Entretien avec Renaud Camus
Au vu des résultats du premier tour des élections municipales ce dimanche, l’heure est au sauve-qui-peut du côté socialiste. Que devrait faire François Hollande selon vous ?
Je ne sais pas, et malheureusement ça ne m’intéresse pas beaucoup. Je ne peux pas me mettre à sa place : nos objectifs sont rigoureusement opposés. Tout ce que je vois (mais cela, je le savais déjà avant son élection), c’est que tant qu’il est là, on perd un temps précieux pour le salut de la nation, son indépendance et son identité. La colonisation du territoire national se poursuit et même s’accélère, et non seulement il ne fait rien pour y mettre un terme, lui et son gouvernement y collaborent activement. Peut-être qu’un Manuel Valls Premier ministre ralentirait un peu cette course à l’abîme – je n’y crois guère. Je le vois plutôt comme un virtuel second Sarkozy, aussi inefficace que le premier contre le changement de peuple et de civilisation.
On parle de « vote sanction » à l’encontre de la politique nationale : vous êtes d’accord ?
Oui, bien sûr, mais à condition d’inclure, paradoxalement, l’abstention dans le vote sanction ; et d’ailleurs de considérer que l’expression est bien insuffisante. Plus ou moins consciemment, les Français ont le sentiment que le débat politique ne les concerne pas mais aussi, plus gravement encore, qu’il ne concerne pas la France, ni l’Europe, ni notre civilisation
Lire la suite
actualité - Page 5401
-
Les Français ont le sentiment que le débat politique ne les concerne pas
-
Flicage et rackettage sont les deux mamelles du Gouvernement
On a la devise qu’on peut...
Les nouveaux radars mobiles ont flashé 300.000 automobilistes en un an
Les radars mobiles mobiles, ces nouveaux appareils embarqués, progressivement mis en service depuis mars dernier, démontrent une efficacité redoutable.
Selon nos informations, 300.000 automobilistes ont été flashés en un an par les radars mobiles mobiles, ces nouveaux appareils progressivement mis en service depuis mars dernier. Redoutable car ne pouvant être localisés, cette nouvelle technologie est systématiquement embarquée dans des véhicules banalisés des forces de l’ordre, roulant dans le flot de la circulation. Les contrôles se font en dépassement mais aussi en approche. En d’autres termes, policiers et gendarmes verbalisent les véhicules en excès de vitesse qui les doublent et qu’ils croisent ! [...]
La suite et des vidéos sur Le Figaro
ET PENDANT CE TEMPS...
Toutes les dix minutes en France, un motard se fait dérober son deux-roues
IL EST VRAI QU’ARRÊTER UN VOLEUR, CELA NE RAPPORTE RIEN À L’ÉTAT, ET UN FLIC, ÇA DOIT RAPPORTER À L’ÉTAT PS !
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Flicage-et-rackettage-sont-les
-
Anatomie d'un monstre : l’Église a sorti le bistouri
L’Église a été la première institution à s'opposer au libéralisme. Ça continue aujourd'hui... où elle est devenue la seule alternative crédible.
Il y a toujours une ambiguïté à propos de la critique du libéralisme. La plupart, s'ils critiquent ce système philosophique, politique et économique qui repose, comme son nom l'indique, sur l'absolutisation de la valeur de liberté, c'est en mettant en cause la mollesse, la lâcheté, l'inefficacité, la supposée inconsistance de l'organisation libérale. Quant à l’Église, elle a très vite compris que le libéralisme n'était pas condamnable à cause de sa faiblesse, mais parce que, sous ce nom avenant se cache l'organisation absolument moderne du despotisme. Paradoxe facile ? Pas du tout. C'est la militante féministe allemande Rosa Luxembourg qui définissait le libéralisme comme « le système du renard libre dans le poulailler libre ». Est libérale l'organisation qui, par principe, met à égalité le renard et la poule. C'est évidemment toujours pour le plus grand profit du renard, qui s'en lèche encore les babines.
L'absolutisme de la liberté
Il se trouve que Rosa Luxembourg, en définissant ainsi le libéralisme, s'est sans doute inspirée d'un slogan qui a couru durant tout le XIXe siècle : « L’Église libre dans l’État libre » répétait Montalembert et ses amis qui s'autodésignaient comme les catholiques libéraux. La liberté de l’État est évidemment, à vue humaine et sans en appeler aux forces de l'Esprit, infiniment plus puissante que la liberté de l'Eglise. Si les deux partenaires, juxtaposés depuis l'origine du christianisme, ont la même liberté, c'est l’État qui se réservera naturellement la part du lion. Clemenceau avait bien vu le parti à tirer de la position libérale : il reprenait l’Évangile, « rendez à César ce qui est à César » et il concluait logiquement, en tant qu’État libre et ne se gênant pas le moins du monde : « Mais tout est à César ». Staline était dans le même registre lorsqu'il se posait dédaigneusement la question : « Le pape combien de divisions ». Il est évident qu'à libertés égales, le pouvoir spirituel non seulement est toujours perdant, mais au fond, dans une configuration totalement libérale, il est perdu.
Non, ce n'est pas un complot
L'analyse du phénomène est plus compliquée aujourd'hui, car - c'est une conséquence du règne de l'idéologie libérale - il est très difficile aujourd'hui de situer les centres du Pouvoir. Le président de la République ? Dans notre monde libéralisé, son pouvoir n'est plus rien. La Commission de Bruxelles ? L'affaire ukrainienne suffit à montrer le peu de pouvoir réel dont elle jouit. Les États-Unis sont intervenus pour empêcher la paix avec la Russie. Mais aux États-Unis qui détient véritablement le pouvoir ? Barack Obama ? Évidemment non. La logique des décisions lui échappe, il est là pour les appliquer et les faire appliquer. Mais c'est l'idée libérale qui fonctionne, dans une sorte d'idéocratie mondialisée : ainsi peut-on dire que la Russie de Poutine n'étant pas assez libérale, elle ne peut pas prétendre arbitrer le conflit inter-ukrainien. Nous ne sommes pas devant un complot avec ses grands initiés. Il n'y a pas de grands initiés, il n'y a que de petits manipulateurs planétaires. Mais la prime est systématiquement donnée à la liberté. Les autres critères n'existent pas. C'est ce que l'on constate aussi dans l'affaire mondiale du mariage homosexuel et c'est ce qui risque d'engendrer une hypersexualisation de l'enfance (le prochain enjeu des libertaires est là : le genre n'est vraisemblablement qu'un prétexte).
L’Église a tenté de prendre en marche le train de la mondialisation libérale. Je pense aux déclarations du pape Pie XII sur l'importance d'un gouvernement mondial (qui à l'époque pouvaient apparaître comme des déclarations opposées à l'Internationale communiste), reprises aujourd'hui et précisées par Benoît XVI qui, en 2007, dans Caritas in veritate, proposa d'instaurer un Conseil des sages dont les décisions puissent s'imposer aux différentes nations, dans certains domaines comme l'écologie. Problème annexe l'écologie, direz-vous peut-être... Pas si sûr, derrière l'écologie il y a le problème de l'énergie, du développement de l'atome, de la société de consommation comme société du déchet, etc. Que diable allait faire Benoît XVI dans cette galère de l’ultra-modernité ?
Vatican II et le libéralisme
La vérité c'est que Vatican II contenait au moins potentiellement une ouverture à l'idéologie libérale, comme j'ai essayé de le montrer naguère dans Vatican II et l’Évangile. Si ces germes avaient produit du fruit, la vérité catholique serait restée l'apanage de quelques cénacles résistants et la grande Église tout entière aurait versé dans l'apologie d'une « foi » à géométrie variable, pure expression de la liberté individuelle, différente en chaque personne. Heureusement Jean Paul II en particulier à travers un enseignement très dogmatique de la morale a interdit cette dérive. Aujourd'hui cette Église qui s'est petit à petit ressaisi d'elle-même, après la transe conciliaire, est dans le collimateur du libéralisme mondial. Autrefois on invitait les papes à l'ONU, pour les remercier de leurs inclinations mondialistes. Aujourd'hui l'ONU envoie un blâme public à l’Église catholique, signifiant me semble-t-il qu'elle ne souhaite plus recevoir les leçons de l'Homme en blanc et qu'elle préfère les lui administrer préventivement. C'est que le libéralisme, cette dictature de la liberté individuelle, est structurellement intolérant pour quiconque doute de son postulat unique. Tant que l’Église prétendra enseigner une vérité, elle sera l'adversaire.
Abbé G. de Tanoüarn monde & vie 18 mars 2014 -
Quand l'UMP fusionne avec des listes de gauche
Jean-Claude Gaudin, maire UMP sortant de Marseille, a fusionné l'une de ses listes, celle du 2e secteur, avec celle du maire guériniste du Panier, Lisette Narducci (PRG). Cela lui permettra de ravir ce secteur à la gauche. Le leader PS Patrick Mennucci dénonce «des accords de longue date» entre Gaudin et Guérini, une «alliance scélérate» avec un «partage des tâches». Dans ce secteur, le FN a réalisé 16%.
Jean-Michel Baylet, patron du PRG, assure
«désavouer totalement cet accord contre-nature». «Je ne peux accepter que des PRG fusionnent avec l’UMP dont nous ne partageons absolument pas les valeurs. C’est d’autant plus condamnable que ce 2e secteur de Marseille n’est aucunement menacé par le Front national. Ceux qui ont passé cet accord seront sanctionnés par les instances de notre parti».
Du côté de l'UMP, pas de réaction.
Même alliance contre-nature à Blagnac (31), avec la fusion de la liste PRG/PS/PC avec celle de l'UMP (3e à 21,82 %) fait des remous (voir les résultats du 1er tour). Ces candidats s'allient contre le maire sortant, de gauche, arrivé en tête avec 37,98 % des voix.
-
Une majorité de sympathisants UMP et FN en faveur d'accords locaux
Atlantico : Selon un sondage exclusif Ifop pour Atlantico, les sympathisants UMP (55%) et FN (62%) souhaiteraient la mise en place d'accords électoraux aux scrutins locaux. Après une légère baisse de cette volonté de rapprochement chez les sympathisants UMP depuis la présidentielle de mai 2012, ce chiffre repart à la hausse en mars 2014, comment l'expliquer ?
Atlantico : Selon un sondage exclusif Ifop pour Atlantico, les sympathisants UMP (55%) et FN (62%) souhaiteraient la mise en place d'accords électoraux aux scrutins locaux. Après une légère baisse de cette volonté de rapprochement chez les sympathisants UMP depuis la présidentielle de mai 2012, ce chiffre repart à la hausse en mars 2014, comment l'expliquer ?
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/majorite-sympathisants-ump-et-fn-en-faveur-accords-locaux-sondage-exclusif-ifop-1020547.html#d9tTzPY2A7SzwvpJ.99 -
L’islam n’est que la partie visible de l’iceberg
Petite piqûre de rappel pour ceux qui s’imaginent que l’islam est l’unique problème en France.
En réalité, l’islam n’est que la partie la plus visible de l’iceberg (iceberg, encore un juif !). Les deux femmes présentées dans cette vidéo (voir http://georges-vexincourt.blogspot.fr/2014/03/association-des-francaises-voilees.html, merci à Georges Vexincourt) semblent plutôt distinguées, cultivées et s’expriment dans un français correct. Et pourtant, 3 faits sont indiscutables :
- la majorité des allogènes sont à l’opposé de ce constat. Il n’est pas envisageable ni souhaitable que ces envahisseurs du désert changent leur comportement de parasite. Ils sont bien trop heureux en vivant sur le dos des autres et surtout bien trop heureux de mettre en avant les quelques exceptions qui sortent du lot et qui cachent bien mal les millions d’égocentriques et belliqueux afro-maghrébins planqués derrière ces pantins.
- même dans ces circonstances, nous ne voulons pas d’eux chez nous dans les proportions folles qui nous sont imposées. Nous discuterons des conditions EXCEPTIONNELLES de leur présence sur notre sol le jour venu (on ne va pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué). En l’état, ces allogènes, qu’ils soient islamisés ou laïcs, lascars ou réconciliés, ne sont pas la bienvenue pour une seule et bonne raison : ils menacent grandement les Européens que nous sommes. Par simple constat démographique, on peut faire une projection très rapide pour arriver à cette conclusion : les Blancs sont menacés en tant que tels sur leur propre sol et aucune dynamique culturelle n’interfère dans ce constat ETHNIQUE.
- admirez l’incroyable arrogance de ces deux personnes qui veulent et exigent toujours plus. Eh bien, cette arrogance n’est qu’un début. Au fur et à mesure de leur expansion, elle ne va faire que croitre et, dans la tête de ces malades spoliateurs, elle ne s’arrêtera qu’à un seul moment : lorsque nous serons éteints.
C’est pour ça que se battre furieusement et exclusivement contre l’islam est une sottise sans nom. Que nous importe l’expansion des mosquées et du halal si tous nos voisins sont des basanés ? 6 millions de non-Européens intégrés et catholiques (nous en sommes loin) resteront toujours aussi les Africains qu’ils sont. A ceci, la solution tient en deux étapes :
- là-dessus, je pense que tout le monde est d’accord : arrêt total de l’immigration.
- là on le message passe moins, mais pourtant c’est une nécessité absolue : inversion des flux migratoires et refonte de la nationalité sur plusieurs générations. Et j’anticipe les critiques grâce à l’épatante intervention de Scipion de Salm, tout ceci est tout à fait possible et souhaitable :
Intervention de Scipion de Salm à Beauvais le... par ThomasJoly60Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, religion 0 commentaire -
L’Union européenne en "guerre" contre ses peuples ?
Au cours de ces dernières années, le pourcentage de Français qui ont une opinion positive de l’Union européenne est tombé à 37 %. Qu’on ne s’y trompe pas : nous ne sommes pas devant un « passage à vide » momentané, nous sommes devant une rupture profonde, qui ne ressemble pas à «l’euroscepticisme» que l’on connaissait jusqu’ici. L’Union dans sa forme actuelle n’est plus en mesure de réparer cette rupture.
Jusqu’ici, les manœuvres de l’Union pour la « fédéralisation » et le nivellement au nom de la logique du marché unique, avec toutes les violations de la démocratie indissociables, soulevaient la colère d’une frange d’ «eurosceptiques», mais ces derniers restaient minoritaires. C’était plutôt une affaire d’intellectuels. La majorité des Français, comme des autres citoyens des pays d’Europe, continuait, malgré les déceptions, à faire crédit à l’Union.
Aujourd’hui tout change. On pouvait faire crédit à l’Union lorsque nous nous trouvions encore sur la lancée des « Trente Glorieuses ». La démocratie était violée, mais au moins on pouvait croire qu’il en ressortait quelques résultats économiques positifs. Cette époque est révolue. Tout le monde voit bien que nous sommes plongés dans une crise sans fin, et que celle-ci est largement imputable aux politiques de l’Union. La crise ouvre les yeux des plus europhiles. Ce n’est plus seulement une frange eurosceptique, mais une large majorité qui comprend que l’Union fait fausse route et qu’il faut la réformer profondément. Or, devant ce retournement, l’oligarchie européenne se raidit. Elle ouvre une véritable guerre contre ses propres peuples. Ou bien ceux-ci réussiront à reprendre le contrôle de ce système fou, ou bien le système européen les détruira sans pitié. "Act React Impact" : le slogan très "impactant" de l'UE pour lutter contre l'abstention aux élections européennes de mai prochain (une campagne de 16 millions d'euros selon EuObserver) par Georges Berthu, ancien député européen
On a fait depuis longtemps le constat des violations de la démocratie à Bruxelles. Pour mémoire, elles avaient principalement deux origines :
Du côté juridique, la volonté de faire progresser le fédéralisme dans le dos des peuples. L’idée était en effet bien ancrée chez certains fondateurs de l’Europe que si l’on disait clairement aux peuples où l’on voulait aller à terme – à savoir un super-État européen - ils s’y opposeraient. Le meilleur exemple de cette dissimulation est la jurisprudence de la Cour de Justice, qui a proclamé la supériorité du droit européen sur toute forme de droit national, même constitutionnel, sans que les peuples n’aient eu leur mot à dire.
Du côté économique, une fausse logique selon laquelle le marché unique devrait comporter sur tous les points des règles unifiées, y compris la monnaie. Pourtant les eurocrates démentaient eux-mêmes cette logique en ouvrant les frontières commerciales aux pays du monde entier sans harmonisation préalable des législations sociales, environnementales ou sanitaires.
Ces deux sources empoisonnées continuent aujourd’hui à déverser leurs conséquences.
Tout le monde se souvient qu’après les référendums français et néerlandais qui, en 2005, avaient rejeté le projet de Constitution européenne, les eurocrates et les dirigeants nationaux avaient cru bon de reprendre les mêmes dispositions juridiques, en les baptisant « traité de Lisbonne », et en les faisant adopter par la voie parlementaire. Même la supériorité du droit européen sur les Constitutions nationales, qui figurait dans le projet rejeté et que, par conséquent, on aurait pu croire rejetée aussi, fut ainsi avalisée. Sans doute les eurocrates et les dirigeants nationaux pensaient-ils que les peuples, comme autrefois, oublieraient rapidement cette injure. Mais contrairement à leurs attentes, ce n’est visiblement pas le cas. Aujourd’hui nos compatriotes ne parlent de cet épisode qu’avec la plus extrême virulence.
L’unification des règles du marché unique continue elle aussi de faire des ravages, toujours en produisant des violations flagrantes de la démocratie. C’est ainsi que, par une interprétation abusive des traités (mais que les chefs d’État et de gouvernement n’ont jamais remise en cause), la Commission se trouve aujourd’hui en position d’autoriser la culture du maïs transgénique TC1507 dans l’ensemble de l’Union, alors même que 19 pays sur 28 s’y opposent. Ce n’est d’ailleurs même pas une question de majorité. On ne voit pas pourquoi, dans un cas comme celui-là, chaque pays n’a pas le droit de faire son propre choix. La centralisation de la compétence à Bruxelles n’a vraiment pour but que d’éloigner la décision des citoyens et d’enlever à chaque pays son libre choix.
Or les peuples supportent de plus en plus mal d’être ainsi constamment méprisés. D’autant que la crise fait prendre conscience de l’impasse européenne. Tout le monde voit bien que les pouvoirs transférés à Bruxelles, qui devaient nous rendre « plus forts », nous ont en réalité rendus plus faibles car les eurocrates ne sont pas contrôlés. Ils entraînent l’Europe dans des politiques suicidaires (ouverture sans discernement des frontières commerciales, portes ouvertes à l’immigration, rigidités de l’unification monétaire) qui expliquent le caractère interminable de la crise actuelle. C’est l’Union européenne qui entretient la crise, telle est la conclusion à laquelle les Français arrivent de plus en plus souvent.
En même temps, nos compatriotes semblent redécouvrir cette ancienne vérité que la nation, avec sa démocratie et sa solidarité interne, est la meilleure protection de tous ses citoyens, y compris et avant tout les plus pauvres, contre les dangers extérieurs. Et ils découvrent en même temps que, très logiquement, le grand patronat pousse les feux, autant qu’il peut, en faveur de l’Europe supranationale. Il n’est pas surprenant que les Français en déduisent qu’il faut s’opposer à tout nouveau transfert de compétences vers Bruxelles. Ils ont maintenant compris que l’objectif ultime de tout ce système européen – pas l’objectif initial, peut-être, mais en tout cas l’objectif actuel telle que l’Europe est devenue - c’est de dissoudre les nations et les peuples, pour laisser les malheureux qui resteront à la merci de tous les dangers et de toutes les exploitations.
Mais devant cette dégradation de son image, l’Union ne se remet pas en cause. L’idée d’un changement de politique, ici ou ailleurs, n’appartient pas à sa culture. Au contraire, elle en tire la conclusion qu’il faut accélérer la réalisation du fédéralisme. Et d’ailleurs, au point où elle en est rendue, elle ne peut plus faire autre chose qu’essayer de passer en force. D’où de nouveaux conflits qui détériorent encore plus la relation entre l’Union et ses peuples.
C’est ainsi que la Commission négocie dans l’obscurité, une fois de plus, et selon les bonnes vieilles méthodes méprisantes pour les peuples que l’on croyait révolues, un « Traité de partenariat transatlantique » destiné non seulement à diminuer les protections commerciales, mais aussi à placer les pays membres dans un engrenage qui les conduirait peu à peu à démolir toutes les règles de vie (par exemple les restrictions aux cultures d’OGM) qui font leur spécificité. Dans le même temps, la Commission s’efforce de sauver l’unification monétaire en verrouillant d’autres politiques adjacentes, en premier lieu les budgets nationaux, et en imposant aux peuples une austérité renforcée – alors même que les dépenses publiques excessives qu’il s’agit de juguler sont en partie la conséquence de la politique européenne, puisqu’elles sont destinées à soigner les plaies causées par le libre-échangisme et la fixité des parités internes. Pour le dire autrement, la Commission préfère soumettre à la torture les peuples des pays membres plutôt que d’amender ses politiques.
Et encore les dirigeants européens vouent aux gémonies les pauvres Suisses qui ont voulu contrôler leur immigration par une politique de quotas, en les menaçant de tous les maux – menaces qui s’adressent en réalité aux citoyens des pays membres tentés de faire la même chose.
De cet entêtement européen témoigne une récente étude de l’institut Jacques Delors « Notre Europe », intitulée : « Vers la fédération européenne – L’Europe de la dernière chance ». Nous citerons les premières lignes du résumé, qui donnent une bonne idée de l’ensemble : « L’Europe est à l’heure des choix. L’Europe va mal. Les sondages démontrent que l’opinion lui est de plus en plus défavorable. La récession ou une croissance trop faible gagne de plus en plus tous les pays, et notamment ceux de la zone euro. La crise de l’euro n’est pas terminée. L’Europe est dès lors devant une double urgence. D’une part, il faut trouver le moyen de mettre en face de l’euro une structure politique dotée d’une gouvernance forte, d’autre part il faut relancer substantiellement la croissance européenne par l’investissement productif coordonné à l’échelle européenne. Ces deux objectifs ne peuvent être atteints que dans le cadre d’une fédération politique européenne… Nous devons avoir le sursaut nécessaire pour relancer une dynamique européenne. Elle sera nécessairement fédérale ».
Ce texte est, en un sens, admirable. Il montre clairement l’impasse dans laquelle nous ont conduits les fédéralistes : rien ne marche, mais il faut continuer. Aucun examen de conscience. Aucune remise en cause. Sauf l’habillage par quelques mots nouveaux, mais sans portée, comme « Parlements nationaux ». Et si cette politique aveugle conduit à consommer la rupture déjà bien avancée entre l’Europe et ses peuples ? Ce point de détail n’est pas digne d’intérêt.
D’autres idéologues du même courant de pensée ont cependant poussé le raisonnement plus loin. Le philosophe allemand Jürgen Habermas, gourou des fédéralistes, publie régulièrement dans « Le Monde » des pleines pages qu’il faut méditer. Par exemple ces phrases : « L’objection des eurosceptiques consiste à dire qu’il ne pourra jamais y avoir d’États-Unis d’Europe parce que le soubassement d’un peuple européen manque à une telle construction. En vérité, l’enjeu est ici de savoir si une extension transnationale de la solidarité civique est possible à l’échelle de l’Europe dans son ensemble. Or une identité européenne commune n’a quelque chance de voir le jour que si, à l’intérieur de chaque État en particulier, le tissu de la culture nationale sait s’ouvrir dans sa densité à l’intégration des citoyens ayant une autre origine ethnique ou religieuse ».
Suivez bien le raisonnement : l’Europe supranationale n’est pas possible avec des peuples différents. Donc il faut démolir les peuples nationaux qui empêchent de faire la vraie Europe. Nous sommes là devant l’inversion complète des valeurs européennes : l’Europe n’est plus faite pour mieux défendre ses peuples, comme certains avaient pu le croire au début ; ce sont les peuples en tant que tels qui doivent disparaître pour mieux faire l’Europe… Et c’est sans doute lorsqu’ils auront été détruits qu’ils seront le mieux défendus ?
Voilà donc où nous allons. Compte tenu de l’état d’esprit des eurocrates, compte tenu de leur refus – ou de leur impossibilité – d’admettre que leurs politiques ont tourné le dos à la démocratie, ont tourné le dos aux peuples qu’ils auraient dû défendre, et qu’elles ont amplifié la crise, nous allons nécessairement vers de graves tensions internes à l’Union.
Comme on en voyait les prémices depuis longtemps, l’Union investit maintenant toute son énergie, non à lutter contre les dangers extérieurs, mais à lutter contre ses propres peuples.
Ou bien les peuples reprendront le contrôle de ce système fou, ou bien ils seront broyés.
La seule question qui reste, c’est donc : comment sortir de l’impasse ?Lien permanent Catégories : actualité, Europe et Union européenne, international, lobby 0 commentaire -
Municipales: Spectaculaire progression du FN, gifle pour la gauche
MUNICIPALES 2014 - Marqué par les affaires et le désaveu du gouvernement, ce scrutin voit la montée du Front national, qui pourrait emporter d’autres villes après Hénin-Beaumont…
Le Front national a réalisé une spectaculaire progression dimanche au premier tour des municipales, marqué par une sanction de la gauche au pouvoir, sur fond d'impopularité record de l'exécutif qui a permis à la droite de progresser. Tour d’horizon des grands enseignements du premier tour.
Le FN présent dans plus de cent triangulaires
A Perpignan, Avignon, Forbach, Béziers, Fréjus, Tarascon, le FN est arrivé en tête du premier tour. Il est en mesure d'enregistrer d'autres victoires après celle d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) où Steeve Briois l'a emporté dimanche, permettant au parti de gagner pour la première fois une ville de plus de 10.000 habitants dès le premier tour. Au second tour, le parti devrait être présent dans plus d'une centaine de triangulaires.
«C'était inespéré», a salué Marine Le Pen, qualifiant ce scrutin de «cru exceptionnel» marquant «la fin de la bipolarisation de la vie politique». L'autre grand gagnant du scrutin est l'abstention, qui atteignait à 1h du matin 38,62% sur plus de 22,5 millions de bulletins dépouillés, selon le ministère de l'Intérieur, soit le niveau le plus élevé jamais atteint pour ce scrutin.
L’impact des affaires politiques
Alors que la campagne a surtout été marquée par des affaires touchant la droite (écoutes Buisson, affaire Sarkozy/Herzog, attaques contre Copé), la gauche a subi de plein fouet les conséquences de l'impopularité d'un exécutif au plus bas dans les sondages, François Hollande restant, au bout de deux ans de mandat, le président de plus impopulaire de la Ve République. Le message envoyé par les électeurs au président de la République pourrait d'ailleurs le conduire à procéder à un remaniement gouvernemental plus large qu'il ne l'avait prévu, après le second tour.
«Le Front était jusqu'ici un vote national, nous sommes en train de démontrer qu'il est aussi un vote local, un vote qui s'est enraciné», s'est félicité le vice-président du FN, Florian Philippot, qui a obtenu près de 36% à Forbach (Lorraine). Le FN a fait même une poussée dans l'Ouest, alors qu'il y était peu présent.
Gifle pour la gauche
Devant cette montée frontiste, la gauche s'est mobilisée sur son registre habituel : le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé «les forces démocratiques et républicaines» à faire barrage au FN au second tour. Le porte-parole du PS, David Assouline, a reconnu une hausse «inquiétante» du parti d'extrême droite, tandis que Pierre Laurent, numéro un du PCF, parlait d'«une alerte pour la gauche tout entière» et Olivier Besancenot (NPA) d'un «système politicien carbonisé». «La gifle attendue est bien arrivée pour la gauche», a commenté le directeur de BVA, Gaël Sliman.
Résultat spectaculaire: Niort a basculé à droite après près de 60 ans de gouvernance de la gauche, tandis que Strasbourg et Toulouse, villes que le PS avait enlevées à la droite en 2008, pourraient bien lui échapper. Même dans les villes que la gauche ne perd pas, l'hémorragie est souvent considérable : à Nantes, la candidate PS Johanna Rolland, adoubée par Jean-Marc Ayrault, perd 20 points par rapport à son mentor en 2008; à Lille, Martine Aubry en perd 12, à Lyon Gérard Collomb est en ballottage, alors qu'il était passé dès le premier tour la dernière fois.
Il y a un «tassement incontestable mais pas l'effondrement que la droite espérait», a voulu relativiser Thierry Mandon, porte-parole des députés PS. Dans certaines villes, son parti maintient ses positions, comme à Bourg-en-Bresse, Rodez ou Aurillac.
Pour la gauche, espoirs déçus à Marseille, bonne chances à Paris
Mais à Marseille, la ville devrait rester aux mains du «vieux lion» Jean-Claude Gaudin (UMP), qui arrive largement en tête devant le FN Stéphane Ravier, le candidat PS Patrick Mennucci n'arrivant qu'en troisième position dans cette cité sur laquelle les socialistes fondaient de grands espoirs.
A Paris, la candidate UMP Nathalie Kosciusko-Morizet a fait mentir les pronostics en se classant en pole position sur l'ensemble de la capitale devant Anne Hidalgo (PS). NKM a jugé «le changement possible», «tout proche» après deux mandats de Bertrand Delanoë (PS). Mais mathématiquement la partie s'annonce des plus serrée pour l'ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy, Anne Hidalgo restant largement en mesure de l'emporter.
L’équation des triangulaires
La gauche risque aussi de perdre Amiens, Angers, Reims, Saint-Etienne et Laval. Au Havre, le maire sortant UMP, Edouard Philippe, est réélu dès le premier tour, comme Alain Juppé à Bordeaux ou Xavier Bertrand à Saint-Quentin (Aisne). Le président de l'UMP, Jean-François Copé, réélu dès dimanche à Meaux, a appelé les électeurs du FN à reporter leurs voix sur les candidats de son parti au second tour, estimant que «les conditions d'une grande victoire» de la droite étaient réunies.
Mais cette éventuelle «vague bleue» dépend pour partie du nombre de triangulaires qui opposeront dimanche prochain gauche, droite et FN et d'éventuelles consignes de désistement pour faire barrage au FN. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a d'ores et déjà prévenu que la majorité ferait «tout pour empêcher qu'un candidat FN emporte une municipalité». Le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, a, lui aussi, défendu le front républicain pour contrer le FN.
Pour l’UMP, pas d’alliances avec le FN ni de désistement en faveur de la gauche
Mais l'UMP restera fidèle à sa ligne depuis 2011, le «ni PS, ni FN». «Nous nous sommes tous mis d'accord à l'UMP pour refuser toute alliance avec le Front national et refuser le front républicain», a annoncé Henri Guaino, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy et député des Yvelines. L'ex-Premier ministre UMP François Fillon a confirmé: «Aucun désistement» en faveur de la gauche, ni «alliance» avec le FN.
La vice-présidente de l'UDI, Rama Yade, fidèle au mot d'ordre de son parti, a préconisé le front républicain dans les villes où le FN arrive en tête. A Pau, le président du MoDem, François Bayrou, arrive nettement en tête avec près de 42% des voix dans cette ville qu'il tente de conquérir pour la troisième fois. Son bras droit, Marielle de Sarnez, est élue dès le premier tour conseillère de Paris sur la liste du maire UMP du VIe arrondissement. Les écologistes ont des raisons de se réjouir, ayant franchi les 10% dans plusieurs grandes villes (Annecy, Valence notamment) et surtout devançant à Grenoble le dauphin désigné du maire sortant PS.Source : 20minutes avec Afp : http://www.20minutes.fr/politique/1331354-municipales-spectaculaire-progression-du-fn-gifle-pour-la-gauche -
Enracinement local, victoire totale ?
Une vague, c’est bien, mais encore faut-il avoir un surf solide pour pouvoir bien en profiter ! Depuis 1995 à Orange, Jacques Bompard a montré l’exemple d’une implantation locale réussie. Elu maire, puis conseiller général, puis député, Bompard s’est même payé le luxe d’étendre la « zone libérée » à d’autres communes du Vaucluse.
Lorsqu’il a fallu défendre dans les médias le bilan des communes emportées par le FN en 1995, c’est d’ailleurs à Orange que les responsables frontistes se sont référés. On imagine que cela a pu faire sourire le député-maire Jacques Bompard quand on sait de quelle manière il a claqué la porte du parti et la profonde inimitié qui l’oppose désormais à Jean-Marie Le Pen. Mais Marine et Marion, plus conciliantes que le Menhir sans doute, ont trouvé un terrain d’entente avec Bompard. Plusieurs candidats aux élections municipales ont ainsi bénéficié du soutien commun du Rassemblement Bleu Marine et de la Ligue du Sud (le petit parti local des bompardiens) et, dans le Vaucluse, chacun essaie de travailler en bonne intelligence. En attendant de pouvoir (re)prendre l’ascendant sans doute… « Politique d’abord » comme nous l’a enseigné Charles Maurras le vieux maître de Martigues !
Avec sa réélection, à nouveau dès le premier tour, pour un quatrième mandat, Jacques Bompard pourra sans doute toujours être cité en exemple par les différentes composantes de la droite nationale. Mais il n’en aura désormais plus le monopole. -
GPA : pour la 3e fois, la Cour de cassation dit "non" à Christiane Taubira
Lu ici :
"Le 19 mars dernier, la Cour de cassation a, pour la troisième fois, invalidé la délivrance de la nationalité française à un enfant né à l'étranger d'une mère porteuse. Une décision qui a fait grincer des dents à la chancellerie.
Il y a un peu plus d'un an, la garde des Sceaux avait en effet incité par circulaire les greffiers en chef des tribunaux à délivrer un certificat de nationalité française aux "fantômes de la République", ces enfants nés dans le cadre d'une gestation pour autrui (GPA). Alors que ses détracteurs y avaient vu une manoeuvre pour contourner l'interdiction de la GPA toujours en vigueur en France, la chancellerie affirmait au contraire vouloir faire appliquer de manière homogène la loi déclarant "qu'un enfant est français si au moins l'un de ses parents est français".
Dans ses arrêts successifs, la Cour de cassation a, elle, estimé que les enfants conçus par GPA "ne peuvent figurer dans les registres d'état civil puisque cette technique est interdite en France".
Pour tous ceux qui s'étaient opposés à la circulaire, le camouflet infligé à la ministre de la Justice par les magistrats de la Cour de cassation est une incontestable victoire. Un succès d'autant plus savoureux que la chancellerie avait renvoyé dans ses cordes le syndicat FO-Magistrats lorsque ce dernier avait contesté la légalité de la circulaire. Motif : les représentants syndicaux n'étaient pas, à en croire le ministère, fondés à agir.
À Matignon, où l'on considère le dossier de la GPA comme politiquement empoisonné, l'entêtement de la Cour de cassation est vu par certains d'un bon oeil pour contrer celui de la garde des Sceaux... "Après la poussée de fièvre des anti-mariage pour tous, il faut désormais calmer le jeu chez ceux qui ont toujours imaginé que la loi allait ouvrir le chemin à une reconnaissance de la GPA", reconnaît un conseiller du Premier ministre."