Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 5051

  • Mikhaïl Khodorkovski : le joker de la CIA contre la Russie

    Ex: http://www.gfaye.com

    Les médias occidentaux font actuellement de ce personnage peu clair un héros, une icône virginale, symbole de la résistance contre la ”dictature” de Poutine. En réalité, c’est un pion dans la stratégie de l’administration de Washington pour affaiblir et subvertir la Russie. Retour sur le parcours d’un imposteur.

    Le faux martyr

    Mikhaïl Borissovitch Khodorkovski était jadis le tout puissant PDG milliardaire de la compagnie pétrolière post-soviétique Ioukos. Il fut jugé, condamné et emprisonné pour fraude fiscale. Immédiatement, tous les médias occidentaux ont raconté que c’était un procès politique et que ce nouveau Soljenitsyne avait été envoyé au « goulag » parce qu’il faisait partie de l’opposition ”libérale” à Vladimir Poutine. Argument sans preuves et ridicule, fabriqué par la propagande de la CIA : en effet, bien d’autres ”oligarques” ploutocrates corrompus et fraudeurs ont été incarcérés alors qu’ils ne faisaient pas de politique et, d’autre part, des centaines de personnalités russes, des opposants politiques à Poutine, vivent tranquillement et parlent librement sans jamais avoir étés inquiétés par la justice. De plus, en quoi, M. Poutine, qui a été élu à deux reprises par une majorité écrasante de son peuple (”par fraude !” dit, bien sûr, la propagande) aurait-il besoin de faire incarcérer ses opposants ? Si M.B. Khodorkhoski s’était présenté à la présidentielle, il n’aurait même pas obtenu 5% des voix.

    M. Poutine a, par l’équivalent de notre droit de grâce présidentiel, fait libérer Khodorkovski avant les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi. On a, bien sûr, répété partout que c’était un cynique moyen d’apparaître humain et magnanime pour éviter le boycott des Jeux. Où sont les  preuves  de ces allégations ? Une fois libéré,  M. Khodorkovski se lance, avec  l’aide de ses amis américains, dans une violente campagne internationale contre Poutine, contre son propre pays, la Russie et sa nouvelle politique de renaissance identitaire, d’indépendance et de puissance.

    Entretemps, la crise ukrainienne a commencé. Provoquée par Washington et une UE aux ordres, elle vise à museler la Russie en relançant la guerre froide et, à terme, à renverser le régime de Poutine – et tout autre régime patriotique et populaire qui lui succéderait – au profit d’un régime de type  ”eltsinien” entièrement soumis à Washington, c’est-à-dire ”démocratique occidental”. Neutraliser la renaissance russe est l’objectif principal – et normal – des dirigeants US. On choisit donc Khodorkovski, collaborateur des intérêts américains, comme l’emblème de la ”résistance russe” à Poutine et candidat de la CIA à sa succession.

    L’agitateur intrigant

    M. Khodorkoski multiplie les conférences aux USA ; il est l’invité des galas de l’ONG Freedom House, filiale de la CIA, qui le payent très largement. Il a obtenu des entretiens au State Department  (Ministère des Affaires étrangères), il a été reçu à la Maison-Blanche et au Congrès. Il est devenu la coqueluche de tout le lobby washingtonien anti-Poutine. Les USA seraient-il sa nouvelle patrie ?

    Quelles sont les idées de M. Khodorkovski et qu’il répand dans tous les médias américains et européens, avec une extraordinaire prétention à faire parler de lui ? Tout d’abord, que le régime de Poutine est une dictature qui opprimerait le peuple russe CQFD ; ensuite qu’il menace la sécurité de l’Occident et du monde et qu’il risque de provoquer une Troisième guerre mondiale. (Au fait, M. Khodorkovski n’a pas pensé à la menace extraterrestre ?)

    Outre ses conférences aux États-Unis, M. Khodorkovski  se rend en Ukraine pour prêcher la bonne parole contre la Russie actuelle de Poutine. Il se présente, ne doutant pas de son génie et de sa hauteur morale, comme une alternative à Poutine, au Kremlin, à la tête d’une future Russie. Il est entouré d’un service de presse et de relations publiques international. Son organisation ”Russie ouverte” (1) – qui est une antenne de la CIA – mène en Russie une campagne de propagande pour lancer un mouvement d’opposition. Dans ses interviews (en France au Monde et au Figaro), il assène le même discours : le régime actuel, despotique, impérialiste et corrompu, va s’effondrer, donc il faut être prêt ; il qualifie ainsi la popularité de Poutine : « le pouvoir bénéficie aujourd’hui d’un soutien hystérique parce qu’il utilise la carte nationaliste en surfant sur la crise ukrainienne ».

    Inversant la réalité, il prêche, se présentant comme ”patriote” alors qu’il est un agent des desseins de Washington  : «  rompre avec l’Ouest est un pas dangereux pour la Russie qui la couperait de son identité culturelle » : ou bien : « les vrais patriotes russes doivent dire la vérité, la guerre en Ukraine a pour seule motivation de préserver un régime moribond » ; il entend être celui qui «  permettra au peuple de réaliser l’exploit nécessaire pour sauver la Russie ».  Ou bien encore, cette prédiction ridicule : « ceux qui en Occident font semblant de ne pas comprendre l’enjeu de l’Ukraine ont tort. Ils ne veulent pas voir le danger de l’agressivité du régime russe. Mais si vous n’arrêtez pas Poutine, c’est votre propre sécurité qui sera en jeu, demain. » Grosse ficelle : il s’agit de relancer l’esprit de guerre froide en faisant croire à l’opinion qu’il existe une menace militaire russe contre l’Europe !

    Le côté pervers (et l’esprit faux) du discours de MBK est qu’il prétend que la Russie patriote de Poutine est anti-européenne parce qu’elle serait ”anti-occidentale”, alors que c’est exactement l’inverse. Elle est ”anti-occidentale”, parce qu’elle est pro-européenne ! Ce que Khodorkovski appelle l’ ”Occident” n’a rien à voir avec l’Europe historique et enracinée, ni d’ailleurs avec la véritable Amérique profonde ; c’est tout simplement l’atlantisme, l’Union européenne vassale de l’OTAN et de Washington, la civilisation décadente que nous connaissons. La Russie de Poutine est à la fois ”anti-occidentale”, consciente de ses racines européennes et désireuse d’un partenariat global avec l’Europe.

    L’objectif de la subversion

    Le patriotisme russe est ce que déteste le plus M.B. Khodorkovski. On nous le fait passer pour un petit Saint alors qu’il est un joker de l’administration américaine destiné à déstabiliser le pouvoir russe actuel et le remplacer par un régime soumis. Exactement la même stratégie qu’en Ukraine et en Géorgie. Le programme de M. Khodorkovski  est, sous couvert de ”démocratie”, la soumission de la Russie à  l’Occident sous direction de l’OTAN. Khodorkovski est souvent considéré en Russie comme un traître à son pays, un personnage parfaitement méprisable, qui se drape dans la posture de la résistance au ”despote” Poutine et à son bellicisme.

    Saint Khodorkovski est à la tête d’un lobby, piloté depuis les USA, et le but de la CIA est limpide : imposer Khodorkovski, dans les prochaines années, comme une icône, à la fois dans l’opinion russe et sur la scène internationale. Il s’agit de fabriquer un personnage qui s’imposerait comme le nouveau président russe, comme le successeur ”démocratique” de Poutine. Un proconsul, au service des intérêts US, à la tête d’une Russie décapitée. Cette stratégie a peu de chances de réussir. En effet MBK et son lobby sont complètement déconnectés du peuple russe des couches populaires, profondément patriotes et attachées à l’identité, à l’ordre et aux valeurs. MBK n’est en phase idéologique qu’avec une fraction minoritaire de l’opinion russe, une certaine petite bourgeoisie cosmopolite et occidentaliste concentrée à Moscou et dans les grandes villes. De plus, son discours de propagande sur la ”menace”, notamment militaire, que représenterait la nouvelle Russie n’est pas crédible et risque de ne pas passer dans l’opinion occidentale elle-même. Cette dernière, en effet, voit bien que la vraie menace est islamiste.

    Khodorkovski espère qu’il aura un destin national en Russie parce qu’il parie sur l’échec et l’effondrement du régime de Poutine, notamment sur le plan économique. Les sanctions occidentales, voulues par Washington, vont dans ce sens : créer une crise socio-économique en Russie pour y semer le désordre. Et puis sortir le joker Khodorkovski. Cette stratégie, voulue par la CIA et certains milieux du Congrès, a peu de chances de réussir. Mais si elle réussissait, ce serait une très mauvaise nouvelle pour l’Europe.

    (1)  Le terme même de « Russie ouverte » est très significatif d’une certaine idéologie laxiste et décadentiste, dont souffre toute l’Union européenne : ouverture des frontières à tous les flux commerciaux et migratoires, ouverture d’esprit à toutes les doctrines délirantes, abandon de la souveraineté et de l’indépendance, renoncement à l’identité et à la puissance.

    Guillaume Faye

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/10/12/mikhail-khodorkovski-le-joker-de-la-cia-contre-la-russie.html 

  • En liberté surveillée par Pierre PYRMONT

    Au-delà des faits, accablants (grotesques parfois s’ils n’étaient pas toujours terrifiants), dûment recensés, scrutés, c’est une analyse du sécuritarisme, de ce libéralisme ultra dont l’obsession sécuritaire est en définitive un des développements logiques.

    Il y a sa généalogie : le corpus juridique anglo-saxon, son legs puritain autant qu’hygiéniste, l’après 1945 où déjà, l’attelage idéologique porté par l’U.S. Army et l’École de Francfort, sanctionne comme délit ou crime des opinions. Le précédent de la Guerre de Sécession est aussi pertinemment rappelé quand, sur les confédérés vaincus, sur la civilisation sudiste, s’abattirent répression et rééducation.

    Il y a sa stratégie. Stratégie du choc d’abord qui, par des menées d’ensemble, théories sociétales abracadabrantes, novlangue, violences structurelles entretenues, etc., rompt le tissu social, désoriente, perd les âmes et les corps. Stratégie du choc qui prépare à une indéniable stratégie du chaos – chaos provoqué dont il est ensuite excipé (en même temps qu’on en appelle, certes, à la Démocratie, aux Droits de l’Homme, à leur défense) pour la justification et la commission de mesures chaque fois plus liberticides chaque fois plus cœrcitives, (on notera le rapprochement, jusqu’à leur indistinction, de la police et de l’armée, de leurs missions).

    Il y a, et ce n’est pas le moins important, sa symbolique et sa géopolitique (qui s’intriquent et conjoignent) : c’est la thalassocratie anglo-saxonne, déployée en Occident-Mer holistique, ce sont ses qualités hydriques : le fluide, le liquide, le mouvant, le dissolvant.

    — Le liquide : associé à la monnaie, la finance, le marché, soit la banque dont le pouvoir se répand, insaisissable (fluide), partout et nulle part, flux totalitaire; la connectivité panoptique, omniprésente parce que mouvante et instantanée etc.

    — Le dissolvant : associé à la dématérialisation et à la numérisation des échanges et des rapports humains, l’acculturation, le questionnement des invariants anthropologiques, le virtuel internautique, etc.

    Alors que faire ? Qu’opposer ? demande Georges Feltin-Tracol. Il semblerait que le combat politique, pour être désormais totalement opérant, en sus de sa praxis habituelle, dût aussi se refonder sur un reflux symbolique : au mouvant opposer le solide (la terre, l’enracinement, le localisme…); à l’immédiateté et à l’instantanéité achronique opposer la durée, la chronologie, le temps. Il s’agit d’inventer des territoires dissidents (fractionnisme et Base autonome durable de Michel Drac) lesquels, en fait, sont autant d’espaces tellurocratiques où s’affirmerait « un nouvel état d’esprit révolutionnaire et traditionaliste  ».

    En liberté surveillée. Réquisitoire contre un système liberticide est une remarquable synthèse des dérives post-modernes, en France comme à l’étranger, une critique rigoureuse, étayée, dont le ton retrouve en effet, et c’est tant mieux, la vigueur du pamphlet.

    Pierre Pyrmont

    • Georges Feltin-Tracol, En liberté surveillée. Réquisitoire contre un système liberticide, Les bouquins de Synthèse Nationale, 282 p., 23 € (+ 3 € de port), à commander à Synthèse nationale, 116, rue de Charenton, 75012 Paris, chèque à l’ordre de Synthèse nationale.

    http://www.europemaxima.com/?p=3993

  • Gabriele Adinolfi : « Je suis à la fois avec Pravyï-Sector et Poutine »

    Dans la continuité de l’entretien écrit de deux cadres de Casapound que nous avons précédemment publié, l’Agence Info Libre a rencontré Gabriele Adinolfi, écrivain et militant politique italien proche de ce mouvement.

    Seront abordés avec lui la situation ukrainienne et son double soutien à Parvyï-Sector et Poutine, son avis sur la politique française et notamment son avis sur le Front National. Il précisera ensuite la distinction qu’il fait entre empire et impérialisme et développera son idée d’empire européen.

    Un entretien mené par Nathan Bérenger pour l’Agence Info Libre

  • Préférence nationale: les lois de la préférence en Russie et en France

    Lorsque le Front national déclare vouloir donner la préférence en France aux Français, une clameur d’indignation s’élève des rangs cosmopolites et mondialistes des médias et des partis de l’étranger. C’est pourtant le programme appliqué sans complexe en Russie où l’intérêt de la fédération prime sur tout autre intérêt.
    Selon le site des informations officielles de Russie, aujourd’hui mercredi le président Vladimir Poutine vient de signer une loi qui limite à 20% la participation des actionnaires étrangers au capital des médias russes, alors qu’il était limité à 50% jusque-là. Selon le document, les étrangers, les apatrides et les citoyens russes possédant une double nationalité, ne seront plus en mesure de créer de médias de masse en Russie. Les magazines Forbes et les quotidiens économiques Kommersant et Vedomosti, sont directement concernés par la loi. Ces medias devront se mettre en règle avec la nouvelle loi d’ici janvier 2017, c’est-à-dire que certains capitaux devront passer de mains étrangères dans des mains russes.

    Par comparaison quelle est la part admise de capitaux étrangers dans les médias français ?

    Selon JurisPedia, « les services de télévision utilisant la voie hertzienne terrestre sont régis par, l’art. 40 de la loi du 30 septembre 1986 qui limite la participation des personnes étrangères hors Union Européenne à 20% du capital social ou des droits de vote. Il n’est fait par contre aucune référence concernant la participation des personnes étrangères dans le capital des entreprises exploitant un service par câble ou satellite ». Et rien apparemment non plus concernant la presse écrite.

    Lire la suite

  • Les bébés se révoltent

    BSuite à l'annonce par le gouvernement que 700 millions d’euros d’économies seraient faits sur la branche famille de la sécurité sociale dans le budget 2015, des milliers de parents se sont mobilisés sur Facebook et ont pris le nom de « Bébés Révoltés » avec le soutien de Familles de France.

    Le mercredi 8 octobre, a été créé avec des parents représentants les Bébés Révoltés et deux autres grandes associations (Le Mouvement Mondial des Mères France et l’Union des Familles en Europe) un collectif « Les Bébés Révoltés et leurs Familles ».

    Les premières actions ont déjà démarré dans toute la France : Diffusion d’affichettes chez les gynécologues, les pédiatres, dans les haltes-garderies, les crèches, les boulangeries, les pharmacies,… Courrier à Mme Marisol Tourraine et à plusieurs grands média. Très prochainement, les parents vont être invités à écrire à leur député.

    Mardi, le mouvement a été auditionné par la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale à l'heure des arbitrages sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2015.

    Michel Janva

  • Changement (de nom) du FN? Gollnisch fait le point

    A l’approche du Congrès du FN à Lyon, la machine médiatique s’emballe de nouveau autour d’un sujet dont nous avons déjà traité sur ce blogue, à savoir le changement  de nom du FN. Manuel Valls l’envisageait pour le PS, Sarkozy le veut pour l’UMP, Dupont-Aignan vient de la faire pour Debout la République désormais devenu Debout la France. Sur le site de France Inter, Nasser Madji écrivait lundi que Marine Len Pen « va consulter les 75 000 adhérents pour leur demander s’ils sont d’accord pour changer le nom du (Front National)». «Le débat sera posé à l’occasion d’un questionnaire sur les thématiques du Front et la vie du parti qui sera envoyé aux adhérents par voie postale après le congrès du FN fin novembre. Le changement de nom marquera l’achèvement de la mutation du parti  confie un proche de Marine Le Pen. A l’origine, cette consultation en direction des militants devait être envoyée avant le congrès du FN fin novembre mais pour éviter un nouvel affrontement avec Jean-Marie Le Pen, fermement opposé à ce projet, et asseoir sa légitimité sur le sujet, Marine Le Pen attend d’être confortablement réélue ».  Contacté par le Scan du Figaro, Philippe Martel le directeur de cabinet de Marine Le Pen, explique que «sur le principe, l’idée du questionnaire est validée mais nous n’avons pas encore arrêté les modalités et le calendrier. À priori l’idée d’un changement de nom ne fait pas partie des propositions, mais tout dépendra de l’ambiance du congrès, qui est un paramètre important à prendre en compte».
     
    L’opportunité  du maintien du nom du FN ne doit pas être motivée par une nostalgie, un passéisme contre-productif ou a contrario son changement par l’illusion de l’obligation d’une novation pour être dans l’air du temps médiatique, qui le serait tout autant. Soyons clair: la finalité de notre combat politique est  d’accéder au pouvoir et non de communier confortablement  dans l’entre-soi, dans le témoignage, aussi est-il légitime que cette question soit posée si ledit changement d’appellation pouvait être bénéfique et permettre de rassembler  plus largement nos compatriotes autour de nos idées.  
     
    Bruno Gollnisch l’a dit «le Front National est un instrument au service de la France. Si le FN devait s’appeler autrement demain, je ne m’attacherais pas l’étiquette mais à la substance ». «Si dans l’avenir, il y a une novation importante dans la vie politique de notre pays, si nous devons donner le signe fort de quelque chose d’autre, on pourra l’envisager ».  « En revanche, si le Front National devait abandonner ses convictions, il cesserait de m’intéresser comme tel même s’il conservait le nom et la flamme. »
     
    « Cela étant nuançait-il, je crois que ce n’est pas un hasard si les marques Dior, Louis Vuitton, l’Oréal sont tellement attachées à leur marque et la défendent bec et ongles (…). Une marque peut focaliser les hostilités, mais elle focalise aussi la fidélité. »
     
    « Mais je crois qu’il y a beaucoup de sacrifices qui ont été consentis par des gens du Front National et je pense qu’il est toujours dangereux d’abandonner une marque qui même si elle a été combattue, est aujourd’hui gratifiée par l’opinion publique d’avoir eu raison dans beaucoup de domaines et pas seulement dans le domaine de l’insécurité et de l’immigration mais aussi dans le domaine économique et financier… ».
     
    Jean-Marie Le Pen notait de son côté qu’ « il n’y a que les boîtes en faillite qui changent de nom! ». «On fonde un autre parti quand on a fait faillite, pas quand on a du succès ! ». « Le changement de nom du FN est impensable», «Ce nom a été honoré, il a créé une condition d’existence d’un parti politique français depuis 40 ans, et il a été soutenu par des milliers, des centaines de milliers de sacrifices de militants et adhérents du FN».Ces militants «ne toléreraient pas que je ne sais qui ou je ne sais quoi veuillent changer dans je ne sais d’ailleurs quelle intention plus ou moins honnête le nom d’un mouvement qui est très honorable, le Front National».«Je suis sûr que les militants du FN feront en sorte que les ambitions qui peuvent se manifester sur d’autres couleurs ou d’autres noms ne puissent pas triompher», affirmait-t-il.
     
    Changer le nom d’un parti pourquoi? Pour quelle finalité? Le spécialiste  de la communication  politique Christian Delporte  expliquait cette semaine sur le site du Figaro qu’«au Front National, le nom du parti est de plus en plus délaissé, au profit du rassemblement bleu marine, un nouveau nom qui permet de trancher avec le FN, attaché historiquement à la personne de Jean-Marie le Pen, et de le personnaliser autour de sa fille ».
     
    «Les noms des partis de droite n’ont jamais révélé d’ancrage idéologique clairement défini. En d’autres termes, les dirigeants politiques de droite préfèrent que le parti soit nommé d’après des valeurs consensuelles, larges et partagées, comme le rassemblement, l’union, la France ou la République».
     
    « Le nom du parti, à droite, n’a pas la même valeur qu’à gauche. La gauche s’ancre dans une idéologie collective et une histoire, tandis que la droite préfère se lier à une personnalité qui la dirige ». Nous sommes là dans la tradition bonapartiste. « De Gaulle refusait le mot parti, lui préférant celui de mouvement»est-il encore précisé, appellation usitée  aussi au FN qui lui aussi se  qualifie traditionnellement  comme tel et non comme un parti.
     
    « Les militants UMP est-il écrit, ne sont pas attachés au nom de leur parti, au contraire des militants du PS. Perdre le mot socialiste équivaudrait, pour eux, à abandonner une partie de leur identité. La gauche préfère s’ancrer dans une histoire, une tradition ». Nous pouvons raisonnablement penser que cet attachement là, est partagé par de très nombreux militants, adhérents, électeurs frontistes, même de fraîche date.
     
    « Changer le nom  les symboles du parti indique encore M. Delporte permet d’effacer une image parfois dégradée, ou de dépasser une crise interne identitaire. Le changement est alors une rupture, qui entraîne une refondation du projet politique. Sans cela, il ne s’agit que d’un ravalement de façade sans intérêt ».
     
    Une réflexion qui entre en résonnance avec « l’achèvement de la mutation du parti » (du FN, NDLR) voulu paraît-il par « un proche » de Marine cité par France Inter.  Nous l’avions écrit sur ce blogue, comme il n’est pas envisageable  que le FN renonce à ses fondamentaux,  nous doutons fortement qu’un  changement de nom permettrait d’en finir avec  la diabolisation du FN.
     
    Tant que les nationaux, les patriotes œuvreront en commun dans une formation politique pour défendre l’identité et la souveraineté nationales, les valeurs de notre civilisation helléno-chrétienne, le refus de l’immigration-invasion, de l’euromondialisme, de la décadence, ils subiront les attaques de la caste politico-médiatique et  de sa propagande visant à les noircir aux yeux de nos compatriotes.
     
    Le site d’Europe 1  s’arrêtait fin septembre  sur  ce changement  de nom du FN,  « vieux serpent de mer »,  et  affirmait que «  Marine Le Pen est assez fière d’expliquer qu’elle a réussi à créer une nouvelle identité le FN/Rassemblement Bleu Marine. L’avantage pour elle est double : elle ne braque pas les anciens militants fidèles à son père (et aussi les nouveaux militants  fidèles aux fondamentaux de la droite nationale, NDLR)  et associe en même temps les militants moins radicaux(sic)  à la vie du parti. Pour elle, c’est la réalité sociologique du Front qui en a changé le sigle ».
     
    Marine en tout cas n’apparaît pas très favorable au changement de nom du FN  comme elle le précise dans  le documentaire Ravis par Marine diffusé il ya quinze jours  sur France 3.
     
    Interrogée au sujet de ce changement de nom du FN –« A quand la dissolution du FN dans le RBM? »-  la présidente du Front National  explique alors aux Français qu’ «il y aussi des gens extrêmement attachés (au FN),  c’est quand même une marque le Front National. C’est une marque de courage, c’est une marque de longévité, de persévérance, de pugnacité. Chacun a son avis sur le sujet. Ce n’est pas pour moi un sujet tabou mais je n’envisagerai sérieusement une éventuelle modification du nom du FN si je m’apercevais qu’à un moment donné il y avait un décrochage entre l’image du leader ou du candidat à la présidentielle et le Mouvement ».
     
    «  Mais poursuit-elle,  comme l’augmentation de la confiance qui nous est faire fonctionne de manière parallèle et que le FN engrange de plus en plus d’électeurs, de plus en plus d’adhérents, de plus en plus de sympathisants, je ne vois pas de raisons dirimantes aujourd’hui pour envisager une modification qui peut être nous ferait plus perdre qu’elle nous ferait gagner».
     
    Un mot encore pour réagir à l’analyse de Thierry Richard  paru sur le site de Ouest-France hier relayant  la grille de lecture du Monde. Le journaliste explique que « Contrairement à ce qu’il veut faire croire  (sic), le Front national n’est pas un parti homogène qui serait porté par une seule force. Au moins deux courants se font concurrence ».
     
    «D’un côté les  nationaux-républicains ou souverainistes qui, avec Florian Philippot, préconisent l’assimilation et l’interventionnisme économique. Ceux-là se disent plus  bleu marine  que Front National. Ils prônent l’exclusion des éléments les plus radicaux et veulent rompre avec le style  maréchaliste  de Jean-Marie Le Pen » (sic).
     
    « De l’autre, les libéraux-conservateurs  qui se classent franchement à droite. Marion Maréchal-Le Pen en est le porte-drapeau. Selon Le Monde,  la députée du Vaucluse cherche à lancer des ponts aussi bien vers l’UMP qu’en direction de mouvements radicaux de la sphère identitaire . Ces conservateurs, qui revendiquent leur foi, n’hésitent pas à s’afficher dans les rangs de la Manif pour tous ».
     
    « C’est l’autre enjeu du congrès de Lyon: départager les lignes incarnées par Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot ».Et bien non !  L’enjeu du Congrès c’est de montrer que le FN est un Mouvement qui est riche de la diversité de ses talents, qui porte un programme cohérent,  alternatif à ce Système mortifère,  qui est soudé sur l’essentiel  et uni derrière Marine Le Pen.
     
    Le FN n’est pas une secte, un fan-club,  ou un « parti de godillots ». Qu’il  existe des sensibilités patriotiques différentes au FN c’est là tout ce qu’il y a de plus naturel,  c’est même sa raison d’être ,  contenu dans la définition même du terme  «Front»: des Français venus d’horizons divers mais rassemblés  autour d’un grand dénominateur commun, en l’espèce  la défense de notre souveraineté et identité nationales.
     
    Bruno Gollnisch, militant de toujours de la cause nationale, a bien sûr sa sensibilité propre mais assume sans esprit de chapelle l’intégralité des fondamentaux du programme du FN, comme d’ailleurs l’énorme majorité des adhérents, toutes générations confondues.  
     
    Comme nous l’écrivions aussi au sujet des « Nat Rep » et autres « Identitaires »  présents au FN, « la cohérence, l’efficacité, la discipline  commandent de ne pas être hémiplégique. La défense de notre  souveraineté nationale face à Bruxelles est éminemment complémentaire de la défense  de notre  identité, dans toutes ses dimensions, dans toute l’acception du terme . Ce refus de dissocier ces deux aspects est d’ailleurs consubstantiel au FN. C’est la raison de l’adhésion  croissante de millions de nos compatriotes aux idées frontistes…notamment en premier lieu, c’est vrai,  le refus de l’immigration-invasion et la défense de nos valeurs françaises, civilisationnelles,  qui sont encore et toujours les principales raisons du vote Le Pen  et FN, au « nord », comme au « sud » .  

  • La République des censeurs

    Entretien sur radio Courtoisie dans les Chroniques de vieille Europe avec Jean Bricmont pour son livre La République des censeurs, édition de L’Herne.

    De nombreux conflits en France sont « identitaires », par exemple sur l’Islam, le communautarisme, le sionisme et l’anti-sionisme, le racisme-sexisme-homophobie. Un des facteurs qui alimente ces conflits est que la notion de liberté d’expression et la séparation correcte privé-public n’est que très rarement comprise et encore plus rarement défendue. On aboutit à un climat généralisé de dénonciation mutuelle et une montée des antagonismes entre communautés.

     

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Les eurodéputés arrondissent leurs fins de mois

    Non seulement les députés qui sont censés gouverner l’UE n’y consacrent pas l’intégralité de leur temps, mais de plus, c’est souvent en conflit d’intérêt avec leur activité professionnelle.
    C’est pas beau la démocratie ?

  • Allocations familiales : c’est ça, la justice sociale ?

    Tous les œufs étant tondus, il ne semble plus possible d’augmenter encore l’impôt. Reste alors la solution de diminuer les prestations, familiales de préférence.   

    Comment tailler dans les dépenses quand on ne veut rogner sur rien ? Difficile. C’est pourtant ce à quoi prétend se livrer notre gouvernement, le président Hollande – malgré son air pataud – étant le champion des entrechats.

    Tous les œufs étant tondus, il ne semble plus possible d’augmenter encore l’impôt. Reste alors la solution de diminuer les prestations, familiales de préférence. C’est la piste que suggèrent des élus de la majorité, d’autant plus pressés d’indexer lesdites prestations sur les revenus que les familles nombreuses à très nombreuses se situent globalement aux deux bouts de l’échelle sociale : chez les CSP+ et chez les Groseille–, autrement dit la France chrétienne des beaux quartiers et la société polygame d’importation.

    Bref, disent les esprits simples, taxer les premières serait automatiquement favoriser les secondes et l’économie de marché aux fruits et légumes par la même occasion. D’ailleurs, madame Marie-Françoise Clergeau, la rapporteuse (je préfère « rapporteuse » à « rapporteure », ça me rajeunit…) socialiste de la partie famille du budget 2015 pour la Sécu, devrait proposer à ses collègues, en ce mardi après-midi, quelque 700 millions d’euros de coupes dans les allocations familiales, notamment en durcissant l’accès à « certaines allocations accessoires ».

    Lire la suite

  • Syrie : des chrétiens s’organisent en milices

    Aaliyat est un village chrétien en Syrie, et pour le défendre, certains habitants ont pris les armes. 88 personnes, toutes chrétiennes de rite grec-catholique, gardent le village depuis huit mois. À Pâques, l’année dernière, le Front al-Nosra et l’ASL ont attaqué Dibeh, un village voisin qui aurait, depuis, été repris par les forces gouvernementales. Les rebelles voulaient passer par Aaliyat dans la foulée, mais après un échange de tirs, ils ont changé de route. Quatre check-points ont été installés dans le village. Chaque soir, des hommes y montent la garde. Parmi eux, le prêtre.

    Aaliyat n’est pas le seul village chrétien syrien à avoir pris des mesures d’autodéfense. Les syriaques, grecs-catholiques et grecs-orthodoxes à Fayrouzeh ont, eux aussi, pris les armes. Et dans la région de Wadi el-Nasara, à l’ouest de Homs, un homme qui a de bonnes relations avec le gouvernement a armé les chrétiens. Cette région abrite de nombreux couvents, dont ceux de Mar Gerios et de Mar Élias.

    Michel Janva