Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les relations familiales, partie 2

    Dans le cadre d’un deuxième volet d’étude sur la jeunesse qui constitue l’avenir de notre vieux continent, approfondissons à travers la technologie environnante et ses ravages au sein de la structure familiale.

    Une libération pour certains, un calvaire pour d’autres…

    Très bien connus chez les jeunes, puisque constamment en son contact, les outils mis à disposition pour faciliter la vie sont, en réalité, loin de faciliter les rapports et les échanges entre les générations. Peut être est-ce notre temps qui le veut, mais nous ne pouvons que constater que les ainés sont complètement perdus dans tout ces « bazars d’informatique et de GSM de l’espace ». Ceci étant, ce problème en soulève un autre en non des moindres. Il crée un véritable fossé, que dis-je un gouffre entre des parents d’une même lignée.

    Force est de constater que l’antique respect envers l’ainé que l’on consulte pour son bon conseil est plus qu’oublié, il est ringardisé. Notons par ailleurs la pénibilité d’aller voir un parent qui ne twitte pas, qui n’a de relations qu’avec de vraies personnes, et qui n’a pas d’Iphone! Voyez-vous aujourd’hui un collégien se vanter d’avoir un grand parent qui lui a enseigné telle ou telle chose ? Rares sont encore ces braves âmes car sa véritable fierté aura été d’avoir eu de l’argent a Noël… Encore faut-il que les grands parents en question aient la possibilité d’enseigner quelque chose... La recherche du plaisir immédiat de leur ingrate descendance, esclave du système et assoiffée de débauches en tout genre, leur fait  fuir la sagesse et l’expérience renfermées dans des corps victimes du temps.

    La facilité à utiliser la haute technologie en menant sa vie du bout du doigt fait croire à notre adolescent que c’est un jeu d’enfant et qu’il est risible de voir une personne qui ne connait pas ou mal la base même de cette avancée technique : l’ordinateur. Donnons aujourd’hui à ces fanatiques de la tablette et du téléphone mobile une plume et de l’encre ou une machine a écrire ou plutôt un bon coup de pied au cul pour qu’ils comprennent que la facilité réside dans l’expérience !

    L’homme d’aujourd’hui n’a cure des véritables contacts,  à partir du moment où il peut exhiber au monde entier ses centaines d’amis virtuels - qu’il ne contacte jamais et ne connait absolument pas la plupart du temps... Les relations sont devenues purement matérielles puisqu’il est possible d’évaluer et de faire savoir aux autres le nombre de connaissances (inutile d’extrapoler sur le terme « amis » employé par les réseaux sociaux).

    Constatons pour finir les ravages réalisés par notre environnement, l’habitude prise avec les outils électroniques aura fait des hommes des robots, éloignés de toutes valeurs sociales et communautaires réelles. C’est donc une destruction totale de ce que nous sommes qui est en train de s’orchestrer autour de nous. Une génération qui n’a que faire de son frère, qui ne se soucie pas du lendemain, qui utilise couramment la novlangue et qui est prête, dès sa plus tendre enfance, à tomber dans tous les pièges tendus par le Système. Quant à nous, nous n’avons plus qu’à être vaporisés (Voir 1984).

    Dandy http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Entretiens avec des Hommes remarquables par Georges FELTIN-TRACOL

    Madame, Mademoiselle, Monsieur, Chers Amis et Lecteurs du site,

     

    • Le n° 15 de Salut public (mai 2013) vient de paraître. Vous pouvez le consulter gratuitement sur :

     

    https://docs.google.com/viewer?url=http://troisiemevoie.fr/salutpublic/sp15.pdf&chrome=true

     

    • Nous vous rappelons la parution aux « Bouquins de Synthèse nationale » du nouvel essai de Georges Feltin-Tracol, Bardèche et l’Europe. Son combat pour une Europe « nationale, libérée et indépendante », 2013, 18 € + 3 €. À commander au :

     

    http://synthesenationale.hautetfort.com/media/00/02/2350097485.pdf

     

    • Nous vous rappelons que le samedi 25 mai :

     

    — à Paris, le Cercle Eurasia organise une conférence consacrée à « La voie eurasiste » avec les interventions d’Alexandre Douguine, « L’eurasisme hier et aujourd’hui », et d’Alain de Benoist, « L’eurasisme contre le libéralisme », le samedi 25 mai à partir de 16 h 00, 4, place Saint-Germain, Salle Lumière, 75006 Paris (7 € ou 5 € pour les étudiants et les chômeurs).

     

    — à Lyon, à 14 h 00, Tomislav Sunic fera une conférence sur « L’occidentalisme contre l’Europe » à l’invitation du G.U.D. – Lyon et d’Europe Identité. P.A.F. : 3 € et pour les informations et l’inscription obligatoire :

     

    CONFERENCE.SUNIC@YAHOO.FR

     

    *

    **

     

    Par ces temps de misandrie avérée, de dénonciation de toutes formes et manifestations de sexisme, de recherche servile d’une indifférenciation totale inaccessible, les Éditions Alexipharmaque n’hésitent pas à publier un recueil d’entretiens avec seulement des hommes au risque de provoquer la vindicte proverbiale des mégères clitocrates, gynolâtres et autres « Hyènes de garde ». La parité n’est pas respectée dans ce bouquin ! Que fait donc la police de la pensée ?

     

    Le Cercle Curiosa a interrogé neuf personnes très différentes les unes des autres. À part le refus de se couler dans le cadre conforme du politiquement correct, quoi de commun entre le néo-platonicien Luc-Olivier d’Algange et le marxiste post-situationniste Francis Cousin ? L’eurasiste russe Alexandre Douguine et le musicologue post-punk Klaus Charnier ? Préfacé par Alain de Benoist, ce recueil d’entretiens n’est pas une enquête. Le Cercle Curiosa a pris soin de poser à chacun d’eux des questions spécifiques, d’où le sentiment de se trouver devant une mosaïque originale.

     

    Les réponses varient en qualité suivant la personne interrogée et un esprit chagrin pourrait qualifier l’ensemble de déséquilibré. Ce serait dur, car ces entretiens éclairent parfois une facette de la vie de l’interlocuteur. Par exemple, outre une réaffirmation de son eurasisme, Christian Bouchet en profite pour en finir (définitivement ?) avec certaines légendes colportées à son encontre. Il condamne l’ésotérisme nazi, manifestation particulière d’un spiritualisme de bazar, alors que « le national-socialisme allemand fut totalement dépourvu d’arrière-plan occultiste (p. 34) ». Il revient sur Aleister Crowley et confirme qu’il n’est pas thélémite (partisan de Crowley). Il prend au contraire de très nettes distances et, s’il avait à se trouver un mentor, ce serait certainement Evola et Guénon.

     

    Luc-Olivier d’Algange ne parle pas de son passé. Il préfère méditer sur le destin du Beau à l’heure où triomphent le Laid et l’Informe. « Notre temps est celui du totalitarisme désincarné : les exploiteurs sont aussi interchangeables et asservis que ceux qu’ils s’illusionnent d’asservir. La confusion de tout donne ce qu’elle doit donner : l’informe qui est le pire conformisme, étayé par la technique dont l’essence est de rendre toute activité humaine impossible sinon par son entremise. Ce ne sont plus les hommes qui échangent entre eux par l’entremise des machines mais les machines qui communiquent entre elles par l’intermédiaire des hommes (p. 19). » Contempteur incisif de la modernité, Luc-Olivier d’Algange participe à la guerre des idées sur le versant esthétique, philosophique et poétique.

     

    Personnalité inconnue, voire clandestine, Klaus Charnier aime se situer « à gauche et à droite […] dans le seul but de nier la dichotomie politique qui structure artificiellement les systèmes politiques démocratiques contemporains (p. 48) ». Cet expert en musiques industrielles estime avec raison « ridicule de réclamer “ de l’identité ” et de “ défendre l’Occident ” (p. 46) ». Il a compris la vacuité oxymorique d’une « identité occidentale » supposée ou d’un soi-disant « Occident identitaire » ! Il insiste principalement sur le fait que « l’Europe disparaît en tant que telle au nom de ses propres principes (p. 46) ». Il fait un diagnostic lucide et pense que « le “ nihilisme ” n’est jamais qu’une phrase préparatoire pour celui qui est assez fort pour le surmonter (et s’auto-engendrer à nouveau), une phase terminale pour le faible qu’il détruira. En ce sens, il est un vitalisme en attente (p. 52) ».

     

    Cette attente, Laurent James tient à la combler par une véritable réponse eschatologique. Aidé d’une subtile et précaire combinaison celtico-christiano-eurasisto-parvulesquienne, il promeut un « Royaume eurasien » parousique. Or cet idéal eurasien ne contredit-il pas sa croyance que « la Gaule est un pays occupé depuis mille cinq cent ans (p. 154) » ? Certes, la construction politique de la France par l’intermédiaire d’un État, incarnation de la puissance régalienne, s’est réalisée sur une fusion plus ou moins contrainte d’ethnies d’origine boréenne, mais de là à réclamer le départ des Romains, des Francs, des autres Germains, des Normands… Qu’il prenne garde à la réaction de l’officine sur-subventionnée S.O.S. Racisme ! Après le racisme anti-blanc, à quand un procès pour « barbarophobie » ?

     

    C’est avec une conception chrétienne assez proche, mais plus conceptualisée, qu’Arnaud Guyot-Jeannin concilie le christianisme et les identités. Il avance que « l’universalisme chrétien intègre les identités en les dépassant. L’universalisme moderne assimile ces mêmes identités en les absorbant. Le christianisme transfigure les hommes dans leur singularité et leur diversité (p. 107) ». Favorable au fédéralisme français et européen, il assure que « la civilisation européenne se compose de plusieurs nations et peuples qui renvoient à de multiples identités qui en font sa richesse. Un fédéralisme européen basé exclusivement sur les ethnies et les régions ne [lui] semble plus viable. Elle doit prendre sa juste place entre les régions et la fédération à venir (p. 114) ».

     

    Cette perception fédéraliste enracinée multiscalaire pourrait recueillir l’assentiment de Thibault Isabel. Outre des réponses aux divers problèmes actuels comme la technique, le paganisme au XXIe siècle ou le psychisme malmené de l’homme moderne, il salue l’actualité de l’œuvre de Proudhon. Fédéraliste intégral avant la lettre, « Proudhon a eu le mérite de penser une véritable alternative au système de l’argent – et une alternative qui ne se contente pas de remplacer la tyrannie du commerce par la tyrannie de l’État. Le sens a besoin de proximité : c’est donc à travers la proximité de la vie locale, et en d’autres termes à travers une relocalisation généralisée de la vie (économique, politique, familiale et culturelle), que nous pourrons réaccéder au sens (p. 142) ».

     

    Ce point de vue ne risque pas d’emporter l’adhésion de Francis Cousin. Partisan de l’anti-politique radicale et nostalgique de l’unité primordiale entre le politique, l’économique, le droit, l’art et le religieux, il conteste et dénonce dans l’ensemble des manifestations actuelles les propos significatifs de la marchandisation. « Dans ces conditions, l’auto-organisation communiste de l’humanité en ses diverses Communes fédérées d’ici et d’ailleurs, ne sera nullement demain une démocratie directe mais un retour élargi et universalisé au génos de l’Être lequel sera nécessairement anti-démocratique puisque la démocratie est par essence le système de la domination directement accomplie de la valeur d’échange circulant adéquatement aux exigences de l’équivalent-général : l’argent en tant qu’étalon de libre mesure de tous les hommes égaux dans le temps-marchandise de leur mort programmée (p. 58). » Corrosif, n’est-ce pas ?

     

    Les propos du théoricien russe du néo-eurasisme, Alexandre Douguine, sont relativement concis. Leurs brièvetés n’empêchent pas une véritable leçon de russologie donnée aux lecteurs français. « L’Église russe et la Papauté sont des choses peut-être trop différentes pour qu’elles puissent se comprendre mutuellement (p. 86). » Par conséquent, il est impossible d’effacer le Grand Schisme d’Orient de 1054 et de réunifier orthodoxes et catholiques ! En revanche, « nous pouvons cœxister en joignant nos efforts contre l’ennemi commun qui est le Diable, l’atlantisme et le monde moderne (p. 88) ». En traditionaliste conséquent qui médite sur la chute du monde contemporain, Alexandre Douguine veut « libérer Guénon du contexte New Age, néo-spiritualiste et sectaire qui tend à monopoliser son discours et à le marginaliser. Les théories de Guénon peuvent être lues dans une optique sociologique et parfois postmoderne (p. 86) ». Par cette réappropriation fondatrice, Douguine confirme son opposition entière à l’État-nation d’essence bourgeoise. Il soutient au contraire la voie vers l’Empire au sens traditionnel du terme.

     

    Le « Sujet radical » douguinien semble avoir trouvé un bon représentant en Michel Drac. Pour l’inventeur du concept de B.A.D. (bases autonomes durables), « nous ne sommes pas là pour corriger le système, ni même pour l’aider à s’auto-corriger. Rien ne peut nous faire plus plaisir que de le voir incapable de s’amender. Certes, le spectacle est consternant, mais hauts les cœurs : pire ça sera, mieux ça sera ! Parce que pire ça sera, plus vite toute la boutique sera par terre ! (p. 95) ». Le quotidien va s’aggraver dans les prochaines années (ou dans les prochains mois). Malgré l’apathie généralisée sciemment entretenue par des médiats chlorophormistes, Michel Drac juge probable « que nous allons assister à la généralisation d’une révolte diffuse, produite spontanément pour les masses dans un réflexe collectif. Sans élite pour la canaliser, cette révolte ne débouchera sur rien de probant, même si elle peut momentanément fragiliser le système. Conclusion : le boulot, c’est de produire une élite capable, le jour venu, de chevaucher cette révolte pour lui donner un sens. La providence s’occupera de nous donner une révolte à canaliser. Mais le canal, il faudra le creuser nous-mêmes (p. 99) ». La formation de cette avant-garde élitaire exige une rupture complète avec le monde actuel. Michel Drac en vient alors assez logiquement à prôner la construction progressive d’« une contre-société, qu’[il] appelle “ fractionnaire ” pour indiquer que c’est plus qu’une dissidence, quasiment une sécession a-territoriale. C’est la voie de l’avenir, celle qui rendra possible la construction d’un rapport de force (p. 95) ». Plus que pertinente, l’idée est géniale et profonde aux applications presque immédiates.

     

    On remarque la richesse et la diversité des entretiens. Bien sûr, le Cercle Curiosa aurait pu aussi interroger Tomislav Sunic, Gilbert Sincyr, Sylvain Roussillon ou tel ou tel directeur de site non-conformiste. Ce sera probablement pour le second tome de rencontres avec des dissidents remarquables !

     

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/

     

    • Le Cercle Curiosa, Entretiens avec des Hommes remarquables, Alexipharmaque, coll. « Les réflexives », préface d’Alain de Benoist, 2012, 170 p., 19 €.

  • ” Fins de Droits ” : Portraits de chômeurs de longue durée

    Rencontre de quelques hommes et femmes qui témoignent de leur vie de chômeurs de longue durée. Du parcours de combattant, aussi, que leur imposent au quotidien la précarité et des revenus inférieurs au seuil de pauvreté.

    Volontaire, Christian n’a jamais baissé les bras. Maître d’hôtel il y a dix ans encore, il a exercé dans plusieurs grands établissements de la côte méditerranéenne avant d’être privé d’emploi. « Te retrouver au chômage alors que tu as toujours travaillé, c’est affreux, souligne-t-il. Surtout quand, pour avoir des colis alimentaires ou payer des factures, tu dois aller frapper aux portes du Secours catholique ou du Secours populaire, de la Banque alimentaire ou des Restos du cœur. C’est dur, très, très dur. Après, tu t’y habitues malheureusement, c’est triste à dire. »

    Comme le souligne le psychothérapeute Marc Jourdan: «  On dit que dans l’économie telle qu’elle est construite il faut un volant de personnes qui ne travaillent pas pour que le reste travaille. (…) Si on met les gens de côté parce qu’ils ne sont pas dans la norme, il faudrait quand même pouvoir leur donner une place où ils puissent créer leur vie, créer quelque chose pour la société : sans cela on tue. »

    Pour se sortir de cette spirale infernale, Christian a suivi pléthore de formations et décroché plusieurs contrats d’aide à l’insertion, avant d’initier la création de la Maison des chômeurs de Saint-Girons : « J’ai 53 ans, bientôt 54, je voudrais un CDI, espère-t-il. Avec les contrats aidés à 30 heures, on ne gagne rien. (…) Et puis, au bout, vous n’avez pas toujours un emploi ; il y a des réussites heureusement, mais, quand vous regardez, elles sont infimes et beaucoup de gens repartent à la case départ : à la Villa Pôle emploi, la Villa Chagrin. C’est un peu malheureux quand même. » [...]

    Épargner, Isabelle en est bien incapable. Seule avec ses trois enfants depuis son divorce et sans emploi depuis quatre ans, cette formatrice dans le secteur de la petite enfance n’a pour vivre que sa pension alimentaire et les aides de la CAF. Mille quatre cents euros qui ne lui permettent pas de bénéficier du RSA, le revenu de solidarité active.

    Nourrir les siens avec 150 euros par mois est pour elle une gymnastique comptable désespérante : «  Je regarde les pigeons, là, sur le toit, observe-t-elle songeuse, et je me dis : C’est quoi leur priorité à eux ? Manger, dormir, se protéger, se reproduire. C’est tout simple. Moi, aujourd’hui, j’ai l’impression d’être un pigeon puisque mes priorités, c’est remplir le frigidaire et m’assurer qu’il y ait un toit sur nos têtes. (…)

    Je me contente de petites choses agréables gratuitement, mais le précipice n’est pas loin. Je sens que ma situation est fragile et qu’il suffirait de pas grand-chose pour que je tombe dans le vide. Finalement, je crois que je suis comme un pigeon, sauf que je ne peux pas voler de mes propres ailes. »

    Comme d’autres chômeurs, précarisés à durée indéterminée, du quartier toulousain de La Faourette, Isabelle, Christian et Miloud ont trouvé au sein de l’association Partage un lieu d’écoute et d’échange. S’y réunissant autour d’une partie de Scrabble ou d’un repas-débat, les « encombrants du système économique » y nouent un lien social primordial.

    http://fortune.fdesouche.com

  • Objection de conscience : le diocèse de Fréjus-Toulon s'engage

    Lu sur le site du diocèse de Frèjus-Toulon :

    "L’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon met en place un courriel  (bioethique@diocese-frejus-toulon.com) pour les professionnels de santé qui vivent dans leur pratique des limitations ou des atteintes à la liberté de conscience."

    Extrait des explications de Pierre-Olivier Arduin de la commission bioéthique de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon :

    Poa"Les professionnels de santé chrétiens se trouvent quotidiennement face au devoir de refuser d’accomplir ou de coopérer à des actes, qui pour être légaux, n’en sont pas moins « en contradiction totale et insurmontable avec le droit inviolable à la vie » parce qu’ils conduisent à l’avortement de l’enfant à naître quel qu’en soit le moyen (IVG chirurgicale ou médicamenteuse, stérilet ou pilule du lendemain,…), portent atteinte à la dignité de la procréation humaine (contraception sous toutes ses formes, stérilisation définitive, insémination artificielle avec ou sans donneur étranger,…) ou encore blessent tout à la fois la vie humaine et l’identité de l’acte conjugal (fécondation in vitro qui dissocie la sexualité de la procréation et conduit à la destruction de nombreux embryons,…) En interprétant droitement la loi naturelle et les normes éthiques objectives conformes à la dignité humaine qui en découlent, l’Eglise ne cesse de rappeler que l’ensemble de ces pratiques sont non seulement des actions intrinsèquement mauvaises (intresece malum) qui ne peuvent jamais être justifiées moralement mais que les lois elles-mêmes qui les dépénalise, comme l’avait rappelé solennellement le bienheureux Jean-Paul II dans Evangelium vitae, « ne créent aucune obligation pour la conscience, et entraînent au contraire une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience ». Dans la même Encyclique, le grand Pape a fait de l’objection de conscience « un droit humain élémentaire ». Les soignants peuvent-ils le faire valoir sereinement, toujours et partout, pendant leurs études ou dans l’exercice de leur profession, sans craindre intimidations, pressions, voire brimades et discriminations ? (...)

    L’inquiétude est d’autant plus vive chez les soignants que le spectre d’une dépénalisation de l’euthanasie, fût-elle d’exception, se profile à l’horizon. Jusqu’à présent, les atteintes à la vie humaine débutante, malgré leur gravité morale et leur retentissement délétère sur le sens de l’agir médical, ont été circonscrites aux spécialités en lien avec le suivi de la grossesse.

    Autrement dit, certains professionnels ont pu s’estimer relativement épargnés par la « culture de mort », qui ne les a pas touchés dans l’exercice de leur métier, du moins directement. Si une loi instaurant le « droit de mourir dans la dignité » était adoptée selon le vœu du chef de l’Etat, ce sont toutes les professions, toutes les spécialités et jusqu’à la médecine générale qui seraient frappées. On réclamera l’euthanasie aussi bien dans un service de gastro-entérologie que de pneumologie, de même que l’acte létal effectué par le généraliste deviendra courant à domicile à l’instar de la Belgique ou des Pays-Bas (plus de la moitié des euthanasies sont pratiquées par le médecin de famille au domicile de la personne). Comme « le mariage pour tous » est sur le point de dénaturer le mariage et dynamiter de l’intérieur la famille, l’euthanasie atteindrait en plein cœur la médecine et signerait la destruction de son essence même. Dans ce cadre, la pression sur la liberté de conscience des soignants, notamment en secteur hospitalier, sera maximale et proprement invivable (...)

    Mgr_rey_01Sera-t-il encore possible dans quelques mois à un chrétien d’exercer les fonctions de maire, d’officier d’état civil ou d’assistante sociale (procédures d’agrément pour l’adoption au sein des conseils généraux) si la loi ouvrant le mariage et l’adoption entre personnes de même sexe devait être votée ? Devant la multiplication des entorses faites à la liberté de conscience dans le champ de la santé, l’impasse dans laquelle se trouvent certains professionnels ou la crainte de nouvelles atteintes à venir, Mgr Dominique Rey a souhaité que l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon concrétise la sollicitude que doit avoir l’Eglise envers les chrétiens confrontés à ces difficiles questions. Un courriel est désormais à la disposition des personnes désireuses de partager leurs expériences et difficultés. Chaque témoignage relaté fera l’objet d’une lecture attentive et sera porté à la connaissance de Mgr Rey et de l’équipe de l’Observatoire. A partir de là et de la réflexion déjà engagée, de la concertation avec d’autres déjà engagés sur ces sujets, nous tenterons d’élaborer des actions concrètes pour protéger la liberté de conscience de tous." 

    Philippe Carhon  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Ce monde merveilleux et imaginaire des cyber-warriors- par Marie Vermande

    PARIS (via Belle et Rebelle) - Les cyber-warriors, on ne sait pas trop ce qu’ils font de leur vie… Enfin si, on le sait : ils se lèvent à midi, se couchent à 5 heures et passent leurs journées derrière l’ordi. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est plutôt de quoi ils vivent… Mais ça, c’est leur affaire.

     

    Depuis l’ère Facebook cette engeance étrange de cyber-warriors se répand comme une traînée de poudre et on ne sait comment faire pour s’en débarrasser. C’est pire qu’une invasion de pucerons dans vos rosiers ! C’est d’ailleurs aux époques pré-élections que le virus se propage le plus. Et puis en ce moment aussi… Avec la montée des mécontentements parmi nos concitoyens, on a également l’augmentation incroyable de ces soldats du net prêts à tout casser, tout détruire, et qui donnent des conseils du type : comment gouverner le pays, comment penser, comment vivre…

    Le tout campés dans leur fauteuil et planqués derrière leur ordi
    Il est de plus assez difficile d’établir un profil type de cette espèce. Ils sont hommes ou femmes, de droite ou de gauche, athées, catholiques ou musulmans. Bref, qu’importe leur religion et ce qu’ils pensent, le principal est qu’ils sont partout et qu’ils ne savent faire qu’une chose : tapoter du clavier. Ils vont à toute allure, comme s’il s’agissait d’une course contre la montre, que le but de leur journée était de poster toujours davantage de commentaires, comme s’ils étaient payés à la lettre envoyée sur le net, et qu’ils avaient droit à une prime à l’insulte proférée. Les fautes d’orthographe, la cohérence du discours… qu’importe !

    Ce qui compte c’est seulement d’avoir le dernier mot
    Et pour cela, un seul moyen : décourager l’adversaire. A peine celui-ci a-t-il répondu qu’aussitôt le cyber-militant lui envoie un paragraphe immense de réponse. Et sans se contenter de n’en envoyer qu’un, il en envoie plusieurs à la suite. Ainsi, si l’adversaire répond, il a déjà trois paragraphes de retard, ce qui n’est pas pratique pour un débat.

    Une autre arme du cyber-militant est de reprendre chaque phrase – si ce n’est chaque mot – du discours de l’adversaire, d’interpréter cette phrase, et de la détruire dans un paragraphe plus ou moins logique. Imaginez donc, que face à un cyber-militant vous écriviez cinq phrases pour argumenter votre pensée… Vous aurez droit alors à cinq paragraphes numérotés (les numéros cela fait toujours plus sérieux).

    Merci Wikipédia !
    A ce rythme-là, le cyber-adversaire, repris par son quotidien, ses obligations, son travail, ou tout simplement l’envie de passer son temps ailleurs que devant un écran d’ordinateur, a vite fait de rendre les armes ! D’ailleurs vu que l’espèce des cyber-militants ne cesse de proliférer, dès qu’on soupçonne quoi que ce soit qui y ressemble, on abandonne de plus en plus rapidement la partie. A quoi bon, après tout, discuter avec quelqu’un qui trouvera toujours un site internet à vous copier-coller dans la conversation, et qui aura tout le temps de reprendre point par point chacun de vos mots, voire à retourner dix paragraphes plus haut pour découvrir un bout de phrase qui contredirait un autre bout de phrase dix paragraphes plus loin !

    Ainsi, pour les cyber-warriors, la vie doit sembler de plus en plus monotone, et les adversaires de plus en plus faciles à faire fuir… Sauf si par hasard, au détour des méandres virtuels, leur chemin croisait celui d’un autre cyber-militant. C’est dans ces cas-là que s’entame un face à face sanglant aussi bien qu’interminable entre les deux protagonistes…

    De temps en temps, ce n’est pas à un simple cyber-adversaire que s’en prend le cyber-warrior, mais à un site web représentant une pensée qu’il réprouve (que ce soit politique, social ou religieux). C’est alors que le cyber-militant commente chaque publication et chaque commentaire, par de très longs paragraphes, indigestes de préférence.

    Une solution: la modération !
    Si aucun modérateur ne venait de temps en temps mettre court à ces combats improbables, il y aurait de quoi vous plomber votre site web, et décourager le simple visiteur cyber-amateur, venu consulter vos publications, et se contenter de donner son humble avis, en une phrase ou parfois en un simple mot. D’ailleurs, le modérateur est au final le principal ennemi du cyber-warrior qui a beau hurler à la censure, à la dictature de la pensée, à la tyrannie, et autres grands mots, se retrouve tout de même démuni et impuissant face à la sentence finale du modérateur qui appuie sur la touche “bannir cet utilisateur”. C’est alors que le tapotage de clavier devient inutile, et que le seul moyen pour le cyber-militant de défouler sa rage est de se choisir une autre cible… Jusqu’à ce qu’à nouveau, un modérateur agacé le bannisse.

    Pourtant, face à cette répression modératrice, le cyber-militant s’organise. Et pour cela il a plusieurs armes de secours : l’une de ses méthodes est par exemple d’agir en bande. Deux ou trois autres cyber-warriors qui agissent simultanément ou en décalé, et ils ont de quoi occuper le modérateur un certain temps. Un autre moyen, lorsqu’il s’agit d’un cyber-warrior solitaire, est le compte de secours : beaucoup d’entre eux ont des tas de comptes différents sur Facebook, et si l’un d’eux se fait bannir, il y en aura toujours un autre pour prendre la relève ! Sauf qu’après beaucoup de patience, le modérateur finit toujours par l’emporter, et le cyber-warrior par se retrouver seul face à un écran vide…

    Quelques conseils pour que le cyber-warrior puisse continuer sa guerre de façon plus efficace ?

    C’est très simple :

    • Créer lui-même un site web, un blog, une page ou n’importe quoi d’autre, dans lequel il pourra écrire ses propres articles et exprimer ses pensées sur le monde et la société. Pour être lu il n’aura qu’à occuper tout son temps libre à la promotion de sa cyber-expression, et essayer de se faire publier sur des plateformes visitées : de cette façon, il exprimera ses idées sans se rendre désagréable au commun des utilisateurs du web, et aura un peu plus de chances d’en convaincre quelques-uns…
    • Essayer de défendre ses idées dans la real life. Comme la plupart des gens en fait. Ce n’est pas si compliqué au final, il suffit de s’investir dans une association, dans un comité de quartier, dans un parti politique ou que sais-je ? Il y a de multiples formes de se battre sur le terrain pour convaincre.
    • Aller se pendre.

    Marie Vermande http://fr.novopress.info

  • « Cendres », le feu qui couve par Claude BOURRINET

     

    Ceux qui pensent lier l’Histoire, comme des Lilliputiens tentant de river au sol un Gulliver dont la grandeur les terrasse, vivent dans l’illusion, le mensonge libéral, bien qu’ils se réclament de la réalité. Mais quelle réalité ? Quel moulin prend-on pour un géant ? Quel mécanisme infernal nous condamne-t-il à tourner en rond perpétuellement, dans une ivresse mortifère et douloureuse, en guise de combat dérisoire et perdu d’avance ?

     

    C’est cette réalité illusoire, ce mirage aux alouettes, ce fantasme destructeur, que révèle, dans sa nature obscène, le pamphlet de Vincent Vauclin, Cendres, paru récemment.

     

    Les références, en exergue des trois grandes parties de ce brûlot, ne laissent guère de doute sur la tonalité du propos. Deux d’entre elles, Guénon et Evola, nous convient à penser selon la logique de la grande Tradition, autrement dit selon l’angle du pessimisme méta-historique : la modernité, vecteur principiel du capitalisme, est aussi le stade suprême de la décadence. Vincent Vauclin, pour imager cette « dévastation » utilise d’abord la métaphore du cyclone pour, ensuite, employer celle du cancer ce  lent processus d’infection qui détruit notre système immunitaire.

     

    Jamais, en effet, une période historique n’a connu une telle déchéance, au point qu’on peut parler d’« âge sombre ». L’oxymore « dictature hédoniste » rend compte de cette emprise totalitaire sur les corps et les esprits, d’autant plus profonde qu’elle est amplement voulue et s’apparente à une servitude volontaire.

     

    Nous avons affaire à un mécanisme parfait, qui flatte les bas-instincts et les pulsions par des sollicitations matérialistes et misérables, un matraquage de plaisirs abêtissants, source de régression intellectuelle et psychologique. Cette dépossession de soi-même déréalise la personne, la déracine, et la transforme en nomade standardisé par l’industrie du vice.

     

    Cette société sans valeurs et sans foi, parodie de façon grotesque, dans le champ de la consommation et du spectacle, la religion véritable. Mais le sacré inversé s’incarne surtout dans la transgression : indifférenciation sexuelle et générationnelle, qui abolit les frontières, détruit le groupe naturel, discrédite l’autorité pour encourager le narcissisme, abolition du caractère sacré de la vie ravalée à sa dimension matérialiste, immersion dans l’univers de la virtualité, de l’abstraction numérique, qui crée l’illusion d’une démocratie, mais qui est surtout source de contrôle.

     

    Des lobbies et groupements de connivence, dont le mythe fondateur, la Shoah, est protégé par des lois liberticides, tirent, en effet, profit, à l’échelle mondiale, d’une société déstructurée qu’ils voudraient maîtriser totalement.

     

    Or c’est aussi un système qui nourrit ses propres contradictions, dont l’une est de ne pas parvenir à satisfaire les rêves qu’il engendre.

     

    Deux conséquences naissent de cette impossibilité à atteindre des objectifs avoués, deux réactions sont provoquées par cette frustration permanente : une violence souvent pathologique, sur soi-même ou autrui, et une révolte endémique, latente ou déclarée.

     

    C’est cette dernière qu’il faudrait organiser, dans un ordre « organique » dont le but serait de transmettre et d’aguerrir. Il ne s’agit pas non plus de s’égarer dans de fausses luttes, qui prennent les symptômes pour des causes.

     

    « L’embrasement est proche », conclut ce brillant essai, clair et vif, qui ressemble parfois au fameux pamphlet L’insurrection qui vient.

     

    Il est toujours rassurant et réjouissant d’apprendre l’existence d’un témoignage qui, s’ajoutant à d’autres, suscite ce courant de plus en plus puissant dont la force emportera un jour toutes les digues qu’un monde laid et minable tente d’ériger pour empêcher la colère et la justice de s’exprimer. De plus en plus de jeunes prennent conscience des réalités d’un univers faux et destructeur, dans lequel ils se sentent mal à l’aise, et le réseau Dissidence contribue efficacement à l’essor de la cause.

     

    Bien qu’on puisse formuler quelques nuances sur la responsabilité réelle de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État dans l’avènement d’une société de décadence, de même qu’on peut analyser avec plus de souplesse le rôle véritable des lobbies apatrides (dont l’action est bien sûr réelle), et que l’on s’interrogera sur le bien fondé de la foi dans des révoltes populaires, dont on voudrait bien qu’elle soit fondée, on lira avec profit ce petit ouvrage de 88 pages, que l’on peut télécharger gratuitement sur www.la.dissidence.org, ou bien www.vincent-vauclin.com, ou que l’on peut commander sur ces sites pour une modique somme.

     

    Claude Bourrinet http://www.europemaxima.com/

     

    • Vincent Vauclin, Cendres. Croisade contre le Monde moderne, TheBookEdition.com, 2013, 88 p., 7 €

  • Ce n’est pas en Syrie, c’est dans la France du dictateur Hollande

    La vidéo présentée sur NDF nécessite une deuxième article, bien différent du premier pour montrer la gravité des enjeux. Voici les deux seules hypothèses de travail à envisager à froid, hors tout sentiment.

    Risquer sa vie au Panthéon

    Première hypothèse : tout est fabriqué avec des acteurs plus ou moins manipulés.

    Techniquement, cela n’a rien d’impossible. On a déjà vu le coup avec les bébés prétendument arrachés des couveuses, les armes de destruction massive, et la suite. D’autres exemples sont à disposition, dont le célèbre et morbide « coup de Carpentras » au profit de la bande du François alors en place, à qui se réfère l’actuel. Mais alors pourquoi ? Et au profit de qui ? Dans ce cas, les grosses caisses médiatiques auraient déjà sonné leur tocsin de circonstance.

    Évidemment, on peut toujours envisager le coup du billard à huit bandes : les flics piégés par un faux manifestant, on monte une enquête interne, on condamne trois lampistes, on fait donner la publicité nécessaire, on charge les juges de gauche de mettre le paquet pour faire oublier leur mur des cons, le Valls gazeur se refait une virginité, sur laquelle rebondit le président délégitimé.

    En faveur de cette hypothèse, il y a la rapidité d’apparition de ce faux faisant croire que le blessé est mort. Et la disparition du dit blessé jusqu’à ce jour (à ma connaissance), alors que nous sommes submergés de communiqués médicaux sur les deux malheureux malades atteints d’un virus potentiellement mortel. [...]

    La suite sur Nouvelles de France

    http://www.actionfrancaise.net

  • Le budget de l’UE à court d’argent en novembre

    Le Parlement européen a jugé mercredi “inacceptables” les conditions posées par les Etats de l’UE pour une augmentation du budget 2013 et a averti qu’il n’y aura plus d’argent disponible en novembre pour financer des actions en faveur de l’emploi des jeunes.

    “Dès novembre, il manquera 2,5 milliards d’euros pour financer les actions du Fonds Social Européen”, a affirmé à l’AFP l’eurodéputé conservateur français Alain Lamassoure, président de la Commission des Budgets du Parlement européen.

    Le budget européen pour la période 2014-2020 approuvé en février par les dirigeants européens prévoit 960 milliards d’euros en crédits d’engagements et 913 milliards en crédits de paiements. Une enveloppe de 6 milliards d’euros doit financer des actions en faveur de l’emploi des jeunes.

    Mais le compromis trouvé par les dirigeants de l’UE doit encore être approuvé par le Parlement européen, qui juge les montants insuffisants.

     

    Le chef de l’Etat français François Hollande et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont plaidé mercredi lors d’une rencontre à Bruxelles pour un accord rapide avec le Parlement européen.

    “Le budget 2013 est trop bas. Dès le 1er janvier, il a fallu régler 16 milliards d’arriérés impayés en 2012. Il n’y a pas de marge de manoeuvre”, a averti Alain Lamassoure.

    Le Parlement européen a conditionné son accord au budget pluriannuel à un engagement des Etats d’augmenter le budget 2013 de 11,2 milliards d’euros afin de solder les impayés de 2012.

    Les Etats ont concédé mardi un accord politique pour augmenter le budget 2013 de 7,3 milliards d’euros à condition que le Parlement européen marque son accord sur le budget pluriannuel.

    “C’est inacceptable”, s’est insurgé Alain Lamassoure. “Nous voulons engager le fer dès la semaine prochaine pour voir le degré d’ouverture de nos partenaires sur nos demandes pour plus de flexibilité et une clause de révision”, a-t-il expliqué.

    Le groupe des Libéraux présidé par l’ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt a annoncé mercredi être sur cette même ligne.

    7 sur 7.be  http://fortune.fdesouche.com/

  • Des comités d'accueil pour les représentants de l'UMP ?

    Le débat semble être lancé au sein de l'UMP à propos due la loi Taubira en cas d'alternance comme l'explique Le Point :

    "Que faire de la loi sur le mariage homosexuel en cas d'alternance en 2017 ? Cette question, qui pèse déjà sur les municipales de 2014, divise l'UMP, dont le président, Jean-François Copé, navigue entre partisans et adversaires d'une abrogation. Dans l'immédiat, si la participation à la manifestation du 26 mai pour la défense de la famille constitue un autre point de clivage - Jean-François Copé ira, mais pas François Fillon -, les responsables du parti se retrouvent en revanche pour ne pas embrayer sur la position du maire UMP de Vienne (Isère), Jacques Remillet, qui a déclaré lundi dans le Figaro refuser "de célébrer les mariages de même sexe"."

    Au sein de l'UMP, la plupart des responsables (Fillon, Juppé, NKM, Copé) semble avoir déjà renoncé à considérer ce débat comme un changement de civilisation puisque très peu voire aucun ne parlent d'abrogation. A quoi cala aura-t-il donc servi pour des millions de Français de descendre dans la rue si, au final, il faut abandonner le combat 4 ans après ? Ainsi, Luc Chatel, ancien ministre de l'Education et responsable de l'introduction du gender à l'école déclare :

    "Je crois qu’il faut, si nous voulons reconquérir le coeur des Français, si nous voulons retrouver leur confiance, je crois qu’il faut être crédibles et responsables. C’est un texte que nous avons condamné, sur lequel je me suis opposé mais je ne crois pas qu’on reviendra en arrière. Sur des sujets aussi sensibles que cela, qui sont des sujets de société, très personnels, il faut respecter la sensibilité, l’avis de chacun"

    En clair, nous avons fait semblant d'être d'accord avec les millions de Français scandalisés par cette loi pour retrouver des électeurs perdus mais pas au point d'être courageux en 2017. François Hollande sera ravi de savoir qu'il pourra ainsi être réélu haut la main en 2017... Et ce n'est pas la poudre aux yeux de l'union civile, véritable arnaque sémantique, lancée par certains, dont Hervé Mariton, qui changera quoi que ce soit !

    On ne lâche rien : ni loi Taubira, ni union civile, abrogation pure et simple ! 

    Philippe Carhon  http://www.lesalonbeige.blogs.com/