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actualité - Page 5055

  • Le pouvoir des vertueuses incantations

    Il n'y a pas de nécessité, pour le politique français, de s'inscrire dans le réel : l'espace politique est purement virtuel, le temps politique est purement virtuel.

    Prenons un exemple purement spatial : les zones non-urbaines. 60 % de la population y vit, mais elles sont oubliées. Le politique a décidé que les villes étaient l'avenir de l'humanité, parce que les études prouvent que plus de la moitié de la population mondiale est déjà urbaine. Donc, exit les campagnes, désormais sans médecins, sans hôpitaux, sans écoles, sans bureaux de poste. De la même manière, le politique a décidé que la bonne santé d'une entreprise, d'un secteur, se mesurait à sa capacité à exporter, avec cette typique arrogance missionnaire française. Donc, on a basculé toute l'agriculture dans le productivisme et on s'est félicité de la capacité des volaillers à exporter en Arabie Saoudite et des maraichers à envoyer leurs poireaux en Russie. Aujourd'hui, les volaillers sont en faillite et les paysans jettent leurs légumes.

    Le choix des mots

    Mais ce n'est pas grave, car dans l'espace et le temps virtuels des politiques, rien n'est irrémédiable car tout peut être dit, ou plutôt nommé, ou plutôt renommé. L'État islamique fait régner une terreur sans nom dans les pays où l'inconscience des démocraties lui a permis de prospérer? On ne l'appellera pas Etat et on dira qu'il n'est pas islamique (Laurent Fabius, 15 septembre). La chose a d'immédiats avantages : on ne vexe aucun musulman de France, malgré leur évidente passivité - voire leur tacite accord -, sensible au cours des dizaines d'années où le terrorisme islamiques a ensanglanté la planète et où les pays islamique ont fait régner leur charia immonde. Le « vivre-ensemble » est préservé, et la question musulmane planquée sous le tapis. Quant à Daech, malgré l'effroi, il a continué tranquillement à égorger, piller - et vendre son pétrole.

    La courbe du chômage ne s'est pas inversée ? On demandera à être jugé sur toute la durée du mandat et, dans la novlangue la plus pure, on se félicitera (comme Rebsamen le 23 septembre) de la baisse des demandeurs d'emplois de catégorie A en France métropolitaine - ce qui est une excellente façon d'ignorer l'ensemble des chômeurs et les territoires français hors France continentale.

    De mesures en plans

    Et ainsi de suite, Cambadélis fulmine contre Bruxelles mais le Sénat demande (25 septembre) que les directives européennes soient transcrites plus rapidement dans nos lois, le redresseur productif Montebourg assiste impavide à la plus grande série de faillites de petites entreprises et d'artisans (sans parler du secteur associatif, sinistré) tout en se félicitant des pauvres milliers d'emplois qu'il a momentanément sauvée dans les entreprises médiatiques.

    On ne compte plus les Plans, les Chocs (et les états de choc, à chaque catastrophe naturelle ou humaine) et les Étapes - et, protégés par un brouillard impénétrable de mots vides à la coque dure, les gouvernants avancent, impavides, au milieu des ruines qu'ils ne voient plus mais portés par les 34 plans de reconquête de « la Nouvelle France industrielle », comme on l'a proclamé à l'époque (Macron a décidé d'enterrer les 34 plans) ou les 20 mesures de soutien au bâtiment ou le prochain « machin ». Et le Medef parle d'un million d'emplois, et Mélenchon parle de VIe République, etc.

    Paraître et durer

    Le réel n'est plus qu'une matière plastique où le politique, le médiatique, a toujours raison : quand il explique que « c'est difficile », il se donne déjà absolution de son échec et réclame même qu'on lui sache gré de son honnêteté; quand il réclame de la décence, il exige le droit à l'oubli ; quand il parle de valeurs, il sous-entend que celui qui n'est pas d'accord en est dépourvu, de ces valeurs qui se passent de toute définition mais qui permettent de fulminer l'excommunication.

    Chaque discours est une incantation non paspour exorciser le mauvais sort mais pour conjurerle réel, le tenir à bout de mots, à distance des formules; non pas pour implorer le ciel mais pour convoquer les esprits, solliciter les langages, repeindre les consciences. L'espace civilisé s'effrite, maisons en ruines et champs en jachère, letemps s'abolit, zones pavillonnaires et pôles decompétitivité, le monde s'aplatit, chemises d'Indeet cerises du Chili. Les Français s'appauvrissentet s'abêtissent, mais la mystique socialo-républicaine enrichit chaque jour son manuel, chaqueéchec générant son incantation: maigre consolation. 
    Hubert Champrun monde & vie  Ier octobre 2014 

  • Espagne :La moitié des électeurs du PP ne revoteront pas pour le PP

    ... en raison de son refus de restreindre l'avortement :

    "Ainsi, le Parti populaire est parvenu en cédant à toutes les révolutions sociétales socialistes (« mariage gay », avortement…) à descendre presque aussi bas que le PS français alors qu’il fait nettement mieux sur le terrain économique : réduction des déficits publics, légère baisse du chômage (qui reste malgré tout très élevé), retour à une croissance modérée après plusieurs années de récession… Tout ceci après avoir hérité d’une situation catastrophique causée par plusieurs années de gestion socialiste calamiteuse (immigration de masse, bulle immobilière gigantesque…). [...]

    De leur côté, les associations pro-vie appellent les Espagnols à ne plus voter pour le PP et à venir manifester massivement contre l’avortement le 22 novembre prochain. Cet appel a été lancé par une quarantaine d’associations qui représentent plus de 4 millions de familles espagnoles."

    Michel Janva

  • Les franco-sceptiques acceptent mal les critiques de l'UE

    Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

    "« Le projet de budget de la France est assez loin de l'objectif, à la fois en terme de déficit et de mesures effectives, concernant le déficit structurel et le nombre et la qualité des réformes qui doivent être réalisées… On leur a donné deux ans et la question est : comment ont-ils utilisé ce temps ? Pour être tout à fait franc, je crois qu'ils ne l’ont pas utilisé. »

    Le propos est de Jeroen Dijsselbloem, ministre des Finances des Pays-Bas et actuel président de l’Eurogroupe.

    Michel Sapin a répondu :

    « Monsieur Dijsselbloem n'est pas l'Europe. Monsieur Dijsselbloem ne représente pas l'Europe. »

    Et Manuel Valls :

    « Il faut respecter la France, c'est un grand pays. Je n'accepte pas de leçons de bonne gestion. Je demande à chacun beaucoup de sang-froid, beaucoup de respect, surtout de la part de partenaires européens. »

    Mais Jeroen Dijsselbloem, qui « représente l’Europe » dans la mesure où il est le président du club des pays qui ont la monnaie unique, ne fait que dire tout haut ce que les experts de la Commission européenne disent tout bas – pas si bas que cela, d’ailleurs.

    On remarque que pour défendre leur gestion désastreuse nos politiques jouent sur le sentiment de l’honneur national bafoué, alors que lorsqu’il faut faire accepter de nouvelles pertes de souveraineté ils expliquent qu’il faut dépasser le cadre national. Ainsi quand on met davantage encore la France sous la coupe de Bruxelles (notamment en permettant à l’exécutif européen de contrôler les budgets nationaux), on nous explique que l’union fait la force et que la France est un trop petit pays pour jouer seule dans la compétition mondiale, mais quand ce même exécutif européen menace de nous sanctionner avec les sanctions que nous lui avons octroyées, tout à coup la France devient un grand pays auquel on ne fait pas la leçon… C’est pitoyable."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Conférence de Serge Latouche : « Construire l’avenir avant ou après l’effondrement ? »

    Dans le cadre du cycle 2013-2014 « Une société du bien vivre – Pour sortir de la tyrannie de l’économie », co-organisé par les Amis de la Terre et le Mouvement politique des objecteurs de croissance, Serge Latouche, professeur émérite d’économie de l’Université d’Orsay, a donné une conférence intitulée « Construire l’avenir avant ou après l’effondrement ? ».

    http://fortune.fdesouche.com/
  • Djihadistes “français” partis en Syrie : le pire reste à venir

    Quand on apprend que onze membres d’une même famille ont récemment quitté Nice pour faire le djihad en Syrie, cela pose de réelles questions sur le fameux modèle du Vivre ensemble vanté par ceux qui nous gouvernent.

    Dans une tribune parue sur FigaroVox, Hugues Moutouh craint que la vague de départs «sans précédent» que connaît aujourd’hui la France précède une vague de retour potentiellement terroriste. Cette inquiétude n’est d’ailleurs pas sans rappeler la campagne militante lancée – voici quelques mois – par le Bloc identitaire et intitulée “Aujourd’hui, djihadistes en Syrie. Demain, terroristes en France !

    Les jeunes qui répondent à l’appel des djihadistes sont certes des victimes, des personnes fragiles, mais ils peuvent très vite se transformer en bourreaux. Mais sur ces sujets sensibles il est préférable d’éviter de mettre de l’huile sur le feu. Rien ne sert de faire peur. Il faut être vigilant sans céder à la panique. La vérité est que la situation aujourd’hui est globalement maîtrisée, mais que le pire est encore à venir. Nous sommes dans une phase qui presente finalement peu de risques à très court terme puisque les apprentis djihadistes français quittent la France. Dans quelques mois, lorsque l’intervention militaire occidentale aura produit tous ses effets, nous serons confrontés à une nouvelle phase beaucoup plus dangereuse pour la sécurité de nos concitoyens. Les combattants défaits chercheront alors à rentrer chez eux.

    http://fr.novopress.info/176559/djihadistes-francais-partis-en-syrie-pire-reste-venir/

  • Procès pour David van Hemelryck

    Communiqué d'Hollande Démission :

    "Le 13 Octobre 2014, l’Etat poursuit … un opposant politique.

    Les faits supposés et reprochés ?Avoir organisé le 11 novembre et le 30 novembre des manifestations, et ne pas les avoir déclarées en préfecture. La réalité ? Des arrestations motivées politiquement, l’Etat cherchant à dissuader la naissance du mouvement Hollande-Démission par des poursuites judiciaires.

    Réagissant aux instructions auxquelles ils obéissaient, instructions probablement délivrées sous l’’égide du Ministre de l’Intérieur,ces arrestations ont cependant été exécutées dans une telle urgence qu’elles ont été, à chaque instant, entachées de graves irrégularités, voire d’illégalitésselon l’avocat de David Van Hemelryck :

    Le 11 Novembre 2013, l’arrestation de David Van Hemelryck, avec d’autres citoyens. Cette arrestation était préventive et ils ont été arrêtés avant d’avoir prononcé le moindre slogan. David Van Hemelryck était surveillé par un agent de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur, devenu DGSI en mai 2014. Suivi jusque dans un restaurant des Champs-Elysées, il a été cueilli à sa sortie par une escouade de CRS de renfort accourue spécialement.

    Le 30 Novembre 2013, une poignée de citoyens et de passants participaient à une action photographique sur la place des Droits de l’Homme à Paris. S’en suit une arrestation incompréhensible : garde à vue, puis prolongation sans aucune raison sérieuse. Les motifs de l’arrestation ne sont pas vraiment clairs : la seule raison qui semble avoir déclenché cet acharnement serait la lecture du texte inscrit sur la banderole. Or, l’objet de la prise photographique était de faire la promotion d’unsite, site d’information Web comme il en existe des milliers, qui publie régulièrement l’actualité sur des actions d’information publiques et pacifiques. Puis, sur ordre du procureur,la banderole a été brûlée rapidement. Cette façon de procéder a été reconnue illégale par l’agent judiciaire de l’Etat.

    Ce procès appelle des questions :

    • Dans un dossier normal,a-t-on déjà vu que l’on détruisait une pièce à convictioncentrale telle que la banderole ?
    • S’agissait-il d’une arme terroriste ?
    • Y-a-t-il eu des instructions politiques du gouvernement Français ?
    • Si on exclut la paranoia, se peut-il que les renseignements intérieurs aient été si mal renseignés pour confondre une banale prise de photo avec une grave menace d’action terroriste ?
    • Peut-on alors parler de démocratie bafouée, et de procès politique ?

    Aujourd’hui, David Van Hemelryck et deux jeunes gens sont impliqués dans deux procédures que l’Etat a engagées à leur encontre. Le 13 octobre, les mis en cause demanderont la condamnation de l’Etat, ainsi que l’indemnisation et le remplacement au frais de l’Etat de la banderole (factures) et des dommages et intérêts pour préjudice de non disposition de bien privé."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/proc%C3%A8s-pour-david-van-hemelryck.html

  • Non, Nicolas Sarkozy n’est pas l’ homme providentiel !

    Faut-il que les Français aient la mémoire courte pour que des mouvements comme la Manif pour tous et autres Sens commun lui fassent les yeux de Chimène ?   

    Depuis 200 ans, c’est récurrent dans l’ histoire de France : lorsque nos institutions et nos politiques sont bloquées, on fait appel à l’homme providentiel… Ah ! Quels fantasmes refoulés ne se cachent pas derrière ce concept !

    Le dernier en date : de Gaulle. Celui qui prétend l’être actuellement : Nicolas Sarkozy. Loin de moi l’ idée de me livrer à une énième séance de « Sarko bashing », mais la naïveté de certains (et surtout ceux de ma génération) me pousse à rétablir quelques vérités sur ce qu’est un homme providentiel, et sur ce que vaut Sarko réellement…

    Dans notre histoire, l’homme providentiel est un militaire (souvent) : pensons à Bonaparte, Boulanger, Pétain, de Gaulle… mais surtout un homme doué d’un réel courage (toujours) et d’un patriotisme viscéral. Or, force est de constater que Sarkozy n’est ni l’un ni l’autre…

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  • Ce sac plastique qui cache le vote d'un piège énergétique

    Dans la nuit de vendredi et samedi, nos députés ont courageusement veillé jusqu'à l'aube pour abolir le sac plastique et la vaisselle jetable en plastique (les bébés restant, eux, toujours jetables). Cette décision, qui restera gravée dans la mémoire de tout amateur de pique-nique, a fait la une des journaux, alors que

    "l'essentiel fut voté dans un grand silence d'indifférence, sans l'ombre d'un débat pour l'avenir de notre pays. L'article 1er du projet de loi adopté dès le vendredi matin ne concerne que notre facture d'électricité, notre indépendance énergétique, et notre excellence industrielle. C'est tout. Ce que cet article pose, c'est l'équation à résoudre concernant le mix énergétique, mais il se garde bien de la résoudre. Ainsi,

    • la part du nucléaire dans la production d'électricité devra être réduite de 75 à 50% à l'horizon 2025 ;
    • la consommation énergétique diminuer de moitié en 2050 par rapport à 2012 ;
    • figurent la baisse des émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030, et leur division par 4 en 2050 ;
    • enfin, la part des énergies renouvelables doit être portée à 23% en 2020 et 32% en 2030, et la consommation des énergies fossiles diminuer de 30% en 2030.

    Bon courage ! Ne serait-ce que pour réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en diminuant la part du nucléaire, cela me parait être un certain challenge à résoudre. Si on met tous les autres pourcentages dans le shaker, j'ai du mal à voir ce qui va pouvoir en sortir en terme de programmes d'équipements pour la France : 3 millions de chômeurs juchés sur des vélos pour alimenter les ampoules de nos guirlandes de Noël ? Aucun débat sur les impacts liés au coût de l'électricité et sur ses conséquences pour les ménages et notre industrie. Le sac plastique cachait donc une forêt de pourcentages alignés sous forme d'une équation impossible à résoudre, une équation qui n'est que l'expression de la plus pure utopie."

    Louise Tudy

  • Marine Le Pen élue en 2017 ?

    Sans même parler de la création-manipulation de SOS racisme dans les années 80 , cela fait près de 25 ans que le PS s’échine a créer des bidules, des machins, des commissions, publie des fiches, des bouquins, organise des réunions, des forums , des débats sur sa grande obsession : comment enrayer la progression du Front National ? La réponse à cette question est pourtant très simple et tient  en quelques mots: en arrêtant de trahir les Français, notamment les plus modestes. Le Mouvement national en faisait déjà le constat et l’analyse il y plus d’un quart de siècle et il est aujourd’hui entendu avec une audience jamais atteinte.  C’est bien la conversion du PS,  à l’instar de la droite, à l’idéologie libérale-libertaire sur le plan sociétal, à l’ultra libre échangisme sans frein et sans frontières, à la doxa euromondialiste sur le plan économique, social, identitaire qui explique ce divorce entre le peuple  et la gauche.  Et plus largement entre les électeurs et le Système au sens large, le parti des abstentionnistes étant le premier parti de France, talonné  par le Front National.

     Déjà engagé en 1990 dans Le manifeste contre le Front National, l’actuel  Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis , comme ses prédécesseurs au même poste, sorte de passage obligé, a donc validé une nouvelle mobilisation contre le FN. Cela prend la forme de la création d’une « cellule spécialisée »…laquelle inspire déjà de «la pitié» à Marine Le Pen. Il s’agit donc pour la centième fois est-il expliqué de «décortiquer le vote FN aux derniers scrutins (avec la mise en place d’un comité d’experts composé de sociologues, d’universitaires et de spécialistes de l’opinion, (d’) établir des contre-argumentaires, (de) mettre en place un pôle ressource juridique pour accompagner les militants et (de)  soutenir les opposants locaux dans les municipalités frontistes»  rapporte Le Lab d’Europe 1.

     «Pendant la campagne de 2012 rappelle encore le blogue de cette radio, déjà, une cellule de réflexion et de riposte avait été mise sur pied pour contrer ce que François Hollande avait désigné comme un ennemi de la République. La première secrétaire d’alors, Martine Aubry, en avait confié la responsabilité à son conseiller Alain Bergounioux. Parmi ses membres, entre autres, Guillaume Bachelay, élu député en 2012, et Najat Vallaud-Belkacem (…)».

    Dans les faits une brochure de mauvaise facture avait été en effet  publiée, fruit des travaux d’une vingtaine de responsables socialistes, dont Harlem Désir,  au résultat d’autant plus pitoyable que des personnalités comme Caroline Fourest avait été auditionnées pour parfaire cette argumentaire anti FN.

     Une preuve, déjà, du manque de psychologie et d’intelligence du candidat Hollande et  des pontes du PS. Il faut en effet être définitivement coupée de la France d’en bas  pour demander  aux têtes de gondole d’un Système que les catégories populaires  rejettent particulièrement, de fournir  les arguments pour faire revenir à la niche les électeurs « égarés » au FN !

     A voir à qui ladite mobilisation a été cette-fois confiée, des permanents et cadres de troisième zone assez peu considérés au sein même de la rue de Solferino, on peut d’ailleurs juger de la terrible décrépitude intellectuelle du  Parti socialiste.

     S’y collent ainsi le député du Cher Yann Galut, par ailleurs un gentil  garçon plutôt  courtois ,  auteur récemment d’un petit guide anti  FN très commun, l’apparatchik et peu finaude Elsa Di Méo, qui accumule les échecs dans ses tentatives  de mobilisation à Fréjus contre David Rachline, ou encore la caricaturale Sarah Proust, secrétaire nationale chargée des mobilisations militantes (sic), auteur d’un livre particulièrement  médiocre sur le Front National  – Le FN : le hussard brun contre la République . Cette dernière s’était signalée par  cette phrase  assez  savoureuse: «Il ne faut pas faire proposition contre proposition contre le FN, car nous ne nous basons pas sur les mêmes valeurs». C’est vrai  que c’est beaucoup plus simple comme ça !

     Bref, les plus lucides au PS ou ceux qui possèdent le plus d’amour propre,  ne veulent pas se donner le ridicule de pondre une énième étude bidon, jargonnante truffée de poncifs et de demi-mensonges, d’avertissements sur  le retour de la Bête.  Et ce,  faute d’expliquer que  la nature ayant horreur du vide, la place grandissante prise par le FN chez les ex électeurs de droite comme de  gauche, s’explique non seulement par le talent spécifique d’une Marine Le Pen ou des  dirigeants frontistes, mais aussi  par  le virage  stratégique, tactique, idéologique pris par le PS, parfaitement décrit et revendiqué  par un  pseudopode socialiste comme Terra nova…

     Selon un sondage Odoxa pour Le Parisien publié le 5 octobre , le PS et ses alliés de revers de la droite mondialiste pourraient cependant se réjouir de la permanence,  de l’efficacité de la  propagande antinationale, quotidienne sous sa forme subliminale, intensive et multiforme depuis des décennies. Ainsi  63%  des Français estimeraient que Marine Le Pen  est «raciste », 78% affirmeraient encore que le qualificatif « d’extrême droite » s’applique « plutôt bien » à elle, 67%  ne lui feraient  pas confiance pour «  gouverner le pays ».

     Pour autant,  la  présidente du parti FN obtiendrait  85% de mauvaises opinions chez les «sympathisants de gauche » (14% de bonnes), mais  enregistrerait 67% de «bonnes opinions» chez les «sympathisants de  droite» (32% de mauvaises). Au total, Marine bénéficierait de 43% de bonnes opinions et si  73% des personnes interrogées jugeraient qu’elle est  « agressive » (mais les adversaires de la France française ne le sont-ils pas aussi ?) ; 72%  estimeraient qu’elle est  «courageuse».

     Dans l’entretien qu’il a accordé à Paris-Match publié la semaine dernière, le grand gourou planétarien et conseiller multicarte Jacques Attali se désole de la pauvreté des programmes à gauche comme à droite dans la perspective de la présidentielle de  2017. Il ne tresse des lauriers qu’au ministre Emmanuel Macron, ex de la commission Attali de 2008, Young Leader, membre de Bildelberg, ancien  banquier d’affaires au sein du groupe Rothschild. «J’ai eu le privilège de le découvrir et de le présenter à François Hollande. Je ne saurais trop recommander de suivre ce jeune homme » dit-il.

     « Pour devenir président de la République explique-t-il encore, il faut convaincre les Français sur trois points : qu’on est désintéressé, qu’on aime la France et, enfin, qu’on est crédible dans sa façon de définir un programme et dans sa méthode pour le mettre en œuvre. Je ne vois pas grand monde qui en soit capable».

     Pas grand monde, mais M. Attali, même s’il le redoute, a tout de même une petite idée et en bon connaisseur des arcanes du Système, constate que celui-ci est à bout de souffle. Aussi  n’hésite-t-il pas à affirmer qu’«à l’heure où nous parlons, je pense que (l’élection de Marine Le Pen à la présidentielle de 2017) est l’hypothèse la plus vraisemblable. Mme le Pen peut gagner puisque tous, à droite comme à gauche, pensent que celui qui sera en face d’elle au second tour est élu d’avance. Leur seul programme, et ils ont tort, est donc de discréditer leurs adversaires du premier tour. On voit cette tactique déjà à l’œuvre. Or plus ils s’entre-tuent, plus ils la renforcent. Et plus ils sont nombreux à penser qu’il suffira d’être le deuxième, plus il y aura de candidats : le premier obtiendra donc 15 % des voix, elle 40 %. Un tel écart ne se rattrape pas».

     Ce qui ne se rattrape pas avance encore Bruno Gollnisch, c’est plus prosaïquement  ce décalage grandissant entre le pays légal et le pays réel. C’est le ou la candidate  incarnant au mieux les aspirations populaires qui a en effet théoriquement le plus de chance de l’emporter. En pratique, c’est une autre affaire  dans notre démocratie confisquée où la partie ne se joue pas à armes égales et en toute transparence.  Mais une prise de conscience massive de notre peuple peut encore, doit  faire la différence et nous y travaillerons sans relâche dans les deux ans et demi à venir.

    http://gollnisch.com/2014/10/13/marine-le-pen-elue-en-2017/