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actualité - Page 3967

  • Le Royaume Uni inflige à la dictature européenne sa première blessure

    D'autres pays pourraient suivre l'exemple du Royaume-Uni :

    "Et si finalement le Brexit n'était que la première secousse d'un séisme politique qui pourrait ébranler pendant encore longtemps l'Union européenne ? (...) Ce scrutin est aussi le symptôme d'un mal plus profond qu'a parfaitement résumé l'ancien ministre des Affaires Etrangères Hubert Védrine sur Europe 1 : "Le vrai problème en Europe, c'est le décrochage des peuples par rapport à la construction européenne." Car le cas britannique n'est pas isolé.

    Les Pays-Bas. Après le "Brexit", aura-t-on droit au "Nexit" (...) ? C'est en tout cas ce que promet Geert Wilders, le sulfureux leader du Parti pour la liberté, classé à l'extrême droite, s'il venait à devenir Premier ministre. Et il n'en est pas si loin, puisqu'il caracole en tête de toutes les enquêtes d'opinion. Après l'annonce de la victoire du "oui" au référendum britannique, il a donc pris la parole renforcé dans ses convictions et demandé la tenue d'un référendum sur le maintien des Pays-Bas dans l'UE : "Si je deviens Premier ministre, il y aura un référendum aux Pays-Bas. Nous voulons être en charge de notre propre pays, notre propre monnaie, nos propres frontières, et avec notre propre politique d'immigration" (...) 

    Le Danemark. C'est l'autre place forte de l'euroscepticisme dans le nord de l'Europe. Les Danois ont déjà prouvé qu'ils se méfiaient de l'Union européenne en 2015, en votant à 53% contre le renforcement de leur coopération en matière de police et de sécurité. "C'est un non net. Je respecte totalement la décision des Danois" qui "ont eu peur de perdre le contrôle" de leur destinée, avait déclaré le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen à l'époque. 

    La Suède. La Suède, alliée historique du Royaume-Uni au sein de l'UE, est très sensible aux résultats du Brexit. C'est du moins ce que semble indiquer un sondage, publié le 20 avril dernier, et qui affirme que 36% des Suédois voudraient quitter l'UE en cas de Brexit contre 32% partisans d'un maintien (...)

    La Finlande. Autre pays nordique concerné : la Finlande. Si Helsinki n'a jamais agité directement la menace d'une sortie de l'UE, le gouvernement a déjà envisagé une sortie de la zone euro en pleine crise de la monnaie unique en 2012. A l'époque, la BCE envisageait d'autoriser l'achat d'obligations par le Mécanisme Européen de Stabilité Financière. Une proposition pas vraiment du goût de la ministre des Finances Jutta Urapilainen : "La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie unique."

    Selon un sondage paru en février 2016, 53% des Français souhaiteraient être consultés par référendum sur le maintien du pays dans l'UE. Un chiffre significatif quand on sait que de nombreux partis, à la droite de la droite (FN, Debout la France) ou à gauche de la gauche (Front de Gauche) prônent a minima une sortie de l'euro. Ou une sortie complète de l'UE, comme le souhaite Marine Le Pen." 

    Victoire de la liberté ! Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l'UE MLP

    Du au : Il est désormais temps d'importer la démocratie dans notre pays. Les Français doivent avoir le droit de choisir !

    Le mur de Maastricht est tombé. Il faut un référendum en France.

    Philippe Carhon

  • France : Attention, le seuil de tolérance peut exploser!

    Le pays veut un pouvoir fort capable de protéger ses citoyens.

    Des policiers assassinés chez eux par un islamiste, des cortèges syndicaux charriant des casseurs, des matchs de foot devenant des champs de bataille… le cumul des insupportables met les français au bord du pétage de plomb.

    C’est normal. L’impuissance du pouvoir est plus qu’inquiétante. Elle met notre sécurité et nos libertés en danger. Les Français n’osent le dire ouvertement, mais ils sont prêts pour un régime autoritaire, le temps de remettre de l’ordre dans la maison. Les sondages le révèlent, surtout ceux qui ne sont pas publiés parait-il. Mais il faut se méfier des rumeurs.

    Le pouvoir ne sait plus quoi faire ou alors il le sait trop bien.

    Une autre rumeur circule, François Hollande jouerait le désordre. Pourquoi ? Pour faire monter Nicolas Sarkozy et ainsi avoir une chance de se retrouver contre Marine Le Pen au second tour. On ne prête qu’aux riches. Mais il est sûr que la pagaille meurtrière du pays fait le jeu de Sarkozy contre le Juppé des «  accommodements raisonnables ».

    Certains à la droite de la droite en sont à préparer une candidature musclée au delà du discours de Marine Le Pen. Une candidature, dit-on, commando. Mais il n’est pas certain que cela se concrétise. Ce qui est certain, c’est que tout est possible. Le pays était, il y a une semaine, résigné. Aujourd’hui, il est horrifié et excédé.

    On parle de plus en plus de situation à l’algérienne ou à l’israélienne. On entend des voix pour accorder un port d’armes aux citoyens comme aux USA ou pour annoncer la création prochaine d’une OAS. Certains voudraient rouvrir Cayenne, on en passe et des meilleures.

    Bien sûr il s’agit de fantasmes. Un putsch des généraux n’est pas pour demain, mais ils sont révélateur d’un pays prêt à basculer. Ils sont révélateurs d’une désaffection grandissante vis-à-vis d’une démocratie sacralisée, mais incapable d’assumer le rôle d’un état de droit.

    Une République incapable de protéger la France se fragilise dans l’opinion.

    Les élections sont dans un an. D’ici là, il peut se passer bien des choses. On ne pourra peut-être pas éviter des élections anticipées.

    Le vote pourrait bien être la dernière soupape pour éviter la seule violence que craint vraiment le pouvoir, celle des victimes des islamistes, des otages du sectarisme syndical et des abandonnés à la violence gauchiste.

    Du silence des agneaux aux moutons enragés, la frontière est de plus en plus franchissable.

    Encore un pas en arrière, un faux pas et le gouvernement pourrait tomber dans le précipice. Le pays le lâchera pour ne pas tomber avec lui et sera alors prêt à se rattraper aux branches… sans se poser de questions sur la nature de la branche.

    Raoul Fougax 15/06/2015

    Source : Metamag.fr
    http://metamag.fr/2016/06/15/france-attention-le-seuil-de-tolerance-peut-exploser/

    http://www.polemia.com/france-attention-le-seuil-de-tolerance-peut-exploser/

  • Boualem Sansal : « L'ordre islamique tente progressivement de s'installer en France »

    Ce qui nous intéresse ici ce n'est pas le personnalité controversée et ambiguë de Boualem Sansal. Mais son analyse en tant que telle. Après les meurtres de policiers à Magnanville par un islamiste, il compare ici [Figarovox 17.06] la situation actuelle de la France à celle de l'Algérie au début de la guerre civile. Les perspectives qu'il trace, en effet, glacent le sang.  LFAR

    Depuis un an, sur fond de tensions culturelles, la France vit au rythme des attentats. Dernier en date, l'assassinat à coups de couteau, revendiqué par l'État islamique, d'un policier et de sa compagne dans leur maison. Que vous inspire ce nouvel acte de terreur ?

    Ca me glace le sang. Voici venu le temps du couteau et de l'égorgement. Il est à craindre que cette méthode fasse florès, car un hadith célèbre prête au prophète Mahomet cette terrible sentence adressée aux mécréants: «Je suis venu à vous avec l'égorgement». On a vu combien Daech a pris ce hadith à la lettre et combien de milliers de personnes ont été égorgées comme des moutons, avec tous les raffinements que des esprits malades peuvent inventer pour exalter leur soif de cruauté. C'est le deuxième cas en France: en juin 2015, en Isère, un islamiste avait égorgé et décapité son patron puis accroché sa tête au grillage d'une usine. La méthode va certainement inspirer beaucoup de jeunes islamistes. Au couteau, eux ajouteront la caméra qui démultiplient l'horreur. Ils filmeront leur crime et balanceront le film sur les réseaux sociaux. Le terrorisme islamiste en Europe n'en est qu'à ses débuts, nous verrons avec le temps combien il sait être inventif: l'égorgement, le viol, l'empalement, l'éventrement seront au menu, comme ils le sont au Daech et comme ils l'ont été en Algérie à grande échelle, pendant la guerre civile. Au Daech comme en Algérie, les terroristes sont très fortement endoctrinés et encadrés: ce sont des soldats de la terreur, ils exécutent des ordres. En Europe, une telle organisation n'est pas possible, pas encore. C'est pourquoi les commanditaires et les stratèges du terrorisme islamiste mondialisé poussent à l'ubérisation du terrorisme, les instructions sont dans la toile à la disposition de qui veut devenir djihadiste et martyr.

    Peut-on vraiment comparer la France et l'Algérie?

    L'islamisme sait s'adapter, il se fiche de la culture du pays, il veut la détruire et imposer la sienne, et comme il a trouvé des recrues en Algérie il trouvera des recrues en France. Aujourd'hui, il les sollicite, les prie, demain il les forcera à assumer leurs devoirs de soldats du califat, et le premier de ces devoirs est de libérer l'islam de la tutelle de l'Etat mécréant qu'est la France. En Algérie, les maquis islamistes étaient pleins de jeunes qui ont été forcés de faire allégeance à l'émir de leur village, de leur quartier: c'était rejoindre le maquis ou se faire égorger ainsi que toute sa famille. S'il s'évade c'est la famille, voire tout le village, qui paie.

    Derrière le terrorisme, existe-t-il un problème plus large d'islamisation de la France ?

    C'est le but même de l'islam conquérant, gagner la planète, convertir toute l'humanité. Le terrorisme n'est qu'une méthode pour conquérir des territoires, soumettre leurs populations et les convertir par force, comme il l'a fait au Daech avec les communautés chrétiennes. C'est la méthode des islamistes radicaux, les djihadistes. Les islamistes modérés et les musulmans pacifiques récusent cette méthode, ils préfèrent la voie douce, la da'wa, l'invitation à écouter le message d'Allah, ou la prédication publique. Entre les deux méthodes, la conquête militaire et la da'wa, il y a tout ce que l'intelligence humaine a pu inventer pour convertir et enrôler. La France est un terrain très favorable à l'islamisation par la voie douce et par le moyen de la violence: elle est inquiète, divisée, épuisée, dégoutée. Les retours à la pratique religieuse se multiplient chez les musulmans et les conversions explosent.

    Une serveuse musulmane a été giflée à Nice parce qu'elle servait de l'alcool durant le ramadan…

    L'ordre islamique tente de s'installer en France, c'est un fait patent. En maints endroits, il est déjà installé. Dans un pays musulman, cette serveuse aurait été arrêtée et jetée en prison par la police. Durant le ramadan, la folie s'empare du monde musulman et fait commettre d'horribles choses. La faim et la soif ne sont pas seuls responsables, il y a que ce mois est sacré (c'est pendant le ramadan que Mahomet a reçu le coran, apporté à lui par l'archange Gabriel), les gens sont pris dans la ferveur et la bigoterie. Durant ce mois, certains imams sont littéralement enragés.

    Comment les islamistes s'y prennent-ils pour accroître leur influence ?

    La force des islamistes et des prédicateurs est la patience. Ils inscrivent leur action dans la durée. Une autre qualité est l'inventivité et leur capacité maîtriser les instruments à leur portée: les chaines satellitaires, Internet, les réseaux sociaux, les outils marketing, les techniques de communication, la finance islamique, le cinéma, la littérature, tout est mobilisé pour atteindre la plus grande efficacité. Dans les pays du sud, les islamistes n'ont que les moyens traditionnels pour avance, ils convoquent les vieilles recettes de charlatanisme, la sorcellerie, la magie, le maraboutisme, ils investissent les mosquées, les souks, les stades, les fêtes religieuses, les hôpitaux. L'action sociale n'a pas de secrets pour eux. Dans tous les cas, ils n'ont aucun souci d'argent, les donateurs généreux et intéressés ne manquent pas.

    Bombarder Daech peut-il régler la question ?

    Elle n'est une solution que si elle est accompagnée d'une intervention militaire au sol menée par les pays arabes. Pour compléter, il faut ensuite installer à demeure une mission onusienne pour reconstruire la région, disposant d'une force armée capable d'empêcher les représailles.  

    Boualem Sansal est un écrivain algérien censuré dans son pays d'origine à cause de sa position très critique envers le pouvoir en place. Son dernier livre 2084, la fin du monde est paru en 2015 au éditions Gallimard. 

    Alexandre Devecchio

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Trump, Le Pen, Farage : les « populistes » gouverneront-ils un jour ?

    Trump, Farage, Le Pen, Grillo ou Orban sont partout qualifiés de « populistes ». Pour Vincent Coussedière – auteur du livre Eloge du populisme –, interrogé par le FigaroVox, ce mot-valise est souvent une facilité langagière pour ne pas affronter la chute d’un système partisan à bout de souffle.

    Je crois qu’il est de plus en plus évident que la répétition du terme de « populiste » masque une détresse et une incompréhension profonde des commentateurs politiques. Une paresse aussi, parce qu’il est plus facile de répéter « populisme », « populisme » que d’aller voir sur place pour chercher à comprendre ce qui se passe et pour se documenter sur une offre politique émergente. Qui s’intéresse véritablement dans les médias politiques à ces différents mouvements, en dehors des élections, où l’on assiste toujours à la même ignorance hystérique des commentateurs ?

    (…)

    Ce qu’il y a de commun entre ces mouvements, ce n’est pas leur « idéologie », ces mouvements étant assez pragmatiques, même si, pour donner un peu de « liant » à ce pragmatisme, ils proposent parfois une forme de syncrétisme idéologique. Sur ce plan « idéologique » on constate en réalité d’énormes différences.
    Ce qu’il y a de commun entre les mouvements populistes, c’est bien davantage la situation politique des peuples qui les font émerger. On peut résumer très simplement cette situation: les peuples politiques européens (et le peuple américain est peut-être moins éloigné d’eux qu’on ne le croit) se trouvent confrontés à des défis démographiques, culturels et économiques dramatiques, et à une offre politique partisane vieillie dont les clivages ne sont plus en prise sur la réalité et la profondeur de la crise.

    http://fr.novopress.info/202025/trump-pen-farage-populistes-gouverneront-jour/

  • Marine Le Pen: Brexit, casseurs, Loi travail, UE, élections autrichiennes…

    Marine Le Pen s’exprime sur l’actualité: Elle expose son opposition à la loi du Travail-El-Khomri, les raisons bien plus importantes de la France de sortir de l’UE que la Grande Bretagne puisque la France, à la différence du Royaume-uni fait partie de Schengen et est enfermée dans la zone euro. Elle parle de la différence de traitement entre la Manif pour tous et les casseurs autour des manifestations de la CGT, elle s’est rendue auprès de M. Hofer en Autriche et revient sur les tricheries concernant cette élection. Le tout face à un journaliste peu amène.

     

    http://www.medias-presse.info/marine-le-pen-brexit-casseurs-loi-travail-ue-elections-autrichiennes/56835

  • Brexit! à qui le tour?

    Bruno Gollnisch l’affirmait mardi lors de son entretien vidéo depuis le Parlement européen, le meurtre ignoble de la travailliste Jo Cox, adversaire du Brexit, était de nature à faire basculer le référendum britannique dans le camp des partisans du maintien dans l’UE, de la même manière que François Mitterrand avait mis dans la balance la révélation de son cancer de la prostate pour faire gagner le oui au traité de Maastricht lors de référendum de 1992. Cela n’a pas été le cas. Malgré les pressions, les annonces catastrophistes, les sondages divers et variés, notamment ceux de la dernière heure commandités par  des fonds de pension(hedge funds) annonçant le maintien dans l’UE,   les bookmakers enregistrant pareillement une défaite des pro-Brexit, près de 52% des sujets de sa gracieuse majesté ont dit goodbyeà Bruxelles.

    Cette consultation a matérialisé aux yeux des Français, comme l’ont  fait il y a quelques semaines la présidentielle autrichienne, mais aussi les élections en Pologne, en Hongrie, voire les toutes récentes élections municipales italiennes, la montée continue d’un  populisme (ce n’est pas un gros mot), d’une hostilité à Bruxelles, d’une exigence de défense  d’une Europe des patries  libres, des identités et des souverainetés nationales.  La  nature de  ce  refus des diktats européistes  diffère  parfois sensiblement d’un pays à l’autre, même si le refus de l’immigration  est très largement partagé  chez les différentes formations  dites eurosceptiques; il n’a échappé à personne  que les soutiens britanniques en faveur du Brexit émanaient principalement des libéraux,lesquels chez nous y étaient  (très majoritairement) farouchement opposés.

    Interrogé   dans Libération, l’écrivain britannique « à succès »  Robert Harris, « européen convaincu »  expliquait quelques heures avant le vote outre-manche  qu’interroger le peuple  sur son avenir était une idée aberrante  au motif que le « système politique  (britannique) n’est pas conçu pour répondre à une seule question. La vie est bien trop compliquée pour la réduire à une simple réponse, oui ou non.(…). « Des électeurs qui devraient donc abandonner leur destin à des grands initiés, des cénacles  éclairés ? Car manifester son euroscepticisme serait une  marque de débilité (au sens étymologique du terme) intellectuelle affirme M. Harris, réaffirmant tout haut ce que  le microcosme assène plus ou moins mezzo voce à longueur de temps. Pour preuve dit-il encore,  » Le rejet systématique, par le camp du (Brexit), de la parole des experts, des élites, c’est une version britannique du trumpisme. L’attaque populiste classique que l’on retrouve un peu partout. Ce référendum est en fait un exercice d’anti-intellectualisme. Il répond à une désaffection générale pour la politique. » Manière commode d’évacuer le fond du problème car il s’agit plus certainement dune désaffection  générale pour  LEUR  politique ce qui  n’est pas la même chose!

    Et Robert Harris d’asséner l’argument ultime, entre une description de raz de marée et de nuées de sauterelles s’abattant son peuple : « le référendum aura été notre affaire Dreyfus à nous. Si nous quittons l’UE, ce sera le début d’un très long et difficile processus. Et le Parti conservateur pourrait bien imploser. Avec en toile de fond la chute de la livre sterling, la hausse des taux d’intérêts, la panique des marchés… Nous ferons face à un profond chaos politique. Si le remain l’emporte, je suspecte que pas mal de partisans du leave qui n’ont jamais espéré gagner  seront secrètement soulagés (sic). Parce qu’ils sont un peu dépassés, un peu alarmés par la perspective de devoir gérer ce qu’ils auront généré. Si le remain l’emporte, le soupir de soulagement sera collectif et les vacances d’été pourront démarrer. » Le bonheur couché attendra donc encore un peu M. Harris…

    Il  existe, ô combien, des raisons formelles,  fondées, légitimes à cette défiance vis-à-vis de  cette Union européenne , de son évolution (involution), largement étrangère au génie européen, au message, aux  enseignements, aux valeurs de notre civilisation.

     Les critiques formulées par le FN  contre le fonctionnement de l’UE ne sont que le fruit du constat  de ses tares, et non d’une hostilité a priori  comme Bruno Gollnisch a souvent eu l’occasion de le dire.  Le Royaume-Uni est souvent décrit comme le cheval de Troie de Washington, le porte-avion du monde anglo-saxon, des Etats-Unis en Europe - mais Albion n’est pas la seule à faire allégeance à l’atlantisme… Un  article de Henri Langeau (« Apocalypse Brexit ? ») paru dans Minute mercredi, rappelle, et c’était aussi un des arguments de vente de François Mitterrand au moment de Maastricht, qu’ « on nous avait aussi affirmé pour construire l’Union européenne (…) que  l’Europe représentait un pôle de résistance à la suprématie des Etats-Unis (…). Aujourd’hui l’Europe bruxelloise  négocie avec les Etats-Unis un traité transatlantique (auquel  Donald Trump est  d’ailleurs opposé, NDLR) qui consacra sa vassalité. »

    « L’Europe allait assurer la prospérité des économies nationales. L‘Allemagne en a bénéficié. La France a perdu son maillage de PMI et PME. Les Britanniques s’en sont bien tirés, justement parce qu’ils avaient refusé de rentrer dans la monnaie commune. Ils ont le plein emploi, une croissance à plus de 2% et… le contrôle de leur monnaie, tandis que les Français sont sous la coupe  de la banque européenne de Francfort. Giscard estimait déjà, lorsqu’il était président de la République, que la plus grande ambition que puisse avoir notre pays, était d’occuper un strapontin à la Bundesbank... » Nous avons  au Front National d’autres ambitions, d’autres espoirs, d’autres  projets pour la France et les Français,  nous les patriotes de l’espèce amoureuse! 

    http://gollnisch.com/2016/06/24/brexit-a-tour/

  • Eric Zemmour : « L’Europe, c’est l’impuissance institutionnalisée »

    Prenant exemple sur l’incapacité de l’Union européenne à défendre Airbus face à Boeing pour conquérir le marché iranien, Eric Zemmour ne s’en montre pas surpris : « L’Europe, c’est l’impuissance institutionnalisée », dit-il. Mais commençons par le début de sa chronique de ce matin, sur RTL.

    « Des Airbus ou des Boeing ? Telle est la question existentielle que se pose l’Iran », explique Zemmour. Ils en veulent plus d’une centaine. « A Toulouse et à Chicago, on a la langue pendante comme le loup de Tex Avery devant une jolie fille. Mais comme tous ceux qui ont été privés pendant trop longtemps de gâteau au chocolat, les Iraniens ont les yeux plus gros que le ventre. Les avions, ils les veulent mais ils n’ont pas d’argent pour se les offrir.

    « Mais pour les gros contrats du commerce international, péché d’argent est faute vénielle. Les vendeurs amènent leurs banquiers, qui prêtent à l’acheteur. Airbus vient avec les banques européennes et Boeing avec les banques américaines. Mais voilà… Cette fois les banques européennes se planquent, se terrent, se font toutes petites, regardent leurs chaussures, prennent la poudre d’escampette. Elles aimeraient bien mais n’osent point. Elles tremblent de peur. Elles se souviennent de l’amende faramineuse que la justice américaine a infligée à la BNP pour avoir financé des accords commerciaux avec l’Iran. Banquier échaudé craint l’eau glacée. […]

    « La BNP et les autres demandent que l’administration américaine leur donne l’autorisation par écrit. A Washington, on fait la sourde oreille. […] Pendant ce temps-là, les patrons de Boeing rient sous cape et font les jolis cœurs dans le Téhéran by night. »

    Le pouvoir politique aurait pu venir en appui d’Airbus mais non, se désole Zemmour :

    « Que fait la France ? Rien. Que fait l’Allemagne ? Rien. Que fait Bruxelles ? Rien. Que fait la Banque centrale européenne à Francfort ? Rien. L’Europe aujourd’hui c’est ça : l’impuissance institutionnalisée. Bruxelles a été assez fort pour abolir les souverainetés des vieilles nations mais pas assez pour édifier une souveraineté européenne.

    « Loin des querelles métaphysiques autour du Brexit, loin des statistiques tronquées et de prophéties apocalyptiques, loin des slogans dont on nous a abreuvés (“A plusieurs, on est plus forts“, “Seule l’Europe a la taille pour résister aux Etats-Unis“, “Seul l’euro concurrence le dollar comme monnaie de réserve mondiale“), illusions perdues… Ou plutôt, agenda caché. »

    « Depuis l’après-guerre, estime Eric Zemmour, les Etats-Unis ont toujours favorisé l’émergence et le développement de l’Union européenne. Mais tant que celle-ci restait à sa place, c’est-à-dire la seconde. Comme un petit frère qui a toujours besoin de la protection de son grand frère et ne songe jamais à remettre en cause le droit d’aînesse… »


    http://fr.novopress.info/202009/eric-zemmour-leurope-cest-limpuissance-institutionnalisee/