anti-national - Page 908
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Procès - Soutien Banderole Hollande Démission Le 8 Janvier
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Violences policières anti-LMPT : le Conseil de l'Europe nomme deux rapporteurs
La procédure de suivi lancée en juin par le Conseil de l'Europe contre la France vient de franchir une nouvelle étape. Deux rapporteurs ont été nommés la semaine dernière pour enquêter sur les violences policières et atteintes aux droits des manifestants de la Manif pour tous. Explications de Gregor Puppinck, directeur de l'European Center for Law and Justice-ECLJ :
"Cette décision (...) contribuera à exposer publiquement les abus dont ont été victimes de nombreux manifestants, ainsi qu’à identifier les responsabilités.
La Commission pour le respect des obligations et engagements des États membres du Conseil de l’Europe, dite commission de suivi ou de monitoring, est chargée de veiller au respect des obligations contractées par les États membres, en particulier dans le domaine du respect des droits de l’homme.
Les deux rapporteurs vont rencontrer et interroger les représentants des victimes ainsi que les autorités publiques françaises ; une audition officielle est prévue ces prochains mois à Paris. Les rapporteurs disposent d’un délai de deux ans pour faire leur enquête et rendre leur rapport à la Commission qui jugera alors, sur la base des faits rapportés, de la nécessité de poursuivre la procédure jusqu’à une éventuelle sanction.
À défaut de sanction, l’Assemblée peut aussi décider d’entamer un dialogue avec les autorités nationales sur certaines questions."
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De la dissolution des mœurs à la dissolution de la France
Ce gouvernement a un goût prononcé pour le grand chambardement. Après avoir bouleversé la nature de la Famille, du mariage et de la parenté, voilà que ce même gouvernement souhaite s’atteler à bouleverser la nature de la France.
Le rapport « Refondation de la politique d’intégration » a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le journal « Le Figaro » a sonné l’alarme dès sa publication en révélant quelques énormités figurant parmi les propositions de ce document. Le tollé s’est répandu si rapidement que François Hollande s’est rapidement exprimé pour prétendre que ce document n’avait rien d’officiel et ne reflétait pas la position du gouvernement, notamment concernant la suppression de l’interdiction du voile islamique à l’école.
Mais qui pourra croire François Hollande ? C’est en effet sur le site internet officiel du premier ministre Jean-Marc Ayrault que chacun peut lire les cinq documents qui composent ce rapport. Et parmi les personnes en charge de la rédaction des conclusions de ce travail amorcé en 2012, on trouve une longue liste de représentants ministériels. Non, vraiment, il n’est pas possible de prétendre que ce document est un simple projet officieux.
La question du voile islamique à l’école n’est d’ailleurs qu’un aspect purement secondaire du contenu de ce rapport.
Toutes les migrations seraient constitutives de la nation
En vérité, c’est l’essence même de la France qui est remise en cause par ce rapport qui préconise de « Faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples ». Cela signifie « reconnaître toutes les migrations (…) comme constitutives de la nation », explique ce document. Voilà qui, en pratique, permet d’envisager bien des revendications. Si le moindre Rom arrivé avec son balluchon est constitutif de la nation, il peut, ainsi que tous ses congénères venus de tous les continents, s’adresser aux descendants de Gaulois en réclamant sa part de la nation. Car alors, « ce qui est à toi est à moi ».
Repentance
Sans surprise, ce rapport qui proclame que « la société française est métisse et plurielle », demande la réécriture des programmes scolaires car les grandes figures de l’Histoire enseignée seraient trop largement des « mâles, blancs et hétérosexuels ». Qu’il faudra remplacer sans omettre de traîner dans la boue tout ce qui fut autrefois considéré comme une œuvre civilisatrice qui exige désormais repentance.
L’arabe, le yiddish et le romani sont des langues de France !
« Il est essentiel de rappeler, car peu connu, que les langues de France sont : la variété dialectale de l’arabe (arabe maghrébin), le berbère, le yiddish, l’arménien occidental, le judéo-espagnol et le romani (…) », prétend très sérieusement ce rapport.
« La France a fait un choix républicain d’accueillir ces langues », nous prévient-on, de façon à nous faire comprendre que tout doute exprimé à ce sujet équivaut à être un antirépublicain et donc un factieux.
Enseigner dès le collège une langue africaine comme le bambara ou le swahili
En toute logique, selon ce rapport, il faut dès lors « valoriser l’enseignement de l’arabe, assuré par l’Education Nationale, au même titre que les autres langues en l’introduisant (…) sur tout le territoire français ». Et il ne faut pas s’arrêter là. Le rapport encourage également « l’enseignement dès le collège d’une langue africaine (…) par exemple le bambara ou le dioula ou le lingala ou même le swahili ».
Place à la culture
La culture est bien entendu un domaine à ne pas négliger. Ce rapport propose de favoriser « des pratiques artistiques aussi diverses que la danse hip hop, le rap, le graff, le djing, le slam (…) ».
Dans cette France défigurée, il n’est pas besoin de dire qu’il n’est plus envisageable de reconnaître ses racines chrétiennes. Ce serait « stigmatisant ».
Tout cela se décrit sur un ton docte car rédigé par de prétendus « experts ».
Ultime avertissement
La publication de ce rapport, d’une certaine façon, est bienvenue car elle doit apparaître comme un ultime avertissement. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.
L’année 2014 est une année parsemée d’enjeux électoraux. Il reste jusqu’au 31 décembre pour s’inscrire sur les listes électorales. CIVITAS répète inlassablement depuis des années la nécessite et le devoir de participer aux élections municipales, échelon le plus naturel de la vie politique.
Bien des dégoûtés de la politique, par ailleurs bons Français et souvent bons catholiques, seraient tentés de se désintéresser de ce scrutin municipal. Ce serait une grave erreur. Pendant ce temps, des imams et des responsables associatifs musulmans appellent leurs fidèles à s’inscrire sur les listes électorales.
Il ne s’agit pas d’être dupes d’un système électoral ni de croire que tout se résout par les urnes, bien au contraire. Mais il s’agit de ne négliger aucun moyen mis à notre disposition pour exercer notre résistance. Qui plus est, sur les 36.000 communes de France, une grande majorité permet d’échapper à la particratie. Dans tous les cas, regarder tout cela en spectateur passif équivaut à remettre un chèque en blanc au pouvoir pour mener à bien son entreprise de dissolution de la France.
Mais ayons aussi conscience des innombrables autres moyens de résister et organisons-nous en conséquence ! En 2014, prenons la ferme résolution de nous engager au service de la Chrétienté et de la France catholique et plaçons notre résistance sous le patronage de Saint Louis.
En tant que président de CIVITAS, je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, une belle et sainte Fête de Noël et vous adresse mes meilleurs vœux pour une année 2014 marquée par le sursaut des catholiques et des patriotes de France !
Alain Escada http://www.civitas-institut.com/
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Les Hommen Au Grand Orient De France
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Malika Sorel-Sutter : « Une véritable police de la pensée »
INTERVIEW - Pour Malika Sorel-Sutter, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration, le rapport sur l’intégration remis au premier ministre est « une rupture assumée avec l’héritage du peuple français ».

LE FIGARO. - Comment jugez-vous les recommandations de ce rapport ?
Malika SOREL-SUTTER. - Elles sont fidèles à la commande de Matignon, qui avait adressé une lettre de cadrage très claire aux ministres concernés. La rupture avec l’héritage du peuple français est pleinement assumée. Rien n’est laissé au hasard, comme en témoignent les recommandations qui détaillent les modalités de la rééducation des masses. Il faut traquer les Français de souche culturelle européenne et leur propension à discriminer l’autre, en mettant sur pied de nouvelles institutions, ainsi qu’une multitude de mesures dignes d’une véritable police de la pensée. Même la langue française voit sa suprématie contestée ! À aucun moment on ne trouve l’expression d’une quelconque reconnaissance de dette pour tout ce que la France a pu donner aux étrangers extraeuropéens et à leurs enfants. Le nombre de fois où apparaît le mot « devoir » est révélateur de l’esprit du texte : 13 fois seulement, tandis que le mot « droit » est cité 440 fois !
Qu’a en tête le gouvernement, selon vous ? [...]
La suite sur Le Figaro
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Malika-Sorel-Sutter-Une-veritable
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"Néo-cons", toi-même !
Les médias de l'oligarchie ont cru trouvé une nouvelle manière de dénigrer le pays réel qui leur fait horreur, en traitant tous ceux qui s'en font les défenseurs et promoteurs, de neo conservateurs. Cette appellation dénote une méconnaissance crasse de ce qu'est le courant politique désigné par ce terme, presque aux antipodes de nos combats, qui rejoint l'utopie dévastatrice du "communisme de marché", selon le titre de l'excellent essai de Flora Montcorbier.
En quelques minutes, Hervé Juvin, collaborateur du site Realpolitik.tv, fait justice de cette désinformation et montre combien le besoin d'un retour aux sources de l'identité et de la souveraineté françaises est porteur d'un élan vital pour le pays, et ses activités dans tous les domaines.
On retrouvera la clarté et la précision intellectuelles de cet essayiste dans l'entretien qu'il a donné ici.
« Néo-conservatisme » : réponse au journal Le... par realpolitiktvLien permanent Catégories : actualité, anti-national, France et politique française, lobby 0 commentaire -
Les perles du rapport sur la (dés)intégration
Civitas passe en revue certaines préconisations du rapport sur la "Refondation de la politique d'intégration", ce fameux document devenu soudain "officieux" après le tollé qu'il suscité. Il est pourtant toujours en ligne sur le très officiel site Internet du Premier ministre :
- "Toutes les migrations seraient constitutives de la nation
En vérité, c’est l’essence même de la France qui est remise en cause par ce rapport qui préconise de « Faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples ». Cela signifie « reconnaître toutes les migrations (…) comme constitutives de la nation », explique ce document. Voilà qui, en pratique, permet d’envisager bien des revendications. Si le moindre Rom arrivé avec son balluchon est constitutif de la nation, il peut, ainsi que tous ses congénères venus de tous les continents, s’adresser aux descendants de Gaulois en réclamant sa part de la nation. Car alors, « ce qui est à toi est à moi ».
- Repentance
Sans surprise, ce rapport qui proclame que « la société française est métisse et plurielle », demande la réécriture des programmes scolaires car les grandes figures de l’Histoire enseignée seraient trop largement des « mâles, blancs et hétérosexuels ». Qu’il faudra remplacer sans omettre de traîner dans la boue tout ce qui fut autrefois considéré comme une œuvre civilisatrice qui exige désormais repentance.
- L’arabe, le yiddish et le romani sont des langues de France !
« Il est essentiel de rappeler, car peu connu, que les langues de France sont : la variété dialectale de l’arabe (arabe maghrébin), le berbère, le yiddish, l’arménien occidental, le judéo-espagnol et le romani (…) », prétend très sérieusement ce rapport.
« La France a fait un choix républicain d’accueillir ces langues », nous prévient-on, de façon à nous faire comprendre que tout doute exprimé à ce sujet équivaut à être un antirépublicain et donc un factieux.
- Enseigner dès le collège une langue africaine comme le bambara ou le swahili
En toute logique, selon ce rapport, il faut dès lors « valoriser l’enseignement de l’arabe, assuré par l’Education Nationale, au même titre que les autres langues en l’introduisant (…) sur tout le territoire français ». Et il ne faut pas s’arrêter là. Le rapport encourage également « l’enseignement dès le collège d’une langue africaine (…) par exemple le bambara ou le dioula ou le lingala ou même le swahili ».
- Place à la culture
La culture est bien entendu un domaine à ne pas négliger. Ce rapport propose de favoriser « des pratiques artistiques aussi diverses que la danse hip hop, le rap, le graff, le djing, le slam (…) ».
Dans cette France défigurée, il n’est pas besoin de dire qu’il n’est plus envisageable de reconnaître ses racines chrétiennes. Ce serait « stigmatisant ».
Tout cela se décrit sur un ton docte car rédigé par de prétendus « experts »."
Pour conclure, Civitas encourage chacun à voter aux élections municipales et à continuer à étudier tous les moyens de résister, en se plaçant sous le patronage de Saint Louis.
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17 décembre : conférence sur le gender à Rodez
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Individualisation de l'impôt = hausse pour 60% des couples mariés ou pacsés
Un chiffre avancé par La Tribune , qui pointe également le fait que cette réforme serait anti-redistributive :
"Le rapport sur les freins au travail féminin remis cette semaine à Najat Vallaud Belkacem prend donc parti en faveur d'un impôt individuel. Certes, toutes les études montrent que beaucoup de couples seraient perdants en termes d'impôt à payer, mais cette réforme « aurait un effet légèrement positif sur l'offre de travail des femmes mariées » affirme l'économiste Séverine Lemière.
Le problème, c'est que cette réforme -le paiement de l'impôt sur une base individuelle, via la suppression du quotient conjugal- augmenterait l'impôt de 60% des couples mariés ou pacsés, l'Etat y gagnant au passage quelque 3,7 milliards. La hausse d'impôt serait, en moyenne, de 1.840 euros. Beaucoup de couples modestes, dans lesquels un des conjoints ne travaille pas, seraient fortement impactés : aujourd'hui non imposés, ils le deviendraient subitement, si le salaire d'un des conjoints dépasse le smic. C'est cette situation que François Hollande avait mise en avant en 2011 pour écarter cette piste [ndlt: proposée par Martine Aubry pour les présidentielles]. Comment justifier la taxation plus forte des salariés les moins bien lotis ?
L'économiste Henri Sterdyniak (OFCE) avait montré en quoi cette réforme serait « anti-redistributive », en prenant l'exemple d'un couple où l'homme gagne deux fois le salaire moyen. « Si son épouse ne travaille pas, l'impôt mensuel payé par le couple est de 329 euros. Il passe à 486 euros si-celle-ci travaille au smic. Avec une imposition séparée, l'impôt mensuel payé par le couple serait de 586 euros dans les deux cas » (femme sans travail ou rémunérée au smic). La hausse d'impôt serait donc de 100 euros par mois pour le couple bi-actif, mais de 275 euros pour celui où la femme ne travaille pas.
C'est donc le couple aux revenus les plus faibles qui verrait sa facture augmenter le plus fortement. De la redistribution à l'envers, en quelque sorte."
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Memorandum d’anciens du renseignement à Obama : ” La Syrie est-elle un piège ?”
MEMORANDUM FOR: Le Président – Sept. 2013
FROM: Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS)
SUBJECT: La Syrie est-elle un piège ? (Is Syria a Trap?)
Priorité : IMMÉDIATE
Nous sommes au regret de vous informer que certains anciens collègues nous disent avec certitude que, contrairement aux déclarations de votre administration, les sources les plus fiables attestent que Bashar al-Assad n’est pas responsable de l’incident chimique du 21 août qui a tué et blessé des civils syriens, et les services secrets Britanniques le savent également. En écrivant ce bref rapport, nous préférons penser que vous n’avez pas été totalement informé car vos conseillers ont préféré vous ménager la possibilité future de nier – couramment désignée comme “le déni plausible”.
Nous avons déjà connu cette situation – avec le Président George W; Bush, à qui nous avions adressé notre premier memo VIPS juste après la déclaration de Colin Powell le 5 février 2003 dans son discours aux Nations Unies, dans lequel il avait colporté de faux renseignements pour justifier l’attaque contre l’Irak. Par la suite, aussi, nous avons préféré accorder au Président Bush le bénéfice du doute, pensant qu’il avait été trompé ou à tout le moins très mal conseillé.
La nature frauduleuse du discours de Powell était évidente. C’est pourquoi, l’après-midi même, nous avions fortement recommandé à votre prédécesseur “d’élargir la discussion au-delà [...] du cercle des conseillers clairement partisans d’une guerre dont nous ne voyions pas de raisons valables, et dont les conséquences seraient, d’après nous, catastrophiques.” Nous donnons le même conseil aujourd’hui.
Nos sources confirment qu’un incident d’origine chimique a fait des victimes, morts et blessés, le 21 août, dans la banlieue de Damas.
Nos sources insistent, cependant, sur le fait que cet incident n’était pas le résultat d’une attaque de la part de l’armée syrienne utilisant des armes chimiques de classe militaire provenant de son arsenal. C’est le fait le plus marquant, d’après un officier de la CIA qui travaille sur le dossier syrien. Elles nous expliquent que le directeur de la CIA John Brennan est en train de tromper les membres du Congrès, les médias, le public, et peut-être même vous, avec une supercherie du même type que celle qui a été utilisée avant la guerre en Irak.
Nous avons observé de près John Brennan pendant ces dernières années, et, malheureusement, nous n’avons aucun mal à croire ce que disent nos ex-collègues. Ce qui est encore plus malheureux, c’est que ce sentiment est encore plus prononcé chez ceux qui ont collaboré plus étroitement avec lui ; nous ne lui portons aucun crédit. Et c’est aussi le cas de son patron, James Clapper, directeur de la National Intelligence, qui a admis qu’il avait fait des déclarations sous serment “clairement erronées” au Congrès, niant que la NSA espionnait les Américains.
Synthèse des services secrets ou manoeuvre politique ?
Il nous paraît étrange que le Secrétaire d’état John Kerry ait – cette semaine dans un témoignage devant le Congrès – évoqué le nom de Clapper dans une tentative pour renforcer la crédibilité du document de 4 pages intitulé : “Évaluations du gouvernement”. D’autant plus que, pour une mystérieuse raison, c’est la Maison Blanche et non Clapper qui a publié cette “évaluation”.
La ficelle est grosse. Nous savons comment cela se passe. Bien que L’”Évaluation du gouvernement” soit vendue aux médias comme une “Synthèse des services de renseignement”, c’est un document politique, et non pas des services de renseignement. Non seulement, les rédacteurs ont évité de présenter les détails essentiels, mais ils ont même admis d’emblée que, bien qu’ils annoncent une fiabilité élevée, les faits ne sont pas encore confirmés.
Fraude déjà vue : cela rappelle le fameux compte rendu de Downing street du 23 juillet 2002 sur l’Irak. Le compte rendu de Richard Dearlove, alors patron des services de renseignements Britanniques, déclarant au premier ministre Tony Blair et à d’autres officiels de haut rang que le Président Bush avait décidé d’éliminer Saddam Hussein par une action militaire qui serait justifiée par la conjonction du terrorisme et des armes de destructions massives. Dearlove tenait ces propos du directeur de la CIA George Tenet qu’il avait rencontré au siège de la CIA le 20 juillet.
La discussion qui s’ensuivit se basa sur le caractère éphémère des preuves, forçant Dearlove à expliquer : “Les renseignements et les faits ont été corrigés en fonction des besoins politiques”. Nous craignons que c’est précisément ce qui se passe avec les renseignements sur la Syrie.
Les renseignements
Il y a un nombre croissant de preuves provenant de multiples sources au Moyen Orient, principalement affiliées à l’opposition Syrienne et à ses alliés, appuyant une forte présomption que l’incident chimique du 21 août était une provocation organisée par l’opposition Syrienne avec ses alliés Saoudiens et Turques. Le but allégué est d’avoir créé le type d’incident qui entraînerait les États-Unis dans la guerre.
Selon certains rapports, des bonbonnes contenant des agents chimiques ont été amenées dans la banlieue de Damas où elles ont été ouvertes. Des personnes dans la proximité immédiate ont été tuées, d’autres blessées.
Nous ne connaissons aucune preuve solide du fait qu’une roquette à charge chimique ait été tirée dans la zone. En fait, il n’existe à notre connaissance pas de preuve physique fiable permettant de penser qu’il s’agissait d’une frappe d’une unité Syrienne spécialisée dans les armes chimiques.
De plus, nous avons appris que, les 13 et 14 août 2013, les forces d’oppositions supportées par les occidentaux ont lancé les préparatifs d’une attaque surprise massive.
Les premières réunions entre les chefs militaires de l’opposition et les officiels du renseignement Qatari, Turcs et Américains ont eu lieu à la garnison turque de Antakya, dans la province de Hatay, qui sert maintenant de QG pour l’Armée libre de Syrie et ses appuis occidentaux.
Les chefs de l’opposition qui venaient d’Istanbul ont informé les chefs régionaux d’une escalade imminente dans les combats due à un tournant dans la guerre qui, à son tour, amènerait à un bombardement de la Syrie sous l’égide des États-Unis.
Lors des réunions de coordination à Antakya, avec les responsables du renseignement Turcs, Quatari et américains et les chefs de l’opposition Syrienne, on annonça aux Syriens que les bombardements allaient commencer dans quelques jours.
On demanda aux leaders de l’opposition de préparer leurs troupes à exploiter rapidement le bombardement américain, marcher sur Damas et déposer le gouvernement de Bashar al-Assad.
Les officiels du renseignement Qatari et Turc ont assuré les chefs régionaux qu’ils seraient massivement approvisionnés en armes pour l’offensive. Et ils l’ont été.
Des livraisons d’armes à une échelle jusque là inégalée ont commencé à partir des arsenaux contrôlés par les services de renseignement Qatari et Turc sous surveillance étroite des officiers de renseignement américains.
Cui bono ? / À qui profite le crime ?
Il est clair que les différents groupes qui cherchent à renverser Bashar al Assad sont fortement motivés pour que les États-Unis s’impliquent davantage. Jusqu’à présent, il n’est pas aussi clair que le gouvernement Israélien de Netanyahu soit aussi motivé de voir Washington s’impliquer plus avant dans une nouvelle guerre dans la région.
Mais avec les importantes pressions venant d’Israël et des lobbies américains qui les soutiennent, l’objectif prioritaire d’Israël devient limpide. La journaliste Judi Rudoren, écrivant de Jérusalem dans un article important du New York Times de jeudi, cerne le but d’Israël avec une candeur inhabituelle. Son article intitulé : “Israël est pour une frappe limitée en Syrie” remarque que les Israéliens ont tranquillement fait remarquer que le meilleur résultat de la guerre civile Syrienne qui dure depuis deux ans et demi, était, au moins pour le moment : pas de résultat. Rudoren poursuit : pour Jérusalem, le statu quo, aussi horrible qu’il puisse paraître d’un point de vue humanitaire, est préférable aussi bien à la victoire du gouvernement d’Assad et de ses alliés Iraniens qu’à un renforcement des groupes rebelles qui sont de plus en plus dominés par les djihadistes sunnites.
“C’est une situation de barrage, dans laquelle vous avez intérêt à ce que les deux camps perdent, ou en tout cas à ce qu’aucun ne l’emporte – nous sommes pour un blocage” à déclaré Alon Pinkas, ancien consul général d’Israël à New York. “Laissons les deux camps se saigner et mourir d’hémorragie : c’est la perspective stratégique. Aussi longtemps que cela dure, il n’y a pas de menace réelle de la part de la Syrie.”
Nous pensons que c’est ainsi qu’Israël considère actuellement la situation en Syrie, et qu’une implication plus forte des États-Unis – quoique, initialement, par des frappes militaires “limitées” – assurerait qu’il n’y ait pas d’issue rapide au conflit en Syrie. Israël calcule que plus longtemps les sunnites et les chiites s’entre-égorgeront en Syrie et dans la région alentour, plus il sera en sécurité. Le principal allié de la Syrie est l’Iran, avec qui il est lié par un traité de défense mutuelle, et il joue aussi un rôle dans les calculs d’Israël. Les dirigeants iraniens ne sont probablement pas capables d’avoir un grand impact militaire en Syrie, et Israël peut le mettre en évidence pour embarrasser Téhéran.
Le rôle de l’Iran
L’Iran peut facilement être blâmé par association et accusé de toute sorte de provocations, réelles ou imaginaires. Certains ont vu la main d’Israël dans l’origine des accusations les plus graves contre Assad en matière d’armes chimiques et notre expérience nous suggère que c’est tout à fait possible.
Il est aussi possible qu’est une attaque sous un faux pavillon par l’une des parties intéressées aboutissant par exemple au naufrage ou à de graves dommages sur l’un des cinq destroyers qui patrouillent actuellement juste à l’ouest de la Syrie. On pourrait compter sur nos grands médias pour en tirer le meilleur parti et vous vous retrouveriez sous une pression encore accrue pour augmenter l’implication des États-Unis en Syrie – et peut-être au delà contre l’Iran.
L’Iran s’est joint à ceux qui reprochent aux rebelles syriens l’incident chimique du 21 août, et a rapidement mis en garde les États-Unis contre une implication plus importante. Selon la chaîne anglophone de la télévision iranienne, le ministre des affaires étrangères Mohamed Javid Zarif a déclaré: “La crise syrienne est un piège tendu par les groupes de pression sionistes aux États-Unis.”
En fait, il n’est peut-être pas si loin de la vérité. Mais nous pensons que vos conseillers devraient se méfier de cet argument. Ainsi, nous estimons qu’il est de notre responsabilité permanente de tenter de vous informer pour faire en sorte que vous et les autres responsables disposiez d’une vision complète de la situation.
Représailles inévitables
Nous espérons que vos conseillers vous ont prévenu que les représailles suite à une attaque contre les syriens n’est pas une question d’éventualité : la question est de savoir où et quand. Une riposte est inévitable. Par exemple, des frappes terroristes contre les ambassades et autres installations américaines risquent de faire passer l’incident de la “mission” à Benghazi du 11 septembre 2012 pour une broutille. L’un d’entre nous a abordé cette problématique essentielle il y a une semaine dans un article intitulé “Les conséquences possibles d’une attaque d’une attaque militaire des États-Unis contre la Syrie – Rappel de la destruction de la caserne des Marines à Beyrouth en 1983.”
Pour l’équipe aux commandes, les Professionnels vétérans des services secrets pour le bon sens :
Thomas Drake, Senior Executive, NSA (former)
Philip Giraldi, CIA, Operations Officer (ret.)
Matthew Hoh, former Capt., USMC, Iraq & Foreign Service Officer, Afghanistan
Larry Johnson, CIA & State Department (ret.)
W. Patrick Lang, Senior Executive and Defense Intelligence Officer, DIA (ret.)
David MacMichael, National Intelligence Council (ret.)
Ray McGovern, former US Army infantry/intelligence officer & CIA analyst (ret.)
Elizabeth Murray, Deputy National Intelligence Officer for Middle East (ret.)
Todd Pierce, US Army Judge Advocate General (ret.)
Sam Provance, former Sgt., US Army, Iraq
Coleen Rowley, Division Council & Special Agent, FBI (ret.)
Ann Wright, Col., US Army (ret); Foreign Service Officer (ret.)Source : Consortiumnews.com
Traduction : www.les-crises.frLien permanent Catégories : actualité, anti-national, géopolitique, insécurité, international, lobby 0 commentaire