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culture et histoire - Page 2018

  • Une sagesse oubliée :

    Lors de l'émission HD, des indiens d'Amazonie donne une bonne leçon de vie, d'amour, de respect de la nature et surtout sur le vrai sens de la civilisation !

  • ALGÉRIE : LA HONTEUSE REPENTANCE DE FRANÇOIS HOLLANDE

    Cela n’a ni le goût de la repentance ni la couleur de la repentance, mais est bien de la repentance !

    Car il ne suffit pas de changer les mots pour travestir la vérité !

    François Hollande, se sachant surveillé par les Français au cours de son déplacement à hauts risques en Algérie, avait pourtant déclaré, hier, dès son arrivée à Alger, qu’il n’était venu ni faire repentance ni présenter des excuses pour le passé, c’est-à-dire pour 130 années de présence française sur cette terre qui, avant notre arrivée, n’était ni unie ni souveraine. Avant 1830, faut-il le rappeler ?, l’Algérie n’existait pas.

    Il était donc venu tenir un discours de vérité.

    Or, la vérité, il l’a surtout déguisée pour plaire tant aux caciques du FLN qu’aux islamistes qui, d’ailleurs, avaient boudé son discours devant le Parlement algérien.

    Monsieur "Reconnaissance Lucide" — telle est l’expression hollandaise pour « repentance » — a ainsi déclaré : « Nous devons la vérité à tous ceux pour qui notre histoire commune reste douloureuse, blessée, avec des cicatrices qui peinent, 50 ans après, à se refermer. Pendant 132 ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste, brutal et destructeur. Rien ne peut justifier les agressions commises contre la population algérienne. Je reconnais ici les souffrances que le système colonial a infligées au peuple algérien [...] Nous devons le respect à toutes les mémoires. Et donc la vérité sur la violence, sur l’injustice, sur la torture », a-t-il conclu.

    Louant ensuite la mémoire des porteurs de valises, qui, en armant les terroristes, tiraient dans le dos de nos soldats, ou celle des intellectuels qui désarmaient moralement les Français, François Hollande, applaudi par un parlement hostile à la France, a ainsi montré dans quel camp il se situait. Avant d’aller rendre hommage au communiste Audin, arrêté en 1957 pour sa complicité avec le FLN.

    Certes, Sarkozy avait déjà évoqué en 2007 à Constantine, « les crimes du système colonial », s’engageant sur la pente glissante de la repentance, mais il n’était pas allé aussi loin dans la négation de l’œuvre économique, structurelle et humaine accomplie par la France en Algérie ni, surtout, dans la négation des souffrances subies par les Algériens fidèles à la France — 100 000 harkis torturés et assassinés —, et par les milliers de pieds-noirs et les centaines de soldats du contingent, disparus et assassinés, eux aussi, surtout après la signature des accords d’Evian. Manifestement, « le respect [dû] à toutes les mémoires », « la vérité sur la violence, sur l’injustice, sur la torture » est, aux yeux du chef de l’Etat, à géométrie variable : il oublie tout simplement, devant leurs bourreaux ou leurs enfants, d’y inclure ses compatriotes !

    Hollande est venu mentir, en Algérie, mentir au détriment du pays qu’il est censé représenter, tuant une seconde fois, par cet oubli prémédité, les victimes françaises de la guerre d’Algérie, quelles qu’aient été leurs origines ou leurs confessions.

    Il est venu aussi, en guise de "réparation", ouvrir grandes les portes de la France à une Algérie pressée de se débarrasser de sa jeunesse à laquelle un Etat indépendant et corrompu est devenu incapable d’assurer un avenir.

    Le Chef de l’Etat français vient de porter, délibérément, un mauvais coup à la France.

    L’ACTION FRANÇAISE - Jeudi 20 décembre 2012 à 15 heures 15.

  • Les Traditions de Noël

    Noël, ou la récupération
    Comme chacun le sait, la fête de Noël (Jul) correspond aux anciennes festivités indo-européennes du solstice d’hiver. Le mythologue Marc de Smedt le rappelle, après bien d’autres : « Noël n’est qu’une adaptation à la nouvelle religion (chrétienne) des fêtes que les Anciens et les Barbares célébraient lors du solstice d’hiver – et il en est de même pour toutes les fêtes chrétiennes, bien que l’Église l’ait très longtemps nié » (Le Nouvel Observateur, 23 décembre 1974). C’est ainsi que la fête de l’annonce à Marie, le 25 mars, soit neuf mois avant Noël (durée de la période de gestation) était célébrée à Rome bien avant le christianisme : c’était la fête de l’annonce à Cybèle.

    Après beaucoup d’hésitations, l’Église s’est décidée à fixer la date de la naissance supposée du Christ au 25 décembre afin de la faire coïncider avec un rite plus ancien : la première mention latine de cette date comme fête de la Nativité remonte à l’an 354, la célébration proprement dite n’étant apparue qu’à la fin du IVe siècle. En 525, Dyonisius le Petit, consacrant une tradition alors vieille d’un peu moins d’un siècle, fixe la date de la naissance supposée de Jésus au 25 décembre de l’an 1, qu’il assimile à l’an 754 de la fondation de Rome. En fait, si les festivités du solstice d’hiver ont toujours eu lieu à la même époque de l’année, nous ignorons non seulement le jour de la naissance de Jésus, mais même l’année. Sur ce point comme sur bien d’autres, la contradiction entre les canonistes est totale.

    On notera à ce sujet que les contradictions concernant la naissance de Jésus s’étendent plus loin encore, jusqu’au lieu même de sa naissance (Nazareth, ou Bethléem ?) et à son ascendance davidique présumée. David Flusser écrit à ce sujet : « […] Les deux généalogies de Matthieu et de Luc ne sont identiques que d’Abraham à David. Les difficultés propres aux deux successions et leurs importantes divergences laissent donc l’impression que les deux généalogies de Jésus ont été établies dans le seul but d’établir la descendance davidique de Jésus » (Jésus, Le Seuil, 1970). La volonté de manipuler et de récupérer l’histoire au service de la Révélation ne pouvait manquer de s’appliquer également à des festivités aussi populaires et aussi enracinées que celles qui entourent les deux périodes solsticiales.

    Comme en bien d’autres occasions, l’Église, après avoir cherché à détruire, a fini par composer. Au départ, son hostilité ne fait pas de doute. N’est-il pas écrit dans le Deutéronome : « Quiconque aura honoré le soleil ou la lune, ou un être dans les cieux, devra être lapidé jusqu’à ce que mort s’ensuive » (XVII, 2-5) ? Le psychiatre Ernst Jones a été jusqu’à écrire : « On pourrait se demander si le christianisme aurait survécu s’il n’avait pas institué la fête de Noël avec tout ce qu’elle signifie » (Psychanalyse, folklore et religion, Payot).

    Aujourd’hui, René Laurentin reconnaît que cette « naissance de Jésus, dont les Évangiles ne nous disent pas la date, l’Église l’a située au solstice d’hiver » (Le Figaro, 26-27 novembre 1977). Il ajoute : « Le symbole cosmique du solstice d’hiver popularise et vulgarise à la fois la fête de Noël parmi nous » (ibid.).

    Marc de Smedt explique : « Ce n’est pas par hasard que, la date exacte de la naissance de Jésus restant inconnue, un concile décida néanmoins de fêter l’anniversaire de cette nativité le jour du 25 décembre, jour du solstice d’hiver, qui ouvre la phase ascendante et lumineuse du cycle annuel. Partout, on allumait alors des feux en signe de joie. Saint-Augustin et l’Église démentirent, bien sûr, ces origines païennes, mais il n’en reste pas moins que le 25 décembre était l’anniversaire des dieux soleil […] Jésus naît la nuit, il vainc l’obscurité, cette vieille angoisse de l’homme, et symbolise la victoire périodique de la lumière fraternelle qui va aider au renouveau de la vie et à l’éclosion cyclique de la nature porteuse de fruits. La réanimation de la lumière équivaut à un renouvellement du monde. La partie du solstice d’hiver ouvre un cycle : dans la tradition hindoue, c’est le début du deva-yâna, la voie des dieux, par opposition à la pitri-yâna du solstice d’été, qui figurait le commencement de la voie des ancêtres » (Le Nouvel Observateur, art. cit.).

    D’un autre côté, la fragilité de l’argumentation historiciste appuyant cette récupération, ainsi que la prégnance de vieux symboles païens dans les célébrations de Noël, ont induit dans certains milieux chrétiens une tendance marquée à la « démythologisation » de Noël. Le fait, à vrai dire, n’est pas nouveau. Certaines sectes protestantes récusent le caractère de fête du 25 décembre et y voient une célébration purement païenne. Tel est le cas des Témoins de Jéhovah (qui font remarquer que, si le jour de la naissance de Jésus avait eu la moindre importance, la Bible l’aurait à coup sûr mentionné) et, aux États-Unis, de la Worldwide Church of God fondée par Herbert W. Armstrong (cf. le Sunday Sun du 28 décembre 1980). Par ailleurs, pour l’église orthodoxe, la fête de Pâques a toujours eu plus d’importance, on le sait, que la fête de Noël.

    La nouveauté est que cette tendance atteint également les milieux catholiques. Une thèse de ce genre est notamment développée par Raymond E. Brown, membre (catholique) de l’Union Theological Seminary, dans un livre intitulé The Birth of the Messiah (1977). À Paris, dans La Croix du 21-22 décembre 1980, Étienne Got propose lui aussi de « démythiser Noël ». Tel est d’ailleurs le titre de son article. Sa conclusion est la suivante : « Démythisons, mais gardons l’essentiel : une jeune juive nommée Marie donne naissance, loin de chez elle, dans un pays occupé, à un garçon qu’elle nomme Jésus, qu’elle pressent être le Messie ».

    Le solstice d’hiver, ou la Tradition
    À Rome, bien avant la célébration de Sol Invictus, le solstice est nommé bruma, breuissima (dies), journée qui correspond au 21 décembre. On a également recours à une autre racine, qui a donné le mot angor. « Il est de bon latin, à toute époque, de notre par angustiae un espace de temps ressenti comme trop bref, fâcheusement ou douloureusement bref, et Macrobe ne manque pas de l’employer et de le répéter quand il dramatise ce tournant de l’année » (Georges Dumézil, La religion romaine archaïque, Payot, 1966). Ovide écrit : « Le solstice d’été n’abrège pas mes nuits, et le solstice d’hiver ne me rend pas les jours angustos » (Les Tristes 5, 10, 7-8). La religion ressent ces angustos dies solsticiaux : une déesse et un culte en assurent le franchissement. Cette déesse du solstice, c’est Diua Angerona, dont les festivités, dénommées Diulia ou Angeronalia, se déroulent le 21 décembre. Ce jour là, les pontifes offrent un sacrifice in curia Acculeia ou in sacello Volupiae, proche de la porte Romanula, une des portes intérieures de Rome, sur le front Nord du Palatin. Dans cette chapelle se trouve une statue de la déesse, avec la bouche bandée et scellée ; elle a un doigt posé sur les lèvres pour commander le silence. Pourquoi cette attitude ? Georges Dumézil explique, en se référant à d’autres mythes indo-européens : « Unes des intentions du silence, dans l’Inde et ailleurs, est de concentrer la pensée, la volonté, la parole intérieure, et d’obtenir par cette concentration une efficacité magique que n’a pas la parole prononcée ; et les mythologies mettent volontiers cette puissance au service du soleil menacé » (op. cit., p. 331).

    En ce qui concerne les Germains, l’historien Grec Procope (IVe siècle) dit qu’au cœur de l’hiver, les hommes des « pays du Nord » envoient des messagers au sommet des montagnes pour guetter le retour du soleil, lequel est annoncé par des feux ou des roues enflammées auxquelles on fait dévaler les pentes. De son côté, Tacite (55-120) raconte dans ses Annales que les Germains célèbrent le solstice d’hiver par des festivités et des festins.

    Il faut noter ici que le solstice d’hiver est un simulacre du Ragnarok : la fin de l’année est la « représentation » cyclique de la fin du monde (qui clôt elle-même un grand cycle du temps). C’est pourquoi dans l’Edda, l’époque du « crépuscule des dieux », durant laquelle le soleil – comme Odhinn lui-même – est avalé par le loup Fenrir (ou par un fils de Fenrir), est appelée Fimbulvetr, c’est-à-dire le Grand Hiver. C’est pourquoi également Vidarr, le dieu qui permet la renaissance du monde et qui parvient à terrasser Fenrir (Völuspa, 55) – grâce à quoi le soleil est remplacé par sa fille, c’est-à-dire par un nouveau soleil (dans les langues germaniques, le mot « soleil » est du genre féminin) –, est défini comme l’« Ase silencieux ». L’analogie entre l’action de Vidarr, qui implique le silence, et celle de la déesse romaine du solstice, Angerona, dont l’attitude commande aussi le silence, saute aux yeux. Le silence est nécessaire à Noël pour que le dieu / la déesse sauve le soleil du péril et de la mort.

    À cet égard, le passage essentiel de l’Edda se trouve dans le chant de Wafthrudnir au moment où, à la question de Göngröder : « D’où viendra le nouveau soleil dans le ciel uni, lorsque le loup aura avalé celui que nous voyons ? », le sage Wafthrudnir (Wafthrunder) répond : « Le soleil, avant d’être anéanti par le loup, donnera le jour à une fille ; quand les dieux disparaîtront, elle suivra la même route que sa mère ». On notera par ailleurs que dans la mythologie germanique, le loup est constamment attesté comme le symbole de l’hiver – et qu’en Allemagne du Sud, l’ancien nom du mois de Décembre (Julmond ou Julmonat) est attesté, lui aussi, en Wolfsmond, le « mois du loup ».

    Dans son essai sur La vie religieuse de l’Islande, 1116-1263 (Fondation Singer-Polignac 1979, p. 369), Régis Boyer souligne également : « Tout comme elle a dû confondre Noël et jól – et, outre la jólaveizla (le “banquet de Jul”), la jóladrykkja (la “libation de Jul”), le jólabodh, les pratiques qui allaient de pair : hospitalité libéralement accordée (jólavistar) et la paix sacrée (jólafridhinn) –, l’Église a assimilé les fêtes d’équinoxe d’automne, vetr-naetr, à la Saint-Michel et celles du solstice d’été, sumarmàl, à la Saint-Jean, de même que celles de la mi-été (midhsumar) ». De son côté, un auteur comme Folke Ström (Nordisk hedendom, p. 61) a montré que le jól (Jul) islandais était l’ancien sacrifice nordique de l’àlfablót.

    http://grece-fr.com

  • Colonisation de l’Algérie… La fierté de la France !

    [tribune libre] « L’Afrique, c’est une terre donnée par la providence à la France. Faites-là connaître à tous les méchants avocats qui nous marchandent 100 000F quand nous leur donnons un monde… » (Alexandre Dumas au Maréchal Bugeaud, fin 1846)

    Depuis le vote de la loi du 23 février 2005 disposant que « les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer », de nombreuses voix –issues du corps enseignant, d’intellectuels et d’élus de gauche- se sont élevées pour demander, avec véhémence, son abrogation au motif que cette loi serait de nature à menacer gravement la nécessaire neutralité de l’enseignement de l’histoire.

    A pareille époque, le président algérien Bouteflika, fort de l’appui que lui assure en toutes circonstances cette même intelligentsia progressiste, réitérait ses provocations en comparant la période française en Algérie au nazisme et exigeait que la France demandât pardon. Et il s’est trouvé, dans notre pays, des Français pour cautionner cette « repentance »

    Ces derniers, avec l’appui de médias partageant leur idéologie, dans un esprit de culpabilité congénitale outrancier et suivant la tendance islamolâtre qui est la leur depuis un demi-siècle, ne cessent depuis lors, de déverser une littérature foisonnante et pullulante, identique à celle qui s’était déjà proposée de révéler aux Français de la Métropole, la vie coloniale sous tous ses aspects.

    C’est ainsi que l’œuvre colossale des premiers pionniers et tout ce qui a été fait par leurs enfants, n’est qu’un tissu d’abomination et de crimes. Elle dépeint le misérable peuple musulman comme abêti, vivant dans le plus dur des esclavages, mais avec le soulèvement et la valeureuse lutte du FLN pour l’indépendance de l’Algérie, c’est le despotisme qui a été vaincu, c’est la liberté conquise, c’est la dignité retrouvée, c’est le bien-être et le progrès intellectuel et moral…

    Ainsi décrivent-ils encore aujourd’hui l’Algérie française comme ayant été uniquement peuplée de colons richissimes sans cœur et de misérables petits Arabes courbant l’échine sous le joug de l’impérialisme.

    Et pourtant, comment oublier que ce sont les premiers Européens que la France a exilés en Algérie -car jugés « trop rouges »- qui ont asséché les marais, ensemencé les maquis, transformé les douars, les casbahs, les repaires de pirates en paisibles villages, en cités prospères, en ports dignes de ce nom, bâti les écoles, les universités et les hôpitaux, tracé les routes et édifié les ponts, chassé la maladie, la famine, fait jaillir des pierres la vigne généreuse et les orangers ?

    Dans ses nombreux poèmes des Châtiments, Victor Hugo évoquera l’épuration et la destinée de ces premiers pionniers exilés par la Mère Patrie en ces termes : « martyrs, héros d’hier et forçats d’aujourd’hui, jetés par l’Empereur à l’Afrique » (Il s’agissait de Napoléon III). Comment oublier, aussi, que c’est la France, et elle seule, qui a fait jaillir du sable du désert un pétrole et un gaz qui l’auraient doté de l’inestimable richesse des temps modernes ? A cela, qu’ont opposé les tueurs du FLN soutenus par l’intelligentsia progressiste française d’hier et d’aujourd’hui ?… La révolte, le terrorisme, l’abomination.

    Quand un contraste crie, il faut l’entendre, et ce serait être apocryphe en nature humaine, en morale pure, que de nier cette réussite. Sur ce point, quelques années après l’indépendance, Aït Ahmed, chef historique du FLN, déclarera : « L’Algérie, au temps des Français, c’était un paradis ! »

    L’idée que le colonat en Algérie n’était représenté que par des personnes riches à millions facilement gagnés est trop bien ancrée dans l’opinion française. Albert Camus lui-même s’était élevé contre cette idée peu conforme à la réalité en écrivant dans l’Express : « A lire une certaine presse, il semblerait que l’Algérie fût peuplée d’un million de colons à cravache et à cigare montés sur Cadillac… »

    Qu’il est injuste et dangereux de confondre tous les Français d’Algérie sous les mêmes traits de quelques colons qui ont réussi à faire leur fortune. Ceux-là ont existé, certes, mais combien étaient-ils ? Une dizaine peut-être ! Et les autres… les humbles fermiers, le petit peuple… les plus nombreux, tragiques et pitoyables.

    Comme dans toutes les professions, il y avait « là-bas », de même que partout ailleurs, une gradation et, en milieu colon, on allait du « petit colon » qui ressemblait en tout point au modeste agriculteur de France, au « grand colon » que l’on peut comparer au propriétaire de vignobles bordelais ou champenois. Le fait grave, c’est que l’on a tendance –depuis un demi siècle- à assimiler la masse des agriculteurs d’Algérie à ces derniers…

    Il est toutefois un fait à souligner, volontairement occulté par les propagandistes : la plupart de ces « grosses fortunes » étaient étrangères au pays et n’y résidaient pas. Sous des « raisons sociales » camouflées, les propriétaires, français ou étrangers, exploitaient leur domaine de « l’extérieur », laissant sur place une famille de gérants, native du pays, faussant de ce fait les jugements que l’on se faisait en France métropolitaine. Et c’est, précisément, cette population rurale de petits colons et de gérants de domaine qui était la plus atteinte par les assassinats du FLN. Ces gens étaient les plus vulnérables car isolés dans le bled. De plus ils constituaient un obstacle certain pour le FLN, par l’étroitesse de leurs rapports avec les fellahs de la région. Ils étaient de ce fait portés en tête de liste des « éliminations ».

    Par ailleurs, afin d’embrouiller un peu plus les esprits, on mélange savamment les termes de colonialisme et colonisation et, aujourd’hui, ce sont, apparemment, les enfants de ceux qui soutenaient l’action des tueurs du FLN qui crachent à leur tour sur la mémoire de ces défricheurs.

    C’est ainsi que pour les censeurs qui n’ont de cesse de dénigrer l’œuvre civilisatrice de la France, le colon a engendré le colonialisme qui est la honteuse exploitation systématique d’un pays envahi… et se gardent bien d’utiliser un autre mot, plus approprié à la situation : colonisation, qui, elle, est la mise en valeur d’un pays sous-développé. On a donc tendance à confondre facilement ces deux termes et les colons deviennent donc d’infâmes colonialistes…

    Quand on pense à toutes ces déclarations haineuses, à ces pamphlets journalistiques qui ont consisté à enseigner durant les années de guerre que l’avènement du FLN marqua le soir d’un passé de ténèbres et de tyrannie, l’aurore d’un avenir de lumière et de liberté… à faire croire aux jeunes générations musulmanes que leurs pères furent uniquement des esclaves misérables et affamés, soumis, sans droits ni recours, au bon plaisir des colons… j’en frémis et j’ai honte pour toutes ces plumes qui se disent savantes. Et si les guides de l’opinion témoignent d’un tel snobisme et d’une telle nonchalance à l’égard de toute vérité neuve, mais dédaigneuse du maquillage et du charlatanisme, comment veut-on que les Français se montrent plus empressés ou plus perspicaces ?

    Quant à « laisser les historiens en débattre »… c’est-à-dire laisser l’Histoire décider, comme le préconisent nos gouvernants, il y a de quoi s’inquiéter. Comment ne pas frémir à l’idée qu’un Benjamen Stora pourrait faire partie de ces « historiens » ? Aujourd’hui, il ne s’agit même plus d’altérer et de dénigrer l’histoire de l’Algérie française, il s’agit, ni plus ni moins de la supprimer, de faire en sorte qu’elle n’ait jamais existé. A ce sujet, Albert Camus avait d’ailleurs dit : « Quand le destin des hommes et des femmes de son propre sang se trouve lié, directement ou non, à ces articles qu’on écrit si facilement dans le confort du bureau, on a le devoir d’hésiter et de peser le pour et le contre » et Montaigne, déjà, ne se plaignait-il pas que l’histoire était généralement écrite par des hommes de Cabinet qui n’avaient aucune idée ni des âmes ni des choses dont ils parlaient ?

    Depuis deux siècles, depuis la révolution, malgré des efforts prodigieux, des guerres qui ont secoué la planète, la France n’a eu qu’un succès durable et important, parfaitement unique : son œuvre en Afrique du Nord. Tout le reste n’a été que glorieux échecs. Or, une nation, comme un homme, a les yeux fixés sur ses échecs, dont l’injustice la soulève ; elle rêve d’en rappeler. Que les Français n’oublient jamais cela !

    José CASTANO http://www.contre-info.com

  • Notules pour servir à une théorie de la guerre idéologique et culturelle

    La politique est une affaire d’intelligence. Mieux : c’est une affaire d’intelligence  totalisante.
    Or, il faut croire que la théorie et la pratique des défenseurs de la civilisation occidentale présentent de sérieuses lacunes puisque depuis trente ans environ, nous n’avons cessé de perdre du terrain et de regarder, quasi impuissants, les jeunes occidentaux en particulier adhérer implicitement, presque automatiquement et sans réflexion, au mode de vie et surtout à la néo-morale dictés par le mondialisme marchand. C’est pourquoi je pense qu’il ne faut avoir aucun scrupule à tenter de compléter ou d’approfondir nos doctrines, surtout par l’approche de terrains peu explorés, quitte à être un peu abrupts dans cette exploration afin de susciter des réactions et des commentaires qui conduiront à affiner et nuancer les hypothèses. C’est dans cette optique que je livre ici ces notes courtes et rapides, consciemment fragmentaires, et dont le seul lien profond est donc la volonté de rendre efficace le combat pour un monde à la fois juste et spirituel.
    1
    La vie quotidienne devient étrangement limitée, angoissante par son aspect rudimentaire, pour celui qui se souvient de la France d’avant le grand malheur (1).
    Par exemple, dans les grandes villes en fin de semaine, on passe de phases d’excitation le soir à des phases de dépression, d’atonie en matinée et début d’après midi inconnues jusqu’alors, puis recommence cette montée en puissance d’une excitation artificielle et programmée. On a une sorte de vie à rythme binaire, cyclothymique, répétitive et prédictible, sans joie et sans malheurs, qui n’est pas perçue pour ce qu’elle est : entièrement fabriquée par la culture culturelle. Dans ce paysage morne et au milieu de ces rythmes accablants, ces expériences que les bobos nomment des « transgressions » ou des « performances » font vraiment figure de pétards mouillés.
    2
    On se heurte à un monde que l’on ne comprend pas et sur lequel on ne peut avoir aucune emprise. D’où une foultitude d’attitudes qui dénotent ce désarmement face à une réalité incomprise et fuyante : théâtralisme, histrionisme, hystérie, froideur, glaciation mentale, épanchements soudains, instabilité affective. Bien qu’on ne puisse établir au sens strict aucun lien de causalité, il faut alors admettre que l’affectivité est entièrement, quoique très indirectement, déterminée par le marché mondial. On ne perçoit aucune autonomie mentale ou morale face aux exhortations, cependant en principe non formulées et en théorie inaudibles, du marché.
    3
    Bien plus que la violence (je n’ignore pas que des types de violence très spécifiques caractérisent aussi ce monde), c’est l’apathie, l’amorphisme, le somnambulisme, le conformisme pseudo-moral à son paroxysme, la déambulation spectrale, l’aboulie et ainsi de suite (je serai volontiers intarissable sur le sujet parce qu’il a été peu étudié, je crois) qui caractérisent nos villes ! Que l’on regarde attentivement. Et l’on constatera entre autres que les violents ne sont très souvent que des amorphes, ou des larves, en crise.
    4
    Une violence très particulière s’exerce tout à fait ailleurs. Impunément. Ce sont les travaux irresponsables et cyniques de déconstruction de « philosophes » et d’intellectuels mondains. Ils participent, à leur modeste place, à la production du désarroi et de l’insipidité contemporaines en relativisant ou en déstructurant certains acquis de la civilisation.
    Ce sont les mêmes qui déploreront un peu plus tard l’inadéquation des enseignements scolaires (et la sottise et la naïveté des enseignants de petites classes) à un monde qu’ils ont largement contribué à créer en minant, en sapant discrètement d’une manière en apparence quasi capricieuse, mais puissamment téléguidée, certains aspects du monde ancien, celui des certitudes morales et doctrinales. 
    5
    Le mondialisme achève de faire la guerre aux communautés « organiques » de race blanche. Tous les liens courts, solides, charnels ont été à peu près dissous et remplacés par des liens anonymes, abstraits, lointains.
    Cela revient à dire en gros que l’on a tué ce qu’il y avait d’humain dans nos pays, dans nos villes et dans nos campagnes et, à vrai dire, ce qui se passe ensuite n’a plus qu’un intérêt très restreint (hystérie et sexualités téléguidées, bisexuels, trans, genders, art dérisoire et compulsif, fécondation artificielle, clonage et ainsi de suite : quel fouillis !) puisque qu’il s’agit d’un effondrement purement mécanique, automatique, après la perte, ou l’abdication, de l’intelligence et de l’esprit. On n’a pas assez souligné l’aspect sinistre, triste et surtout ennuyeux, fastidieux qui est comme la spécificité, la signature (terme trop « chaud », il faudrait dire le mot de passe) de cette déclension ; il n’y a, par exemple, qu’une chose et une seule à dire sur toute cette quincaillerie génique que nous invente des médecins aliénés et le fleuve de bavardages pseudo-éthiques de moralistes autoproclamés qui suit inévitablement : cela vient après (2).
    6
    Le capitalisme peut donc en principe dissoudre les relations « chaudes » des sociétés quelles qu’elles soient. Quels que soient leur niveau de civilisation et leur valeur civilisatrice car : « qui peut le plus peut le moins ».
    Que les liens courts, solides et charnels d’une compagnie d’anthropophages soient empêchés ce serait une excellente nouvelle pour la civilisation. Qu’il en soit de même pour les liens d’une communauté spirituelle occidentale de haute tradition, eh bien, ce serait une perte irremplaçable, une défaite de l’esprit.
    Mais, ordonnancement énigmatique, ce sont les anthropophages qui sont invités et encouragés à persévérer dans l’être et à conserver leurs affriolantes coutumes, alors que les occidentaux sont invités à déposer les leurs au plus vite.
    Pourquoi donc cette curieuse dissimilitude dans le traitement des cultures ? Mais tout simplement parce que les anthropophages sont des hommes de main indispensables (encore indispensables) à la destruction de l’intelligence et de la civilisation occidentales. Les pauvres idiots utiles que sont les ethnologues ne semblent pas capables de comprendre que leurs chers primitifs sont appréciés et protégés par le capitalisme non pas en tant qu’ « ethnies » ou je ne sais pas trop quoi de ce genre, mais en tant qu’exécuteurs de la civilisation occidentale. Ils sont trop fascinés (ordinairement en transe) devant le primitivisme pour remarquer que le mondialisme n’accorde un délai de survie qu’aux mœurs primitives pleinement utilisables contre la race blanche et sa civilisation.
    Les primitifs ont droit à un sursis avant la destruction définitive de leur « culture » tout simplement parce qu’ainsi, ils sont en pleine possession de leurs moyens pour détruire l’occident chrétien qui reste le gros morceau à avaler, le gros obstacle à la crétinisation mondialiste générale.
     Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prédire que les ethnologues et autres spécialistes et experts vendus au mondialisme seront récompensés de leurs hauts faits, une contribution certaine à l’assassinat du processus de civilisation et de l’intelligence humaine, par des procès de crétinisation tout à fait adaptés à leur cas.
    7
     « Il aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins. » J-J. Rousseau
     « Il nous dit d’aimer tout d’un pôle à l’autre pour n’aimer rien autour de lui. » A. Barruel
    Ce triste schéma fait plus de ravages et de malheurs que jamais. Il faudrait en élucider totalement le mécanisme.
    Ce type d’hypocrites paroxystiques est plus puissant et plus organisé qu’aucun empire ne l’a jamais été pour dissoudre les civilisations et les pays civilisés L’idéologie meurtrière de l’engouement affectif pour le lointain et, corrélativement, du rejet inique et sans appel du prochain s’avère indispensable à la destruction de l’esprit humain et est donc relayée partout. Elle est instillée par un maintien dans un état d’immaturité affective et d’irrationalisme et par un dressage, de type fascination hypnotique, à l'idolâtrie de l’exotisme et du primitivisme.
    C’est une idéologie de maîtres, c’est celle de ceux qui emploient et récompensent les violateurs psychiques en charge de la destruction des nations chrétiennes.
    Soulignons particulièrement le coup de l’amour du lointain et de la haine du prochain lorsque ce dernier est blanc. Il faudra décidément savoir d’où provient cette monomanie, très souvent masochiste, cette phobie définitive, cette haine prodigieuse de l’homme blanc (3).
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    Les littérateurs pédérastes et amateurs d’exotisme (Gide fut l’inoubliable et retors initiateur de cette race (4)) sont évidemment des militants implicites du métissage, du « brassage des cultures », du multiculturalisme (5) et ainsi de suite. Hélas, leur dérisoire philosophie du plaisir n’est que la rationalisation de leurs névroses de désoeuvrés fastueux et n’a rien à voir avec une pensée politique élaborée, évidemment.  Leur discours compte donc très exactement pour du beurre.
    Les surréalistes eux furent les initiateurs de l’art cynique, apolitique, fragmentaire, et corrélativement les révélateurs de l’« art primitif », de ces choses pour brocanteurs, si pesantes, si harassantes, si plombantes !
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    Ce que les athées (les marxistes essentiellement) qui cherchaient sincèrement à améliorer le monde par la recherche de la justice sociale ne semblent pas avoir saisi, c’est que leur recherche s’enchâssait, se « branchait » inévitablement sur une longue tradition civilisationnelle, essentiellement, qu’ils le veuillent ou non, chrétienne. Tradition civilisationnelle constituée de doctrine, mais aussi d’habitudes (l’examen de conscience, implicite ou explicite) et d’attitudes (la charité, la mansuétude, la bénignité, la prudence). Ils n’ont pas compris qu’en contribuant peu ou prou à achever la vieille civilisation chrétienne, ils sciaient très exactement l’arbre porteur de la frêle et jeune branche sur laquelle ils étaient assis (la critique des injustices sociales) et qu’après leur inévitable chute ils allaient se retrouver face à face avec l’ennemi, plus que jamais désarmés, et contraints d’utiliser pour tenter de survivre les armes frelatées et fabriquées pour l’occasion que consentirait à lui jeter celui-ci : le juridisme, le scientisme, la culture culturelle, le primitivisme et tous les pièges répugnants auxquels ils ne cessent de se laisser prendre, sous les yeux gourmands des primitifs conviés à la curée.
    Parce que les primitifs sont de retour, et en force, depuis que les susdits scient avec une application laborieuse digne de meilleures causes le tronc de l’arbre sus-évoqué.
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    Ajoutons ceci, qui est si rarement remarqué : non seulement les innombrables amis des primitifs contribuent avec une efficacité indéniable à détruire l’occident mais accessoirement ils interdisent définitivement l’accès de leurs chers protégés à la civilisation et les maintiennent à demeure à l’état de bouffons de l’industrie culturelle mondialiste, de  pitres acéphales. Ils sont peut-être après tout des adeptes plus ou moins inconscients du fatalisme biologique et racial. Heureusement que les amis des primitifs ne pensent pas : s’ils avaient les capacités mentales des hommes faits, comme il en existait avant 1981, ils s’apercevraient, non sans effroi, qu’ils accumulent drôlement, comiquement les injustices.
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    Il s’agit en dernière instance d’adapter les hommes au capitalisme mondialiste. Le blanc acéphale peut donc lui aussi trouver sa place dans cette grande foire au profit. Il s’agit peut être plus d’un « intelligencicide » que d’un « racialicide ». Les blancs acceptant de se comporter en primitifs ne sont finalement pas si exclus que cela de cette grande fête. Il ne s’agit peut être après tout que d’abdiquer des spécificités de sa race et d’oublier son intelligence raciale spécifique : on s’aperçoit que lorsqu’on est ainsi devenu un énervé réagissant correctement aux stimuli de la culture culturelle, on n’est pas mal accueilli du tout dans le monde néo-bourgeois. Converti à l’abrutissement mondialiste, un blanc rentre dans les lieux les plus prestigieux de l’Etat, de la politique. De la culture et de l’art, même ! Si, je vous assure !
    Ne soyons donc pas injustes et pessimistes. Il ne s’agit peut être pas tant d’éradiquer la grand race blanche (sauf les récalcitrants, évidemment) que de la maintenir en état permanent d’abrutissement et d’hébétude.
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    On peut dire que c’est la vie entière, l’existence pleine et entière de l’homme blanc, qui est  minée, rongée, grignotée, sabotée, ruinée. A toute instant, la pensée peut être interrompue, l’intelligence peut être interdite d’exercice par les drogues sonores de l’industrie culturelle. C’est ainsi, et pas autrement qu’on est arrivé au point de crétinisation que l’on sait. Guerre d’usure, d’exténuation par les innombrables primitifs et néo-primitifs associés et qui ne laisse pas un instant de repos car l’ennemi est partout, y compris sous la forme en principe amène des femmes de race blanche, très très souvent « séduites » par les produits les plus consternants de l’industrie culturelle et donc implicitement acquises à la cause des assassins de leur civilisation.
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    Des sortes de conjurations féminines-féministes monolithiques, sans esprit et sans humour, logorrhéiques et schizoïdes, existent ainsi déjà dans le monde du droit ( !) de l’éducation, du journalisme, de l’édition. L’équipement mental est le même partout, c’est celui qui s’oppose à toute compréhension du monde et à toute production de vérité. C’est celui qui, dès qu’il est question de penser, ce qui arrive quand même parfois (presque toujours dans l’ordre du droit le plus bourgeois et le plus trivial), butte sur le monde incompris, tourne en rond longuement avant de trouver le coupable idéal : l’homme blanc qui a forgé un monde viable, tendanciellement raisonnable, celui que ces pauvres mécaniques mentales refusent parce qu’elles ont entendu un jour le tamtam et ses geignardises, produits fabriqués industriellement depuis presque un siècle déjà dans les bureaux des agents culturels des maîtres du monde. 
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    On sait que le grand pervers susceptible de « passer à l’acte » est très très rare. Et on doit se demander si certaines modes journalistiques autour de la pédophilie, du viol et des « agressions sexuelles » ne participent pas, inconsciemment ou consciemment, de la chasse à l’homme blanc civilisé organisée depuis trente ans en Occident.
    On reconnaîtrait en tous cas ces campagnes injustes et intéressées à la hargne et à la fabrication artificielle et grossière des slogans, et surtout à la distance entre le « style » des plaintes des victimes non encore soumises au dressage anti-masculin, s’il s’en trouve, et le style « pubard-bobos », hargneux et mécanique, méchant et ricaneur, de ces campagnes.
    Je dis bien ici qu’il y a souvent un viol psychique par les campagnes « contre » le viol physique, c’est bien ce que je dis ! Campagnes par ailleurs évidemment d’une inefficacité absolue, il suffit d’avoir un tout petit peu de culture psychiatrique pour le deviner (le violeur est, en gros, soit un laissé-pour-compte, soit un fanfaron, soit un pervers, soit encore un éconduit furibond, on ne voit pas très bien comment agir par ces campagnes de « prévention » sur ces catégories, mais on voit parfaitement bien les cibles des féministes demi-folles : figurez-vous que ce ne sont ni les pervers, ni les éconduits furibonds !).
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    Dans ces domaines si délicats et si complexes, l’indigence intellectuelle et spirituelle n’est pas toujours là où l’on croit l’y déceler et il faut toujours mettre à l’épreuve ces innombrables écrits de « psychologie », « psychiatrie » et ainsi de suite. Ces « spécialistes » sont parfois d’une stupéfiante indigence intellectuelle et spirituelle ! Centrés sur la personne, ils ne sont pas prédisposés à avoir une vision historique et politique du monde, d’où d’invraisemblables théories ignorant la complexité des rapports de force entre les groupes, les civilisations, les classes ! Les théories mécaniques, réductionnistes, scientistes ou parfois simplistes et saugrenues du fonctionnement de l’esprit foisonnent, surabondent.
    Et ces théoriciens d’université dégénérée vont par exemple stigmatiser une fois encore les pauvres types, genre violeur rural, le pauvre type frustré, l’éternel cible des féministes et psychiatres associés, mais quasiment aduler les grands pervers du monde culturel et du cinéma, et épargner évidemment les grands manipulateurs du capitalisme mondialiste, dont ils ne soupçonnent peut être pas même l’existence  (6).
    Nous éviterons, pour notre part, de mettre tout le monde dans le même sac.
    Je me souviens d’un livre écrit par un collectif de féministes où deux ou trois malheureux provençaux du cru, auteurs d’un double viol, c’est vrai, étaient poursuivis sur quatre cents pages par la haine insensée de bourgeoises hystériques, genre avocates, les mêmes qui admirent, évidemment, les cinéastes les plus tordus et les plus faux c'est-à-dire quelques-uns des pires violateurs psychiques de cette planète.
    La guillotine était une peine d’une autre tenue que le déchaînement de la fureur hystérique. C’est sans aucun doute pour cela qu’elle a été dès la victoire de l’hystérocratie aussi vite mise au rebut.
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    Le rapport à l’Etat et à ses appareils est extrêmement ambivalent et rien moins que clair : alors que l’Etat occupé par les grands malades drogués placés par les maîtres du monde multiplie les législations iniques et meurtrières, les résistants occidentaux continuent à prôner, explicitement et en toute candeur le « respect » des « forces de l’ordre » qui sont (c’est un peu difficile à avaler, je l’admets) qui sont donc désormais chargées de les stigmatiser, de les torturer mentalement, de les éliminer, de les éradiquer. Les juristes, les magistrats, les roussins et les argousins, les mouchards et les agents, (évidemment supervisés par des personnages d’une autre carrure mentale !), font corps pour en finir avec l’homme blanc raisonnable.
    Qu’il reste quelques braves gendarmes de campagne pour maintenir l’illusion de vivre dans un pays civilisé ne change rien aux processus historiques qui s’imposent à tout observateur : la plupart des agents de l’Etat, en particulier les magistrats, sont devenus les complices de l’élimination de leurs propres compatriotes. La haine qu’ils ont développée vis à vis des blancs pauvres et leur soif de les voir souffrir semble donc primer désormais sur leur appétence pour la civilisation, la raison, la justice.
    Mais voilà le plus drôle : cette haine des blancs pauvres et de la civilisation, ils l’ont développée le plus souvent insidieusement, mécaniquement, à leur insu, et sans rien y comprendre du tout. Finalement, quand on y réfléchit, avec leur haine des blancs, ils sont, mentalement, un peu comme les primitifs avec leurs fétiches !
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    L’homme blanc est toujours, selon nos chères agitées, à tout moment et en tout lieu, un violeur potentiel, un pédophile en puissance, un auteur d’inceste virtuel. Une ordure, un salaud veillerait-il ainsi à tout moment en chaque mâle de l’espèce humaine ? En chaque mâle ? Pas vraiment. L’ancien esclave, par exemple, a été si rudement exploité qu’il a bien droit à quelques petites compensations surtout lorsqu’il a violé psychiquement (par sa « musique », évidemment) des centaines de milliers, des millions d’individus.
    Ce qui est singulier, c’est qu’on se soit enfin avisé de ces extrêmes danger de l’homme (du mâle blanc de l’espèce humaine, je veux dire) au moment précis où le capitalisme mondialiste passe à un nouveau stade quasi hégémonique qui ne voudra plus avoir à faire avec l’intelligence, qui ne voudra plus supporter aucune critique rationnelle. Mieux : un psychiatre ayant du cran et du sens critique date l’invention du mythe de l’inceste généralisé : été 1996. Avant cette date, les pères n’étaient pas vraiment dangereux pour leurs filles.
    Cet invraisemblable arsenal « juridique » et psychiatrique, conforté par quelques statistiques indécidables, appuyé par quelques productions bobos tordues genre bandes dessinées ou dessins de presse, permet d’avoir toujours sous la main un chef d’accusation quelconque disponible contre les derniers civilisés réfractaires à la crétinisation mondialiste, tentant encore d’user de leur intelligence et de leur raison.
    « Tous ces beaufs blancs racistes colonialistes violeurs de petites filles » : une telle légèreté dans l'insinuation laisse entr’apercevoir le niveau de consomption mentale de nos intellectuels et de ceux qui acceptent de leur faire allégeance.
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    La femme non « raisonnée » est l’injustice à l’état pur, c’est hélas ainsi. C’est un fait que je constate et que je ne cherche pas à expliquer ici.
    La justice est une longue et difficile conquête qui se fait contre les affinités et les affections « spontanées » et plus encore contre les affinités et les affections induites en contrebande (« artistes » geignards et pleurnicheurs, séducteurs et abuseurs de tous genres). La justice passe par l’exercice de la raison et hélas rien ne semble plus étranger à la femme non civilisée par un dogme ou du moins une morale que l’exercice de la raison.
    Or, c’est au moment historique précis où tout montre que la femme non civilisée au sens que je viens d’indiquer est le sexe malléable par excellence, non simplement manipulable comme par jeu sensuel, mais bel et bien manipulable comme une chose (7), prêt à épouser les « idées » les plus démentielles et les plus incohérentes et par-dessus tout les plus injustes et les plus meurtrières (8) par simple effet de séduction, et le sexe manipulé à temps plein et en toutes circonstances, que les femmes se trouvent persuadées d’avoir atteint quelque chose comme la liberté.
    Mais la liberté caractérise uniquement les hommes (au sens de membres de l’espèce humaine,
    cette fois : la déraison féminine n’est pas une fatalité, mais le combat contre la déraison et pour la raison est une conquête difficile et non un donné) faits. Il n’y a pas de liberté immature, de liberté d’adolescents attardés, de liberté d’irresponsables professionnels (artistes, esthètes), de liberté politiquement et historiquement irresponsable, de liberté sans raison. Cette doctrine classique de la liberté que je suis contraint de rappeler ici, se trouve dans tous les manuels de philosophie publiés avant 1981.   
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    C’est la culture culturelle, c'est-à-dire un flux permanent de sensations, d’images et d’œuvres dérisoires, courtes, compulsives et ne laissant aucun répit pour l’exercice des facultés mentales supérieures, qui assure l’essentiel de la socialisation depuis longtemps déjà.
    C’est toute l’histoire de la diffusion planétaire de la culture culturelle, de l’abrutissement culturel et notamment des drogues sonores chargées de maintenir les populations anciennement civilisées en état permanent d’hébétude et d’ahurissement. 
    Une socialisation de type coercitive (par la conscription militaire par exemple) ne se laisse même plus penser (9).  Il s’agit désormais de former des immatures dévirilisés et atrophiés mentalement, essentiellement par les drogues sonores distribuées par les agences culturelles du mondialisme (10).
    Les bobos, les petits cyniques culturels urbains sont donc des idéologues de bas étage indispensables à la mise en place du mondialisme marchand. Leur métier, c’est de démoraliser, décontenancer, domestiquer, abrutir, pervertir les braves gens qui sont encore « de leur village » et non converti à la culture culturelle. Et l’essentiel de leur activité, c’est la méchanceté, la moquerie et le ricanement.
    Quant à l’art contemporain au sens strict, il n’est guère qu’un épiphénomène d’un processus historique plus profond et plus généralisé de destruction de l’intelligence et de la raison. Cette esthétique courte, compulsive et d’une arrogance démentielle apparaît assez tardivement dans le procès de déclension de l’Occident et semble bien plutôt confirmer une situation établie de fait qu’inaugurer un moment historique. Elle contribue cependant, à sa place, à inculquer une mentalité cynique glacée. Et à conforter le bien fondé de l’atrophie mentale et morale généralisée.
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    Les artistes artistiques, les artistes qui ne sont que cela, et tout ce qui grouille dans la sphère esthétisante,  tout cela vit dans l’irresponsabilité et l’inconscience politiques les plus totales et tend à inculquer ce type de mentalité à l’ensemble de la population. S’il ne s’agissait pas de cela, leur cas ne mériterait guère qu’on s’y attarde. Sauf lorsqu’ils passent les bornes : esthétisation de la torture d’animaux.
    Nous ne sommes pas, hélas, seuls au monde, et une société dont la mentalité dominante est le cynisme facile, la frivolité caustique et la haine du peuple non converti à l’égoïsme glacé ne peut survivre longtemps. Nous sommes entourés d’ennemis qui vont profiter très vite de cette démission politique et stratégique téléguidée.
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    Face à la culture culturelle compulsive, les quelques menus savoir-faire, tours de main, prières, rituels d’une petite communauté occidentale enracinée peuvent paraître tout à fait dérisoires. C’est mal voir, c’est ne pas vouloir savoir l’affinement historique, la richesse des nuances, l’effort d’élaboration que demandèrent par exemple ces formules consacrées, c’est mal voir l’épaisseur des souffrances, efforts, peines accumulées, c’est ne pas voir la patine du temps sur les choses de l’esprit.
    Ce qu’un esthète néo-bourgeois quelconque accorde à n’importe quelle chose d’art subjective et compulsive, il le refusera aux choses de l’esprit.
    Parce qu’elles obligent.
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    En culture culturelle, esthétisme et abrutissement sonore généralisés, un pas a été franchi vers la société idéale du super-capitalisme : aucun lieu de solidarité ne risque de naître et de croître, aucune mémoire ne collationnera l’histoire de ce temps, aucune tradition n’a une chance de s’établir et de se perpétuer, aucune intelligence digne de ce nom ne se développera au milieu de ce délire sensualiste harassant et exténuant, seule la possession d’un chien permettra de se souvenir de ce que fut la fidélité, et, faut-il le préciser, aucune âme ne s’éveillera aux choses de l’esprit.
    G. R
    Notes                                                                                  
    (1)1981, évidemment. Rien dans l’histoire ne peut être comparé à cet attentat sans pareil contre l’intelligence et l’esprit.
    (2)  Par exemple une paillardise sans méchanceté est aux antipodes du sérieux mécanique et scientiste (et désormais macabre – SIDA) d’une certaine « éducation sexuelle » et encore plus d’un certain bavardage « éthique » médical de circonstance. La première s’inscrit dans le flot de la vie, les seconds constituent un dressage de tristes médicastres, une domestication moralisatrice et prétentieuse qui n’a rien à voir avec une morale organique historiquement et rationnellement fondée. Le médecin qui s’improvise philosophe est un danger public.
    (3)  Si cette notion a un sens, c’est la seule véritable phobie sociale de l’histoire du XXe siècle !
    (4)  Non, ce n’est pas de l’homophobie : « race d’ep », pédéraste en verlan, est admis, et même revendiqué, par un certain monde littéraire.
    (5) Mais cet horrible vocabulaire moralisateur n’avait pas encore été forgé : tout se passait par allusions.
    (6) Tel professeur de psychiatrie provincial auteur d’un traité de clinique, par ailleurs excellent, s’attarde sur le cas de pauvres laissés-pour-compte ruraux plus ou moins réduits à la zoophilie avant d’ajouter plaisamment que de telles déviations existent sans doute aussi dans certains milieux urbains et d’avouer enfin qu’il ne connaît pas très bien ces derniers !
    (7) Essentiellement par la musique primitive.
    (8) À long terme.
    (9) On perçoit donc bien alors l’urgence de la lutte contre le fascisme : on ne remerciera jamais assez nos intellectuels pour l’opportunité de leurs avertissements, inlassablement et courageusement répétés, à ce sujet.
    (10) Il est donc sans espoir aucun de prétendre défendre avec efficience le processus de civilisation sans identifier et punir, de mort, le viol psychique par les drogues sonores.

  • Algérie et colonisation : rappel des faits

    En une minute trente, l’historien Daniel Lefeuvre évoque quelques aspects de la régence d’Alger qu’on oublie souvent :

    « C’est la colonisation française qui a supprimé l’esclavage dans toutes ses colonies »

     

    D’autres précisions :

    http://www.fdesouche.com

  • L’Atlantide engloutie...

     Depuis que Platon l’a décrit dans le Timée et le Critias, il y a vingt-quatre siècles, plus de dix mille textes ont été écrits sur le sujet, localisant le monde perdu dans plus d’une soixantaine d’endroits dans le monde... (La Voix du Nord du 9 janvier). Pourquoi me serais-je trituré le cerveau pour trouver une introduction à mon présent article ? Il suffisait de faire Google Actualités et j’avais le choix entre le Herald de Paris qui vient d’annoncer que des archéologues avaient découvert dans les fonds marins des indices de la cité disparue et le monde de l’édition et de la télévision qui continue ardemment à exploiter le sujet. Mais il existe aussi des thèses très savantes développées par d’éminents professeurs et géologues membres de la très sérieuse communauté scientifique. Bien petites apparaissent, en comparaison, les petites histoires gauloises que j’ai tenté d’approfondir dans mes précédents articles, d’autant plus que mes contradicteurs ont cherché - et peut-être réussi - à me décrédibiliser en m’attaquant sur un article lointain où j’émettais l’hypothèse que les sources de l’Atlantide auraient pu se trouver en Gaule. Pensez donc ! Dans la Gaule du mont Beuvray - soi-disant site de Bibracte - où trône le Centre archéologique européen qui nous dit tout sur notre histoire antique ! Il faut vraiment être fou.

    Plus grande que l’Asie et la Libye réunies, l’île Atlantique aurait donc sombré bel et bien dans un cataclysme épouvantable, comme d’autres dont la Bible a conservé le souvenir, et cela 9 000 ans avant Platon. Soyons sérieux ! Dans son récit allégorique, Platon ne veut qu’évoquer l’histoire de l’Histoire, les civilisations qui meurent et qui renaissent ou celles qui les remplacent, les tremblements de terre politiques et guerriers, les révolutions et les régimes qui s’effondrent, de par la volonté des dieux ou du destin.
     
    Au risque de déplaire, une fois de plus, aux deux camps, à ceux qui prennent le texte de Platon à la lettre et aux éminents professeurs qui ne veulent y voir qu’une fable ou un mythe, je me permets de revenir sur mon ancien article tant décrié.
     
    Retour aux textes.
     
    Alors, le souverain des dieux, Zeus, voyant la corruption déplorable de cette race autrefois vertueuse, résolut de la punir pour la rendre plus sage et plus modérée. Dans ce dessein, il rassembla tous les dieux dans sa très auguste demeure qui se trouve au centre du monde et d’où il règne de là-haut sur tout ce qui sera. Et, les ayant rassemblés, il dit 

    La fin du Critias est perdue, écrit naïvement le rédacteur de la page Wikipédia consacrée à l’Atlantide ; le récit s’interrompt au moment où Zeus décide de punir les Atlantes décadents.
     
    Ainsi donc, étonnante ignorance de la poésie antique, on n’a pas compris qu’il n’y avait pas de suite au texte de Platon. On n’a pas compris que c’est volontairement que Platon a arrêté ainsi sa prose. Nos historiens seraient-ils donc incapables de se remettre dans l’esprit des Anciens ? Misérables hommes que nous sommes ! Aurions-nous oublié notre indignité ? Comment avons-nous osé espérer entendre les paroles de Zeus, le Dieu tout-puissant ! Aurions-nous voulu par hasard entrer subrepticement dans le conseil des dieux pour connaitre les décisions du Très-Haut... et notre avenir ? Allons donc ! La pensée de Platon est claire : la phrase inachevée, c’est l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des hommes, c’est le châtiment à venir, rendu inéluctable par notre faute, mais indéterminé et indéterminable. C’est un avertissement solennel qu’adresse Platon à ses contemporains et à leurs descendants. C’est le même avertissement que nous pourrions adresser au monde d’aujourd’hui : « Hommes ! Prenez garde, sinon... »
     
    Manipulé, falsifié, incompris et mal compris, le texte de Platon est pourtant d’une clarté aveuglante.
     
    Extraits du Critias. L’aîné, qui fut le premier roi, s’appela Atlas, et c’est de lui que l’île entière et la mer ont tiré le nom d’Atlantique. Quel est le continent qui, à l’époque de Platon, pouvait donner l’impression d’être entouré par l’océan atlantique ? Réponse : l’Europe de l’Ouest. Son frère jumeau, qui était né après lui, eut en partage l’extrémité de l’île voisine des colonnes d’Hercule et de la terre qui s’appelle encore aujourd’hui gadirique. Quelle est cette extrémité de l’Europe voisine du détroit de Gibraltar ? Réponse : la région côtière espagnole de Gadès. Je cite encore Wikipédia à qui il arrive heureusement de donner de temps en temps des renseignements intéressants : Gadès (ou Gadir en punique), est une ville antique fondée vers 1100 av. J.-C. par les Phéniciens, au sud de l’Hispanie, à l’entrée du détroit de Gibraltar, sur le golfe atlantique de Gadès. Ses habitants, les Gaditains, étaient des commerçants et des marins réputés. Je continue ma citation du texte de Platon : Tous ces fils de Neptune et leurs enfants demeurèrent dans ce pays pendant plusieurs générations, ... ils étendirent leur empire en deçà du détroit jusqu’à l’Égypte et la Tyrrhénie. Jusqu’à l’Egypte, c’est-à-dire sur toute les côtes de l’Afrique du Nord. Jusqu’à la Tyrrhénie, c’est-à-dire sur toutes les côtes de la mer tyrrhénienne, alias mer étrusque.
     
    Extraits du Timée. Cette île (l’Europe de l’Ouest), plus grande que la Libye et l’Asie ensemble (c’est la vision de l’époque) facilitait alors aux navigateurs le passage aux autres îles (iles d’Oléron, Ré, Yeu, Noirmoutiers, Yeu, Groix, de Sein) et de ces îles à tout le continent situé en face (la côte ouest de l’Europe) qui borde cette mer véritable ; car celle qui se trouve en deçà du détroit dont nous parlons (la côte méditerranéenne), ressemble à un port (la rade de Marseille) avec une entrée étroite (l’embouchure du Rhône), tandis que cette mer et la terre qui l’entoure peuvent être appelées véritablement à très juste titre, l’une une mer (l’Océan Atlantique), l’autre un continent (l’Europe de l’Ouest). Or, dans cette île Atlantide (l’Europe de l’Ouest) régnèrent des rois avec une grande et merveilleuse puissance qui s’étendait sur l’île entière, sur plusieurs autres îles et parties du continent. En outre, en deçà du détroit, ils dominaient sur la Libye jusqu’à l’Égypte, et sur l’Europe jusqu’à la Tyrrhénie.
     
    Quels étaient ces rois ? Il ne peut s’agir que des rois celtes (arvernes). Voici le témoignage de Strabon : “Les Arvernes étendirent leur domination jusqu’à Narbonne et jusqu’aux frontières de l’empire marseillais. Ils soumirent des peuples jusqu’aux Pyrénées, jusqu’à l’océan et jusqu’au Rhin". Platon est mort vers l’an 348 avant J.C., Strabon, vers l’an 23 après J.C.. Bien que séparés de 371 ans, ces deux témoignages se recoupent et nous révèlent l’ancienne grande puissance des Arvernes et donc de leur capitale : Gergovie.
     
    Première remarque. Penser que Gergovie ait pu se trouver sur le plateau pelé de Merdogne ou de Corent et Bibracte sur un mont Beuvray particulièrement inhospitalier, c’est une douce rigolade. Cela fait 30 ans que j’essaie de convaincre mes contemporains, jusqu’au ministre, de leurs convictions absurdes. Non seulement on me refuse un débat public honnête et équilibré mais on me couvre d’insultes, d’injures et de moqueries. Quelle tristesse pour mon épouse disparue, pour mes enfants et pour moi qui, dans ma carrière militaire, fut toujours entouré d’estime et de respect.
     
    Deuxième remarque. Le texte de Platon nous révèle, en toute logique, ce que les Grecs de cette époque pouvaient connaitre du continent européen par leurs navigateurs, c’est-à-dire les côtes et notamment ses endroits les plus connus.
    Troisième remarque. Ces côtes que Platon énumèrent correspondent aux implantations phéniciennes sur lesquelles il est admis que Carthage exerçait son influence. Or, si l’on suit mon interprétation du texte de Strabon, la métropole très influente ne serait pas la Carthage tunisienne mais la ou les capitales celtes (Gergovie et Bibracte). Et ces capitales se trouvaient, non pas sur les côtes, mais au centre de ce que César appellera la Gaule.
     
    Quatrième remarque. Il s’éleva, poursuit Platon, une guerre générale entre les peuples qui habitent au-delà des colonnes d’Hercule (les peuples celtes maitres des côtes atlantiques) et ceux qui habitent en deçà (les côtes phéniciennes méditerranéennes ralliées aux Grecs ?). C’est cette lutte qu’il faut vous raconter maintenant. Parmi ces peuples, les uns étaient dirigés par notre république qui, suivant la tradition, acheva seule la guerre ; les autres étaient commandés par les rois de l’Atlantide... Soyons réalistes ! Le seul conflit que Platon († 348) pouvait avoir en mémoire est celui de l’expansionnisme grec en Méditerranée qui se heurta à des colonies phéniciennes précédemment implantées. La fondation de Marseille par les Grecs de Phocée vers l’an 600 avant J.C., l’intervention des Celtes qui sont descendus plusieurs fois du centre de la Gaule pour s’opposer aux ambitions territoriales des Massaliotes illustrent ce conflit qui n’a, semble-t-il, pris fin qu’en 509 par la signature d’un traité entre une Rome pro-grecque et une Carthage pro-phénicienne dont Polybe nous a conservé le texte. De 509 à 348, cela fait 161 ans au lieu des 9000 ans symboliques dont Platon a fait état. Nous retombons dans le normal.
     
    Description d’une Gergovie transfigurée qui n’est arrivée à Platon que par oui dire (première approche).
     
    Du côté de la mer (l’Atlantique) et au milieu de l’île (au centre de la Gaule) était située une plaine la plaine de la Limagne) qui passe pour avoir été la plus belle de toutes les plaines et remarquable par sa fertilité. Près de cette plaine, à cinquante stades plus loin (à 9 km de la plaine, là où elle commence, vers Clermont-Ferrand) et toujours au milieu de l’île (la Gaule), il y avait une montagne peu élevée (la montagne de la Serre que prolonge l’éperon du Crest, Gergovie selon moi). Là, demeurait un de ces hommes, premiers nés de la terre, qui s’appelait Evénor ...Poséidon (la colonisation phénicienne) s’étant épris de sa fille, Clito, il s’unit à elle (union des colons avec les autochtones). Voulant clore la colline que Clito habitait (l’éperon du Crest), le dieu la creuse alentour, et forme des enceintes d’eau et de terre alternativement plus grandes et plus petites, qui se repliaient les unes autour des autres : il y en avait deux en terre et trois en eau (?), et toutes étaient parfaitement circulaires, comme s’il les avait tracées au compas à partir du centre de l’île de manière que la colline était inaccessible aux hommes...

    Je ne retiens que la partie vraisemblable du récit (les enceintes murées). Il est bien évident que Platon s’échappe dans le "monde des idées" pour imaginer une cité idéale (celte) très puissante, ce qui rend la victoire de l’Athènes "de nos pères" d’autant plus glorieuse.

    Première remarque. Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.C.) écrit de même qu’Héraklès (la colonisation phénicienne) s’unit à la fille d’un roi d’où naquit Galatès qui donna son nom à ce qui deviendra la Gaule. Mais il situe cette union à Alésia qu’il ne faut évidemment pas identifier à Alise-Sainte-Reine mais à la Bibracte éduenne que je situe à Mont-Saint-Vincent.
     
    Deuxième remarque. Situé dans le prolongement caractéristique de la montagne de La Serre, l’éperon du Crest est qualifié par Platon de peu élevé parce qu’on le lui a décrit par rapport aux montagnes de l’arrière pays, mais César, qui le voit depuis la plaine, le qualifie de très haut. Il n’y a là rien de contradictoire car tout est relatif. Pour ma part, j’en déduis seulement une chose, que les Anciens savaient apprécier l’avantage et la beauté d’une position exceptionnelle, un don que mes contemporains ont malheureusement perdu malgré toutes mes tentatives d’explication.
     
    Troisième remarque. Jamais la mythologie antique n’a été aussi claire et poétique que dans ce texte. Car Poséidon, c’est l’époux par excellence et Clito, l’épouse (Clito, Clitoris du grec kleitoris, la petite colline). Poséidon, c’est l’époux qui vient de la mer (phénicienne) et qui féconde, Clito, c’est la terre qui le reçoit. Etonnante sublimation du fait colonial ! On est bien loin des tristes thèses archéologiques actuelles.
     
    Quatrième remarque. Dans son récit, Platon nous révèle cette chose absolument extraordinaire, que dans la cité de l’Atlantide, il existait des fontaines pour les chevaux (certains traducteurs prétendent que les chevaux s’y baignaient , ce dont, tout de même, je doute). J’appartiens à une génération d’avant la mécanisation agricole. En vacances dans la ferme de mon oncle, paysan aisé de la région de Divonne-les-Bains, je n’ai jamais rien trouvé de plus merveilleux et de plus reposant que le bruit de l’eau d’une fontaine qui se déverse sans début ni fin dans son grand bassin rectangulaire taillé dans une pierre d’un seul bloc ; étonnante rencontre entre l’air et l’eau qui descendent des montagnes et la pierre calcaire aux reflets changeants. C’est là que l’unique cheval de trait de la propriété venait s’abreuver, digne serviteur, et non dans des cuves en bois préhistoriques.
    Les illustrations, photos et croquis sont de l’auteur.
    Extraits en partie de mes ouvrages.
  • Discours de François Hollande à Alger : la France triplement condamnée !

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    Le discours de François Hollande à Alger pose les bases d’un avenir extrêmement malsain entre la France et l’Algérie.

    Il condamne triplement notre pays, l’abaissant encore un peu plus sur la voie de la repentance d’abord, de l’immigration massive ensuite et des délocalisations enfin.

    Si François Hollande se défend de tomber dans la repentance, c’était pourtant l’exacte tonalité de son discours, un discours qui a revisité l’histoire dans le sens d’une violente charge contre la France. Rien sur les aspects positifs de la colonisation, rien non plus sur les crimes algériens contre les harkis, mais une nouvelle dépréciation systématique de notre pays, de notre histoire et de notre peuple.

    Parce que nous nous montrons faibles face au pouvoir algérien, les prochaines revendications ne tarderont pas, et très vite il sera demandé à la France des excuses officielles. La France doit au contraire se tourner vers l’avenir et regarder avec lucidité mais fierté son passé.

    En matière d’immigration, François Hollande veut encore accélérer la course aux visas, alors que 200 000 sont déjà accordés chaque année par l’ambassade de France à Alger !

    NPI

  • L’Atlantide dont les archéologues français ne veulent pas

    Alors que l'Université s'efforce de maintenir nos "humanités", une nouvelle archéologie, dite scientifique, va jusqu'à prétendre réécrire l'histoire des origines d'après l'enseignement qu'elle croit tirer des fouilles faites sur le terrain.

    C'est ainsi qu'en Palestine, l'archéologue Israël Finkelstein a réussi, avec un certain succès, à convaincre une partie de la communauté scientifique que les textes du Pentateuque avaient été écrits bien après les événements qu'ils relatent, sur la foi de légendes transmises oralement de génération en génération et que, par conséquent, il ne sont pas fiables.

    C'est ainsi qu'en France, bien que toujours dans l'ombre de Christian Goudineau, ancien professeur titulaire de la chaire des Antiquités Nationales, MM. Vincent Guichard et Matthieu Poux imposent leurs nouvelles vues à l'archéologie française, le premier au mont Beuvray, considéré à tort, selon moi, comme le site de Bibracte, le second à Corent où il voudrait voir, également à tort, le site de Gergovie.

    Partant du principe que les constructions maçonnées en pierre n'ont pu apparaître en Gaule que par une influence romaine, ils en arrivent à imaginer une "civilisation des oppida, véritables cités de terre et de bois". Ils oublient que César a dû construire une rampe d'accès de presque 23 mètres de haut contre les tours et les murailles d'Avaricum dont les murs de pierres étaient maçonnés, évidemment au mortier de chaux (coagmentis). Ils décrètent que la capitale/forteresse/ville du mont Lassois, récemment mise au jour, est un accident qui n'a pas eu de suite, que les ruines du village d'Alésia sont gallo-romaines et qu'il en est ainsi pour toutes les mises au jour de constructions en pierre. 

    On comprend, dans ces conditions, pourquoi ces archéologues sont très irrités par ma proposition de situer au Crest, dans les montagnes d'Auvergne, le site très fortifié qui a inspiré le texte de Platon sur l'Atlantide. Car, au-delà du mythe, cela indique que le philosophe voyait dans la capitale des Arvernes une fondation de Poséidon et donc, qu'il lui donnait une origine aussi illustre que celle d'Athènes, mais de nature différente.

    Je viens de lire le livre de M. Bernard Sergent "l'Atlantide et la mythologie grecque". Agrégé d'histoire, docteur en histoire ancienne et archéologie, l'auteur est chercheur au CNRS et président de la Société de mythologie française. Il explique comment Platon aurait construit le mythe de l'Atlantide en s'inspirant de mythes grecs qui se sont forgés dans un milieu entièrement grec. Pour ma part, je nuancerais un peu le propos en précisant : "dans le milieu de la mer Egée" pour qu'on n'oublie pas la primauté, dans le temps, du dieu phénicien/tyrien de la mer, Yam, que les Grecs ont, semble-t-il, rebaptisé du nom de Poséidon.

    S'il est admis, en effet, que tout a commencé à Sumer, ce n'est que vers le X ème siècle que l'écriture apparaît sur les rives orientales de la Méditerranée dans l'inscription du tombeau d'Ahiram, roi de Byblos. L'écriture n'arrivera en Grèce que plus tard.

    De même, selon la Bible, c'est au X ème siècle, à Tyr, que le roi Hiram fit fabriquer des objets en bronze pour le temple de Salomon, notamment une grande cuve reposant sur douze taureaux et richement ornée. Or, les cratères, vases, hydries ou autres objets décoratifs en bronze de cette qualité n’apparaissent dans le monde grec que beaucoup plus tard. A Gergovie (ma thèse), le cratère de Vix, avec la représentation de la Gorgone - à gauche - ne daterait que du VI ème siècle (avant J.C.).

    Autre élément de preuve de l'antériorité phénicienne : l'émigration phénicienne partie du port de Tyr et des rivages du pays de Canaan - ceux qui apportent la pourpre - qui a touché, en premier, notre pays.

    Pour M. Sergent, il n'y aurait pas de terre Atlantide, ni enfouie, ni cachée. Evidemment, cela ne fait pas l'affaire de ceux qui espèrent, un jour, voir surgir de l'océan la cité engloutie de leurs rêves. Et ces irréductibles sont de plus en plus nombreux, au fur et à mesure que l'ésotérisme progresse au dépens des humanités qui servaient jadis de références à la pensée raisonnable. Mais pour les gens sérieux, il y a, dans le texte de Platon, tout un univers ancien qui ne demande qu'à être mieux compris.
     
    Ce que je regrette, je ne le reproche pas à l'auteur, mais à la communauté archéologique française qui n'a cessé, et ne cesse encore, de rabaisser notre histoire antique pour valoriser, par comparaison, celle de la colonisation romaine, et cela, avec l'approbation du ministère de la Culture, ce qui est un scandale.
     
    Il s'agit là d'une erreur tragique qui oblige intellectuellement M. Sergent à considérer notre pays comme une terra "ignota et inculta" et, de ce fait, à repousser dans un Occident lointain mal défini toute une partie du texte de Platon... Et pourtant. 
     
    L'énigme d'Erutheia.
     
    Une énigme ? Pas vraiment ! Hérodote et d'autres auteurs la désignent comme une île de l'océan, au-delà des colonnes d'Héraklès. Ils lui donnent le nom de Gadeira. C'est le nom attesté de l'actuelle Cadix. C'est ici, ou plutôt dans l'arrière-pays, qu'Héraklès/Melqart aurait volé les boeufs de Géryon. Cette action ne peut se comprendre, à mon sens, que si elle est en rapport avec une expédition militaire menée dans le cadre d'opérations de type reconnaissance ou colonial ; autrement dit, la légende pourrait rappeler la colonisation phénicienne qui semble avoir connu son apogée en 814 avec la fondation de Carthage. Ensuite, poursuivant son périple, Héraklès aurait fondé une Alésia que j'identifie à Nuerax/Bibracte/Mont-Saint-Vincent, en Bourgogne du sud. Mais auparavant, d'après Tite-Live, il était passé en Italie, avant que la ville de Rome soit fondée. Il faudrait donc comprendre que le processus de colonisation s'est accentué et développé après la fondation de Carthage, ce qui me paraît assez logique (et peut-être même dès après la guerre de Troie pour des contingents limités).
     
    Dès lors que Gadire s'inscrit, et dans l'histoire, et dans le paysage géographique, force est de constater que Platon en tient compte puisqu'il donne au fils puiné de Poséidon cette dite île de Gadir, et par extension l'Espagne. En toute logique, la province royale voisine qu'il remet à son premier-né, Atlas, ne peut être que Gergovie en tant que capitale, et la future Gaule en tant que territoire... une future Gaule à laquelle il donne, toujours très logiquement, le nom d'Atlantide.
     
    Le procès qu'on me fait pour ma proposition d'une Atlantide qui n'est pas vraiment une île est absurde. Il est clair que, dans la rédaction de ses mythes, Platon n'a jamais cherché à donner une représentation géographique exacte, bien au contraire. D'une part, cela lui aurait été bien difficile pour la Galatie/Gaule alors qu'apparemment, aucun explorateur n'avait parcouru les frontières du Rhin. D'autre part, cela aurait complètement dévalorisé son récit auprès de ses lecteurs qui, depuis l'Odyssée, avaient pris l'habitude de projeter leurs fantasmes dans un univers d'îles lointaines aux extrémités de l'Occident.
     
    Ceci pour dire que Platon ne pouvait situer, poétiquement, son Atlantide que dans une île ou un semblant d'île, de même qu'il n'a pas hésité à forcer le trait pour décrire à ses contemporains une Grèce ancienne aux terres fertiles et bien gérées, ce qui est encore plus difficile à croire. Enfin, il me semble, qu'au lieu d'imaginer une Atlantide du côté des Amériques auxquelles même Christophe Collomb ne croyait pas, il serait bien plus intéressant d'essayer de comprendre ce qui, dans notre pays, a bien pu faire fantasmer les anciens Grecs.
     
    Le jardin des Hespérides.
     
    Comme le montre le char d'apparat du musée de New York, si la tête de lion représentée sur le bouclier identifie une Bibracte combattante, la tête de la Gorgone, ou de Méduse, désigne incontestablement la Gergovie arverne (Gorgona devenue Gergovia). Il n'y a pas d'autre lecture possible. Plus la tête de Méduse était affreuse, plus elle pouvait terrifier l'adversaire. Quant au fait de tirer la langue - signe de défi lancé à l'adversaire ou à la mort, Tite Live l'a noté pour un chef gaulois. Il faut croire que l'image était efficace puisqu'Athéna, elle-même, l'avait portée sur son bouclier, mais il peut y avoir une autre raison. Enfin, si l'on tient compte du cratère de Vix à décor de Gorgones qui ne peut avoir été fabriqué qu'en pays arverne, il ne fait aucun doute que, pour les Grecs, Gergovie était bien le pays de Méduse et des Gorgones.
     
    Citation : Les Gorgones qui habitent par delà l'illustre Océan, vers l'empire de la Nuit, dans ces lointaines contrées, où demeurent les Hespérides à la voix sonore... Méduse était mortelle... Poséidon aux noirs cheveux s'unit avec elle dans une molle prairie, sur une couche de fleurs printanières. Lorsque Persée lui eut tranché la tête, on vit naître d'elle le grand Chrysaor et le cheval Pégase... Persée, quittant une terre fertile en beaux fruits, s'envola vers le séjour des Immortels... Chrysaor, uni à Callirhoë, fille de l'illustre Océan, engendra Géryon aux trois têtes (Hésiode, site de M. Remacle, traduction A. Bignan).
     
    Comme je l'ai indiqué dans mon précédent article, le simulacre de la décapitation de la Méduse a donc bien eu lieu à Gergovie. Persée de Thèbes, en Béotie, y serait donc venu dans les années 520/660 (?) http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec... ; le dessin de la salamandre qui figure sur le pithos en est la preuve irréfutable.
     
    Tout cela s'accorde, en toute logique, avec le texte de Platon. Gergovie, capitale des Atlantes et de la Galatie/Gaule, province royale, et Gadera, capitale de la future Espagne/Hispanie, province gadirique, sont issues d'une même culture phénicienne. Cette culture les rapproche comme les liens de sang rapprochent deux frères. Et il faut remarquer que ces deux cités phéniciennes ont exprimé leurs croyances druidiques dans des sculptures de chapiteaux à la différence de la Grèce qui n'y mettait principalement que du feuillage. Enfin, bien que jumeaux, Gergovie, né en premier, avait toutefois la prééminence.
     
    Plus difficile à dater est la légende d'Héraklès, un héros que, manifestement, les Grecs ont emprunté au Melqart phénicien. Mais ce qui ne fait pas de doute, c'est que certains de ces mythes nous conduisent indiscutablement en Auvergne. Gorgones, Méduse, Atlas, les Hespérides, le jardin aux pommes d'or, oui, nous sommes bien au pays des montagnes auvergnates et des volcans aujourd'hui éteints. C'est là que vivait Atlas, le géant qui soutenait l'une des colonnes sur laquelle prenait appui la voûte du ciel.http://www.agoravox.fr/tribune-libr...
     
    Citation : Lorsqu'Héraklès fut arrivé vers Atlas, dans le pays des Hyperboréens, Prométhée lui conseilla de ne pas aller lui-même chercher les pommes, mais de prendre la place d'Atlas, et de l'envoyer les cueillir. Hercule suivit son conseil, et prit le ciel sur ses épaules : Atlas ayant cueilli trois pommes dans le jardin des Hespérides, revint vers lui, mais ne voulut plus reprendre le Ciel et dit qu'il irait lui-même porter les pommes à Eurysthée. Hercule alors, par le conseil de Prométhée, pria Atlas de le reprendre seulement jusqu'à ce qu'il eut fait un coussin pour mettre sur sa tête. Atlas y ayant consenti, posa les pommes à terre, et reprit le ciel ; alors Hercule s'empara des pommes et s'en alla. D'autres disent que ce ne fut pas Atlas qui les lui donna, mais qu'il les cueillit lui-même dans le jardin des Hespérides, après avoir tué le serpent qui les gardait. Il les porta à Eurysthée qui lui en fît présent ; Hercule les donna à Minerve qui les reporta dans le jardin, car il n'était pas permis qu'elles fussent placées ailleurs.(Apollodore, biblio II, site de M. Remacle, traduction E.Clavier). Dans cette version, c'est le serpent qui garde les fruits, dans une autre version, c'est un dragon. Est-ce le plateau de la Serre dans lequel les Arvernes voyaient un serpent, ou même une sorte de dragon ? Dans mon montage ci-dessus, j'ai voulu montrer comment les Arvernes s'imaginaient, qu'un jour, le dragon de leurs sculptures allait se réveiller de la montagne de la Serre. Ci-dessus, au Puy-en-Velay, Atlas soutient la voûte du ciel de la voûte d'entrée. En dessous, terres cuites décorées inspirées des chapiteaux de Gergovie.
     
    Atlas donna à Hercule non seulement ce qu'il était venu chercher, mais encore il l'initia dans l'astronomie. Atlas avait bien approfondi cette science, et il avait construit avec art une sphère céleste ; c'est pourquoi on le supposait portant le monde sur ses épaules. Comme Hercule apporta le premier en Grèce la science de la sphère, il en retira une grande gloire ; c'est ce qui fit dire aux hommes, allégoriquement, qu'il avait reçu d'Atlas le fardeau du monde.(Diodore de Sicile IV, site de M. Remacle, traduction de l'abbé Terrasson).
    Bref, tous ces mythes montrent bien l'intérêt qu'avait Platon à situer son Atlantide dans nos terres.
    Et je pourrais ajouter le mythe des géants, celui des titans et, peut-être, d'autres encore... http://www.agoravox.fr/tribune-libr... Dans ces temps de disette, je ne comprends pas la position du ministère de la Culture et de ses services. Et pourtant, il faudra bien, un jour, se décider à montrer comment Gergovie a fait rayonner sur le monde une culture que, jusqu'à maintenant, on a attribuée à d'autres... Dieu est là, dans le vent qui se lève à la surface du lac. Ouvrez les yeux et vous le verrez dans les tourbillons de feuilles que le vent soulève. Voyez ses yeux, son nez, ses oreilles et ses cornes en feuilles de chêne...
    Mais revenons à nos moutons pour expliquer, une fois de plus, pourquoi il faut situer l'Atlantide en grande partie imaginaire de Platon dans notre vieux pays.
     
     
    Je propose l'interprétation suivante du texte de Platon.
     
    Je propose d'interpréter le passage qui suit en essayant de raisonner dans l'esprit de Platon mais en identifiant à priori son île Atlantide à la Gaule. Pour la commodité de l'exposé, je conserverai ce nom de Gaule bien qu'il n'existait pas encore à cette époque. La traduction - en gras - est de M. Luc Brisson. Mes annotations sont indiquées en italiques.
     
    C'est que, en ce temps-là (de même que la Grèce ancienne est géographiquement différente de la Grèce actuelle, de même en ce qui concerne l'île Atlantide qui a précédé géographiquement la Gaule. A noter que les capitales ne changent pas d'emplacement), on pouvait traverser cette mer lointaine (c'est-à-dire, longer les côtes ouest de la Gaule, comme le fera Pythéas). Une île s'y trouvait en effet (pouvant faciliter une traversée par cabotage) devant le détroit (la Gaule, facade ouest). Cette île était plus étendue que la Libye et l'Asie prises ensemble (plus tard, la carte de Peutinger donnera encore à la Gaule une étendue démesurée). A partir de cette île, les navigateurs de l'époque pouvaient atteindre les autres îles (Angleterre, Irlande ?), et de ces îles, ils pouvaient passer sur tout le continent situé en face, le continent qui entoure complètement cet océan, qui est le véritable océan (au temps de Platon, on pensait que le monde habité par les hommes était entouré de cet océan, lequel était entouré lui-même par un véritable continent mais différent du nôtre).
    Car tout ce qui se trouve de ce côté-ci du détroit dont nous parlons, ressemble à un port au goulet resserré (il s'agit des côtes méditerranéennes qui sont à l'image d'une grande rade qui s'ouvre sur Marseille. Le goulet resserré s'explique par cette particularité qu'on ne pouvait y accéder que par un canal étroit, en raison des bancs qui en gênaient l'accès) ;
     
    De l'autre côté, c'est réellement la mer (l'océan), et la terre qui entoure cette mer, c'est elle qui mérite véritablement de porter le nom de "continent" (Par contraste avec ce véritable continent précité, la Gaule ne mérite de n'être désignée que par le mot "île").
     
    Or, dans cette île, l'Atlantide, s'était constitué un empire vaste et merveilleux, que gouvernaient des rois dont le pouvoir s'étendait non seulement sur cette île toute entière, mais aussi sur beaucoup d'autres îles et sur des parties du continent (Dans ce cas, il faudrait faire passer le fleuve océan par la Manche et considérer nos amis anglais comme appartenant à un autre monde). En outre, de ce côté-ci du détroit, ils régnaient encore sur la Libye (l'Afrique du Nord) jusqu'à l'Egypte (l'Asie Mineure), et sur l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie (l'Etrurie, Italie occidentale). 
     
    Conclusion : Gaule côté ouest du détroit + Gaule côté est ->Gaule tout court.
     
    Etonnant, ce texte de Platon qui nous oblige à réécrire notre histoire. On savait que les Gaulois s'étaient très impliqués dans les guerres puniques qui ont suivi. On savait même que des chefs gaulois commandaient des troupes à Carthage même, mais jamais on ne pouvait penser que c'est Gergovie qui commandait à la cité carthaginoise. De même, on savait que les Gaulois/Galates s'étaient portés jusqu'en Asie Mineure contre le royaume de Pergame au II ème siècle avant J.C., mais on ne pensait pas qu'ils s'y trouvaient déjà au temps de Platon. Quant à l'Etrurie, j'y trouve une confirmation pour dire, ce que j'ai déjà souvent dit, à savoir que ce ne sont pas les Etrusques qui ont apporté leur culture à la Gaule mais le contraire, par Gergovie et ses alliés.
     
    Je remercie M. Luc Brisson pour les précisions qu'il m'a données concernant sa traduction du texte de Platon.
    Références : Platon, oeuvres complètes, nouvelle traduction de M. Luc Brisson, 2008 et 2011.
    L'Atlantide et la mythologie grecque de M. Pierre Sergent, 2006.
    Histoire de Gergovie de E. Mourey, pseudonyme Jean, 1993.
    Cratère de Vix : photo INRAP http://archeologie-vin.inrap.fr/Arc...
    Le monde selon le Critias et et le Timée : Luc Brisson et Guillaume Duprat.
    Croquis et photos : E. Mourey