Pour participer aux décisions, il faut être résident du village depuis un an. L’assiduité aux assemblées communale était un devoir et une obligation : on a vu aller chercher les récalcitrants, et certaines communautés ont frappé d’amende ceux qui refusaient de s’y rendre. Prononcée par le juge, l’amende pouvait doubler ou tripler en cas de récidive. Elle pouvait être payée en nature : en vin, en cire… On a vu aussi sanctionner ceux qui partaient avant la fin ou refusaient de signer le procès-verbal : la règle, c’était celle de chaque village qui décidait pour lui-même.
Le syndic, ou le juge annonçait le sujet de la délibération du jour, la décision commune qu’il allait falloir prendre et qu’on avait affichée sur les murs : pour ceux qui ne savaient pas lire, ça avait été annoncé au prône.


