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actualité - Page 2243

  • Jean-Marie Le Pen : “Chirac ne voulait pas sauver cette France. Il était d’accord avec la gauche pour faire advenir ce qui est advenu”

    Jean-Marie Le Pen : “Chirac ne voulait pas sauver cette France. Il était d’accord avec la gauche pour faire advenir ce qui est advenu”

    Rédigée avant le décès de Jacques Chiracvoici l’analyse qu’offre Jean-Marie Le Pen dans le 2ème tome de ses mémoires “Tribun du peuple”. Elle a le mérite de ne pas être atténuée par le deuil de circonstance :

    “Je voulus pourtant pousser Chirac à tenir le rôle que son étiquette politique commandait. Sa mauvaise réputation plaidait en sa faveur. Le surnom de Facho Chirac que lui avait donné Le Canard enchaîné, celui de Bulldozer qu’il devait à Pompidou, l’appel de Cochin que lui avaient mitonné Pierre Juillet et Marie‐France Garaud, le récit de Mai 68 qui courait, où on le voyait négociant rue de Grenelle avec un pistolet dans la poche. Gagné par cette mythologie qu’il laissait astucieusement répandre, je lui faisais crédit d’être une force de la nature arriviste, peu regardante sur les moyens, mais sans états d’âme quant aux convictions. J’espérais donc que la raison aurait prise sur lui et que, si l’union des droites servait son intérêt, il s’y résoudrait. Je le croyais requin pour les ambitions, méduse pour les idées. Je me trompais. L’histoire allait prouver que derrière ce commode profil de Rastignac se cachait un militant résolu de l’Anti‐France.

    Pour l’instant, Bernard Pons, alors secrétaire général du RPR, mit un terme à tout espoir immédiat le 15 juin 1983 en déclarant : Au niveau national, un accord de principe pour une politique commune RPR-UDF est intervenu. Cet accord exclut la participation des représentants de Front national.

    Il existait donc de bonnes exclusions, de légitimes discriminations  ! J’en tirai la conséquence. Le bureau politique du FN réuni à Paris le lundi 18 juillet prit acte de la situation créée par la décision de l’UDF et du RPR de présenter chacun sa propre liste aux élections européennes et de la volte‐face de Jacques Chirac sur le problème européen. Il a demandé à son président JMLP de conduire la liste de l’opposition nationale. L’histoire a parfois des ironies délicates : c’est la raideur idéologique de Chirac qui, en refusant toutes mes demandes d’alliance, allait provoquer le raz‐de‐marée du FN aux européennes de 84  ! »

    « Les trois ans qui venaient de passer auraient dû voir le triomphe de Chirac. À partir de l’échec du PS aux législatives partielles de 1982, suivi des manifestations pour l’école libre et de la poussée électorale continue contre la gauche, il jouit d’une exceptionnelle conjoncture politique. Le peuple ratifie la position de droite nationale que lui ont tracée Marie‐France Garaud et Pierre Juillet. Il lui suffit de tenir fermement son cap pour ramasser la mise. Le faible poids, à l’époque, de l’électorat immigré et la désaffection de la gauche lui garantissent une marée d’électeurs autour d’une droite décidée. Il ne risque pas de perdre au centre ce qu’il gagne à droite : il peut compter sur une majorité de type juin 68.

    Si, donc, il avait persisté dans son discours de droite, je n’avais ni place ni utilité.

    Or c’est le moment qu’il choisit pour lancer la stratégie inverse. En fonçant à gauche, il m’ouvrait un boulevard. En refusant avec hauteur et grossièreté toute alliance, il révulsait son aile droite et la poussait dans mes bras. C’est incompréhensible si on le considère comme un homme de droite recherchant le pouvoir. Si l’on accepte au contraire de penser qu’il n’était, ni n’est, de droite, tout s’éclaire. Chirac a sacrifié son destin de président en 1988 à ses convictions de militant politique de gauche. Cela peut surprendre, et pourtant, ses proches lieutenants envoyaient des signes clairs à l’opinion. Ainsi Jacques Toubon avait‐il confié au Monde du 3 février 82 : Jospin, à l’ENA, j’étais plus à gauche que lui  !

    Comme si c’était un titre de gloire  ! Sur l’immigration, Chirac était clair dans le néfaste. Dès la fin du mois d’octobre 1977, il avait déclaré : Lier le chômage à la présence des immigrants est une réaction primaireEn 1979, il s’était prononcé aussi pour le vote des immigrés aux élections municipales (donc indirectement aux sénatoriales). À L’Heure de vérité, en juin 1982, il pontifiait sur le registre moral : Il serait inadmissible de renvoyer maintenant les immigrés.

    Les petites phrases démagogiques (et vulgaires) qu’il devait lâcher plus tard pour tenter de capter l’électorat populaire relèvent donc du pur théâtre politique.

    Il avait aussi voté avec la gauche la loi sécurité et liberté, poussé en avant la loi Veil, il était le premier ministre du regroupement familial. Quand le quotidien britannique de gauche The Guardian l’interrogea sur le Front national, il laissa tomber : L’honneur du gaullisme est d’avoir toujours marginalisé l’extrême droite (…)

    Quoi qu’il en soit, étant donné l’idéologie dont Chirac était tissé, et qui n’avait pas varié depuis le temps où il vendait L’Humanité à la criée et signait l’appel de Stockholm, son refus de saisir la main que je lui tendais était logique. Sans doute voulait‐il le pouvoir, mais il ne voulait pas le devoir à une coalition des droites ni se trouver forcé à mettre en œuvre une politique de droite.

    Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il dirigeait ce que l’on tenait pour le plus grand parti de droite en France, et que les membres de ce parti le gardaient à leur tête. C’est la preuve, d’abord, de la force d’un appareil qui ne s’embarrassait pas de démocratie, ensuite, de l’infiltration gauchisante, sans doute maçonnique, de cet appareil. Si l’on excepte quelques jours après la municipale de Dreux, il m’a toujours exclu avec constance.

    En 1985, lors de mon voyage en Nouvelle‐Calédonie et de la préparation des législatives, les militants de droite étaient remontés par la dérive mitterrandienne de la société française. Ils manifestaient des convictions et préconisaient des solutions proches du FN, parfois plus radicales. Cela se traduisit par une plateforme de gouvernement RPR‐UDF en vue des législatives qui pompait littéralement le programme du FN. C’est alors que Bernard‐Henri Lévy jeta dans la presse l’interdit contre le Front national, qui se traduisit par la stratégie du cordon sanitaire menée par Chirac à l’Assemblée nationale, malgré le désir de nombreux élus de droite de se rapprocher de nous.

    Qu’est‐ce qui a fait marcher Chirac  ? C’est la grande question non résolue qui a donné forme à trente ans de politique en France. Pourquoi, sous quelle influence Jacques Chirac est‐il volontairement tombé dans le piège de François Mitterrand et a‐t‐il de ce fait sacrifié son élection en 1988  ? Pourquoi a‐t‐il rejeté l’alliance du Front national, grâce à laquelle la droite aurait pu mener une politique de droite et sauver la France que nous avons aimée  ?

    Il me semble que la réponse est dans la question. Au‐delà des détails et des manœuvres politiciennes, je crois tout simplement que Chirac ne voulait pas sauver cette France, qu’il était d’accord avec la gauche pour faire advenir ce qui est advenu.

    Il était d’accord avec la gauche, nourri de la même idéologie, pour changer la France et remplacer son peuple. Ce n’est pas un hasard s’il allait faire tant de tintouin, plus tard, sur la fracture sociale. Étudiant marxiste vieilli, Chirac n’accorde nulle importance à la lignée ni au territoire, son monde se divise exclusivement en classes. La nation est pour lui une vue de l’esprit qu’il convient de jeter aux poubelles de l’histoire. Je n’ai pas tout de suite mesuré l’irréfragable solidité des convictions antinationales de Chirac, mais j’ai senti sa haine. Si Chirac ne voulut pas d’une majorité de droite nationale qu’essayaient de négocier Junot, Violet et Malaud, c’est qu’il haïssait la droite et la nation (…)

    Le système avait employé tous ses moyens à éliminer le FN à l’aide de plusieurs campagnes de dénigrement. Pourtant, nous avions trente‐cinq élus, plus que le Parti communiste, dans l’ensemble d’excellente qualité. Mieux encore, nous avions amené le débat sur nos idées, nous avions mis sur la table l’immigration, ses liens avec le marasme économique et l’insécurité. Nous avions obligé la droite à prendre position sur la question.

    Chirac réagit aussitôt. Il lança contre notre remarquable équipe, que la géographie de l’Assemblée plaçait à l’extrême droite du président de séance, la consigne de l’isoler par un cordon sanitaire. Tel fut le vocabulaire employé, que nul, dans ce cas, ne jugea nauséabond. Les députés de sa majorité ne devaient ni voter les textes que nous proposerions ni nous adresser la parole. Le journaliste Franz‐Olivier Giesbert devait révéler plus tard que Chirac avait choisi lui‐même les députés RPR limitrophes des nôtres afin de s’assurer que la consigne soit bien respectée.

    Cependant était apparu au cours de la campagne électorale un phénomène que l’on nomme aujourd’hui la porosité de nos électorats. Lassés de la mollesse de la fausse droite, de nombreux Français rejoignaient les rangs du FN, d’autres plus nombreux votaient pour lui, c’est pourquoi le RPR et l’UDF avaient copié leur plateforme de gouvernement sur notre programme afin d’éviter une plus forte hémorragie. La France se posait maintenant une question simple : Chirac allait‐il tenir les promesses qui l’avaient fait vice‐roi, allait‐il mener les réformes annoncées et satisfaire le mouvement d’espérance qui nourrissait sa rhétorique pâteuse  ?

    La gauche le redoutait, les naïfs de la droite l’espéraient. En tant que président du Front national, comptable de l’espoir de mes électeurs, il me revenait d’en juger, vite et juste ; en tant que président du groupe Front national, il m’appartenait d’exprimer nettement ce jugement. Ma responsabilité était importante. Nous eûmes un débat. Le subtil Bruno Gollnisch prônait l’abstention afin de « laisser sa chance à Chirac » et de ne le condamner qu’après, sur pièces. Cela me sembla bien byzantin. Aucun d’entre nous ne croyant que Chirac eût la volonté de bien faire, c’était un stratagème un peu vain, surtout peu compréhensible par nos compatriotes. Il fallait être plus clair. Je répondis à Gollnisch : Les Français ne nous ont pas élus pour que nous nous abstenions  !

    C’est dans cet esprit que je montai à la tribune. La question de confiance était posée par Chirac, j’y répondis sans note ni détour. Mon improvisation fut jugée brillante par une assemblée silencieuse. Un seul mot comptait pour moi, confiance : j’ai parlé sans me référer à un papier, parce que je pense qu’il s’agissait d’exprimer un sentiment intime. La confiance, cela ne s’écrit pas, cela ne se décrit pas, cela se ressent : on a ou on n’a pas confiance. Monsieur le Premier ministre, je n’ai pas confiance. (…)

    Passant l’éponge sur les avanies subies (on voit que je n’étais pas rancunier quand il s’agit de l’intérêt national), je tentai, par Malaud, par Junot, par Violet, d’obtenir, sinon un accord de gouvernement, du moins un gentlemen’s agreement, l’assurance que, sur des points importants, la majorité tiendrait ses propres engagements. Peine perdue. Le refus de Chirac, alors comme toujours, eut un côté buté, incompréhensible, presque hystérique (…) Je lui laissai quand même sa chance, sans le dire. Comme il draguait depuis l’appel de Cochin la part nationale de la droite, il était naturel qu’il veuille m’évincer, la politique n’est pas un jeu de collégiennes. Je comprenais jusqu’à un certain point ses coups bas.

    Si l’on excepte quelques jours après la municipale de Dreux, il m’a toujours exclu avec constance. Pourquoi  ? Dans une confession au Quotidien de Paris, il avouait pourtant : Le Pen et moi n’avons pas les mêmes idées, mais ce n’est en aucun cas un fasciste  !

    Certains expliquent l’ostracisme constant dont m’a frappé Chirac par le piège de Mitterrand. Ce n’est pas convaincant. Sans doute, Mitterrand, ayant vu très vite l’impasse où le menaient la catastrophe économique et la désaffection populaire qu’il provoquait, comprit qu’il ne pourrait se maintenir que par artifice. Après 1984, quand le PC fut descendu à 10 % et nous montés à peu près au même niveau, l’attelage des gauches ne pouvait continuer, l’arithmétique lui imposait de diviser les droites.

    Il est tout aussi clair que Mitterrand se servit de notre croissance à cet effet. Mais cela ne nous dit pas pourquoi Jacques Chirac est tombé dans ce piège visible comme le nez au milieu de la figure. Rien ne l’empêchait de faire alliance avec le FN. On l’a vu à Dreux, où nous n’étions pas encore frappés de diabolisation majeure. L’alliance des droites, que je proposais depuis 1974, que préconisaient certains amis de Chirac, Junot, Malaud, restait possible. Chirac n’en voulut pas. Même après les législatives de 1986, bien que le Front national fût devenu une force politique durable dont la droite aurait besoin pour prendre le pouvoir, il maintint une exclusion qui devait lui coûter en 1988 la présidence de la République.

    Pourquoi  ?

    La solution échappe à la pure rationalité. Jean Madiran et François Brigneau, deux grands journalistes de la droite nationale, ont émis une hypothèse. Ils pensaient que Chirac a respecté l’engagement pris avant les législatives de 1986 par Alain Madelin auprès du B’nai B’rith, au nom du RPR et de l’UDF, de ne jamais passer avec le FN d’alliance nationale. L’un des anciens dirigeants du B’nai B’rith, Yves‐Victor Kamami, reconnaît et la rencontre au début de 1986 et l’engagement, même s’il critique le mot pacte. Ôtons donc le mot pacte. Il n’y a pas eu signature, mais il y a eu engagement, cela ne relève nullement de la théorie du complot. La collection du Monde et celle du Monde juif le confirment.”

    Pour commander le tome 2 des mémoires de Jean-Marie le Pen, c’est ici.

    https://www.lesalonbeige.fr/jean-marie-le-pen-chirac-ne-voulait-pas-sauver-cette-france-etait-daccord-avec-la-gauche-pour-faire-advenir-ce-qui-est-advenu/

  • En ce jour où le père vient d’être écarté par l’Assemblée… merci Papa !

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    En ces temps où le père n’est plus tellement à la mode, où ne pas avoir de père est un « privilège », où on projette de priver des milliers d’enfants de l’identité de leur père, je voulais, papa chéri, te remercier.

    Merci Papa de m’avoir câlinée, d’avoir brossé mes bouclettes de petite fille.
    Merci Papa d’avoir joué à l’ogre avec nous sur les dunes de Noirmoutier.
    Merci Papa de m’avoir appris l’amour des vieilles pierres en nous faisant retaper les murs du Gué.

    Merci Papa de m’avoir emmenée aux puces avec trois euros en poche pour apprendre à négocier.
    Merci Papa d’être un rêveur.
    Merci Papa de m’avoir appris à danser.
    Merci Papa de m’avoir considérée comme une grande, d’avoir discuté avec moi de politique, d’art, de m’avoir invitée à ces vernissages, à ces ventes.
    Merci Papa d’avoir envoyé paître les brocanteurs qui n’aimaient pas les enfants alors que nous, on sait : « On touche qu’avec les yeux. »
    Merci Papa de me permettre de fouiller dans tes affaires pour prendre ce qui me plaît.
    Merci Papa de nous avoir fait grandir dans des pièces dignes de musée, de Cluny au quai Branly.

    Merci Papa d’avoir séché mes larmes quand j’ai eu le cœur brisé.
    Merci Papa de m’avoir offert un appareil argentique, merci de penser à moi à chaque fois que tu vas faire une brocante.
    Merci Papa de m’avoir fait découvrir « Le téléphone pleure » de Cloclo.
    Merci Papa de hausser la voix à chaque fois que je dis un prénom de garçon.
    Merci Papa de m’avoir transmis tes passions.
    Merci Papa pour tous les compliments.
    Merci Papa pour l’amour du vrai, du bon, du beau.
    Merci Papa de ne rien faire sans l’avis de tes petites femmes.
    Merci Papa de t’être engagé, de nous avoir montré que nous devions nous dresser contre les injustices, que nous devions vivre debout.

    Merci Papa d’être mauvais perdant.
    Merci Papa d’avoir versé une larme en écoutant Bigflo et Oli.
    Merci Papa d’avoir sauvé Alexis et Jeanne alors que nous étions incapables de bouger.
    Merci Papa de faire mes démarches administratives pour la petite ingrate que je suis.
    Merci Papa de t’inquiéter quand on va un peu trop loin dans l’eau.
    Merci Papa pour tous tes mots d’encouragements pour le concours, merci d’y avoir cru plus que moi.

    Merci Papa pour tous les trajets.
    Merci Papa pour la fierté que j’ai entendue dans ta voix quand j’ai été reçue.
    Merci Papa d’être fier de moi tout court.
    Merci Papa d’avoir pardonné les colères de ta fille dure.
    Merci Papa d’accepter que quand j’appelle, c’est souvent pour demander Maman.
    Merci Papa pour les câlins, pour les guilis, pour la voix de Donald.
    Merci Papa d’être aussi coiffeur, cuisinier, bricoleur.
    Merci Papa pour tous les restos.

    Merci Papa pour la manière dont tu prends un nourrisson dans tes bras.
    Merci Papa de m’avoir fait tracter, manifester, débattre.
    Merci Papa pour qui je suis aujourd’hui.
    Merci Papa au nom de tous ceux qui ne t’ont jamais remercié.
    Merci Papa de m’avoir montré ce que c’est que d’aimer.
    Merci Papa de m’avoir montré ce que c’est qu’être libre.
    Merci Papa de m’avoir montré ce que c’est que d’être un homme.
    Merci Papa de m’avoir montré ce que c’est d’être un père.
    Merci Papa.

  • Eric Zemmour à la Convention de la droite

    « L’État français est devenu l’arme de destruction de la nation et du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation » (Vidéo)

    Présent à la Convention de la droite ce samedi, Eric Zemmour a évoqué le remplacement du peuple français lors de son discours : « L’Etat français, qui fut le génie bienveillant des populations françaises (…) est devenu par un retournement incroyable l’arme de destruction de la nation et de l’asservissement de son peuple, du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation. »

    https://www.tvlibertes.com/actus/eric-zemmour-a-la-convention-de-la-droite-letat-francais-est-devenu-larme-de-destruction-de-la-nation-et-du-remplacement-de-son-peuple-par-un-autre-peuple-une-autre-civilisation-vid

  • Michéa, Mitterrand et la destruction du peuple français

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    Les Carnets de Nicolas Bonnal

    Pour gouverner, il faut d’abord changer le sens des mots. Après on peut remplacer les gens.

    Depuis 1984, une gauche libérale-libertaire aux affaires domine le paysage politique et culturel et enfonce le petit peuple dans des termes féroces. On a cité Thierry Pfister et sa lettre ouverte, on recommandera aussi le très effrayant pamphlet de Guy Hocquenghem qui en 1987 expliquait – Houellebecq le refera -  cette conjonction des forces du marché et de la subversion/dérision. La page de gauche des magazines pour recommander un lobby ou une intervention en Afghanistan, la page de droite pour vendre du Vuitton. Habitué à être ainsi traité, le cerveau humain n’a plus rien d’humain et devient cette mécanique-canal humanitaire à réagir fluo et à consommer bio.

    Jean-Claude Michéa a récemment rappelé ce qui s’est passé après le virage au centre de Mitterrand. Le sociétal allait remplacer le social. On l’écoute :

    2289763924.jpg« Plus personne n’ignore, en effet, que c’est bien François Mitterrand lui-même (avec la complicité, entre autres, de l’économiste libéral Jacques Attali et de son homme à tout faire de l’époque Jean-Louis Bianco) qui, en 1984, a délibérément organisé depuis l’Elysée (quelques mois seulement, par conséquent, après le fameux “tournant libéral” de 1983) le lancement et le financement de SOS-Racisme, un mouvement “citoyen” officiellement “spontané” (et d’ailleurs aussitôt présenté et encensé comme tel dans le monde du showbiz et des grands médias) mais dont la mission première était en réalité de détourner les fractions de la jeunesse étudiante et lycéenne que ce ralliement au capitalisme auraient pu déstabiliser vers un combat de substitution suffisamment plausible et honorable à leurs yeux. »

    La farce sociétale se met encore en place, alors on peut taxer le pauvre et puis le remplacer. Insulté et ringard, ce beauf n’est plus digne de l’attente de nos grands commentateurs. Nota : pour imaginer la jeunesse  française d’avant l’ère Mitterrand, découvrez le rebelle de Gérard Blain.

    Michéa encore :

     « Combat de substitution “antiraciste”, “antifasciste” et (l’adjectif se généralise à l’époque) “citoyen”, qui présentait de surcroît l’avantage non négligeable, pour Mitterrand et son entourage, d’acclimater en douceur cette jeunesse au nouvel imaginaire No Border et No limit du capitalisme néolibéral (et c’est, bien entendu, en référence à ce type de mouvement “citoyen” que Guy Debord ironisait, dans l’une de ses dernières lettres, sur ces « actuels moutons de l’intelligentsia qui ne connaissent plus que trois crimes inadmissibles, à l’exclusion de tout le reste: racisme, anti-modernisme, homophobie »). »

    Il était alors important pour le capital, qui avait eu peur du peuple pendant plus de cent ans, de se montrer branché/progressiste, et de rejeter le prolétaire promu homme de la rue dans les poubelles de l’histoire - avec la complicité achetée/enthousiaste de tous les médias. Rappelons pour les plus jeunes de nos antisystèmes que les communistes quittèrent le bateau ivre de la présidence Mitterrand en 1984, et que dans 1984, le ministère de la vérité s’abrite dans une… pyramide.

    Post-Scriptum

    On vient d’apprendre qu’EDF va disparaitre. L’électricité de France viendra d’ailleurs, comme le peuple.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • Qui est Candace Owens qui inspire la droite de la droite en France ?

    Une Marion Maréchal à l’américaine
    Entre les deux évènements, le pont avait été fait par l’intervention de Marion Maréchal lors de son discours à la CPAC 2018.

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  • La droite a perdu la bataille culturelle

    Par Sunrise ♦ La droite a-t-elle perdu la fameuse bataille culturelle ? Si ce n’était pas l’avis de beaucoup d’observateurs de la droite jusqu’à encore récemment, force est de constater que c’est bien la gauche qui semble avoir remporté cette bataille cultuelle par KO. Le média Sunrise rappelle quelques évidences sur cette victoire du cosmopolitisme dans un podcast qu’il faut écouter pour comprendre le monde d’aujourd’hui.
    Polémia

    Lien direct : https://soundcloud.com/sunrise-europe/droite-perdu-bataille-culturelle

    https://www.polemia.com/droite-perdu-bataille-culturelle/

  • Non, l’extension de la PMA n’est pas encore adoptée

    Non, l’extension de la PMA n’est pas encore adoptée

    L’Assemblée nationale a adopté en première lecture l’article 1er du projet de loi bioéthique ce vendredi midi permettant de fabriquer par insémination artificielle des enfants privés de père. 75 députés ont pris part au vote, 55 ont voté pour et 17 contreLa liste des votes est ici. On remarque 3 votes contre chez LREM.

    «VICTOIRE!!!!!!», s’est félicitée le député LGBT-LREM de l’Allier Laurence Vanceunebrock-Mialon, parlementaire ouvertement lesbienne.

    Par ailleurs, cette insémination artificielle serait remboursée par la Sécu.

    Néanmoins, le vrai vote, sur l’ensemble du projet de loi, aura lieu le 15 octobre, en séance plénière (soit après la grande manifestation du 6 octobre, où il est nécessaire d’être nombreux). Ensuite le texte ira au Sénat, avant de revenir très probablement à l’Assemblée en 2e lecture.

    Marine Le Pen est intervenue au début de la discussion générale pour exprimer son opposition à ce texte :

    Elle avait déposé un amendement de suppression de cet article 1er, qui a été, sans surprise, rejeté. Les élus RN n’ayant pas de groupe parlementaire, il ne leur est pas possible d’avoir « une permanence » dans l’hémicycle, à moins de déserter les commissions et rappelons qu’il est difficile de connaitre le moment des votes des articles, surtout avec les magouilles du président de l’Assemblée Edouard Ferrand. A ce propos, l’Assemblée a justifié le drôle de comptage d’Edouard Ferrand en déclarant que “tout repose sur la bonne foi du président de séance“. La bonne foi de celui qui est mis en examen et qui a trouvé un boulot payé 80 000 euros à sa compagne étudiante…

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  • L’Islam n’a pas sa place en Occident pour 70% des Autrichiens, selon un sondage

    priere-a-la-mosquee-de-frejus-le-22-janvier-2016_5684663.jpgSelon une étude de l’université de Salzbourg rendue publique jeudi 26 septembre, un Autrichien sur deux souhaite également limiter les droits des musulmans. 

    45% des Autrichiens interrogés pensent que les musulmans ne doivent pas avoir les mêmes droits qu’eux, relève une étude de l'université de Salzbourg, rendue publique jeudi, relève notamment Le Figaro.
    De même, sur cet échantillon de 1 200 personnes, 70% estiment que l’Islam n’a pas sa place en Occident. Une forte défiance à l’égard de la communauté musulmane à l’approche des élections législatives, dont le premier tour est prévu le dimanche 29 septembre.
    La méfiance envers les musulmans est très fortement traduite par l’étude qui remarque que 59% d’entre eux ont peur que certains musulmans soient des terroristes. Par ailleurs, un Autrichien sur deux (48%) réclame l’interdiction de la construction des mosquées.[...]
    En savoir plus sur valeursactuelles.com

    https://www.peupledefrance.com/2019/09/sondage-islam-na-pas-sa-place-en-occident-autrichiens.html#more

  • L’Allemagne se prépare à l’arrivée d’une pauvreté de masse

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    Retraites – Les bas salaires progressent fortement en Allemagne. Plus d’un retraité sur cinq vivra sous le seuil de pauvreté dans 20 ans.

    «Les retraités sont de plus en plus nombreux à venir chez nous», déplore la directrice de la soupe populaire de Berlin.

    Malgré la pauvreté qui augmente chez les personnes âgées, l’Allemagne n’a toujours pas engagé une réforme de fond de son système de retraite par répartition. Plus les années passent, plus le nombre de retraités qui vivent dans la précarité progresse.

    Selon le dernier rapport de l’Institut de conjoncture à Berlin (DIW), plus d’un retraité sur cinq (21,6%) vivra sous le seuil de pauvreté dans vingt ans, contre 16% aujourd’hui.

    Ces chiffres sont d’autant plus alarmants qu’ils sont calculés avec l’hypothèse d’une économie évoluant «positivement». «Le fond du problème n’a pas été réglé», constate Johannes Geyer, l’auteur de l’étude.

    «Les ajustements, comme une meilleure prise en compte du congé maternité ou la retraite à 63 ans à partir de quarante-cinq ans de cotisations, n’apportent rien de significatif sur le fond. Ce ne sont que des réformes cosmétiques», poursuit l’expert du DIW.

    Glaner pour survivre

    «Les retraités glanent aujourd’hui des bouteilles consignées pour arrondir leurs fins de mois. Ils n’ont plus honte», déplore Sabine Werth, directrice de la soupe populaire de Berlin.

    «Le développement du secteur des bas salaires décidé par le gouvernement social-démocrate de Gerhard Schröder (ndlr: dans les années 2000) a été une catastrophe. Les retraités sont de plus en plus nombreux à venir chez nous», insiste la bénévole.

    Selon le DIW, l’Allemagne compte 6,5 millions de contrats en «minijob», qui permettent une dispense partielle des cotisations sociales. Or, 4,5 millions de ces derniers sont considérés comme l’emploi principal des gens concernés, et non pas, comme le voulait l’idée de départ, un job d’appoint. «Tous ces gens seront dans des situations de précarité quand ils arriveront à la retraite», prévient Sabine Werth.

    «Les retraités d’aujourd’hui ont également une biographie complètement différente de leurs aînés. Ils n’ont pas accumulé autant de trimestres – ou points – parce que le marché du travail s’est transformé. Ils comptent plus de périodes de rupture (chômage, formation, etc.) et ont moins cotisé», ajoute Johannes Geyer.

    La grande coalition d’Angela Merkel, une alliance entre conservateurs (CSU/CDU) et sociaux-démocrates (SPD), a tenté une réforme des retraites pour anticiper cette pauvreté de masse. L’objectif est la stabilisation d’ici à 2045 du niveau des pensions à 46% des revenus nets (contre 48% aujourd’hui) et un financement des déficits par l’impôt (4,5 milliards d’euros à partir de 2030 et 8 milliards en 2040). L’âge légal de la retraite va passer progressivement de 65 à 67 ans. Cette réforme a prévu aussi des cotisations retraites obligatoires pour les travailleurs indépendants.

    Lire aussi:  Du matériel de guerre suisse sur de nombreux fronts (Vidéo)

    En 2018, 100 actifs en Allemagne finançaient les retraites de 31 personnes de plus de 67 ans. Avec l’arrivée des «baby-boomers» (pic de natalité de la fin des années 60), ce sera en 2038 pratiquement deux actifs pour un retraité (100 pour 47).

    Cotisations trop faibles

    L’introduction en 2015 du salaire minimum (8 euros 50 de l’heure) n’a pas réglé le problème. Les cotisations restent trop faibles. «Il faudrait être payé au moins 14 euros de l’heure. Un tiers de la population active est en dessous de ce barème», remarque Ulrich Schneider, président de l’Union des associations caritatives d’Allemagne.

    Pour freiner les effets pervers du système, le gouvernement prépare un projet de loi sur une retraite minimum accordée à ceux qui ont cotisé au moins trente-cinq ans. «Mais elle concernera surtout les classes moyennes. Elle ne permettra pas de lutter contre la pauvreté.

    Ceux qui n’ont pas cotisé cette durée resteront à l’aide sociale, qui est très faible, comme les chômeurs de longue durée, les travailleurs indépendants, qui n’ont pas d’obligation de cotiser, et les étrangers qui sont arrivés tard dans le pays», poursuit l’expert.

    Le phénomène devrait s’amplifier avec l’arrivée à l’âge de la retraite des chômeurs de longue durée est-allemands qui n’ont jamais retrouvé de travail après la réunification. «Aucune catégorie de la population n’est autant concernée par la précarité», estime Ulrich Schneider. «Avec eux, la pauvreté des retraités va exploser dans les vingt prochaines années», ajoute-t-il. C’est également la conclusion du rapport du DIW.

    Christophe Bourdoiseau 

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    Source : TDG

    https://www.alterinfo.ch/2019/09/25/retraites/