« Et ce monde comprend la réalité nationale. C’est elle qu’il faut sauver ! »
Voici un texte de fond d’Yvan Blot présenté à la XXIXe Université annuelle du Club de l’Horloge consacré au « Cosmopolitisme, idéologie dominante mondiale », le 24 novembre 2013.
Polémia
La nation démocratique est composée de citoyens qui ont le droit de vote, ce qui présuppose une identité nationale sur le plan administratif. Chaque citoyen voit cette identité reconnue dans la carte nationale d’identité ou dans le passeport. Il n’y a pas, en effet, pour l’instant de citoyenneté mondiale, ce qui serait le désir ultime des cosmopolites, citoyens du monde.
1/ – Sens profond et limites d’une « carte d’identité »
La carte d’identité a des composantes qui sont : la République française, le nom et la filiation, la nationalité juridique, le visage (photo) et les caractéristiques physiques. On retrouve ici les quatre causes d’Aristote :
– la cause finale de la carte est la République française qui émet cette carte ;
– la cause matérielle exprime l’origine physique : celle-ci est exprimée par le nom de famille qui témoigne d’une filiation, d’une lignée, le prénom précisant l’individu dans la lignée ;
– la cause formelle incluse dans l’identité : la nationalité française est précisée car elle est une donnée juridique source de droits et de devoirs ;
– la cause motrice, l’humanité même de la personne, est incarnée par son visage et d’autres caractéristiques physiques, sexe, taille, couleur des yeux, date de naissance.
La carte d’identité française ne comporte pas de mention religieuse. Il faut savoir que la Grèce a supprimé en 2000 cette mention critiquée depuis 1993 par le Parlement européen : le ministre socialiste de la Justice Stathopoulos était alors un professeur et non un élu. En 2001, l’Eglise orthodoxe réclame un référendum sur le sujet avec 3 millions de signatures et le gouvernement refuse de consulter le peuple le 5 novembre 2001. En 2000, une plainte est déposée auprès de la CEDH (Cour européenne des droits de l’homme) qui la rejette au nom de la liberté de « pensée » (sic !). En 2010, la Turquie se voit interdire de même cette mention religieuse sur les cartes d’identité au nom de la liberté de pensée par la CEDH.
Il est intéressant aussi d’évoquer la question des CV anonymes sous prétexte d’antiracisme à l’embauche. Le CV anonyme ne comporte ni photo, ni nom et prénom, ni adresse ni sexe ni date de naissance ni nationalité. La loi du 31 mars 2006 l’impose aux entreprises de plus de 50 salariés. Mais elle demande un décret en Conseil d’Etat pour son application, décret qui n’a jamais été pris. Le CREST (Centre de recherche en économie et statistique) a montré dans un rapport de 2009 que le CV anonyme n’apportait rien. Le MODEM de Sciences-po (président Vincent Chauvet) a annoncé qu’il saisirait le Conseil d’Etat et le Conseil constitutionnel sur la non-application de la loi. Des pays ont testé le CV anonyme et ont renoncé à le mettre en œuvre : Royaume-Uni, Pays-Bas, Suède, Suisse notamment. Mais, en Allemagne, une expérimentation de 2010 a été testée et se serait révélée favorable aux Turcs à l’embauche. Mais partout, personne ne s’indigne de cette réification de l’être humain. Seule l’efficacité professionnelle doit compter, dit-on : formule typique du Gestell faisant de l’homme une matière première interchangeable pour l’économie.
De toute façon, la carte d’identité, telle qu’elle est, est partielle et partiale. L’âme de l’homme (religion, langue, connaissances d’histoire) est exclue de ce modèle administratif. Mais cette carte est encore « trop identitaire » pour les extrémistes du cosmopolitisme.
2/ – L’identité de l’homme : dimension physique mais aussi mentale, juridique et sociale
L’identité de l’homme est une notion qui déborde l’individu au sens strict. L’identité a une dimension physique mais aussi mentale, juridique et sociale. L’homme n’est homme que parce qu’il vit au sein d’un « monde » existentiel, ce qui n’est pas le cas de l’animal, prisonnier de son monde restreint (voir la tique de Jakob von Uexküll).
Priver l’homme de son monde est donc le mutiler gravement. L’identité d’un homme ne peut ignorer son environnement culturel et social qui détermine, en interaction avec sa volonté, ce qu’il est dans son essence. Ainsi, un officier prussien n’a pas le même « monde » qu’un agriculteur zoulou ou qu’un marchand chinois. Les coordonnées de l’identité sont données par ce que Heidegger appelle le quadriparti inspiré par les quatre causes d’Aristote : la terre, le ciel, les mortels et la Divinité.
L’identité française selon ce quadriparti est définie par la terre et la lignée, une histoire de France, de son droit et de sa morale sociale, une langue et une culture, une religion historique. De Gaulle a dit à Peyrefitte cette phrase devenue célèbre : « Le peuple français est tout de même avant tout un peuple de race blanche, de culture gréco-latine et de religion chrétienne. »
Une chanson identitaire typique est la marche de la 2e DB, qui combattit l’occupant allemand pendant la deuxième guerre mondiale. Elle évoque successivement le sol, l’idéal (gloire militaire), Dieu (la Croix de Lorraine chrétienne) et les hommes (division de fer ; les gars de Leclerc). C’est une marche moins idéologique que la Marseillaise qui vise le combat contre les « tyrans » dont il faut faire couler le sang. Là, il n’est pas question de haine mais du seul amour de la patrie qui justifie le combat intensif.
Voici les paroles :
Après le Tchad, l’Angleterre et la France, le grand chemin qui mène vers Paris (c’est la terre),
Le cœur joyeux tout gonflé d’espérance, ils ont suivi la gloire qui les conduit (le ciel, donc l’idéal)
Sur une France, une Croix de Lorraine, écusson d’or qu’on porte fièrement, c’est le joyau que veulent nos marraines,
c’est le flambeau de tous nos régiments (le christianisme, la transcendance),
Division de fer, toujours en avant, les gars de Leclerc, passent en chantant, jamais ils ne s’attardent, la victoire n’attend pas, chacun les regarde saluant chapeau bas. Division de fer, toujours souriants, les gars de Leclerc, passent en chantant, DB, vive la 2e DB ! (ce sont les hommes, la cause motrice).
Cette chanson militaire incarne un monde au sens le plus humain qui soit : les hommes sont engagés dans le monde, ils ne sont pas jetés dans un monde absurde mais ont une mission : libérer la France et pour cela combattre au mépris de sa vie. Ce monde est structuré par une terre et un idéal. Ils font l’histoire, à la différence de l’animal, au nom d’une référence sacrée symbolisée par la Croix de Lorraine. La 2e DB est une institution laïque mais, si la France n’avait pas 1500 ans de chrétienté derrière elle, aurait-elle adopté une croix comme symbole ? Selon De Gaulle, c’est le capitaine de corvette (et futur amiral) Georges Thierry d’Argenlieu, par ailleurs moine du Carmel, dit le moine soldat ou carmel naval, qui lui a proposé, le 28 juin 1940, la Croix de Lorraine comme symbole de la France libre (**). Thierry d’Argenlieu voulait aussi appeler l’ordre de la Libération « les Croisés de la Libération » mais cette formule, d’abord adoptée par De Gaulle, s’est heurtée à l’opposition de René Cassin. Le collier du grand maître a été réalisé à partir du modèle de l’Ordre de Saint-Michel. Lorsque De Gaulle nomme l’amiral Haut-commissaire de France et commandant en chef pour l’Indochine avec pour mission de rétablir l’ordre et la souveraineté française dans les territoires de l’Union indochinoise, il lui envoie un message qui se termine ainsi : « On peut dire que l’honneur du drapeau français et celui de la chrétienté sont là-bas entre vos mains. Je vous embrasse ». Le ciel (l’honneur), les hommes et Dieu, la terre (là-bas) : on retrouve le quadriparti en une seule phrase !
Pour Heidegger, justement, l’homme pleinement homme « habite », c’est-à-dire s’enracine dans le quadriparti. Il voit la terre comme le lieu du combat de l’existence, il voit le temps, non seulement comme ce qui passe mais comme ce qui arrive, donc comme une ressource, ce qui conduit à évaluer de façon différente l’héritage et les traditions. Il assume la triple finitude qui caractérise l’homme (finitude de la naissance, finitude de la mort, finitude due à nos pouvoirs limités) et, enfin, il est ouvert à la sensation du Sacré au sein de laquelle, seule, le mot Dieu peut avoir un sens. L’homme déploie son identité comme identité mémorielle, sociale, nationale et existentielle.
3/ – L’arraisonnement utilitaire du monde : fondement du cosmopolitisme
Face à ce monde enraciné, on a le « Gestell » ou arraisonnement utilitaire, qui est le fondement métaphysique du cosmopolitisme. Ce Gestell remonte au XVIIIe siècle mais ne se développe qu’avec la révolution industrielle. Les deux axes du Gestell sont les suivants : l’axe horizontal, qui va des droits de l’homme (qui remplacent Dieu) à l’égalitarisme (qui s’oppose aux personnes différenciées). Il y a aussi l’axe vertical qui va de la destruction des traditions morales, et qui met l’argent sur le trône, au cosmopolitisme, qui renie les racines et ne connaît plus que la technique. L’homme est considéré comme « la plus importante des matières premières », précise Heidegger et il doit être le plus possible interchangeable pour satisfaire le système économique et technique d’arraisonnement utilitaire. Le cosmopolitisme avec l’égalitarisme, l’argent-roi et le « droit-de-l’hommisme » sont les instruments majeurs du Gestell.
Le monde « im-monde » du Gestell :
Argent, amoralité
↑
Droits de l’homme ← Gestell (arraisonnement utilitaire) → égalitarisme
↓
cosmopolitisme
Dans son livre « Essais et Conférences » (*), Heidegger, au chapitre « Dépassement de la métaphysique », écrit : « Le signe de l’abandon de l’être est la proclamation des idées et des valeurs (subjectives ) : les guerres mondiales sont des suites de l’abandon de l’être. L’homme y est incorporé comme la matière première la plus importante. Sujet de l’utilitarisme, il est objet de l’abandon de l’être. Les guerres mondiales sont la forme initiale de la suppression de toute différence entre la paix et la guerre, preuve que le monde est devenu un im-monde. » La puissance pour la puissance règne et la paix prolonge la guerre comme utilisation de l’Etant. « De même, la distinction entre le national et l’international disparaît. » On assiste au nivellement des nations et aussi des formes de gouvernement. On va vers la dévastation de la terre dans l’uniformité. L’action humaine a perdu toute signification dans ce règne de la puissance pour la puissance.
4/ – Cosmopolitisme : destruction de la lignée, éradication du patriotisme, édification de l’homme masse, religion des droits de l’homme
Le cosmopolitisme est donc un aspect majeur du Gestell. Ses quatre aspects complémentaires sont : la destruction des lignées familiales et l’immigration de masse, l’éradication du patriotisme (mourir pour la patrie), l’édification de l’homme de masse interchangeable, la religion séculière des droits de l’homme universels comme arme antinationale. Il s’agit d’éradiquer la patrie, comme le communisme à ses débuts l’avait rêvé. Il s’agit là d’un combat politique. La patrie comporte plusieurs critères identitaires : le sol, la langue et la culture, la souveraineté, la religion.
– La lutte contre le sol, c’est la suppression des frontières, donc la liberté de migrer sans limites et sans égards pour les habitants déjà présents sur le territoire. L’économiste Gary Becker a montré que l’immigration illimitée n’a rien à voir avec le libre-échange des marchandises car les marchandises ne se déplacent pas elles-mêmes, à la différence des hommes. Si elles se déplacent, c’est à la suite d’un contrat où l’envoyeur et le receveur sont d’accord. Dans l’immigration, on ignore le point de vue de celui qui reçoit, sauf si le référendum d’initiative populaire sur l’immigration est admis, comme en Suisse, dans les faits ou dans certains Etats des Etats-Unis symboliquement (Californie). La suppression des frontières sans accord direct des citoyens est une insulte à la démocratie.
– La lutte contre la langue et la culture est aussi un aspect important du cosmopolitisme. Celui-ci promeut une langue globale (globish) qui est de l’anglais basique. Cette langue envahit les banlieues (voir les chansons avec des paroles anglaises) et devient aussi la langue des élites, économique et scientifique. Quant à la culture, elle est laminée par l’égalitarisme dans l’éducation et elle est marginalisée comme « culture générale (grec, latin, histoire, philosophie, belles lettres) » qui permet à l’individu de se situer. L’individu comme matière première du système technico-économique n’a pas à avoir de personnalité culturelle enracinée dans l’histoire. Cela limiterait son interchangeabilité. Cela lui donnerait aussi une capacité de résister au pouvoir, ce qui est inadmissible au sein du Gestell. Souvenons-nous que les plus grands résistants au totalitarisme comme à l’invasion étrangère étaient des hommes de haute culture, souvent militaire et chrétienne, tels le général de Stauffenberg en Allemagne ou l’amiral Thierry d’Argenlieu en France ou l’amiral Koltchak face aux Bolcheviks.
– La lutte contre la souveraineté politique convient aux oligarchies transnationales qui veulent remplacer la démocratie que l’on vide de son sens au profit d’une gouvernance bureaucratique.
– La lutte contre l’identité religieuse fait aussi partie du combat cosmopolite. Les pays religieux résistent, comme la Pologne ou l’Irlande l’ont montré au cours de leur histoire. En URSS même, Staline décide de cesser la persécution pour mieux motiver les soldats à défendre la Sainte Russie. Alexandre Nevski, le général résistant russe contre les Suédois puis contre les Chevaliers teutoniques, a été canonisé. En 2008, un sondage a montré qu’il était plus populaire que Stolypine (2e) et Staline (3e) parmi les personnages historiques russes. Encore Staline est-il populaire en tant que vainqueur de la grande guerre patriotique et non comme idéologue communiste, ce que les Occidentaux, surtout ceux qui n’ont pas eu à combattre Hitler, comprennent mal.
Le combat contre le cosmopolitisme est donc plus global qu’on ne le croit à première vue et c’est même un combat pour l’humanisme de ce qui est humain dans l’homme et pour la civilisation.
5/ – Reconstruire un monde à habiter
Le cosmopolitisme oublie l’essence de l’homme et ruine son existence authentique. Le Gestell contribue à la disparition des nations comme il contribue aussi à la disparition de la famille et de la religion et à niveler les cultures. Le nivellement des cultures se fait par l’imposition de l’anglais « globish » et par la disparition de la culture générale enracinée dans la Grèce, Rome et les littératures nationales.
Si ce qui est humain dans l’homme, si ce qui est l’essence de l’homme, c’est « d’habiter dans le quadriparti », la destruction de la terre, l’obscurcissement du Ciel, la fuite du Sacré et la réduction des mortels à des animaux raisonnables correspondent à la déshumanisation de l’homme. En effet, l’homme seul a une nationalité. L’homme seul est capable de mourir pour la patrie et non l’animal. Le Gestell associe l’animalité de l’homme à la raison comme machine à calculer. Or, ce schéma, qui exclut le cœur de l’homme, est celui de la barbarie. Pol Pot ou Robespierre, c’est la raison calculatrice au service du cerveau reptilien à l’agressivité déchaînée. C’est la barbarie. Le cosmopolitisme, comme outil du Gestell, est la barbarie en marche.
L’homme aux prises avec le Gestell a-t-il un avenir ? « Du danger viendra ce qui sauve » (poème Patmos de Hölderlin, cité par Heidegger). Selon Heidegger, il y a une histoire de l’être que l’homme ne maîtrise pas mais dont il peut avoir l’intuition. Le meilleur exemple que l’on puisse donner de ce phénomène qu’est l’histoire de l’être est la chute du Rideau de fer. Cinq ans plus tôt, s’attaquer à cette frontière aurait déclenché une guerre mondiale. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que l’histoire mûrit à son propre rythme que l’homme ne dicte pas. C’est là où la dévastation est la plus grande que la prise de conscience est la plus forte. C’est celle-ci qui libère alors l’homme de l’emprise du Gestell. Les hommes confrontés à l’oubli de l’être sont confrontés à la dévastation de leur monde qui met en péril leur existence en tant qu’hommes. La dévastation est pire que la destruction. La destruction ne touche que le matériel. La dévastation touche les âmes.
Ceux qui prennent conscience de ce qu’il faut faire pour reconstruire un monde sont ceux qui souffrent le plus de la dévastation du monde, de l’emprise de l’im-monde. « Français, il nous faut une France ! » dit la chanson La Royale. Il nous faut en effet un monde à habiter. Et ce monde comprend la réalité nationale. C’est elle qu’il faut sauver !
Yvan Blot, 24/11/2013
Note :
(*) Martin Heidegger, Vorträge und Aufsätze, Klett-Cotta Verlag, 2009, p. 87 à 94.
Note de la rédaction :
(**) L’origine du choix de la Croix de Lorraine comme symbole emblématique de la France libre est contreversée : pour certains, l’auteur en serait le vice-amiral Muselier qui a fait cette proposition au général De Gaulle le 1er juillet 1940 en présence du capitaine de corvette Thierry d’Argenlieu, pour lutter contre la croix gammée ; pour d’autres, c’est Thierry d’Argenlieu qui serait à l’origine de la proposition de la Croix de Lorraine comme symbole de la France libre.
http://www.polemia.com/la-negation-des-identites-principe-originel-du-cosmopolitisme/
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La négation des identités : principe originel du cosmopolitisme
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Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire
Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement (cliquez ici pour une version pleine résolution):
Pourquoi cette convergence est-elle néfaste?
Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose ? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique ?
En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins interreliés. En voici cinq:
1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux
Cette raison est celle qui, d’une certaine façon, englobe toutes les autres. Les profits engendrés par ces compagnies sont gargantuesques: à elle seule, Nestlé a engendré plus de 37 milliards de dollars de profit en 2010. Or, cet argent se convertit rapidement en pouvoir politique. De fait, dans notre système politique, des groupes de pression font sans relâche des efforts afin de faire passer ou bloquer des projets de loi. En général, plus les groupes de pression sont bien financés et organisés, plus ils ont les moyens d’avoir une grande influence sur les décisions prises au final.
L’industrie alimentaire mène des activités de lobbying à toutes les échelles: internationale, nationale et locale. De plus, de grands montants sont investis par ces compagnies dans les campagnes référendaires de plusieurs candidats politiques, tous partis confondus. Il serait naïf de croire que ces compagnies investissent tout cet argent (en 2010, Kraft a dépensé un demi-million de dollars en contributions à des candidats politiques américains; Nestlé a, à elle seule, donné près de 300,000$ à la campagne de Schwarzenegger en Californie) sans rien attendre en retour: elles souhaitent avoir leur mot à dire sur les lois qui seront ou ne seront pas adoptées.
Quant à savoir pour ou contre quels projets elles feront de la pression, le seul critère qui semble s’appliquer dans leurs choix est celui du profit. Cela est logique et semble légitime, puisqu’il s’agit de compagnies qui, après tout, ont pour mission de faire du profit. Cependant, la pression politique exercée en vue du profit entre souvent en conflit avec l’intérêt de la population, pour qui les politiciens devraient pouvoir travailler sans pressions contraires. Il est néfaste pour tous que l’intérêt de compagnies passe avant celui de la population, surtout lorsqu’il s’agit de domaines aussi importants que celui de la santé publique.
Le dossier de l’étiquettage des produits qui contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM) en est un bon exemple: à ce jour, il est impossible de savoir si les OGM ont un effet dangereux sur la santé ou non. Malgré cela, une majorité des produits disponibles sur les tablettes des supermarchés contiennent déjà des OGM. L’État américain de l’Oregon a tenté, en 2002, d’introduire une loi pour obliger les compagnies à indiquer lesquels de leurs produits contiennent des OGM. On ne parle pas ici de bannir les OGM, ou même d’en réduire l’utilisation, mais seulement d’informer les consommateurs sur leur présence dans les produits achetés, et de leur laisser le choix d’en acheter ou non.
Un immense lobby représentant les géants de l’alimentation s’est alors formé, chaque compagnie y contribuant à coups de dizaines de milliers de dollars (Pepsico y a investi 127,000$, Procter & Gamble, 80,000$). Au final, le projet de loi n’est pas passé.
Les élus, qui devraient en principe protéger la population, deviennent vite impuissants, surtout si leur élection dépend de fonds avancés par ces mêmes compagnies. Cela devient une forme détournée et légale de corruption, et il est facile de croire que si cela était possible, ces multinationales utiliseraient des moyens plus directs.
Unilever a d’ailleurs admis au New York Times avoir donné des pots-de-vin, ou “facilité des paiements” à l’endroit de membres de gouvernements dans certains pays en voie de développement. Unilever a affirmé ne pas encourager ce genre de pratique, mais la tolérer lorsqu’elle est une « coutume locale ». Autrement dit: si les politiciens en place sont corruptibles et reçoivent déjà des pots-de-vin, aussi bien en profiter!
2 – Impacts sur la santé
C’est logique: notre santé passe en très grande partie par les aliments que nous consommons, c’est d’eux que finit par se constituer notre corps. Dans la mesure où une grande majorité des aliments que nous achetons sont fournis par un très petit nombre de compagnies, chacune d’elles a une immense part à jouer sur notre santé, qui repose en partie entre leurs mains. Or, contrairement à ce qu’elles pourront bien affirmer à travers diverses publicités, notre santé ne fait pas partie de leurs préoccupations sincères, bien au contraire.
En 2005, à peu près toutes les multinationales de l’alimentation se sont réunies pour mettre de la pression sur le gouvernement français, qui s’apprêtait à faire passer une loi interdisant les distributrices de sodas et de collations de type « junk food » dans les écoles, ainsi qu’à modifier le genre de publicité entourant les aliments néfastes pour la santé. Une grande partie du projet dût être abandonnée suite aux pressions de l’industrie alimentaire.
Pire, malgré des études de l’Organisation Mondiale de Santé et de l’UNICEF démontrant que l’utilisation d’un substitut au lait maternel pour nourrir les bébés contribue à la mort de 1,5 millions d’enfants par année dans les pays sous-développés. Nestlé, le plus grand fabriquant de substituts de lait maternel au monde, fait ouvertement la promotion du choix d’utiliser ses substituts même si la mère est en mesure d’allaiter. Ils vont jusqu’à financer les cliniques médicales de pays sous-développés qui acceptent de faire la promotion de leurs subsituts au lait maternel. Ces pratiques sont directement responsables de la mort ou de la santé fragile de millions d’enfants; un boycott international de Nestlé a d’ailleurs cours depuis les années 80 en raison de cette controverse.
3 – Impacts sur l’économie
Économiquement, le nombre restreint de compagnies sur le marché de l’alimentation nous place en situation d’oligopole. Deux conséquences majeures en découlent:
Premièrement, un marché contrôlé par un petit nombre de compagnies présente des « barrières à l’entrée », c’est-à-dire que toute nouvelle compagnie qui tente d’entrer sur ce marché aura la vie difficile, sinon impossible. Par exemple, si un nouveau producteur est assez chanceux pour que son supermarché local accepte de vendre son produit, c’est souvent sur des tablettes quasi inaccessibles que son produit sera placé, ce qui encourage très peu les gens à l’acheter, car de fait, les endroits bien en vue sont réservés aux multinationales, qui payent cher pour avoir ce privilège. Un petit producteur n’a simplement pas le budget pour rivaliser avec elles.
De plus, les gens sont habitués aux marques des grandes compagnies, et ont d’emblée le réflexe d’acheter ces marques (qui bénéficient aussi d’appui publicitaire massif), ce qui rend la compétition avec elles beaucoup plus difficile. Et si finalement un producteur réussit à percer le marché avec un produit qui intéresse les gens, il est fort probable qu’il soit vite racheté par l’une des multinationales, et sa marque n’en deviendra qu’une autre parmi les centaines qu’elles possèdent déjà. Tout ceci empêche la saine concurrence du marché.
Deuxièmement, un oligopole mène souvent à un cartel, c’est à dire un petit groupe de compagnies qui fixe les prix à un montant plus élevé que ceux du marché, afin d’augmenter leurs profits sur le dos des consommateurs. C’est une pratique qui est généralement illégale et relève de la collusion, mais cela n’empêche pas les compagnies de s’y adonner.
En avril 2011, Procter & Gamble a dû payer 211 millions d’euros d’amende après avoir été reconnu coupable d’un cartel de fixation des prix en Europe avec Unilever et Henkel. Henkel, la plus petite compagnie des trois (et donc celle qui en profitait le moins), n’a pas été pénalisée, car c’est elle qui a dénoncé le cartel aux autorités.
4 – Impacts sur l’environnement
Les compagnies qui contrôlent l’industrie alimentaire n’ont, en général, pas un dossier environnemental reluisant. En 2001, Kraft a décidé d’investir massivement dans une entreprise de lobbying auprès de l’administration Bush afin de militer contre le protocole de Kyoto. En Chine, Pepsico et Nestlé ont été condamnés pour pollution de cours d’eau. Unilever ont, quant à eux, illégalement déversé 7,4 tonnes de déchets contaminés au mercure à l’entrée de la forêt Pambar Shola en Inde, juste à côté d’une ville à forte densité de population. Unilever a été forcé de fermer cette usine de mercure pour cette raison.
C’est aussi sans surprise que Procter & Gamble a milité afin d’affaiblir des projets de lois environnementaux européens à l’endroit des produits chimiques. En raison des pressions de P&G, la loi adoptée au final en 2003 par le parlement européen ne protège que très peu les citoyens et l’environnement de substances toxiques présentes dans les produits ménagers.
Ce “militantisme” anti-environnementaliste dont font preuve ces compagnies n’a qu’un but: s’assurer que la production soit la moins chère possible à court terme. Les dommages causés à plus long terme à la population globale de notre planète, incluant celle des animaux, n’a aucun poids, sinon celui de bien paraître.
Mais l’impact le plus considérable que ces compagnies ont sur l’environnement est peut-être relié à l’utilisation massive d’huile de palme dans leurs aliments. En effet, les impacts dévastateurs (déforestation à grande échelle, délocalisation de communautés locales menant à des situations violentes, extinction d’espèces animales, émission de gaz à effet de serre) de l’industrie de l’huile de palme ont été révélés dans les dernières années, mais l’huile de palme est toujours massivement utilisée dans un foule de produits transformés, principalement en raison de son coût très bas et du fait qu’elle représente un substitut (tout aussi malsain) aux gras trans.
5 – Impacts humains
La réputation de plusieurs multinationales quant aux conditions de travail qu’elles imposent à l’étranger n’est plus à faire. Au fil des ans, des compagnies opérant dans de multiples domaines ont été sur la sellette, au centre de plusieurs scandales. Le fait que l’industrie alimentaire se comporte aussi de la sorte n’aura donc probablement rien de surprenant. Malgré cela, la sévérité des actions de certaines de ces compagnies risque d’en surprendre plus d’un.
En 2005, Nestlé a été poursuivie par l’ILRF (International Labor Right Fund) pour trafic d’enfants. Ces enfants sont amenés en Côte d’Ivoire à partir des pays environnants pour travailler sur les plantations de cacao utilisées par la compagnie. Malgré plusieurs avertissements lancés à l’endroit de Nestlé afin de les informer de ces pratiques, Nestlé n’a jamais vraiment réagi sur la question avant la poursuite.
Une autre poursuite a été lancée aux États-Unis, où Nestlé est accusé de complicité pour esclavage, enlèvement et torture d’enfants dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. C’est sans parler du meurtre d’un dirigeant syndical en Colombie. Ce dernier avait publiquement dénoncé une stratégie sournoise qui permettait à Nestlé de changer l’étiquettage de poudre de lait importée pour qu’elle paraîsse être un produit local. La poudre, souvent passée date, était importée à rabais de pays voisins. La plainte mena à une enquête policière qui confirma les faits et traduit Nestlé en justice pour avoir miné la santé publique. Plusieurs autres meurtres ont mystérieusement frappé les travailleurs qui ont déposé des plaintes contre Nestlé. Mais ce genre de pratiques n’est pas le monopole de Nestlé: le dossier de Coca-Cola n’est pas plus reluisant.
Comment réagir ?
Difficile de ne pas se sentir impuissant face à des multinationales qui disposent de budgets aussi immenses, d’une grande influence politique et qui peuvent systématiquement se payer les meilleurs avocats pour contrer toute poursuite.
Mais les revenus exorbitants de ces compagnies, qui maintiennent ces pratiques, ne poussent pas dans les arbres… ils proviennent de nos poches! Ce sont nous qui leur donnons lorsque, chaque semaine, nous achetons les centaines de produits qu’ils nous offrent au supermarché.
L’alimentation représente un marché gigantesque: chacun de nous doit se nourrir pour rester en vie, et ce, à répétition! Nos visites au supermarché sont régulières et représentent, à la somme, une grande partie de nos budgets. Il serait donc erroné de croire que l’impact que chacun de nous a sur cette industrie est minime. Faites l’exercice, et calculez combien d’argent vous consacrez à l’épicerie par année. Mieux encore, tentez de remarquer, à votre prochaine visite, quel pourcentage des produits que vous achetez sont vendus par ces quelques multinationales: vous pourrez ainsi calculer environ combien d’argent vous leur donnez. Le résultat risque d’être surprenamment élevé. Ainsi, même si un seul de nous coupe sa contribution, l’impact sera de plusieurs milliers de dollars!
Deux obstacles se posent cependant :
- Il est difficile d’éviter les produits vendus par cette poignée de compagnies. Ils sont partout, et parfois il peut sembler qu’aucune alternative ne s’offre: si on n’achète pas le produit de Nestlé, alors on achète celui de Kraft ou de Pepsico. Mais des alternatives existent, il suffit de les rechercher. Elles demandent parfois un effort supplémentaire, surtout l’effort de faire un peu de recherche sur la provenance des produits que nous choisissons d’acheter (et sur la compagnie qui les fabrique). Cet effort se voit toutefois récompensé au niveau individuel par la conscience de faire un bon choix, et au niveau collectif par de l’argent investi ailleurs que dans ce système oligopolistique.
- Les marques détenues par ces compagnies font partie de nos vies depuis longtemps, elles sont partout. Nous y sommes habitués, parfois attachés. La publicité nous encourage sans cesse à les acheter. Très souvent, il est très difficile de s’imaginer les bannir toutes de nos vies, tout d’un coup, et de changer entièrement nos habitudes en un tournemain; ça n’est tout simplement pas réaliste.
Mais ces obstacles ne doivent pas nous arrêter! D’abord, il peut être pratique d’imprimer notre grand graphique et de le traîner à l’épicerie pour faire le diagnostic de nos habitudes, mais aussi pour regarder les produits disponibles qui n’appartiennent pas à ces compagnies: on prend ainsi conscience des alternatives possibles.
Ensuite, il est possible d’essayer les produits qui s’offrent à nous comme alternatives, peut-être que plusieurs nous plaîront, et que nos habitudes seront ainsi plus faciles à changer. Il peut aussi être profitable de tenter de changer nos habitudes une par une: au fil du temps, notre impact s’agrandira de plus en plus, et nous ne serons pas aussi déstabilisés. Cette façon de faire est du moins plus réaliste qu’un boycott soudain et inflexible, même si celui-ci est idéalement souhaitable.
Informons-nous !
Ne nous laissons pas manipuler par la publicité, car c’est par l’ignorance que ces compagnies réussissent à avoir un si grand pouvoir. De fait, si tous étaient au fait de leurs agissements, leurs profits seraient en baisse constante: très peu de gens accepteraient d’endosser leurs actions. Une foule d’informations et d’articles sont disponibles sur internet, qui n’attendent que d’être recherchés. Pour ceux que ce sujet intéresse, nous recommendons aussi l’excellent documentaire Food Inc. qui dresse un portrait très large de l’industrie alimentaire aux États-Unis (la situation américaine est fortement similaire à la nôtre).
Finalement, n’hésitez pas à consulter les pages que nous avons créées sur quelques-unes des compagnies, où nous dressons une liste sommaire (et incomplète) de faits intéressants sur chacune. Nous y avons inclus ConAgra, qui ne se trouve pas dans le grand graphique du fait qu’elle est une moins grosse compagnie. La décision d’y consacrer une page relève de son bulletin éthique scandaleux: nous vous invitons à consulter sa page pour en juger par vous-mêmes.
Convergence Alimentaire -
Sézanne/bijouterie braquée : "Le braqueur avait le type maghrébin" (RMC)
http://www.youtube.com/watch?v=OTE6zptC1ME
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Victoire judiciaire pour les opposants à la loi Taubira
Communiqué de l'AGRIF :
"Après la manifestation de la Manif pour tous du 23 avril 2013, plusieurs opposants pacifiques au gouvernement avaient été interpellés, gardés à vue 48h, et déférés devant le procureur après une nuit supplémentaire dans les cachots du Palais de justice, pour une prétendue infraction de non-dispersion d’un attroupement après de prétendues sommations de dispersion que personne n’a jamais entendues.
Ce matin venait l’un de ces procès devant le tribunal. Les prévenus, une femme enceinte et son mari, déjà parents de 5 enfants, étaient soutenus financièrement par l’AGRIF et défendus par notre avocat Maître Jérôme Triomphe qui a soulevé une question prioritaire de constitutionnalité autrement appelée QPC. Cette QPC, élaborée en concertation avec d’autres avocats intervenant dans des dossiers similaires, mettait en cause l’inconstitutionnalité de l’infraction de non-dispersion.
En effet, les textes qui punissent cette infraction d’un an d’emprisonnement et de 15.000 € d’amende permettent à un simple officier de police de porter atteinte à la liberté individuelle et à la liberté de manifestation en décidant unilatéralement, sans même le contrôle d’un juge judiciaire, pourtant gardien constitutionnel de la liberté individuelle, de mettre fin à un rassemblement quelconque au motif totalement subjectif qu’il pourrait être « susceptible » de troubler l’ordre public.
De même, la loi ne définit en rien quelles sont les modalités d’avertissement des manifestants d’avoir à se disperser, renvoyant à un simple décret, en violation de l’article 34 de la Constitution qui ne permet qu’à la loi de définir les termes d’un délit.
La défense a notamment rappelé la spectaculaire résolution n° 1947 de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du 27 juin 2013 qui a condamné fermement les répressions policières arbitraires commises tant en Turquie qu’en France à l’occasion des manifestations anti-loi Taubira. Cette résolution a rappelé le droit fondamental de manifester y compris si les manifestations sont non déclarées ou interdites et a rappelé que le rôle de la police est de protéger les manifestants. Cette résolution a réclamé que notamment la France mette son droit en conformité avec ces exigences.
C’est ici tout l’objet de cette QPC à laquelle le procureur de la République s’est associé devant son caractère particulièrement fondé. Le Tribunal de grande instance a ainsi fait droit à cette requête qui va être examinée dans les 3 mois par la Cour de cassation. Si cette QPC aboutit, elle permettra de renforcer la liberté fondamentale de manifestation tout en mettant fin à un certain nombre d’abus policiers."
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/victoire-judiciaire-pour-les-opposants-%C3%A0-la-loi-taubira.html -
Journal de Bord de Jean-Marie Le Pen n°341
http://www.youtube.com/watch?v=WKgIU5qVSCw
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L’hébergement d’urgence : un tsunami socio économique assuré. 58% des hébergés sont étrangers hors UE Màj
Tribune libre d’Anthonin
Addendum du 24.11.2013 :
Une étude de la DRIHL rapporte ceci sur l’hébergement d’urgence en 2012 :
Une part significative du public accueilli est d’origine étrangère non ressortissante de l’Union Européenne (57,9 %), alors que les personnes de nationalité française représentent 28,4 %.
53,8% des ménages hébergés n’ont aucune ressource (pas de RSA ou de salaire) et un tiers bénéficie de l’AME.
Dans le même temps, des associations défendant les femmes victimes de violence se plaignent de ne pas trouver de place d’hébergement. Il existe 650 places pour elles en IdF, soit le quart des places réservées aux femmes.
Cécile Duflot a changé les règles d’hébergement d’urgence. Dorénavant, les structures accueilleront toute l’année les personnes sans hébergement -en situation régulière ou non- et le dispositif augmentera en fonction des événements : camps roms démantelés ou arrivées massives de clandestins. De même, les « hébergés » pourront être basculés vers les départements n’étant pas encore saturés.
Cela revient à dire que n’importe quel clandestin, étranger en situation régulière ou rom a la garantie d’être logé et nourri (l’hébergement d’urgence garantissant l’alimentation).
Pour 2013, cette forme d’hébergement coûtera 182 millions d’euros (70 de plus que prévu). La loi oblige également l’état à loger ou reloger en sortie de dispositif d’hébergement : accès à un logement social autonome.
Cette décision arrive dans un contexte où la France a déjà besoin d’un million de logements sociaux. Actuellement, la France gère 80.000 places et prévoit de doubler celles-ci pour atteindre 158.000. Toutes les personnes hébergées devront donc être relogées prioritairement afin de quitter le dispositif : un peu plus de 150.000 personnes passeront devant ceux qui sont sur les listes d’attente des sociétés HLM. Duflot rejoint le dernier rapport sous le gouvernement UMP parlant « de priorité collective accordée aux personnes sans domicile et sans abri ».
Sachant qu’il n’y a que 5% de reconduites sur l’ensemble des demandes d’asile, on sait donc que 95% des étrangers restent en France.
Pour rappel, les personnes accueillies en hébergement bénéficie d’une prise en charge tant sur le plan logement, sanitaire, alimentaire que social. Des travailleurs sociaux s’assurent de leurs accès au droit tels que la santé, l’emploi, la priorité sur le logement ou l’inscription dans les écoles. en Île de France, c’est la DRIHL qui chapeaute l’ensemble des dispositifs d’hébergement et les sorties vers le logement. Un de ses rapports précisait que 80% des personnes relogées en IDF étaient étrangères, dont 75% de personnes venant d’Afrique sub-saharienne.
L’état a déjà triplé le budget pour accueillir les clandestins entrés illégalement et dépensera 670 millions d’euros pour les demandeurs d’asile avec une augmentation de 60% de leur nombre.
Sachant qu’en dix ans, le coût de l’aide médicale d’Etat a été multiplié par dix et que le nombre de bénéficiaires a augmenté de 188%, le nombre de personnes demandant à bénéficier de l’hébergement d’urgence risque d’exploser.
Si la France a vu le nombre de bénéficiaires de cet hébergement doubler en dix ans et qu’elle garantie de reloger malgré la crise du logement, les Français devront payer une facture pharaonique sans jamais voir la situation s’améliorer avec l’arrivée massive sur le territoire d’étrangers dispatchés par l’Etat.
La France, sur endettée avec un taux d’imposition les plus hauts du monde et cinq millions de chômeurs, vient de garantir -en plus des soins gratuits- l’accès au logement pour tous les étrangers. Je ne parlerais pas de la volonté de naturalisation et de donner le droit de vote du gouvernement.
Anthonin
http://www.fdesouche.com/435757-lhebergement-durgence-un-tsunami-socio-economique-assure#more-435757Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, lobby, social 0 commentaire -
Vous avez dit islamophobie ?
Voici quelques actes "islamophobes" recensés (1) par le Collectif contre l’islamophobie en France :
Une femme inscrite dans un club sportif se voit exclue pour cause de port du voile
Un élève est renvoyé d’un lycée privé catholique pour port de djellaba
Une proposition de loi est déposée en vue d’interdire le versement de prestations sociales aux foyers polygames.
La ville de Cannes impose un cahier de charges extrêmement rigoureux relatif à la construction d’une mosquée : pas de minaret, pas de muezzin, pas de fonds étrangers.
L’école nationale d’ingénieurs de Metz affiche sur ses murs une note d’interdiction du port du voile en son sein.
Une agence bancaire refuse l’entrée à une cliente voilée sous prétexte de sécurité
Plusieurs femmes se voient obligées de retirer leur voile lors des examens de conduite.
Avec des faits comme ceux là, pas étonnant que l'islamophobie grimpe, sans blague.
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/vous-avez-dit-islamophobie-.html
1) http://www.fdesouche.com/438223-l-islamophobie-en-hausse-exemple-dactes-recenses-pour-les-statistiques-du-ccif -
Négociations sur le Marché transatlantique: « nous avons été abusés »
Explication de vote de Bruno Gollnisch sur le Rapport Scholz (A7-0339/2013) sur le Protocole portant amendement de l’accord sur les marchés publics
Vous nous présentez comme une avancée remarquable cette modification de l’accord sur les marchés publics conclu dans le cadre de l‘OMC, mais qui ne concerne que 15 signataires.
J’espère que ce n’est pas la mesure de ce que vous êtes capable de faire dans le cadre des négociations transatlantiques. Car en échange de nouvelles concessions européennes, l’ouverture à la concurrence des marchés publics américains d’agences ou d’entités infranationales, par exemple, semble dérisoire.
En effet, plus de 90 % des marchés publics de l’Union sont aujourd’hui dans les faits sinon en droit, ouverts unilatéralement à la concurrence des opérateurs des pays tiers, contre 32 % seulement aux Etats-Unis, 28 % au Japon, 16 % au Canada. Et le protocole ne modifie qu’à la marge ces proportions.
Un règlement qui permettrait d’imposer la réciprocité dans ces domaines est, semble-t-il, en cours d’examen. Le commissaire De Gucht prétend même qu’il est nécessaire, pour que l’on puisse négocier sur un pied d’égalité avec nos principaux partenaires. Mais alors, pourquoi avoir approuvé ce protocole ou signé l’accord avec le Canada, puisque cela signifie a contrario qu’au moins dans ces deux cas, nous avons été abusés, faute d’être sur ce fameux pied d’égalité ?
http://www.gollnisch.com/2013/11/29/negociations-sur-le-marche-transtalantique-nous-avons-ete-abuses/ -
Loire : l’égorgeur maghrebin du supermarché déclaré « irresponsable »
Il n’y aura pas de procès.
L’Algérien de 42 ans, qui a tué d’un coup de couteau à la gorge une cliente d’hypermarché, âgée de 68 ans et qu’il ne connaissait pas, à La Ricamarie (Loire), en janvier dernier, a été déclaré pénalement irresponsable, selon des sources judiciaires jeudi.
Il sera interné dans un hôpital psychiatrique jusqu’à ce que les psys décident qu’il va mieux…
Bien sûr, nous ne nions pas que ce monsieur puisse être mentalement déséquilibré (qui égorge les gens sans l’être ? Question à 1000 francs…)
Mais il est un fait que ces « déséquilibrés » qui sévissent (comme à Nantes ou à Marseille) de plus en plus, chaque année, en massacrant dans la rue, en égorgeant, en poussant sur les rails du métro, sont rarement français contrairement à leurs victimes, et donc que leur folie semble orientée par des critères ethniques…
http://www.contre-info.com/Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, insécurité, lobby 0 commentaire -
L’avortement en question
Ce n’est pas nouveau : les gynécologues qui pratiquent les avortements ne sont guère appréciés de leurs collègues. Ceux-ci sont de facto le plus souvent hors des circuits amicaux des médecins. Comme de plus ce travail n’est guère exaltant, les « vocations » d’avorteurs patentés se font de plus en plus rares. D’où en France la volonté du gouvernement de demander aux sages-femmes de faire le « sale boulot » alors qu’elles sont formées à aider la vie à naître. Il est question aussi de supprimer la liberté de conscience des médecins comme il en a été des maires à propos du mariage. Celle-ci pourtant est inscrite dans la Déclaration des droits de l’Homme (sans Dieu) et du citoyen.
En Grande-Bretagne la présidente du Collège Royal des Gynécologues et Obstétriciens se plaint du mépris dont font l’objet les avorteurs. « We are split on » : on nous crache dessus. C’est en Italie que le refus de l’avortement est le plus affirmé : 80 % des médecins sont opposés à l’avortement. Des régions entières échappent à l’avortement. Au Luxembourg, un seul établissement s’y adonne et celui qui « pratique » va prendre sa retraite.
Mais ce sont peut-être les Etats-Unis qui reviennent de plus loin. Malgré les efforts colossaux de l’administration Obama pour étendre l’IVG, il est en train de se développer un sentiment de rejet concrétisé par l’affaire du « boucher de Philadelphie » évoquée par Médias-Presse-info. Dans ce pays les avortements sont réservés à des « cliniques » spécialisées.
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