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culture et histoire - Page 1681

  • Le révisionnisme

    « Le “révisionniste” de nos jours, dans l’imaginaire collectif, est associé mécaniquement à l’antisémitisme et à l’apologie du nazisme ».

    ♦ Disparue depuis Napoléon III, la censure préalable a été rétablie contre un spectacle de Dieudonné, au nom de la lutte contre le « révisionnisme » rebaptisé en novlangue « négationnisme ». Le site de réinformation de l’écrivain et essayiste Denis Robert a décidé de consacrer la chronique encyclopédique de son internet « l’Audible » au mot révisionnisme. Il nous a paru intéressant de le porter à la connaissance de nos lecteurs.
    Polémia.

    Polémia qui fait sienne la formule d’Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »


    Origine du mot

    Le mot « révisionnisme » est un dérivé du verbe « réviser », issu du latin « revisere », signifiant « revenir voir, examiner à nouveau ». Attesté à partir du XIIIe siècle, ce verbe est d’abord employé dans le sens de « considérer, examiner» ; au XVIe siècle il prend le sens de « soumettre une chose à un nouvel examen », puis, au XVIIIe celui de « revoir un ouvrage ». Ces deux derniers sens perdurent encore et cohabitent aujourd’hui. Le mot « révisionnisme » apparaît en France à la fin du XIXe siècle, à l’occasion de l’affaire Boulanger, et s’impose à l’occasion de l’affaire Dreyfus.

    L’Affaire Dreyfus

    En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, Alsacien d’origine juive, est accusé d’avoir livré des documents sensibles à l’Allemagne. Au terme de son jugement il est condamné à la prison à perpétuité et déporté au bagne guyanais.

    Rapidement toutefois, certains se rendent compte que l’enquête et le procès ont été entachés d’irrégularités, et mènent une campagne pour la « révision » du procès. L’affaire Dreyfus passionne et divise profondément les Français pendant plus de dix ans, les « antidreyfusards » ou « antirévisionnistes » croyant fermement à la culpabilité du capitaine, les « dreyfusards » ou « révisionnistes » remettant en cause la régularité du procès et demandant la réhabilitation de l’homme. C’est donc dans un contexte juridique que le terme entre de plain-pied dans la langue française. Peut être qualifiée de « révisionniste » toute personne qui remet en cause une décision de justice.

    Les communistes révisionnistes des années cinquante

    L’usage du mot se perd par la suite, pour resurgir dans les années cinquante. En 1948 le maréchal Tito critique le centralisme soviétique et revendique pour son pays, la Yougoslavie, une « voie spécifique ». Cette vague révisionniste de l’héritage de l’URSS en général et de Staline en particulier va prendre de l’ampleur avec la divulgation du rapport Khrouchtchev en 1956 qui dénonce certains aspects de la période stalinienne, comme le culte de la personnalité et des crimes injustifiés. Mao Zedong et le PC chinois sont vent debout contre ce mouvement et nombreux sont les communistes qui, dans le contexte de la Guerre froide, voient dans ces critiques internes une démarche propre à saper l’unité et la confiance du camp communiste. Les stalino-critiques sont qualifiés par les pro-staliniens de « révisionnistes, avec une nouvelle connotation très négative puisque le terme, dans l’esprit de ceux qui l’utilisent, est un quasi-synonyme de « traître ».

    C’est donc dans le contexte d’une controverse historique que le terme apparaît une seconde fois. Peut-être considéré comme « révisionniste » toute personne qui estime qu’un événement historique ou une séquence d’événements historiques, tout ou partie, doit être reconsidérée et réécrite.

    Les historiens révisionnistes de la Seconde Guerre mondiale

    Les deux sens du mot révisionnisme (judiciaire et historique) vont se retrouver dans la troisième incarnation du mot. Dans les années quatre-vingt, un nombre croissant d’historiens, réexaminant certaines séquences du procès de Nuremberg (nov. 1945/oct. 1946), au cours duquel furent jugés des dignitaires nazis pour crimes de guerre, relèvent ce qu’ils identifient comme des irrégularités et des incohérences, et demandent la révision d’un certain nombre de points, touchant notamment à la réalité et aux modalités du génocide des juifs et des tziganes.

    Comme ils remettent en question certains éléments cruciaux, comme l’utilisation de chambres à gaz homicides, ces historiens sont également qualifiés de négationnistes par leurs adversaires. Comme dans les années cinquante, le terme est très négativement connoté, mais avec des colorations différentes. Le révisionniste désormais n’est plus un traître (comme au temps de l’affaire. Dreyfus), mais un « nazi », un « antisémite », un « fasciste », et plus récemment, un « conspirationniste ».

    L’accusation de « révisionnisme » est d’autant plus redoutable que les députés français ont voté, le 13 juillet 1990, la loi Gayssot, qui interdit toute révision des conclusions du rapport final du procès de Nuremberg, sous peine de lourdes sanctions pénales.

    Et de nos jours…

    Les termes « révisionniste », et « négationniste » ont été fréquemment employés ces dernières années dans les médias pour qualifier ceux qui remettent en cause le récit d’événements historiques polémiques plus récents, comme les attentats du 11 septembre 2001, le génocide rwandais, ou encore les récents événements de Syrie. Bien que la remise en cause de la version officielle de ces événements ne soit pas pénalement répréhensible, l’utilisation de ces qualificatifs, combinée à l’existence de la loi Gayssot, peut prêter à confusion auprès du grand public, d’autant que de nombreux journalistes n’hésitent pas à opérer cet amalgame quand il est question de ces événements.

    Le révisionnisme, consubstantiel à la méthode historique

    Cette dérive est d’autant plus étrange que c’est une règle universelle, en science historique, qu’il n’existe pas d’événement ou de séquence d’événements qui ne soit susceptible d’être révisés avec le temps. En effet, les documents pertinents permettant d’éclaircir un événement n’apparaissent jamais tous ensemble, et loin s’en faut qu’on puisse en réunir suffisamment pour aboutir à une version « inrévisable ». C’est d’autant plus vrai quand il s’agit d’événements historiques brûlants qui sont dépendants d’enjeux politiques susceptibles de biaiser l’approche des juges et des historiens. Un bon exemple est celui de la Révolution française, dont l’historiographie a beaucoup fluctué depuis deux siècles, de Tocqueville à Mathiez en passant par Chateaubriand, Michelet, et Furet.

    C’est pourquoi la loi Gayssot peut être considérée comme une singularité judiciaire doublée d’une singularité historique. Avec la loi interdisant la remise en cause du génocide arménien votée en 2001 sur son modèle, c’est la seule loi en France qui interdise aux historiens d’opérer un travail de révision sur une séquence historique donnée. La singularité de cette loi est redoublée par le fait qu’elle est adossée aux conclusions d’un procès militaire organisé par le camp des vainqueurs, quelques mois seulement après la guerre

    On peut pour finir souligner cette ironie de l’histoire dans l’évolution de la connotation du mot « révisionniste » en France. Alors que le terme désignait, il y a un siècle, les défenseurs d’un capitaine juif accusé de trahison, le « révisionniste » de nos jours, dans l’imaginaire collectif, est associé mécaniquement à l’antisémitisme et à l’apologie du nazisme.

    Etonnant renversement !

     François Belliot, Chronique Encyclopédique,  Décembre 2013

     Source : L’Audible, n° 4, décembre 2013, page 2

    http://www.polemia.com/le-revisionnisme/

  • Carrefour Royal

    L’Action française est, comme beaucoup de Français qui aiment leur patrie, atterrée par l’accélération, ces dernières années, de la dégradation de l’Etat. Elle conduit notre pays par cette errance chaotique, cette incohérence politique, vers un naufrage économique aux conséquences sociales dévastatrices.

    Tel un bateau ivre sans capitaine, notre pays plongé dans une tempête idéologique fantasmatique, balloté par les scandales, les abus de pouvoir, les agissements irresponsables des lobbies de toutes sortes, s’éloigne dangereusement des horizons du réel pour satisfaire les intérêts d’un empire lointain.

    Mais l’Action française n’a pas pour habitude de se lamenter. Nous savons que le redressement est possible, notre France millénaire en a vu d’autres dans son histoire.

    Ce carrefour royal a pour objet de rappeler les atouts de la nation face à l’oligarchie mondialiste et, en particulier, le rôle bénéfique d’un Etat qui assumerait ses réelles prérogatives régaliennes, ce qui suppose la capacité de durer et l’indépendance absolue face aux groupes de pression quels qu’ils soient. Pour relever le pays il faut donc redonner une réalité à l’Etat. Mais, cet Etat devra également garantir le développement social, économique et culturel des peuples placés sous sa protection. Ce point important constitue un thème de réflexion de notre mouvement : Comment permettre l’épanouissement de la diversité des identités qui, tout au long des siècles, ont participé à la construction de notre pays en retrouvant les comportements naturels, les gestes simples, la bienveillance spontanée, tout ce qui contribue au renforcement des solidarités nationales ?

    Les défis du XXIe siècle nécessitent, pour qu’ils soient relevés, une prise de conscience, nationale, des atouts de notre pays, lesquels sont en permanence combattus, érodés, stigmatisés par les cliques qui se succèdent au pouvoir depuis l’assassinat de celui qui fut l’incarnation permanente et historique de l’Etat : le roi de France.

    Des aventuriers cousus d’or au XVIIIe siècle, des affairistes « vertueux » se présentant comme « idéalistes », des salonards prétentieux parce qu’ils avaient lu les philosophes des Lumières ont cru pouvoir mettre en lieu et place du roi, de la famille royale, une simple représentation idéologique dont une prostituée désormais constitue à juste titre le modèle pictural. Ce fut d’une violence effroyable, mais on ne fait, pas dit on, d’omelette sans casser des œufs. Ce faisant, ces émules de Pandore ouvraient les portes à la grande finance qui organisa la révolution suivante, fille naturelle de la première, la révolution industrielle qui livrait le peuple sans défense aux prédateurs dont la seule morale était dictée par les cours des marchés.

    Ainsi naissait l’exploitation de l’Homme par l’Homme.

    L’Union Européenne aujourd’hui, l’antichambre du mondialisme, n’est que la poursuite logique de cette funeste révolution, acte violent s’il en est, destiné à mettre au pas du libéralisme anglo-saxon une nation indépendante et libre.

    On l’aura compris, la condition incontournable pour le salut de la France est la chute de la république, laquelle, occupée par les prébendes et les plans de carrière, se contente d’exécuter les ordres des oligarchies mondialistes. La radicalisation idéologique du Gouvernement, la répression policière et judiciaire, l’incohérence de nos politiques économiques, sociales, éducatives, de défense et de politique étrangère, ponctuée par des affaires aux parfums de scandale médiatique mettant durement à l’épreuve les nerfs du pays réel, sont autant de signes annonciateurs que les temps sont venus.

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Carrefour-Royal

  • [Entretien] Oskar Freysinger à L’Action Française : " Sans frontières pas de diversité "

    Avec De la Frontière, ce n’est pas seulement un livre utile qu’Oskar Freysinger a publié, c’est aussi un beau livre. Homme politique et poète — ils sont rares aujourd’hui à être l’un et l’autre à la fois —, Oskar Freysinger poursuit un parcours original dont les bien-pensants ne retiennent que ce qui choque leur prêt-à-penser sans approfondir la démarche d’un homme qui est à la fois attaché de toutes ses fibres à ses racines helvétiques et reste ouvert sur l’universel.

    Nul paradoxe à cela, pour celui qui a compris que l’universel ne peut être visé, sinon atteint, que d’un lieu qui est le sien, sous peine de n’être qu’une abstraction vide de contenu réel et que remplit très vite l’idéologie, l’argent ou l’empire — la nature ayant horreur du vide. Comme Barrès, homme de la terre natale, comme lui également — on oublie trop souvent la part germanique de l’auteur des Déracinés — nourri à deux cultures qui sont également les siennes, Oskar Freysinger, conseiller national au Parlement suisse et conseiller d’Etat dans le canton du Valais — qu’il chante comme Barrès chantait la Moselle —, a su changer le regard de sa jeunesse ou plutôt comprendre que celui-ci exclut trop souvent des dimensions qui se complètent. Barrès est passé du culte du moi à l’amour d’une terre qui donne à ce moi toute sa dimension à travers les générations et permet la transition vers l’universel. Freysinger, lui, avoue : « Adolescent, je rêvais d’un monde sans frontières, d’espaces illimités, de liberté absolue », avant de comprendre, passé la trentaine, qu’il convient avant tout de se libérer de ses prisons intérieures, comme ne sait précisément pas le faire la panthère encagée de Rilke, « qui choisit de porter sa tombe au fond de son âme longtemps avant sa mort », alors que les frontières réelles sont avant tout protection et lieu de passage, condition d’accès à l’universel. Maurras ne disait pas autre chose : « Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis Romain, je suis humain ». « Faites tomber les frontières, écrit Oskar Freysinger, et vous détruirez l’inconnu à découvrir au-delà de celles-ci, vous rendrez impossible la recherche de l’autre dans sa spécificité, sa différence, vous sacrifierez la diversité. [...] Un monde dont on a effacé l’horizon ne permet plus de s’élever. » Et de juger lucidement un occident qui a nié ses racines : « On pourrait même dire que le slogan omniprésent “à bas les frontières !” qui est le leitmotiv de notre époque prend sa racine dans cette première et capitale abolition : celle de la transcendance. » L’amour lui-même, demande encore Oskar Freysinger, n’a-t-il pas besoin de frontières pour s’exprimer — celle des corps ?

    Nul mieux que lui ne pouvait dans ces conditions évoquer la Suisse et sa particularité, mais, par-delà sa spécificité, sa leçon vaut pour toute nation historique qui veut persévérer dans l’être, dans un même refus des empires, dans l’affirmation tranquille de soi, laquelle permet seule le dialogue avec autrui, et son accueil, qui n’est pas un droit.

    F. M.

    Oskar Freysinger, De la Frontière, Editions Xenia (Sion, Suisse), 80 pages, 2013.

    Oskar Freysinger à l’Action Française : «  Sans frontières, pas de diversité »

    L’ACTION FRANÇAISE - Un éloge des frontières à l’heure de la mondialisation, n’est-ce pas une provocation ?

    OSKAR FREYSINGER - Je ne pense pas. L’économie globalisée est en train de s’essouffler. On constate qu’un système sans garde-fous politiques, axé uniquement sur l’aspect économique, jette les plus faibles en pâture aux plus riches. Il ne faut pas abattre les frontières, mais les réinventer intelligemment.

    La frontière, dites-vous, n’est pas seulement barrière, elle est aussi protection : le « village mondial » ne serait-il qu’une imposture ? La frontière serait-elle la condition paradoxale de la diversité ? « La promiscuité que génère une proximité contrainte dégage une odeur de mort », écrivez-vous...

    Sans frontières, pas de diversité, en effet. Le village global est un miroir aux alouettes favorisant la fuite de l’homme devant lui-même en lui donnant une illusion d’omniprésence. [...]

    La suite dans L’AF 2878

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Entretien-Oskar-Freysinger-a-L

  • C’était un 17 janvier : l’apparition de ND de Pontmain

    Dans la nuit du 17 janvier 1871, la neige couvre ce village de Mayenne. Deux jeunes garçons, Eugène (12 ans) et Joseph Barbedette (10 ans), aident leur père à piler les ajoncs dans leur grange. Eugène sort de la grange pour « voir le temps ». C’est alors qu’il déclare avoir aperçu au-dessus de la maison d’en face une « belle dame » à la robe constellée d’étoiles, qui le regarde en souriant, les mains tendues.

    À ses cris, les villageois accourent et d’autres enfants déclarent voir la « belle dame ». Ils assurent qu’un ovale bleu avec quatre bougies éteintes est venu entourer la dame. L’abbé Guérin, curé du village, organise une veillée de prière autour des enfants.

    Pendant que l’assistance récite le chapelet et le Magnificat, les enfants disent qu’une banderole se déroule entre l’ovale et le toit de la maison, où s’inscrivent lettre après lettre le message de la « Dame » :
    « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher ».

    Un dessin animé sur Pontmain existe en DVD. Cliquer sur l’image pour détails et commande.

    Alors que l’assistance prie, les enfants deviennent soudain tristes. Ils expliquent que le visage de la vierge est devenu triste aussi, et qu’une grande croix rouge portant Jésus sanglant est apparue devant elle. Au sommet de la croix, une pancarte blanche porte les mots « Jésus-Christ ». Les enfants expliquent que la dame prend dans ses mains le crucifix et le leur présente, tandis qu’une étoile allume une à une les quatre bougies jusqu’alors éteintes de l’ovale.

    À la suite de cela, et alors que le curé fait chanter le cantique Ave Maris Stella, les enfants décrivent le crucifix qui disparaît, la vierge qui reprend son attitude initiale, les bras tendus vers eux, une petite croix blanche surmontant chaque épaule, et la scène qui se recouvre peu d’un voile blanc avant de disparaître. « Tout est fini », disent-ils enfin.

    Les villageois rentrent alors chez eux. Quelques jours après, l’armistice est signé avec la Prusse et les habitants de Pontmain et des alentours y voient une grâce de l’apparition, d’autant plus que les Prussiens ne sont pas entrés à Laval. Les pèlerins affluent alors à Pontmain.

    http://www.contre-info.com/cetait-un-17-janvier-lapparition-de-pontmain#more-31039

  • Demain samedi 18 janvier réunion des Amis de Rivarol

    Réunion annuelle de l’Association des Amis de Rivarol
    Amis-Rivarol