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économie et finance - Page 790

  • Réaction de Marine Le Pen à la dégradation de la note de la France

    Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National

    La dégradation de la note de la France par Standard & Poor’s à AA, après une première dégradation sous Nicolas Sarkozy en janvier 2012, démontre que notre pays ne fait que perdre à poursuivre année après année une politique d’eurostérité sous pression de la grande finance. Non seulement l’eurostérité dégrade le pouvoir d’achat, non seulement elle n’améliore pas la croissance, l’emploi et la dette, mais de surcroît elle n’est jamais suffisante pour la finance !

    Cet événement tue ainsi le mythe commun à l’UMP et au PS selon lequel l’austérité permettrait de se dégager de l’emprise des marchés financiers et de retrouver notre liberté d’action. Bien au contraire, plus nous allons dans la voie de l’eurostérité, plus nous plongeons et plus nous sommes soumis à la dictature de la finance et des taux d’intérêt qu’elle facture à notre pays.

    Les Français doivent en effet réaliser que tous les sacrifices qui leur sont demandés depuis plusieurs années, aussi bien la hausse de la fiscalité que la réduction des services publics et de santé, sont annulés dès que les taux d’intérêt appliqués au remboursement de notre dette publique augmentent.
    Plusieurs pays de la zone euro ont connu ce cercle vicieux avant nous, à commencer par la Grèce et l’Espagne : la décision prise par S&P nous confirme que nous sommes embarqués dans la même logique.

    La nouvelle dégradation de la note de la France doit donc nous inciter à nous libérer de la pression de la finance pour retrouver des marges de manœuvre. Ce ne sera possible que si notre pays retrouve une monnaie nationale, à l’instar de 95 % des pays du monde, ainsi que la possibilité d’emprunter directement à la Banque de France plutôt que d’être contraint de le faire auprès des grandes institutions financières, comme le Traité de Maastricht l’y oblige.

    source: nationspresse

    http://www.altermedia.info/france-belgique/nationspresse/reaction-de-marine-le-pen-la-degradation-de-la-note-de-la-france_88573.html#more-88573

  • La Manif pour Tous interpelle le gouvernement

    Communiqué de LMPT (pendant que le drapeau de 600m² était déployé place Vendôme, à l'endroit même où de nombreuses Sentinelles viennent veiller chaque jour):

    1"Le projet de loi de finances, le projet de loi famille et d’autres projets en cours d’élaboration comportent de nombreuses propositions très menaçantes pour la famille. Après la loi Taubira, le Président et son Gouvernement, véritablement familiphobes, ne cessent d’envisager des mesures insupportables, alors qu’ils feraient bien mieux de s’occuper du chômage et de la paupérisation des Français. Fondement et avenir de la société, la famille est une valeur refuge plébiscitée, particulièrement en période de crise. La famille doit être impérativement soutenue. Les sympathisants de La Manif Pour Tous ne lâchent rien !

    Poursuivant leur opposition à la loi Taubira dont ils veulent l’abrogation (sans rétroactivité), ils exigent du gouvernement des réponses claires sur 5 revendications majeures. Pour faire entendre la voix des familles, La Manif Pour Tous ouvre aujourd’hui une vaste et nouvelle campagne d’actions. Si les pouvoirs publics ne répondent pas positivement d’ici fin novembre, la pression des sympathisants de La Manif Pour Tous ira crescendo !

    Ces revendications légitimes sont les suivantes :

    1/ ENGAGEMENTS solennels :

    • de ne pas libéraliser la PMA (Procréation Médicament Assistée) pour les couples de femmes et les célibataires et ce, quel que soit l’avis du CCNE modifié de façon scandaleuse.
    • d’interdire définitivement la GPA (Gestation - ou Grossesse - Pour Autrui, c’est à dire les mères porteuses), pratique qui exploite le corps de la femme et fait des orphelins biologiques.

    22/ HALTE à l’asphyxie fiscale de la famille.

    La Manif Pour Tous demande au gouvernement de :

    • revenir sur le plafonnement du quotient familial ;
    • renoncer à la suppression de la demi-part fiscale prévue pour tout parent ayant élevé seul un enfant ;
    • renoncer à la fiscalisation des majorations de pension pour avoir élevé 3 enfants ou plus ;
    • tenir son engagement sur la baisse de la TVA sur les produits de consommation courante ;
    • ne pas augmenter la TVA sur les transports ;
    • défiscaliser les heures supplémentaires sur les salaires les plus modestes.

    3/ ABANDON du projet de réforme du congé parental.

    3En l’état, ce projet liberticide reviendrait de fait à réduire de six mois la durée de ce congé. Que feront les parents de leur enfant compte tenu de la pénurie de solutions d’accueil ?

    4/ REFONTE des Temps d'Activités Périscolaires (TAP) à l'école.

    On ne peut refonder l'école sur des Projets Educatifs Territoriaux (TEPT) qui se substituent à la liberté et au contrôle des parents sur le choix des activités hors enseignement et qui ouvrent la possibilité à des associations militantes de promouvoir l’identité de genre auprès des enfants.   

    5/ RENONCER, dans la future loi famille, à la création d’un statut du beau-parent, à la création d’une pré-majorité, à laquelle s’oppose une très large majorité de Français et à toute remise en cause de l’adoption plénière pour les couples hétérosexuels. La fausse bonne idée du statut du beau-parent affaiblirait le lien parents/enfant et le rôle de premiers et principaux éducateurs du père et de la mère. D’autres réponses peuvent être apportées pour améliorer le quotidien des familles concernées.  

    Les familles attendent du Gouvernement des réponses claires et positives sur ces revendications. Les projets de loi en cours offrent en effet des opportunités concrètes pour reconstruire la cohésion sociale à travers le soutien aux familles. Dans le cas contraire, l’indifférence ne pourrait être ressentie que comme du mépris à l’égard de  la souffrance de nombreuses familles. Le gouvernement porterait à lui seul la responsabilité d'un durcissement de l’attente des familles. La Manif Pour Tous prendrait quant à elle ses responsabilités en appelant à de nouvelles manifestations."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les Etats-Unis veulent se garder le marché iranien de l’automobile

    Petit retour en arrière, neuf jours avant les élections iraniennes. Nous sommes le 3 juin 2013 et Barack Obama, président des Etats-Unis, signait ce qu’on appelle un « executive order », décret présidentiel consultable sur le site internet de la Maison Blanche, rédigé de façon à interdire le marché iranien à Renault et Peugeot.

    Ce décret interdit en effet l’exportation vers l’Iran de pièces détachées permettant de monter sur place des automobiles, ce qui était la spécialité du groupe français PSA.

    Par contre, cet « executive order » n’interdit pas l’exportation en Iran de voitures déjà fabriquées, ce qui correspond aux activités d’exportation de General Motors.

    Voilà qui n’est pas un détail quand on sait que l’ouverture du marché de l’automobile iranien représente selon les prévisions 1,5 million de voitures par an ! Et que Peugeot avait conquis jusqu’en 2011 près d’un tiers de ce marché iranien.

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  • Aide médicale aux étrangers: la facture explose

    INFOGRAPHIE - Les dépenses prévues en 2013 dépasseront les 800 millions d'euros, en hausse de 16,4 %, selon un rapport parlementaire qui appelle à tout réformer.

     

    Des dépenses de santé pour les étrangers les plus démunis, chaque jour plus nombreux, qui cheminent vers le milliard d'euros annuel. «Le système actuel de l'aide médicale de l'État (AME) est totalement à bout de souffle. Des adaptations marginales ne suffiront pas ; il convient de repenser globalement le dispositif en s'interrogeant sur sa philosophie même.» Connu pour son franc-parler, le député UMP de Paris, Claude Goasguen, jette un sérieux pavé dans la mare au détour de son rapport sur le projet de loi de finances pour 2014 relatif à la santé. Ce document, dont Le Figaro a eu connaissance, décrit notamment la folle dérive de l'AME accordée aux personnes étrangères résidant en France depuis plus de trois mois. En voici les points clés:

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  • Coup de fusil de la Cour des comptes sur la Fédération nationale des chasseurs

     

    Si vous n’êtes pas chasseur, le nom de Bernard Baudin ne vous dira rien. Si vous l’êtes, vous pensez qu’il défend vos intérêts. Or la Cour des comptes a mis son nez dans le terrier de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), qu’il préside. Elle envoie du gros plomb sur les rémunérations en or de la FNC… et sur ses pratiques.

     

    Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas, doit se dire… le maire de Nice, Christian Estrosi. Bernard Baudin n’a pas, en effet, que la chasse pour passion; la politique est son autre marotte et il siège comme conseiller municipal, de puis 2008, à la mairie de Nice. De 2004 à 2010, il a aussi été conseiller régional en Paca. Et en 2011, il s’est fait élire conseiller général des Alpes-Maritimes, sous les couleurs de l’UMP, dans le 7e canton de Nice, avec 55,90 % des voix (seulement) face à un candidat du Front national après quelques péripéties qui ont failli entraîner l’invalidation du scrutin; c’est passé.

     

    Un directeur mieux payé qu’un premier ministre !

     

    Le rapport que la Cour des comptes a consacré à la Fédération nationale des chasseurs, lui, risque de passer moins facilement. Le monde de la chasse bruissait, depuis plusieurs mois, de ce rapport confidentiel, remis à la FNC en juillet dernier, aux découvertes que l’on disait alarmistes, voire scandaleuses. Le numéro de novembre de « Plaisirs de la chasse » a dévoilé ses conclusions.

     

     

     

    Elles sont en effet étonnantes et vont faire d’autant plus de bruit que le budget de la FNC, interlocuteur privilégié des pouvoirs publics, provient, pour l’essentiel, des « contributions obligatoires » des chasseurs qui, lorsqu’ils acquittent leur permis de chasse, versent 3,27 euros qui vont atterrir dans les caisses de la FNC. Au total, avec les diverses subventions qu’elle reçoit, la FNC affiche un budget annuel de 13 millions d’euros, soit 10 euros par tête de chasseur. Ce qui lui permet de mener grand train…

     

    Son équipe dirigeante perçoit, comme l’écrit « Plaisir de la chasse », des « salaires de ministres ». Pour son directeur: 203.000 euros bruts annuels, « en progression de 36 % en six ans »! Pour la directrice adjointe: 118.000 euros bruts annuels, en progression de 35 % sur la même période! Et pour le directeur administratif et financier, 103.000 euros, en progression cette fois de 72 %!

     

    « Le salaire du directeur de la FNC (16.290 euros mensuels sur la période 2010-2012), écrit notre confrère, est donc supérieur à celui du premier ministre »! Jean-Marc Ayrault ne perçoit en effet « que » 14.910 euros par mois. Et celui de la directrice adjointe est, à 100 euros près, celui d’un simple ministre (elle touche 9.833 euros). Et comme il n’y a pas de petites économies, le directeur de la FNC, un peu mesquin, bénéficiait également de la prise en charge, par la fédération, de son abonnement internet/ téléphone/télévision à hauteur de 45 euros par mois au douteux motif, a tenté d’expliquer la FNC à la Cour des comptes, que l’intéressé consultait ses mails professionnels depuis son domicile!

     

    « Secret défense » dans les allées du pouvoir

     

    Président de la FNC depuis 2010, Bernard Baudin va donc devoir expliquer à ses adhérents contraints et forcés pourquoi il a toléré de telles rémunérations, et pourquoi, aussi, il a accepté qu’un « lobbyiste » – le terme figure dans le rapport de la Cour – perçoive, chaque année, entre 180.000 et 200.000 euros de la FNC pour des missions qui n’ont pas laissé de traces écrites… Hormis bien sûr la présentation de notes de frais… Sa mission aurait consisté à « accompagner les négociations politiques et techniques en liaison avec les parlementaires, les cabinets ministériels… »

     

    Cet homme, doté de beaucoup d’entregent et d’une santé de fer, aurait organisé, selon la FNC, « des dizaines de réunions par mois » Avec des conseillers du chef de l’Etat ou du premier ministre, avec les membres des groupes chasse de l’Assemblée nationale et du Sénat, etc., avec des membres de cabinets ministériels, etc. Mais la transparence de la FNC s’arrête là où commence le « secret défense »: à la porte des alcôves… « Beaucoup d’informations collectées et de rendez-vous organisés, a-t-il confié à la Cour des comptes, ont un caractère très confidentiel qui empêche toute diffusion hors d’un cercle restreint », ajoutant qu’« une part non négligeable des missions confiées ne peut faire l’objet d’aucune valorisation, même interne, afin de ne pas mettre en difficulté certains de nos informateurs et de nos partenaires ». On ne saurait mieux reconnaître que la démocratie parlementai re s’arrête, elle, là où débutent les petits arrangements avec les gros lobbies.

     

    La Cour des comptes s’étonne d’autant plus des pratiques de ce lobbyiste que la FNC rémunère déjà un avocat pour des missions semblables ! Lui aussi rencontre les conseillers, lui aussi casse la graine avec des parlementaires. Pas les mêmes, alors? Et est-ce le même avocat que celui (Me Charles Lagier) qui a écrit un Code de la chasse, préfacé par Bernard Baudin et dont le même Bernard Baudin recommande vivement l’achat à ses adhérents?

     

    En août dernier, alors que le rapport de la Cour des comptes lui était déjà connu mais n’avait pas été divulgué, Bernard Baudin avait été réélu haut la main à la présidence de la FNC avec 75 % des voix (ce qui n’est pas un prodige et est même surprenant: il n’avait pas de rival !). Il avait alors affirmé bénéficier d’une « légitimité renforcée ». L’état de grâce est terminé et, pour les chasseurs, cela va être la double peine puisque les écologistes ne vont pas manquer de s’engouffrer dans cette gabegie et ces mauvaises manières antidémocratiques. On ne peut même pas conseiller à Bernard Baudin de se faire recaser au Conseil économique, social et environnemental, il y siège déjà. Au titre des personnalités qualifiées.

     

    Antoine Vouillazère

     

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 6 novembre 2013, reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

     

    Coup de fusil de la Cour des comptes sur la Fédération nationale des chasseurs

    http://fr.novopress.info/144281/coup-de-fusil-de-la-cour-des-comptes-sur-la-federation-nationale-des-chasseurs/#more-144281

  • La colère bretonne contre l'erreur fiscale de trop de la République.

    Se promener avec un bonnet rouge sur la tête ne laisse pas indifférents les passants parisiens ou versaillais : quelques marques de sympathie, d’autres d’inquiétude, parfois de l’agressivité et des mots que l’on pourrait facilement taxer de « xénophobie », surtout de la part de quelques partisans du gouvernement en place ou d’admirateurs de la mondialisation… Il est amusant de constater combien un simple couvre-chef peut créer du lien social et comme il est devenu un véritable symbole, à la fois de la Bretagne et de la révolte fiscale en cours ! 

    Dans l’histoire, la révolte des bonnets rouges de 1675 s’inscrit dans la longue cohorte des révoltes populaires contre l’impôt et, par la même occasion, contre l’Etat central ou, du moins, de ses relais sur le lieu de la contestation : celle-ci fut terrible, tout comme la répression qui s’ensuivit… Mais il en reste quelques leçons que nos gouvernants, entre autres, feraient bien de méditer avant que de commettre de nouveaux impairs.

    Tout d’abord, la question même de l’impôt, de sa légitimité et de son acceptabilité : tout Etat digne de ce nom doit trouver les moyens de se financer pour pouvoir maîtriser les territoires et aider les populations, engager de grandes politiques et être présent sur la scène internationale, tout simplement pour « être et durer » et représenter les intérêts de la nation, les défendre et les faire prospérer. En période de crise (qu’elle soit géopolitique comme en 1675 avec la guerre de Hollande –le pays, pas la personne…, ou économique et financière comme aujourd’hui, marque d’une mondialisation en cours, moins heureuse qu’espérée), trouver de l’argent est un art plus délicat encore que d’ordinaire, et qui nécessite un certain doigté si l’on veut éviter les réactions brutales : oublier les spécificités locales dans un pays aussi pluriel que la France, chatouiller les susceptibilités provinciales ou socio-professionnelles ou vouloir passer en force sans un minimum de concertation avec les parties concernées, en particulier celles appelées à s’acquitter de nouvelles taxes ou impositions, c’est risquer le mécontentement explosif, la contestation active et l’émeute revendicatrice. Colbert, en 1675, en négligeant la particularité de l’autonomie bretonne, a allumé, peut-être sans en saisir toutes les conséquences, un incendie qui mit bien du temps à s’apaiser et desservit l’Etat central sans satisfaire le Roi, obligé d’envoyer des troupes dans la province rebelle et risquant sa postérité… L’historien breton La Borderie, pourtant royaliste convaincu (il fut député monarchiste de Vitré de 1871 à 1876), n’hésita pas à parler, pour évoquer la répression royale de 1675, de « despotisme », même s’il cible plus Colbert que le souverain lui-même… Le gouvernement Ayrault devrait se souvenir de cela, sans doute, s’il ne veut pas perdre tout crédit (ou plutôt ce qui lui en reste…) dans une région qui, pourtant, lui était électoralement très favorable en 2012. Mais il est vrai que, contrairement à la structure institutionnelle étatique d’une monarchie qui restait encore « fédérative » à défaut d’être complètement fédérale, la République se veut « une et indivisible » et, donc, égalitaire, au risque de ne pas prendre en compte ce qui fait la diversité française et de se heurter à des réalités qui, elles, ne sont pas identiques d’un bout à l’autre du territoire national…

    D’autre part, pour être acceptable et accepté, un impôt ou une taxe doit avoir une « raison d’être » et apparaître comme utile, voire nécessaire, aux populations qui doivent l’acquitter : or, qu’a-t-on vu avec cette fameuse « écotaxe », si mal nommée en fait ? C’est qu’elle devait plus rapporter à une société privée, baptisée Ecomouv, qu’à la Bretagne elle-même ! Cela nuit, évidemment, à la crédibilité de cette taxe qui apparaît plus devoir bénéficier à des actionnaires ou à des intérêts privés qu’à la collectivité elle-même : le principe de la « Ferme générale », déjà condamné sous l’Ancien régime parce qu’elle semblait trop profiter à quelques riches « percepteurs », n’est pas plus populaire ni compréhensible aujourd’hui qu’hier…

    Mais là n’est pas le plus grave : en fait, cette taxe n’était accompagnée, pour lui donner crédit près de la population, que de vagues projets de transports ferroviaires, d’autant plus incompris en Bretagne que la SNCF a abandonné toute velléité de ferroutage dans cette province et qu’il n’a guère été évoqué d’alternative à la route en cette même région ! Pourtant, la reconstruction d’un réseau ferré dédié au transport de marchandises et de camions sur plateforme ferroviaire devrait être une priorité, mais aussi l’étude et la mise en place d’un système de cabotage ou de merroutage qui relierait les côtes de Bretagne aux grands ports nationaux (en particulier Le Havre, à l’embouchure de la Seine) pour éviter les routes et diminuer la pollution du transport routier… Or, rien de tout cela ! D’où l’incompréhension et l’absence de légitimité de cette nouvelle taxe, aggravées par les difficultés actuelles de l’économie en Bretagne, en particulier dans le secteur agroalimentaire.

    Prisonnière de ses principes et de ses maladresses, la République se heurte désormais à une colère bretonne dont les derniers événements montrent qu’elle n’est pas qu’une simple flambée mais bel et bien une contestation plus profonde qui fait suite à un malaise lui aussi enraciné dans le tissu provincial, sur le plan social comme politique : au-delà de la politique fiscale, c’est aussi toute la politique d’aménagement du territoire mais aussi d’autonomie régionale que l’Etat doit repenser.

    Mais la République peut-elle faire ce double effort à l’heure où la mondialisation menace la réalité même de l’Etat et avec un gouvernement qui apparaît désormais isolé et condamné à brève échéance ?

    http://www.actionroyaliste.com/articles/actualites/1281-la-colere-bretonne-contre-lerreur-fiscale-de-trop-de-la-republique

  • La séparation du couple, cause d'appauvrissement

    Le Secours catholique vient de publier son rapport annuel (88 pages) sur la pauvreté en France. On y lit que :

    • En 2012, le Secours Catholique a soutenu 9 000 personnes de plus qu’en 2011 (5 000 adultes et 4 000 enfants) soit une augmentation de 0,6 %, alors que la population résidant en France a augmenté de 0,47 %.
    • Le Secours Catholique reçoit 70 % d’adultes seuls (avec ou sans enfants) et 30 % de couples.
    • Alors que le nombre de mères seules diminue légèrement, le nombre de pères seuls augmente, ce qui maintient à 31 % la part des familles monoparentales dans la population rencontrée. Le Secours Catholique constate que les familles monoparentales (31 %) sont surreprésentées au sein des ménages accueillis par le Secours Catholique (alors que ces familles ne représentent que 8% des ménages) :

    S
    Mais si la majorité des ménages avec enfants accueillis sont des familles monoparentales (57 % en 2012), l’augmentation du nombre de couples avec enfants se confirme (+ 2 500 entre 2011 et 2012), ce qui signifie que les familles françaises s'appauvrissent.

    Ce qui n'est pas étonnant avec la cascade de mesures anti-familiales que nous subissons.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La fin de la société industrielle n’est pas seulement imminente et souhaitable, elle est aussi nécessaire

    Par le Dr Guy R. McPherson, Professeur émérite d’écologie et de biologie de l’évolution, Université d’Arizona

    L’oligarchie croit pouvoir prétendre que la crise actuelle n’est que financière et que nous sortirons du tunnel en nous serrant (nous) la ceinture. Les analystes les plus cyniques font remarquer qu’il s’agit d’une crise globale systémique scellant la mort de la démocratie de marché (mais pas du capitalisme génocidaire).

    Parfois on nous rappelle la crise écologique et climatique, mais jamais en se posant la question de l’adaptation (im-)possible de notre habitat à une hausse de seulement quelques degrés de la température mondiale et donc des conditions de survie de l’espèce humaine.

    Les rares scientifiques qui se posent cette question dérangeante obtiennent une réponse bien plus précise. On connaissait Lovelock qui, par souci de controverse, aime à rappeler son attachement à l’électronucléaire. Voici McPherson qui, par souci d’authenticité, nous met face à nos responsabilités. Soulignons qu’elles ne sont pas du même ordre que celles de l’oligarchie, pour qui tout effondrement est et sera profitable.

    I. Nous voilà en octobre 2013, début octobre, et durant ces dernières semaines, John Davies, publiant au nom du Groupe d’étude d’urgence sur le méthane arctique, établit que la plupart des humains perdront leur habitat naturel d’ici 2040.

    De plus, récemment le cinquième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été rendu public, rapport qui recommande l’utilisation de géoingénierie sous peine de ne pouvoir maîtriser l’effet de serre [galopant].

    Il faut donc conclure que, de fait, nous avons déclenché un effet de serre galopant [rapide, non-linéaire, imprévisible].

    Aucunes de ces estimations ne prend en compte les vingt-cinq boucles de rétroaction positives que nous avons créées par nos activités. Vingt-cinq de ces boucles sont irréversibles à l’échelle du temps humain Nous en avons déclenché une en 2010 avec les fuites de méthane de la banquise arctique (cf. Science, mars 2010). Quatre de plus furent décrites en 2011 dans la littérature scientifique, six en 2012 et une douzaine (à ce jour) en 2013.

    A cela il faut ajouter deux boucles de rétroaction positive qui pourraient être interrompues par une simple décision humaine. La première date d’août 2012, lorsque l’administration Obama a autorisé les forages au pôle Nord. La seconde date du début de cette année lorsque des superpétroliers se sont frayés un passage à travers la glace fondante du pôle Nord afin d’épargner quelques dollars en frais de transport.

    II. Au point où nous en sommes, il semble bien que la civilisation industrielle soit un piège [mortel]. D’autres civilisations se sont effondrées mais l’humanité a poursuivi son existence. Au moins dans certains cas les survivants ont pu adopter le mode de vie des chasseurs-cueilleurs.

    Ceci n’est toutefois plus possible à cause de toutes ces centrales électronucléaires répandues de part le monde. D’une part, si la civilisation s’effondre maintenant, c’est-à-dire sans avoir le temps de démanteler ces centrales nucléaires (soit une vingtaine d’années), elles finiront par irradier la totalité de notre environnement. D’autre part, si nous ne mettons pas un frein définitif à la civilisation industrielle, nous déclencherons un effet de serre galopant. En fait, l’effet de serre galopant est déjà une réalité. En somme, l’extinction de la race humaine à court terme est inévitable.

    III. Comment vivre avec cette information ? Comment intégrer cette information ? Comment agir à la lumière de cette information ? Mike Tyson (le boxeur, pas le philosophe) a fait remarquer que tout le monde a un plan jusqu’à ce qu’il se prenne un poing dans la figure. Nous avons pris un poing dans la figure.

    Nous ne disposons que peu de temps sur cette planète. En fait, nous n’avons jamais disposé que de peu de temps sur cette planète. Agissons conformément. Agissons comme si nous étions dans un hospice pour incurables, comme si nous étions tous dans un hospice.

    Comme si la planète elle-même était un hospice. Lorsque j’observe le comportement des pensionnaires d’un hospice, de ceux à qui on n’a donné que quelques semaines à vivre, je ne les vois jamais essayer de grappiller encore quelques centimes, comme s’ils avaient encore besoin de plus de richesses alors que leur monde s’effondre.

    Ce que je constate par contre, c’est que les gens recherchent l’absolu. Ils poursuivent ce qu’ils aiment. Ils agissent avec compassion. Ils deviennent créatifs et se délestent de leurs biens matériels. Ils agissent comme dans une économie du don. Faisons cela. Faisons tout cela. Chercher l’absolu, poursuivre ce que nous aimons, agir comme si nous étions dans un hospice, agir en être humain digne de ce nom. […]

    Faisons ce que nous aimons. Agissons comme si nos vie insignifiantes importaient à ceux qui nous entourent. Et je ne suggère d’aucune manière d’abandonner l’action [politique]. Je ne suggère pas qu’on se laisse faire et [finalement] qu’on se laisse mourir. Ce que je suggère fondamentalement c’est que l’action constitue l’antidote au désespoir, comme Edward Abbey l’a fait remarquer il y a longtemps. Agissons donc !

    Le Grand Soir

  • Cela va péter! Cette rébellion économique qui vient

    Il aura fallu  plus de neuf ans pour que la probabilité  de la mort non  naturelle  de   Yasser Arafat,  décédé en 2004 à l’hôpital Percy de Clamart (Hauts-de-Seine),  se précise . La chaîne qatarie Al-Jazeera a diffusé hier  une copie d’un rapport d’analyses effectuées par  des experts suisses de l’Institut de radiophysique (IRA) de Lausanne. Sur  les échantillons prélevés sur la dépouille du dirigeant palestinien, ont été mesurés commentent ces derniers, « des activités de polonium-210 dans les os et les tissus qui étaient jusqu’à 20 fois supérieures aux références de la littérature médicale ». A contrario il n’aura fallu que quelques mois à Manuel Valls pour atteindre son seuil radioactif d’incompétence, comme l’illustrent les chiffres en hausse constate de l’insécurité  en France, notamment des cambriolages, des atteintes au bien, des agressions violentes.

    Même laxisme de Manuel Valls,  dissimulé  sous les coups de menton face caméra,  sur le front de l’immigration. Le résultat de sa circulaire   de  novembre 2012 sur les critères de régularisation ne se sont pas fait attendre. Selon celle-ci «  toute personne résidant en France depuis plus de 5 ans et ayant des enfants scolarisés depuis plus de 3 ans devait être régularisée ».  Environ 10 000 immigrés en situation irrégulière de plus vont ainsi  être régularisés.  Les titres de séjour au motif de la vie privée et familiale sont de loin les plus nombreux, et représentent environ 80% de ces  10 000 cas . En  l’espèce des immigrés clandestins qui comme les parents de la désormais célèbre fronceuse  de sourcils  Léonarda,  ont des enfants scolarisés en France…

    Les millions de pauvres et de chômeurs Français apprécieront ce geste généreux,  puisque au total, ce sont donc aux alentours de 46 000 immigrés hors la loi qui vont être acceptés officiellement sur notre territoire en 2013, accentuant les effets de pompe aspirante,  la politique du laisser-faire  laisser-passer qui était globalement celle de son  calamiteux prédécesseur,  Claude Guéant.

    Une politique ahurissante, ne serait-ce que  par ses répercussions sur le plan social et économique ; mais il est vrai que M. Valls , soucieux  de sa cote de popularité,  a disparu des écrans  radar pour ne pas avoir à commenter l’actuelle  fronde bretonne…

    Pourtant rapporte Philippe Tesson dans son éditorial du Point, « Chaque jour s’allonge la liste impressionnante des plans sociaux, suppressions de poste, fermetures de petite ou moyenne entreprise, et autres faillites, qui assombrissent depuis plus d’un an le paysage économique et social de la France. En même temps, François Hollande continue imperturbablement de relever les signes d’une reprise et de promettre pour la fin de l’année l’inversion de la courbe du chômage. Jamais distorsion ne fut plus spectaculaire entre le vécu et le discours, entre la réalité telle que la subit le peuple et l’illusion telle que l’entretient le pouvoir (…). Depuis le début de cette année, 736 nouveaux plans de sauvegarde de l’emploi ont été notifiés, soit 16 % de plus que l’an dernier, selon les chiffres du ministère du Travail. »

      »À la colère populaire,  (François Hollande)  apporte une réponse technocratique et désincarnée » note  encore M.  Tesson, qui lui fait le pire des reproches en affirmant qu’ » Il rendrait populiste un humaniste (sic), par exaspération . C’est en ce sens qu’il fait le jeu du FN (…).  C’est ainsi que les classes moyennes, qui pour partie l’avaient soutenu, l’abandonnent aujourd’hui, après les pauvres qui s’estiment trahis.« 

    Le Front National, qui de longue date mena la fronde contre le fiscalisme confiscatoire, est bien sûr totalement légitime  à prendre la tête de la révolte  contre ce matraquage mortifère dont, insiste Bruno Gollnisch, les première victimes au final sont les catégories populaires les plus modestes.  L’électorat patriote,  national-populiste l’a bien  compris,  nous allons le voir.

    Un sondage CSA pour BFM TV diffusé ce  jeudi rapporte en effet que plus des deux tiers des Français (67%) disent être prêts « à se mobiliser, en manifestant dans la rue notamment, pour protester contre le niveau d’impôt aujourd’hui, et pour défendre l’emploi ». 

    Dans le détail, souligne l’institut, « on observe un fort potentiel de mobilisation parmi les actifs, plus particulièrement au sein des catégories populaires : employés (71 %) et ouvriers (76 %) ». Il atteint « 47 % parmi les cadres et les professions libérales ». En tête ceux qui se disent prêts à se mobiliser,  figurent « les sympathisants du Front National »   (83%),  et de manière générale 73% des « sympathisants de droite » et 53 % des « sympathisants de gauche »…dont  79 % des sympathisants du Front de Gauche, ce qui est incontestablement une pierre dans le jardin du programme archaïque défendu par Jean-Luc Mélenchon et  ses amis communistes…

    Sur son blog J’ai tout compris, Guillaume Faye invitait  à ne pas oublier « la cause principale des délocalisations, des fermetures d’usines et de PME, des licenciements, des absences d’embauches, en Bretagne notamment et ailleurs aussi: le fiscalisme délirant de l’État français bureaucratique. Ce dernier, pourtant animé de bons sentiments socialistes et redistributifs, voire écologistes, mène une politique objectivement anti-sociale dans ses résultats. Comment? En étranglant les entreprises privées (des TPE aux filiales des groupes internationaux en passant par les PME) par les taxes et le harcèlement administratif. Ce qui tue leur compétitivité, les empêche de vendre, d’investir, d’innover et, évidemment, d’embaucher. »

    « La révolte des Bretons contre cet État français qui perd les pédales conclut-il,  a puisé une certaine force dans l’identité bretonne (la vraie, pas celle des gauchistes), ce qui n’est pas le cas dans d’autres régions. Bien sûr, au départ, la rébellion est économique. Mais les Bretons doivent se poser la question suivante : à qui va l’argent que leur ponctionne l’État français ? »

    Posez la question c’est y répondre sachant que cette rébellion économique là doit se manifester clairement dans les urnes en 2014, pour être entendue et déboucher à terme sur l’urgente alternative politique, sociale, économique que nos compatriotes appellent de leurs vœux.

    http://www.gollnisch.com/2013/11/07/cela-va-peter-cette-rebellion-economique-qui-vient/