culture et histoire - Page 1752
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Frakass - Guerre Urbaine
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"L'important, c'est l'école" : la lettre de 419 directeurs parisiens en colère
Lu ici :"Dernier jour d’école ce vendredi à Paris, marqué par l’envoi jeudi d’une lettre au recteur et signée par 419 directeurs d’école sur 662, et une grève des animateurs dans la quasi-totalité des écoles du XXe arrondissement. Les responsables, qui ont signé de leur nom et en indiquant leur école, ne mâchent pas leurs mots. Ils signifient en toutes lettres leur "désarroi et [leur] colère".
La réforme des rythmes scolaires envahit leur journée, disent-ils, et "à l’école, l’important c’est l’École, autrement dit les apprentissages […] En professionnels de l’Éducation que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme parisienne, ne sera pas résolue après une "période de rodage" ou après quelques "ajustements" à la marge.
A la rentrée, cette colère sera relayée lors de deux mouvements de grèves, le mardi 12 novembre pour les animateurs, et le jeudi 16, à l’appel de plusieurs syndicats d’enseignants. La mairie de Paris a annoncé en début de semaine plusieurs aménagements, dont la création d’un carnet de liaison avec les parents."
Lire la lettre en cliquant ici.
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32 000 signataires contre la suppression de fêtes chrétiennes
Notre pétition rencontre un franc succès.
Mais Jean-Marc Ayrault n'a toujours pas réagi.
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À l’extrême-droite d’Internet
Retrouvez cet article sur http://lorrainenationaliste.wordpress.com/2013/10/17/a-lextreme-droite-dinternet-par-pierre-petrus/
Un fond travaillé enveloppé d’une forme attractive ; voilà le message parfait. Pour le fond, l’extrême droite est servie : journaux anticonformistes, travaux historiques, cercles de réflexion de qualité, doctrine solide, etc. Mais pour la forme : combien d’expériences contre-productives, de messages défaitistes, d’outils inusités, de propagande triste, de plates-formes inadéquates et de textes décourageants ? Qu’on se le dise, la raison principale de nos échecs passés rôde par là. Fort heureusement, il n’y a rien d’irrémédiable et tout reste à construire.Savoir faire, c’est bien. Faire savoir, c’est mieux
Et la forme passe inévitablement par le média le plus dynamique et le plus explosif de notre époque : j’ai nommé bien sûr Internet. Qui pourrait aujourd’hui incarner une alternative crédible sans se servir de ce bijou de la communication qui poursuit sa croissance exponentielle ? Ce n’est pas pour rien si le trublion arriviste Soral a su donner plus de visibilité à l’extrême droite en l’espace de quelques mois que plusieurs années d’activisme nationaliste. Il aura fallu un ancien communiste aliénophile avec un fond fragile et boiteux pour donner une leçon de communication à de vieux loups de mer qui n’ont pas vu la farce venir. De la même manière, il a fallût une seule chansonnette sur un ananas émanant d’un Franco-Camerounais pour étendre la conscience révisionniste à toute une population qui n’avait pas ses habitudes dans l’extrême droite. Et peu importe que la vision soralienne soit métisseuse, confuse et alambiquée ; le truand du logos savoyard a su camoufler ses accointances maghrébines ethnocidaires sous une tonne de propagande correctement ficelée. Imaginez donc ce qu’il est possible de faire pour une famille politique comme la nôtre qui ne souffre pas de ces maux et détient une doctrine forte et une logique implacable.
Celui qui apprivoise la jeunesse a déjà gagné
Si la mayonnaise a pris en si peu de temps, ce n’est pas dû seulement à une visibilité prolifique sur la toile. Il ne suffit pas d’être présent en abondance et d’alimenter régulièrement les réseaux sociaux, les blogs, les sites, les forums, etc. ; il s’agit de principes élémentaires. La clef du succès réside aussi dans la façon dont on s’adresse à notre cible prioritaire qu’est la jeunesse, celle qui utilise massivement ce média. Car il faut bien se dire que les jeunes ne vont pas venir vers nous sans qu’on les y invite. Il faut les intéresser et les faire réfléchir sur nos problématiques. Seule une fraction très minoritaire de la jeunesse va se plonger vers notre rhétorique et il va bien falloir que nous allions à la rencontre de tous les autres. Les passerelles sont possibles, il suffit de les créer et de trouver la bonne manière. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne va pas convaincre un néophyte en lui administrant un poussiéreux Protocoles des Sages de Sion (aussi riche en enseignements soit-il), mais en utilisant les codes communicatifs de l’intéressé. La question juive et maçonnique est assez compliquée comme ça, il ne sert à rien d’en rajouter une couche en débutant une approche malhabile avec des grimoires répulsifs dont le complotisme assumé peut en rebuter plus d’un. Nous trouverons notre salut en nous inspirant de références joviales, parfois humoristiques, et résolument positives, comme, par exemple, le célèbre site le-projet-juif.com, aujourd’hui éteint. Sur Internet, il faut créer des messages intransigeants, frais, originaux, s’exprimer simplement et surtout adapter ses thématiques au quotidien de la jeunesse.
À cette jeunesse, il faut lui dire que la violence immigrée qu’elle côtoie derrière son écran de GTA existe aussi derrière sa fenêtre ; que la merde télévisuelle qu’elle fuit comme la peste a une origine cosmopolite et dégueulasse toute trouvée ; que la pleurnicherie cinématographique qui l’étouffe est basée sur des faits historiques tronqués mis en scène par des artistes ratés ; que les places fermement occupées par ses supérieurs incompétents nuisant à son ascension sociale possèdent une explication raciale qui peut s’articuler autour des 4 lettres que forment le mot j***, etc. Si une bande de marxistes pro-immigrés a réussi à populariser massivement ses concepts foireux sur le web pour satisfaire des aspirations exclusivement lucratives, alors la masse de nationalistes désintéressés et disciplinés que nous formons peut en faire autant, voire mieux.
Mais pour ça, encore faut-il maitriser les outils de communication modernes. Ce n’est pas évident pour quelqu’un qui n’a pas grandi avec un ordinateur à portée de main, mais la documentation disponible en ligne est si vaste qu’une personne motivée n’a désormais plus aucune excuse de ne pas connaître au moins les bases primordiales. Pour le reste, cela viendra avec le temps selon votre niveau de patience et de l’équipe qui vous entoure. Le mieux étant d’apprendre le maximum de choses par soi-même et de ne pas hésiter à demander à son entourage le plus érudit dans ce domaine. L’éventail de nos armes doit nous permettre de (âmes sensibles aux attaques contre la francité s’abstenir) flooder, tweeter un hoax, déceler un fake, buzzer avec un troll, etc.
La « positive attitude »
La visibilité sur Internet, la maitrise de ces outils de communication… et aussi les émotions dégagées. Car il y en a marre des messages dépressifs, des discours défaitistes, du passéisme exclusif, des visages fermés et des formes tristes. Le dynamisme que nous voulons insuffler doit être à l’image de ce que nous dégageons. Quel soldat suivrait un général tiède, craintif et découragé ? Aucun. Alors, haut les cœurs ! Les dépressifs n’attirent que les autres dépressifs, quand ils attirent quelque chose… Et personne ne veut écouter un homme qui annonce d’avance que tout est perdu !
Il nous faut plus de messages mobilisateurs, plus de sourires, plus de discours d’avenir, plus de personnes qui ne doutent pas un seul instant de la victoire finale, plus de vitalité. On ne va tout de même pas décorer continuellement l’entièreté de nos sites, de nos bannières et de nos slogans de la couleur noire – apathique, surreprésentée et peu pratique pour la lecture sur Internet – sous prétexte qu’une célèbre armée d’élite avait choisi cet habillage élégant. Fidèle au passé, certes. Mais aussi – et surtout – tourné vers l’avenir ! Bref, plus de positif. Et pas seulement pour les caméras, non. De l’énergie réelle, franche et non-simulée, digne des conquérants confiants dans leurs forces, sûrs de leurs idées et qui peut se ressentir aussi bien dans la camaraderie que dans les discours. Si des dynamiques nous font défaut, créons les. Le train de la révolution 2.0 est en marche, et si on prenait des billets ?
Pierre Petrus, ancien maladroit de la communication soigné de cette affreuse maladie.
Article largement inspiré de l’excellent "Sortir du ghetto" disponible à cette adresse.
http://pierrepetrus.wordpress.com/2013/10/17/a-lextreme-droite-dinternet/
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Leonarda et Khatchik : le sida mental frappe à nouveau une partie de la jeunesse française
C'était un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître !
En 1986, Louis Pauwels publiait un magnifique éditorial - Le monôme des Zombies - sur la vacuité idéologique de la jeunesse française qui descendait alors dans la rue pour protester contre un début de sélection à l'université . Il n'a jamais été autant d'actualité avec les manifestations de "jeunes" pour le retour en France d'une jeune fille en fleurs des Balkans, Leonarda Dibrani, et d'une gouape caucasienne, Khatchik Kachatryan. J'écrirais que si le trait fut forcé pour la jeunesse de 1986, il serait en deçà de la réalité pour cette faune qui est descendue dans les rues ces dernières 48 h et ce n'est plus de "sida mental" qu'il faudrait parler mais bien de "peste mentale" !
Ce fait-divers lié à l'immigration tsunami qui déferle sur la France pourrait être analysé sous plusieurs aspects :
1- La situation en Kossovie-Métochie sous la coupe mafieuse de l'UCK et le sort qui y est réservé aux minorités comme les Roms, les Goranis, les Serbes... Se pose ici la question de traduire en justice, de condamner et d'exécuter les sentences pour le gauleiter de l'OTAN Bernard Kouchner et le propagandiste sioniste Bernard-Henry Lévy.
2- La crédibilité du ministre de l'intérieur d'une puissance nucléaire du Conseil de Sécurité de l'ONU qui est obligé de modifier ses priorités et son agenda à l'aune du sort d'une adolescente Balkanique de 15 ans et d'une gouape Caucasienne de 19 ans.
3- Les manipulations d'une jeunesse a-cérébrée politiquement par des groupuscules politiques gaucho-libertaires - c'est la réalité du Parti Communiste Français aujourd'hui ainsi que celle du Front de Gauche - et des syndicats gauchistes.
"Ce sont les enfants du rock débile, les écoliers de la vulgarité pédagogique, les béats nourris de soupe infra idéologique cuite au show-biz, ahuris par les saturnales de « Touche pas à mon pote ». Ils ont reçu une imprégnation morale qui leur fait prendre le bas pour le haut. Rien ne leur paraît meilleur que n’être rien, mais tous ensemble, pour n’aller nulle part.
Leur rêve est un monde indifférencié où végéter tièdement. Ils sont ivres d’une générosité au degré zéro, qui ressemble à de l’amour mais se retourne contre tout exemple ou projet d’ordre. L’ensemble des mesures que prend la société pour ne pas achever de se dissoudre : sélection, promotion de l’effort personnel et de la responsabilité individuelle, code de la nationalité, lutte contre la drogue, etc., les hérisse.
Ce retour au réel leur est scandale. Ils ont peur de manquer de moeurs avachies. Voilà tout leur sentiment révolutionnaire. C’est une jeunesse atteinte d’un sida mental. Elle a perdu ses immunités naturelles ; tous les virus décomposants l’atteignent. Nous nous demandons ce qui se passe dans leurs têtes. Rien, mais ce rien les dévore.
Il aura suffi de cinq ans pour fabriquer dans le mou une telle génération. Serait-ce toute la jeunesse ? Certainement pas. Osons dire que c’est la lie avec quoi le socialisme fait son vinaigre." (Louis Pauwels, Le monome des zombies. Éditorial du Figaro Magazine, 6 décembre 1986). -
Béatification d'Etienne Sandor, victime du communisme en Hongrie
"Une victime de la dictature communiste hongroise a été béatifiée ce samedi matin à Budapest. Etienne Sandor, coadjuteur laïc salésien a été exécuté en 1953, en pleine persécution contre l’Eglise catholique. Il était âgé de 38 ans. Il s’occupait de l’animation pastorale et d’un oratoire. C’était un homme jovial, aimable, très apprécié de ses amis et de ses jeunes étudiants. Son comportement exemplaire pendant la guerre lui avait valu « le mérite de la Croix de guerre ».
La Hongrie traversait une période trouble, sous l’emprise du communisme stalinien. Dès 1949, le régime avait confisqué les biens de l’Eglise, jusqu’aux matelas. La presse catholique avait été interdite, les associations catholiques dissoutes, les écoles catholiques fermées, les imprimeries réquisitionnées. Le clergé et les religieux étaient contraints de vivre dans la clandestinité. Beaucoup furent déportés dans les camps de travail.
Malgré ces persécutions, Etienne Sandor continua secrètement à suivre les groupes de jeunes. En 1951, se sachant suspecté par la police, il changea de nom, de domicile et de travail tout en continuant son apostolat auprès des jeunes. Les Salésiens avaient préparé sa fuite, mais il choisit de rester. Il est arrêté en 1952, condamné à mort pour « complot contre la démocratie et trahison ». Durant son emprisonnement, ses compagnons survivants diront qu'il cherchait à redonner courage à tous et partageait le peu de nourriture qu'il avait. Il sera pendu le 8 juin 1953 et son corps jeté dans une fosse commune".Rappelons que pendant la dictature communiste de 1948 à 1953, 116 000 personnes furent condamnées à mort chaque année, au premier rang desquels les chrétiens.
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Paris violence - Demi saison
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Ces antisémites de gauche dont on parle si peu
« Si nous avions repris dans notre livre
certains textes extraits de Marx
sans en indiquer la source,
il n’est pas impossible que la loi Gayssot
nous eût été appliquée »
Entretien avec Philippe Randa, co-auteur avec Roland Gaucher des « Antisémites » de gauche , éditions L’Æncre
(propos recueillis par Aliénor Marquet)
Roland Gaucher et Philippe Randa ont jeté un pavé dans le marigot du conformisme politique en s’attaquant à un sujet sulfureux. Parce que tout ce qui touche aux juifs et à l’antisémitisme est toujours délicat dans le contexte d’hystérie médiatique actuel. Et parce que, ni l’un ni l’autre n’étant de gauche, le pire dans leurs révélations était bien évidemment à craindre pour les tenants du politiquement correct. Lecture faite de leur livre, c’est incontestablement le cas.
Dans le titre de votre ouvrage, pourquoi le mot « Antisémites » figure-t-il entre guillemets ?
Essentiellement pour deux raisons. D’une part, beaucoup d’auteurs révisionnistes poursuivis au nom de l’infâme loi Gayssot sont accusés d’être antisémites ; ils s’en défendent avec vigueur et sont vraisemblablement sincères. D’autre part, un certain nombre de dirigeants et de militants d’extrême gauche assurent qu’ils sont antisionistes, mais non pas antisémites, ce qui est parfaitement possible ; mais ils sont pro-palestiniens et considèrent la présence israélienne dans ce pays comme une occupation colonialiste, avec son lot d’attentats et de répressions sanglantes ; aussi peuvent-ils parfaitement basculer dans l’antisémitisme le plus radical. En revanche, il suffit de se référer à certaines phrases du célèbre théo-ricien de gauche du xixe siècle, Joseph Proudhon, pour se rendre compte qu’il fut indéniablement antisémite, et l’on se demandera comment, dans ces conditions, des juifs peuvent, par exemple, continuer à fréquenter le Cercle Proudhon à Besançon…
Ne pourrait-on faire la même remarque au sujet de Karl Marx ?
Sans doute. Si nous avions repris dans notre livre certains textes extraits de Marx sans en indiquer la source, il n’est pas impossible que la loi Gayssot nous eût été appliquée.
Pensez-vous qu’à l’intérieur du parti bolchevique il y ait eu, à certaines périodes, conflit entre éléments juifs et non juifs ?
Évidemment. Dans l’élimination de Trotski, dans les procès de Moscou avant-guerre, une certaine dose d’antisémitisme n’est pas absente. Après la guerre, le procès dit du « complot des blouses blanches », fomenté par Staline et avorté du fait de son décès, est incontestablement antisémite. Il a été approuvé par tous les dirigeants communistes français de l’époque et par la clique de leurs « intellos »… Qui le leur rappelle ? La fin de Staline, survenue peu après, reste mystérieuse. Qui a enquêté à ce sujet ? Ajoutez que nous reproduisons une brochure signée Gédéon Hagonov, pseudonyme de Boris Souvarine, qui révèle l’antisémitisme de Staline à l’égard des juifs polonais, au temps du Pacte germano-soviétique. Qui rappelle cela, aujourd’hui où les manifestants de Guennadi Ziouganov, le principal opposant de Vladimir Poutine et chef du Parti communiste russe , défilent – par exemple pour la commémoration de la Révolution d’Octobre – avec des banderoles sur lesquelles figure le mot « youpin » ? Si des membres d’un parti politique français en faisaient autant dans notre pays, vous imaginez le tollé ? Mais là, silence dans les grands médias. Pourquoi ? Et ce sujet de l’antisémitisme, hier en URSS, aujourd’hui en Russie, ne semble guère intéresser les chercheurs du CNRS !
Vous consacrez plusieurs chapitres aux historiens négationnistes, montrant que la grande majorité d’entre eux proviennent de gauche et d’extrême gauche. Pourquoi, à votre avis ?
Sans doute parce qu’une insidieuse propagande a réussi à faire entrer dans les esprits que l’antisémitisme était le fait exclusif de gens de droite et d’extrême droite, exactement comme, pendant très longtemps après la IIe Guerre mondiale, la collaboration française avec le IIIe Reich passait pour le fait des mêmes gens alors que la résistance aurait exclusivement été de gauche et d’extrême gauche. Aussi, les foudres de la justice, depuis la première loi liberticide Pleven, se sont-elles portées quasi-exclusivement sur les journalistes, écrivains et militants nationalistes, laissant par là même le champ libre aux gens de gauche et d’extrême gauche de s’exprimer. D’autant que ceux-ci le faisaient généralement au nom de la lutte contre le sionisme assimilé à une forme d’impérialisme, selon eux, quasi-fasciste. Puis, à la fin des années 70 du siècle dernier s’est déclaré le « scandale » des historiens révisionnistes qui remettaient en cause l’existence des chambres à gaz homicides. Le déchaînement médiatique et judiciaire contre eux a été tel qu’on n’a pu continuer de passer sous silence les écrits et les paroles des gens de gauche et d’extrême gauche. Cela aurait pu être le cas si ces derniers s’étaient brusquement rétractés. Au contraire, comme il s’agissait en général de « révolutionnaires » et non pas de gauchistes-caviar – sans doute, d’ailleurs, les seuls qui n’ont pas renié leur foi soixante-huitarde – il a bien fallu les reconnaître, même si cela a été pour les marginaliser aussitôt. Pour les médias, Pierre Guillaume (directeur des Éditions de la Vieille Taupe), Serge Thion (chercheurs au CNRS) et le philosophe Roger Garaudy sont les enfants honteux des Damnés de la terre !
Les « Antisémites » de gauche,, Roland Gaucher et Philippe Randa, éditions L’Æncre, 3e édition, 440 pages, 35 euros. -
Du symbolisme de l’épée
◘ SYNERGIES EUROPEENNES – Bruxelles/Dresde – octobre 2005
Les plus célèbres épées de l’histoire ou de la mythologie portent un nom : Balmung, Nagelring, Excalibur, etc. Ces noms expriment la valeur symbolique et magique qu’elles reflètent. Leur nom et les actes qu’elles ont accomplis leur procurent simultanément une particularité.
Souvent, ces épées uniques en leur genre ont une origine divine, ont été données à l’homme par des dieux et reviennent souvent à ceux-ci en bout de course. Si un héros possède l’une de ces épées, il possède en même temps et puissance et salut. Pour cette raison, l’épée, tenue en main, exprime la force et les capacités masculines et phalliques, ce qui, par extrapolation, symbolise la puissance dominante. Ainsi, les héros solaires et les vainqueurs des forces chtoniennes/telluriques ont pour attribut l’épée.
Sur le plan de l’histoire évolutive de l’humanité, l’épée n’est forcément pas un symbole très ancien, car ce n’est qu’à l’Âge du Bronze que les hommes ont disposé des capacités de fabriquer des épées. Les premières d’entre elles sont fort décorées, ce qui indique leur usage principalement sacré. Et si l’épée est l’attribut de la classe guerrière dominante, le fabricant d’épées, acquiert, lui aussi, une dimension plus importante : il s’agit du forgeron.
Dans la mythologie scandinave, le dieu du tonnerre, Thor, entretient un rapport médiat avec l’épée. Si son attribut majeur est le marteau, celui reste tout de même aussi l’œuvre du forgeron, dont le travail consiste à manier le feu et d’autres marteaux, que l’on associe ensuite à l’éclair et au tonnerre. Jörd, d’après l’Edda de Snorri, est la mère de Thor ; elle est la personnification de la Terre. C’est d’elle que jaillissent les métaux que travaillent le forgeron. Le dieu solaire Freyr possède, lui aussi, une épée, capable de combattre seule. Il est le dieu de la fertilité, de la richesse matérielle, du développement pacifique. Ses représentations accentue sa dimension phallique.
Dans l’hindouisme védique et dans le bouddhisme, l’épée et le varya revêtent le même symbolisme ; le terme sanskrit de “varya” désigne tout ce qui est masculin/viril, dont le phallus et la semence. Il signifie aussi la “foudre” et symbolise tout ce qui relève symboliquement de l’éclair. La massue à lancer, attribut d’Indra, se nomme également varya. Comme le marteau de Thor, cette massue d’Indra peut ôter comme donner la vie ; elle est ainsi un symbole herculéen. Dieu qui décide de l’orage, Indra est représenté en couleur rouge, ce qui indique une appartenance à la caste des guerriers, ou kshatriya, caste qui le vénère en Inde.
Le rapport à l’épée a une dimension encore plus philosophique en Asie. Au Japon, la noblesse chevalière, c’est-à-dire les samouraïs, cultive une conception spirituelle à l’égard des 2 épées que possède le samouraï, soit le katana et le wakizashi. L’épée, pour eux, n’est pas seulement un objet de vénération, mais est aussi un symbole de l’âme. Par voie de conséquence, les samouraïs maintenaient leurs épées dans un état de pureté absolue et ne les maniaient qu’avec le plus grand respect. Les ninjas, en revanche, considéraient les épées d’une manière bien plus prosaïque. Leurs épées, contrairement à celles des samouraïs, n’étaient pas courbées, mais droites, ce qui avait pour avantage de pouvoir les utiliser comme outils, d’en faire éventuellement une arme de jet, de donner des coups d’estoc, de s’en servir comme levier ou comme échelle, etc.
Pour le samouraï, un usage aussi vil de l’épée était totalement inconcevable. En Orient, l’épée a une dimension féminine. En Occident, elle a généralement une lame droite, tandis qu’en Orient elle est courbée, à la façon des sabres ultérieurs. Au Japon, comme dans l’espace indo-européen, l’épée est l’attribut des divinités masculines du tonnerre et de la tempête, telles Susano-o au Japon, Indra en Inde, Mars dans le monde romain…
L’épée est également mise en équation avec l’intellect et possède de ce fait une vertu séparante, scindante : Alexandre le Grand a résolu une tâche autrement impossible, défaire le nœud gordien, tout simplement en le tranchant. La déesse Iustitia tient en une main une balance, en l’autre une épée. Ces 2 objets ne représentent pas seulement les aspects législatif et exécutif. L’épée symbolise la force de sa capacité de juger ; elle l’aide à séparer culpabilité et innocence. Au Moyen Âge, lorsque le chevalier passait la nuit avec la Dame qu’il admirait, il plaçait son épée entre lui et elle, posant de la sorte une barrière insurmontable qui symbolisait leur chasteté à tous 2. Enfin, lorsque le chevalier est frappé sur l’épaule lors de son adoubement, ce geste symbolise la séparation en 2 de sa vie : celle d’avant l’adoubement, et donc l’entrée en chevalerie, et celle d’après. C’est clairement un rituel d’initiation.
Tacite évoquait déjà la danse de l’épée chez les Germains. L’histoire de ce rituel et de cette chorégraphie s’est poursuivie jusqu’au XXe siècle. Bon nombre d’indices nous signalent qu’il s’agit pour l’essentiel d’une cérémonie d’initiation.
Comme l’épée est un objet récent dans l’histoire du développement général de l’humanité, les mythes, où l’épée joue un rôle, ne datent pas d’un passé fort lointain, comme l’indique notamment le mythe judéo-chrétien où Adam et Eve sont chassés du paradis terrestre. Dans ce mythe biblique, l’épée a aussi une fonction “séparatrice” ; elle est en l’occurrence l’épée de feu de l’Archange Michel, qui sépare l’homme du Jardin d’Éden. Vu que Michel a des origines iraniennes et qu’après la christianisation de la Germanie, il a remplacé Wotan/Odin dans tous les symboles religieux, avec une interprétation chrétienne nouvelle, où son épée de feu sépare l’homme chrétien nouveau de son passé païen organique. L’épée de Michel est pour l’humanité germanique une sorte d’épée de Damoclès…
► D. A. R. Sokoll. (Hagal n°2/2002)
◘ Bibliographie :
- BIEDERMANN, Hans, Knaurs Lexikon der Symbole, Augsburg, Weltbild, 2000.
- COOPER, J. C., Illustriertes Lexikon der traditionellen Symbole, Wiesbaden, Drei Lilien, 1986.
- LURKER, Manfred, Lexikon der Götter und Dämonen : Namen, Funktionen, Symbole/Attribute, 2. erw. Aufl., Stuttgart, Kröner, 1989.
- PASTENACI, Kurt, Die Kriegskunst der Germanen, Karlsbad u. A., Adam Kraft, 1942.
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Les momies de la route de la soie
Pendant longtemps, historiens et archéologues ont estimé que les échanges entre la Chine ancienne et l’Occident n’avaient pas eu lieu avant la fin du IIe siècle avant J.-C., en raison des barrières naturelles que constituent l’Himalaya et le désert de Taklamakan. Cette théorie est aujourd’hui remise en question par l’étude minutieuse de certains vestiges remarquables. Ainsi, la découverte des momies du bassin de Tarim, excavées dans un cimetière du désert de Taklamakan, dont les plus anciennes remontent à 4000 ans, attestent d’une présence européenne en Asie.