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actualité - Page 5244

  • Ne faudrait-il pas recourir à des solutions de force ?

    Le succès à contre-courant du film« Les Cristeros » pose la question de la légitimité et de l’efficacité du recours aux solutions de force. Jean Ousset dans son livre l’Action au chapitre VIII, « Solutions de force et organisations secrètes » (p. 187 à 194), donne quelques clés de discernement. Extraits :

    « « Dès qu’il apparaît que, par la faute d’un certain nombre de sectaires, les choses ne vont pas, une solution s’impose : prendre ces gens par le cou et les « flanquer » dehors (ou « dedans ») pour les empêcher de nuire. »

    Réaction d’un géant ralenti par une ronce. Réaction d’impatience, de violence, de force brute. Tendance à réduire l’action à quelques opérations promptes et simplistes... « Il suffit de... Il n’y a qu’à... Tenter un coup force. Prendre le pouvoir... ».

    La violence, renforcée au besoin par quelque appareil secret, telles sont, pour beaucoup, les seules formes d’action efficaces

    Loin de nous, cependant, l’intention de prétendre illégitime tout recours à la force. …Une action violente, voire militaire, ne peut être dite illégitime en elle-même. Outre les difficultés prudentielles redoutables de son emploi, il importe seulement de se dire que pour être féconde, riche en effets durables, cette forme d’action suppose un corps social dans un état de santé suffisante. Car la violence, comme telle, n’est pas curative. Elle peut, certes, débarrasser d’un parasite malfaisant un corps social (menacé depuis peu ou atteint superficiellement). Elle n’a jamais suffi, et ne suffira jamais PAR ELLE SEULE à redonner la santé (entendez l’ordre ou, mieux encore, la volonté de l’ordre vrai) à une communauté sociale profondément contaminée …

    Mais quand, dans ses couches profondes, un pays a pris goût aux mensonges dont il meurt, il est vain d’imaginer qu’on puisse le sauver par l’effet d’un coup de force, même réussi. Il faut plus que cela.

    Quant à l’emploi de certains procédés, dits révolutionnaires, il peut arriver que l’on puisse tirer avantage de certaines formules où la Révolution excelle (comme, par exemple : discipline et conduite d’une guerre de rues, organisation d’une manifestation de masse..., etc.). Mais outre que ces procédés n’ont rien d’essentiellement révolutionnaire, il est clair que, même dans l’hypothèse de leur plein succès, une véritable restauration de l’ordre politique et social dépasse leurs possibilités. Et combien d’actions politiques, d’abord victorieuses, ne connurent pas moins l’échec final ? C’est qu’au début quelques « recettes » réputées insurrectionnelles peuvent suffire. Car cette période est celle des refus, la période où « on est contre »...où on souhaite améliorer. Tout se complique au lendemain de ces prétendues victoires de la force. On s’aperçoit qu’on n’a été puissant que pour abattre, et qu’on se trouve paralysé au moment où, pensait-on, le succès (?) devait tout faciliter.

    Comme l’a dit Blanc de Saint-Bonnet : « Qu’espère-t-on rétablir politiquement si l’on n’a pas d’abord rétabli par l’éducation une juste idée de l’homme ? Une fois de plus, on multipliera les baïonnettes pour remplacer la raison. Mais qu’arrivera-t-il si ceux qui parlent aux baïonnettes ne sont pas raisonnables ? La société s’effondrera malgré les baïonnettes ».

    Ce qui n’est pas une condamnation des baïonnettes ! Ce qui signifie que la force seule ne peut pas assurer un plein succès si elle n’est enrobée, soutenue par une action plus large, plus spécifiquement « guérissante ».

    Cette action serait-elle le fait d’une minorité !

    Or, quand dans ses élites une société perd le sens de ce qu’elle est, de ce qu’elle devrait défendre, ses armes mêmes lui tombent des mains. On ne se bat pas comme il faut quand on n’est plus sûr de son droit, ou qu’on est réellement trop seul « de son idée ». Et si l’on se bat dans ces conditions, ce n’est plus pour vaincre, c’est en désespéré, pour se défendre en essayant de vendre plus chèrement sa peau.

    Autrement dit, si un certain travail n’a pas été fait dans les esprits pour aider, soutenir, prolonger le combat des armes, tout succès plein, suffisant, durable est impossibleOn commence par perdre à midi cinq le pouvoir dont on s’est emparé à midi.

    Car rien ne soutient que la force brute, et qu’il est moralement autant que psychologiquement impossible à un Pouvoir de tenir longtemps et uniquement de cette façon. La Révolution, elle-même, qui, par principe, n’a aucun scrupule à employer la terreur,sait bien que celle-ci ne peut être un procédé normal de gouvernement. Aussi mobilise-t-elle tous ses moyens de formation, de propagande et d’information intellectuelle pour faire tourner à son profit l’ensemble des esprits…

    Il reste vrai que le recrutement est plus facile pour une action violente. Car les énergies sont toujours prêtes dès que les passions trouvent un aliment dans ce qui est offert. Alors que pour travailler, étudier, agir dans le silence et la patience humblement, durement, le nombre des volontaires est dérisoire.

    Cas innombrables de ceux qui ont été et seraient encore prêts à se faire tuer pour la patrie en combats héroïques, mais qui ne parviennent pas à remuer le doigt pour la défendre un peu chaque jour au plan civique, contre les forces internes de désagrégation." A suivre…

    Lire et télécharger dans son intégralité le chapitre VIII, « Solutions de force et organisations secrètes » (p. 187 à 194)  dans l’Action de Jean Ousset. Pour rejoindre une initiative qui corresponde à vos « talents » contacter le service d’information d’IchtusCe livre est un maître livre pour bien penser l’action en fonction du but poursuivi. Tout homme ou femme d’action le lira avec profit pour inspirer son engagement. Jean Ousset, fondateur d’Ichtus pour Former, Relier et Agir, est le premier en effet à avoir méthodiquement formalisé une doctrine de l'action culturelle, politique et sociale à la lumière de l'enseignement de l'Eglise pour, concrètement répondre au mal par le bien. A l'encontre des pratiques révolutionnaires et de la dialectique partisane, si l'amitié est le but de la politique, Jean Ousset nous montre comment pour agir en responsable, l'amitié en est aussi le chemin.

    Le Salon Beige

  • Éditorial de L’AF 2888 : Le changement pour bientôt ?

    Manuel Valls en fait-il trop ? Il n’a pas hésité à déclarer, samedi 14 juin, devant le Conseil national du PS, que « la gauche n’a jamais été aussi faible dans l’histoire de la Ve République. Oui, la gauche peut mourir », ajoutant : « Notre pays peut se défaire et se donner à Marine Le Pen. »

    Quelques jours auparavant, le 3 juin, c’était François Fillon qui, devant son micro-parti Force républicaine, prévenait : « Sauver l’UMP d’une disparition désormais possible : voilà l’enjeu des prochaines semaines. »

    Même si ces deux messages avaient une visée interne — pour Fillon, appeler à la cohésion de l’UMP après l’affaire Bygmalion ; pour Valls, appeler à la cohésion des parlementaires socialistes tentés par la rébellion —, ils n’en confirment pas moins la crise profonde que traverse le pays légal, affaibli par trop de décennies de mensonges et de reniements. Marine Le Pen sert évidemment de grand méchant loup, mais là n’est pas l’essentiel. Alors que le pays traverse de profondes crises sociales qui ne font qu’ajouter aux difficultés que connaissent les Français tout en exprimant l’impasse dans laquelle l’abandon de notre souveraineté nous a conduits, il se pourrait bien que le slogan de 2012 de François Hollande, « le changement, c’est maintenant », qu’on croyait passer aux oubliettes des promesses électorales non tenues, trouve enfin un début de concrétisation : mais, et Manuel Valls n’a finalement peut-être pas tort de dramatiser, ce changement pourrait ne pas être exactement celui auquel songeaient les socialistes. Un changement plus radical, en somme...

    Si la « mort » du PS et la « disparition » de l’UMP doivent être le prix à payer, nous nous en consolerons aisément !

    François Marcilhac - L’AF 2888

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Editorial-de-L-AF-2888-Le

     
  • Pétition : Soutien à la Grande Muette

    Trop, c’est trop. Nous apprenons que de nouveaux efforts budgétaires pourraient être encore demandés prochainement à nos armées.

    Nous n’ignorons pas que les militaires ont un devoir de réserve. C’est pourquoi, nous, citoyens Français, avons décidé de dire haute et fort notre refus catégorique.

    Il n’est pas admissible de considérer nos dépenses militaires comme une simple variable d’ajustement budgétaire.

    C’est la survie de la France comme nation indépendante qui est en jeu.

    Nous sommes d’autant plus choqués de ces nouvelles exigences du gouvernement que, par ailleurs, ce dernier semble n’avoir aucune difficulté à trouver des milliards d’euros à jeter dans le tonneau des Danaïdes de l’Etat-providence et du clientélisme électoral. [...]

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  • Une proche de Christiane Taubira insulte Philippe Bilger sur Twitter

    L’éminent Philippe Bilger a subi, ce week-end, les attaques haineuses d’une collaboratrice de Christiane Taubira. Sihem Souid, chargée de mission au service de l’accès au droit et à l’aide des victimes pour le ministère de la Justice, et par ailleurs ancienne responsable de la communication au sein du mouvement La Gauche forte, s’est acharnée avec une rage hors de propos contre son aîné sur les réseaux sociaux.

    Bien que présentant un curriculum vitae modeste (et inadapté à ses fonctions), la demoiselle a cru bon tancer un homme de la qualité de monsieur Bilger de la plus basse des manières. Alors que les deux se disputaient, Sihem Souid, coincée par les arguments de son contradicteur, n’a pu se retenir de l’attaquer avec une haine inqualifiable, en publiant ce tweet indécent : « La chancellerie n’a pas de leçon à recevoir d’un réac tel que vous et de surcroît fils de collabo. » Une telle insulte ad hominem relève de ce que le philosophe allemand Arthur Schopenhauer a conceptualisé comme la dialectique « éristique ». Confrontée à des arguments intellectuels qui la dépassait, Sihem Souid a renvoyé Philippe Bilger à un élément de son histoire familiale (faux et décontextualisé par ailleurs).

    Il est amusant de constater que ce jeune phénomène médiatique (elle a publié un livre autobiographique intitulé « Omerta dans la police » avec l’aide d’un nègre) a utilisé un argument déterministe supposant une transmission intergénérationnelle de certains traits de caractères.

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  • L’IFP : dix ans d’efforts pour donner une relève de conviction

    Fondé en 2004, l’Institut de Formation Politique a franchi le cap des dix ans :

    "725 auditeurs, 250 intervenants, 72 séminaires, 62 Lundis de l’IFP : depuis dix ans, l’Institut de Formation Politique s’est démené pour résoudre le problème de l’éducation des dirigeants politiques.

    « Alors que notre pays traverse une crise politique profonde, à la fois morale et économique, l’IFP a fait le choix de préparer la relève, » explique Alexandre Pesey, Directeur et membre fondateur de l’Institut. « Nous avons l’ambition d’identifier, recruter et former les jeunes gens courageux, désireux de servir leur pays. Nos auditeurs sont attachés aux principes de primauté de la personne, de liberté et de responsabilité. C’est par eux que le renouveau  adviendra ».

    Les formations de l’IFP permettent aux étudiants de renforcer leurs convictions et d’acquérir, auprès d’intervenants de qualité, les méthodes de base d’une action politique efficace. Entre deux séminaires, le réseau de l’Institut favorise l’engagement et l’action dans la Cité, que ce soit dans la vie associative ou en politique. Les premiers résultats se font sentir. Grâce à l’IFP, des centaines d’étudiants sortent de l’isolement et passent à l’action. Depuis maintenant dix ans, nos auditeurs s’engagent dans leurs Universités. Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux ont percé dans les médias ou conseillent les élus.

    Plus de 250 auditeurs, formateurs et amis de l’Institut se sont retrouvés vendredi 13 juin 2014 à l’hôtel Dosne-Thiers, à Paris pour fêter ce cap.  

    Michel Janva

  • Les Sentinelles se mobilisent pour les dates-clé du mouvement


    sentinelles assemblée
    Hier lundi, les Sentinelles ont voulu commémorer l’arrestation, il y a tout juste un an, de Nicolas, ce jeune opposant au mariage gay, qui après 48 heures de garde-à-vue sera jugé en comparution immédiate et condamné à deux mois de prison ferme avant d’être libéré en appel 20 jours plus tard. Sa condamnation avait suscité l’apparition de Veilleurs Debout, devenus quelques jours plus tard, le 23, les Sentinelles.

    Elles étaient mobilisées aussi contre la loi Famille de retour à l’Assemblée Nationale mais son examen a été suspendu et reporté à plus tard. C’était sans compter le énième rebondissement dans l’affaire des 700000 pétitions adressées au CESE qui avaient été jugées irrecevables. Suite à un recours, le rapporteur public a émis hier un avis contraire. Le tribunal administratif rendra sa décision lundi 30 juin. En cas de réponse positive, le CESE devra étudier la pétition.

    Les Sentinelles étaient une vingtaine hier vers 21h, place Vendôme. On pouvait en compter trente devant l’Assemblée Nationale mais il y en a eu aussi devant le Palais de Justice dans l’après-midi et à Nantes.  Les Sentinelles comptent bien mobiliser aussi dans une semaine, le 23, pour l’anniversaire de la constitution du mouvement.

  • Europe : pourquoi Angela Merkel n'acceptera pas de modifier le calcul des déficits

    Le vice-chancelier allemand (SPD) Sigmar Gabriel a défendu l'idée d'un changement de calcul des déficits publics en Europe. Une proposition qui devrait rester lettre morte. 
    Pour certains, c'était le message que toute l'Europe attendait. Le vice-chancelier allemand, ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel s'est ouvertement, lundi, déclaré favorable à un changement de mode de calcul des déficits publics dans le cadre du pacte de stabilité, en excluant « le coût des réformes structurelles » afin d'accorder plus de temps aux pays qui, précisément, mettent en œuvre ces réformes. Le numéro deux du gouvernement allemand vient donc à l'aide de la France et promeut des règles qui permettraient à l'Europe d'échapper au phénomène de japonisation dans laquelle elle s'enfonce inexorablement. Mais il faut se garder de tirer trop hâtivement des conclusions et y voir une inflexion à venir de la politique allemande.
    Les Sociaux-démocrates très discrets jusqu'ici sur l'Europe
    Jusqu'ici, les Sociaux-démocrates allemands s'étaient montrés particulièrement discrets sur la politique européenne de l'Allemagne. Depuis la constitution du nouveau gouvernement de « grande coalition », ils s'étaient concentrés principalement sur les questions de politique intérieure, particulièrement sur le salaire minimum. Dans le « contrat de coalition » signé avec la CDU et la CSU, la SPD avait, du reste, abandonné ouvertement la plupart de ses positions européennes défendues durant la campagne électorale. C'était le prix des concessions obtenus par ailleurs. Pourquoi alors cette proposition qui, comme le rappelle l'éditorial passablement agacé de la Frankfurter Allgemeine Zeitung de ce mardi, « ruinerait ce que la chancelière avait péniblement bâti durant la crise de la zone euro, autrement dit un durcissement du pacte de stabilité » ?
    Une SPD qui se sent plus fort
    La réponse est encore sans doute à chercher dans la politique intérieure allemande. La SPD a plutôt le vent en poupe ces temps-ci, même si c'est une brise modérée. Certes, les sondages fédéraux sont peu favorables (23 % des intentions de vote pour le dernier d'entre eux), mais plusieurs faits sont plus positifs. Le résultat de la SPD aux européennes (27,5 %), sans doute dopé par la présence de Martin Schulz comme candidat à la présidence de la commission et par l'abstention, a été ressenti comme une victoire, car même s'il est loin des scores historiques du parti, c'est une progression par rapport aux dernières européennes (où les 20 % obtenus représentaient un niveau historiquement faible) et par rapport aux élections fédérales de septembre (25 %). Surtout, les Sociaux-démocrates ont transformé l'essai ce dimanche en remportant quelques succès notables lors des élections municipales en Rhénanie du Nord Westphalie. La mairie de Düsseldorf, notamment, un bastion CDU, est tombée dans leur escarcelle. La SPD se sent donc en position de force.
    L'abandon partiel et progressif du « schrödérisme »
    Sigmar Gabriel considère que ce qui permet à la SPD de progresser, c'est précisément l'abandon progressif du « schrödérisme. » Sous son impulsion, le parti a clairement rompu avec certaines « réformes » de l'ancien chancelier. Le salaire minimum est une réponse à la précarisation et à la modération salariale introduite par l'agenda 2010. De même, la SPD a défendu une réforme du système des retraites qui permet à certains salariés de toucher leur pension dès 63 ans, ce qui est un accroc direct dans la réforme de 2007 mise en place par la SPD et qui repoussait l'âge de départ à la retraite jusqu'à 67 ans à partir de 2030. Et tout ceci n'a pas nuit, loin de là, aux scores de la SPD : c'est un élément important pour Sigmar Gabriel qui a toujours défendu cette politique de distanciation vis-à-vis de Gerhard Schröder, mais qui devait compter avec des résistances internes. Mais le vice-chancelier sait que les mauvais scores de la SPD depuis 2002 s'expliquent d'abord par un rejet par une partie de sa base des réformes de l'ancien chancelier.
    Le « nein » de la chancelière
    On comprend alors mieux la volonté de Sigmar Gabriel de pousser davantage son avantage en lançant ce débat sur les déficits. Mais la SPD peut-elle pour autant infléchir la politique européenne du gouvernement allemand ? Pour le moment, Angela Merkel et son très orthodoxe ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble ont toujours rejeté toute modification des règles de calcul du déficit. Il est peu probable qu'ils évoluent sur ce point.
    La pression d'AfD
    Car la chancelière est soumise à la pression importante qu'exerce le parti eurosceptique Alternative für Deutschland sur la CDU. Avec ses 7 % aux européennes, ce parti est devenu l'obsession de l'aile droite du parti d'Angela Merkel. La très influente députée CDU Erika Steinbach s'est prononcée pour une coopération avec AfD et un responsable local du Brandebourg a annoncé avoir passé un accord avec les Eurosceptiques. L'idée qui se cache derrière cette coopération est simple : la disparition du parti libéral FDP de la scène politique allemande condamne la CDU à gouverner avec la SPD ou les Verts, autrement dit avec la gauche. Il faut donc trouver un nouvel allié à droite. Et AfD est la seule possibilité.
    Angela Merkel ne peut assouplir sa position européenne
    Angela Merkel ne veut évidemment pas de cette alliance qui devrait l'amener à compromettre toute sa politique européenne fondée sur la sauvegarde de la zone euro. Elle doit donc apaiser cette grogne et briser toute tentative de débat sur ce point au sein de la CDU. Pour cette raison, il ne lui est pas possible de donner l'impression de baisser la garde sur la question des déficits en zone euro. Accepter la proposition de Sigmar Gabriel reviendrait à créer un appel d'air en faveur d'AfD non seulement au sein des cadres de la CDU, mais aussi au sein d'une certaine partie de l'électorat CDU. L'éditorial assez violent de la FAZ de ce lundi accusant la SPD de ne connaître que « les dettes comme moyen de créer la croissance » montre que l'heure n'est pas encore à l'apaisement sur ce front outre-Rhin.
    Or, AfD, malgré ses difficultés internes, dispose désormais, grâce à son alliance au niveau européen avec les Tories, d'une image beaucoup moins sulfureuse. Il n'est plus possible de jeter l'anathème sur ce parti en le qualifiant « d'extrême-droite. » Il devient donc une option pour l'électorat conservateur allemand. Et dans les sondages, il est désormais donné au-delà des 5 % dans les sondages sur une future élection fédérale. Le dernier, réalisé le 11 juin par l'institut Forsa, lui attribue même 8 % des intentions de vote, ce qui poserait un vrai problème à la CDU.
    La polémique autour de la question du droit de vote de la Bundesbank au sein du conseil des gouverneurs de la BCE qui enflamme la presse allemande montre combien la question européenne est encore sensible outre-Rhin. Angela Merkel, qui ne veut pas ouvrir la boîte de Pandore d'une renégociation du statut de la BCE, ne peut encore se permettre de jeter de l'huile sur le feu en acceptant un assouplissement des règles de déficit en Europe, alors même qu'elle a fondé tout son discours depuis 2011 sur leur renforcement comme garantie de la « stabilité » de l'euro et de « l'argent des contribuables allemands. » Elle aurait alors bien du mal à justifier sa position devant son électorat conservateur.
    Wolfgang Schäuble, plus puissant que Sigmar Gabriel
    Aussi ne doit-on pas oublier que face à Sigmar Gabriel se trouve Wolfgang Schäuble qui, lui, ne cesse de pester contre la politique de la BCE et réclame même une rapide remontée de ses taux. Or, ce dernier est le vrai numéro deux du gouvernement. Dans la constitution fédérale, le ministre des Finances dispose d'une puissance inédite ailleurs : lui seul peut ainsi autoriser des dépenses exceptionnelles, même contre l'accord du chancelier (article 108). Plus concrètement, c'est lui qui dirige l'essentiel de la politique européenne par sa participation à l'Eurogroupe. Sans l'accord de Wolfgang Schäuble, le plus fidèle soutien à la politique européenne d'Angela Merkel, la proposition de Sigmar Gabriel restera lettre morte. Or, on voit mal Wolfgang Schäuble, qui est obsédé par la question de « l'aléa moral » autrement dit de cette idée selon laquelle tout adoucissement des règles provoque des excès chez les « mauvais élèves », accepter l'idée de son collègue.
    Faire sentir la pression de la SPD à Angela Merkel
    Sigmar Gabriel joue donc son jeu politique. Sa position n'est pas aisée. En charge d'un dossier brûlant et difficile (la transition énergétique), il sait aussi que la SPD n'est pas en position de force au sein du gouvernement et n'est que le partenaire « junior » d'Angela Merkel. Il doit donc utiliser tous les moyens possibles pour maintenir la pression sur la chancelière et lui montrer que, lui aussi, dispose d'un « pouvoir de nuisance. » Mais son influence sur la politique européenne demeure très limitée. Angela Merkel ne peut se permettre politiquement de donner à la SPD trop de gages sur ce dossier. François Hollande ne doit donc pas trop compter sur un assouplissement des règles de déficits.

    Romaric Godin La Tribune :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EupFpEkpplfFDUnUGL.shtml

  • Le scandale des intermittents permanents : la preuve par Canal+

    La plupart des producteurs de TV s’engraissent grâce au service public et aux intermittents indemnisés par l’UNEDIC.   

    En ce lundi après-midi, les intermittents du spectacle emmenés par la CGT campent sous les fenêtres du ministère de la Culture, attendant qu’Aurélie Filippetti, comme les héroïnes romantiques, apparaisse à son balcon.

    Nourris au même lait que les cheminots, les « travailleurs-travailleuses » du spectacle tiennent en main une arme bien rodée : le chantage. Quand les uns refusent de faire rouler les trains, les autres sabordent les festivals.

    Ceux-là dénoncent l’accord signé le 22 mars dernier par la CFDT, FO et le MEDEF, qui « plafonne les indemnités à 5.475 euros brut par mois » et « prévoit l’augmentation de deux points des cotisations sociales des intermittents, soit une perte de salaire net de 0,8 % », comme l’expliquait à l’époque Agnès Verdier-Molinié sur le site Atlantico.

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  • En Italie aussi, les Sentinelles veillent

    Vérone vue du ciel. Immobiles et en silence, les Sentinelles veillent pour la famille et la liberté.

    Vérone vue du ciel-sentinelles

    Marie Bethanie