Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

- Page 3

  • La fin de la croissance : le pétrole montré du doigt

    Non seulement la croissance économique des années 2000 est chose du passé, mais la fin du pétrole à rabais aura un impact significatif sur l’économie en général et la mondialisation en particulier. C’est la thèse soutenue par l’économiste Jeff Rubin, lors de son passage jeudi [16 mai 2013] à Montréal.

    La statistique est probante : en l’an 2000, la facture d’essence mondiale était de 800 milliards de dollars par année. Aujourd’hui, elle avoisine les 3.000 milliards de dollars, calcule Jeff Rubin, qui était de passage à Fintech Montréal jeudi [16 mai 2013] pour livrer les conclusions de son deuxième essai The End of Growth (La Fin de la croissance).

    Jeff Rubin a quitté la CIBC en 2009 après qu’on lui eût refusé la permission d’écrire son premier best-seller, Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller : Oil and the End of Globalization.

    Dans ses deux bouquins, il analyse les mutations profondes que subiront les économies du monde dont la croissance a été portée, pour l’essentiel, par le pétrole à rabais.
    Qu’on en juge : « en moyenne, dans les quatre dernières décennies, une augmentation de 1 % de la consommation de pétrole a engendré une croissance de 2 % du PIB mondial », écrit Jeff Rubin dans son dernier essai.

    Lors du premier choc pétrolier, en 1973, l’OPEP a fermé les vannes et retranché 8 % de l’inventaire mondial d’or noir. L’année suivante, le PIB réel américain a chuté de 2,5 %. En ces temps de morosité économique, alors que les politiques de stimulation de la croissance économique ne fonctionnent pas, soutient Jeff Rubin, selon qui « un baril de pétrole dans les trois chiffres affecte la croissance économique de façon importante ».

    On a tendance à sous-estimer l’importance du pétrole dans l’économie mondiale, plaide l’économiste. « Alors que les pays sont pris à la gorge par de hauts niveaux d’endettement qui leur coûtent très cher », l’augmentation des coûts énergétiques peut avoir des conséquences catastrophiques.

    « Un tiers de la consommation de pétrole est consacrée au transport », explique Jeff Rubin. Un baril passant de 20 dollars à 100 dollars est certain d’influencer le prix des marchandises, des transports, d’avoir des impacts sur la balance commerciale des pays et sur la consommation domestique.

    Jeff Rubin cite des analyses de l’Agence internationale de l’énergie qui sonnent l’alarme : « les ménages dépensent autant en énergie que lors des chocs pétroliers passés ». Et il n’y a pas de choc pétrolier présentement.

    « En 1973, le président Nixon, pour mitiger l’impact de la hausse du prix de l’essence, a imposé la limite de vitesse de 110 km/h (55 miles à l’heure) pour réduire la consommation d’essence », relate Jeff Rubin, selon qui une hausse des prix du pétrole est l’équivalent d’imposer une limite de vitesse à l’économie.

    L’impact du baril tarifé dans les trois chiffres est profond : « Toute la délocalisation perd de son attrait économique. Si l’avantage d’importer une tonne de fer de Chine est réduit à néant pas la hausse des prix à la pompe, elle ne serait pas étonnant qu’on rapatrie des emplois manufacturiers. »

    La même chose vaut pour l’agriculture, un secteur de haute consommation énergétique. « Importer des ailes de poulet congelées devient un non sens économique. » Tout comme les exportations canadiennes de blé, ou de porc.

    « L’étalement urbain était fonction des bas prix de l’essence, on verra une densification des villes. » Et peut-être même un retour de l’agriculture dans les banlieues, postule Jeff Rubin, ajoutant qu’en Amérique du moins, il faut apprendre à ne plus définir le bonheur par la consommation d’énergie par tête de pipe.

    Ses critiques font souvent valoir que Jeff Rubin omet d’accorder de l’importance aux autres sources d’énergie ou à l’importance de la technologie. « Le fait est que le pétrole est magique : nous n’avons pas encore trouvé une substance qui contient autant d’énergie facile à utiliser et à conserver, à si peu de frais. »

    Enfin, l’économiste se réjouit de ce que la hausse des prix du pétrole aura l’avantage de réduire les émissions de CO2, récemment documentées comme ayant atteint le seuil critique pour le climat planétaire de 400 parties par million.

    Les Affaires

    Jeff Rubin : la fin de la croissance

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Les 5 trous les plus fascinants du monde

    J’étais tout simplement obligé de relayer cet article tant il est magnifique, le plus phénoménal de tous étant bien évidement le tout dernier!!!

    -C’ est probablement le trou le plus grand creusé à la main. Il a 1097 mètres de profondeur. Il y a environ 3 tonnes de diamants qui ont été extraits de ce trou .

    trou1

    - Le Glory Hole de Monticellodfam est le plus grand tourbillon du monde. ll pompe 5000 m³  d’eau par seconde.

    trou2- Ce phénomène se situe à 40 km de Belize. Il y a plusieurs trous bleus dans le monde, mais aucun aussi enchanteur que celui-ci. trou3
    - En 2007 s’ est créé spontanément cet énorme trou.12 maisons et 3 personnes y ont  disparu.

    trou4

    - Le parlement européen fait partie des plus grands trous du monde.Annuellement, il y disparaît des milliards d’€ provenant de nos impôts …Merci à Jean.M

    trou5

    Trouvé sur buzz-actus-2013

    http://lesmoutonsenrages.fr

  • 21 mai : manifestation à Bordeaux

    21 mai : manifestation à Bordeaux

     

    La Manif Pour Tous 33 (LMPT 33), appelle tous les girondins à se rendre à Paris le 26 Mai.

     

    En attendant, LMPT33 propose un tour de chauffe et donne rendez-vous à TOUS, Mardi 21 mai à 18h30, PLACE DE LA BOURSE A BORDEAUX pour une marche bruyante jusqu’à la Place Pey Berland.

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • De l'hospitalité chez les Anciens Germains

    Leopold Hellmuth, Gastfreundschaft und Gastrecht bei den Germanen, Verlag der österreichischen Akademie der Wissenschaften, Wien, 1984, 382 p.  
    Dans cet ouvrage fouillé, Leopold Hellmuth étudie les formes d'hospitalité dans la Scandinavie ancienne. L'hôte y est reçu par le chef de maison qui va à sa rencontre et lui accorde sa protection active. Car la protection active est le premier des devoirs que l'on doit honorer en tant que maître de maison. Elle passe même avant le couvert que l'on ne peut pas toujours offrir en temps de disette. Dans le droit germanique, il est plus honorable de refuser l'hospitalité et la protection d'un proscrit qui cherche un refuge pour échapper à la fureur de ses ennemis et poursuivants, que de les lui accorder et, ensuite, de faillir à ce devoir. Cet impératif de la protection active, que l'on doit à l'hôte, dérive, écrit Hellmuth, de la sacralité de la demeure, principe transcendant les circonstances et indépendant de la personnalité du protégé. L'enceinte de la demeure de l'homme libre scandinave est sacrée et inviolable, on ne peut reprocher à un maître de maison d'avoir accueilli un proscrit et personne ne peut arracher celui-ci à la protection qu'il lui donne. L'hôte est sacré, sanctus (César, De Bello Gallico, VI, 23). Tels sont du moins les principes: la littérature épique de l'ancienne Germanie, notamment le Nibelungenlied, nous montre que cette hospitalité peut être bafouée et que, dans sa demeure, le maître indélicat planifie parfois l'assassinat de son hôte. Mais la fréquence avec laquelle la plus ancienne littérature germanique met en exergue les entorses au principe de l'hospitalité témoigne de l'horreur qu'inspirait un tel parjure. L'inhospitalité est aussi souvent décrite comme un trait de caractère particulièrement négatif (pour la désigner, Tacite utilise le mot latin nefas   dans Germania, 21). L'hospitalité est considérée comme une haute vertu (César dit que le refus d'hospitalité chez les Germains est une violation du fas, in De Bello Gallico, VI, 23), si bien qu'en Islande, il était de bon ton de faire construire sa maison le long d'une route fort fréquentée pour pouvoir bénéficier de la visite de nombreux hôtes, pour écouter le récit de leurs expériences et acquérir un savoir intéressant. Les hôtes étaient reçus comme des membres de la famille s'ils étaient des hommes libres, mais pendant un temps très bref, s'ils n'étaient que des mendiants. La durée d'une hospitalité ne pouvait excéder trois nuits, sauf invitation exceptionnelle. Contrairement à l'hospitalité grecque et romaine, l'hospitalité germanique ne forgeait pas de liens durables et quasi contractuels entre le maître des lieux et son hôte, elle ne répondait qu'aux simples besoins du moment et n'envisageait pas de prolonger le lien d'amitié et de protection dans le futur, voire de les institutionaliser sur le plan politique. Dans l'hospitalité germanique, c'est le maître de maison qui offre le plus souvent les cadeaux les plus importants à son hôte, prouvant par là sa puissance et son opulence, sans arrière-pensées matérielles ou politiques. La paganité germanique n'envisage aucune récompense divine pour les maîtres de maison généreux à l'égard de leurs hôtes. L'idée d'une récompense ne viendra qu'avec le christianisme, comme l'attestent des textes suédois du XIIIième siècle (Corpus iuris Sueo-Gotorum antiqui, 3, 213 ss.). Aucun texte germanique pré-chrétien ne mentionne que l'entorse au principe de l'hospitalité est un acte impie au regard d'une religion ou d'un ordre cosmique. L'hospitalité est une règle simplement humaine, mais néanmoins absolument impérative (DB).
    [Antaios, Septembre, 1997]

    http://robertsteuckers.blogspot.fr/

  • La prise du Trocadéro

    PARIS (via Polémia) - Tout le monde ne parle plus que des « incidents », des « débordements » et des « dérapages » qui ont gâché la noble fête accompagnant la victoire du PSG au championnat de France, au Trocadéro. « Le Monde » du 15 mai évoque « les émeutes du Trocadéro » ; « Le Point » parle d’une répétition du futur grand soir, avec des airs tragiques. L’emballement politico-médiatique est en marche. M.G.

    Belle fête du 13 mai, en vérité, que cette célébration de la réussite d’un club de football ! Paris se devait de fêter dignement cet exceptionnel événement culturel qui traduit son rayonnement et qui améliore tant notre quotidien. On a les victoires que l’on peut

    Quel plaisir, en effet, de voir ces sportifs « parisiens » surpayés, dont une partie non négligeable d’entre eux ne connaît ni l’air ni les paroles de notre hymne national, entourés de leurs gentils sponsors, de leurs actionnaires qataris et du président du Parc des Princes, Nasser Al-Khelaïfi, sous l’œil attendri des médias et des publicitaires ! Pour un peu, tous ces héros auraient éclipsé ceux du Festival de Cannes !

    Et quel enrichissement de voir ces supporters tellement « parisiens » qu’ils brandissent les drapeaux des pays du Maghreb dans l’allégresse !

    Mais quel spectacle, en vérité, que cette exhibition d’un sport rongé par le voyeurisme, l’argent et le déracinement !

    Las,  la fête de la diversité friquée a été interrompue par de méchants hooligans ultras des banlieues. On crie à l’émeute parce qu’ils ont osé s’attaquer à ces noces du sport et de l’argent. Ils s’en sont pris aussi à l’icône de notre temps : le touriste, l’homme aux semelles de vent doté d’une carte de crédit. C’est dire s’ils ne respectent rien, les bougres !

    On trouve surtout que la police a été débordée parce que les hooligans ont commis des déprédations dans les beaux quartiers avoisinants. La tête du ministre de l’Intérieur risque même de rouler dans la sciure pour cette raison.

    Evidemment, quand de tels débordements ont lieu ailleurs, on trouve cela normal : comme quand les autos brûlent par « tradition » à la Saint-Sylvestre selon les médias. Mais ce ne sont que les autos de la France d’en bas. Au Trocadéro et sur les Champs-Elysées, c’est bien plus grave.

    Mais, après tout, si les sauvageons des banlieues se manifestent aussi de temps en temps dans les beaux quartiers, cela produit une saine pédagogie. Car s’il y a un « problème des banlieues », n’est-ce pas justement à cause des bobos de l’oligarchie ? Ceux qui ne cessent de nous expliquer que l’immigration est une chance pour la France, qu’il faut encourager la « diversité », qu’il faut toujours moins d’Etat et qu’il ne faut pas adopter une attitude « frileuse » devant la mondialisation. Et qui habitent dans les beaux quartiers, justement. N’est-il pas  juste qu’ils profitent de temps à autre des effets induits de leurs nobles  préconisations ?

     Michel  Geoffroy http://fr.novopress.info

  • Mgr Rey encourage la pétition One of us

    Extrait de l'entretien du Mgr Rey accordé à Pierre-Olivier Arduin :

     

    "L’Initiative citoyenne européenne « One of us » (Un de nous) est une pétition officielle susceptible d’être décisive pour accroître le respect de l’embryon humain à l’échelle de l’Union européenne. Pourquoi la soutenez-vous ?

     

    Cette Initiative est un nouvel instrument juridique de démocratie participative pour les citoyens des 27 pays de l’Union européenne qui, en l’espèce, a pour objectif de suspendre le financement européen de la recherche sur l’embryon humain pour la période 2014-2020. Pour cela, il faut qu’elle recueille 1 millions de signatures avant le 1er novembre 2013 dans au moins 7 Etats européens. Par ailleurs, chaque pays doit dépasser un certain quota pour que l’Initiative soit agréée : ainsi la France qui vient de rejoindre le projet doit-elle franchir le seuil des 60 000. En cas de succès, l’Initiative « One of us » obligera le Parlement européen à examiner la requête de ses organisateurs en audition publique et la Commission européenne à reconsidérer l’orientation de sa politique de recherche impliquant la destruction d’embryons humains. Cette Initiative me semble d’autant plus cruciale qu’elle conteste également le financement par l’Union européenne d’ONG qui font la promotion de l’avortement dans les pays émergents.

     

    En encourageant la signature de cette pétition, soit par Internet, soit par formulaire papier, je souhaite m’inscrire dans l’appel du Pape émérite Benoît XVI qui a exprimé publiquement à deux reprises son soutien pour ce projet inédit, le jour de son lancement le 20 mai 2012 et lors de l’Angélus du 3 février dernier. « L’embryon humain a dès le commencement la dignité propre à la personne (…). Cette affirmation, de caractère éthique, est reconnue vraie et conforme à la loi morale naturelle par la raison elle-même : elle devrait être le fondement de tout système juridique » (Dignitas personae, 8 septembre 2008, n. 5). L’enjeu est donc majeur : il s’agit de provoquer une prise de conscience au plus haut niveau européen sur la nécessité de protéger la vie de l’être humain au début de sa conception."

     

    Pétition en ligne : http://www.undenous.fr/

     

    Pétition sur papier : http://www.undenous.fr/wp-content/uploads/2013/03/formulaire-papier.pdf

     

    L’Initiative étant officielle, elle nécessite pour tout citoyen de plus de 18 ans d’indiquer son numéro personnel d’un document d’identification (carte d’identité, passeport ou permis de conduire). Pour la version papier, n’oubliez pas de signer. La confidentialité est protégée par les Instances européennes. Une fois complétés, ces formulaires doivent être envoyés à l’adresse suivante :
    Fondation Jérôme Lejeune – Opération Un de Nous – 37 Rue des Volontaires – 75015 Paris

    Philippe Carhon  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Loi Fioraso : Lettre ouverte d’Albert Salon à Mme Yamina Benguigui, ministre chargée de la francophonie

     

    Madame le Ministre

    Nos associations pour le français et la Francophonie vous ont, depuis la fin de janvier, fourni tous les éléments pour vous opposer, de toute la force de votre ministère et de vos propres convictions et personnalité, à l’éventuelle adoption du funeste article 2 du projet de votre collègue Mme Geneviève Fioraso.

     

    Funeste, vous le savez, malgré toutes les déclarations lénifiantes du "MESR"...

    Avec, peut-être, Mme Aurélie Filippetti, responsable, elle, de la langue française en France, vous pouvez contribuer à sauver l’honneur de la France, qui ne peut ainsi abandonner sa langue et passer au globish, et gifler tous les francophones et francophiles du monde. Vous pouvez contribuer à éviter au Président de la République et à son gouvernement la forfaiture - et le déshonneur - d’avoir creusé la tombe du français et de la Francophonie.

    Madame, vous ne pouvez pas laisser commettre ce crime.

    Des rumeurs sur la Toile vous mettent en cause, tout comme Mme Filippetti, et vous accusent d’inaction totale, craintive, en cette circonstance dramatique.

    Je ne veux pas le croire.

    L’honneur vous commande de vous manifester maintenant avec force, publiquement !

    Qu’avez-vous à perdre, réellement ?

    Que seraient quelques mois de plus, jusqu’au prochain remaniement, d’une morne durée, à la tête d’un ministère dont vous n’auriez pas tout tenté pour sauver la raison d’être ?

    Madame, nous vous en prions : criez votre désaccord.

    Rangez-vous du côté des vraies élites de la gauche qui ont refusé le déshonneur : les Pouria Amirshahi, Jacques Attali, Jean-Pierre Chevènement, Antoine Compagnon, Claude Hagège, sans parler du Canard Enchaîné...
    - Du côté des Académies et de Bernard Pivot.
    - Du côté de M. Abdou Diouf et de votre partenaire O.I.F.
    - Du côté de tels chefs d’Etat et de gouvernement* de pays francophones qui téléphonent peut-être en ce moment même au Président et au Premier Ministre.

    Vous serez estimée, citée, révérée.

    Comme les 80 députés qui, en juillet 1940, avaient refusé de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

    Vous savez que la France, lorsqu’elle était trahie par une partie de ses élites, a toujours trouvé, pour la défendre et la relever, à la fois d’humbles bergers sortis des profondeurs de son peuple, ainsi que de grands esprits et de personnages venus d’une immigration ou adhésion récente, de Léon Gambetta au M.O.I.(main d’oeuvre immigrée dans la Résistance), de Max Gallo de parents italiens et Léopold Sédar Senghor né en Casamance, de Romain Gary et André Makine nés en Russie, à Pouria Amirshahi né en Iran.

    Vous d’abord, et peut-être Mme Aurélie Filippetti, pouvez, au poste en vue où vous êtes, marquer un coup d’arrêt salutaire à la descente aux enfers, en tout cas : marquer les esprits, marquer un sursaut de fierté partagée.

    Vous serez alors dans l’estime et le coeur de beaucoup de Français qui tiennent à leur langue et à ce qu’elle porte, à leur pays, à sa vocation de voix originale dans le monde, à tout le potentiel d’humanité que la Francophonie représente.

    Au secours, Madame !

    Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien ambassadeur, commandeur du Mérite national, président d’associations de promotion du français et de la Francophonie.

    http://www.actionfrancaise.net/

  • Les premiers pas du courage civique : refuser le mensonge

    Par A. Soljenitsyne, à Moscou, le 12 février 1974.

    Il fut un temps où nous n’osions piper mot, fût-ce d’un chuchotement. Maintenant, voyez, nous écrivons pour le Samizdat, nous le lisons ; réunis dans les fumoirs d’un institut de recherche, nous ne nous lassons pas de nous plaindre : qu’est-ce qu’ils ne vont donc pas encore aller chercher, où ne vont-ils pas encore nous entraîner ! Et cette vantardise cosmique inutile, quand on n’a rien dans son propre pays à se mettre sous la dent, et ces régimes barbares qu’ils renforcent aux antipodes, et les guerres civiles qu’ils attisent, et Mao qu’ils ont fait grandir (à nos frais), et c’est encore nous qu’ils vont jeter contre lui, et il faudra bien marcher. Où aller, d’ailleurs ? Et ils font un procès à qui ils veulent, et les gens bien portants, qu’ils transforment de force en débiles mentaux, toujours et toujours eux, et nous, nous sommes impuissants.

    C’est déjà le fond de l’abîme, la mort universelle de l’esprit est imminente, la mort physique aussi dans le brasier qui nous engloutira tous, nous et nos enfants. Et nous continuons, comme devant, de sourire peureusement et de balbutier indistinctement :
    — Mais comment pourrions-nous bien nous y opposer ? Nous sommes sans forces.

    Nous sommes si irrémédiablement déshumanisés que pour toucher notre modeste ration de nourriture aujourd’hui, nous sommes prêts à sacrifier tous nos principes, notre âme, tous les efforts de nos ancêtres, toutes les espérances de nos descendants, tout, pourvu qu’on ne touche pas à notre chétive existence. Nous avons perdu toute fermeté, toute fierté, toute chaleur du cœur. Nous ne craignons même plus la mort atomique, nous n’avons plus peur d’une troisième guerre mondiale (on trouvera bien toujours un recoin pour se cacher), nous avons peur simplement de faire les premiers pas du courage civique ! Ah ! ne pas s’écarter du troupeau, ne pas faire un pas solitaire, pour risquer de se retrouver tout d’un coup privé de petits pains blancs, privé de chauffe-eau, interdit de séjour à Moscou !
    Or, nous pouvons tout ! Mais nous nous mentons à tiques, et cela est bien entré en nous, cela nous fait une existence commode, cela suffit pour toute la vie : le milieu, les conditions sociales, impossible d’y échapper, la réalité objective détermine la conscience, que sommes-nous, nous autres, là-dedans ? Nous n’y pouvons rien.

    Or, nous pouvons tout ! Mais nous nous mentons à nous-mêmes pour nous tranquilliser. Ce n’est pas leur faute à eux, c’est la nôtre, la nôtre SEULEMENT !

    Objection : mais, de fait, que pourrions-nous bien inventer ? Nos bouches sont bâillonnées, on ne nous écoute pas, on ne nous demande pas notre avis. Comment les contraindre à nous écouter ?

    Les convaincre qu’ils ont tort ? Impossible.

    Le plus naturel: les soumettre à de nouvelles élections, mais cela n’existe pas dans notre pays.

    En Occident, les gens connaissent les grèves, les manifestations de protestation, mais nous, nous sommes trop abattus, cela nous fait peur : comment ? Comme cela, brusquement, refuser de travailler ! comme cela, descendre dans la rue !

    Quant aux autres voies, ces voies fatidiques dont l’histoire russe, au siècle dernier, a fait l’amère expérience, à plus forte raison, elles ne sont pas pour nous. Sincèrement, on ! Aujourd’hui que toutes les haches ont fini de faire leur travail, que tout ce qui avait été semé a levé, nous voyons dans quelle erreur étaient tombés, dans quelles fumées s’étaient égarés ces jeunes gens si sûrs d’eux-mêmes qui pensaient au moyen de la terreur, d’un soulèvement sanglant et de la guerre civile, apporter au pays la justice et le bonheur. Non, merci, ô dispensateurs de lumières ! Car maintenant, nous savons que l’infamie des méthodes se multiplie dans l’infamie des résultats. Que nos mains restent pures !
    Ainsi, le cercle est fermé ? Et, de fait, il n’y a pas d’issue ? Et il ne reste plus qu’à attendre, les bras croisés, que quelque chose arrive de soi-même ?…

    Mais ce qui nous colle à la peau ne se détachera pas de soi-même si nous continuons, jour après jour, à l’admettre, à l’encenser et à l’affermir, si nous ne nous arrachons pas à ce qui lui est le plus sensible.

    Au MENSONGE.

    Quand la violence fait irruption dans la vie paisible des hommes, son visage flamboie d’arrogance, elle porte effrontément inscrit sur son drapeau, elle crie : « JE SUIS LA VIOLENCE ! Place, écartez-vous, ou je vous écrase ! » Mais la violence vieillit vite. Encore quelques années et elle perd son assurance, et pour se maintenir, pour faire bonne figure, elle recherche obligatoirement l’alliance du mensonge. Car la violence ne peut s’abriter derrière rien d’autre que le mensonge, et le mensonge ne peut se maintenir que par la violence. Et ce n’est ni chaque jour, ni sur chaque épaule que la violence pose sa lourde patte : elle n’exige de nous que notre obéissance au mensonge, que notre participation quotidienne au mensonge et c’est tout ce qu’elle attend de ses loyaux sujets.

    Et c’est là justement que se trouve, négligée par nous, mais si simple, si accessible, la clef de notre libération : LE REFUS DE PARTICIPER PERSONNELLEMENT AU MENSONGE ! Qu’importe si le mensonge recouvre tout, s’il devient maître de tout, mais soyons intraitables au moins sur ce point : qu’il ne le devienne pas PAR MOI !

    Et cela, c’est une brèche dans le cercle imaginaire de notre inaction, pour nous : la plus facile à réaliser, pour le mensonge : la plus destructrice. Car lorsque les hommes tournent le dos au mensonge, le mensonge cesse purement et simplement d’exister. Telle une maladie contagieuse, il ne peut exister que dans un concours d’hommes.

    Nous ne sommes pas appelés à — nous ne sommes pas mûrs pour — aller sur la place publique et proclamer à grands cris la vérité, et dire tout haut ce que nous pensons tout bas. Ce n’est pas pour nous, cela fait peur.
    Mais refusons au moins de dire ce que nous ne pensons pas !

    Voilà donc notre voie, la plus facile, la plus accessible, étant donné notre couardise organique et enracinée, c’est une voie bien plus facile (chose terrible à dire) que la, désobéissance civique à la Gandhi.

    Notre voie : NE SOUTENIR EN RIEN CONSCIEMMENT LE MENSONGE ! Conscient de la frontière au-delà de laquelle commence le mensonge (chacun la voit de façon différente), reculer en deçà de cette frontière gangrenée. Ne pas renforcer au moyen des baleines de corset ou des écailles de l’idéologie, ne pas coudre de loques pourries, et nous serons frappés de voir avec quelle rapidité, quelle absence de résistance le mensonge tombera à terre, et ce qui doit être nu apparaîtra au monde dans sa nudité.

    Ainsi donc que chacun d’entre nous, au travers de notre pusillanimité, que chacun d’entre nous fasse son choix : ou bien demeurer un serviteur conscient du mensonge (oh ! bien sûr, pas par penchant naturel, mais pour nourrir sa famille, pour élever ses enfants dans l’esprit du mensonge !), ou bien considérer que le temps est venu de se secouer, de devenir un homme honnête, digne d’être respecté et par ses enfants et par ses contemporains. Alors, à dater de ce jour :
    — il n’écrira plus désormais, ni ne signera, ni ne publiera d’aucune façon aucune phrase constituant, selon lui, une déformation de la vérité ;
    — des phrases de ce genre, que ce soit au cours d’une conversation privée ou publiquement, il n’en prononcera ni de lui-même, ni en répétant une leçon, ni en qualité de propagandiste, de professeur ou d’éducateur, ni sur scène dans un rôle de théâtre ;
    — que ce soit picturalement, sculpturalement, photographiquement, musicalement, il ne représentera, n’accompagnera, ne diffusera la moindre idée mensongère, la moindre déformation qu’il aura distinguée de la vérité ;
    — il ne produira ni oralement, ni par écrit, aucune citation « directive », par désir de plaire, à titre de contre-assurance, pour assurer le succès de son ouvrage, s’il n’est ,pas entièrement d’accord sur la pensée citée ou bien si elle n’est pas exactement pertinente à son propos ,
    — il ne se laissera pas contraindre à aller à une manifestation ou à un meeting contre son gré ou sa volonté. Il ne prendra, il ne portera aucune banderole, s’il n’est pas entièrement d’accord sur le slogan qui figure sur elle :
    — il ne lèvera pas la main en faveur d’une motion à laquelle il ne se rallie pas sincèrement ; il ne votera ni publiquement ni à bulletin secret pour une personne qu’il tient pour indigne ou douteuse ;
    — il ne se laissera pas entraîner de force à une réunion où il peut s’attendre à voir discuter une question de façon coercitive, déformée ;
    — il quittera sur-le-champ toute salle de séance, de réunion, de cours, de spectacle, de cinéma, dès qu’il aura entendu un orateur y proférer un mensonge, une ineptie Idéologique ou des phrases de propagande impudente ;
    — il ne s’abandonnera pas (ni n’achètera au numéro) à un journal ou à une revue qui déforme l’information ou passe sous silence des faits essentiels.
    Notre énumération, cela va de soi, ne recouvre pas tous les cas possibles et nécessaires où il faut s’écarter du mensonge. Mais quiconque sera entré dans la voie de la purification n’aura aucune peine à discerner d’autres cas avec une clairvoyance nouvelle.

    Eh oui, les premiers temps seront difficiles. Il en est qui se retrouveront momentanément sans travail. Les jeunes gens qui voudront vivre selon la vérité se verront fortement compliquer les premiers pas de leur jeune existence : jusqu’aux leçons qu’il faut réciter à l’école, tout est truffé de mensonges, il faut choisir. Mais pour quiconque veut être honnête, il n’existe pas d’échappatoire : il ne se passe pas de jour où chacun de nous, fût-ce dans les matières scientifiques tiques et techniques les plus exemptes de danger, ne soit contraint à faire l’un ou l’autre des pas que nous venons de dire, du côté de la vérité ou du côté du mensonge ; du côté de l’indépendance spirituelle ou du côté de la servilité spirituelle. Celui qui manquera de courage au point de renoncer à défendre son âme, que celui-là n’aille pas s’enorgueillir de ses idées d’avant-garde, se targuer d’être académicien ou « artiste du peuple », personnalité émérite ou général, qu’il se dise : je suis un veau et un poltron, je n’ai besoin que d’une chose : avoir mangé et être bien au chaud.

    Cette voie elle-même, la plus modérée des voies de la résistance, sera difficile à suivre pour les hommes encroûtés que nous sommes. Combien plus facile, tout de même, que de faire la grève de la faim ou de s’arroser d’essence, le corps enveloppé de flammes, les yeux éclatés sous l’effet de la chaleur ; nous autres, nous trouverons toujours du pain noir et de l’eau claire pour notre famille.

    Trahi par nous, trompé par nous, ce grand peuple d’Europe, en vérité, le peuple tchécoslovaque ne nous a-t-il pas montré qu’une poitrine sans défense peut tenir même contre un char, s’il bat en elle un cœur digne ?

    Une voie difficile ? La moins difficile, pourtant des voies possibles. Un choix difficile pour le corps, le seul choix possible pour l’âme. Une voie difficile, certes, mais Il y a d’ores et déjà chez nous des hommes et des femmes, par dizaines même, qui tiennent bon DEPUIS DES ANNÉES sur tous nos points, qui vivent selon la vérité.

    Il ne s’agit donc pas d’être les premiers à s’engager dans cette voie, mais de SE JOINDRE AUX AUTRES ! La route sera d’autant moins longue et pénible que nous serons plus unis, plus nombreux à nous y engager ! Si nous sommes des milliers, personne ne pourra venir à bout de nous. Des dizaines de milliers, et notre pays deviendra méconnaissable !

    Mais si nous cédons à la peur, cessons alors aussi de récriminer contre ceux qui ne nous laissent pas respirer librement : c’est nous-mêmes qui nous en empêchons ! Courbons l’échine, attendons encore, et nos frères biologistes ne tarderont pas à trouver le moyen de lire dans nos pensées et de modifier nos gènes.

    Si nous cédons là aussi, nous prouverons que nous sommes des nullités, des irrécupérables et c’est à nous que s’applique le mépris de Pouchkine :

    Que sert à des troupeaux d’être libres ?
    Le lot qui leur échoit est d’âge en âge
    Un joug, des grelots et un fouet.

    http://www.printempsfrancais.fr