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culture et histoire - Page 510

  • Hommage à l'historien de la monarchie de Juillet 3/4

    Personne n'a mieux décrit l'état d'indifférence dans lequel végétait encore la jeunesse, quelques années après la révolution de Juillet, et raconté, d'un accent plus ému, plus vibrant, cette renaissance du sentiment chrétien, ce mouvement ascensionnel du catholicisme de 1830 à 1848, cette série de luttes auxquelles concoururent les premiers esprits du temps, Lamennais, Lacordaire, Montalembert, Ozanam, et qui finirent par la grande victoire de la loi sur l'enseignement. Comme toutes les victoires, celle-ci n'était que la résultante de nombreux succès partiels arrêtés maintes fois par des échecs considérables. Ainsi, les vainqueurs de 1850 assistaient en somme au triomphe des idées de L'Avenir 9, moins l'utopie et le scandale ; mais L'Avenir était resté sur le carreau. M. Thureau-Dangin s'est appliqué avec un soin particulier à l'analyse des idées lamennaisiennes et des causes qui amenèrent leur insuccès partiel.

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  • Baccalauréat « cadeau Bonux » !

     

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    La chronique de Philippe Randa

    Dans quelques mois, ce sera, comme chaque année, pour des milliers de lycéens, l’examen du Baccalauréat. Fébrilité ou franche angoisse pour les uns, cauchemars pour d’autres…

    Cauchemars ? Comme on les comprend ! Rendez-vous compte qu’en 2020, 4 % des candidats ont échoués ! Hé oui ! selon la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), le taux de réussite après rattrapage, n’a atteint que 95,7 %, vous rendez-vous compte ?

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  • Hommage à l'historien de la monarchie de Juillet 2/4

    En attendant que la sagesse vînt à la jeune génération, Louis-Philippe avait le droit de compter sur la bourgeoisie, non seulement sur ses bulletins de vote, qui ne lui manquèrent pas, mais sur son appui moral, qu'elle lui refusa lâchement. Il y a là une de ces défections que l'histoire ne comprend pas. Que Vigny et Chateaubriand aient vécu retranchés dans un légitimisme intraitable et désespéré ; que George Sand, Lamennais, Lamartine aient rêvé, en présence des crises ouvrières, d'une fraternité socialiste ou républicaine ; que le juste milieu et la paix perpétuelle ne fussent pas précisément l'idéal de la petite cour d'écrivains et d'artistes groupés autour du duc d'Orléans : on conçoit tout cela.

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  • Hommage à l'historien de la monarchie de Juillet 1/4

    L'Histoire de la monarchie de Juillet, de M. Thureau-Dangin, conquiert tous les jours de nouveaux lecteurs. Mais elle est encore loin d'être appréciée à son juste mérite. Je voudrais l'analyser ici sommairement, et essayer en même temps une description aussi exacte que possible du talent de son auteur. On excusera ce qu'il y aura d'incomplet dans cette exposition, de précipité dans ces jugements, en songeant que ce bel ouvrage n'est pas terminé, et que M. Thureau-Dangin n'a pas dit, tant s'en faut, le dernier mot de son talent.

    I

    Dans la nuit du 29 au 30 juillet 1830, Charles X ayant quitté Paris, la ville était à l'émeute et la France sans gouvernement. M. Thiers, alors simple journaliste, se souvint fort à propos d'anciennes intrigues nouées autour du duc d'Orléans par l'opposition libérale, et, sans même attendre son assentiment, mit en avant le nom de ce prince dans des proclamations qui furent affichées au matin.

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  • Qui suis-je ? Fiodor Ungern-Sternberg

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     Erik Sablé, Pardès, coll. Qui suis-je ?, 128 p.

    • Présentation éditeur : Le baron Ungern est un personnage exceptionnel qui libéra la Mongolie occupée par les troupes chinoises en 1921. Ataman cosaque, le baron Ungern vécut une vie d'aventures. Il fut un héros de la Première Guerre mondiale. Il habitera en Transbaïkalie, puis en Mongolie. Il parcourra la Mandchourie, la Chine, et se mariera avec une princesse chinoise. Sa Division Asiatique de Cavalerie sera la dernière armée à se battre contre les troupes communistes.

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  • Philippe Le Bel par Jean Favier, Chef d’œuvre brisé par l’histoire thématique.

    En 1978, l’historien médiéviste Jean Favier publiait un brillant Philippe Le Bel tordant le cou à toutes les erreurs colportées sur la mémoire du « roi de fer. »

    On l’accusa de cynisme et de violence, Jean Favier démontre à quel point le roi était animé de l’esprit chevaleresque de son temps et à quel point sa hargne contre Boniface VIII ou les Templiers est celle d’un chrétien sincère, soucieux de la pureté des défenseurs de la foi. Philippe IV, en effet, est un chrétien ardent, consciencieux, animé par le soucis de son Salut et le désir de la Croisade.

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  • Philippe de Villiers, sur la cérémonie des César : « La France de Louis Lumière est plongée dans le noir »

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    « Un cauchemar pour ceux qui aiment le cinéma et qui repensent à tous les grands chefs-d’œuvre classiques du cinéma français. » Philippe de Villiers ne mâche pas ses mots pour décrire la désastreuse soirée des César de ce week-end. Il en appelle à retrouver « ce qui relève de l’absolu : quand on est Français, la France, et quand on est humain, le Beau ».

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  • Le temps des technocrates

    Voici un livre savant, dense, un brin austère, et dont l’auteur, un Américain, affiche un beau cursus universitaire : diplômé de Columbia et d’Oxford, Philip Nord est professeur à Princeton. A ce spécialiste de la France moderne et contemporaine, on doit des travaux sur la démocratie au XIXe siècle ou sur les impressionnistes et la politique. A priori, du classique et du sérieux. L’ouvrage qu’il publie aujourd’hui, dont l’édition américaine date de 2010, porte d’ailleurs un titre qui ne fait pas rêver : Le New Deal français. Et pourtant, il s’agit, sur le plan historiographique, d’une petite bombe. Que veut prouver Philip Nord ? Schématiquement, qu’entre la crise des années 1930 et les débuts de la IVe République, un mouvement de fond a conduit la France à se doter d’instruments de planification économique, d’un système plus élaboré de protection sociale, d’un secteur de production directement contrôlé par l’Etat, et d’une politique culturelle émanant également de la puissance publique. Le New Deal français, à l’instar de celui qui marqua le mandat de Roosevelt, aux Etats-Unis, à l’issue du krach de 1929, marque le retour de l’Etat, contre le libéralisme économique et politique de la IIIe République. Mais derrière ce dessein, explique toujours Philip Nord, il y a des hommes. Ils ont fait Sciences Po, croient à la force des politiques publiques et veulent moderniser le pays. Ministres, hauts fonctionnaires et techniciens, on les appellera un jour les technocrates. Ils sont à l’oeuvre avant-guerre à Paris, sous l’Occupation à Vichy, dans le gouvernement de Pétain, ou à Londres et à Alger avec de Gaulle, puis à Paris à la Libération. Sans méconnaître les ruptures politiques et constitutionnelles de 1940 et 1944, l’auteur met ainsi en lumière des continuités souterraines. Dans le domaine de la santé ou de la démographie, par exemple, des projets conçus sous la IIIe République ont été institutionnalisés par Vichy puis repris par la IVe République, un changement de nom permettant la transition. Philip Nord, méprisant les attendus idéologiques concernant cette période, insiste donc sur la force des réseaux et des liens au sein d’une même génération pour expliquer une certaine permanence de l’Etat, par-delà les changements de régime.

    Jean Sévillia

    Le New Deal français, de Philip Nord, Perrin, 454 p., 25 €.

    Sources :  (Edition du  vendredi 19 février 2016)

    https://www.jeansevillia.com/2016/04/05/le-temps-des-technocrates/