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actualité - Page 5073

  • Fabrice Nicolino : « Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé » (màj audio)

    Mise à jour du 04 octobre 2014

    Dans l’émission de France Inter “CO2 mon amour”, le 20 septembre 2014, Denis Cheissoux recevait le journaliste Fabrice Nicolino, au sujet de son nouveau livre consacré à l’industrie chimique. Également présent, Stéphane Sarrade chef du département de physico-chimie à la Direction de l’énergie nucléaire du CEA.

    France Inter

    90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ?

    Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules.

    Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

    Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

    Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG.

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  • Sens Commun est lucide sur le double discours de dirigeants de l'UMP

    Grâce à la convention entre l'association Sens Commun et l'UMP, chaque nouvel adhérent de Sens commun devient automatiquement militant encarté rue de Vaugirard. Difficile de percevoir la réelle influence de Sens commun mais le mouvement s'est inscrit dans le paysage de l'UMP. Les responsables espèrent dépasser les 10 000 en décembre 2014200 à 250 de leurs membres sont devenus conseillers municipaux en mars 2014. A l'UMP, où on annonce 50 000 adhésions entre juin 2013 et juin 2014, on affirme qu'il est impossible de " corréler " cet afflux avec Sens commun, mais on note une vraie " dynamique " autour de l'association. Les membres de la structure ne sont pas encore représentés au sein des instances.

    Partisans d'une abrogation de la loi Taubira, les dirigeants de Sens commun, qui devraient bientôt publier un nouveau manifeste, cherchent surtout à peser sur le futur programme. Ils discutent avec les candidats à la présidence de l'UMP, qu'ils ont invités à un meeting le 15 novembre.

    • Hervé Mariton travaille avec eux.
    • Bruno Le Maire leur a donné des gages sur sa volonté de mieux encadrer la filiation.
    • Nicolas Sarkozy a déjeuné avec les responsables de l'association juste avant l'annonce de son retour. L'ex-président de la République leur aurait demandé une note sur les aspects juridiques d'une réforme de la loi Taubira, ce que ne confirme pas l'entourage du candidat.

    Madeleine Bazin de Jessey, porte-parole, indique :

    "Nous sommes lucides sur le danger d'un double discours de la part de certains dirigeants. C'est toujours le risque en politique. C'est précisément la raison pour laquelle nous sommes à l'intérieur de l'UMP ".

    Michel Janva

  • Le dollar, arme de guerre économique

    Le dollar est depuis 1945 la monnaie de réserve mondiale. Pour bien comprendre les enjeux géopolitiques du dollar, il est indispensable d’analyser l’usage qu’en ont fait les Etats-Unis depuis le début des années 60 en repartant de l’analyse de Jacques Rueff (Le péché monétaire de l’Occident, éditions Plon, 1971). Ce dernier alors ministre de l’économie et des finances, avait convaincu le président De Gaulle de s’opposer à la manière dont les Etats-Unis manipulaient leur monnaie aux dépens des autres économies. 

    La monétisation de la dette américaine
    Lorsque la FED accroît la masse monétaire, en fait elle transforme la dette en dollars en disponibilités à moyen ou long terme pour les acheteurs sur les marchés financiers. Mais l’augmentation de la masse de dollar disponible ne correspond pas forcément à une hausse de la demande en dollars dans le monde. Donc le dollar se déprécie. Or les exportateurs de pétrole et d’autres matières premières qui sont contraints de vendre en dollar, voient leur pouvoir d’achat en contre-valeur euro par exemple se réduire d’autant. Il est nécessaire donc de rétablir systématiquement dans les chiffres officiels de la croissance des différents pays notamment de l’OCDE l’impact inflationniste de la dette américaine. Depuis 1965 c’est ce mécanisme d’absorption (avant 1990 essentiellement par les pays occidentaux gros importateurs de pétrole puis après 1990 par le reste du monde) de la dette américaine liée à la création monétaire (devenue ensuite politique de Quantitative Easing de la FED).
    C’est cette politique de monétisation de la dette en dollar  que Rueff avait dénoncé comme « le privilège exorbitant qui permet aux Etats-Unis de vivre à crédit sur le dos du reste du monde ». Le refus d’absorber les excédents monétaires en dollar par une grande partie des pays depuis la création de l’Euro est en fait à l’origine des crises récentes et de l’appauvrissement considérable des Etats-Unis. Les BRICS ont parfaitement compris ce problème et depuis leur premier sommet réclament une réforme du Système Monétaire International afin de détrôner le rôle hégémonique du dollar comme unique monnaie de référence dans les échanges internationaux et en particulier pour le commerce du pétrole, du gaz, des matières premières et des céréales. Il est intéressant de noter à ce propos que chaque fois que le gouvernement d’un membre de l’OPEP a fait la demande par son représentant d’ouvrir la possibilité d’un règlement de ses ventes de pétrole en or ou en Euro, il a fait systématiquement l’objet d’une déstabilisation voire d’une destruction en règle de son pays : Irak en 2002-2003, Venezuela en 2002-2003 (tentatives de coup d’Etat contre Chavez), Libye en 2009-2010 (élimination de Khadafi) , Norvège en 2011 (attentat d’extrême droite contre des cibles politiques).

    L’abandon du dollar comme monnaie d’échange
    Septembre 2014, la Russie et la Chine ont décidé l’abandon du dollar comme monnaie d’échange. Cette décision est très significative du durcissement du rapport de force entre les Etats-Unis et les puissances qui lui contestent sa suprématie. L’accélération du processus de tensions en Eurasie (révolutions colorées, Géorgien, Ukraine) a amené la Russie à tirer les enseignements des processus de destruction menés par Les Etats-Unis à l’encontre des pays qui s’opposaient à sa volonté de puissance, en particulier dans le domaine énergétique. Cette nouvelle logique d’affrontements entre puissances met en exergue l’imbrication de la guerre de l’information et des actions politico-militaires autour de la crise du régime ukrainien (manifestations nationalistes pacifiques puis violentes, renversement du pouvoir en place, réactions séparatistes des pro-russes, engagements militaires de l’armée ukrainienne, attentat contre un avion civil, contre attaques russes par infiltrations d’éléments armés). Les sanctions économiques prises par les pays européens et les Etats-Unis contre la Russie à la suite de l’affaire ukrainienne sont la dimension « guerre économique » de cette officialisation progressive d’un conflit dominant de puissances au XXIe siècle. Pour contrer cette tentative d’encerclement, la Russie et la Chine reprennent à leur compte la stratégie du général de Gaulle qui est le premier chef d’Etat à avoir osé contester la logique viciée du dollar. Leurs gouvernements respectifs prévoient de créer un nouveau système de notation indépendant des agences de notation américaine ainsi qu’un système financier autonome légitimé par une banque de développement privée. Cette dernière serait le pendant du FMI,. De son côté, la Russie prône la construction d’une union économique eurasienne avec le rouble comme principale monnaie d’échange centrale. Toutes ces mesures visent à aider la Chine et la Russie  à se rendre moins dépendants des marchés financiers dominés par les pays occidentaux.
    Les Etats-Unis ne peuvent pas tolérer une manœuvre aussi dangereuse pour la défense de leurs intérêts géoéconomiques. Ils concentrent pour l’instant leur riposte sur la Russie afin de l’affaiblir par tous les moyens (limitations du commerce vers la Russie, abaissement de la note de cotation de la Russie en BBB après l’annexion de la Crimée (objectif ;  limiter l’accès au crédit), exploitation des tensions consuméristes intérieures. après l’annexion de la Crimée..
    Moscou multiplie les signaux faibles allant dans le sens de la déstabilisation symbolique du dollar  (gaz russe vendu en devises nationales et expédition de 80 000 tonnes de pétrole réglées en rouble et non en dollar). Mais ils ne laisseront pas à terme la Chine manœuvrer dans leur dos. En revanche, la partie se complique pour Washington qui doit se battre désormais sur de nombreux fronts disparates. Toutes ces opérations ont un  prix et amplifient la dette des Etats-Unis qui risquent de subir une nouvelle crise mondiale provoquée par les effets démultiplicateurs de leur politique de puissance menacée sur plusieurs continents.

    http://www.knowckers.org/2014/09/le-dollar-arme-de-guerre-economique/

  • Révélations à Wall Street : les enregistrements secrets qui font trembler Goldman Sachs et la Fed (ou quand les pires fantasmes se concrétisent)

    Depuis la diffusion de ces enregistrements, les analystes s’interrogent sur les relations un peu trop intimes entre la banque d’affaires et la Réserve fédérale de New York.

    Des documents audio gardés secrets ont été dévoilés ce vendredi aux États-Unis lors de l’émission de radio “This American Life”. Ils avaient été recueillis un an plus tôt par le site de journalisme d’investigation “ProPublica“.

    Ces enregistrements mettent au grand jour les possibles connivences entre la New York Federal Reserve Bank, la Fed, et les institutions financières qu’elle est censée surveiller et contrôler.

    “Si ces documents étaient authentifiés, cela voudrait dire que le contrôleur était complaisant avec les contrôlés. En clair que la Fed ne faisait pas le travail qui lui était assigné en manifestant une trop grande complaisance envers les organismes qu’elle est censée contrôler” explique Antoine Brunet, économiste et président de la société d’analyse de la conjoncture et des marchés AB Marchés.

    Michael Lewis, journaliste américain spécialiste de la finance, qualifie ces enregistrements “d’extraordinaires” dans un article publié sur le site Bloomberg View. Après avoir couvert la crise financière de 2008 aux Etats-Unis, le reporter a déclaré, une fois avoir écouté les bandes sonores : “l’équivalent de la vidéo de Ray Rice (joueur de football américain suspendu après la diffusion d’une vidéo le montrant en train d’agresser sa femme, ndlr) dans le secteur financier vient d’arriver“.

    Et c’est peu dire.

    Au total, quarante-six heures de conversations ont été enregistrées secrètement en 2012 par Carmen Segarra, une ancienne employée de la Réserve fédérale de New York, en charge de superviser la puissante banque d’affaires Goldman Sachs. Les bandes sonores révèlent que certains de ses collègues ont agi selon le bon vouloir de la banque.

    D’après ProPublica, ils en disent long sur “la tradition de déférence du plus grand régulateur de Wall Street vis-à-vis des banques“.

    Deux points de litige émergent des conversations que cette ancienne avocate a captées à l’insu de ses collègues. Le premier concerne une transaction entre Goldman Sachs et la banque espagnole Banco Santander.

    D’après les documents, la Fed n’a pas réussi à réglementer les banques, car elle n’encourageait pas ses employés à signaler des problèmes ou à poser des questions. Bien au contraire : les employés ne sont pas parvenus à convenablement surveiller ces puissantes banques, non pas parce qu’ils n’avaient pas les outils à leur disposition, mais parce qu’ils ont été dissuadés de les utiliser.

    Carmen Segarra avait été engagée par la Fed en octobre 2011 afin d’aider la banque à améliorer son système de surveillance. Dès son premier jour de travail, on lui a assigné la tâche d’observer Goldman Sachs. Au cours d’un certain nombre de réunions, elle apprend que les employés de la Fed avaient pour objectif de minimiser ou même d’ignorer les propos alarmants tenus par des employés de Goldman Sachs.

    Une fois, raconte-elle, un employé de la banque avait déclaré : “pour nos riches clients, certaines lois de protection des consommateurs ne s’appliquent pas“. Choquée, Carmen Segarra avait fait part de sa surprise à un de ses collègues, qui lui avait répondu : “Tu n’as rien entendu“.

    Un scandale en puissance qui fait dire à Michael Lewis, sur Bloomberg View : “Vous deviniez déjà confusément que les régulateurs étaient plus ou moins contrôlés par les banques. Maintenant, vous le savez. Et la raison pour laquelle vous le savez est qu’une femme a été assez courageuse pour combattre le système” écrit-il sur Bloomberg. Ces révélations sont d’autant plus importantes que, comme le souligne l’économiste Antoine Brunet, “jusque-là, dans les grands noms de la finance américaine, Goldman Sachs est certainement la banque qui a le mieux traversé tous les évènements depuis 2007. Elle n’avait encore jamais été impactée ni par la crise, ni après celle-ci“. Ce n’est donc plus le cas.

    D’autant plus qu’un autre point litigieux a été mis au jour par ces enregistrements, Carmen Segarra estime que Goldman Sachs n’a pas de garde-fou interne visant à éviter de possibles conflits d’intérêt, contrevenant ainsi aux règles de régulation bancaire. Mais, comme le prouve les enregistrements, alors qu’elle en averti sa direction, son manager, plutôt que d’en prendre note, lui conseille de “réfléchir un peu plus sur le choix de ses mots” lorsqu’elle lui explique que Goldman Sachs contrevient aux règles de la régulation.

    Selon Carmen Segarra, sa volonté de bien faire son travail lui a valu d’être renvoyée en mai 2012. En effet, alors qu’elle a tenté coûte que coûte de convaincre Goldman Sachs de respecter les règles de la régulation bancaire, elle a été licenciée. Elle a, depuis, saisi les tribunaux pour obtenir réparation mais sa demande a été rejetée en avril dernier.

    De son côté, la Fed, comme le relaie le site This American Life, s’est défendue de toute irrégularité. “La Fed de New York dément catégoriquement les allégations faites concernant l’intégrité de sa supervision des institutions financières“, a-t-elle déclaré dans un communiqué. La banque centrale américaine a aussi affirmé que le licenciement de Carmen Segarra était “entièrement lié à ses performances“. Une défense somme toute logique pour Antoine Brunet car si la Banque centrale était amenée à dire autre chose “elle perdrait en crédibilité“.

    “Si la source est vérifiée et si la teneur des documents est bien celle retranscrite, cela voudrait dire que la Fed a échoué dans la mission qui lui était confiée et peut-être même qu’elle avait une complaisance excessive à l’égard des institutions qu’elle devait contrôler” poursuit l’économiste.

    Suite à la diffusion de ces enregistrements secrets, un membre influent du Sénat américain, Elizabeth Warren, a voulu engager des auditions sur les questions “perturbantes” soulevées par ces conversations entre des responsables de la banque et des contrôleurs de la Fed. Et d’affirmer : “Quand les régulateurs sont davantage préoccupés d’éviter aux grandes banques d’avoir à rendre des comptes que de protéger le peuple américain des comportements risqués et illégaux à Wall Street, c’est une menace pour toute notre économie“.

    Une menace confirmée par Antoine Brunet : “Si les grands organismes bancaires américains, considérés comme too big to fail, sont trop gros pour qu’on les laisse faire leur vie, si les dirigeants des grands organismes financiers américains savent que le contrôleur n’exercera pas son contrôle jusqu’au bout et savent qu’ils seront impunis en cas d’infraction à la réglementation, cela donne à ses dirigeants une impunité excessive. Une impunité qui ne peut que les encourager à des pratiques néfastes pour l’économie américaine dans son ensemble“.

    Atlantico

    http://fortune.fdesouche.com/357305-revelations-wall-street-les-enregistrements-secrets-qui-font-trembler-goldman-sachs-et-la-fed-ou-quand-les-pires-fantasmes-se-concretisent#more-357305

  • Jean-Paul Gourévitch, "les Migrations pour les Nuls"

  • Spectacle affligeant de la politique en France : l'Intérieur contre la Justice

    De France catholique : 

    "Situation surréaliste qui manifeste un summum d’incohérence au sommet de l’Etat-PS transformé en Barnum proche de chavirer, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve se voit contraint de défendre la Police contre les conséquences catastrophiques de la réforme pénale supercourtelinesque concoctée par sa collègue Madame la ministre de la Justice, Christiane Taubira… ! Quand cette dernière complique comme à plaisir le travail des policiers, en le surchargeant de contraintes administratives exorbitantes à même de transformer les commissariats de police en annexes du Château de Kafka, le ministre de la police, l’ancien avocat Maître Cazeneuve, se sent obligé de… plaider pour ses troupes accablées. Il est vrai que la charrette des officiers de police judiciaire et de leurs collaborateurs est désormais pleine à craquer, du fait d’un système pervers absolument contre-productif, qui semble de façon troublante conçu pour compliquer et retarder au maximum le travail des défenseurs de la sécurité publique.

    Comme l’observent, effarés, tant les professionnels de l’information que ceux de la police comme ceux de la justice qui n’ont pas perdu le Nord, les policiers doivent désormais effectuer un véritable parcours d’obstacles purement administratifs en plus de leur travail de policiers avant de parvenir à leurs fins : en principe, la conclusion d’enquêtes – policières - et l’arrestation des délinquants.

    On a pu constater récemment la mise en œuvre ultrapaperassière de plusieurs mesures calamiteuses : le transfert de charge de la Justice vers la Police du « suivi de la contrainte pénale », véritable délégation des tracas… ; le devoir qu’on leur inflige de courir constamment derrière les voyous laissés en liberté qui se dérobent à des obligations dont ils se moquent, en authentiques voyous qu’ils sont ; et la remise en cadeau aux officiers de police judiciaire, ces nouveaux forçats du système Taubira, de la « transaction pénale » (joli nom) qui permet généreusement aux délinquants d’échapper à la case prison dans le nouveau Jeu de l’Oie d’une voyoucratie dorénavant officialisée. Alors voici Maître Cazeneuve, ministre de la police, promu au rang d’avocat de ses policiers, face à une Justice gauchie qui les fait tourner en bourriques pour le plus grand amusement des truands. Cela à l’heure où la France fait face à un défi terroriste sans précédent.

    Décidément, la France, déjà fragilisée, est entraînée dans des engrenages inquiétants : il est en effet plus que temps de plaider pour ses derniers défenseurs. Mais ne serait-il pas temps aussi que Mme Taubira, curieusement inspirée, prenne des vacances ? De longues vacances…"

    Le Salon Beige

  • "Le vice obscur de l'Occident" par Massimo Fini - Entretien exclusif avec "Le Retour aux Sources"

    Célèbre journaliste italien depuis plus de 30 ans,  Massimo Fini est l'auteur de 17 livres dont la ligne directrice s’inscrit dans une critique radicale du modernisme. Il y montre les limites du modèle de développement occidental, dénonce ses paradoxes et déconstruit ses mythes fondateurs. Les éditions "Le retour aux sources" ont traduit et publié deux ouvrages en un : Le vice obscur de l'Occident et la démocratie et ses sujets.

    Les équipes des Non-alignés et de Scriptoblog ont rencontré Massimo Fini pour un entretien exclusif : (Traduction et montage : Agence Info Libre)


    "Vice obscur de l'Occident et la démocratie et...par agenceinfolibre

    http://www.scriptoblog.com/index.php/component/content/article/90-videos/1549-le-vice-obscur-de-l-occident-par-massimo-fini-entretien-exclusif-avec-le-retour-aux-sources

  • Julie Graziani vs Caroline Mecary

    Julie Graziani, porte-parole du collectif Ensemble pour le bien commun et Caroline Mécary, avocate LGBT étaient sur le plateau de BFM Story :


    BFM Story: GPA: Quel avenir pour les enfants... par BFMTV

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/10/julie-graziani-vs-caroline-mecary.html

  • La France peut gagner la bataille contre ses «saboteurs»

    Ex: http://zejournal.mobi

     Eric Le Boucher publie en cette rentrée Les saboteurs, Quand les politiques bloquent une France qui veut avancer (Plon). En voici quelques extraits.

    Il existe un génie français. Non qu’il n’y ait d’autres peuples admirables sur la Terre, mais le nôtre a, bien chevillés ensemble, une intuition de l’universel et un sens terrien, une tête et des pieds. Les Français ressentent l’injustice et ils savent cultiver leur jardin. Au XXIe siècle, ce sont là deux avantages inouïs. Son éthique collective et son autonomie individuelle mettent la France en concordance avec le siècle qui vient. Contrairement à ce qu’ils pensent et à ce que l’on ne cesse de leur répéter, les Français ont un bel avenir, ils sont doués pour l’époque. Inventifs, débrouillards et autonomes, ils peuvent individuellement trouver leur place; exigeants, ils peuvent ensemble redevenir un modèle de société équilibrée.

    Encore faut-il le leur dire et les y conduire.

    Il existe aussi un mauvais génie français: la politique. L’histoire a forgé un pays où tout procède de la politique, tout en dépend, tout y revient. La société civile y est asservie. Et malheureux Français! Leur classe politique est dans un état de décomposition avancée. Au bout de trente ans d’aveuglement, de manque de courage et d’inaction, les responsables ont mis la France dans une impasse totale: économique, sociale, institutionnelle, culturelle et désormais psychologique.

    [Il est temps] d’inverser le regard sur la France et sur le monde. Le moment est le bon. Bon parce que les Français ont envie de retrouver des motifs d’espoir. Bon parce que la crise financière débouche sur une nouvelle phase de la mondialisation qui devrait –en tout cas, qui pourrait– être beaucoup plus favorable. La France a souffert dans ses gènes depuis trente ans, mais elle arrive devant un horizon nouveau où, pour peu qu’elle reprenne goût à l’avenir, il lui sera permis d’épouser son temps.

    Les périls sont immenses, il faut les mesurer avec lucidité. Les technologies d’abord forcent à une mise en mouvement permanente. Il ne s’agit plus de faire une «réforme», de passer de A à B, mais d’en faire tout le temps, de les engager, de les amender, de les modifier sans plus de cesse, de réformer les réformes. Le monde a «dérivé» mais au sens des mathématiques qui «dérivent» les fonctions, qui transforment la position en vitesse, la vitesse en accélération. Rien ne sera plus jamais «stable», comme après guerre. La planète restera en course, toujours mouvante, toujours fragile. Economiquement, nous passons d’un univers «keynésien», autour de l’équilibre, à un univers «schumpétérien» de destructions et créations permanentes à la façon décrite par l’économiste Joseph Schumpeter. Il faut se mettre en mouvement pour des adaptations continues, les plus rapides gagneront tout.

    [Il faut entrer] dans l’âme de la France afin d’y découvrir que le mal-être peut être surmonté dès lors que les responsables politiques cesseront de nous enfermer dans le passé. Dans le monde et ses périls, où tout change, tout peut changer. Au sein de cette nouvelle mondialisation, la France peut retrouver un rôle humaniste qui lui ressemble, une ambition qui la vivifie et une thérapie à sa névrose. Elle devra en passer par une première étape, l’Europe, l’échelle à laquelle le nouveau modèle fera la démonstration de l’exemplarité de ses «valeurs».

    [...]

    Depuis trente ans, gauche et droite ont saboté la France en reculant devant les adaptations et les réformes. Ils ont maintenu le «modèle français» à coups d’impôts et de déficit. François Mitterrand s’est fait réélire en 1988 sur un programme «ni-ni», ni privatisation ni nationalisation, autrement dit, ni libéralisme ni socialisme, la France depuis n’a plus avancé. Son successeur Jacques Chirac, après l’échec des tentatives d’Alain Juppé de réformer les régimes spéciaux de retraite en 1995, n’a plus jamais voulu toucher à rien. Surtout à rien! Un de ses ministres de la Justice qui proposait une nouvelle organisation m’a raconté les coups de fil du Président:

    «Tu me fais ch... avec tes réformes. Arrête tout de suite! Et viens boire une bière.»

    Nicolas Sarkozy a promis la rupture avec cet immobiliste «ni-ni» français, mais l’indétermination était au fond de lui. Entre étatisme et libéralisme, il allait de l’un à l’autre. De la sorte impréparé, courageux mais versatile, il n’a pas su faire. La crise, certes, ne l’a pas aidé. François Hollande, encore plus impréparé, est contraint par les événements à engager une politique d’économies budgétaires et une politique de l'offfre  favorable aux entreprises, qui est à l’opposé du «socialisme de la relance par la demande» tel que l’envisage une majorité de ses amis. Il doit composer dans un nouveau ni-ni.

     [...]

    La politique française n’est plus que la gestion des échéances électorales doublée d’une furieuse guerre des ego. Qu’importe l’impréparation, qu’importe les mille rapports sur le déclin français et les solutions proposées, qu’importe les voyages à l’étranger pour apprendre et comparer, la classe politique française a une autre stratégie beaucoup plus payante : attendre que le parti au pouvoir, lui aussi impréparé et médiocre, tombe. L’alternance est une bénédiction: on arrive au pouvoir en faisant des promesses de père Noël, on rate, l’élection vous balaie, mais on retrouve un siège dans l’opposition, on rentre au chaud dans sa région et on attend tranquillement l’échec inévitable des successeurs. Tournez manège! [...] Dans un pays d’essence aussi politique, la perte de crédit de la classe dirigeante est inédite et alarmante. Quand, d’un côté, les Français attendent tout de l’Etat et que, de l’autre, ils en regardent les responsables avec dégoût, la France est en grand danger.

    [...]

    «Il y a quarante ans, tous les Français ?pouvaient citer les noms de dix hommes d’Etat, de droite ou de gauche. Ce n’est plus le cas aujourd’hui», commente Valéry Giscard d’Estaing pour qui «la classe politique s’est recroquevillée». La compétence en telle ou telle matière ministérielle n’importe pas, comptent seulement la carrière faite au sein du parti et le poids acquis dans les «courants» et les écuries internes.

    Les cabinets ministériels de l’actuel gouvernement sont une caricature de la dérive. Ils sont remplis de jeunes issus d’associations étudiantes devenus attachés parlementaires ou permanents du PS. Hier, la France était dirigée par les énarques, aujourd’hui par ceux qui ont raté l’ENA. La vie politique s’inspire au pire de la vie syndicale: ceux qui n’arrivent pas à percer dans l’Administration par leur talent prennent leur carte du PS pour, l’alternance venue, accéder aux cabinets ministériels ou à la députation et commander enfin. Un «tour extérieur» d’une épouvantable espèce.

    «Les médias ne sont pas étrangers à la pire forme que prend la politique, analyse Jürgen Habermas. D’un côté, les dirigeants politiques ne résistent guère à la douce contrainte de médias les invitant à se mettre eux-mêmes en scène, fût-ce sans la moindre originalité. De l’autre, les programmateurs des médias sont eux-mêmes pris au piège de cet emballement qu’ils suscitent et qui s’empare de la moindre occasion.»

    Médias et politiques ont en commun l’intérêt de la superficialité, ils ont partie liée dans la course à l’immédiateté. Cette intime promiscuité explique pourquoi les deux sont associés dans l’opprobre et le discrédit, les uns enfonçant les autres et vice versa.

    Que la classe politique française soit, comme toutes les autres dans tous les pays, dépassée par les problèmes globaux et que l’éclatement des solidarités d’hier lui pose de redoutables problèmes de décision sont une réalité. La difficulté du «métier» est devenue grande. Mais au moins les autres essaient, tentent courageusement des réformes. En France, le fatalisme domine. Les politiques constatent leur impuissance et ils se réfugient derrière les électeurs pour partager leur peur de l’avenir. Ils ne savent que proposer un retour en arrière, une France «protégée», «démondialisée». Toujours ce goût pour les lignes Maginot.

    On arrive ici au cœur de l’accusation de «sabotage». La classe politique française s’est intellectuellement renfermée, elle ignore le monde des idées. [...] Des centaines de rapports décrivent le monde et disent sérieusement quoi faire. Jean Pisani-Ferry a remis en juin 2014 un très réfléchi rapport: «Quelle France dans dix ans?» au président de la République. Comme les précédents, Michel Camdessus (2004), Michel Pébereau (2006) ou Jacques Attali (2008), il sera sans suite ou presque, des réformes au tiers de ce qu’il faudrait. Mais le commanditaire ne tarit pas d’éloges, lance des «chantiers d’approfondissement», d’autres études, d’autres rapports... L’organisme que préside Pisani-Ferry s’appelle «France Stratégie», il se veut un nouveau Commissariat au Plan supprimé dans les années 1980. France Stratégie nommée par antithèse, la France n’a plus de stratégie. La politique gère au pied levé, avec pour seule boussole l’élection qui vient.

    Il existe encore en France des intellectuels qui essaient de penser. Quelques think tanks, dotés de maigres moyens, font de sérieuses propositions. Les sciences sociales accouchent d’un nombre impressionnant de livres. Economistes, sociologues, historiens travaillent avec une ouverture internationale et produisent des analyses nouvelles et riches, en traitant par analyses statistiques le nombre immense de données sociales désormais disponibles. Les meilleurs obtiennent une réputation à l’étranger, comme le prouvent le succès aux Etats-Unis des thèses de Thomas Piketty sur les inégalités ou l’écoute qu’obtient Esther Duflo sur la pauvreté auprès de Barack Obama, mais aussi partout sur la planète, sauf en France.

    [...]

    Il est temps de se «retourner» et de se porter en avant. L’âme française n’est pas si contraire au monde, l’avenir n’est pas si horrible. La France n’est pas condamnée au renoncement à elle-même, elle peut tout à l’inverse se rétablir sur ses principes et les porter haut, en Europe et dans le monde. Elle peut être regardée non plus comme l’homme malade de l’Europe mais, à nouveau, le coq et le renard réunis, comme un modèle de créativité, d’équilibre et d’humanisme.

    Ce qu’il faut faire, concrètement, est connu depuis longtemps, écrit dans des dizaines d’excellents rapports, compilé dans les réussites étrangères. La voie est tracée. Elle est radicale, elle impose de changer nos façons d’approcher les problèmes, d’adopter un pragmatisme résolu, de remplacer un modèle stable pour un modèle mobile, de combattre la défiance et de rénover la solidarité, de mettre au pilon les montagnes de règlements, de lois fiscales et sociales pour libérer, en grand, les capacités des créateurs, des ingénieurs, des scientifiques, de refaire l’école, de réhabiliter le risque et l’argent du succès, de donner des «capabilités» à chacun, de ne plus assister mais rendre autonome.

    La condition est de trouver les dirigeants qui oseront «se tourner» vers l’avenir, ne plus promettre vainement de nous en «protéger» mais de nous y préparer. Il suffit des peureux qui ne se maintiennent qu’en encourageant nos peurs. Trouver les hommes et les femmes capables de chasser les chimères pour éclairer positivement le monde qui vient et redonner aux Français ce qui leur manque: une tranquille confiance et un ferme élan. Qu’ils aient –revenons au bon génie français– dans la tête une vision et des pieds solides.

    [...]

    L’autre condition concerne les citoyens eux-mêmes. Nos responsables sont ignorants du monde, médiocres dans leurs idées, lâches dans leurs comportements, mais les Français les élisent. Par excès d’espoir ou de désespoir? Par désintérêt pour le sort collectif? A l’heure du renard, d’une prise en main de la société civile par elle-même, à chacun de montrer son intelligence et sa débrouillardise d’une part, mais aussi, d’autre part, sa civilité et son implication. Aux Français d’être moins égoïstement renfermés sur eux-mêmes. On ne peut rétablir la solidarité nationale, européenne et mondiale sans donner de la générosité.

    - Source : Eric Le Boucher

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/10/02/la-france-peut-gagner-la-bataille-contre-ses-saboteurs-5459948.html

  • 41 enfants tués dans un attentat contre une école de Homs

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    Syrie – L’attentat monstrueux commis mercredi contre une école de Homs a tué au moins 41 enfants âgés entre six et neuf ans. L’école d’Akrama est située dans un quartier majoritairement alaouite de la ville de Homs, troisième ville de Syrie, sous contrôle des forces militaires de l’Etat syrien.

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    Sept autres personnes (quatre civils et trois membres des forces de sécurité) sont mortes dans un second attentat commis par un kamikaze dans la même ville.

    Lire la suite