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28 janvier : conférence sur le genre à Versailles
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Manuel Valls juge et partie ?
Une crise sociale, économique, identitaire, morale, d’une violence et d’une dangerosité sans précédent depuis la guerre tabasse les Français, l’insécurité explose, mais pour le Système, l’apocalypse (y compris au sens étymologique du terme…) réside dans la propagation de la quenelle ! Ils prennent vraiment les Français pour des abrutis! Bruno Gollnisch l’a dit le 19 décembre dans l’hémicycle du Conseil régional de Rhône-Alpes, en réponse à un élu écolo-gauchiste le mettant en cause : oui ce geste de la quenelle est un «bras d’honneur édulcoré fait aux puissances de l’établissement». Non «il ne s’agit pas d’un salut nazi ou antisémite». C’est pourtant cette dernière signification fantasmée que veulent imposer à des fins intéressées un certain nombre d’officines communautaristes liées aux partis de l’Etablissement et/ou vivant de nos impôts.
Dernière affaire en date, le converti à l’islam Nicolas Anelka, ex attaquant de l’équipe de France, a fêté son premier but samedi avec West Bromwich Albion en championnat d’Angleterre avec une quenelle en qualifiant ce geste « juste de spéciale dédicace à (son) ami humoriste Dieudonné ».
Il n’en fallait pas plus pour que l’ex ministre de sports Chantal Jouanno conspue « un geste nazi clairement antisémite », criant au scandale comme sa remplaçante socialiste, Valérie Fourneyron, sur la même longueur d’onde que Dalil Boubakeur, recteur de l’Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris. Celui-ci s’est fendu d’un communiqué pour condamner le footballeur, et qualifier la « quenelle » de « geste hybride entre le salut nazi et le bras d’honneur inversé ».
Même son de cloche d’un pseudopode du PS comme l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui a dénoncé dans un communiqué « la lâcheté du soutien de Nicolas Anelka à Dieudonné », assurant «qu’à l’instar de Dieudonné qui se cache sous le masque de l’humour, les personnes qui miment le geste de la quenelle n’assument pas leur antisémitisme». «Anelka déshonore aujourd’hui les valeurs du sport».
M. Anelka a eu beau jeu de répliquer via Twitter : «Signification de quenelle: anti-système. Je ne sais pas ce que le mot religion vient faire dans cette histoire !». «Je demanderai donc aux gens de ne pas se faire duper par les médias. Et bien sûr, je ne suis ni antisémite ni raciste et j’assume totalement mon geste».
Comme nous le notions sur ce blog le 18 décembre rapportant les propos de Marine Le Pen sur Europe 1, «le FN n’a pas d’avis sur la quenelle d’un humoriste (Dieudonné, NDLR)». « Ce n’est pas parce que Le Monde et Libé se ridiculisent à faire leur une (sur ce phénomène) et une analyse sociologique de la quenelle que nous devons les suivre. »
Bref, comme l’affirmait Bruno Gollnisch, les Français jugeront aussi durement que Marine les petits Machiavel qui tentent une nouvelle fois ce type de diversion pour camoufler leurs impuissances et leurs turpitudes.
Il n’empêche qu’une offensive se dessine pour interdire si ce n’est le geste, du moins les spectacles de son « inventeur », à savoir Dieudonné. Un humoriste à l’évidence de très loin parmi les plus populaires de France, si l’on en juge par le succès de ses spectacles…qui font rire beaucoup de nos compatriotes.
Dans Le Parisien, avec le soutien explicite de François Hollande, soutien que ce dernier à réitéré depuis l’Arabie saoudite où il est en visite officielle, Manuel Valls expliquait vendredi vouloir étudier «toutes les voies juridiques» pour interdire les spectacles de Dieudonné, afin de «casser une mécanique de la haine».
Dimanche après-midi, Jean-François Copé a cautionné les pulsions éradicatrices du ministre socialiste par un tweet : «Soutien total à la décision de M. Valls. Assez de ce silence convenu devant l’antisémitisme de Dieudonné et de ceux qui le cautionnent».
Le maire UMP de Perpignan (Pyrénées-Orientales), Jean-Marc Pujol, a lui aussi dit soutenir «totalement l’action du ministre de l’Intérieur». Il y a sept mois, il avait tenté de faire interdire le spectacle de Dieudonné par un arrêté municipal, finalement cassé par le tribunal administratif de Montpellier. La ville de Marseille, dirigée par le tout aussi calamiteux Jean-Claude Gaudin, vient également de demander l’annulation d’une représentation. Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, a salué, dès vendredi soir, la «bonne initiative de Manuel Valls face à l’attitude inqualifiable, l’antisémitisme et le racisme de Dieudonné».
Bruno Gollnisch, à l’instar de tous les dirigeants du Front National, s’élève contre cette menace d’interdiction. Notre Mouvement a en effet le mérite de la cohérence, celle qui explique qu’il a toujours défendu le principe de la liberté d’expression. Un principe, faut-il le rappeler, encore et toujours, qui doit surtout permettre à celui qui ne pense pas comme vous, ou dans le même sens que l’idéologie dominante, de s’exprimer.
C’est pourquoi le vice-président du FN, Florian Philippot a déclaré sur RMC qu’il trouvait « très dangereux » ce souhait de Manuel Valls d’«interdire des spectacles d’un humoriste, là on tombe dans une dérive extrêmement préoccupante pour la liberté d’expression en France. »
Un autre vice-président frontiste, Louis Aliot, a dénoncé l’initiative du ministre. « Faire interdire un spectacle, aussi provocateur soit-il, est une atteinte à la liberté et la marque d’une dictature idéologique rampante ». Et « Dieu sait si je ne partage pas la posture de Dieudonné », a-t-il précisé.
Avec une duplicité qui n’est pas pour nous étonner, Manuel Valls a vu dans cette réaction du FN «la démonstration qu’il y a aujourd’hui des affinités perfides qui sont à l’œuvre. Les propos de Dieudonné ne choquent pas le Front National alors qu’ils devraient choquer tous les républicains » (sic).
« C’est bien la preuve, s’il en fallait une, que le FN est un parti d’extrême droite ».« Monsieur Philippot reflète la complaisance de la famille Le Pen à l’égard de Dieudonné », a ajouté Manuel Valls qui affirme par ailleurs que « la liberté d’expression est sacrée mais le racisme et l’antisémitisme sont des délits. Depuis longtemps, Dieudonné n’est plus un comique et sa démarche ne relève plus de la création. Pour tout dire, il ne fait plus rire personne ».
Cette saillie mensongère et haineuse de M. Valls, vient en écho à l’article foutraque rédigé par David Doucet dans Les inrocks expliquant que c’est l’antisionisme des historiques du FN qui expliquerait ce soutien à Dieudonné. Quant à celui exprimé par Florian Philippot, il constituerait «un écart dans la stratégie de dédiabolisation entreprise par Marine Le Pen et un retour aux fondamentaux du parti… »
Plus prosaïquement, constatons que l’arrivée à la présidence du FN de Marine n’a pas introduit un bouleversement sur cette question. Comme avec Jean-Marie Le Pen et comme le disait Bruno Gollnisch, « le Front National campe sur une position juste et mesurée concernant le conflit israélo-palestinien: le droit pour le peuple juif, comme pour le peuple palestinien, de vivre en paix, dans des frontières sûres et reconnues. Un sentiment partagé officiellement, peu ou prou, par l’ensemble de la classe politique française et européenne. »
« En politique étrangère, dans les relations internationales comme en politique intérieure, un patriote doit toujours se demander si son action répond à la défense de l’intérêt national. Bref, le FN n’est dans l’absolu ni pro ni anti-sioniste, mais pro-français tout simplement !», sachant que selon la sentence bien connue les Etats ont des intérêts permanents et des amitiés transitoires…
Et nous savons aussi que «les intérêts géopolitiques de Washington, souvent liés à ceux de Tel-Aviv (et inversement), ne sont pas toujours, très loin s’en faut, ceux des Français et des Européens, et sont très souvent antinomiques avec la traditionnelle politique arabe de la France. »
Cela suffit-il à faire du FN un mouvement antisémite ? Bien sûr que non, sauf peut être aux yeux de MM. Valls, Copé, Hollande, des caciques de l’UMPS communiant dans la même servilité mondialo- atlantiste.
Enfin, dernière remarque, Manuel Valls en montant au créneau de manière si brutale contre Dieudonné ne peut-il pas être soupçonné d’être à la fois juge et partie? Car à l’antisionisme virulent de l’humoriste qu’il entend abattre en lui interdisant d’exercer son métier, s’oppose son sionisme militant.
En 1991 relevait le site musulman Oumma.com, le mentor de M. Valls, Dominique Strauss-Kahn, avait déclaré: « Dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ».
Le 17 juin 2011, lors d’une conférence-débat organisée par l’antenne strasbourgeoise de Radio Judaïca et qui a été filmée, c’était au tour du futur ministre de l’Intérieur, maire d’Evry et député de l’Essonne non seulement de se déclarer « également hostile à la demande palestinienne d’adhésion à l’ONU», mais aussi d’évoquer le «lien éternel» -à travers son épouse- qui le relie avec «la communauté juive et Israël ».
Cette vidéo fait le tour d’internet et au regard de l’activisme anti-Dieudonné déployé aujourd’hui par ce ministre, elle ne manquera pas, et c’est fâcheux, d’alimenter un sentiment que celui-ci prétend combattre.
http://www.gollnisch.com/2013/12/30/manuel-valls-juge-et-partie/
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Chômage : la langue de bois de monsieur Sapin
Une fois le rideau baissé, on revient à la réalité que nos dirigeants semblent ignorer tout en s’en prétendant les maîtres.
La lourde insistance des médias avait donné l’impression qu’un rendez-vous habile était préparé par le pouvoir afin de sortir le lapin de « l’inversion de la courbe du chômage » d’un chapeau rempli de contrats aidés. On se disait que si le Président était nul en économie, il avait gardé la main énarchique pour camoufler ses échecs en petits succès de communication. Même pas !
Il avait réussi à diriger tous les regards sur cette courbe qui, en soi, ne signifie rien. Il était parvenu à faire croire qu’une baisse sur quelques mois du nombre des demandeurs d’emploi soutenue par l’injection massive d’argent public pour créer des emplois artificiels serait une grande victoire, celle de la parole tenue. À 18 heures, le ministre va parler. Les titres positifs sont déjà prêts, tant on sent l’opération bien orchestrée. Résultat : 17 000 chômeurs de plus !
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Écologie et immigration : même rhétorique ?
Tribune de Max Falque, membre de l’Institut Turgot.
♦ Les institutions et l’organisation d’un pays sont une ressource rare. Vouloir les ouvrir au monde entier ne peut aboutir qu’à leur destruction. La métaphore de la chaloupe est particulièrement pertinente. Une condamnation sans appel de l’immigration actuelle
Nos lecteurs trouveront ici un texte magistral de Max Falque du très libéral Institut Turgot.
Polémia.« Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile… mais pas plus », déclarait Michel Rocard dans l’émission 7/7 du 3 décembre 1989.
A l’époque, cette déclaration de l’ancien premier ministre socialiste a semé le trouble au sein de la bien-pensance française (de Gauche mais aussi de Droite). En fait elle s’inscrit dans la théorie générale de la tragédie du libre accès rendue célèbre par l’américain Garrett Hardin dans un article paru sous le titre de Tragedy of the Commons publiée quelque vingt ans plus tôt dans la revue Science (1968).
La thèse est désormais bien connue, notamment par les environnementalistes (1) du monde entier : le libre accès de tous à une ressource limitée, en l’occurrence un pâturage communal (ou vaine pâture), conduit inévitablement à sa surexploitation (surpâturage) et à terme à sa destruction.
Cette « tragédie » est généralisable à toute ressource mal ou pas appropriée telle que l’eau, l’air, la mer, la biodiversité… mais aussi à toutes celles dont les droits de propriété sont mal définis et/ou mal protégés en raison de leurs caractéristiques physiques, ou de lacunes institutionnelles.
La théorie de Hardin a révolutionné la problématique environnementale à partir de la fin des années 1970 en plaçant au centre du débat les rôles respectifs des droits de propriété et de la réglementation. Si Elinor Ostrom, prix Nobel d’Economie 2009, a su mettre en évidence le rôle de la propriété en commun (à ne pas confondre avec la propriété collective) pour la gestion à long terme de nombreuses ressources, il n’en demeure pas moins que le libre accès, souvent sous-produit de la propriété collective, est au cœur de la destruction des ressources lorsque se manifeste la rareté.
Mais Hardin a étendu son analyse à la gestion des flux migratoires qui, depuis une trentaine d’années, font l’objet de débats idéologiques et, désormais, politiques. Les derniers événements tragiques de Lampedusa auront à nouveau bouleversé l’opinion sans apporter la moindre solution.
Dans un autre article datant de 1974 (Living on a lifeboat) Hardin s’est efforcé de clarifier le débat entre répression et compassion. Les responsables ne veulent pas regarder la réalité en face (celle de Michel Rocard) alors que l’opinion perçoit le caractère suicidaire et insoutenable de laisser le libre accès en Europe à des dizaines de millions de pauvres. Dans la mesure où il s’agit précisément de navires surchargés, la métaphore de Hardin de la chaloupe est particulièrement pertinente : « tout se passe comme si chaque nation riche est représentée par une chaloupe de sauvetage occupée par des personnes relativement riches. A proximité, une centaine de pauvres, à bord d’une chaloupe surchargée qui a fait naufrage, surnagent quelques heures dans l’espoir d’être recueillis par une chaloupe de riches c’est-à-dire bénéficier de la bonté des belles âmes qui sont à bord. Que vont faire les passagers de la chaloupe riche ? »
Hardin décrit les trois attitudes possibles :
• Se conformant au précepte chrétien « d’aider son prochain » ou à l’impératif marxiste « à chacun selon ses besoins », ils doivent recueillir les quelques cents naufragés. Résultat inévitable : la chaloupe coule et 150 personnes meurent noyées.
• Si la chaloupe dispose d’une dizaine de places supplémentaires (facteur de sécurité) il est possible de recueillir au maximum dix passagers mais alors apparaît le problème de la règle à établir pour le choix des naufragés à sauver: tirage au sort, priorité aux enfants, aux femmes enceintes, aux travailleurs qualifiés et vigoureux ? Mais alors quelle justification morale pour l’abandon des 90 autres naufragés ?
• Afin de préserver toutes les chances de survie de l’embarcation les passagers de la chaloupe riche refusent de porter secours. Cette situation apparaît immorale mais rationnelle dans la mesure où il est toujours possible aux passagers riches, et, menés par des sentiments de compassion, de sauter à l’eau (2) pour laisser leurs places aux pauvres. On notera qu’un un tel comportement altruiste a peu de chances de se produire au sein des multiples groupes prêchant l’immigration pour tous, mais dont les bons sentiments masquent parfois des intérêts moins nobles : main-d’œuvre bon marché, subventions aux multiples associations d’aide aux immigrés, sinon politique politicienne, satisfaction morale…
L’absence de choix politiques est désastreuse, sinon criminelle, car elle comporte trois séries de conséquences :
• les milliers de victimes qui chaque année périssent en tentant d’accéder à la terre promise ;
• les couts d’accueil très élevés et de contrôle peu efficace des frontières ;
• l’incapacité de régler le problème de la pauvreté et le risque de déstabilisation sociale et politique des pays d’accueil.
Que faire ?
D’abord bien poser le problème et ses enjeux économiques, politiques et sociaux. Ensuite se demander pourquoi des pays potentiellement riches poussent de facto à l’exil les excédents les plus dynamiques de leur population. Rien, sinon leur propre impéritie (mauvaises institutions, guerre, corruption), ne justifie cet exode qui, cerise sur le gâteau, conforte la survie des autocrates et leurs comportements incompétents voire criminels.
Sur le plan pratique est-il cohérent d’accueillir ces malheureux alors que l’on déploie des moyens de surveillance pour les sauver mais aussi les décourager, voire les repousser ?
Il est grand temps que la France, et au-delà les pays européens, tiennent compte de la constatation de Michel Rocard car les intentions, pour nobles et pures qu’elles soient, ne peuvent servir d’excuse et/ou de justification à une politique (ou absence de politique) incohérente, voire hypocrite, qui, poussée à ses extrêmes, sera suicidaire pour la société dans son ensemble, et plus particulièrement pour les malheureux de la planète… à l’exception des quelques passagers d’une chaloupe chanceuse.
France , terre d’asile… mais pas plus !
Enfin constatons qu’au-delà de l’immigration, la tragédie du libre accès, de fait, menace de nombreuses institutions, dont par exemple celles qui concernent la santé, le chômage, l’éducation… La simplicité du diagnostic n’a d’égal que la complexité de mise en œuvre des solutions !
Max Falque, Institut Turgot, 17/12/2013
NOTES :
(1) Je pense avoir été le premier à la présenter en France dans « Libéralisme et environnement » in « Futuribles », mars 1986, suivi de commentaires critiques de B. Lalonde, J. Theys, V. Renard
(2) A ma connaissance, et sauf exception, les belles âmes se contente de sauter dans leur piscines !
Source : http://blog.turgot.org/index.php?post/Falque-immigration2http://www.polemia.com/ecologie-et-immigration-meme-rhetorique/
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Petite méditation philosophique
Elle nous est proposée par l'Abbé de Tanouarn. Elle traite de l'athéisme et de la morale. Répondant à une critique de Christine Tasin, l'abbé pose une distinction particulièrement intéressante entre les athées "mystiques" et les "rationalistes athées".
Concernant les premiers, extraits.
"Pour Feuerbach, c'est l'homme qui est Dieu : "Toute conscience de soi est une conscience de soi de Dieu". On retrouve là quelque chose de l'élan sublime de Spinoza, l'athée qui parle de Dieu presque à chaque ligne de son Ethique, parce que pour lui l'exercice de la raison est un exercice absolu et donc divin. Spinoza est dans une forme de rationalisme, c'est vrai, mais alors un rationalisme sublime où la Raison n'est pas la petite comptable qui vient vous avertir que le jeu est fini et que, circulez il n'y a rien à voir, rien à savoir, rien à croire, mais où cette Raison est plutôt comme une image plausible du tout dans la moindre déduction, une image tellement belle qu'elle parvient à faire oublier l'existence concrète et toujours imprévisible. Ces athées là, auquel le Tout donne une sorte de vertige, peuvent être particulièrement accessibles à l'amour. Pourquoi ? Parce qu'ils ne calculent plus rien."
Et les seconds.
"Mais c'est dans Albert Camus, officiellement athée que je sache (ou alors on n'écrit pas l'Etranger), que j'ai trouvé la condamnation la plus forte du rationalisme : "Ceux qui prétendent tout savoir et tout régler finissent par tout tuer. Un jour vient où ils n'ont pas d'autre règle que le meurtre, d'autre science que la fausse scolastique qui de tout temps servit à justifier le meurtre" (Deuxième réponse à Emmanuel d'Astier). Ceux qui réduisent le jaillissement baroque du réel à leurs cases mentales, soumettant le réel au rationnel, ont forcément la posture du meurtrier en puissance. Du réel, ils n'aiment ni les démentis, ni les impuissances, ils n'aiment rien. Ils n'aiment pas, ils calculent."
On peut constater que ce second développement est particulièrement opératoire pour le temps présent. La mise en oeuvre des idéologies, négatrices du réel, passe par la tentative de soumission de celui-ci à la raison déifiée, et aboutit invariablement aux "grands cimetières sous la lune": ceux des révolutions, hier chez nous, ailleurs toujours, et ceux des innocentes victimes, par millions, de l'avortement.
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Au Front de gauche, nouvelle fissure entre communistes et mélenchonistes
A la veille d'une riche année électorale, l'unité du Front de gauche semble plus entamée que jamais. Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, a utilisé mardi 24 décembre les colonnes de son blog pour dénoncer l'attitude « incompréhensible » du Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon sur la scène européenne.
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Hollande va quémander en Arabie Saoudite
Ce dimanche, François Hollande commence une visite officielle en Arabie Saoudite. La délégation se compose de quatre ministres, Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Nicole Bricq et Jean-Yves Le Drian, ainsi que d’une trentaine de dirigeants d’entreprises, dont ceux d’EDF, d’Areva, d’Alstom et de Thales. On comprend bien donc l’importance économique de cette visite. Les échanges entre les deux pays ont dépassé les 8 milliards d’euros. Il s’agit d’élargir le partenariat…
On parle bien de quémander car nous sommes plutôt redevables à l’Arabie Saoudite pour les exportations de pétrole. Il semblerait d’ailleurs que pour une fois le président de la République ait fait taire son aversion pour les pays qui ne respectent pas les droits de l’Homme. Récemment, on a appris qu’un blogueur pouvait être condamné à mort pour blasphème. La police religieuse est là pour surveiller que tous les habitants obéissent aux préceptes de l’islam. L’homosexualité est répréhensible. Mais sans doute, François Hollande ignore tout cela, lui qui va boycotter l’ouverture des Jeux Olympiques d’Hiver à Sotchi. Les belles convictions disparaissent devant l’argent…
http://medias-presse.info/hollande-va-quemander-en-arabie-saoudite/4456
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S’arranger avec la liberté.
Dernière idée du gouvernement : interdire Dieudonné de se produire. La bêtise du gouvernement est sans limite. Ce n’est pas que Dieudonné fasse parti de nos amuseurs favoris, nous ne goûtons absolument pas à son genre d’« humour ».
Utiliser l’antisémitisme pour faire applaudir une salle n’a rien de louable.
Toutefois, il est une chose qui pourrait nous faire bien rire, si elle n’était poussée à un tel degré, c’est l’indignation à géométrie variable de nos élites bien pensantes. Elle est maintes et maintes fois dénoncée ici ou là. Vous trouverez dans cet article une petite anthologie (largement non exhaustive !) des appels à la liberté d’expression de cette belle gauche, notamment à l’occasion de l’affaire Castellucci. Il ne s’agit pas de louer les débordements parfois violents qui ont eu lieu, seulement montrer que la liberté d’expression n’est pas accordé à tous de la même manière.
Dans Libé pour commencer :
« Le ministère de la Culture a condamné samedi les perturbations qui, selon Frédéric Mitterrand, « portent atteinte au principe fondamental de liberté d’expression, protégé par le droit français », rappelant que la justice a débouté l’association Agrif, proche du FN, qui exigeait l’annulation de la pièce. » [1] [...]
Mathieu Colin - La suite sur Nouvel Arbitre
http://www.actionfrancaise.net/craf/?S-arranger-avec-la-liberte
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4 000 à 5 000 « Européens » combattraient chez les islamistes en Syrie
D’après une source des services belges de sécurité, à l’heure actuelle, « Al-Qaïda a sous la main quatre à cinq mille combattants djihadistes déployés en Syrie et détenteurs de passeports d’un pays de l’espace Schengen ».
Si la menace concerne en premier lieu l’Irak et la Syrie, une autre source belge, policière, évoque la volonté des animateurs de filières syriennes d’exporter, à terme, la capacité de combat aujourd’hui réunie en Syrie vers le Maroc et la Tunisie.
En Belgique, les services de renseignement et de police reconnaissent être « noyés » par l’importance des filières syriennes. On estime qu’environ 200 « Belges » (vraiment belges ou immigrés) sont ou ont été combattants en Syrie, dont 120 à 140 sont actuellement sur place et une vingtaine sont décédés.
D’autres filières terroristes alourdissent également la charge. Ainsi, par exemple, la Somalie continue à attirer des combattants belges.
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Destruction de la famille en 5 actes
De Jeanne-Emmanuelle Hutin dans Ouest France :
"Acte 1. La rentrée 2012 donne le ton. « Pour donner la liberté de choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, éthique, social, intellectuel », déclarait le ministre de l'Éducation nationale. Reléguer les familles au rang d'un déterminisme, ne manque pas de porter atteinte à leur autorité morale. S'agit-il de réaliser un « homme nouveau », endoctriné par des théories en tous genres ? Une laïcité qui s'arrogerait le droit d'entrer dans les consciences poserait la question du respect des libertés fondamentales et de l'instrumentalisation de l'État par une croyance laïque.
Acte 2. Changement de la nature de la filiation, conséquence du mariage homosexuel (printemps 2013). La norme était qu'un enfant ait un père et une mère. Aujourd'hui, il peut légalement avoir deux pères ou deux mères. Ce qui, dans ce cas, le dote d'une filiation fictive !
Acte 3. À la même occasion, effacement du Code Civil des mots « père et mère », remplacés par « parents », des mots « mari et femme » remplacés par époux. La famille change de nature. Cette disparition juridique annonce-t-elle la marginalisation du rôle social des pères et mères ?
Acte 4. Hiver 2013 : familles nombreuses dans le collimateur fiscal. La baisse du quotient familial entraînera une hausse d'impôts pour nombre d'entre elles. Or, elles seront déjà les premières pénalisées par l'augmentation de la TVA. « Double peine » !
Acte 5. Projet de disparition du foyer fiscal : la société reconnaissait la famille comme une unité, déclinée dans la déclaration de revenus commune. Il est question de briser cette unité en chargeant chaque conjoint de remplir la sienne... pour inciter les femmes à travailler. Comme si elles n'étaient pas libres parce qu'elles étaient mariées !"