
Entre ses succès aux municipales de mars dernier et la bataille de la présidentielle, le RN n'a pas l'intention de négliger les sénatoriales de septembre prochain. Ses gains dans les conseils municipaux et la conquête de plusieurs villes vont mécaniquement lui donner les grands électeurs dont il manquait jusqu'à présent. En effet, le RN - et, plus largement, la droite nationale - ne peut compter actuellement que sur trois sénateurs - Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne) - et, bien sûr, Stéphane Ravier (Bouches-du-Rhône), ex-RN et ex-Reconquête. Pour constituer un groupe au palais du Luxembourg et peser, il en faut au moins dix. Donc six ou sept élus élus supplémentaires. C'est l'objectif que s'est fixé le parti. Un objectif raisonnable mais difficile, comme le soulignait, il y a deux mois, Georges Michel, et qui exige une réelle stratégie en termes de têtes de liste. Depuis une semaine, le voile vient d'être en partie levé sur cette stratégie.







