actualité - Page 2365
-
Chantal Mouffe et Alain de Benoist : "Le populisme en question"
-
La chienlit du 14 juillet révèle le discrédit des autorités

Alors qu’il descendait les Champs-Élysées, debout à l’arrière d’un véhicule militaire, Emmanuel Macron a été copieusement sifflé. Quelques dizaines de protestataires, apparemment liés aux gilets jaunes, l’ont chahuté en criant « Macron démission ! » En marge du défilé, 150 personnes auraient été interpellées, dont quelques figures médiatiques du mouvement.
Macron a donc renoué avec la tradition de son prédécesseur, François Hollande, qui était régulièrement hué. D’aucuns protesteront que c’est une offense à l’armée, en ce jour de 14 juillet. Mais les troupes qui défilaient ont été applaudies et honorées. Ce n’est pas le président de la République ni le chef des armées qui a été conspué, c’est l’homme Emmanuel Macron, dont une partie des Français ne reconnaissent plus l’autorité.
Ces incidents sont, une fois de plus, la preuve que l’autorité de la fonction ne se suffit pas, qu’elle n’est pas respectée quand elle ne se traduit pas par des actes qui la rendent respectable. Il ne serait venu à l’idée de personne de siffler, un 14 juillet, Mitterrand, Chirac ni même Sarkozy, désapprouvât-on leur politique. Il a fallu que Hollande et Macron descendent à un degré singulier d’impopularité pour subir ce genre d’affront. Macron reste, dans l’esprit de beaucoup de Français, le parvenu qui a conquis le pouvoir par effraction, avec la complicité de la finance.
Toutes les catégories ont de bonnes raisons de lui en vouloir. Les classes populaires et moyennes, qu’il méprise et accable de taxes ou d’impôts, les retraités qu’il ponctionne, les automobilistes qu’il prend pour des vaches à lait, les familles, qui perdent progressivement leur pouvoir d’achat, les chômeurs, dont la plupart seraient des fainéants… On pourrait allonger la liste de tous ceux dont il provoque le mécontentement. Si sa cote de popularité est remontée à 32 %, confortée par une droite plus soucieuse de son portefeuille que de ses valeurs, elle reste bien fragile.
À peine le défilé achevé, alors que Macron régalait ses hôtes européens à l’Élysée (on ne sait pas si François de Rugy, qui trônait sur la tribune derrière le Président, en était), quelques échauffourées ont eu lieu sur l’avenue la plus célèbre de Paris, manifestement conduites par des Black Blocs, devant les touristes qui prenaient des photographies. On peut s’indigner de voir ainsi la fête nationale devenir l’occasion de chienlit. Christophe Castaner a beau dire que « ceux qui ont voulu empêcher ce défilé devraient avoir honte », c’est lui qui devrait avoir honte d’avoir contribué à saper la légitimité de l’autorité.
Les Champs-Élysées connaîtront peut-être, ce soir, de nouveaux désordres, si l’Algérie gagne son match contre le Nigeria. Parlera-t-on de « liesse populaire », quand on brandit un drapeau étranger et qu’on commet des dégradations ? Non seulement nos autorités ne sont pas capables de susciter le respect unanime des Français, mais elles sont incapables de faire respecter la France.
-
La France est colonisée

Six mois de prison ferme ont été requis jeudi dernier contre trois militants de Génération Identitaire car ils voulaient empêcher une immigration illégale.
Pendant ce temps :
- Jeudi soir, le drapeau français a été remplacé par le drapeau algérien à Tours
- des magasins ont été pillés à Paris par des supporteurs algériens
- une femme est morte à Montpellier, renversée par un Algérien
- des immigrés clandestins ont occupé le Panthéon
- Hier soir, 250 supporters algériens ont été interpellés (en France)
- Hier soir, la place de l’Etoile à Paris a été envahie par des Algériens (mais où sont les LBD ?) :
-
La PMA sans Père, c'est quoi ?
-
La France, « une des plus grandes menaces mondiales contre la liberté d’expression » pour un professeur de droit américain
Jonathan Turley, professeur de droit à l’Université George Washington, a récemment lancé un vibrant avertissement aux amoureux de la liberté d’expression. Pour lui, la France dirigée par Emmanuel Macron représente une menace mondiale.
Voici une partie de sa tribune au journal The Hill, traduit par le site Fdesouche.Alors que nos politiciens aux États-Unis peuvent applaudir Macron comme des idiots, la plupart des Américains sont de fervents partisans de la liberté d’expression. C’est dans notre sang. Cependant, sans se laisser décourager, Macron et d’autres en Europe s’apprêtent à imposer unilatéralement le contrôle de la parole sur Internet avec de nouvelles législations en France et en Allemagne. Si vous pensez qu’il s’agit d’une question européenne, détrompez-vous.
Macron et son gouvernement tentent d’éliminer unilatéralement les pensées haineuses sur Internet. Le Parlement français a adopté une nouvelle loi qui donnerait aux entreprises comme Facebook et Google seulement 24 heures pour supprimer les propos haineux de leurs sites, sous peine d’une amende de 1,4 million de dollars par violation.
Les Français et les Allemands n’essayent plus de convaincre les États-Unis de renoncer à leur liberté d’expression. Ils se sont rendus compte qu’ils n’ont pas à le faire parce qu’en imposant de lourdes amendes, les grandes entreprises seront forcées de censurer la parole selon des normes mal définies.
La décision des Européens frappe dans l’angle mort de la Constitution des États-Unis. Le Premier Amendement fait un excellent travail pour empêcher les actions du gouvernement contre la liberté d’expression, et la plupart des lois qui restreignent la liberté d’expression en Europe seraient inconstitutionnelles aux États-Unis. Cependant, bien que protégés contre Big Brother, nous sommes complètement vulnérables devant Little Brother, composé de sociétés privées qui ont un large pouvoir sur la réduction et le contrôle de la parole à travers le monde.
(…) Ces lois criminalisent la liberté d’expression selon des normes vagues faisant référence à l’« incitation à la haine » d’autrui fondée sur la race ou la religion.
(…) Le résultat de ces lois mal définies est prévisible. Un récent sondage a révélé que seulement 18 % des Allemands estiment pouvoir s’exprimer librement en public. Plus de 31 % ne se sentent même pas libres de s’exprimer en privé parmi leurs amis. Seulement 17 % des Allemands se sentent libres de s’exprimer sur Internet, et 35 % déclarent que la liberté d’expression est limitée à de petits cercles privés.
Les Nations Unies renouvellent également leurs appels à faire de la diffusion de « propos haineux »un type de crime international. Les pays musulmans veulent que le blasphème soit inclus, et Israël veut que l’antisémitisme soit criminalisé. Même dans notre propre pays, des politiciens comme Howard Dean et divers universitaires ont déclaré que les propos haineux ne sont pas protégés par le premier amendement. La députée Frederica Wilson a demandé que des gens soient « poursuivis » pour s’être moqués de membres du Congrès. Un récent sondage a révélé que la moitié des étudiants aux États-Unis ne croient pas que la propagande haineuse devrait être protégée.
La triste ironie est de voir la France prend la tête des pays visant à restreindre la liberté d’expression. Autrefois bastion de la liberté, la France est aujourd’hui devenue l’une des plus grandes menaces mondiales contre la liberté d’expression.
Texte repris du site Polémia
-
À l’aube d’un cataclysme financier, les Bourses dans le monde d’Alice au pays des merveilles

L’anticipation de la baisse des taux d’intérêt par la Fed a pour conséquence une attitude plutôt sereine des Bourses. Portée par la Fed, celle de Paris a terminé en petite hausse de 0,38 %, ce vendredi 12 juillet. Mais si la Fed, poussée par Trump et les médias, diminue trop tôt ses taux d’intérêt déjà peu élevés, elle se retrouvera aussi dépourvue que la BCE lorsque la récession viendra. Les fondamentaux dicteront de nouveau leur loi aux marchés, plus tôt qu’ils ne le pensent.
C’est ainsi que l’économiste Philippe Béchade, dans une excellente interview à Sputnik France, avec de nombreux arguments à l’appui, vient de déclarer que « nous sommes dans un monde financier à la Lewis Carroll », que la situation économique est ubuesque, que les Bourses ont perdu toute connexion avec la réalité, qu’on ne se relèvera même pas d’une crise économique équivalente à 2008, étant entendu que, comme l’estiment l’économiste Jean-Luc Ginder, l’ancien vice-président du New York Stock Exchange Georges Ugeux et Jean-Claude Trichet, ancien président non laxiste de la BCE, la prochaine crise sera infiniment plus violente.
Aux États-Unis, sur le plan économique, Trump ne pourrait bien être qu’une gigantesque illusion. L’inflation, accélérée par des hausses supplémentaires de droits de douane, pourrait réapparaître, obligeant la Fed à augmenter ses taux alors que le choc fiscal de 2018 a dégradé structurellement les comptes publics avec un déficit de 5 %. Trump a soutenu artificiellement la croissance américaine en vidant les caisses de l’État. Le retournement inévitable à venir du cycle économique, de plus de dix ans déjà, laissera les États-Unis impuissants avec une contagion qui s’étendra au reste du monde.
En Chine, les exportations ont connu, en juin, une forte baisse, tandis que les importations ont poursuivi leur dégringolade. Au premier semestre 2019, les ventes d’automobiles – un indicateur économique très important – ont chuté de 12,3 % alors qu’elles avaient déjà diminué de 3 % en 2018. La Chine, malgré une production d’or très importante, a acheté et ajouté dix tonnes d’or à ses réserves, en mai 2019, pour le septième mois d’affilée. La récession n’est pas très loin en Chine, alors que ce pays vise à long terme la dédollarisation des transactions commerciales et un yuan adossé à l’or.
Le bouquet, c’est lorsque la BRI à Bâle, la banque centrale des banques centrales, vilipende le laxisme monétaire de ces dernières : « Ce qui est bon pour aujourd’hui ne le sera peut-être pas pour demain. Plus fondamentalement, les politiques monétaires ne peuvent être le moteur de la croissance. » La BRI s’inquiète du caractère de plus en plus risqué des actifs des caisses de retraite et autres institutions, qui peuvent engendrer des pertes massives et rapides lors de la prochaine récession.
La proportion, en 2010, des obligations les plus bassement notées dans les fonds spécialisés, de 22 % en Europe et de 25 % aux États-Unis, est passée à 45 % dans ces deux régions du monde. Les entreprises zombies – on pense à la holding Rallye, en France, du groupe Casino – sont, en moyenne, endettées de 40 % de plus que leurs pairs rentables. La rentabilité moyenne des banques, encouragées à accorder des crédits trop risqués, toujours selon la BRI, n’est pas brillante et plus basse que dans les années 2000.
Même la Banque de France, dirigée par le très politique Villeroy de Galhau, ancien président de la BNP, est obligée de sortir du bois pour attirer l’attention sur la situation explosive actuelle : les risques liés à l’endettement qui croît plus rapidement que la croissance, les prix trop élevés de tous les actifs, les marges trop faibles des banques, les risques des mutations structurelles du secteur financier (fermetures d’agences, passage au numérique, concurrence accrue, cybersécurité, etc.).
La France, avec sa dette publique de 2.358,9 milliards d’euros, court à la catastrophe. Macron ne fait pas d’économies, demande aux entreprises de faire des efforts (impôts sur les sociétés, crédit d’impôt recherche, etc.) et endette le pays non pas pour investir, mais pour régler des dépenses sociales, la gabegie de l’État, l’invasion migratoire, les contes de fées du C02 (gaz carbonique), oublieux qu’il faudra un jour rembourser le principal, même si les taux actuels sont très faibles ou négatifs.
L’or continue sa montée et vient de passer la barre des 1.400 dollars l’once. Nous connaîtrons, dans un premier temps, un krach financier mondial face à la récession généralisée et, à terme, la perte de confiance dans la monnaie, l’hyperinflation ainsi que l’effondrement du Système.
-
Des gilets jaunes s’invitent sur les Champs-Elysées pour le 14 juillet

Ce matin, Emmanuel Macron a été longuement sifflé lors de son passage sur les Champs-Elysées :
Puis, des dizaines de personnes, dont des « gilets jaunes », ont manifesté dimanche après-midi sur les Champs-Elysées dans un face-à-face tendu avec les forces de l’ordre à l’issue du défilé militaire du 14 juillet. Un total de 175 personnes ont été interpellées en marge du défilé.
Vers 14h30, des manifestants ont investi le haut de l’avenue rouverte au public. De nombreuses barrières métalliques qui avaient été utilisées pour limiter les déplacements des spectateurs ont été mises à terre, des poubelles incendiées, conduisant les forces de l’ordre à riposter en tirant des grenades lacrymogènes.
-
ASSUMER SES IDÉES ? MENACES ? S'ENGAGER EN POLITIQUE ? | FAQ 1/2
Lien permanent Catégories : actualité, culture et histoire, divers, entretiens et videos 0 commentaire -
Loin de chez nous en Afrique
Le général Joseph Dunford, chef d'État-major des armées américaines, l'annonçait clairement dès 2017, la zone de guerre tend à se déplacer du Proche-Orient vers l'Afrique.Si l'on ne se place que du point de vue de Washington, du Département d'État et du Pentagone, cette prédiction peut sembler quelque peu contredite par la nouvelle distribution des cartes, des alliances et des hostilités régionales, entre Méditerranée et Iran.
Si au contraire, on observe, depuis Paris, les engagements militaires très concrets dans lesquels on demande, de plus en plus, à une armée de Terre limitée à 114 000 hommes, à une Marine dont le budget est rogné depuis 60 ans, etc... alors, oui, c'est bien en Afrique que se pose à l'évidence le problème.
Et, sur ce continent les forces françaises se trouvent, non moins franchement, engagées aux côtés des États-Unis.
La ligne définie par le département d'État ne cultive pas l'ambiguïté. Appliquant sa doctrine, au Sahel, les États-Unis "aident les partenaires en Afrique de l'Ouest et du Nord à accroître leurs capacités immédiates et à long terme pour faire face aux menaces terroristes et empêcher la propagation de l'extrémisme violent".
En juin[1], Florence Parly, ministre des Armées, le confirmait. Elle rendait hommage aux alliés, partenaires de nos soldats et de nos officiers sur le terrain. On comprend même que, sans eux, nos troupes ne seraient pas transportées.
Or, sans que les médias français en avertissent l'opinion publique, le temps presse, et la menace territoriale s'aggrave, depuis maintenant au moins 4 ans.
On peut considérer comme un événement décisif à cet égard le ralliement, apparemment insignifiant, en mai 2015, d'un Abu Walid al-Sahraoui ancien dirigeant du Mujao passé avec armes et bagages, de ce Mouvement pour l’Unicité [de Dieu[2]] et le Jihad en Afrique de l’Ouest. Ceci équivaut à une montée en puissance du Califat.
Depuis septembre 2001, on avait pris conscience d'un combat antiterroriste international. Une partie des responsables de nos pays avaient dès lors compris qu'ils se trouvent dans une lutte à mort commune contre la nébuleuse salafiste. Ceci requiert donc une volonté de coopération transfrontalière entre services de polices et de renseignement, y compris, à terme, en collaboration avec ceux de pays, imprévus jusque-là, comme l'Algérie, l'Inde etc.
Avec l'apparition de Daech et la proclamation de son califat à Mossoul en juin 2014 on a affaire à une stratégie territoriale. Depuis la chute de Rakka en octobre 2017, cette pieuvre criminelle et fanatique a déplacé ses pions vers d'autres horizons d'un monde islamique qui s'étend jusqu'en Extrême Orient.
Et sa marche vers l'Afrique impacte dès lors la nécessité accrue de la projection des Français dans un espace continental dont on aurait pu croire que nos gouvernants le considèrent comme secondaire depuis 1962.
Ainsi, de graves affrontements viennent de se produire au Niger. À l'origine, en 2012[3], quelques jeunes Nigériens avaient été embrigadés par le Mujao. Au lendemain de l’opération Serval menée par l'armée française dans le Nord du Mali, et notamment après la libération de Tombouctou en janvier 2013 par les parachutistes et les légionnaires, ces jeunes djihadistes se sont retrouvés démobilisés puis ils ont formé Al-Mourabitoun[4]. Opérant sous la direction du sinistre borgne Mokhtar Belmokhtar, ils se situaient dans l'orbite d'al-Qaïda. Le groupe s'est rendu responsable notamment de l’attaque de l'hôtel Radisson Blue à Bamako, capitale du Mali, en novembre 2015. Au cours de cette agression sanglante 20 personnes ont été tuées. Leur nouveau chef Saharaoui les fit quitter Mokhtar Belmokhtar pour Daech.
Les mêmes hommes dirigés désormais par Al-Sahraoui se sont encore illustrés par une opération militaire en février 2017 à Tiwa, au Niger, qui avait tué une douzaine au moins de soldats nigériens.
C'est donc bien une ramification locale de l'organisation État islamique qui, le 1er juillet, a attaqué le camp d'Inates, à la frontière avec le Mali, qui a coûté la vie à 18 soldats nigériens.
"Les soldats du Califat ont attaqué la base militaire d'Inates il y a deux jours", se félicite leur communiqué qui parle de dizaines de morts et de blessés au sein des troupes nigériennes. Il cite le groupe ISWAP, État islamique en Afrique de l'Ouest, ayant fusionné avec l'État islamique dans le grand Sahara (EIGS).
Le ministère nigérien de la Défense évoque de son côté une riposte avec l'appui aérien des partenaires, c'est-à-dire des Français et des Américains, qui ont donc permis de mettre l'ennemi islamo-terroriste en déroute hors des frontières de ce pays.
De tels événements ne font que continuer ceux apparus crescendo les années précédentes. Au-delà du Niger, ils frappent toute la zone. Pays très pauvre, le Niger, également confronté aux raids de Boko haram au sud-est de son territoire, fait face dans l'Ouest, comme ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina, à des attaques récurrentes des groupes djihadistes.
Aucun de ces États ne dispose des moyens de lutter sans l'appui de la France. Or, celle-ci doit se savoir tributaire, non seulement d'une sanctuarisation, et même à l'avenir d'une augmentation de son effort budgétaire dans les domaines régaliens[5], mais aussi de la solidarité, qu'on espère sans failles, de ses alliés.
JG Malliarakis
Pour recevoir en temps réel les liens du jour de L'Insolent,
il suffit de le demander en adressant un message à
courrier.insolent@gmail.comApostilles
[1] cf. le 13 juin Figaro avec AFP.
[2] Au sens islamique de ce concept, en opposition explicite, et guerrière, au Dieu trinitaire des chrétiens. Lire à ce sujet "L'islam, croyances et institutions" par Henri Lammens.
[3] cf. à ce sujet sur le site Est-et-Ouest. [4] Ce groupe reprenait à son compte l'appellation arabe des Almoravides du XIe siècle.
[5] Lire à ce sujet mon petit livre bleu "Pour une Libération fiscale".https://www.insolent.fr/2019/07/loin-de-chez-nous-en-afrique.html
-
Municipales 2020 : les grands enjeux sont identitaires ! Par Jean-Yves Le Gallou

Par Jean-Yves Le Gallou ♦ Les municipales 2020 s’annoncent contrastées. Le jeu est fermé dans les grandes villes boboïsées où des maires centristes, libéraux-libertaires, seront souvent reconduits, ou nouvellement élus, sous casaque LR, MODEM ou LREM, ces nuances n’ayant plus grande importance…
Tout semble ouvert en revanche dans la France périphérique et les villes, petites ou moyennes, où, par-delà les étiquettes, des listes d’esprit identitaire peuvent fort bien tirer leur épingle du jeu. Il y a de grands enjeux. Les terrains d’exercice et de manœuvre sont nombreux : les écoles, la culture, le patrimoine, les cantines, les subventions, les locaux municipaux, l’urbanisme, les paysages, les dépenses, l’immigration, le logement.
En partant de cette notion centrale : le cercle politique le plus élémentaire c’est celui de l’appartenance locale.
L’analyse de Jean-Yves Le Gallou pour PolémiaLes communes ne viennent pas de nulle part. Elles s’inscrivent dans une longue histoire : celle des paroisses de l’Ancien Régime, celle des villes ayant conquis leurs franchises au Moyen Âge, celle de leur développement progressif au cours des XIXe et XXe siècles. Leur tissu humain s’est construit dans la durée. Avec ses traditions et ses fêtes, ses coutumes et ses pratiques. Tels sont les soubassements d’une politique municipale enracinée.
Ce qui implique de :
- refuser l’apport massif de populations nouvelles venues d’ailleurs ;
- refuser les constructions nouvelles disproportionnées en nombre ou en volume par rapport à l’existant ;
- refuser la dictature des intercommunalités ne prenant pas en compte les particularités locales.
Et tout inscrire dans la perspective d’un futur fidèle aux racines du passé.
Immigration : s’opposer aux dictats gouvernementaux et préfectoraux
Les communes de la France périphérique n’ont pas à servir de déversoir pour immigrés clandestins (faux demandeurs d’asile, faux « mineurs isolés ») que le gouvernement a pour devoir d’empêcher d’entrer sur le territoire français et sinon d’expulser. La première mission d’un maire est de protéger la communauté des citoyens de sa commune. Si besoin est en s’opposant à des réquisitions dépourvues de légitimité car contraires à l’intérêt local et national. Et en reprenant une meilleure maîtrise du parc locatif social là où il existe.
Islamisation : refuser la dictature des minorités
Les règles islamiques : burqa dans la rue, voile islamique au sein du service public et des transports, « burkini » dans les piscines, exigences d’alimentation halal, perturbations du voisinage et sur les lieux de travail dues au ramadan, prières de rue, n’ont pas à être tolérées, encore moins encouragées et subventionnées. Les mosquées, les centres culturels islamiques et les associations musulmanes n’ont pas davantage à être financées. Comme le montre l’exemple corse, les communes et leurs habitants sont le premier échelon de résistance au communautarisme islamique.
Logement : moins de béton
Pour que les communes restent vivables, les projets immobiliers qui y sont proposés doivent rester proportionnés à l’existant : respecter les formes, les volumes, les couleurs, les matériaux, les paysages. Il faut aussi réhabiliter l’habitat ancien, les centres-bourgs et les centres-villages plutôt qu’artificialiser de nouveaux sols. Et réserver des logements locatifs accessibles aux habitants du cru.
Centres-villes et centres-villages, les faire revivre et les embellir
Les centres-villes et les centres-villages ont souvent été abandonnés au profit de périphéries sans âme. La reconquête est nécessaire : par l’embellissement d’abord ; en requalifiant les rues et les places, en remettant en valeur églises, fontaines et lavoirs, en enterrant les réseaux, en fleurissant les lampadaires et les terre-pleins ; en encourageant une vie économique enracinée en cessant de privilégier les grandes surfaces commerciales et en promouvant les marchés et les commerces locaux.
Paysages : les respecter
Les paysages sont le fruit de l’histoire, le résultat d’un jardinage séculaire de la France. La plus grande responsabilité des maires, c’est l’urbanisme. Les 40 dernières années ont été marquées par l’enlaidissement de la France et le saccage de nos paysages. Protéger les paysages doit être une priorité absolue face à la prolifération des zones commerciales, des bâtiments sans âme, des éoliennes et des projets de forage. L’« architecture douce » doit être promue partout où c’est possible.
Patrimoine, valoriser l’identité locale
Veiller sur l’entretien des bâtiments historiques et des églises, cesser de sacrifier les musées, aider les sociétés d’histoire locale. Remplacer les minables logos commerciaux par les blasons enracinés : mettre les « communicants » hors d’état de nuire et faire revenir le temps des « armes de la ville » en choisissant des visuels enracinés !
Fêtes, respecter les traditions et œuvrer au ré-enracinement
Chaque ville, chaque bourg, chaque village a son histoire, ses fêtes, ses traditions, sa toponymie, ses sociétés locales. Tout ceci mérite d’être respecté et parfois ranimé. Les noms des places, des rues, des lieux de convivialité ne doivent pas être choisis selon les fantasmes idéologiques du moment mais enracinés dans l’histoire et la topographie locales. Les sociétés locales d’amateurs (des arts, de musique, de théâtre ou de danse, d’histoire) doivent être mieux considérées par les professionnels et les « sachants ».
La naissance, le mariage, la mort, les accueillir avec dignité et décence
À la place, ou en complément des lieux de culte, les mairies sont des lieux de passage lors des étapes essentielles de la vie. Cela ne doit pas être seulement des passages administratifs. Déclarer une naissance mérite accueil et considération. Le mariage, c’est l’union solennelle d’un homme et d’une femme dans la durée et dans le cadre d’une lignée. Il peut être bon de le rappeler. Pour veiller au respect des morts, des efforts considérables doivent être faits : des cimetières bien entretenus et protégés contre le vandalisme ; des crématoriums et des funérariums dignes et localisés ailleurs que dans les zones industrielles et les déchèteries.
Culture, protéger le pluralisme et privilégier l’« art caché » plutôt que le non-art contemporain
Vaste chantier ! Rétablir la pluralité et la diversité dans les bibliothèques municipales, au cinéma, au théâtre. Sans sectarisme, bien sûr, mais aussi sans accepter le sectarisme des autres. Et cesser de céder aux sirènes ridicules du non-art contemporain. Retrouver l’« art caché », selon la jolie expression d’Aude de Kerros. Cet art figuratif d’aujourd’hui qui existe mais dont on ne parle pas et qu’on expose peu.
Écoles, s’intéresser au contenu, pas seulement aux locaux
En matière scolaire, ne pas s’intéresser seulement à l’intendance mais au fond. Comment ? En fédérant les parents d’élèves qui en ont marre des dérives politiquement correctes dès le primaire. Ou en boycottant l’achat d’ouvrages de désinformation : histoire-propagande ou théorie du genre. Et puis en aidant des écoles indépendantes à trouver des locaux.
Cantines, défendre l’identité culinaire régionale et nationale
Refuser les interdits alimentaires étrangers ainsi que tout achat de viande halal ; et revenir à des menus plus traditionnels tout en privilégiant le localisme. Retirer le contrôle des assiettes des enfants (et des personnes âgées) aux grands oligopoles de la distribution alimentaire. Former le goût et remettre du sens : proximité, produits français, plats régionaux, cochon, agriculture raisonnée ou bio, le tout servi par des entreprises locales.
Locaux municipaux, veiller au pluralisme dans leur attribution et à la liberté d’expression
Là aussi un mot d’ordre : pluralisme dans l’attribution des locaux municipaux pour permettre à tous de s’exprimer. Oui à la liberté d’expression pour les conformistes (si, si !) mais aussi pour les anticonformistes et les dissidents ; oui à la liberté d’expression pour le politiquement, le moralement, l’historiquement et le culturellement incorrect !
Solidarité : soutenir les victimes de la politique gouvernementale de mondialisation
Tout en restant prudente, une commune ne doit pas s’interdire une action d’entraide au bénéfice des laissés pour compte de la société individualiste contemporaine. De même elle doit privilégier le localisme économique dans ses appels d’offre et par la mise à disposition de locaux commerciaux ou de bureaux au bénéfice des acteurs économiques locaux.
Campements de nomades, refuser le laxisme
Il y a de plus en plus d’aires légales aménagées pour le stationnement des nomades. Dans ces conditions il n’y a pas à accepter les campements sauvages, sources de nuisances et de dégradations de l’environnement. Les maires – et leurs adjoints – n’ont aucune raison de tolérer les manquements sanitaires, les vols d’eau ou d’électricité : la loi leur donne d’ailleurs la compétence d’officiers de police judiciaire. Qu’ils s’en servent en mettant les procureurs au pied du mur.
Subventions, les supprimer pour les nuisibles
Taper dans la butte et cesser de subventionner les nuisibles : les syndicats politiquement corrects, les lobbys homosexualistes, antiracistes et immigrationnistes, les associations étrangères, les communautaristes musulmans (et autres), tout ce petit monde doit être mis à la diète. Qu’ils se financent avec l’argent de leurs adhérents, pas avec celui des contribuables ! L’argent des contribuables n’a pas à financer les mosquées ni les pseudo-centres « culturels » islamiques (ou pentecôtistes, ou israélites, d’ailleurs).
Maîtriser les budgets en supprimant les dépenses nuisibles
La limitation des budgets est aussi une attente des électeurs municipaux. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, elle est simple à satisfaire : en maîtrisant les dépenses de confort des élus et des administrations communales et intercommunales ; en supprimant les subventions nuisibles aux organismes politiquement corrects ; en cessant d’encourager de manière irresponsable les flux migratoires, sources de coûts sociaux et d’insécurité.
Reconquérir le pouvoir local
40 ans de discours sur la déconcentration et la décentralisation ont abouti… à une formidable recentralisation.
Le pouvoir local a progressivement été transféré vers les intercommunalités, les départements, les régions, gérés de manière de plus en plus technocratiques. Et placés aux services des grands lobbys idéologiques (« antiracistes », féministes, LGBTQ) et des grandes entreprises (Véolia, Suez, Sodexo, etc.).
Il est temps pour les communes de reconquérir leurs libertés !
Jean-Yves Le Gallou 04/07/2019
https://www.polemia.com/municipales-2020-grands-enjeux-identitaires-jean-yves-le-gallou/


