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28/05/2018

Michel Geoffroy : « Pour s’affranchir de la super-classe mondiale, il faut être une puissance »

Jeudi 24 mai 2018, Michel Geoffroy était invité par la radio Sputnik à présenter son dernier ouvrage : La Super-classe mondiale contre les peuples. Interrogé pendant près d’une demi-heure par Edouard Chanot, Michel Geoffroy a présenté ses travaux et répondu aux questions du journaliste.

Peut-on évoquer l’élite mondiale et son action sans être taxé de complotisme ? C’est le pari de Michel Geoffroy, ancien haut fonctionnaire, auteur de l’essai La Super-classe mondiale contre les peuples. Entretien.

Source : Sputnik

https://www.polemia.com/michel-geoffroy-super-classe-mond...

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27/05/2018

Trad’Histoire : Robert le Pieux

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Trad’Histoire, site historique à destination des plus jeunes, diffuse le dixième chapitre de la Petite histoire de France de Jacques Bainville adaptée en vidéo. 

Aujourd’hui: Robert le Pieux
Retrouvez le cours, le quiz et des idées sorties en relation avec cette vidéo sur Tradhistoire.com

21:48 Écrit par pat dans culture et histoire, tradition | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Un petit pas vers l’Europa First ?

tc3a9lc3a9chargement-15.jpgNe boudons pas notre plaisir. Tout ce qui permet de s’éloigner de la désastreuse politique étrangère de la France de l’ère Hollande est une excellente chose. C’est ce qui s’est passé lors de la visite du président français en Russie. Au-delà des nombreux contrats économiques signés entre les deux pays, c’est au niveau géopolitique et si je puis dire civilisationnel que l’inflexion française est la plus intéressante.

Au niveau géopolitique la diplomatie française revient à la raison. Sur le dossier syrien on a eu la confirmation que la France ne cherchait plus à renverser le gouvernement en place. Emmanuel Macron est même allé plus loin en reconnaissant que le gouvernement syrien actuel possédait « la légitimité contemporaine ». Des mots très forts qui marquent une véritable rupture avec le duo infernal François Hollande-Laurent Fabius et qui entérinent la victoire stratégique de Vladimir Poutine dans la région.

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18:39 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Mai 68 • LʼEmpire U.S. contre-attaque [2]

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Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

Ce grand moment de l’histoire de la France du XXème siècle, si l’on s’en tient à l’explication « schumpeterienne » du héros individuel, nous le devons aux seuls mérites de « Dany-le-Rouge », à la seule force de persuasion du tribun des bancs de l’université. N’est-ce pas accorder à ce seul homme trop de pouvoir d’entrainement, trop de leadership ? La science historique fondée sur le récit des hauts faits accomplis par de grands hommes est aujourd’hui dépassée, au profit de la sociologie historique réticulaire. Tant la thèse de la révolte judéo-française que celle de l’épopée du génial entrepreneur politique sont à mettre à rancart. 

Derrière le trublion de Nanterre devenu une véritable rock-star[1] se trouvent les réseaux transnationaux. Comme l’a démontré Jean-François Sirinelli Mai 68 fut un événement Janus[2]. Une deuxième face est dissimulée du côté opposé à la première, de celle qui est visible.

Dans l’ombre opère une organisation mondiale de la subversion.

En sous-main lʼEmpire déploie ses « tentacules de pieuvres », pour reprendre la vision qu’eut lors d'une soirée à lʼOpéra l’écrivain français anarchiste Octave Mirbeau, suite à une hallucination qui le fit imaginer la main du baron Gustave de Rothschild se métamorphoser :        « J’imaginai que la France était là, sur la scène, couchée parmi les ruines, belle, pâle et souffrante. Et je vis cette main s’approcher d’elle, se poser sur elle, et, lentement, l’enlaçant de ses mille suçoirs et de ses mille ventouses, pomper le sang tout chaud de ses veines qui se dégonflaient avec des bruits de bouteille qu’on vide »[3].

À l’abri des regards, silencieusement, cette coterie aux multiples ramifications, dont René Cassin fut l’un des plus illustres représentants, et dont la Central Intelligence Agency (C.I.A.), les services secrets américains, est le bras armé le plus efficient, le plus redoutable, le plus puissant, agit en France quasiment en toute impunité. 

Sur le territoire français, la C.I.A., créée le 18 septembre 1947, « s’est immiscée dans tous les secteurs de la vie publique et démocratique : syndicalisme, presse, partis politiques, patronat, armée et police, intelligentsia, universités... Dotée d’énormes moyens financiers, durant soixante ans, la CIA s’est ingérée dans les affaires intérieures françaises. »[4] Ce qu’ont oublié les observateurs, c’est que durant sa conférence de presse du 27 novembre 1967 qui fit tant de bruits à cause de sa petite phrase sur le « peuple d’élite, sur de lui-même et dominateur », de Gaulle dénonça très sévèrement l’hyperpuissance économique américaine. 

D’après Vincent Nouzille, les États-Unis, « de la CIA à la Maison-Blanche, ont toujours espionné notre pays et tenté d’en influencer, voire d’en infléchir, la politique. »[5] Au mitan des années 1960, leur confiance à l’égard de De Gaulle est inexistante. Ou plutôt, leur méfiance est totale. Les présidents américains s’inquiètent des initiatives intempestives du Général, visiblement prêt à se mêler de tout, suspecté de vouloir rompre la solidarité atlantique pour se poser en champion de l’équilibre entre les grands »[6]

C’est pourquoi « les Américains ont commencé à préparer méticuleusement l’apprès-de Gaulle dès que le Général a été réélu à la présidence de la République, en décembre 1965. Des ambassades à la CIA, tous les services se sont alors mobilisés pour analyser, surveiller, voire influencer la scène politique française, à droite comme à gauche, afin d’être prêts, le jour venu, à tourner la page de ce général encombrant. »[7] 

La C.I.A. en Mai 

En fait, même avant sa réélection, de Gaulle eut maille à partir avec la C.I.A., à l’occasion de la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais de 1963.

« La situation est d’autant plus grave que l’hiver est particulièrement rude. De Gaulle ne veut pas céder d’un pouce. Il fait réquisitionner les mineurs. Le conflit menace les fondements de la Ve République. La CIA envisage de soutenir les grévistes pour prolonger ce bras de fer qui peut affaiblir durablement le Général voire l’acculer à la démission. Consulté, Kennedy s’oppose à une telle opération secrète. Mais la CIA a-t-elle passé outre les ordres présidentiels ? Dans un mémorandum secret du 4 avril 1963, MC George Bundy, le conseiller du président pour les affaires de sécurité, juge nécessaire de rappeler solennellement au patron de l’agence de renseignement la directive de J.F.K. :

ʽʽSelon un rapport en provenance d’une source considérée comme fiable, le gouvernement français croit que le gouvernement américain aide clandestinement les mineurs dans le but d’affaiblir de Gaulle. Afin d’éviter tout malentendu possible, je tiens à faire savoir clairement que le président a ordonné qu’aucune action de notre gouvernement de quelque nature que ce soit, officielle ou clandestine, ne soit entreprise pour soutenir la grève des mineurs.ʼʼ »[8] 

À travers cet exemple, est mise en évidence l’existence d’un État profond, pour reprendre les termes de Peter Dale Scott, universitaire canadien spécialisé en science politique de son état, qui fonctionnerait de façon autonome, s’affranchissant sans problème des ordres venus de l’exécutif. Il y aurait en somme un appareil d’Etat au sein de l’État, une administration agissant de manière déloyale, œuvrant indépendamment des décisions prises par sa hiérarchie. 

En France, durant la Guerre froide, une partie des forces vives de la nation – syndicalistes, journalistes, hommes politiques, dirigeants d’entreprise, militaires et policiers, membres de l’intelligentsia, professeurs d’université – étaient ainsi inféodée à une puissance étrangère. S’agissant du Parti communiste français (P.C.F.), soumis à Moscou, la chose est connue[9].

Or la propagande communiste, qui dénonçait les ingérences de l’impérialisme U.S. au moyen du slogan « Les Américains en Amérique », n’avait absolument pas tort. Les yankees étaient devenus une puissance tutélaire. Un « Big Brother » avec qui les froggies se devaient d’être dociles. Sa force de frappe se fit précisément remarquer lors des événements de Mai 1968. L’ « ami américain », de Gaulle l’avait touché au cœur, en contestant son hégémonie militaire et monétaire sur le monde occidental. Surtout monétaire. L’argent est le nerf de la guerre, selon la célèbre maxime. Et même en temps de paix.

Le dollar vacillait : 1968 fut justement l’année où de manière informelle il fut mis un terme à sa convertibilité en or, ce qui fut officiellement acté trois ans plus tard, en 1971. De Gaulle s’en offusqua publiquement. La contre-attaque dʼUncle Sam fut effroyablement redoutable. Celui-ci riposta au moyen de ses courroies de transmission.  (Dossier à suivre)    

[1]  Mai 68 aura été pour lui un formidable tremplin, dès lʼété 1968 il est devenu une véritable célébrité. « La nouvelle vedette a trouvé un complément de revenus : il monnaie ses interviews et prétend en reverser une partie au mouvement. Les éditions du Seuil lui proposent 50 000 deutsche Marks pour son récit des événements. Une somme considérable. Le livre doit sortir à la rentrée. Cet été-là, lʼEurope sʼarrache Cohn-Bendit. Sollicitée de toute part, la nouvelle vedette court de studios en plateaux télé aux frais de la princesse. », Émeline Cazi, ibid., p. 78-79.

[2]  Jean-François Sirinelli, Mai 68. L'événement Janus, Paris, Fayard, 2008.

[3]  Cité par Raoul Girardet, Mythes et mythologies politiques, Paris, Seuil, 1986, p. 44.

[4]  Frédéric Charpier, La CIA en France. 60 ans dʼingérence dans les affaires françaises, Paris, Seuil, 2008, p. 9.

[5]  Vincent Nouzille, Des secrets si bien gardés. Les dossiers de la Maison-Blanche et de la CIA sur la France et ses présidents (1958-1981), Paris, Fayard, 2009, p. 9.

[6]  Ibid., p. 33.

[7]  Ibid., p. 149.

[8]  Vincent Jauvert, LʼAmérique contre de Gaulle. Histoire secrète 1961-1969, Paris, Seuil, 2000, p. 118.

[9]  Thierry Wolton, La France sous influence. Paris-Moscou : 30 ans de relations secrètes, Grasset & Fasquelle, 1997.

L'ouvrage de l'auteur ...

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Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/27...

MARYAM POUGETOUX ET LE VOILE ISLAMIQUE À LA FAC : POUR LES FRANÇAIS, C’EST NON, NON ET NON !

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On ne remerciera jamais assez l’UNEF – ce syndicat étudiant qui a du mal à se remettre de ses accointances avec un PS lui-même moribond, et surtout de ses affaires de harcèlement – d’avoir fait la promotion subliminale du voile islamique par le truchement de sa présidente à la Sorbonne : Maryam Pougetoux. Grâce à ladite dame, l’IFOP a eu l’idée d’aller reprendre la température au sujet du port du voile à l’université qui est, rappelons-le, autorisé. Et le résultat de ce sondage réalisé pour CNews et Sud Radio est sans appel : 77 % des Français considèrent justifiées les critiques à l’égard de cette responsable syndicale voilée, et 71 % sont opposés au port du voile islamique à l’université.

71 % ? Voilà les deux Français sur trois que nos futurs candidats à la présidence de la République devraient écouter. Mieux que les 66 % du Président Macron… Ce n’est pas rien. Et sur une question précise et sur une ligne claire, car le voile – n’en déplaise à certains – n’est pas qu’une question de mode ni une simple option religieuse. Pour les Français, le voile est perçu comme l’un des nombreux chevaux de Troie de l’islam politique qui noyaute la société et les institutions françaises.

Comme toujours dans les sondages, il est bon d’analyser le chiffre dans les détails. D’abord, il est relativement stable puisqu’en quelques années, il est passé de 78 % en 2013 (sondage du Figaro) à 71 %. Cette érosion traduit-elle une acclimatation de la société française au voile ? Comment en irait-il autrement puisque les médias – hier « The Voice », aujourd’hui les caméras braquées sur Maryam Pougetoux – cherchent à le promouvoir et que la communauté musulmane, en pleine expansion, cherche à l’imposer dans tous les espaces publics. Mais cette légère érosion, justement révélatrice du prosélytisme musulman, ne fera que conforter cette majorité des deux tiers qui s’y oppose mordicus. Elle leur donne paradoxalement raison.

Ensuite, l’analyse de ce refus selon les sympathies politiques est révélatrice d’un phénomène qui devrait, là encore, retenir l’attention des potentiels successeurs d’Emmanuel Macron. En effet, s’il n’y a rien d’étonnant à trouver une opposition massive au voile dans les rangs du Front national et de la droite (89 et 87 %), on constate aussi une forte opposition au sein du parti présidentiel : 76 % des électeurs d’En marche ! Ce n’est vraiment que quand on passe à gauche, au PS ou chez La France insoumise, qu’on est plus partagé et plus ouvert au voile. Plus complaisant. Des chiffres qui montrent que l’islamo-gauchisme est peut-être plus qu’un fantasme, mais bien une réalité politique en train de prendre corps. Des chiffres qui valident aussi l’existence d’un « en même temps » nouveau : qu’ils soient Front national, LR ou LREM, les Français s’accordent sur une chose : l’opposition au voile islamique, y compris à l’université, où il est actuellement autorisé. D’autres sondages disent qu’Emmanuel Macron est majoritairement perçu comme étant « de droite ». Lui-même, au sujet de sa sympathie pour Philippe de Villiers, a parlé de son « ethos de droite ». Sur la question du voile, ses électeurs le sont visiblement aussi. Et plus encore que lui.

Emmanuel Macron a voulu recomposer la vie politique française autour du libéralisme économique. Il semble qu’il y ait un autre créneau d’avenir pour une autre recomposition : celui de la résistance à l’islamisation de la société française. Emmanuel Macron sera-t-il aussi l’homme de cette recomposition? Dans ce cas, entre Yassine Belattar et Philippe de Villiers, il lui faudra choisir.

http://www.bvoltaire.fr/maryam-pougetoux-voile-islamique-...

Daniel Conversano face au tribunal du mépris

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Par Paul Fortune, écrivain 

Daniel Conversano est une figure de la mouvance nationaliste, notamment chez les jeunes. Producteur de contenus en ligne parfois fantasques, radical assumé, ses positions et ses propos peuvent choquer. Le 23 mai dernier, il comparaissait devant la XVIIe chambre pour des propos tenus en 2015. Paul Fortune, spectateur de ce procès, a rédigé un texte sur ce moment judiciaire qui l’a marqué. Indépendamment de la personne et des propos de Daniel Conversano, il nous a semblé important de partager ce compte rendu qui démontre bien que le gouvernement des juges est un drame pour la liberté d’opinion et d’expression.
Polémia

Dès que les juges sont entrés, j’ai compris : trois femmes entre 40 et 60 ans, bien peignées comme on imagine des lectrices de Elle, mais avec l’air sévère de ces institutrices que tous les gamins redoutent. J’étais tombé dans la classe de la maîtresse qu’il ne faut pas avoir, et elles étaient trois. Heureusement pour moi j’étais assis au fond de la classe, entre deux journalistes bien mis, dont l’un passa par-dessus moi un petit papier à son collègue pour communiquer, exactement comme le font deux élèves pour ne pas se faire remarquer. Sur le petit papier auquel j’ai jeté un œil indiscret, le plumitif expliquait à son collègue qu’il ne venait que pour Conversano, le reste des audiences ne l’intéressant pas.

En effet, c’était au procès de Daniel Conversano que j’étais venu assister, curieux de toute chose comme à mon habitude. Figure du microcosme nationaliste dissident sur Internet, Conversano était venu contester un verdict rendu en son absence pour des propos déjà anciens qui, surpris par la Licra (tiens donc !), lui avaient valu une condamnation pour le traditionnel chef d’inculpation d’incitation à la haine raciale. Il contestait le verdict. La Licra n’avait pour le coup pas daigné être représentée.

La proverbiale impartialité de la justice ne semblait pas de mise. La juge en charge du dossier a d’emblée intimé à Conversano de se taire sur un ton d’hostilité déclarée alors qu’il essayait juste de parler, ignorant qu’il était de la procédure. Avec le même ton hostile, elle a lu les outrances verbales mises en cause, ce qui en chargeait la signification dans un sens éminemment défavorable. Le grotesque des propos cités par la juge ont déclenché quelques rires discrets, provoquant aussitôt l’intervention colérique de la présidente du tribunal. Elle menaça de faire évacuer la salle si cela se reproduisait, car « on n’est pas au cirque ici ». Une fois de plus, impression de se retrouver devant une maîtresse d’école aigrie et mauvaise.

Tout dans le ton et le visage des juges m’a frappé par cette hostilité permanente, cette condescendance, cette certitude de dire ce qui se fait et ne se fait pas. Quand ce fut au tour du procureur de s’exprimer, il incarnait à lui seul le mot de mépris. Condescendant, presque moqueur, il affirma que, si la procédure le lui avait permis (ce qui n’était pas le cas), il aurait réclamé non pas les 2000 euros d’amende que contestait Conversano, mais bien de la prison. Frime intimidatrice, sachant qu’il n’avait justement pas les moyens de le faire ? En tout cas, je venais d’entendre un tribunal parler de prison pour sanctionner l’expression d’une opinion ! Cela vous fait tout drôle quand vous le vivez en personne.

Dans sa défense, l’avocat m’a laissé une impression étrange. Il a présenté Conversano comme un pauvre type, un « semi-clochard » (ce sont ses mots exacts), comme s’il ne valait même pas la peine d’être jugé. Il a désigné les soutiens de Conversano, présents dans la salle, comme des « petits Blancs », avec un geste méprisant de la main, histoire de bien montrer que ces gens étaient, au fond, de la merde. Et c’est vrai que ces soutiens de Conversano faisaient pâles figures : jeunes pour la plupart, mal fagotés, rien en eux n’évoquait la prestance ; c’étaient juste de petits Blancs face à des bourgeois, et, à ce jeu, on sait qui gagne. En appeler à ce mépris de classe était peut-être une stratégie de l’avocat, et si elle peut éviter à Conversano de payer 2000 euros, pourquoi pas ? Mais elle m’a laissé une sale impression. Il s’agissait au fond de dénier à Conversano et à ses soutiens toute responsabilité, et, partant, toute dignité. Ces gens sont des pauvres types idiots sans avenir, des pouilleux, des manants, pas de quoi perdre du temps avec eux, Madame la Présidente. Ils ne seront jamais rien. Et peut-être, dans cette envolée un peu convenue, avait-il un peu raison. Puis il a eu l’intelligence aussi de mettre en avant les outrances racialistes des Indigènes de la République ; il a même cité les propos récents de Macron sur les mâles blancs. Il n’était pas si mauvais.

De la défense de Conversano, je ne dirai rien, sinon qu’on le sentait peu habitué à l’exercice : une fois de plus, la position de l’élève pris en flagrant délit qui essaye de s’en sortir tant bien que mal, sachant qu’il n’a presque aucune chance.

C’est cela qui m’a frappé : cette sensation de se trouver face à des gens hostiles, tout-puissants, dont il ne fallait rien attendre sinon de la sévérité et, peut-être, de la détestation. Tous communiaient en un même mépris pour le prolo blanc. J’ai compris qu’il y avait, ici aussi, eux et nous. J’ai assisté à la rencontre de deux mondes absolument irréconciliables. J’ai compris qu’il n’y avait rien à attendre de ces magistrats imbus de leur personne, tout ivres de leur pouvoir de dire le Bien. Je me suis souvenu de ce que me confiait Xavier Raufer : ce sont des bourges qui n’aiment rien tant que les honneurs.
Je suis sorti du tribunal. Tout cela avait l’air d’une pièce de théâtre bien rodée dont le but était de faire sentir au petit Blanc qu’il avait juste le droit de fermer sa gueule. J’ai repensé à la devise de la République française, au mot trop souvent négligé de Fraternité qui y figure : j’en ai ressenti l’absence totale. Du haut de leur piédestal, ces gens continueront leur œuvre. Le système est tout-puissant et fonctionnera à plein régime jusqu’à ce qu’il cause sa propre destruction. Ce monde sera un jour emporté par le chaos. Ce n’est peut-être pas si mal, finalement.

Paul Fortune 24/05/2018

Source : Au tribunal du mépris

Crédit photo : US Air Force [CC BY 2.0]

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NATIONALISME

Charles Maurras : à lire avant de juger

Réprouvé pour ses prises de position vichystes, le penseur royaliste est tombé dans l’oubli. Préfacée par Jean-Christophe Buisson, une monumentale édition de ses textes majeurs permettra à chacun de se faire une opinion sur l’œuvre d’un polémiste et philosophe politique qui marqua profondément la IIIe République.

Le 28 janvier dernier, le ministère de la Culture annonçait le retrait de la notice consacrée à Charles Maurras, né il y a cent-cinquante ans, dans le Livre des commémorations nationales de 2018, à la suite de protestations contre la mention dans ce document officiel d’un écrivain réputé pour son antisémitisme. « Commémorer Maurras, ce n’est pas le célébrer », répliquaient les historiens du Haut Comité des commémorations nationales, avant que dix des douze membres de ce comité ne présentent collectivement leur démission. Pendant plusieurs semaines, le nom de Maurras alimenta la polémique. « Doit-on republier l’infâme ? », s’interrogea Libération (2-3 février 2018), à propos de la parution d’une anthologie de Maurras. Dans Le Nouveau Magazine littéraire (mars 2018), Claude Askolovitch vitupéra sur quatre pages « le retour d’un icône fasciste ».
Déroulées mécaniquement, ces charges laissaient cependant l’impression que certains se donnaient bonne conscience en vilipendant un personnage dont, en réalité, ils ne savaient rien. Peu après l’entrée de François Hollande à l’Elysée, en 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait été la porte-parole de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, avait déjà fait le coup en mettant en cause Patrick Buisson, le conseiller du candidat battu, l’accusant d’avoir travaillé non au succès du président sortant, mais d’avoir voulu « faire gagner Charles Maurras ». Si on avait demandé à l’ancienne ministre d’expliquer en détail qui était celui-ci, sans doute aurait-elle été embarrassée.
Dans Le Monde du 18 novembre 1952, deux jours après la mort de Maurras, André Fontaine écrivait ces lignes : « Devant cette tombe ouverte, devant le cops d’un homme qui, cinquante ans durant, a honoré les lettres et le génie français, ne serait-il plus possible de tenter d’être juste ? » Pour le centième anniversaire de sa naissance, le même journal, le 20 avril 1968, consacrait une double page à Charles Maurras, avec un article critique de l’académicien Pierre-Henri Simon (« Puissance et fissures d’une pensée »), et un autre de Gilbert Comte, un journaliste maison, qui invitait à redécouvrir, au-delà du « Maurras intraitable des quinze dernières années, durci par le malheur, figé dans son orthodoxie », le « jeune prophète conquérant du renouveau royaliste ». En 2018, là est le paradoxe : l’aversion à l’égard de Maurras est inversement proportionnelle à son éloignement dans le temps.
Journaliste, philosophe politique, critique littéraire et poète, Maurras a été pendant la première moitié du XXe siècle une figure de la vie intellectuelle française. Proust, Apollinaire, Péguy, Malraux, Gide, Claudel ou Montherlant ont salué son talent. Outre Léon Daudet et Jacques Bainville, ses compagnons de l’Action française, la liste est longue de ceux qui ont été un jour maurrassiens : les philosophes Jacques Maritain, Gustave Thibon et Pierre Boutang, les historiens Pierre Gaxotte, Philipe Ariès et Raoul Girardet, les romanciers Georges Bernanos, Roger Nimier, Michel Déon et Jacques Laurent, les acteurs Pierre Fresnay et François Périer, les psychanalystes Jacques Lacan et Louis Althusser, ou le linguiste Georges Dumézil. Si Maurras avait incarné le mal absolu, pourquoi ces esprits brillants se seraient-ils reconnu une dette envers lui ?
Tout penseur doit être soumis à un bilan critique, ce qui suppose de connaître son œuvre. Entreprise malaisée, dans le cas de Maurras, auteur de milliers d’articles et d’une centaine de livres introuvables ailleurs que chez les bouquinistes. Or voici enfin la possibilité de le lire grâce à la publication, dans la collection Bouquins, d’un volume de près de 1300 pages reprenant un choix de ses textes philosophiques, littéraires et politiques, et de ses poèmes. Cette édition, établie et présentée par Martin Motte, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, est préfacée par Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine, qui signe une utile introduction à la vie et à l’action d’un homme souvent cité, mais si peu connu (1). Simultanément, les Editions Pierre-Guillaume de Roux rééditent un essai du journaliste Jacques Paugam, l’Age d’or du maurrassisme, centré sur les débuts de Maurras. Dans ce livre, initialement paru en 1971, l’auteur, gaulliste et chrétien-démocrate, faisait « une formidable démonstration d’honnêteté intellectuelle » – observe Michel De Jaeghere, directeur du Figaro Hors-série et du Figaro Histoire, qui préface cette réédition – en ne négligeant chez Maurras « ni les zones d’ombre ni – c’est plus exceptionnel – les traits de lumière » (2).
Né à Martigues, près de Marseille, en 1868, dans une famille de petite bourgeoisie, Charles Maurras, orphelin de père à 6 ans, grandit avec sa mère et son frère à Aix-en-Provence où il entreprend ses études au collège catholique. A 14 ans, atteint d’une surdité incurable, il est tenté par le suicide et perd la foi. Un de ses professeurs, l’abbé Penon, futur évêque de Moulins, prend en charge la direction morale du jeune homme : leur correspondance est une clé indispensable pour comprendre la vérité personnelle et privée de Maurras. Après son baccalauréat, en 1885, il monte à Paris où, sa surdité lui interdisant l’université, il passe des heures dans les bibliothèques et se lance dans la critique littéraire, se liant avec Maurice Barrès, Anatole France, Frédéric Mistral.
Au cours des années 1891-1895, ayant vaincu son nihilisme, il fonde sa pensée sur l’idée que l’homme n’est pas la mesure de toute chose : il y a un ordre du monde auquel il doit se soumettre. Parallèlement, fondateur en poésie de l’Ecole romane, avec Jean Moréas et Raymond de la Tailhède, il élabore une esthétique classique. A travers le cas de George Sand et Alfred de Musset, Maurras dénoncera, dans Les Amants de Venise, l’amour romantique, dérèglement d’un sentiment qui n’a d’autre fin que lui-même.
En 1896, il visite la Grèce et l’Italie. De ce voyage, il retient que la beauté n’est pas dans le nombre, qui peut s’accroître à l’infini, mais dans la composition. Le jeune écrivain, dont les racines sont méditerranéennes, voit a contrario dans la philosophie allemande la source des barbaries modernes. Contre Luther, Maurras pense que le libre examen est un principe anarchique ; contre Kant, que la loi morale ne peut être déterminée par la conscience individuelle ; contre Rousseau, que la base de la société n’est pas l’individu, mais la famille. Agnostique, il loue le catholicisme qui, selon lui, organise l’idée de Dieu, l’Eglise catholique restant à ses yeux un fondement de la civilisation occidentale.
Dès son arrivée à Paris, ayant souffert de la séparation d’avec la Provence, il avait fondé le Jeune Félibrige avec son ami Frédéric Amouretti, affirmant sa première idée politique : la nécessité de la décentralisation pour libérer le pays du carcan parisien. De Grèce, il était revenu avec deux certitudes. Primo, puisque la lutte des partis a précipité la fin d’Athènes, la démocratie n’est pas le meilleur des régimes. Secundo, le XXe siècle sera celui des nationalismes qui se sont exprimés aux nouveaux Jeux Olympiques auxquels il a assisté à Athènes.
L’affaire Dreyfus est la première bataille politique à laquelle Maurras prend part. Persuadé de la culpabilité du capitaine et de la régularité de sa condamnation, il estime que la France, son armée et ses lois doivent être au-dessus des malheurs d’un individu. Il résumera son sentiment par une boutade : « Si Dreyfus est innocent, il faut le faire maréchal de France, et fusiller ses dix premiers défenseurs. »
En 1899, il rejoint l’Action française, une revue mensuelle au sein de laquelle il prend l’ascendant, gagnant ses fondateurs à ses propres idées. Devenu royaliste, Maurras entreprend en 1900 une Enquête sur la monarchie, d’abord auprès des représentants du prétendant au trône, le duc d’Orléans, puis auprès de personnalités nationalistes, recevant des adhésions, comme celle de Jacques Bainville, ou échouant à convaincre d’autres amis, comme Maurice Barrès, qui restera républicain. Pour Maurras, la République parlementaire, jouet des groupes de pression et de la démagogie électorale, n’assure pas le bien commun de la nation, instituant un Etat faible autour du personnel du régime, le « pays légal », qui se superpose au « pays réel »dont la représentation devrait être assurée au sein d’instances régionales, professionnelles et morales diversifiées. « L’autorité en haut, les libertés en bas », assure le nouveau théoricien royaliste.
Désormais, la doctrine de Maurras est fixée, et sa vie se confond avec l’Action française, mouvement politique et journal quotidien à partir de 1908. Le volume de la collection Bouquins permet de suivre l’approfondissement de cette pensée, notamment ses points forts, comme l’Avenir de l’intelligence, essai où Maurras médite sur la situation des intellectuels à « l’âge de fer » du XXe siècle, ou Kiel et Tanger, livre qui inspirera la politique étrangère du général de Gaulle et que citera Georges Pompidou lors d’un discours à Sciences Po, en 1972, et dans lequel Maurras expliquait que le rôle de la France était de fédérer les nations petites et moyennes pour équilibrer les coalitions réalisées autour des grandes puissances.
Lire Maurras, cependant, c’est aussi rencontrer ses limites, ses apories, ses aveuglements et ses mots qui choquent, part indéfendable dont l’anthologie Bouquins ne dissimule rien. Elu à l’Académie française en 1938, n’ayant cessé de mettre en garde contre l’Allemagne (« Le racisme hitlérien nous fera assister au règne tout-puissant de sa horde », avertissait-il en 1939), Maurras se ralliera au maréchal Pétain en 1940, persuadé que le maintien d’un Etat français laissait la possibilité d’un relèvement futur. Mais enfermé dans cette position au fur et à mesure que Vichy perdait les éléments de souveraineté que lui avait laissés l’armistice, mal informé de la marche du monde, le vieil homme allait se discréditer en paraissant passif devant une occupation allemande qui lui faisait pourtant horreur, quand nombre de ses disciples s’engageaient dans la Résistance. Ces années noires vaudront à Maurras, en 1945, d’être condamné à la réclusion à perpétuité, arrachant ce mot au gaulliste François Mauriac : « Intelligence avec l’ennemi ? C’est bien la seule forme d’intelligence qu’il n’ait jamais eue ».
Les préfaces respectives des deux ouvrages qui paraissent aujourd’hui analysent l’antisémitisme de Maurras qui, pour n’être pas stricto sensu racial – en octobre 1918, l’écrivain s’inclinera devant le sacrifice de Pierre David, « héros juif d’Action française » – et si peu consubstantiel à son système politique qu’il est absent de la pensée de son ami l’historien Jacques Bainville (mort en 1936), n’en relève pas moins, écrit Michel De Jaeghere, « d’un préjugé étrange, qu’on s’étonne de trouver si persistant et si vivace dans un esprit aussi large, aussi profond. »
Mort en 1952, Maurras s’éloigne. Le lire, c’est distinguer chez lui l’essentiel et l’accessoire, l’inacceptable et ce qui, dégagé de la gangue de son temps, pourrait être fécond s’il était accordé aux enjeux de notre époque. Jean-Christophe Buisson souligne que Maurras est « un prophète du passé », mais que la modernité n’a pas englouti celui-ci puisque certains sujets qu’il a abordés « résonnent dans notre monde contemporain avec une troublante familiarité ».

Jean Sévillia

1) L’avenir de l’intelligence et autres textes, de Charles Maurras, préface de Jean-Christophe Buisson, édition établie et présentée par Martin Motte, Robert Laffont, « Bouquins », 1280 p., 32 €.
2) L’Age d’or du maurrassisme, de Jacques Paugam, préface de Michel De Jaeghere, Editions Pierre-Guillaume de Roux, 402 p., 25 €.

http://www.jeansevillia.com/charmes-maurras-a-lire-avant-...

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Nous sommes riches de notre patrimoine littéraire français !

Rappel : La dépression, première maladie chez les jeunes… Ça vous étonne ?

Nous avons la joie d’inaugurer un monde plus triste encore que le précédent, cotillons en main et chapeau pointu sur la tête.
On nous vend toujours la jeunesse comme cette nuée d’âmes insouciantes dont l’existence se résumerait à des lycées grouillant de camarades, des après-midi d’école buissonnière et des veillées sur les plages du Sud-Ouest où fleurissent l’amour et les stupéfiants. 
Eh bien voilà, prenez ça dans les dents, semble nous dire le dernier rapport de l’OMS sur la santé des adolescents publié ce 14 mai : la dépression est la première cause de maladie et de handicap chez les jeunes de 10 à 19 ans, plus encore chez les jeunes filles. 
Quelques commentateurs revêches qui ont bien profité des Trente Glorieuses moquent cette jeunesse précieuse et fragile qui s’apprête à financer docilement leur retraite : un coup de pied au cul pour ces adolescents feignasses qui trouvent le moyen de se plaindre sans avoir vécu la guerre ou la famine ! Quoi, il serait possible d’être malheureux quand on n’a connu que l’abondance et la paix ? Quoi, les réseaux sociaux et les congés payés ne feraient pas le bonheur ? 
Parlons-en, de la paix : la criminalité française a été multipliée par sept en soixante ans et la délinquance a explosé (les atteintes aux personnes ont notamment augmenté de 89,5 % de 1996 à 2006). Nous écoutons avec amertume les anciens nous raconter l’insouciance de leurs sorties nocturnes tandis que nous rasons les murs de peur de finir comme la jeune fille d’Évry (les viols ont augmenté de 36,1 % de 1996 à 2006) [PDF]. Cette violence rampante nous est infligée dès le plus jeune âge : il y a quelques années, la classe politique semblait tomber de l’armoire en apprenant qu’un enfant sur dix était victime de violences physiques et verbales répétées à l’école. Pourtant, quel jeune n’a pas été victime ou témoin des turbulences de la cour de récréation, cet enfer à ciel ouvert pour ces gamins que l’on frappe et terrorise devant l’indifférence des adultes ? 
Parlons-en, de l’abondance : 22,5 % des 18-24 ans sont pauvres, notre chômage atteint 25,6 % et la dette colossale du pays constitue notre seul héritage. Et encore, nous ne sommes ni en Grèce ni en Espagne. Nous avons toutes les raisons d’aller bien, n’est-ce pas ? 
La seule abondance que nous ayons, c’est celle de la malbouffe. Selon l’OMS, 60 % des 56 millions de décès annuels lui sont imputables [PDF]. Récemment, j’ai surpris une triste conversation dans les couloirs de mon université : des jeunes filles de mon âge discutaient… de leurs problèmes cardio-vasculaires
Asseyez-vous et regardez passer les filles de 15 ans : une sur cinq (20,9 %) a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Le chiffre est de 8,8 % pour les garçons. Et si l’essentiel des tentatives est le fait des femmes, trois quars des victimes de suicide sont des hommes. Il faut croire que les premières cherchent à susciter l’attention, les seconds à en finir pour de bon. Mais qu’importe le but, quand le désespoir est le même. 
Un sondage réalisé pour la fondation Pierre-Deniker en 2010 révélait à ce propos qu’un jeune de 18 à 25 ans sur deux déclarait avoir des difficultés d’ordre psychologique : préoccupations anxieuses, stress, tristesse, désintérêt, désespoirEn effet, ceux qui jadis avaient la précarité et la peur de l’avenir chevillées au corps pouvaient au moins se consoler auprès d’un clan solidaire et uni. Combien, de nos jours, n’ont pas cette chance et craignent de finir à la rue dès le premier obstacle ? Les jeunes de 18 à 29 ans sont de plus en plus touchés par la solitude (2 % en 2010, 6 % en 2013). Ils ont aussi le séduisant spectacle de celle qui leur est promise en voyant la vieillesse délaissée finir à la rue ou à l’hospice. Hélas, une société qui sème les crèches récolte les maisons de retraite… 
Nous avons la joie d’inaugurer un monde plus triste encore que le précédent, cotillons en main et chapeau pointu sur la tête. Nous sommes des soldats inconnus ; nous sommes de petites âmes fortes dont personne ne soupçonne les luttes ; nous sommes les spectateurs de l’effondrement ultime, mais peut-être les ouvriers d’un monde nouveau qui n’attend que d’être forgé. 
Et pour cela, au moins, nous méritons le respect.
Source

Taxes américaines sur l’acier, l’aluminium et les automobiles : qui seront les perdants ?

La volonté du Président Donald John Trump de taxer les importations d’acier à hauteur de 25 %, d’aluminium à hauteur de 10 % et d’automobiles à hauteur de 25 % (rappelons qu’en 1975, les USA étaient 2e producteur mondial d’acier avec environ 20 % de la production mondiale, 1er producteur mondial d’aluminium avec environ 30 % et 1er producteur mondial d’automobiles avec environ 30 %) va léser plusieurs pays, essentiellement en Europe. Voici qui sont les principaux pays exportateurs vers les Etats-Unis dans ces trois domaines :

Acier : En 2015, les Etats-Unis sont 4e producteur mondial. 12 pays se partagent l’essentiel de la fourniture des Etats-Unis en acier. Le Canada (e producteur mondial) est le premier fournisseur avec 16,4 %, devant le Brésil (8e producteur mondial) avec 13,5 % et la Corée du Sud (5e producteur mondial) avec 9,83 %. Viennent ensuite : 4 – Mexique (13e producteur mondial) avec 9,12 % ; 5 – Russie (6 e producteur mondial) avec 8,28 % ; 6 – Turquie (9e producteur mondial) avec 5,71 % ; 7 – Japon (2e producteur mondial) avec 4,99 % ; 8 – Allemagne (7e producteur mondial) avec 3,98 % ; 9 – Taïwan (12e producteur mondial) avec 3,26 % ; 10 – Inde (3e producteur mondial) avec 2,15 % ; 11 – Chine (1e producteur mondial) avec 2,14 % ; 12 – Vietnam (24e producteur mondial) avec 1,96 %. Les importations d’acier aux Etats-Unis représentent un marché de 138,4 milliards de $.

Aluminium : En 2015, les Etats-Unis sont 7e producteur mondial. 15 pays se partagent l’essentiel de la fourniture des Etats-Unis en aluminium. Le Canada (17e producteur mondial) est le premier fournisseur avec 36,3 %, devant la Chine (1er producteur mondial avec 15,1 %. La Russie (2eproducteur mondial) est 3e fournisseur avec 7 %, devant les Emirats Arabes Unis (4e producteur mondial) avec 6,5 %. Viennent ensuite : 5 – Mexique avec 4,3 % ; 6 – Bahreïn (9e producteur mondial) avec 2,7 % ; 7 – Argentine (18e producteur mondial) avec 2,4 % ; 8 – Allemagne (16eproducteur mondial) avec 2,4 % ; 9 – Inde (5e producteur mondial) avec 2,1 %, 10 – Afrique du Sud (13e producteur mondial) avec 1,5 % ; 11 – Qatar (14e producteur mondial) avec 1,3 % ; 12 – Japon avec 1,3 % : 13 – France (19e producteur mondial) avec 1,3 %, 14 – Thaïlande avec 1,1 % et 15 – Italie avec 1 %. Notons que l’industrie d’aluminium du Mexique était insignifiante en 2015 mais en 2017, le Mexique pèse 1,6 % de la production mondiale, ce qui le place aux alentours du 10e rang mondial. De même, l’Italie et le Japon ne produisant plus d’aluminium depuis 2012, il s’agit probablement d’aluminium produit ailleurs et réexporté. Notons l’absence de l’Australie, 6eproductrice mondiale. Les importations d’aluminium aux Etats-Unis représentent un marché de 23,4 milliards de $.

Automobiles : En 2015, les Etats-Unis sont 2e producteur mondial. 10 pays se partagent l’essentiel de la fourniture des Etats-Unis en automobiles. Le Mexique (7e producteur mondial) est le premier fournisseur avec 24,5 %, devant le Canada (10e producteur mondial) avec 22,2 %. Le Japon (3eproducteur mondial) est 3e fournisseur avec 20,7 %, devant l’Allemagne (4e producteur mondiale) avec 10,5 %. Viennent ensuite : 5 – Corée du Sud (5e producteur mondial) avec 8,2 % ; 6 – Royaume-Uni (13e producteur mondial) avec 4,5 % ; 7 – Italie (18e producteur mondial) avec 2,5 % ; 8 – Suède avec 1 % ; 9 – Slovaquie (19e producteur mondial) avec 1 % ; 10 – Chine (1er producteur mondial) avec 0,8 %. La Suède est très basse dans le classement mondiale (un peu plus de 150.000 voitures construites par an, alors que le 20e producteur mondial, l’Iran, en produite presque 1 million…). Les importations de voitures aux Etats-Unis représentent un marché de 191,7 milliards de $.

Hristo XIEP

http://www.medias-presse.info/taxes-americaines-sur-lacie...

Journal du chaos

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Mai 68 • LʼEmpire U.S. contre-attaque

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1573814046.pngPar Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

En exorde du dossier de Lafautearousseau consacré à la crise de mai-juin 1968, il a été fait cas de René Cassin, qui, après la guerre des Six-Jours, en juin 1967, et la conférence de presse du 27 novembre de la même année, fut vent-debout contre de Gaulle –  « son » Général, quʼil avait rejoint à Londres dès 1940 –, comme le montre ce passage du livre De Gaulle et Israëlécrit par Daniel Amson :

« René Cassin allait sʼélever plus vivement encore contre la politique menée par Charles de Gaulle au moment de la guerre des Six Jours. ʽʽLa France sʼidentifie à lʼinjusticeʼʼ, proclamait-il en réponse à lʼembargo sur les livraisons de matériel militaire, décrété par le Chef de lʼÉtat le 2 juin 1967. Puis, après la conférence de presse du 27 novembre suivant – au cours de laquelle le Président de la République qualifiera ʽʽles Juifsʼʼ de ʽʽpeuple dʼélite, sûr de lui-même et dominateurʼʼ –, le ʽʽvieux compagnon de 1940 donnera libre cours à son indignation. »[1]

Son indignation, on lʼa vu, il lʼexprima sous la forme de la menace. 

Nous avons émis lʼhypothèse selon laquelle Mai 1968 peut être vu comme une rébellion de la communauté juive française contre de Gaulle, qui « fut souvent perçu – à partir de 1967 – comme un adversaire déclaré du peuple juif. »[2]

Ce qui contraste avec ce quʼénonce Maurice Szafran quand il avance que « les gaullistes au pouvoir ont noué une idylle politique et militaire avec lʼÉtat dʼIsraël. Les Juifs de France nʼavaient jamais rêvé situation plus douce et confortable. »[3] Le journaliste affirme aussi la chose suivante : « De tous les dirigeants occidentaux, il est celui qui entretient les meilleurs rapports, les plus étroits, les plus intimes avec David Ben Gourion[4]. […] Dans son entourage, des personnalités aussi importantes que Michel Debré, Jacques Chaban-Delmas ou Pierre Messmer ne cachent à personne – et surtout pas au Général – la passion quʼils éprouvent envers Israël, leur estime pour la bravoure de ses soldats, pour cette volonté inaltérable de faire revivre une terre morte. »[5] 

Outre René Cassin, de Gaulle était ainsi entouré de nombreux fervents défenseurs dʼIsraël, quʼils soient dʼorigine juive comme Michel Debré, ou non, comme Jacques Chaban-Delmas ou Pierre Messmer.

Mais tenir pour vraie cette hypothèse reviendrait à méconnaître les interactions entre États, à évacuer les questions géopolitiques et au fond à se cantonner à une conception autarcique de lʼanalyse sociopolitique des faits historiques. Mai 68 ne fut pas quʼune affaire franco-française, vouloir la réduire à un point de vuedomestique relève de lʼineptie. 

À voir uniquement en René Cassin, ce « croisé » des droits de lʼhomme, un Français juif, qui avec ses compatriotes et coreligionnaires aurait, à partir de 1967, initié un formidable déchaînement contre lʼami dʼhier – en quelque sortebrûlé celui quʼils avaient adoré –, lʼon omet le côté international, onusien, cosmopolite, de René Cassin. Sa vraie communauté à lui, lʼ« agent officiel du gouvernement de Sa Majesté »[6] depuis la Deuxième Guerre mondiale, ce sont lesélites globales mobiles. Sa vraie League, cʼest un empire mondial, lʼEmpire du dollar.

Brouillé avec de Gaulle lʼeffronté, au comportement hargneux vis-à-vis des Anglo-saxons, René Cassin a-t-il participé à une opération de déstabilisation du Général venue à la fois dʼoutre-Manche et dʼoutre-Atlantique ? Fut-il lʼun des rouages essentiels dʼun parti de lʼétranger visant de Gaulle, essayant de le dégager du pouvoir ? 

La main invisible de lʼEmpire 

Une main invisible, anglophone comme Adam Smith, dirigée par les élites mondialistes, a œuvré, si lʼon en croit Jacques Foccart, à lʼirruption de Mai 1968. Dans ses carnets, à la date du 19 mai, il écrit que « concernant les étudiants, il y a un malaise depuis longtemps, le détonateur est venu dʼune organisation internationale : il est certain que lʼhistoire de Cohn-Bendit et de son mouvement révolutionnaire montre une volonté chez des adversaires de notre pays de sʼimmiscer chez nous de lʼintérieur. »[7] Sʼil ne précise pas lʼorigine de cette main, il est persuadé que cette main a agi,.

Ce que, en tout état de cause, Daniel Cohn-Bendit admit, lorsquʼil apparut en Sorbonne le mercredi 28 mai 1968 nonobstant lʼinterdiction qui lui avait été notifiée de rentrer sur le territoire national en raison dʼun outrage au drapeau tricolore proféré à Londres – tout un symbole –. Ce jour-là il reconnut en effet faire « partie dʼune internationale révolutionnaire »[8]

Certes, Daniel Cohn-Bendit, qui se définit « comme un Juif de la diaspora »[9], pour qui « la diaspora nʼa pas de nationalité »[10], qui dit quʼil « nʼest ni Français ni Allemand »[11], est un animateur hors pair, un agitateur ô combien talentueux. Avec son Mouvement-du-22-mars, il a réussi à unifier un ensemble hétéroclite dʼétudiants, de lycéens, de jeunes salariés et de révolutionnaires professionnels ; ces derniers, à la fois marxistes et anti-soviétiques, ont au départ méprisé la mobilisation étudiante, au même titre que leurs frères ennemis de la C.G.T. et du P.C.F., avant de sʼengouffrer dans la brèche afin de ne pas « louper le virage » du cours de ces événements. Eh oui, ce ne fut pas seulement les « stalʼ » qui eurent une réticence instinctive lors des premiers soubresauts de lʼagitation juvénile :

« Parmi les militants des groupuscules présents au Quartier latin, des maoïstes ou des trotskistes affichent leur hostilité aux étudiants petit-bourgeois manipulés par un complot social-démocrate. Ils ne les rejoindront quʼaprès le 13 mai. Entre-temps, le leader de lʼUJC(ml), Robert Linhart, aura sombré dans un délire paranoïde en imaginant le piège du pouvoir en train de se refermer sur la classe ouvrière que les étudiants mènent au massacre »[12].  (Dossier à suivre)    

[1]  Daniel Amson, De Gaulle et Israël, Paris, PUF, 1991, p. 53.

[2]  Ibid., p. 9.

[3]  Maurice Szafran, Les juifs dans la politique française de 1945 à nos jours, Paris, Flammarion, 1990, p. 151.

[4]  Qui est à cette époque le Premier ministre de lʼÉtat hébreu.  

[5]  Idem.

[6]  Antoine Prost, Jay Winter, René Cassin et les droits de lʼhomme : le projet dʼune génération, Fayard, Paris, 2011, p. 140.

[7]  Jacques Foccart, Le Général en Mai. Journal de lʼÉlysée, II, Paris, Arthème Fayard / Jeune Afrique, 1998, p. 112.

[8]  Claude Paillat, Archives secrètes. 1968/1969 : les coulisses dʼune année terrible, Paris, Denoël, 1969, p. 206.

[9]  Émeline Cazi, Le Vrai Cohn-Bendit, Paris, Plon, 2010, p. 34.

[10]  Idem.

[11]  Idem.

[12]  Bénédicte Vergez-Chaignon, « Le tombeau dʼune génération. Quarante de critique de mai 68 », Le Débat, n° 149, février 2008, p. 53. 

L'ouvrage de l'auteur ...

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Dossier spécial Mai 68

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/05/25...

Le militant immigrationniste Cédric Herrou contesté à Saint-Malo

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 FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : 
Selon notre confrère de Breizh-Info le fameux délinquant passeur de migrants qui était l’invité d’ « Étonnants voyageurs », pensait retrouver à Saint-Malo le soutien enthousiaste qui lui fut réservé à Cannes par le ban et l’arrière ban du « Chaud-Bise ».

En effet, tout comme le festival de Cannes qui fait, si besoin en était, la promotion de l’immigration, le festival « Étonnant Voyageurs » appelle par la plume de son directeur, le militant historique d’extrême gauche Michel Le Bris, à la mise en place d’une « gouvernance mondiale » pour « accompagner les migrations ».

Cette fois, des militants du Front national s’étaient rassemblés devant l’entrée du Palais du Grand Large à Saint-Malo, arborant une banderole sur laquelle on pouvait lire « Herrou délinquant, immigrationniste, dehors ! ». Ceci provoqua immanquablement la colère, presque hystérique, de quelques festivaliers à têtes grises de la génération humanitaire !

https://fr.novopress.info/210911/le-militant-immigrationn...

Un nouveau livre de Serge Ayoub : POUR UN NOUVEAU CONTRAT SOCIAL

215616353.jpg« Liberté, égalité, solidarité », telle pourrait être la nouvelle devise d’une France dans laquelle seraient appliqués les principes exposés ici, permettant « l’équilibre entre le capital et le travail, condition sine qua non d’une démocratie sociale véritable ». Mais malgré sa ressemblance avec l’actuelle devise française, ses termes sont loin de recouvrer la même signification.

La fin des corporations ayant débouché sur la soumission du travailleur au capital, le taylorisme et le fordisme sur la course à la productivité et au salariat généralisé, le travailleur s’est trouvé privé de toute véritable liberté. L’égalitarisme promu par les communautarismes victimaires n’est en rien l’égalité ; il est au contraire, « l’appareil idéologique qui abolit la hiérarchie pour mieux instaurer un surcroît de domination ». Car l’égalité n’est pas l’absence de hiérarchie ; cette dernière, justifiée par le mérite et non l’argent, devient non seulement juste mais profitable à tous. Quant à la solidarité, elle n’est pas l’expression d’un État-providence, mais celui d’un État-social mettant en place les conditions d’une « coresponsabilité citoyenne ». Partant du constat que l’injustice sociale est arrivée à une forme d’oppression, et après avoir décortiqué les mécanismes économiques mais aussi idéologiques de cette injustice, l’auteur analyse les forces en présence.

Tout en haut de la hiérarchie sociale se trouvent les oppresseurs, dont on peut suivre la montée en puissance depuis la Renaissance, formant une hyper-classe qui milite pour la mondialisation afin d’échapper à ce qu’il reste des puissances étatiques. Tout en bas, leurs complices inconscients, sous-prolétariat aujourd’hui majoritairement constitué par l’immigration. Entre les deux, les travailleurs, qu’ils soient ouvriers ou petits patrons, pris en étau. Dès lors, que faire ? Retrouver la notion de bien commun, de res-publica, au sein de la nation, repenser la fonction publique et le rôle de l’État, dépasser le salariat, réformer les syndicats, créer des coopératives, une banque solidaire d’investissement : telles sont quelques-unes des solutions proposées ici pour un nouveau contrat social entre l’État et les citoyens.

Serge Ayoub, fondateur en 2010 de Troisième Voie, mouvement pour une avant-garde solidariste, et titulaire d’une maîtrise d’histoire, est l’auteur d’un roman, “Conte barbare”, de plusieurs essais comme la “Doctrine du solidarisme” et, coécrit avec Michel Drac, de “G5G, déclaration de guerre”, d’un recueil intitulé “1ère inter-nationale solidariste” et d’un livre sur l’affaire Méric : “L’affaire Clément Méric, du fait divers au scandale politique”.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Rennes : L’extrême-gauche attaque des syndicalistes de la police

BREIZATAO – POLITIKEREZH (24/05/2018) A Roazhon (Rennes), des heurts ont opposés des syndicalistes issus de la police française et des militants anarcho-communistes.

Ouest-France (source) :

Les insultes et slogans « anti-flics » ont fusé. Devant la violence de l’agression, les policiers ont été contraints de quitter la manifestation. L’assistance de la compagnie départementale d’intervention a été nécessaire pour préserver l’intégrité physique des fonctionnaires.
« Ce groupe est ensuite remonté en tête de cortège, dirigé par un représentant syndical très connu pour ses prises de position contre la police, témoigne Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat. Mardi, à Rennes, nous avons constaté que la liberté de manifester n’est pas garantie pour tous les citoyens. »

https://breizatao.com/2018/05/24/rennes-lextreme-gauche-a...

Justice. L’étrange humanisme pénal des Lumières

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9782856523971FS-299x450.pngPar Éric Delcroix, juriste, essayiste et écrivain 

Xavier Martin, professeur émérite d’histoire du droit à l’Université d’Angers vient de publier un nouvel essai, Beccaria, Voltaire et Napoléon ou l’étrange humanisme pénal des Lumières*. L’ouvrage ré-explore le bouillonnement des Lumières, de la Révolution et du bonapartisme quant au droit pénal en pointant les contradictions qu’il voit chez les uns et les autres.

Le professeur Martin critique la traduction sollicitée par l’abbé Morellet (Lausanne, 1766) du Traité des délits et des peines (Milan, 1764) du rénovateur du droit pénal que fut Beccaria et recommande une nouvelle édition bilingue**. Il oublie toutefois celle de Chaillou de Lisy (Paris, 1773), semble-t-il fidèle, que j’ai faite mienne.

Le lecteur trouvera dans l’ouvrage du professeur Martin de très intéressants rappels sur les errements des acteurs des Lumières et de la Révolution, comme une mise en garde contre les passions idéologiques. Il est bon de rappeler en effet que Robespierre était, jusque courant 1792, contre la peine de mort, avant de s’abandonner à la passion qui fera de lui le Puceau sanguinaire que l’on sait.

Mais, pour intéressant qu’il soit pour l’honnête homme, l’exercice a ses limites, celles de l’esprit réactionnaire (attention aux passions…). Même « vues de droite », les Lumières ne sont pas réductibles à la Révolution et réciproquement.

Au-delà de ses principes faux, les Lumières, au contraire de la Révolution, ont adouci les mœurs judiciaires, aussi est-ce sous leur influence que Louis XVI mit fin à la question préparatoire (1780), c’est-à-dire de la torture judiciaire. Parfois, dit la sagesse populaire, le diable porte pierre…

Droit pénal et éthique de l’intention

Le professeur Martin accorde, à juste titre, une grande importance à l’intention, mais ses choix philosophiques le font peut-être passer, pour le juriste, à côté de la question.

Il ne suffit pas d’être choqué par l’acquittement de Turreau par le Tribunal révolutionnaire, parce que ses intentions étaient révolutionnaires, et constater que, de son côté Carrier a été condamné et exécuté, parce que ses intentions étaient jugées mauvaises… Car, que condamne-t-on : l’assassinat des civils innocents ou l’intention qui préside au massacre ? Les communistes ont longtemps dit que celle de Staline, irénique s’il en fut, l’innocentait de ses pires méfaits.

En présence d’un acte criminel, la question est-elle l’auteur a-t-il voulu l’acte (ce que l’on appelle le dol) ou pourquoi a-t-il voulu l’acte ? Bref, l’intégration du mobile, gros de partialité, dans la constitution formelle de l’infraction ou l’acte simplement voulu.

Grâce au Traité de Beccaria et à l’utilitarisme de Bentham (presque du positivisme avant la lettre), Napoléon nous a doté d’un code pénal (1810) exceptionnel, qui fit école, aspirant à l’impartialité par son refus de l’inquisition des consciences. Pourtant l’utilitarisme et le positivisme, si décriés de nos jours, portent en droit pénal la vieille image populaire : la carotte ou la bâton. S’agissant de l’Empereur, « la transcendance est absente évidemment » se désole Xavier Martin. Je dirais plutôt  heureusement !

Intention et neutralité axiologique du juge

A partir de 1810 l’intention criminelle est objectivée et répond à la question susmentionnée, l’auteur a-t-il voulu l’acte (le dol) et non pourquoi l’a-t-il voulu, sauf en matière de trahison où le mobile de servir l’ennemi est incontournable (ce qui relève du politique et non de la politique pénale). Le système a fonctionné jusqu’en 1972, si l’on met entre parenthèses les lois dites « scélérates » de 1894, précisément car elles incluaient formellement le mobile anarchiste dans la définition de l’infraction.

En 1972, la loi Pleven, dite antiraciste, va inclure le mobile discriminatoire dans certains délits. Un acte en soi licite (refus d’une prestation par exemple) va devenir un délit au regard du mobile discriminatoire. Depuis les lois Lellouche (2002) et Perben II (2004) on a généralisé ce procédé d’inquisition des consciences, faisant du mobile discriminatoire un cas d’aggravation des crimes et délits. Auparavant, et depuis 1810, seuls des éléments objectifs, matérialisés, pouvaient constituer de tels cas.

Nos arrières pensées relèvent de nouveau de la justice et le souvenir de Beccaria s’efface. Pour le nouvel ordre moral, il en va des crimes et délits comme des péchés qui changent la nature de l’acte selon la disposition d’esprit du sujet (cf. les sept vices capitaux). Le juge Beaupère avait demandé à Jeanne d’Arc si elle était en « état de grâce »… Tout plaideur maintenant doit justifier de son état de grâce antiraciste. La transcendance, si opportunément absente de l’esprit de Napoléon, est de retour au Prétoire…

Issue de l’utilitarisme matérialiste et du positivisme, la neutralité axiologique du juge a mauvaise presse. Même, et peut-être d’abord, chez Xavier Martin, mais a-t-on une autre garantie contre les passions néo-révolutionnaires de nos contemporains perdus de moralisme anti-discriminatoire ? D’un côté les méchants (vous et moi professeur !), dont on condamne la « haine », de l’autre les parangons de l’ordre moral, procureurs, militants de la LICRA ou des droits de l’homme. Professeur, malgré l’intérêt intellectuel et historique de votre livre, que peut-on faire contre le Bien auto-proclamé ?

Le nouvel ordre moral a rouvert les portes de l’enfer et ce n’est pas la faute à Voltaire.

Éric Delcroix 23/05/2018

Auteur du Théâtre de Satan, éditions de l’Ӕncre, 2002 et 2010.

* Éditions Dominique Martin Morin, Poitiers, 2018.

** ENS Éditions, 2009.

Crédit photo : Domaine public, via Max Pixel

https://www.polemia.com/justice-etrange-humanisme-penal-l...

07:22 Écrit par pat dans actualité, lobby | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

HIDALGO, LE MAIRE QUI RIT DANS LES CIMETIÈRES

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En 1917, éblouit par le soleil lors d’une cérémonie en hommage aux morts d’une récente bataille, Raymond Poincaré, président de la République, fut immortalisé par un photographe alors qu’il grimaçait, laissant penser qu’il souriait.

Ce fut un énorme tollé et l’expression de « l’homme qui rit dans les cimetières » lui colla à la peau. On était déjà en pleine « fake news ».

Sauf qu’en l’an de disgrâce 2018, quatrième année de l’ère hidalgo-parisienne qui n’en comptera que six, espérons-le, c’est tout à fait sciemment que la municipalité organise ce samedi des promenades et des concerts dans ces lieux de recueillement, pour faire découvrir « ces espaces de biodiversité ».

Ne faites pas grise mine ! Balade gourmande au Père-Lachaise, promenade chantée à la découverte des artistes inhumés dans le cimetière de Montmartre ou lecture dans une bibliothèque éphémère installée au cimetière de Belleville … le « Printemps des cimetières» vous emmènera loin du recueillement qui sied d’ordinaire à ces endroits.

Mais d’où leur vient donc ce besoin irrépressible de désacraliser, d’abaisser au prétexte de démocratiser ? Ce nivellement par le bas qui, au motif de distraire ou éduquer, tente de transformer des lieux de médiation silencieuse, de retour sur soi-même et sur la vanité des choses et des désordres humains en autant de prétextes à « teufs delanoesques »? Qu’il repose en paix : c’est ce qu’on lit sur tant de tombes ! En paix, mais avec fanfare et flonflons en bruit de fond. Bientôt Père-Lachaise-Plage ?

On peut sans exagérer parler d’avilissement.

C’est qu’ils prennent le problème à l’envers tous ces animateurs de Club Med transformés en édiles ! Prenons l’exemple de l’achat récent et à grand frais d’un « ready-made » de Marcel Duchamp par le musée de Chicago, un porte-bouteille promu icône de l’art du vingtième siècle.

On peut ne pas être convaincu par l’oeuvre de ce pionnier du déconstructivisme esthétique. Au moins Duchamp, et tous ceux qui l’ont suivi, essayaient-ils de nous montrer que tout peut être art, que le statut d’oeuvre était dans le regard plus que dans l’objet. Et s’il affublait la Joconde de moustaches, ce n’était que sur une reproduction, pas sur l’original !

Avec Hidalgo et sa bande, c’est tout le contraire : on tire vers le bas les lieux et les choses sublimes ou exceptionnelles pour faire croire qu’elles n’en sont pas. On abaisse l’oeuvre pour, démagogiquement, mettre le spectateur sur un piédestal qu’il ne mérite en rien et qui d’ailleurs ne fera qu’accroître sa frustration puisqu’il sentira que son nouveau statut est en toc et qu’il n’est acquis que par le nivellement. Bref, du socialisme culture…

L’explication de l’installation de ce Barnum est aussi que cela ne coûte pas cher et qu’avec des caisses municipales vides on cherche à amuser à bas prix. Il faut bien payer les « anneries » d’Hidalgo.

Décidément, c’est dans les moindres détails de son action que cette maire accidentelle nous montre sa médiocrité.

http://www.bvoltaire.fr/hidalgo-maire-rit-cimetieres/

26/05/2018

Royaume-Uni : Tommy Robinson condamné à 13 mois de prison pour avoir filmé le procès d’un gang de violeurs musulmans

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Tommy Robinson avec Jean-Marie Le Pen le 1er octobre dernier lors de la journée de Synthèse nationale à Rungis

Source Breiz Atao cliquez ici

Le reporter Tommy Robinson a été arrêté hier devant le tribunal de Leeds et condamné à 13 mois de prison pour avoir couvert le procès d’un gang de violeurs pakistanais.

Il a peu après été déféré devant le même tribunal et condamné à 13 mois de prison pour « troubles à l’ordre public » bien qu’il ne faisait que couvrir le procès du gang pakistanais.

Les médias ont également reçu l’ordre du gouvernement de ne rien dire sur les faits, sous peine de poursuites.

Les réactions politiques n’ont pas tardé, notamment au vu du fait que ce jugement s’est déroulé en moins de deux heures.

« Arrêtez pour avoir troublé l’ordre public alors qu’il couvre le viol d’un gang de violeurs musulmans ? C’est l’Arabie Saoudite ? » s’est interrogé Geert Wilders, leader de la droite néerlandaise.

Le député de l'UKIP (Souverainistes), Gerard Batten, a dénoncé lui aussi l’arrestation.

Les gangs de violeurs musulmans sont extrêmement puissants, organisés et nombreux au Royaume-Uni. Il y a deux mois, un gang équivalent avait été découvert. On dénombre au moins 1000 victimes sur plus d’une quarantaine d’années, pour l’essentiel blanches.

Le réseau était protégé par la police britannique.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

Loi fakes news et ministère de la vérité

6a00d83451619c69e20224e03c8b63200d-800wi.jpgDe Guy Rouvrais dans Présent :

"Les députés ont examiné en commission la proposition de loi voulue par le gouvernement sur les fake news, lequel gouvernement toutefois n’a pas voulu en avoir l’initiative, ce sont donc les élus LREM qui l’ont proposée. [...]

La commission des lois, avant la discussion du texte en séance le 7 juin, a donc dû définir ce qu’est une fausse nouvelle. Ce qui, en effet, est un préalable et c’est là que gît le lièvre. Apparemment, le sens de « fausse nouvelle » est obvie, c’est une nouvelle… fausse. Naïma Moutchou, rapporteur LREM de la proposition, la distingue toutefois de la fausse information, rien n’est simple… En effet, selon elle, « plus large que la notion de “fausse nouvelle”, la “fausse information” vise les informations dépourvues de tout élément de fait contrôlable de nature à les rendre vraisemblables ». C’est cette définition que la commission a retenue.

Le rapporteur précise que l’enjeu est d’« éviter qu’une atteinte disproportionnée puisse être portée à la liberté d’expression », sachant que « la lutte contre les fausses informations serait circonscrite aux cas dans lesquels il est établi que la diffusion de telles informations procède de la mauvaise foi ». Enregistrons l’aveu : il s’agit bien d’une atteinte à la liberté d’expression mais que le législateur entend limiter selon la bonne ou la « mauvaise foi » de celui qui la diffuse. Une notion éminemment subjective, seul Dieu pouvant sonder le cœur et les reins. Plus prosaïquement, cela revient à décider en fonction de la tête du client…

En outre, pendant les trois mois précédant une élection, des obligations de transparence renforcées seront imposées aux plateformes numériques. L’auteur d’une fausse information sera passible d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Seuls les candidats et les formations politiques pourront saisir le juge des référés, qui devra prendre dans les 48 heures « les mesures proportionnées et nécessaires » pour faire cesser la diffusion de la fausse information, comme si dans ce laps de temps la justice avait les moyens de vérifier son authenticité et d’apprécier la bonne ou mauvaise foi du diffuseur !"

Toujours dans cette proposition de loiobligation est faite aux plateformes et moteurs de recherche de "promouvoir les contenus d'information produits par les entreprises de presse".

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Trump veut embraser l’Orient

Par Antoine de Lacoste

Trump ose tout, et c’est à ça qu’on le reconnaît.

Sept pays ont signé en 2015 un accord empêchant l’Iran de poursuivre ses recherches nucléaires, en échange d’une levée des sanctions économiques. Le monde entier, excepté Israël, s’en est réjoui. En Iran, le clan des durs était furieux et Rohani, qui veut ouvrir son pays, en était sorti conforté.

Mais tout cela a été balayé par le Président américain qui a donc annoncé le 8 mai, avec 4 jours d’avance sur la date prévue, que les Etats-Unis se retiraient de l’accord. Israël a bruyamment applaudi, le reste du monde est consterné.

Que va-t-il se passer maintenant ?

L’Iran a réagi avec modération, indiquant qu’elle allait consulter les autres signataires afin de savoir si l’accord tenait toujours ou s’il était caduc. Mais il est certain  que la position de Rohani est fragilisée. Coincé entre une partie de la population qui ne supporte plus le régime des mollahs et une autre partie, plus religieuse, qui lui reproche d’avoir fait confiance à l’Amérique, il va connaître des heures difficiles.

Pour la France, l’Angleterre et l’Allemagne, c’est une déconvenue. Jusqu’au bout, les trois puissances se sont relayées pour faire fléchir Trump. En pure perte. Emmanuel Macron connait là son premier échec diplomatique qui est d’autant plus cuisant  que ce qu’il croyait être « d’excellentes relations personnelles » avec Trump, ne pesait finalement pas lourd face à la réalité. Les démonstratives embrassades et accolades n’ont servi à rien : c’est comme ça qu’on apprend le métier. Diplomatie et sentiment ne font pas bon ménage et Macron va devoir comprendre que le charme ne sert à rien lorsqu’on  parle à la première puissance mondiale.

Mais que veut Trump finalement ?

C’est simple : un changement de régime en Iran. En sortant de l’accord et en annonçant de probables nouvelles sanctions contre l’Etat chiite, Trump espère aggraver la situation économique et susciter l’exaspération de sa population contre le régime. Au-delà du cynisme, vieille marque de fabrique américaine, ce calcul semble bien aléatoire. Rien ne dit que la population se soulèvera et, si c’était le cas, les dizaines de milliers de gardiens de la révolution ne se laisseront pas faire. Cela risque de tourner à un bain de sang stérile, permettant aux durs de renforcer leur pouvoir.

Les Américains ont l’habitude d’embraser l’Orient mais avec des succès très relatifs. Ils ont détruit l’Irak en renversant un dictateur sunnite mais laïque, pour donner le pouvoir à des chiites alliés aujourd’hui à l’Iran… Ils ont soutenu des islamistes syriens, accélérant l’intervention russe qui a sauvé le régime alaouite, allié de l’Iran. Ils entretiennent une armée kurde en Syrie, se fâchant de ce fait avec la Turquie qui s’est alors rapprochée de Moscou.

Tout cela n’est guère brillant.

En attendant la tension est montée d’un cran dans toute la région et il faudrait peu de choses pour un embrasement général.

Poutine, lui, ne dit rien et, comme toujours, prendra son temps pour agir…ou pas.   

Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/

La censure de Facebook continue : la page « Les Identitaires » vient d’être supprimée !

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Depuis mercredi 23 mai, la page Facebook « Les Identitaires », qui avait échappé à la censure jusque-là, a été supprimée par Facebook sans avertissement ni explications. Suite à l’action pacifique et symbolique de Génération Identitaire dans les Alpes, une vague de censure sur le réseau social de Mark Zuckerberg s’était abattue sur Génération Identitaire, supprimant notamment sa page Facebook et empêchant les 126 000 internautes qui y étaient abonnés de continuer à suivre son actualité.

Cette censure avait été dénoncée par des personnalités de tous bords, comme Dominique Reynié (tête de liste « Les Républicains » dans le Sud aux élections régionales de 2015) ou Nicolas Dupont-Aignan (candidat DLF aux élections présidentielles). Le 22 mai, Nicolas Bay (Président du groupe Front National au Parlement européen) a également interrogé Mark Zuckerberg lors de son audition par les députés européens à Bruxelles afin de connaître les raisons de cette censure.

Le fondateur de Facebook s’est contenté de répondre : « Nous voulons que les gens continuent de venir et d’utiliser nos services, et qu’ils partagent leurs idées politiques, quelle qu’en soit la sensibilité. […] Je peux l’affirmer devant vous aujourd’hui : nous n’avons jamais et ne prendrons jamais de décision quant au contenu qui doit être mis en avant, et ce en fonction des vues politiques qui y sont diffusées. C’est un sujet fondamental pour moi, sur lequel je suis fier de m’engager. » Le lendemain, malgré les promesses de Mark Zuckerberg, la page des Identitaires était donc supprimée alors même qu’elle se rattache à un mouvement indépendant de Génération Identitaire.

La Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) s’était félicitée de la censure des pages de Génération Identitaire, revendiquant ne pas y être pour rien. Cette collusion scandaleuse entre le pouvoir politique et un réseau social en situation de monopole révèle une dérive extrêmement inquiétante concernant la liberté d’expression. La répression pour nous faire taire n’a jamais été aussi forte depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Manifestations interdites, comptes twitter supprimés, pages Facebook censurées… ils peuvent tout essayer, le mouvement identitaire continuera de lutter pour notre identité et ne lâchera rien !

Soutenez-nous en rejoignant et en diffusant autour de vous notre chaîne Telegram !

Un communiqué des Identitaires

https://fr.novopress.info/

Réforme des Institutions : « Du duo exécutif-législatif au duel exécuteur-exécutant »

33080004_2017446778520900_2084871992716034048_n.jpgLes projets de loi présentés ce mardi 22 mai 2018 au groupe La République en marche (LaREM) à l’Assemblée nationale consistent essentiellement dans la réduction du nombre, de la longévité, de la légitimité et de l’action des parlementaires. Les nombres de députés et de sénateurs passeraient ainsi respectivement de 577 à 404 et de 348 à 244. Aucun élu ne pourrait exercer plus de trois mandats identiques consécutifs. L’introduction d’une dose – minime : 15 % – de proportionnelle ferait provenir des partis ce que l’on doit au peuple dans une démocratie. Les conditions de recevabilité des amendements seraient durcies et les navettes parlementaires réduites.

La République voit le pouvoir comme une proie, non une charge, et la majorité ayant l’unanimité au Gouvernement, il lui pèse de plus en plus de ne pas l’avoir complète au Parlement. À président jupitérien, partage léonin. 

            Il y a d’abord une injuste démagogie à réduire de 30 % le nombre des parlementaires alors que surabondent les conseillers municipaux, d’arrondissement, communautaires, départementaux et régionaux. D’autant que la réformite actuelle accroît la charge de travail des représentants de la Nation. Faudra-t-il donc recruter davantage de collaborateurs parlementaires, de droit privé mais sur fonds publics ?

Il n’y a de plus aucun gain de démocratie à attendre de l’adoption de 15 % de proportionnelle dans la mesure où il sera plus difficile pour le Front (ou Rassemblement) national et la France insoumise d’obtenir des sièges autrement que par la faveur du Prince. De fait, leurs électorats étant plus homogènes socio-économiquement que ceux de LaREM ou des Républicains, ils peinent à traduire en élus locaux leurs bons, voire très bons chiffres nationaux ; surtout dans des circonscriptions élargies.

En outre, le chiffre-plancher – sur lequel il n’est pas question de revenir, du moins tant qu’existent les départements – d’un député et un sénateur par département produira des disparités importantes dans la représentation nationale. À la Chambre, le député de Corrèze représentera 77 000 administrés. Mais le nombre moyen d’administrés par député sera de 166 337 (275 410 par sénateur), plus du double. D’une circonscription l’autre, la variation pourra donc être supérieure à trois contre un.

Le corollaire en est le défaut d’enracinement. Comment se faire connaître dans des circonscriptions plus étendues, issues qui pis est d’un redécoupage peut-être favorable au seul Gouvernement ? Comment faire fond sur autre (et plus noble) chose qu’une appartenance partisane, quand l’impartialité de la presse se réduit, les élites locales sont amoindries fiscalement et symboliquement, le territoire à soutenir s’étend, le double exercice des fonctions de maire et de représentant est interdit ?

Mais surtout, quel attrait, demain, du mandat de député ou de sénateur ? On a vu se réduire peu à peu le prestige du premier magistrat de la commune, au point qu’aux municipales certaines n’ont plus même de candidat ; il semble que le tour du pouvoir législatif soit venu. Les journaux se répandent chaque jour sur la tromperie que ressentiraient les députés LaREM, à la fois pressés de toutes parts et impuissants. En l’absence de toute revalorisation des indemnités, l’augmentation de la charge des élus et le renforcement de la technocratie produisent une dévalorisation de la fonction parlementaire et donc de la loi française. Au profit d’une loi étrangère : européenne ou communautaire. Au profit d’un exécutif qui se fera exécuteur en droit de ceux qu’il a réduits en pratique au rôle d’exécutants depuis le début du quinquennat. Jacqueline Gourault, ministre délégué à l’Intérieur, n’a-t-elle pas lancé à l’Assemblée nationale le 19 avril 2018 : « Obliger un ministre à répondre ? […] Ce sont des méthodes autoritaires qui n’ont pas leur place dans une démocratie ! » ?

            Ce projet de 23e réforme de la constitution du 4 octobre 1958 prouve s’il en était besoin que nos institutions sont plus résilientes que stables. Les règles changent tous les deux ans et demi. Surtout, il interroge le sens du partage de l’initiative des lois entre l’exécutif et le législatif. Les parlementaires auront encore loisir de déposer des propositions de loi et de rédiger des amendements, certes, mais sous condition de majorité, ou d’opposition allégée, dans une précarité plus grande, avec un enracinement moindre. Autant dire qu’on en fait des greffiers.

Or toutes les chambres d’enregistrement et tous les régimes d’assemblée du monde ne sauraient faire douter des apports d’assemblées rénovées en cas de restauration monarchique, en application d’un principe fécond de subsidiarité. L’une – élue au suffrage universel élargi, mais rejetant toute appartenance partisane – fournirait au souverain une expertise professionnelle, économique, financière et légistique. Elle exercerait des pouvoirs d’amendement et de discussion renforcés. L’autre réunirait les gouverneurs élus au suffrage indirect à la tête de « pays » ou cercles issus de ces intercommunalités qui nourrissent l’espoir de pérenniser les identités locales et d’administrer les territoires au plus près (et au plus juste). Alors, en fermant et pérennisant en haut (par la restauration monarchique), on pourrait ouvrir et expérimenter en bas : par l’introduction d’un référendum d’initiative législative, par la tenue de consultations locales revêtues de la légalité constitutionnelle et emportant des effets pour la vie quotidienne ; sans parler des possibilités que nous offre la technologie civique… 

Luc Le Garsmeur

http://www.vexilla-galliae.fr/actualites/politique/2639-r...

NIEPPE (PRÈS DE LILLE) DIMANCHE 16 SEPTEMBRE 2018 : 6E JOURNÉE RÉGIONALE DE SYNTHÈSE NATIONALE

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Macron et Philippe en chute dans les sondages, Marion Maréchal-Le Pen plébiscitée

marion-300x170.pngSelon un sondage BVA pour RTL, Orange et La Tribune, diffusé vendredi 25 mai. , la popularité de Macron et de son chef de gouvernement Philippe serait en baisse. Si Édouard Philippe perd deux points, Emmanuel Macron en perd trois.

Avec 40% d’opinions positives, le chef de l’État retrouve son niveau de mars, le plus bas depuis son entrée en fonction il y a un an. Inversement, 56% des Français interrogés ont une « mauvaise opinion » de lui, un chiffre en hausse de 2%. Le premier ministre retrouve lui-aussi son plus bas niveau, 53 % des personnes interrogées ne lui font pas confiance.

Ce sont surtout Les Républicains qui se défient plus qu’auparavant d’Emmanuel Macron. Les Français lui en veulent aussi de sa mauvaise gestion des conflits sociaux, dont la grève SNCF qui s’éternise.

De l’autre côté, Marion Maréchal-Le Pen, qui revient via les médias sur le devant de la scène, dépasse sa tante Marine. Elle devient ainsi la troisième personnalité du classement des personnalités politiques  avec 32 % d’opinions favorables.

Francesca de Villasmundo

http://www.medias-presse.info/macron-et-philippe-en-chute...

Le Samedi Politique : Poutine, le maître du jeu mondial ? avec Pierre-Yves Rougeyron

ITALIE : UNE AUTRE EUROPE EST POSSIBLE !

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Nous avons le vent en poupe ! Près de deux ans après le Brexit, le tout récent succès électoral du Mouvement 5 étoiles et de la Lega en Italie le confirme. Comme l’avait prédit Steve Bannon au congrès du Front national de Lille : « L’Histoire est de notre côté et va nous mener de victoire en victoire. »

Désormais, l’Italie est gouvernée par la coalition souverainiste de Matteo Salvini et Luigi Di Maio. Et cet avènement n’est pas anodin, car il s’agit d’un pays fondateur de l’Union européenne, le pays du traité de Rome, un pays qui pèse un poids non négligeable parmi les 28. Il en est la troisième puissance économique. Cette fois, les gardiens du temple de l’Union européenne vont avoir fort à faire et pourraient bien être contraints de revoir leur copie. Le temps du statu quo est terminé, le réveil des peuples est en marche.

Leur Europe ne fonctionne pas. Le musèlement des nations souveraines par des technocrates non élus et l’ingérence dans les affaires des États ont assez duré. Le libre-échangisme sauvage et la submersion migratoire sont rejetés par les peuples qui ne veulent pas disparaître. L’Europe de Bruxelles, qui détruit la souveraineté des États, n’est pas une solution appropriée face au choc de civilisation que nous connaissons. Or, le nouveau gouvernement italien eurosceptique a annoncé la couleur et les eurocrates grincent des dents.

Déjà, la commissaire Malmström voit des choses préoccupantes dans le contrat de gouvernement de la Ligue et du M5S. Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé l’Italie à apporter « une réponse crédible » sur sa dette publique. Le ministre français Le Maire a appelé le futur gouvernement italien à « respecter les règles » en vigueur en Europe. Ce qui n’a pas manqué de faire vivement réagir le chef de file de la Ligue Matteo Salvini, qui a rappelé qu’il entendait mener à bien son projet de gouvernement pour les Italiens d’abord !

Tourner le dos à l’austérité, combler les déficits tout en baissant les impôts, abandonner les sanctions contre la Russie, engager une politique restrictive en matière d’immigration sont autant de mesures de bon sens que s’engage à mettre en œuvre le nouveau gouvernement italien. Conscients de l’importance et de la place de la nation dans la refondation de l’Europe, ils ne cachent pas leur intention de rapatrier le pouvoir politique à l’intérieur du cadre national qui est le leur.

Ce contrat de gouvernement passé entre le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini s’inscrit donc sur le papier, majoritairement sur une ligne que nous défendons. C’est la raison de notre optimisme. L’avènement de cette coalition conforte nos positions et pour lesquelles nous solliciterons le suffrage de nos compatriotes dans un an. Les peuples sont de retour !

 Député européen du groupe ENL

13:16 Écrit par pat dans actualité, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Mai 68 • En guerre contre eux-mêmes [2]

« Mai 68 fut leur catharsis collective »

Par Rémi Hugues 

Dans le cadre de la sortie de son ouvrage Mai 68 contre lui-même, Rémi Hugues a rédigé pour Lafautearousseau une série dʼarticles qui seront publiés tout au long du mois de mai.

L’histoire est un enchaînement de circonstances qui permet à certaines actions planifiées de réussir et à d’autres déchouer. Et les historiens sont là pour ériger la mémoire des vainqueurs en vérité objective. Lesquels vainqueurs ont une fâcheuse tendance à occulter leurs torts, sans parler de leur génie à faire que les masses s’émerveillent de leurs crimes. 

Un matériau humain disponible pour lʼOncle Sam 

En aucun cas Mai 68 ne fut un mouvement juif ou pro-israélien. Il fut une opération de police internationale secrète qui sut trouver dans des groupuscules largement orientés par des Juifs les moyens de sa politique hégémonique. Ces derniers étaient anti-sionistes par anti-impérialisme américain.

La guerre entre Israël et ses voisins arabes les avait fait entrer en guerre contre eux-mêmes, contre une part d’eux-mêmes. Ils souhaitaient la victoire du camp « progressiste » en même temps qu’ils craignaient un nouveau pogrom contre leurs coreligionnaires. Le triomphe des Arabes les aurait enchantés mais la chose qu’ils redoutaient le plus, c’était la défaite de leurs frères d’Israël. Comme en atteste ce passage extrait de l’ouvrage de Yaël Auron : « Bien qu’une fraction de radicaux juifs ait craint pour Israël à la veille et au début de la guerre, ils adoptèrent, dès que la victoire israélienne fut avérée, des positions anti-israéliennes et antisionistes, parfois avec une animosité et une virulence extrême. »[1] Un état de schizophrénie ne peut être éternellement refoulé. Survient toujours le moment de la catharsis.

Mai 68 fut leur catharsis collective, ils eurent des émules, ceux qui sans sourciller les suivirent, ceux qui se plurent à renouer avec la tradition très française de l’émeute populaire, l’exutoire indispensable qui supplée la communion dominicale et le carnaval, us de temps anciens et révolus. 

De Gaulle fut ainsi le dommage collatéral du besoin qu’avaient ces Juifs antisionistes de se réconcilier avec eux-mêmes. Peu importe si son attitude vis-à-vis des belligérants de 1967 penchait en faveur de l’antisionisme. Par son essentialisation du Juif, il fit d’un coup, aux yeux des révolutionnaires professionnels, resurgir la « bête immonde » de l’antisémitisme : maurrassien, capitaliste, occidental, sioniste... et antisémite. La limite, pour eux, était franchie, de Gaulle incarnait dès lors le fascisme à l’état pur contre lequel il devenait impératif de rentrer en résistance.

À ce moment, André Glucksmann, qui occupe une place éminente au sein du maoïsme français, « dénonce en France l’instauration d’un ʽʽnouveau fascismeʼʼ. »[2]      

Yaël Auron indique à ce sujet la chose suivante : « Un autre fait qui provoqua l’ire de la communauté juive française fut bien sûr la ʽʽpetite phraseʼʼ de De Gaulle le 27 novembre 1967, lors d’une conférence de presse, sur ʽʽle peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateurʼʼ. Elle eut pour effet que de nombreux Juifs qui n’avaient jusque-là cure de leur judéité ni du sens qu’elle pouvait revêtir, réagirent en protestant et en manifestant contre le général de Gaulle. […] Les aspects spécifiquement juifs de la révolte étudiante doivent être appréciés à la lumière de ce que symbolisa la guerre des Six Jours et de la phrase de De Gaulle du 27 novembre 1967. Il y a concomitance entre ces deux événements qui se sont produits dans le courant de l’année précédant Mai 68. »[3] 

Une communauté en émoi 

Pour la première fois de leur vie ces remuants gauchistes reçurent l’aval de leurs parents : non, leur agitation n’était pas vaine, capricieuse et puérile. Elle se justifiait par la nécessité de laver l’honneur de tout un peuple.

Chacun exprima sa furie selon ses moyens. Les notables avec leur plume, ou même, pour les plus éminents d’entre eux, directement à la personne concernée – de Gaulle – . Ce fut le cas, on l’a vu de René Cassin.

À peu près au même moment que son avertissement menaçant lancé dans les ors élyséens, au début de l’année 1968, le grand rabbin de France, Jacob Kaplan, signifia son indignation et sa désapprobation au président de la République. L’échange est relaté par un ouvrage de Maurice Szafran.

« De Gaulle : Venez, nous allons discuter, monsieur le grand rabbin. Alors, vous avez des reproches à me faire...

Kaplan : Vous le savez bien, mon général. Si je vous comprends, un Juif français ne peut soutenir Israël sans que vous remettiez en cause sa loyauté.  

- Pas du tout, monsieur le grand rabbin. Un Français de religion juive qui soutient Israël, c’est évidemment un Français loyal, je n’ai pas émis sur le sujet le moindre doute. Un bon Français peut être un bon Juif et vice-versa...

- Mais votre fameuse petite phrase, elle est antisémite. En tout cas, moi, je l’ai ressentie comme telle.

- Mais la petite phrase dont vous me parlez, c’est un compliment envers les Juifs. Moi ? Antisémite ?

- Je ne dis pas que vous êtes antisémite. J’affirme que vous avez offert d’incroyables arguments aux antisémites. »[4] 

Mais les plus jeunes, eux, n’avaient pas leurs entrées dans les alcôves du pouvoir. Soutenus par la génération des aînés, ils investirent leur fac, la rue, qui étaient les seules tribunes dont ils disposaient, appelant chacun, les goyim avec, à participer au plus grand des vacarmes contre ce satané Général. À ses dépens les générations se réconcilièrent, vieux sionistes et jeunes antisionistes.

Ces derniers se firent les relais des anciens. Tout le poids d’une communauté à la nuque raide se fit d’un coup ressentir. Son efficacité fut redoutable : elle mit le pays sans dessus dessous.

Car les réseaux formés durant l’enfance, qui n’avaient jamais totalement disparu, se reformèrent. Hashomer Hatsaïr, la bande de la place de la Répuʼ, tous au quartier Latin et que le feu d’artifice commence !   (Dossier à suivre)   

[1]  Yaël Auron, op. cit., p. 167.

[2]  Morgan Sportès, Ils ont tué Pierre Overney, Paris, Grasset, 2008, p. 92.

[3]  Yaël Auron, op. cit., p. 168.

[4]  Maurice Szafran, Les juifs dans la politique française de 1945 à nos jours, Paris, Flammarion, 1990, p. 168-169. 

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Dossier spécial Mai 68

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Un peu de patience... l'émission avec Renaud Camus arrive jeudi 31 mai !

Entretien avec Marion Maréchal : « Le délire soixante-huitard est fini »

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Pendant que la Sorbonne se voile, que les bacheliers sont englués dans Parcoursup, que la chienlit a bloqué les facs et annulé les partiels, Marion Maréchal ouvre son école supérieure : « Nous voulons former une nouvelle génération de dirigeants. »

— Pourquoi, après avoir été député pendant 5 ans, avoir décidé de vous lancer dans le projet d’une école alternative de sciences politiques ?

— Je suis convaincue que le combat électoral n’est pas la seule voie d’investissement pour ceux qui souhaitent servir leur pays, assurer la transmission de nos valeurs culturelles et civilisationnelles. Le combat culturel et éducatif est vital en particulier dans l’éducation supérieure où le conformisme, l’égalitarisme, l’abandon progressif des matières de culture générale ont fait beaucoup de ravages. Nous en voyons tous le résultat : des élites devenues des gestionnaires sans vision et acquis à la lecture globalisée du monde où la nation est un cadre dépassé. L’ISSEP est une réponse optimiste, une alternative d’excellence aux offres en place.

— Espérez-vous grâce à cette école réaliser l’union des droites qui tarde à se concrétiser ?

— L’ISSEP n’a pas vocation à construire des alliances électorales. En revanche elle est une école et à ce titre une plateforme de rencontres, un carrefour des intelligences, et nous associerons des gens aux parcours et sensibilités variés qui partagent à la fois notre projet pédagogique et les valeurs de notre école. Notre conseil scientifique en est déjà une illustration. Tout comme notre président Patrick Libbrecht issu de la société civile et ancien DG de grandes sociétés alimentaires françaises qui incarne l’esprit entrepreneurial que nous distillons dans nos enseignements.

— Vous revendiquez : « Excellence, éthique, enracinement et engagement » comme les valeurs fondatrices de votre école mais aussi un « savoir-vivre et un savoir-être à la française ». Concrètement quels seront les enseignements dispensés ?

— Nous proposons un magistère en deux ans aux étudiants ayant déjà obtenu une licence et une formation continue sur dix mois sans critère de diplôme. Nos cursus sont basés autour de trois pôles pédagogiques : les sciences politiques, économiques et sociales avec un retour en force des enseignements classiques (histoire, philosophie, littérature française, rhétorique, etc.), la direction et gestion de projet et la direction des hommes. C’est pourquoi nous sommes à la fois une école de sciences politiques et de leadership. En alliant les savoirs de l’entreprise et des affaires publiques, nous souhaitons former une nouvelle génération de dirigeants politiques et économiques qui mettront leurs ambitions et leurs carrières au service des autres et de leur pays.

— Est-ce que les diplômes de votre Institut seront reconnus par l’Etat ?

— Nous délivrerons à la promotion de magistère 2 un diplôme d’école comme toutes les écoles en création et de nombreuses universités françaises ainsi qu’un titre certifié bac+5 reconnu par l’Etat grâce à un partenariat.

— Comment se fait le recrutement des professeurs, sur quels critères sont-ils retenus ?

— C’est le conseil pédagogique et le responsable chargé de l’enseignement qui sélectionnent les professeurs sur des critères de compétences et d’adhésion au projet pédagogique ainsi qu’à l’esprit de l’ISSEP. Ce conseil scientifique est coprésidé par Patrick Louis, professeur d’université à Lyon 3, et Jacques de Guillebon, essayiste et directeur de rédaction de la revue L’Incorrect. On y trouve également Guillaume Drago, directeur des masters droit public à Assas, Yves-Marie Adeline, professeur d’université en sciences politiques à Caen, Thibaud Collin, philosophe et enseignant, Pascal Gauchon, ancien directeur de Prépasup et directeur d’une revue de géopolitique mais aussi des membres étrangers. Vous trouverez toutes ces informations en détail sur notre site : ISSEP.fr.

— Vos futurs élèves justement ne risquent-ils pas d’être marqués du « diplôme Le Pen » ?

— Toute notre école est construite pour que précisément l’employabilité de nos étudiants soit assurée. Nous leur garantissons une formation originale et de qualité, des stages intéressants grâce à notre réseau de chefs d’entreprise. Nous travaillons activement à mettre des partenariats internationaux en place. Le monde économique a besoin de retrouver du sens et le monde politique de la performance. La génération qui saura à la fois apporter ce sens et cette performance sera celle qui réussira et comptera.

— Est-ce pour cela que vous avez renoncé au nom de Le Pen ?

— Ce n’est pas un renoncement mais le moyen pour moi d’acter mon retour à la vie civile. Mon nom légal est Marion Maréchal. J’y avais adjoint le nom de ma mère, Le Pen, en 2012, pour en laver l’honneur à Carpentras, 20 ans après la sordide affaire. Je pense avoir mené cette mission à bien et n’ai plus de raison de porter mon nom politique aujourd’hui.

— Vous tablez finalement sur un combat à long terme, le combat culturel, métapolitique, avec une vue à 15 ou 20 ans, mais est-ce que vos dirigeants de demain ne risquent pas d’arriver trop tard dans un pays en ruine ?

— Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue, disait Hugo. Je suis convaincue que le délire soixante-huitard est fini, que le constat de la faillite de l’éducation est en grande partie partagé et que la majorité des Français ne supporte plus le conformisme et le sectarisme qui règnent dans une partie du milieu intellectuel français. Notre école arrive à point selon moi. Par ailleurs j’ajoute une phrase que j’ai souvent répétée et qui m’est chère : Il n’y a que les combats qui ne sont pas menés qui sont perdus d’avance.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Article repris du quotidien Présent

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