
Les historiens du futur verront d’un œil amusé cette querelle sur la déchéance de nationalité. Elle réveille en effet au sein de la pensée qualifiée « de gauche » d’infranchissables crevasses.
Il n'a pas été assez souligné que l'un des premiers hommes d'État à soutenir une telle mesure fut Jean-Pierre Chevènement. Cela est logique pour le républicain intransigeant qu'il a été. Pour lui, bon disciple de Rousseau, la nation étant un lien civique de droits et de devoirs, le refus d'allégeance vaut bannissement. C'est d'ailleurs le sens des articles 23-7 et 23-8 du code civil. Comment une application si parfaite d'une pensée classiquement républicaine, peut-elle avoir fait couler autant d'encre à gauche ?







