
Jean-Luc Mélenchon ne se cache même plus, expliquant à Toulouse, que son parti aurait, aux prochaines élections municipales, une « capacité à incarner la nouvelle France, celle du grand remplacement ». Le grand remplacement, ce fantasme de l’extrême droite ? La « nouvelle » France, c’est à dire ? Il insiste quand même, se reprenant, alors que personne n’est dupe :« celle du grand remplacement, celle de la génération qui remplace l’autre parce que c’est comme ça depuis la nuit des temps». On a bien compris, celui, né au Maroc, à Tanger, qui se considère comme un maghrébin d’Europe, parle de grand remplacement et de diversité, la diversité, ce ne sont pas les Portugais et les Espagnols, ce sont les Maghrébins et il appelle de ses vœux au remplacement de la génération des boomers et de leurs enfants, par la génération des maghrébins nés en France. Il y a vingt ans, il racontait que le grand remplacement était une invention de l’extrême droite et vingt ans après, il s’en fait le chantre, de manière à peine voilée, tel le traître à sa patrie d’adoption, lui qui à longueur de discours passés, n’a cessé de raconter le retard et la ringardise de cette France et de ces Français qu’il peut se permettre aujourd’hui de détester publiquement. Qui cela surprend-il ?



