
Michel Thooris réagit aux deux nouveaux suicides de policiers, ces derniers jours, et au départ en retraite anticipé d’Éric Morvan, directeur général de la police nationale, qu’il salue. Il dénonce l’attitude des syndicats majoritaires : « Ce sont eux qui ont nui de façon la plus profonde aux policiers ! »
Ces deux derniers jours, deux suicides ont eu lieu au sein de la police nationale. Des mesures ont-elles été prises pour limiter ce fléau ?
Absolument rien n’a été fait. La seule réponse de l’autorité politique : des mots. Ces derniers ne répondent évidemment pas à une crise institutionnelle profonde. Le départ du directeur de la police nationale est un élément dont on doit tenir compte. Ce départ à lui seul ne suffira pas pour une refonte profonde de la politique menée au sein de notre institution. C’est cette refonte-là que les policiers attendent.



Nicolas Dupont-Aignan fut l’un des premiers à oser créer une brèche dans le plafond de verre, lors du second tour de la présidentielle. Ce plafond de verre avait été créé par la gauche, au nom, prétendait-elle, d’une certaine morale politique, pour isoler le Front national, mais aussi toute personne, tout parti, toute association, tout média, désignés par la gauche et l’extrême gauche comme infréquentables. Paradoxalement, ce plafond de verre ne concernait pas la gauche elle-même, libre de fréquenter qui elle voulait, et de mettre en place les stratégies électorales qui lui semblaient les plus appropriées pour une victoire.




Jour après jour, on ne peut que le constater : si ce pays se maintient dans son état de stagnation sociale et de marécage politique, on ne saurait s'étonner qu'il persiste à s'enfoncer, en dépit de l'arrogance et du caquetage de ses dirigeants, dans l'insignifiance internationale.