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actualité - Page 4570

  • L’aéroport de Toulouse-Blagnac cédé à un milliardaire chinois soupçonné de corruption…

    Aujourd’hui, ce jeudi, Manuel Valls doit rencontrer son homologue à Toulouse. Nous lui donnons un sujet de conversation à évoquer avec lui : Mike Poon, le richissime industriel chinois qui avait racheté l’aéroport de Toulouse en 2014, s’est volatilisé.

    Ce riche industriel chinois est le PDG de Symbiose qui a signé l’acquisition en avril dernier à hauteur de 49,9 % de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Selon certaines sources, Mike Poon ferait l’objet d’une procédure de justice dans son pays pour« corruption ». Cette nouvelle court depuis le Salon du Bourget.

    Le 18 avril dernier, Mike Poon déclarait au quotidien régional La Dépêche du Midi : « Vous verrez que nous tiendrons les promesses que nous avons faites. » Il assurait vouloir« favoriser le développement de vols internationaux et en particulier en provenance de l’Asie et de la Chine » et investir 1,4 milliard d’euros d’ici à 2020.

    wanted-mike-poon

    Le collectif contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ironise sur cette situation rocambolesque.

    Il n’y a pas que Mike Poon qui soit dans l’œil du cyclone avec son consortium. Il y a également l’opérateur canadien Lavalin dont on ne connaît pas le rôle dans cette nouvelle gestion. Lavalin est interdit bancaire par la Banque mondiale également pour des faits de corruption, en Libye notamment. On ne sait même pas si Monsieur Poon a fait le chèque de 308 millions. Il y a décidément une très grosse dose d’opacité dans tout cela.

    Le collectif contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ironise sur cette situation rocambolesque au moyen de plusieurs affiches « Wanted Mike Poon, le nouvel acquéreur de l’aéroport de Toulouse-Blagnac vient d’être cité dans un scandale de corruption en Chine ». Le même collectif avait alerté en vain lors de la procédure sur l’opacité de cette affaire. Il s’avère malheureusement que les craintes étaient fondées…

    Vendre cette concession à un opérateur opaque accompagné d’un partenaire en interdit bancaire en dit long sur la lucidité de nos dirigeants… Et, pourtant, ceux-là se targuent d’une rigueur à toute épreuve ! Comment peut-on gouverner avec un tel degré d’amateurisme, c’en est confondant. Ou est-ce autre chose que de l’amateurisme ? On peut légitimement se poser la question !

     dans Boulevard Voltaire
  • Les Eurosceptiques allemands confirment leur virage à droite

    Le fondateur d'Alternative für Deutschland, Bernd Lucke, a subi une nette défaite lors du congrès du parti à Essen. C'est aussi une défaite de l'aile libérale du parti.

    Le parti eurosceptique allemand Alternative für Deutschland (AfD) entame ce samedi 4 juillet un changement majeur. Le fondateur du parti, l'économiste Bernd Lucke, a subi lors du congrès du parti à Essen, dans la Ruhr, une nette défaite pour la présidence (officiellement le porte-parolat) de la formation qui a obtenu 4,7 % des voix en 2013 lors des élections au Bundestag. C'est sa rivale, Frauke Petry qui a été élue avec 59,7 % des voix des délégués.

    Lutte interne

    Cette défaite signe la fin d'une lutte interne qui était devenue très vive depuis un an entre l'aile libérale d'AfD incarnée par Bernd Lucke et qui voulait faire du parti une formation cherchant à renouveler autour du refus de l'euro la pensée ordolibérale du début de la République fédérale. Mais rapidement, il a dû faire face à une aile droite qui s'est montrée favorable à une critique de la mondialisation et de l'immigration. Notamment dans les Länder de l'est, comme la Saxe, dont est issue Frauke Petry.

    Comme l'a souligné Bernd Lucke après sa demande, « les choses [lui] ont échappé » et lorsqu'il a pris la parole pour saluer les délégués au début du congrès d'Essen, il a été accueilli par des sifflets et des huées. L'aile droite l'a donc clairement emportée. Désormais, la question est de savoir si Bernd Lucke qui, en début d'année avait créé un mouvement « Weckruf 2015 » (« réveil 2015 »), quittera à présent le parti pour former sa propre formation. Il a laissé cette option ouverte.

    Vers un « Front National » allemand ?

    AfD est donc désormais en voie de devenir un « Front national » allemand, même s'il s'appuie toujours sur la pensée libérale d'outre-Rhin en matière économique. Il risque d'insister davantage sur les problématiques d'immigration. Le défi sera cependant de pouvoir reprendre la main sur le plan électoral. Après plusieurs succès en septembre 2014 dans trois Länder orientaux où AfD avait obtenu entre 9 et 13 % des voix, le parti a commencé à pâtir de ses divisions internes. En février et en mai, cependant, AfD est parvenu à franchir le seuil des 5 % à Hambourg et à Brême. Mais les sondages réalisés au niveau national ne lui attribuent plus que 4 % à 5 % des voix, alors que les libéraux de la FDP remontent lentement vers les 5 %. Bref, AfD commence à perdre sa base d'électeurs libéraux déçus. Dans ce cadre, regagner du terrain ne sera pas chose aisée. Les partis de droite extrême en Allemagne n'ont jamais réellement réussi à s'implanter historiquement en Allemagne fédérale.

    source : La Tribune :: lien

    Romaric Godin

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuFypukVpZNalhkBxH.shtml

  • Référendum : la Grèce à la croisée des chemins

    Demain, les Grecs se prononceront par référendum sur les propositions des instances monétaires internationales

    On frémit à l’idée du sort qui attend la population si les Grecs acceptaient les conditions draconiennes fixées par la trop célèbre « troïka », UE, BCE, FMI. Un nom qui évoquait sans doute trop la sinistre Tcheka, police politique de l’Union soviétique, ancêtre du KGB, et qui a été abandonné. Déjà, quatre enfants grecs sur dix vivent au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43 %, et près de la moitié des jeunes de 18 à 24 ans est au chômage. Or les coupes claires dans les budgets sociaux, qui ont frappé de plein fouet les couches les plus vulnérables, n’ont été d’aucun effet sur le niveau de la dette. Ce que proposent les instances monétaires internationales n’est ni plus ni moins que l’aggravation de cette politique folle.

    Une politique que défend, vent debout, la chancelière allemande… 
    Au fameux : « I want my money back ! » de Margaret Thatcher, correspond l’actuel « Ich will mein geld zurück ! » d’Angela Merkel. Laquelle invoque l’exaspération de son opinion publique devant ces milliards d’euros déversés en vain par les contribuables allemands dans le tonneau des Danaïdes grec. Il convient de rappeler que 90 % des fonds de sauvetage sont partis à destination des banques qui avaient prêté de l’argent à la Grèce avant la crise. Autrement dit, ce ne sont pas aux Grecs que les Allemands ont donné de l’argent, mais aux grands squales de l’establishment bancaire cosmopolite. Les Grecs ont certes mis en place des mesures d’austérité, privatisé et dérégulé leur économie, réduit les salaires et les retraites, et augmenté les impôts, mais tout cela en pure perte.

    Le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé les Grecs à voter « Non » au référendum de dimanche prochain 
    Un « Non » aux diktats des institutions européennes signifierait clairement la sortie de la Grèce de la zone euro et donc un retour à la drachme. Dès 2010, certains économistes, dont en France Jacques Sapir, ont avancé l’idée que la seule issue pour le pays est de sortir de la zone euro et de jouer à la baisse sa nouvelle monnaie nationale. Selon ces auteurs, la maîtrise monétaire enfin retrouvée est la seule solution pour permettre à la Grèce de prendre un second souffle, et à l’économie du pays de repartir. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier à Paris pour exprimer leur soutien au peuple grec. Dans le cortège, on notait, toute honte bue, un certain Jean-Luc Mélenchon, lequel, faut-il le rappeler, a appelé à voter oui au référendum sur Maastricht, et affirmait il y a à peine trois ans, je cite : « Que la sortie de l’euro est une solution d’essence maréchaliste ». Comme aurait dit le même maréchal « Les Français ont la mémoire courte »…

    http://fr.novopress.info/190207/referendum-grece-croisee-chemins/#more-190207

  • GPA : j’accuse l’UMP d’être complice depuis le début

    La cour de cassation, qui ne casse rien que vaille, a donc décidé de valider les GPA réalisées à l’étranger, ce qui revient de facto à légaliser la pratique en France, en légalisant ses effets. Au choix, GPA veut dire Gestation Pour Abandon, Gestation Pour Autrui, mère-porteuse, esclavage procréatif, etc. Concrètement, cette pratique institue l’esclavage des femmes (pauvres) sur un continent, l’Europe, où l’esclavage avait disparu depuis 2000 ans. Un exploit de plus à mettre au palmarès de Christiane Taubira.

    Après la cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui a validé (temporairement) la mise à mort de Vincent Lambert, c’est maintenant à une autre institution de sombrer dans le pire des reniements juridiques et moraux. Rien ne semble entraver la marche folle vers l’abîme du Nouvel Ordre Immoral.

    Les pleurnicheuses de service de l’UMP Ripoublicaine viennent pleurer sur le lait répandu et dire à quel point, la GPA c’est pas bien. Exemples de tweets:

    MPI - 61 - 01 - tweet Mariton -

    MPI - 61 - 02 - tweet Boyer -

    Pleurnicheries UMP du 03 juillet 2015

    Pourtant, il faut rappeler de la façon la plus directe et la plus accusatoire que le pseudo-mariage homosexuel a été voté au Sénat en avril 2013, grâce à une immense et scandaleuse magouille du vote, organisée par les frères truellards, Gaudin pour l’UMP et Bartolone pour le PS. L’article 1, définissant le mariage sans précision quant au sexe des marié(e)s, a été voté à main levée dans le désordre le plus total dans la nuit du 9 au 10 avril 2013. Il n’y a aucun décompte officiel pour cette magouille, véritable coup d’état légal, qui instaure un changement de civilisation.

    On prendra toute la mesure des trahisons et ambiguïtés de l’UMP Ripoublicaine, quand on sait que l’attaché parlementaire de longue date du truellard, Jean-Claude Gaudin, à savoir Guillaume de Thieulloy, un « catholique » autoproclamé, a lancé une action contre la loi votée par son mentor, dès le lendemain du vote. Etonnant, non ? Leurs liens de travail ont pris fin, depuis.  Mais ils avaient duré presque 2 décennies.

    La fade et molle présidente de La Manif Pour Tous, Ludovine de la Rochère, aura pourtant la clarté de dénoncer à demi-mots cette trahison de l’UMP le 26 mai 2013. Elle dira dans son discours, en fin de manifestation : « Au Sénat, il y a eu tripatouillage et l’on assista, non pas à un vote, mais à un vol à main levée. Un déni de démocratie dont une partie de l’opposition [=l’UMP] a été, par sa passivité, la complice ».

    Ce fut dit, même s’il faut condamner l’UMP pour sa totale complicité dans la loi Taubira, et dans ses évidentes conséquences monstrueuses, prévisibles depuis le début : adoption par des paires homosexuelles, fabrication et mise en vente d’enfants à venir ou à peine nés sur internet ou par le biais d’officines qui font commerce de chair humaine.

    Oui, l’UMP est entièrement complice, responsable et coupable, il faut le dire et le redire. Il est vrai qu’avec des chefs comme Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé, il n’y a rien de bon à attendre de l’UMP Ripoublicaine en matière de moralité publique.

    Les pleurnicheuses de service ne servent qu’à faire avaler la pilule, en faisant semblant de s’opposer à quelque chose que leur parti a organisé, de bout en bout, en parfaite connaissance de cause.

    http://www.medias-presse.info/gpa-jaccuse-lump-detre-complice-depuis-le-debut/34637

  • Le Puy du Fou offre 50 000 € à la Fondation Jérôme Lejeune

    C'était hier :

    CJAu-OSW8AAliPy
    CJAu9fNWUAAtbng
    CJAxoK-WoAAwW54
    CJAxpIBWEAAGOeU
    CJDeexVWsAALJLk

    Michel Janva

  • La Turquie va-t-elle intervenir en Syrie ?

    La rumeur d’une intervention turque en Syrie enfle, alors que les Kurdes progressent. Ankara redoute la création d’un état kurde au sud de sa frontière.

     

    « La Turquie ne permettrait jamais la formation d’un État (kurde) sur sa frontière sud » a déclaré Erdogan vendredi dernier, alors que les Kurdes syriens progressent au Nord de la Syrie. Crédits photo : HANDOUT/REUTERS

    Ira ? Ira pas ? Les rumeurs d’une intervention turque en Syrie vont bon train dans les médias turcs. « Allons-nous à la guerre avec la Syrie ? », titrait ainsi le quotidien pro-gouvernement Yeni Safak mardi. L’article, relayé sur le site de Courrier International, annonçait une invasion imminente de la Turquie au nord de la Syrie afin d’établir une zone tampon « de 100 km de long et d’une trentaine de kilomètres de profondeur sur le sol syrien, entre Öncüpinar et Karkamis ». « Quelque 18.000 soldats, appuyés par des chars et par l’armée de l’air, pourraient participer à cette intervention, précisait le journaliste. Nous n’allons pas faire la guerre, mais nous allons sécuriser notre frontière. »

    Le Premier ministre islamo-conservateur Ahmet Davutoglu s’est empressé de démentir. « Personne ne doit s’attendre à ce que la Turquie entre demain ou dans un avenir proche en Syrie. C’est de la spéculation », a a-t-il déclaré lors d’un entretien à la chaîne privée Kanal 7 jeudi soir.

    Pour Nicolas Hénin, auteur de Djihad Academy (Fayard) et spécialiste de l’Etat islamique, « cela ressemble fort à une campagne de préparation de l’opinion ». Une intervention turque sur le territoire syrien ne serait ni une surprise, ni une nouveauté, rappelle aussi le journaliste. En effet, en février 2015, un corps expéditionnaire de 500 hommes s’était introduit dans le Nord de la Syrie à 30 kilomètres à l’intérieur des terres pour évacuer un mausolée ottoman.

    « L’établissement de cette zone répondrait à un double objectif sécuritaire et humanitaire : établir une zone tampon militarisée avec le chaudron syrien, et permettre aux réfugiés qui affluent vers la frontière turque de trouver des zones de sûreté sur le territoire syrien », analyse Nicolas Hénin. Mais évidemment ce double objectif ne dit pas faire oublier un troisième, essentiel : la question kurde. [....]

    La suite sur Le Figaro.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-Turquie-va-t-elle-intervenir-en

  • GPA. "Si on admet qu'un enfant peut être donné, alors il est traité comme une chose"

    Signataire avec Michel Onfray, José Bové et Sylviane Agacinski, d'un texte intitulé "Non aux mères fantômes !", publié dans "le Monde" du 16 juin), Marie-Anne Frison-Roche est agrégée des facultés de droit et professeur à Sciences-Po Paris. 

     Elle s'interroge sur les conséquences qu'aura cette décision sur la notion même de filiation, les droits humains de la femme et de l'enfant, et appelle les responsables politiques à légiférer. 

    Interview.

     L'Obs. Vendredi, la cour de cassation rendra sa décision concernant la possibilité pour des enfants, nés d'une GPA à l'étranger, d'être inscrits à l'état-civil français. A quoi peut-on s'attendre selon vous ? 

     Marie-Anne Frison-Roche. La Cour devrait probablement suivre les conclusions du procureur général qui avait demandé, lors de l'audience du 19 juin, que la Cour SUIVE "au plus près" les solutions dégagées par la Cour européennes des Droits de l'Hommes dans ses 2 arrêts du 26 juin 2014, Mennesson et Labassée. Mais sans aller au-delà. La CEDH avait pourtant admis que les enfants avaient en France une vie sociale satisfaisante, allaient à l'école comme les autres, etc. Mais en interprétant leur "droit à la vie privée" (article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme), la CEDH avait posé que l'enfant a un droit à voir son identité reconnue par l'État. Mais, pour le moment, la France refuse l'inscription à l'état-civil si ce "père biologique" a eu recours à une GPA. En effet, pour l'instant, la Cour de cassation estime qu'il s'agit d'un comportement frauduleux, contraire à la prohibition française des GPA qui méconnaissent la dignité de la femme et de l'enfant. Lors de cette audience du 19 juin, le procureur général a demandé à la cour de cassation de fléchir sa position et de suivre celle de la CEDH. Selon lui, l'enfant devrait avoir le droit de voir sa filiation reconnue à l'état-civil français, mais seulement à condition que la filiation soit établie à l'égard de son "père biologique". Celui qui réclame la transcription sur l'état civil français de l'enfant devra prouver qu'il est bien le "père biologique" de l'enfant. Le procureur général propose donc d'insérer dans notre droit l'exigence d'une vérité biologique, établie au moyen d'un test ADN que le demandeur devra produire lorsqu'il demandera la transcription à l'état-civil français. 

    Voilà une étroite - et très nouvelle - définition de la filiation. En clair, selon le procureur, presque contraint par la CEDH, le "vrai" père est le donneur du sperme qui a servi à la fécondation. Excellent juriste, Jean-Claude Marin a estimé qu'il lui fallait demander à la COUR de cassation de modifier notre jurisprudence, pourtant constante sur ce point, pour "l'adapter" au droit européen.

     Cela ne va-t-il pas avoir des conséquences sur l'adoption ? On peut être un parent et ne pas avoir de lien biologique avec son enfant ! 

     - Bien entendu. C'est tout le problème que pose la question posée à la Cour, qui va au-delà du cas de la GPA et met en cause la filiation elle-même. En France, la filiation ne se réduit évidemment pas à la biologie. L'adoption établit une filiation pleine et entière entre un enfant et des adultes qui n'ont aucun lien biologique.

      Mais dans ce cas, ça ne tiendra pas si la décision de la cour remet, de facto, en question le droit de l'adoption et de la filiation ?

     - Si j'ose dire, le procureur général a fait avec ce qu'il avait sous la main, à savoir le droit à sa disposition, en l'occurrence, ces arrêts de la CEDH. Nous savons, et il l'a du reste souligné lui-même, que les hommes politiques vont maintenant devoir prendre leurs responsabilités sur ce dossier. Les magistrats appliquent le droit. Ils ne sont pas législateurs. Au point où nous en sommes arrivés, une loi sur les conventions de maternité de substitution s'impose.

      Mais en attendant ?

     - Pour le moment, le résultat du raisonnement, juridiquement impeccable, de Jean-Claude Marin a plusieurs conséquences :

     Dans le couple commanditaire de la GPA, le conjoint, homme ou femme, de l'homme qui a fourni le sperme n'existe pas juridiquement. Il est comme effacé.

    La filiation devient simplement biologique. Le simple fait du sang devient la loi du sang, qui prime sur le reste. Or, en France, nous avons de la filiation une conception judéo-chrétienne. La filiation est une institution, une affaire publique. C'est sur elle que repose l'ordre social. C'est l'État qui attribue le "titre" de père ou de mère. Le Code civil rappelle que la mère de l'enfant est la mère du ventre de laquelle l'enfant sort.

    La notion de "parent d'intention" n'est pas reconnue, au grand dam des partisans de la légalisation de la GPA. C'est pourquoi les conclusions du procureur ne les satisfont pas non plus. La notion de "parent d'intention" est une notion américaine qui n'existe pas en droit continental. Dans la conception anglo-saxonne, étrangère à la nôtre, la filiation est à la fois l'expression d'une volonté individuelle et d'un contrat intersubjectif : Je t'aime, donc tu es mon fils ou ma fille. Cette conception fondée sur le contrat explique que la loi du marché se soit emparée de ces désirs d'enfant, alors que ce n'est pas la conception française.

     Mais si la biologie devient le seul critère de la filiation, les mères porteuses pourraient-elles un jour se manifester et faire valoir leur droit sur un enfant issu d'une GPA, au détriment des parents donneurs d'ordre de cette GPA ? 

     - Evidemment. Et c'est bien ce qu'a aussitôt compris l'avocat des époux Mennesson [Me Patrice Spinosi, NDLR], qui s'est - très logiquement - opposé aux recommandations du procureur général. Il a affirmé, lors de cette audience du 19 juin à laquelle j'assistais, qu'"il n'existe aucun lien maternel entre l'enfant et la femme qui l'a porté". Il a pris soin de désigner cette femme comme n'étant que "la génitrice"… Il a donc demandé à la cour de cassation de ne pas retenir la solution préconisée par le procureur général, en arguant que la filiation est une décision prise en commun par les parents d'intention. C'est la définition américaine de la filiation. Selon lui, il serait injuste de réserver ce lien de filiation au seul "parent biologique". Il a donc plaidé pour que le droit français consacre désormais la filiation comme une décision prise en commun par le couple, quelle que soit la façon dont l'enfant vient au monde : la GPA ne serait en somme à ses yeux, qu'un moyen parmi d'autres pour un couple qui s'aime d'avoir un enfant, défini comme un simple prolongement de leur amour.

      Où sont les femmes dans tout ça ? 

    - Nulle part… Et c'est bien le problème. Les mères sont rayées de la CARTE. Ni plus, ni moins. Cette affaire est très compliquée. Celui qui était l'avocat des époux Mennesson devant la CEDH en juin 2014, est le même que celui qui était l'avocat de l'association Clara, qui milite pour la légalisation de la GPA, devant le Conseil d'Etat en 2013. C'est encore le même qui a réussi la performance de plaider devant la COUR de cassation il y a trois semaines, mais cette fois comme avocat du très officiel Défenseur des droits, autorité administrative indépendante !

     Jacques Toubon, Défenseur des droits, avait affirmé publiquement qu'il souhaitait une modification du droit français pour faciliter la vie en France des enfants issus d'une GPA. A-t-il conscience que l'avocat qui le représente est en même temps l'avocat de la principale association militante pour la légalisation de la GPA ? A-t-il conscience que son avocat a défendu en son nom une position extrême devant la Cour en niant tout droit aux mères porteuses ? A-t-il conscience que la stupéfiante assertion de son avocat à propos de "la génitrice", ce qui revient à dénier toute existence à la mère, ce qui est indigne ? Jacques Toubon avait demandé à ce qu'on améliore la situation des enfants. Son avocat demande, lui, à la cour de cassation d'établir une filiation "pleine et entière" au profit des "parents d'intention". Ce qui revient à légaliser la GPA. Le Défenseur des Droits est-il conscient des conflits d'intérêts que manifeste cette situation ?

      Les partisans de la GPA expliquent que les "anti" font beaucoup de bruit pour pas grand-chose ; que le nombre de cas d'enfants nés par GPA à l'étranger est très faible (moins de 2.000). Que leur répondez-vous ?

     - Il est vrai qu'il y a peu de cas en France. Mais le "baby business" ne fait que commencer. Ce marché est en train d'exploser partout dans le monde. Quel que soit le nombre de cas, ce sont les principes essentiels de notre droit qui sont en cause. Et notamment celui de la distinction entre la personne et les choses. La "personne" est une invention juridique du droit romain qui a posé comme principe qu'un être humain, contrairement aux choses, est une personne, car elle n'est pas disponible aux autres ; elle n'est pas susceptible d'être cédée, même gratuitement. Si on admet qu'un enfant peut être donné, sous le seul prétexte qu'il est désiré, alors il est traité comme une chose. C'est pareil pour les mères porteuses utilisées comme "couveuses". En leur accordant la qualité de "personnes", le droit a pour fonction première de protéger les êtres humains contre la force - ou les désirs - des autres êtres humains. C'est pourquoi la GPA, dans son mécanisme-même, est une attaque contre les êtres humains et la protection essentielle que leur doit le droit.

    Que peut-il se passer si la cour suit les conclusions du procureur général ?

    - Si la cour de cassation ne défend pas les principes, c'est-à-dire ne défend pas, ici, les femmes et les enfants, alors il faudra que les responsables politiques s'emparent de ce dossier et assument leur responsabilité de législateur.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/

  • Les agriculteurs français souffrent de l'embargo russe

    Lu sur Sputniknews :

    "La nuit de colère, organisée par les agriculteurs bretons, a été provoquée par les résultats des sanctions économiques et financières imposées par l'UE à la Russie. La Bretagne est une région qui est très touchée par les contre-sanctions russes. Les éleveurs porcins subissent un effondrement des cours. Les revenus moyens des éleveurs sont inférieurs à 12 000 euros par an. Selon Paul Auffray, président de la Fédération nationale porcine, "on perd un éleveur de porc par jour depuis des mois".

    "Malheureusement, dans le différend qui oppose l'Union européenne à la Russie, on a laissé les producteurs tous seuls payer l'addition", a déclaré Jean-François Jacob, président de la SICA dans une interview accordée à Sputnik.

    Selon M.Jacob, malgré les grandes déclarations que fait l'Europe sur l'accompagnement des producteurs qui subissaient en effet le contrecoup des décisions politiques, rien n'a été fait.

    "On a menti à l'opinion et on a laissé les producteurs dans la détresse subir les conséquences des décisions qui n'étaient pas les leurs. Il n'y a pas eu de solidarité de la part de l'Europe, on a laissé tomber les agriculteurs et notamment en France", ajoute le président de la SICA.

    Avant l'embargo, 25% des exportations de viande de l'UE étaient destinées au seul marché russe. A ce jour, les cours du porc en France sont retombés sous le seuil de rentabilité, à 1,32 euro le kilo. Ce qui explique d'ailleurs en partie la montée en puissance des revendications dans ce pays."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html