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actualité - Page 5091

  • Pourquoi le dollar monte, pourquoi il descend !

    Pendant la plus grande partie des années 70, la gestion du dollar par les autorités américaines fut tout simplement désastreuse. Toutes les erreurs furent commises au cours de ces dix années : taux d’intérêts réels négatifs presque sans interruption de 1971 à 1980 , blocage des prix et des salaires (par le président Nixon), blocage des prix de l’énergie une fois que ces derniers commencèrent à monter à cause de la dépréciation du dollar, crise politique sans précédent (Watergate), élection d’un brave homme totalement incompétent, Jimmy Carter, qui se fit rouler dans la farine par les ayatollahs iraniens après que les diplomates US eurent été pris en otage, envahissement de l’Afghanistan par les Russes, explosion de l’inflation et du chômage, cours de l’or qui passent de 35 dollars l’once à plus de 800… rien ne manquait à l’appel !

    Du coup, le dollar passait de 4,3 francs suisses par dollar en 1971 à 1,5 franc suisse en 1978 (- 65%) et de 4 deutschemark (DM) par dollar à 1,73 DM par dollar (-56 %)…. Après dix ans de gestion calamiteuse (traduire keynésienne), le consensus absolument universel était que le dollar ne pouvait que continuer à baisser, et pendant longtemps.

    Et pourtant…. De 1978 à 1985, le taux de change du dollar allait doubler vis-à-vis du franc suisse et du DM, ce que personne, mais personne n’attendait en 1978. 

    L’explication « classique » de ce rebond extraordinaire a toujours été que les arrivées de Volker puis de Reagan avaient « modifié les psychologies », et le rebond du dollar s’expliquait donc par les changements que ces deux hommes allaient amener. Explication fort paresseuse à mon humble avis, bien qu’elle ne soit pas complètement sans mérite. En effet, je ne crois pas trop aux explications « psychologiques » que beaucoup de gens utilisent pour expliquer des mouvements auxquels ils ne comprennent rien. Pour moi, l’explication, que j’ai d’ailleurs fournie en temps réel à l’époque, n’avait rien à voir avec un freudisme de bon aloi et tout à voir avec une réalité beaucoup plus simple : si le dollar montait, c’était tout simplement parce que la demande de dollars était très supérieure à son offre, ce qui est bien sûr une notion que beaucoup d’économistes ont du mal à comprendre.

    Explication.

    Si la croyance commence à se répandre dans le marché qu’un actif financier va baisser jusqu’à la fin des temps, alors la tentation devient presque irrésistible de l’emprunter (c’est-à-dire de le vendre à découvert) et d’utiliser cet argent ainsi emprunté pour acheter quelque chose qui « ne pourra pas baisser».

    Le « trade » classique pendant ces années-là fut donc d’emprunter du dollar pour acheter de l’or, de l’argent métal ou de l’immobilier, par exemple. Si, contrairement à toutes les attentes, l’or se met à baisser et le dollar à monter, panique générale, appels sur marges, liquidations forcées, faillites (des frères Hunt au Texas sur l’argent, et de quelques banques d’affaires à Londres sur l’immobilier local) …

    Tout le monde comprend ce mécanisme qui nourrit la hausse du dollar et la baisse de l’or et de l’immobilier, et qui durera jusqu’ à ce que toutes les positions spéculatives aient été liquidées. Eh bien, c’est un phénomène de cette nature, mais à la puissance 10, qui a propulsé le dollar à la hausse de 1978 à 1985. La baisse du dollar, comme je l’ai déjà dit, avait fait monter dans des proportions extraordinaires les prix du pétrole (de moins de $2 par baril à plus de $ 30 par baril en moins de 10 ans).

    Du coup, un certain nombre de pays producteurs (Arabie Saoudite, Koweït etc.) se retrouvèrent inondés de dollars et bien en peine de les utiliser. Qu’à cela ne tienne : la grande banque française « Société Lyonnaise Agricole » ou « SLA » offrit de les prendre en dépôts et de les rémunérer. Nos Saoudiens transférèrent donc des milliards de dollars à la SLA, soumise cependant à la forte concurrence de la banque de la Tamise et du Rhône et de la banque des Bataves et des Teutons réunis, qui toutes voulaient leur part du gâteau. La banque du Soleil Levant suivait avec retard, mais suivait aussi. Une fois les dépôts reçus, notre SLA nationale devait les utiliser, c’est-à-dire les prêter à quelqu’un qui en avait besoin.

    Aucun problème : le Mexique, l’Argentine, le Brésil, et bien d’autres avaient tous besoin de dollars pour acheter… du pétrole. Notre SLA leur prêta donc à 10 % par exemple, tout en empruntant aux Saoudiens à 8,5%. Que voilà de l’argent facilement gagné, et comme la banque est un beau métier…

    Pendant que tout cela se produisait, les journalistes et les économistes appelaient ce mécanisme « le recyclage des petro dollars » en essayant de dissimuler du mieux qu’ils le pouvaient l’extrême satisfaction qu’ils ressentaient à l’idée qu’ils étaient capables de comprendre une notion aussi complexe. Arrive 1979 et M. Volker commence à faire monter les taux. Du coup, le Mexique, l’Argentine, le Brésil ne peuvent plus servir leurs dettes et font faillite, c’est-à-dire appellent le FMI à la rescousse, qui comme d’habitude suit une politique visant à appauvrir les populations locales, ce qui rend le remboursement des dettes encore plus improbables. Et donc le Brésil cesse non seulement de payer des intérêts à notre SLA mais aussi cesse aussi de lui rembourser le capital…

    Mais le problème est que la SLA, elle, devait toujours payer 8,5 % aux Saoudiens et leur rembourser le principal et que notre vaillant champion national n’avait pas le moindre dollar en caisse. En fait, la SLA était « short » sur le dollar pour un montant équivalent au principal et aux intérêts à payer aux Saoudiens. Et la SLA de se précipiter sébile à la main pour demander des dollars à la Banque de France, qui n’en avait plus guère après quelques années de mitterrandisme et qui donc dut les acheter sur le marché. Or les USA avaient à l’époque des comptes courants excédentaires et qui s’amélioraient, à cause de la formidable dévaluation précédente, et offraient donc de moins en moins de dollars aux marchés.

    La demande explosa tandis que l’offre baissait et donc le dollar « passa au travers du toit ». Et tout cela se termina en février 1985 avec les accords du Plaza, où la Fed accepta de donner des « swaps » à toutes les autres grandes banques centrales, c’est-à-dire accepta de leur prêter des dollars, ce qui n’était rien d’autre qu’un massif QE pour sortir les banques européennes et japonaises du trou dans lequel elles s’étaient collées. Immédiatement le dollar s’écroule…

    Pourquoi raconter cette vieille histoire ? Parce que depuis dix ans le dollar a été géré n’importe comment et que donc tout le monde croyait qu’il allait s’effondrer jusqu’à la fin des temps. Et à l’évidence, tout un tas de gros malins ont dû emprunter massivement des dollars depuis dix ans pour acheter je ne sais quoi, du style j’emprunte des dollars et j’achète des obligations pourries en euros. Si ces « je ne sais quoi » se mettent à baisser tandis que le dollar se met à monter, nous nous retrouverons dans un monde tout à fait similaire à celui de 1982 -1985.

    Bien évidemment, je ne suis sûr de rien. Je n’ai aucun chiffre sur les positions à découvert qui pourraient exister sur la monnaie US. Je n’ai aucune information sur les intermédiaires financiers qui risquent de se faire attraper cette fois-ci. Je peux donc être en train de me tromper, ce qui m’est déjà arrivé souvent. Mais enfin, chat échaudé craint l’eau froide…

    Mon conseil reste donc de ne rien avoir dans les portefeuilles qui soit endetté en dollars ou qui ait un cash flow négatif en dollars. Et ma recommandation est de n’avoir que des actifs qui aient un cash flow positif en dollar, du style des obligations du trésor américain ou de certaines très grandes multinationales européennes ou américaines.

    La vieille malédiction chinoise dit : « Puissiez vous vivre dans des temps intéressants.» Je crains que nous ne soyons dans des temps intéressants… Qui plus est, je crains qu’ils ne deviennent de plus en plus intéressants.

    Charles Gave

    http://francelibre.tumblr.com/post/98343606416/pourquoi-le-dollar-monte-pourquoi-il-descend#.VCQxNyt_tiA

  • L’austérité ou la stratégie de la dépossession

    Auteur : Laurent Bodenghien

    Ex: http://zejournal.mobi

    Démembrement des acquis sociaux, destruction des services publics, diminution des aides sociales, dégressivité accélérée des allocations de chômage, retardement des départs en pension, coupes en règle sur les budgets de la santé et de l’enseignement, gel des salaires… Ces quelques mesures prétendues nécessaires, appliquées par les gouvernements de Droite et de Gauche, ne constitueraient in fine qu’une série de remèdes préconisés pour sortir de « la crise »…

    Derrière le « pacte de stabilité » et ses ajustements structurels se cachent les réalités d’un projet visant la neutralisation définitive de l’État social. Un État social alors liquidé par la toute puissance des marchés, avec la dette publique et le racket bancaire comme éléments de bascule.

    L’alibi austéritaire

    La situation que nous vivons n’est que le résultat d’une double trahison : la trahison d’un appareil politique dépourvu de tout sens patriotique laissant son tissu industriel et productif aux mains de capitalistes apatrides qui, en dépit de bénéfices colossaux, s’emploient à créer encore plus de chômage en délocalisant nos entreprises vers des pays où les salaires et la fiscalité sont minimaux.

    C’est aussi la trahison d’élus du peuple qui adoptent servilement des mesures économiques drastiques, en faisant passer une crise inhérente aux principes du capitalisme dérégulé pour une crise des dépenses publiques.

    La stratégie « austéritaire » n’a d’autre but que de permettre aux nantis d’être encore plus nantis. Alors que le citoyen doit poursuivre sans relâche ses efforts au nom du remboursement d’une dette publique dont il ne comprend aucune des articulations, le cabinet d’études « Wealth-X » vient de comptabiliser 2365 milliardaires en 2014. Le magazine américain « Forbes » n’en dénombrait que 793 en 2010. Le patrimoine cumulé de toutes ces grandes fortunes, parmi lesquelles on retrouve Bill Gates, Carlos Slim, Bernard Arnault, Mark Zuckerberg, serait passé de 3600 milliards de dollars en 2010 à plus de 6400 milliards en 2014.

    Étienne Chouard, dans une récente intervention télévisuelle, devait admirablement synthétiser le propos :

    C’est une erreur de penser que les politiques sont impuissants ou incapables.

    Si on renverse la perspective en comprenant que les politiques servent les intérêts de ceux qui les ont fait élire et qui constituent le pour-cent des plus riches de la population alors ce n’est pas une catastrophe, c’est une réussite formidable ! 

    Tout se passe comme prévu : la sécurité sociale est détricotée, le chômage se porte à merveille, ce qui permet de tenailler les salaires et obtenir de hauts profits. Tout se passe donc très bien du point de vue de ce pour-cent qui se gave comme jamais ! »

    L’austérité n’est pas une erreur

    Quand nos dirigeants prônent la rigueur au nom du remboursement d’une dette publique qui aurait été creusée par une sécurité sociale trop dévorante, ils ne commettent pas une erreur, ils se produisent dans le plus effroyable des mensonges. La politique d’austérité n’est pas le fruit d’une faute de calcul. Il s’agit bien d’une sombre stratégie permettant la colonisation des États par les multinationales avec le consentement de nos élus. Cette politique ne permet pas seulement à Liliane Bettencourt d’avoir un patrimoine qui équivaut au PIB du Turkménistan, mais surtout de tuer l’État social et priver littéralement les citoyens des plus élémentaires principes de solidarité.

    Par cupidité le pouvoir politique a abdiqué, il a accepté de laisser les mains libres aux forces d’argent et aux multinationales. Mais nous ? Accepterons-nous encore longtemps d’être gouvernés par l’escroquerie de la dette et la duperie de l’austérité ?

    - Source : Laurent Bodenghien

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/09/23/l-austerite-ou-la-strategie-de-la-depossession.html

  • Les invasions barbares

    C’est la première victime française de cette troisième guerre d’Irak, à plusieurs milliers de kilomètres pourtant des frontières irakiennes et syriennes. L’immonde mise à mort-mise en scéne de la décapitation d’Hervé Gourdel en Algérie par un groupe se réclamant de l’Etat Islamique (EI) était redoutée de nos compatriotes. Elle a bien eu lieu, similaire à celles ces dernières semaines des deux journalistes enlevés en Syrie et revendiqués par le même groupe terroriste, l’américain James Foley, l’israélo-américain Steven Sotloff et du travailleur humanitaire britannique David Haines. Ce n’est pas un hasard, pour lui donner un retentissement mondial, l’annonce de cette décapitation a eu lieu hier, à l’occasion de  la 69e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, lors du Conseil de sécurité extraordinaire présidé par Barack ObamaUne résolution contraignante y a été adoptée qui impose aux Etats, sous peine de sanction, d’empêcher leurs citoyens de s’enrôler dans des organisations extrémistes comme l’Etat islamique.

    Depuis la tribune de l’ONU, François Hollande a indiqué hier que la France ne cédera pas au chantage des terroristes -pouvait-il dire autre chose? Plus « étonnant », le ministre Jean-Yves Le Drian a fait savoir ce matin  que des frappes aériennes de la France contre la Syrie n’étaient pas forcément à exclure.

    Une annonce qui si elle était suivie d’effet entraînerait une rupture avec la ligne définie par François Hollande lors de sa dernière grande conférence de presse à l’Elysée.

    Le Président de la République avait indiqué que la France avait pris grand soin jusqu’alors de justifier son intervention en Irak par un strict respect de la légalité, découlant de  » l’appel à l’aide » du gouvernement irakien. Or des frappes en Syrie seraient conditionnées, dans le cadre du droit international, à une résolution de l’ONU…Enfin certaines autorités morales craignent que des frappes contre l’EI en Syrie renforcent le régime laïc de Bachar el Assad dont beaucoup dedocteur Folamour, de grands démocrates atlantistes veulent toujours le scalp…

    Marine Le Pen le rappelait d’ailleurs ce matin en marge d’un hommage aux harkis, « la France est unie contre le danger« , elle est aujourd’hui « menacée directement », mais il s’agit de faire le tour des responsabilités « des uns et des autres ». La présidente du FN a pointé les interventions des gouvernements UMPS en Libye et en Syrie qui ont contribué hier  à renforcer un terrorisme qui se développe aujourd’hui. Cela n’empêche pas la classe politicienne de se lamenter et d’entonner des discours martiaux pour s’exonérer de ses fautes constate Bruno Gollnisch; ni les habituels escrocs intellectuels comme Bernard-Henry Lévy de faire le tour des plateaux.

    Fort de son prix Nobel de la paix, Barack Obama méne sa guerre au Moyen-Orient sans complexe. Ces derniers jours, nous avons assisté à une intensification des opérations menées avec les premières frappes aériennes contre l’Etat Islamique sur le sol syrien, notamment sur la ville deRacca et contre des raffineries de pétrole aux mains de l’EI, brut vendu au marché noir par les djihadistes pour financer leur guerre de terreur.

    A dire vrai, il s’agit de le souligner, le président des Etats-Unis, chouchou de boboland, entreprend depuis son accession à la Maison blanche une politique plus discrète mais  assez sanglante d’élimination des « ennemis de l’Amérique », de la Somalie au Pakistan, via des attaques de drones, d’une ampleur inégalée. Elle n’aurait pas été reniée par le « méchant » George W. Bush, le roi des dommages collatéraux …

    L’attitude de la Maison blanche vis-à-vis de la Russie n’a elle ausi guère changé et garde toujoursson parfum de guerre froide, avec son lot de déstabilisation, de manoeuvre et d’hostilité sourde.

    Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, n’a pas hésité à le dire hier depuis l’assemblée des Etats-Unis: « En ce qui concerne le discours du président des États-Unis, nous nous sommes retrouvés (les Russes, NDLR)  à la seconde place en termes de menaces à la paix internationales et la sécurité. Le virus Ebola se trouve à la première place, et l’agression russe en Europe  se trouve à la seconde place, tandis que l’Etat Islamique est à la troisième place« , a-t-il déclaré.

    Une volonté des Etats-unis d’écarter aussi Moscou de la résolution de ce conflit engagé contre la terreur islamiste alors qu’il est évident que celui-ci ne pourra être réglé sans l’aide de la Russie mais aussi de l’Iran. Moscou aurait ainsi proposé à Washington, en échange de son soutien à une résolution sur la Syrie, de prendre sous sa responsabilité, avec sa propre aviation, les frappes contre l’EI sur le sol syrien.

    En rejetant cette aide (certes intéressée) de la Russie d’intervenir militairement sur le territoire de son allié pour tenter d’y éradiquer l’EI, Obama peut mettre une croix , sans le vote russe, sur unerésolution de l’ONU légitimant les frappes en Syrie qui lui aurait peut être permis d’attirer d’autres alliés.

    Il est d’ailleurs assez frappant de constater la difficulté (prévisible) qui est celle des Etats-Unis à attirer dans cette coalition contre l’EI des pays musulmans. Même un membre de l‘Otan comme la Turquiede Recep Tayip Erdogan, qui s’était impliquée fortement, concrètement, pour faire tomber Bachar el Assad, craint désormais la déstabilisation. Entre afflux de réfugiés, retour en force de la question kurde et une opinion publique défavorable à toute intervention, Ankara s’inquiète aussi de voir ses ambitions régionales réduites à néant et se contente du « service (ultra) minimum » sans intervenir militairement.

    Sur les 22 Etats membres de la Ligue Arabe, outre l’Irak bien sûr, seuls l’Arabie Séoudite, le Qatar, Bahreïn, les Émirats Arabes Unis et la Jordanie ont répondu à l’appel de M. Obama, sans que l’on sache vraiment l’ampleur, la réalité de cette participation militaire aux frappes contre l’EI. Or, les deux premiers pays de cette liste sont des soutiens avérés au terrorisme islamique et les deux derniers en lutte depuis des années contre les menées subervsives de Ryad et de Doha…

    Notons encore que l’Etat américain démontre aussi qu’il n’abandonne pas l’objectif de mettre à bas le régime syrien« Idéalement » pour y mettre en place un gouvernement à l’échine plus souple et plus compréhensif à l’égard des menées de l’Oncle Sam dans la région. Quitte à prolonger cette guerre qui ravage et ensanglante ce pays dont les différentes communautés vivaient globalement en sécurité, en paix et en harmonie sous le régime certes autoritaire de son président.

    Le terrorisme djihadiste contre lequel se démène la Syrie ne s’attaque pas seulement aux populations civiles, ne se contente pas de violer, de torturer, d’humilier, de mutiler;  il s’attaque de la même façon  aux valeurs civilisationnelles en s’en prenant au patrimoine artistique.

    Selon un récent rapport du Fonds du Patrimoine mondial de l’Unesco, les fous d’Allah ont volontairement détruit, pillé, endommagé, des centaines de sites historiques et de musées.

    Mamoun Abdoulkarim, directeur général du Département du patrimoine culturel de Syrie a lancé un cri d’alarme: « Notre pays est en effet menacé de la destruction du patrimoine culturel (…).Aujourd’hui, au 21e siècle, des forces incultes se sont éveillées qui se permettent sans scrupules de mettre en ruines le patrimoine culturel de tout un pays (…). Leur conception du monde dogmatique n’accepte pas de respect envers des cultures anciennes. Bien des provinces historiques de Syrie ont subi de fortes destructions. Des monuments à Deïr ez-Zore ont été endommagés, les monuments assyriens dans le sud de la ville d’Al-Hasak, le sépulcre de Chach-Hamdan à Alep datant du 1er siècle avant J.-C. et beaucoup d’autres ont été détruits ».

    « Des objets d’art anciens volés de musées et des biens culturels provenant des fouilles archéologiques illicites dans les régions contrôlées par l’opposition armée sont trafiqués illégalement à l’étranger. Le Département du patrimoine culturel numérise les pièces volées afin de faciliter leur recherche internationale. Beaucoup ont été récupérées. Tandis que le butin des fouilles illicites est, probablement perdu à jamais« .

    « Seules des actions conjuguées résolues de la communauté mondiale sont en mesure de stopper ce processus », affirme M. Abdoulkarim. M. Obama s’en moque ou à tout le moins, ce n’est pas sa priorité.  Le principal n’est-il pas que Disneyland,  Monsanto et Mc Donald poursuivent leurs ouvertures de franchises à travers le monde? Cette autre invasion barbare…

    http://gollnisch.com/2014/09/25/les-invasions-barbares/

  • Algérie : l'otage français décapité

    Hervé Gourdel, enlevé dimanche en Algérie par un groupe jihadiste, a été décapité.

    Ce groupe terroriste, dirigé par Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Souleimane, avait donné un ultimatum de 24 heures à la France pour stopper les frappes aériennes contre l'Etat islamique.

    RIP.

    Michel Janva

  • Allemagne : projet de dépénalisation de l’inceste entre frère et sœur

    C’est le progrès ! Finalement c’est vrai, pourquoi devrait-on empêcher une paire de sodomites de se marier ? Ils s’aiment à près tout ! Ce n’est pas à l’Etat de faire des lois soumises à une quelconque morale. Dans ce cas, pourquoi ne pas lever l’interdiction de l’inceste ? Si les deux parties sont consentantes…
    En suivant ce raisonnement diabolique il est également logique de ne pas interdire la pédomanie. C’est probablement la prochaine étape. Cette société sans Dieu et sans repères moraux s’enfonce chaque jour un peu plus dans la fange.

    Vu sur 7sur7 : « Le Conseil d’éthique allemand propose de dépénaliser les relations sexuelles consenties entre frère et soeur adultes,estimant que « protéger un tabou social » et « fixer des barrières morales » ne relève pas du droit pénal, dans un avis publié mercredi.
    Les Sages allemands se sont saisis de ce thème après l’histoire très médiatisée d’un couple incestueux de Leipzig (est), qui s’était connu à l’âge adulte après une jeunesse chaotique. Ces parents de quatre enfants, dont deux handicapés, avaient fait l’objet de plusieurs condamnations. »

    Procédé typiquement maçonnique ! Les politiques se servent d’un cas extrêmement rare pour apitoyer le citoyen et faire passer une loi qui s’applique à tous. Ce fut le cas lors de la légalisation de l’avortement en France. Un femme violée a eu un bébé suite à l’agression. A l’époque elle n’avait pas le droit de s’en débarrasser. Ca a suffit pour faire pleurer la ménagère française et passer la loi Veil. En Allemagne, ils se servent de ce couple de cas sociaux pour lever une « barrière morale ».

    Le but ultime est d’amener les mentalités à accepter de plus en plus d’immondices : « Selon toutes les données disponibles, l’inceste entre frère et sœur est très rare dans les sociétés occidentales et le risque de sanctions contraint les couples concernés au secret et à la négation de leur amour, ce que le Conseil d’éthique juge contraire au droit à l’autodétermination sexuelle »

    http://www.contre-info.com/allemagne-projet-de-depenalisation-de-linceste-entre-frere-et-soeur

  • 25 SEPTEMBRE 2014 : 14e Journée nationale en Hommage aux Harkis":BOYCOTT DE LA CEREMONIE OFFICIELLE NATIONALE !

    Les créateurs et soutiens de la campagne "Hommage aux Harkis" en 1985, interdits pour la première fois en 14 ans, d’accès à la cérémonie offiielle ! Des centaines de Harkis, Pieds-noirs et Anciens combattants rayés des listes d’ivités par le Secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, M. Kader ARIF, sur le simple motif de ne pas plaire au "prince" !

    Un nouveau scandale ! Seuls les invités personnels de M.Kader Arif sont autorisés à s’associer à la cérémonie nationale en Hommage aux Harkis du 25 septembre 2014 ! Ont été rayés des listes les créateurs en 1985 de la campagne "Hommage aux Harkis" et des centaines de vrais Harkis ou fils de Harkis déplaisant à M. Kader Arif. Les Français, notamment les Harkis, leurs familles, les Associations de Français "rapatriés" et d’Anciens combattants.... savent désormais que Président de la République ne sera pas présent, conformément à son engagement auprès du "G12" Harkis du 4 juillet dernier, que la cérémonie se déroulera au Mémorial du Quai Branly (sous le prétexte d’apposer une plaque qui existe déjà aux Invalides !) et que M. Kader ARIF accueillera "ses invités" dans le Salon d’Honneur des Invalides pour inaugurée de nouveau l’exposition "Parcours de Harkis" qu’il a déjà inaugurée en 2013 ! L’enquête préliminaire demandée par la Justice à la suite des soupçons de favoritisme dont l’accusent des élus ne semble pas inquiéter M. Kader Arif aura montré son incompétence pour tout ce qui concerne les Français "rapatriés" et Harkis, ses frères d’exode de 1962 ! Une amnésie inquiétante pour un Secrétaire d’Etat "à la mémoire" !

    Dernières nouvelles : M. Valls présidera la cérémonie au Quai Branly à 9h20 précises pour pouvoir se rendre ensuite au Conseil des ministres présidé par M. François Hollande de retour des Etats-Unis ! Une réception est-elle prévue ensuite dans le salon d’honneur de l’Hôtel national des Invalides pour les invités personnels de M. Kader Arif.

    Voir le programme prévisionnel provisoire

    Pour plus d’information téléphonez au "Guichet unique" rapatriés de l’ONAC-VG - Tel : 01 49 55 62 37

    Pour l’invitation officielle - Service du Protocole de la DMPA : 01 42 19 80 94

    TRES IMPORTANT

    En cas de confirmation de l’absence du Chef de l’Etat (actuellement ce serait le Premier ministre qui présiderait la cérémonie), si celle-ci n’a pas lieu aux Invalides mais au Quai Branly à 11 heures, comme cela semble le confirmer,

    NOUS VOUS INVITONS AU BOYCOTT LA CEREMONIE OFFICIELLE NATIONALE !

    La Stèle des Invalides n’étant pas accessible, nous vous proposons aux Parisiens de venir déposer, à 17 heures, une fleur en mémoire d’un des 100.000 Harkis sacrifiés à la "raison d’Etat" par le général De Gaulle, au Monument aux Morts de la ville d’Issy-les-Moulineaux où le député-maire André SANTINI reçoit chaque année les Harkis et leurs amis à l’occasion d’une grande cérémonie en HOMMAGE AUX HARKIS.

    Pour plus d’information, adressez un courriel mailto:jeunepiednoir@wanadoo.fr - ou de nous contacter par téléphone : 06 80 21 78 54

    Jeune Pied-Noir

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?25-SEPTEMBRE-2014-14e-Journee

  • Abrogation de la loi Taubira : des juristes au travail

    Un retour sur la loi Taubira créerait-il une inégalité de statut entre ceux qui ont pu se dire «oui» devant le maire et ceux qui ne le pourront plus ? Le professeur de droit public Guillaume Drago, spécialiste du contentieux constitutionnel,déclare :

    «C'est la question fondamentale que pose l'abrogation. D'un point de vue constitutionnel, l'abrogation est tout à fait possible. Ce qu'une loi a fait, une autre peut le défaire même si certains politiques jugent l'exercice périlleux du point de vue sociologique. Le conseil constitutionnel n'a pas inscrit le mariage pour tous dans le marbre».

    «La polygamie a été abolie à Mayotte lors de sa transformation en département en 2011. Mais les polygames n'ont pas été démariés et les deux régimes de mariage coexistent».

    Autre exemple avec le divorce, instauré en 1792 et supprimé par la loi Bonald de 1816 jusqu'au rétablissement du divorce en 1884. Geoffroy de Vries, avocat du collectif des Maires pour l'enfance, indique :

    «La loi Bonald n'a pas eu d'effets rétroactifs, les divorcés n'ont pas été remariés».

    Autre obstacle important, celui de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, dite du cliquet. Selon cette dernière, un État ne peut pas faire marche arrière en matière de liberté acquise. Pour l'éviter, le député UMP Hervé Mariton, propose de soumettre l'abrogation au référendum. Ce qui permet de s'affranchir de l'avis du Conseil constitutionnel.

    Michel Janva

  • Cazeneuve a discrédité la parole du ministère de l’Intérieur, il doit démissionner !

    Notre dispositif de lutte anti-terroriste a de nombreuses failles et n’est pas prêt aux enjeux contemporains.   

    Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a annoncé, mardi à midi, l’arrestation de trois individus dangereux (des djihadistes s’étant illustrés dans l’État islamique en Irak et au Levant) « dès qu’ils ont posé le pied en France ». Les trois apprentis terroristes étaient attendus à Orly, mais ils ne sont jamais venus. En effet, ils ont atterri à Marseille et n’ont jamais été inquiétés une seule fois lorsqu’ils ont débarqué. Seuls, lâchés dans la nature, ils auraient pu fuir à tout moment.

    Premier protagoniste de la bande, le fameux Abdelouahed Baghdali, 29 ans et époux de Souad Merah. Vient ensuite Imad Djebali, ami d’enfance de Mohamed Merah et élève d’Olivier Corel, le gourou islamiste du village d’Artigat en Ariège. Enfin, last but not least, le converti Gael Maurize, Albigeois lui aussi connu des services anti-terroristes. Cette sinistre petite bande de mercenaires n’était donc pas inconnue de la police, loin de là.

    Les trois hommes ont été arrêtés en Turquie, après s’être entraînés à la pratique de la guerre la plus barbare en Syrie. Il s’agissait donc de gros poissons qui nécessitaient la plus grande vigilance, eu égard à leur dangerosité.

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  • Georges Orwell : "Novlangue"

    Le novlangue était destiné, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but. […] Les mots novlangues étaient divisés en trois classes distinctes […] Vocabulaire B. – Le vocabulaire B comprenait des mots formés pour des fins politiques, c’est-à-dire des mots qui, non seulement, dans tous les cas, avaient une signification politique, mais étaient destinés à imposer l’attitude mentale voulue à la personne qui les employait. […] Mais la fonction spéciale de certains mots novlangue comme ancipensée n’était pas tellement d’exprimer des idées que d’en détruire. On avait étendu le sens de ces mots, nécessairement peu nombreux, jusqu’à ce qu’ils embrassent des séries entières de mots qui, leur sens étant suffisamment rendu par un seul terme compréhensible, pouvaient alors être effacés et oubliés. […] D’innombrables mots comme : honneur, justice, moralité, internationalisme, démocratie, science, religion, avaient simplement cessé d’exister. Quelques mots-couvertures les englobaient et, en les englobant, les supprimaient.

    Georges Orwell : 1984

    http://la-dissidence.org/2014/09/21/georges-orwell-novlangue/

  • MAIS OU MENENT-ILS NOS ENFANTS ?

    Depuis plus de quarante ans, les politiques de l’enseignement et les politiques urbaines, qui sont en amont et en aval de l’épine dorsale de nos sociétés, sont inspirées par des idéologies fumeuses et utopiques.

    Des apprentis sorciers, souvent sans visages et sans noms, substituent à la saine analyse historique, à la nécessaire observation des faits et à l’incontournable homogénéité de destin, des mécanismes de mise en condition des peuples qui privilégient la valeur incantatoire des mots pour mieux brouiller les héritages et les repères culturels.

    education nationaleL’entreprise de démolition commence à l’école par la mise en place de projets éducatifs d’inspiration totalitaire. A coup de slogans du type « Ecole de la réussite », « Hétérogénéité obligatoire des classes », « Réussite pour tous » « ABCD de l’égalité » etc.…, des politiciens irresponsables ont camouflé, sous l’angélisme des propositions, la rupture radicale avec la transmission de l’héritage culturel de nos sociétés.

    De la dérive de l’école à la sédition des banlieues et des quartiers sensibles

    L’entreprise de démolition s’est concrétisé dans les politiques urbaines qui ont accouché au travers des « Projets de Ville » et des « Intégrations à marche forcée » (par ailleurs grassement subsidiés), un monde kafkaïen et barbare où le vernis des liftings urbanistiques, ronds-points, nouveaux trottoirs, plateaux et pistes cyclables, camoufle mal les zones de non droit (ZUS & ZSP), les mafias, les caïds et la racaille.

    Alors, il est temps, grand temps, de stigmatiser les politiques malhonnêtes et suicidaires, car la constatation des mêmes effets pervers ne doit pas se solder, comme c’est le cas, par de nouveaux dérapages vers l’abîme, au son de cantiques lénifiants et creux, mais au contraire par un retour aux valeurs saines et aux politiques responsables. Il faut arrêter ce sabotage de l’Enseignement.

    Soyons clairs, nous combattons les dérives sectaires dans les écoles, car ces projets fabriquent à la chaîne des individus amnésiques, incapables de jugement, et parfaitement soumis aux pouvoirs totalitaires et à la marchandisation mondialiste. Il faut écouter ceux qui, déjà nombreux, préconisent le retour aux filières et méthodes traditionnelles qui seules assureront la mémoire d’un héritage millénaire.

    Il faut abandonner les mots d’ordre des quarante dernières années. Non, l’immigration n’est pas une chance pour nos pays ; non, l’intégration ne fonctionne pas pour des masses qui ne partagent aucun de nos principes culturels ; non, l’antiracisme ne facilite pas l’intégration, il génère au contraire un racisme à rebours et l’ostracisme de nos identités ; non, l’Etat providence et l’assistanat ne règlent aucunement tous les problèmes économiques et sociaux, ils les enracinent durablement.

    Il faut expurger la morale de la culpabilité et avoir le courage de dire :

    HALTE AUX DELIRES !

    Pieter KERSTENS.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/mais-ou-menent-ils-nos-enfants_117359.html