actualité - Page 4449
-
Torrent migratoire : De l'implosion de l'Union Européenne à la fuite en avant autoritaire
-
La République n'est pas l'avenir de la ruralité.
Le président et quelques membres du gouvernement étaient lundi en Haute-Saône pour évoquer la ruralité : en fait, il s’agissait surtout de faire « campagne à la campagne » sans apporter de vraies réponses aux problèmes du monde rural et aux défis qu’il doit relever en ces temps de mondialisation et de métropolisation effrénées, l’une entraînant l’autre. Et pourtant ! Je ne suis pas loin de penser que l’avenir de notre pays se joue en grande partie au-delà des villes et des aires urbaines, comme le déclarait plus vivement que moi il y a plus de deux décennies le journaliste agricole Jean-Clair Davesnes, royaliste impénitent qui écrivait sous le nom de Paul Serry dans les colonnes d’Aspects de la France, alors hebdomadaire de l’Action Française.
Les campagnes françaises sont aujourd’hui délaissées, dévitalisées, comme asséchées par une République qui, fondamentalement, n’a jamais aimé le monde paysan, qualifiant, à l’instar de la bourgeoisie urbaine soutenant Jules Ferry, la campagne de « cambrousse », terme méprisant issu du langage colonial, mais faisant, au moins le temps des élections, les yeux doux aux électeurs ruraux qu’il fallait arracher jadis au pouvoir du clergé et des notables monarchistes du XIXe siècle… Désormais, le nombre décroissant d’agriculteurs et leur dépendance, parfois plus subie que voulue, aux logiques du Marché en ont fait, non des agneaux, mais des vassaux malgré eux d’un système dont il leur est difficile de s’échapper sans encourir les foudres de l’Administration ou de la Commission européenne, et la hargne de quelques journalistes prompts à les traiter de « poujadistes » ou de « populistes », termes censés les discréditer aux yeux de l’Opinion : la République a atteint son but, croit-elle, désarmant les agriculteurs et les autres ruraux de leur capacité d’efficace révolte et les cantonnant, non sans la sourde crainte d’une chouannerie toujours possible, au rôle d’émeutiers éphémères vite rappelés aux devoirs de la terre.
J’ai croisé cet été de ces exploitants agricoles désespérés de ce rôle auquel la République voudrait bien les limiter avant que de les réduire définitivement, au prétexte de la productivité et d’une modernité pourtant piégeuse, à un souvenir folklorisé, comme elle l’a fait pour les provinces anciennes. Désespérés et néanmoins conscients, mais politiquement isolés car n’ayant plus de véritables relais au cœur des institutions, si ce ne sont quelques élus de bonne volonté, de toutes les tendances, mais souvent impuissants à renverser les pesanteurs de l’idéologie dominante, « libérale et urbaine »…
Pourtant, la messe n’est pas dite : les initiatives au sein du monde rural se multiplient depuis quelques années et les propositions ne manquent pas, ni même les réalisations, parfois en marge des mécanismes du Marché et de la société de consommation. Jean-Clair Davesnes militait pour le développement de l’agriculture biologique et une forme de « retour à la terre », formule aujourd’hui déconsidérée non pour ce qu’elle signifie mais pour l’usage qui a pu, en d’autres temps tragiques, en être fait, et à laquelle je substitue celle de « redéploiement rural » : ces pistes sont sans doute à suivre et à creuser encore, et elles ne pourront donner leur pleine mesure que lorsque l’Etat sera assez solide pour oser une véritable politique nationale d’aménagement du territoire, s’inscrivant aussi dans une sorte de fédéralisation de notre pays qui permettra à chaque collectivité, de la commune à la région, de pouvoir poursuivre et amplifier, à son rythme et avec ses particularités propres, cette « remise en vie » des territoires ruraux. Il y a fort à parier que cet Etat-là ne sera pas la République actuelle, ni la République tout court…
-
"Marion Maréchal Le Pen est la seule qui a tout compris à la Manif pour tous"
Libé note que la tête de liste FN en PACA arrive à attirer dans son équipe un large spectre de personnalités classées à droite :
"Marion Maréchal-Le Pen, carrefour des «vraies» droites ? A l’évidence, l’idée a désormais intégré le storytelling construit par son équipe de campagne. Elle est d’autant plus facile à vendre que, par sa «virginité politique» (le mot est d’un proche), la jeune femme se prête à toutes les projections. «Marion incarne ce pour quoi je me suis engagé au RPR il y a ving-cinq ans, explique ainsi Olivier Bettati. Sa vision libérale plaît aux chefs d’entreprise. Et, sans le savoir, elle n’est pas loin du gaullisme.» Philippe Vardon se retrouve quant à lui dans les accents identitaires de la députée qui, contrairement à sa tante, utilise sans rechigner l’expression «grand remplacement» et se définit comme«française de souche». Amaury Navarranne, enfin, voit chez elle «le symbole du combat économique et sociétal d’une droite de conviction». Autour de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, personne ne perd son temps à se prétendre «ni de droite ni de gauche».
Discours convenu ? Pas seulement. Pour le chercheur Nicolas Lebourg, Marion Maréchal-Le Pen est «la seule qui a tout compris à la Manif pour tous. Cet événement, auquel elle a participé, a mis en branle un arc des droites allant des démocrates-chrétiens à l’Œuvre française. Cet ensemble est soudé par un catholicisme identitaire et sa critique du libéralisme culturel». En pratique, «Marion Maréchal-Le Pen a joué le rassemblement depuis son arrivée dans le Vaucluseen 2012, souligne le politologue Joël Gombin. Elle a commencé par s’y rapprocher de la Ligue du Sud de l’ex-frontiste Jacques Bompard», prenant pour suppléant aux législatives un proche de celui-ci. «Elle a aussi grignoté l’électorat et de petits élus de la droite locale, dont l’identité politique est assez faible», poursuit Gombin."
-
JT du Mardi 15 Septembre 2015
-
« Chine-Russie : quelles stratégies ? » Alex
Alexandre ORLOV*
Ex: http://metamag.frParler de la Russie et de la Chine, c'est parler, non seulement du présent, mais aussi de l'avenir de l'ordre mondial de demain.
Nous comprenons tous que la portée des relations russo-chinoises dépasse largement le cadre bilatéral. Elles constituent un facteur puissant de formation d'un monde multipolaire.
Oui, notre monde est en passe de devenir multipolaire. C'est un processus objectif et irréversible. On peut toujours essayer de le ralentir, mais personne n'est désormais en mesure de l'arrêter.
De fait, dans l'ambition d'assurer leur hégémonie, de maintenir la domination unipolaire, les Etats-Unis suivent le cap de l'endiguement de nouveaux pôles d'influence – avant tout la Russie et la Chine.
A l'égard de la Russie, cette politique d'endiguement prend une forme ouvertement agressive. On inflige à mon pays des sanctions chaque fois nouvelles – et ce, sans plus aucun lien avec la situation en Ukraine. Des bases militaires américaines et de l’OTAN poussent sur ses frontières tels des champignons, on y construit le bouclier antimissile américain. On lui livre une guerre médiatique, psychologique et économique.
Pour la Chine, cette même politique d'endiguement revêt un caractère latent, voilé. C’était d'ailleurs pareil pour la Russie, jusqu'à ce que la crise en Ukraine ne fasse tomber les masques.
La tactique utilisée est pourtant la même.
Pour justifier cette politique d'endiguement, on impose à l'opinion publique toutes sortes de mythes – sur la "menace" russe ou chinoise ou sur "l'antagonisme idéologique" entre l'est et l'ouest.
Mais en réalité, ni ces menaces imaginaires, ni l'antagonisme idéologique, propres à l'époque de la guerre froide, n'existent. Il n'y a que l'ambition américaine de domination universelle. De la géopolitique à l’état pur.
Il faut bien comprendre que, malgré toute la diversité des systèmes politiques ou des valeurs, la multipolarité moderne n'est pas de nature idéologique. Au contraire, elle résulte en grande mesure du fait que le modèle du développement capitaliste né en Europe Occidentale et aux Etats-Unis s'est enraciné dans d'autres régions du monde. Tout espoir de bloquer l'émergence d’un monde multipolaire est illusoire. Toute tentative d'empêcher ce processus porte un grave préjudice au système de sécurité universelle et sape le développement économique global.
On a beau s'y accrocher, le modèle unipolaire restera immanquablement dans le passé. Il ne correspond plus au monde moderne, qui est bien trop varié et bien trop complexe. Aucun pays, aucun groupe, aussi puissant soit-il, n'est capable aujourd'hui de résoudre les problèmes universels à lui-seul.
Les États-Unis ont échoué dans le rôle de leader universel
Ils se sont comportés tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ils ont piétiné le droit international – en Yougoslavie, en Irak, en Libye ou au Yémen. Ils ont poussé le Moyen Orient dans le bourbier du chaos et des guerres civiles, ils ont libéré de sa bouteille l’esprit de l’islamisme radical. Ils ont trahi la confiance de leurs alliés les plus proches, car eux-mêmes ne faisaient confiance à personne, les considérant comme des Etats satellites ou des vassaux, d’où l'espionnage et l'ingérence dans les affaires intérieures, y compris par l'application extraterritoriale des décisions de justice américaine.
Pour beaucoup d'Occidentaux l'émergence d'un nouveau monde multipolaire apparaît comme chaotique, mais c'est parce que les vielles méthodes unipolaires de prise de décisions et de règlement des conflits ne fonctionnent plus. Nos partenaires occidentaux n'ont toujours pas appris, ou ne veulent tous simplement pas apprendre à travailler d'une façon nouvelle – par le compromis. Ainsi ils associent la fin de l'ordre unipolaire à la fin de l'ordre tout court, à l'arrivée du chaos universel.
Je tiens à souligner que la Russie, aussi bien que la Chine, j'en suis certain, sont sincèrement intéressés à développer avec les Etats-Unis, qui étaient et restent une grande puissance mondiale, des relations étroites et mutuellement avantageuses. Pourtant, le vrai partenariat ne serait possible que lorsque Washington et les milieux atlantistes d'Europe abandonneront l'idée de leur exclusivité et leur droit à la domination globale.
Le monde multipolaire – c'est une lourde responsabilité
Il peut devenir un monde de confrontation de blocs, de lutte pour les sphères d'influence, d’hostilité. Mais il peut aussi bien être un monde de coopération et d’intégration. Telle est la philosophie des nouveaux formats universels initiés par la Russie et la Chine. Je parle des BRICS et de l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai). L'égalité des membres, la culture du compromis, toute décision comme dénominateur commun des intérêts nationaux de chacun, voici ce qui distingue ces forums du fonctionnement d'alliances économiques ou politico-militaires traditionnels avec leur subordination et leur discipline de bloc.
-
Marine Le Pen contre l’immigration : Vidéo & communiqué sur la suspension des accords de Schengen par l’Allemagne

Le Front national est le seul parti français qui se positionne sans ambiguïté contre l’immigration.
-
La vidéo qui choque la Hongrie : un jeune « réfugié » menace d’égorger devant une équipe de télévision
Voilà une vidéo qui fait le tour de la Hongrie mais que vous ne verrez pas au journal télévisé d’une chaîne française. Une équipe de télévision hongroise filme un centre d’accueil pour réfugiés mis dans un état épouvantable par les immigrés qui y transitent. Devant l’équipe de télévision, un jeune « réfugié » fait un geste menaçant : il mime un égorgement. C’est sa façon à lui de remercier l’Europe qui l’accueille…
Lien permanent Catégories : actualité, Europe et Union européenne, immigration, insécurité, islamisme, lobby 0 commentaire -
IX e Journée nationaliste le 10 octobre 2015

-
Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°409
Lien permanent Catégories : actualité, entretiens et videos, immigration, international 0 commentaire -
Une fonctionnaire du quai d'Orsay à l'origine de la mort d'Aylan ?
Une consule honoraire de France en Turquie, qui vendait des canots aux réfugiés, a présenté lundi sa démission, trois jours après avoir été suspendue de ses fonctions, a annoncé le ministère des Affaires étrangères. Les consuls honoraires, qui accomplissent en principe leur mission bénévolement, sont des fonctionnaires au statut particulier qui leur permet d'exercer une activité professionnelle rémunérée. Leur rôle principal est de maintenir un contact avec leurs compatriotes. Ils ont des compétences réduites à la protection et l'assistance en raison de leur connaissance de la région où ils sont et de leurs liens avec les autorités locales.
France 2 avait tourné en caméra cachée dans le magasin de vente d'articles maritimes de Françoise Olcay, consule honoraire à Bodrum depuis octobre 2014. Dans le reportage, elle reconnaît vendre des canots pneumatiques et des gilets de sauvetage à des migrants et réfugiés cherchant à gagner une île grecque au péril de leur vie. Elle admet aussi participer par ce biais à un trafic et assure que les autorités locales turques y participent aussi.
C'est notamment de Bodrum que partent des milliers de réfugiés vers des îles grecques. C'est au large de cette ville que le petit Aylan Kurdi, dont la photo sur le sable a horrifié le monde entier, s'est noyé avec plusieurs membres de sa famille.
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html