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culture et histoire - Page 542

  • « Philippe de Villiers : Saint Louis est le mur porteur de la France »

    Philippe de Villiers a récemment consacré une biographie au chevalier de Charrette ; il récidive avec Le Roman de saint Louis, aussi vivant et documenté que le précédent. Monde et Vie l'a rencontré.

    Monde et Vie : Philippe de Villiers, pour quelles raisons avez-vous souhaité écrire une biographie de saint Louis ?

    Philippe de Villiers. Je me suis intéressé à saint Louis, parce que la France va commémorer cette année le 800e anniversaire de sa naissance, le 25 avril 1214 - et je pressens que cette commémoration va passer à la trappe de l’historiquement correct. D'autre part, quand la maison s'écroule, on cherche à tâtons, dans l'obscurité, le mur porteur; et saint Louis est celui de notre pays. Il nous a laissé l'idée que nous nous faisons, aujourd'hui encore, de la légitimité, de la justice, de l'autorité, de la France.

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  • L'antiracisme de Charles Maurras

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    Le nationalisme français traditionnel, tel qu'il fut notamment théorisé par Charles Maurras, a tout au long du XXe siècle rejeté vigoureusement le racisme. Parce que celui-ci est perçu, dans ce courant de pensée, comme totalement étranger à ce qui a fait la France.

    « Si le racialisme de Gobineau n’a pas fait école en France », écrit le politologue Pierre-André Taguieff, c'est notamment du fait « de l'incompatibilité du nationalisme français, incarné par l'Action française (fondée en juin 1899), avec toute forme de matérialisme biologique »(1) Charles Maurras, en effet, traitait volontiers le comte de Gobineau, père du racialisme, de « Rousseau gentillâtre » ou de « stupide et indigne Français », selon l'humeur mais avec une belle constance. A lire le défenseur du nationalisme intégral, la pensée d'Arthur de Gobineau était en ce domaine toute pénétrée de germanisme et d'esprit allemand. Comme il l'écrira le 10 octobre 1926 dans le quotidien L’Action française : « Nous sommes des nationalistes. Nous ne sommes pas des nationalistes allemands. Nous n avons aucune doctrine qui nous soit commune avec eux. Toutes les falsifications, tous les abus de textes peuvent êtres tentés on ne fera pas de nous des racistes ou des gobinistes. »(2)

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  • La première révolte des bonnets rouges

    Le royaume de France était en guerre contre les Provinces unies, depuis 1672. Le Roi-Soleil ayant besoin d'argent pour financer ce conflit, leva en 1674 de nouveaux impôts, frappant notamment le tabac, la vaisselle d'étain et les actes notariés, qui devraient désormais être rédigés sur papier timbré. Ces nouvelles taxes provoquèrent une flambée de colère, d'abord à Bordeaux, d'où le mécontentement gagna Nantes, puis Rennes.

    Les Bretons avaient quelques raisons d'être mécontents de la décision de Louis XIV : d'une part, elle piétinait les libertés bretonnes, que François Ier en son nom et celui de ses successeurs, s'était engagé à respecter, par le traité de Vannes de 1532, qui unissait définitivement la Bretagne et la France.

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  • Giap, serviteur de Moloch

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    « Les Français m'en ont fait voir de toutes les couleurs. Ils se démenaient autrement plus que les Américains. Ils étaient rudement plus forts. » L'homme qui a décerné ce bel hommage aux soldats français qu'il a combattus sans pitié, est mort le 4 octobre dernier à Hanoï, à l'âge de 102 ans.

    Võ Nguyên Giap est né en 1911 à An-Xa, dans le Nord-Annam, non pas fils de paysan comme le veut la légende, mais de mandarin. Entré au collège de Hué, capitale de l'Annam, puis au lycée de Hanoï, il embrasse dès cette époque la cause de l'indépendance et organise des grèves étudiantes. À 19 ans, il adhère au parti communiste, qu'il ne quittera plus. Cet engagement politique lui vaut d'être emprisonné pendant trois ans. Libéré, il rejoint Hanoï, où il est hébergé par un professeur, Dang Thaï-Mai, futur dirigeant vietminh, dont il épousera la fille.

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  • Henri Alleg, un héros comme la gauche les aime (texte de 2013)

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    La gauche vient de perdre l'un de ses « héros » historiques, qui trahit le pays qui l'avait accueilli. Retour sur le parcours pas très clair du militant communiste Henri Alleg.

    La gauche française est en deuil. Le 17 juillet est mort un citoyen modèle, auquel le président de la République, François Hollande, s'est empressé de rendre hommage dès le lendemain : « J'apprends la disparition de Henri Alleg. Son livre, La Question, publié en 1958 aux éditions de Minuit, alerta notre pays sur la réalité de la torture en Algérie. Toute sa vie, Henri Alleg lutta pour que la vérité soit dite. À travers l'ensemble de son œuvre - jusqu’à son dernier livre, Mémoire algérienne, paru en 2005 - il s'affirma comme un anticolonialiste ardent. Il fut un grand journaliste, d'abord à Alger Républicain, dont il assura la direction; puis à L'Humanité, dont il fut le secrétaire général et auquel il collabora jusqu’en 1980. Henri Alleg est constamment resté fidèle à ses principes et à ses convictions. » Fermez le ban !

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  • Dieu, la raison et la démocratie

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    Frédéric Guillaud reprend à neuf la question : peut-on démontrer rationnellement l'existence de Dieu ? Et il n'en reste pas aux principes. Cette démonstration que la raison a quelque chose à dire sur l'existence de Dieu, il la fait lui-même en 400 pages. On croyait tout savoir sur « le Dieu des philosophes et des savants ». En réalité, on a beaucoup à apprendre - et d'abord que la raison humaine peut vraiment prouver Dieu.

    Il y a eu deux grands livres en un siècle sur Dieu tel qu'il se donne à la raison humaine celui du Père Réginald Garrigou-Lagrange, sobrement intitulé Dieu, son existence et sa nature, qui connut beaucoup de rééditions entre 1915 et 1950, et celui de Claude Tresmontant, Comment se pose aujourd'hui le problème de l’existence de Dieu, qui paraît en 1961 et connaît une dernière édition augmentée en 2002. Le premier de ces deux ouvrages est un livre de métaphysicien il s'est agi pour le Père Garrigou de répondre au rationalisme kantien en montrant que ce sont les principes de la raison qui postulent l'existence de Dieu. Cet aérolithe intellectuel, souvent critiqué, n'a jamais vraiment reçu de réponse. Il n'a pas été réfuté.

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  • Charette, roi de la Vendée

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    Sous le titre Le roman de Charette, Philippe de Villiers vient de consacrer une remarquable biographie, écrite à la première personne du singulier, au grand général vendéen.

    Quel roman, en effet, que cette vie ! François Athanase de Charette de la Contrie est né à Couffé, en Maine-et-Loire, le 21 avril 1763. Après des études chez les Oratoriens, le futur chef vendéen, cadet d'une famille d'officiers « pauvre et glorieuse », entre dans la Marine royale et prend part en 1782 à la guerre d'indépendance américaine.

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