à une critique fondamentale de l’islam. Dans les nombreux pays où cette religion est dominante de longue date, c’est aux populations de ces pays de décider si elles veulent rester sous son autorité ou s’en délivrer. Mais en Europe, et particulièrement en France, rien ne justifie ni ne rend souhaitable que cette religion s’impose pour se substituer à nos croyances et à nos usages.

Si l’islam est une religion, c’est surtout une pratique. On n’y trouve guère de spiritualité, en tout cas dans son expression courante, mais on y voit à l’oeuvre une doctrine politique et sociale, visant la soumission et le contrôle des individus, et la conquête de nouveaux adeptes et de nouveaux territoires. Pourquoi devrions-nous accepter cette soumission et cette conquête ? De quel droit les autorités font-elles un délit de la résistance, légitime, face à une doctrine qui a pour finalité de détruire nos usages, nos codes, nos lois, nos croyances ou nos libertés de ne pas croire ?

Appelons ceux qui résistent les “Résistants” et demandons-nous comment il se peut qu’on parle à leur sujet de “dérive identitaire” et de “repli sur soi”. Pour ce qui est de la dérive identitaire, qui a commencé à brandir des drapeaux étrangers, à arborer des barbes bien reconnaissables et des voiles ? Et est-ce du repli sur soi que de vouloir défendre son pays, sa civilisation, sa langue, sa foi – et accessoirement sa famille ? Une foi dont les musulmans font grand état mais qui serait quantité négligeable quand elle est la nôtre ?

Ce discours, cette tromperie, c’est la position finalement adoptée par ceux qui sont au pouvoir depuis trente ou quarante ans. On rappellera juste la trahison profonde d’un Chirac refusant de reconnaître les racines chrétiennes de l’Europe et osant prétendre que l’islam y tient une place historique équivalente. Et que penser du milieu des intellectuels et artistes se plaisant à faire le jeu de l’islam au détriment du chistianisme honni, préparant ainsi la victoire d’une doctrine qui les écraserait (et qui a peu d’égards pour le féminisme dont ils se réclament). Enfin, il faut quand même rappeler que l’islam promet la mort à qui s’en affranchit, tandis que le christianisme est incontestablement une religion de libre choix et de respect de la personne (qui aboutira notamment à la Déclaration des Droits de l’Homme).

Comment, alors, ne pas encourager la “Résistance” ? Comment ne pas dénoncer la politique visiblement – quoique clandestinement – adoptée par le pouvoir dans divers pays d’Europe, dont bien sûr la France ? Il s’agit pour ces gouvernants d’éviter les attentats dans toute la mesure du possible, en essayant de neutraliser les islamistes actifs, mais sans jamais se mesurer frontalement à l’islam. Et bien sûr en faisant semblant de distinguer, on l’a vu, entre “islamisme” et “islam”. Mais le point le plus important du plan, c’est d’éviter à tout prix un conflit ouvert et une contre-attaque des Résistants. C’est pourquoi les efforts les plus intensifs de surveillance et de répression concerneront avant tout les “identitaires”, chrétiens traditionalistes, et, d’une manière générale les pestiférés de la présumée “fachosphère”. Voilà ce qu’il faut d’abord savoir. Pour commencer.

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La loi Taubira dénaturant le mariage porte préjudice aux familles voulant adopter

6a00d83451619c69e20224e035793b200d-250wi.jpgDe Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

"Cette semaine, Libération relaie la parole des associations homoparentales qui se plaignent de discriminations. Selon Nicolas Faget, président de l’Association des parents gays et lesbiens (AGPL), « depuis la loi Taubira de 2013, le nombre de couples homosexuels qui ont pu adopter à l’étranger est inférieur à dix ». Et de pointer du doigt les conseils de famille qui, au niveau du département, instruisent les demandes d’adoption et préfèrent les familles traditionnelles. Pour Alexandre Urwicz, responsable de l’Association des familles homoparentales (ADFH), la conséquence de ces discriminations est sans appel, « d’autres hommes se tournent vers la GPA (location de ventres de femmes et achats d’enfants… ) ; si l’État ne joue pas le jeu, on y réfléchira »À ce stade, ce n’est plus une revendication, c’est une menace !

Curieuse façon d’aborder le sujet de l’adoption qui, faut-il le rappeler, n’a jamais été un instrument destiné à « faire plaisir » aux adultes, mais une mesure protectrice mise au service de l’enfant délaissé pour lui offrir une seconde chance. Le « J’ai bien le droit » utilisé par les associations en question n’a nullement sa place dans ce domaine.

Chacun s’accorde à penser que le chemin de l’adoption est long, douloureux et souvent très décevant. Tous les candidats à l’adoption en témoignent. Le délai moyen, en France, d’attribution d’un enfant est de cinq ans. Soyons réalistes : les premiers « mariés homosexuels » de 2013 ont déposé leur demande depuis pas plus de cinq ans, les autres après. Logique, donc, que peu de requérants aient vu leur demande honorée dans ce court laps de temps.

Sans compter un détail qui a son importance : les critères de choix pour attribuer un enfant sont nombreux. Solidité du couple, capacité à élever l’enfant […] et aussi l’âge des candidats. Le site officiel d’information de l’État français sur l’adoption d’un enfant est on ne peut plus clair : « Concernant l’adoption d’un enfant né en France, les conseils de famille confient rarement un nourrisson à un ou des parent(s) ayant plus de 40 ans. Certains pays étrangers prévoient un écart d’âge maximum entre parents et enfant et ne confient pas de nourrisson à des parents âgés de plus de 40 ans. Le fait d’être âgé de 40 ans ou plus peut donc, compte tenu des délais d’attente, être un obstacle à l’adoption d’un enfant de moins de 5 ans. » Libé, justement, relevait l’année passée que l’âge moyen des nouveaux couples homosexuels est plutôt élevé : en 2013, il était de 50 ans (44,5 ans en 2015)… de quoi essuyer bien des refus !

Quoi qu’il en soit, le nombre d’enfants à adopter en France est en constante baisse. En 2005, par exemple, 4.100 enfants étrangers étaient adoptés par des Français. Dix ans après, ils ne sont plus que 815. N’en déplaise aux associations homoparentales, c’est la loi Taubira qui est en partie responsable de cet état de fait. Depuis 2013, en effet, la plupart des pays autrefois ouverts refusent, désormais, de confier leurs enfants à la France : l’adoption homoparentale, ils n’en veulent pas ! Mais ce n’est pas tout : les nouveaux mariés homos sont venus grossir les rangs des candidats à l’adoption qui, eux, patientaient depuis des années. Pour l’année 2017, 18.000 agréments ont été délivrés pour 815 enfants à l’adoption internationale et environ 800 enfants nés en France.

Madame Taubira, lors de l’adoption de sa loi, exultait : « Je suis submergée par l’émotion. Nous savons que nous n’avons rien pris à personne. » C’est faux ! Elle a diminué les chances des familles traditionnelles à l’adoption. Et aussi retiré le droit à un enfant d’avoir un père et une mère, mais ça, c’est encore un autre problème…"

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Idées & Histoire • Colloque « Maurras, l'homme de la politique » : Au-delà de la caricature, l’homme

 De gauche à droite, Christian Franchet d'Espérey, Hilaire de Crémiers, Jean Gugliotta 

Simplement deux mots de présentation de de cette première vidéo de notre colloqueMaurras, l'homme de la politique, tenu à Marseille, samedi dernier. Et maintenu, on le sait, contre vents et marées soulevés par la gauche et l'ultra-gauche.  Le colloque est ouvert ici par Jean Gugliotta, président de l'Union Royaliste Provençale, sous l'autorité de qui, à compter de ce même jour, les royalistes d'Action française de Provence sont désormais réunis. Le colloque est introduit par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine et de La nouvelle Revue Universelle. Suit la première des sept interventions de la journée, celle de Christian Franchet d'Espérey, rédacteur en chef de La nouvelle Revue Universelle : « Maurras, au-delà de la caricature, l’homme ». Les six autres interventions seront mises en ligne dans les jours qui viennent. Un appréciable instrument d'information ou, selon les cas, de formation. Bonne écoute !  LFAR 

Réalisation de la vidéo : Paul Léonetti 

16:17 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Autriche : des femmes manifestent contre la violence des migrants malgré les attaques des antifas

btb-frauenmarsch-wien-2018-1-702x459.jpgSamedi 21 avril après-midi, de nombreuses femmes se sont rassemblées dans la capitale autrichienne pour protester contre la montée rapide de la violence des migrants dans le pays, rapporte le journal Wochenblick.

Selon l’organisateur « Patriots for Home and Tradition », environ 250 personnes ont participé à la première manifestation contre la violence des migrants à Vienne.

Pendant la marche, les extrémistes antifas ont essayé d’attaquer les femmes pacifiques dans les rues de Vienne. Grâce aux interventions de la police, leur plan n’a pas réussi. Plus tard, les antifas ont lancé des œufs sur des femmes qui tenaient un discours.

Dans plusieurs discours à la Ballhausplatz de Vienne, des critiques claires ont été adressées à l’augmentation notable de la violence des migrants contre les plus faibles de la société. « Je veux que nos enfants vivent dans la même sécurité que nous avions autrefois« , a déclaré une femme viennoise.

Après des discours introductifs à la Ballhausplatz de Vienne, les manifestants ont marché pacifiquement vers l’ambassade d’Allemagne. Les participants ont exprimé leur solidarité avec d’autres manifestations allemandes contre la violence des migrants.

De nombreux manifestants étaient enthousiastes et ont également promis leur soutien à l’avenir. La prochaine manifestation à Vienne est déjà prévue, a déclaré l’équipe d’organisation à Wochenblick.

Source : madame suavelos

https://kahlenberg.blog/2018/04/17/autriche-des-femmes-ma...

Face aux islamo-conservateurs d'Erdogan : va-t-on vers un renouveau nationaliste et kémaliste en Turquie ?

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À deux mois de l'élection présidentielle turque qui doit se tenir le 27 juin prochain, Méral Aksener, surnommée "la louve" par ses partisans, incarne le renouveau nationaliste et kémaliste dans le pays.

Lire cet article intéressant sur le sujet cliquez ici

http://synthesenationale.hautetfort.com/

LES AVANTAGES ET PRIVILÈGES DES ANCIENS PRÉSIDENTS DE LA RÉPUBLIQUE

Les anciens présidents de la République peuvent notamment compter sur deux fonctionnaires de la police nationale mis à leur disposition à titre permanent pour assurer leur protection rapprochée, sauf s'ils ne le souhaitent pas.

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