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élections - Page 512

  • Une longue déchéance

    La «Une» de La Croix le résumait  parfaitement mercredi, juste avant l’attaque  hier  par une fou d’Allah muni  d’un  hachoir du  commissariat la rue de la Goutte-d’Or,  dans le très pluriel quartier de  Barbès à Paris : «Déchéance de nationalité, l’inutile confusion ». Le quotidien catholique  expliquait à juste titre dans son éditorial qu’il est urgent de «sortir d’un débat si mal engagé, devenu incompréhensible pour les Français». Français qui attendent avant toute chose des actes et qui ne comprennent pas que  des  binationaux  ennemis de notre pays  puissent rester membres de la communauté nationale. Florian Philippot l’a précisé, le FN souhaiterait pour sa part que ladite déchéance  soit  étendue «aux fichés S binationaux, qui sont convaincus de radicalisation islamiste, ou dont on sait qu’ils sont partis s’entraîner en Syrie, en Irak ou en Libye pour le djihad ». Fondé en 1983 au début du premier septennat de  François Mitterrand, dans la foulée de la  Marche des beurs,  SOS racisme,  pseudopode du PS, s’est  pour la première fois de son histoire  opposé  à un gouvernement socialiste. Sous la pression du Front National,  François Hollande a rappelé lors de ses vœux son souhait de voir adopter par le congrès la modification de la constitution nécessaire pour inscrire cette mesure dans le marbre.  Ce qui n’est pas du goût des potes  qui ont tenu lundi un (très maigrelet)  rassemblement   aux abords du siège du PS   contre cette  déchéance  jugée « discriminatoire.» 

    L’opposition à la modification de la Constitution émane plus largement de la vieille garde socialiste,  d’ ex ministres  emblématiques des années Mitterrand: Jack Lang, Paul Quilès,  Pierre Joxe, mais aussi Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault, des frondeurs, voire des députés PS  non catalogués comme tels, à l’instar de Karine Berger.

     «J’ai toujours été contre cette idée de déchéance de nationalité, dès lors que la discrimination entre les nationaux et les binationaux se fait. J’ai toujours été un partisan de la binationalité» affirmait Jack Lang sur Europe 1 dimanche. Mme Berger s’est dite  pour sa part favorable –comme Valérie Pécresse– à «la déchéance pour tous  les Français coupables d’actes terroristes »,  laquelle  aurait pour effet de créer des apatrides, ce qui serait proprement aberrant.  Karine Berger  citait dans Le Point,  à l’appui de son vœu  une phrase du discours d’investiture de  François Mitterrand, le  21 mai 1981 : «Il ne peut y avoir d’ordre et de sécurité là où régnerait l’injustice, où gouvernerait l’intolérance. »

    La mémoire du  défunt président socialiste est aujourd’hui célébré, à l’occasion du vingtième anniversaire de sa mort.   François Hollande se rend  ce  vendredi  sur sa tombe à Jarnac (Charente) pour se recueillir sur sa tombe, en compagnie de Pierre Bergé,  Jean-Christophe Cambadélis, Bernard Cazeneuve, Harlem Désir Jack Lang, Anne Lauvergeon, Hubert Védrine. Un grand dîner est également prévu ce soir à Paris en présence des mêmes et d’autres figues de la mitterrandie  comme Laure Adler, Robert Badinter Dominique Bertinotti, Jean-Louis Bianco, Myriam El Khomri,  Pierre Favier, Elisabeth Guigou,  Patrick Kanner,  George Kiejman, Laurent Fabius,  Louis Mermaz,  Christiane Taubira,  Najat Vallaud-Belkacem…

    Que faut-il retenir  des années Mitterrand, du personnage lui-même ? L’ancien décoré de lafrancisque  qui faisait fleurir chaque année la tombe du vainqueur de Verdun à l’île d’Yeu ? L’homme de grande culture, fin connaisseur de l’histoire de France,  l’amoureux de la littérature  qui lisait   Morand, Drieu,  et Chardonne ?   L’homme du refus des simplismes historiques, notamment  surla douloureuse période de Vichy ? Le président qui, au contraire d’un Chirac qui a tout lâché,  disait au  crépuscule de sa vie à  Jean-Pierre Elkabbach son  rejet de  la repentance (« dans cent encore » ?),  son refus « l’entretien de la haine »,  d’une inculture fondée sur une mémoire faussée à dessein (« Vous ne savez pas de quoi vous parlez, jeune homme », disait François Mitterrand àGeorges-Marc Benamou) ?

    Celui qui confessait au même («Le dernier Mitterrand» , 1997), la «guerre à mort» livrée  parWashington à la France ? L’homme qui vaille que vaille, tenta et réussi parfois à faire entendre  sur la scène  internationale la voix d’une France indépendante ?  Ou le président qui contribua à donner son blanc-seing au déchainement du   chaos au Proche-Orient en engageant la France dans la première guerre d’agression contre le régime laïque irakien ?

    Plus concrètement, pour la très grande majorité de nos compatriotes qui vécurent les deux septennats mitterrandiens, ceux-ci restent attachés aux promesses trahies, à la montée inextinguible  du chômage ;  à la désindustrialisation du pays ;  aux naturalisations et à l’immigration  massives ;   au rabaissement de facto   du rang de la France par sa dilution dans l’Europe du catastrophique traité  de Maastricht, qu’il fit adopter d’un cheveu lors du référendum de 1992,  jouant sur la corde sensible des Français en révélant sa maladie.

    Une  Europe dont cet homme qui connu les drames de la terrible guerre civile européenne de 1939-1945 souhaita aussi  l’assomption  pour des raisons qui pouvaient alors être entendues, notamment celui de la consolidation de la paix et   de l’entente franco-allemande.  

    L’ère Mitterrand fut aussi celle du cynisme le plus éhonté, qui acheva de démonétiser la parole politique,  de la duplicité, d’une famille secrète entretenue aux frais des contribuables, des écoutes illégales,  des scandales financiers à répétition de ses amis socialistes,  de la mise en orbite d’unBernard Tapie, éphémère ministre de la Ville…

    Les 14 années du mitterrandisme marquèrent    l’activation   à grand échelle de l’idéologie culpabilisatrice  dite  antiraciste.  En témoigne bien sûr   la création de l’imposture  SOS racisme avec les réseaux  trotskystes des  Dray,  Ghebali et  Désir à la manœuvre,  le milliardaire rose Pierre Bergé  dans le rôle du banquier,  le  soutien du tout-Paris médiatique, publicitaire et pipole  comme formidable caisse de résonance.

    Il s’agit ici de dissiper la légende  tenace du coup de pouce de Mitterrand au FN, même si ce madré politicien  a pu y voir  un moyen d’affaiblir le camp de la « droite » chiraquienne.   Bruno Gollnisch le rappelait sur Radio Courtoisie dimanche, François Mitterrand  fut un  adversaire résolu de l’opposition nationale qu’il ne ménagea pas,  ne s’opposant pas à l’emploi des   méthodes les plus ignobles comme  l’affaire Carpentras . Ce qui ne l’empêchait pas en privé  de reconnaître  l’épaisseur, les  éminentes qualités et le grand talent de Jean-Marie Le Pen…

    A dire vrai, un même fil  relie depuis quatre décennies les présidents qui se sont succédés à l’Elysée,  c’est celui, du déclin  du recul, de la paupérisation, de l’abaissement de notre nation.

    Ce  que résumait  Jean-Jacques Fifre sur boulevard voltaire le 29 novembre dernier : « De Giscardon retiendra la loi sur l’IVG, les premiers déficits budgétaire, l’apparition du chômage de masse et l’émergence de l’immigration mais aussi de l’insécurité. De Mitterrand on retiendra la suppression de la peine de mort, la pagaille économique, le développement continu de l’immigration mais aussi celui de l’insécurité. De Chirac on retiendra la suppression du service militaire, l’explosion des déficits, la poursuite de l’immigration et l’insécurité totale. De Sarkozy nous ne retiendrons rien sinon l’accélération de tous les déséquilibres, une immigration toujours plus forte et une insécurité persistante ».

    « De vous, Monsieur Hollande, concluait-il, nous retiendrons la loi sur le mariage pour tous, les déficits et le chômage devenus endémiques, la sacralisation de l’immigration et le paroxysme de l’insécurité. » En ce sens, oui, l’actuel président socialiste est bien fondé à se prévaloir de l’héritage de François Mitterrand, et certes,  il n’est pas le seul.

    http://gollnisch.com/2016/01/08/une-longue-decheance/

  • Juppé 2016 et son image d’État fort

    L’année 2016 devrait voir, en principe, une innovation dans les pratiques politiques françaises : une campagne de primaires, ouverte aux candidats “de la droite et du centre” en vue du scrutin présidentiel prévu pour mai 2017.

    Les électeurs de droite sont fort nombreux à se souvenir de ce que fut la présidence Sarkozy, l’écart entre les promesses et les réalités. Inutile sans doute de revenir sur cette déception : elle assombrit la candidature pour les primaires du président des républicains, apparemment en perte de vitesse, quoiqu’il dirige le parti supposé organiser la consultation.

    Curieusement, son principal rival actuellement déclaré, le maire de Bordeaux Alain Juppé semble bénéficier d’un meilleur oubli. 

    Ceci l’amène à se construire une image de réformateur résolu, publiant un livre d’entretien, avec Natacha Polony, d’une centaine de pages où il plaide pour ce qu'il appelle un État fort.

    Or, "L'Humanité" du 30 décembre évoquait avec une pointe de nostalgie un grand moment de l'époque où Juppé se prétendait "droit dans ses bottes". Le journal communiste exalte ici ce que l'on fait mine aujourd'hui encore d'appeler le "mouvement" de 1995. Et il donne ainsi la parole à un représentant un peu oublié du fameux "mouvement" en la personne de Michel Deschamps.

    Ce dernier avait été, à partir de 1993 le premier secrétaire général de la FSU. Ce syndicat, avait été créé, deux ans avant ledit "Mouvement" par la minorité proche du parti communiste au sein de la vieille Fédération de l'Éducation nationale, et cette fondation ne doit pas être considérée comme étrangère à l'apparition du fameux slogan "tous ensemble" lors des mobilisations et grèves contre le plan Juppé. Le camarade Deschamps en arrive à considérer cette date comme représentative de "l'irruption des enseignants sur la scène sociale".

    Quoi de plus instructif que la chronologie de cette crise qui s'étala exactement sur un mois.

    En septembre, la cour des comptes, dans le cadre de la loi Veil de juillet 1994, publie son premier rapport destiné au parlement, relatif à la sécurité sociale. Celui-ci fait apparaître une situation catastrophique, financièrement illégale, alors même que Chirac avait fait à la Sorbonne en septembre une vibrante apologie du système né des ordonnances de 1945, présentées pour fondatrices d'une part de l'identité francaise.

    Le 15 novembre 1995, à l'Assemblée nationale le Premier ministre Alain Juppé, celui que Chirac a toujours considéré comme son héritier politique, – le "meilleur d'entre nous" disait-il, – prononce un discours très maladroit. Il lance une vaste annonce de réformes supposées viser la protection sociale en général, ciblant en particulier les régimes spéciaux de retraite mais portant aussi sur l'assurance maladie et divers aspects du régime des fonctionnaires.

    Ce plan, qui donne de très mauvaises réponses à de bonnes questions, est très mal reçu par les centrales syndicales et surtout par Force Ouvrière dont les apparatchiks président alors à l'administration de la Caisse nationale d'assurance maladie.

    Le 24 novembre les syndicats de cheminots, conduits par la CGT, engagent une grève reconductible pour faire obstacle au projet de loi annoncé mais non encore déposé.

    Cette action va durer 3 semaines. On la présentera arbitrairement comme majoritaire dans l'opinion de sorte qu'elle fera plier le chef du gouvernement.

    Le 2 décembre, Marc Blondel secrétaire général de Force ouvrière appelle à la généralisation du mouvement. C'est sans doute le moment décisif qui va faire basculer durablement la ligne de FO.

    Le 5 décembre manifestation de lycéens et d'étudiants "pour les [privilèges supposés des agents des] services publics". Ces rassemblements auraient réuni entre 700 000 et un million de jeunes.

    Au bout de quelques jours, Juppé recule et la CGT imposera l'arrêt de la contestation.

    Le premier ministre commence par nommer un médiateur dans le but de résoudre le conflit avec les cheminots.

    Le 10 décembre il renonce au contrat de plan, capitule sur le retraite à 50 ans pour les roulants de la SNCF et de la RATP.

    Le 11 décembre c'est pour l'ensemble des personnels SNCF et RATP que notre Juppé déclare renoncer à repousser l'âge de la retraite.

    Le 12 décembre cependant nouvelles manifestations qui vont rassembler [peut-être] 2 millions de personnes sur toute la France.

    Le 15 décembre, après 3 jours supplémentaires de blocage, Juppé annonce qu'il renonce à réformer les régimes de retraite de la fonction publique et les régimes spéciaux.

    Il se replie donc sur la seule réforme de l'assurance maladie, qu'il mettra en place en 1996 et 1997 sous forme d'ordonnances signées Barrot, en alliance avec la CFDT.

    L'assurance maladie passa alors entièrement sous la coupe de l'État, sous la gestion de Bercy, échappant totalement au contrôle démocratique des cotisants. Devenant de plus en plus coûteuse et remboursant de plus en plus mal, elle en est arrivé aujourd'hui au point de rendre obligatoires les assurances dites complémentaires.

    Cette reculade "suffit à la Fédération CGT des cheminots". C'est ce que déplorent aujourd'hui encore les trotskistes du NPA (1)⇓. La centrale communiste envoie alors une circulaire appelant ses militants à "d'autres formes d'action".

    "Ce sera un coup de sifflet final pour me mouvement", les secteurs en lutte reprenant peu à peu le travail.

    Dernières flammèches, deux journées de manifestations eurent encore lieu: le 16 décembre, dans toute la France, sera l'occasion pour les gauchistes de crier leur colère contre le renoncement des directions syndicales, puis le 19 à Paris seulement.

    Le 24 décembre enfin les "partenaires sociaux" se retrouvent pour un "sommet social" à Matignon.

    Juppé, roseau peint en fer, appartient donc à une catégorie animale très répandue chez nos hommes politiques: celle des taureaux à cornes d'escargot. Dans le parler de la Guyenne que cet agrégé de lettres classiques aujourd'hui maire de Bordeaux comprend sans doute, on les appelle des cagouilles.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. cf. la revue "Anticapitaliste" N°71 décembre 2015 p.22

    http://www.insolent.fr/

  • Bruno Gollnisch sur Radio Courtoisie : “Le parcours d’un homme de convictions , le devenir du Front National”

    Thierry Delcourt recevait dimanche 3 janvier Bruno Gollnisch sur l’antenne de Radio Courtoisie. Ils ont évoqué sa vie, son histoire familiale, son parcours, son engagement politique au sein du FN et, comment pouvait-il en être autrement, le devenir et les perspectives pour l’opposition nationale, populaire et sociale…
     

     

     
     
  • PS : un parti à la dérive

    Un journaliste de VA s'est infiltré au PS. Edifiant (cliquer sur les images pour les agrandir) :

    VA
    Le PS, un parti d'apparatchiks sans militant... et avec de moins en moins d'élus locaux.

    Michel Janva

  • La Corse, le jacobinisme et le principe de subsidiarité

    De Denis Sureau :

    "Les crispations autour de la victoire des nationalistes corses offrent l'occasion de rappeler la vision chrétienne de la subsidiarité.

    Les discours d'investiture, jeudi 17 décembre, de Gilles Simeoni et surtout celui Jean-Guy Talamoni – car prononcé en langue corse –, les nouveaux présidents respectifs du Conseil exécutif et de l'Assemblée de Corse, ont suscité de violentes réactions d'hommes politiques continentaux : « insultes faites à l'histoire de la France » (François Fillon), « recul de la République » (Florian Philippot), « éclatement de l'espace national » (Jean-Pierre Chevènement). Rien de très étonnant, tant le jacobinisme, expression territoriale de l'égalitarisme,demeure l'un des fondamentaux de l'appareil idéologique d’État. On se souvient de la décision du Conseil constitutionnel en 1991 niant l'existence du « peuple corse ».

    Plus surprenant est de voir Madeleine de Jessey (porte-parole de Sens commun) agiter le spectre de « la désunion nationale », et prendre la défense de « l'indivisibilité de la République ». En effet, la jeune militante catholique semble ignorer que c'est le principe de subsidiarité – et non d'égalité – qui est le principe d'organisation de l'enseignement social chrétien, celui qui doit structurer la société : ce qui peut être réalisé à un certain niveau ne doit pas être réalisé par le niveau supérieur. Il n'est pas facultatif dans la mesure où il relève de la justice, laquelle consiste à rendre à chacun ce qui lui est dû, et sa méconnaissance porte atteinte aux libertés de l'homme et de ses communautés d'appartenance :groupes, associations, réalités locales et territoriales, organisations professionnelles, etc.

    C'est pourquoi les papes ont promu un certain fédéralisme, tant au niveau infranational que supranational. Une organisation subsidiaire a le mérite de concilier à la fois le respect des différentes communautés, avec leurs richesses spécifiques (notamment linguistiques), et la poursuite d’un bien commun transcendant les parties. L’Eglise a toujours défendu tant les droits des minorités régionales. Pie XII :

     « il n'y a pas place pour l'oppression, ouverte ou dissimulée, des particularités culturelles et linguistiques des minorités nationales » (Noël 1941).

    Jean XXIII : 

    « Il nous faut déclarer de la façon la plus claire que toute la politique visant à contrarier la vitalité et l’extension des minorités est une faute grave contre la justice, une faute encore plus grave lorsque, en agissant ainsi, elles se proposent de les faire disparaître. Au contraire, rien qui ne soit plus conforme à la justice que l’intervention des pouvoirs publics en vue d’améliorer les conditions de vie des minorités ethniques, spécialement en ce qui concerne leur langue, leur culture, leurs coutumes, leurs richesses et leurs entreprises économiques » (Pacem in terris, n. 95-96).

    Jean Paul II a condamné à son tour la logique bureaucratique de l'État de l'assistance qui prive la société de ses responsabilités (cf. Centesimus Annus, n. 48). La subsidiarité dissout les problèmes artificiels produits par le jacobinisme."

    Michel Janva

  • La France a besoin d’un leader politique sans tache….euH ! c'est quoi la tache rouge sur l'image ? Non aux repris de justice !

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  • Alain Juppé et l’immigration : le double langage dans une France droitisée

    Alain Juppé, candidat idéal des mondialistes aux élections présidentielles de 2017 selon plusieurs observateurs politiques, doit tirer quelques leçons des élections régionales de décembre 2015. De toute évidence, la France s’est droitisée et les électeurs digèrent de moins en moins l’immigration malgré la propagande quotidienne pour le multiculturalisme. Pour s’imposer aux primaires des Républicains, Alain Juppé est donc contraint à quelques menus accommodements de langage.

    Ainsi, dans un nouveau livre à paraître le 6 janvier et intitulé « Pour un Etat Fort« , le maire de Bordeaux, prétend afficher sa « fermeté ». Tous les médias sont appelés à signaler son prétendu virage à droite parfaitement calculé pour concurrencer Nicolas Sarkozy sur ce terrain.

    Alain Juppé dit souhaiter la création d' »une police pénitentiaire » et la construction de 10.000 places de prison. Il veut aussi criminaliser la consultation de sites jihadistes. Il demande la possibilité de « rétention administrative » pour les personnes qui rentrent de Syrie. Il promet la suppression des réductions de peines automatiques pour les condamnations supérieures à un an de prison et la redéfinition des conditions de la légitime défense.

    C’est au sujet de l’immigration que les propos d’Alain Juppé sont les plus risibles. Le voilà qui prétend vouloir durcir les conditions du regroupement familial et instaurer le vote chaque année d’un « plafond d’immigration légale ». Exactement le contraire de ce qu’il déclarait précédemment !

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    PLAIDOYER POUR L’IMMIGRATION : LA DROITE ET L… par ina

    http://www.medias-presse.info/alain-juppe-et-limmigration-le-double-langage-dans-une-france-droitisee/46724

  • Le Grand Cru 2015…

    Le Grand Cru 2015… n’est probablement pas ce qu’on croit. Certes, on y a vu un grand spectacle politico-médiatique : le recyclage des déchets judiciaires couplé au sauvetage in extremis de nos excellences.
    Les élections de décembre ont permis à la gauche mondialo-globaliste de se partager les prébendes régionales avec la droite globalo-mondialiste… cela fait autant de sponsors rassurés dans l’attribution des juteuses commandes officielles, couplées aux rentrées – discrètes, mais bien réelles – de Bakchich (en période d’islamisation-africanisation accélérée du pays, il importe d’utiliser, dès à présent, la nouvelle sémantique : on ne doit plus dire pot-de-vin, trafic d’influence, concussion ou autre synonyme de prévarication, il suffit d’adopter la terminologie immigrée).
    À la tête du Parti de gouvernement, se succèdent des repris de justice, tandis que les honorables fils de nos excellences jouent au poker en prison. Bien mieux, pour affronter le FN, on ressort le plus capé des politiciens « de gauche » : un milliardaire ex-ministre qui a fait quelques mois de prison et qui se dit « ruiné » depuis plus de vingt ans, tout en demeurant un très riche propriétaire foncier. Avec le millionnaire du Front de gauche, ça va faire une drôle de paire de recruteurs de voix prolétariennes. Bien mieux, on vante les qualités d’un ex-repris de justice de la droite molle islamo-collaboratrice, celui qui, après une inéligibilité prononcée par de vilains juges, renonça à la politique puis revint faire de Bordeaux une grande métropole de l’islam. Mais tout cela – et quel que puisse être l’écœurement provoqué par leur retour, chez les gens dotés de conscience éthique – n’est rien… après tout, on ne nous a pas encore imposé la rentrée du vieux, gros et moche libidineux, chassé du FMI et qui accumule les poursuites judiciaires financières.
    De même l’immonde terrorisme musulman - le Djihâd étant inscrit en toutes lettres dans les stipulations coraniques, un lecteur doté d’yeux et de jugeote ne peut ni ne doit différentier islam et islamisme - n’est pas une nouveauté. Dès le XIe siècle, l’islam fut terroriste, c’est-à-dire tua des innocents pour faire peur aux chefs d’État ou aux populations… allez étudier les exploits des Haschischins du Vieux de la Montagne ou ceux de l’immonde Tamerlan, l’inventeur des pyramides de têtes coupées, érigées en l’honneur d’Allah le tout-puissant et le miséricordieux. 2015 fut un cru classé de la barbarie musulmane en France. Certes ! Mais, en 2014, l’on avait connu le « surinage » de policiers à Joué-lès-Tours en plus d’attaques diverses de touristes sur les marchés de Noël ou de vandalisme d’églises par des crapules islamiques. « Français, vous avez la mémoire courte » !
    Cela fait 35 ans que l’on connaît émeutes raciales, viols en tournante, rackets divers, vols et violences physiques de tous types, incendies volontaires et « caillassages » de pompiers et de policiers perpétrés par des barbus dont le joli coloris évoque l’origine exotique… et que l’on ne vienne pas nous taxer de racisme ou de xénophobie : les Asiatiques, calmes et travailleurs, n’ont jamais eu à souffrir du moindre problème en France car ils l’ont enrichie par leur labeur et leurs qualités humaines.
    Non, 2015, c’est tout autre chose : c’est le retour de la Russie sur la scène internationale et c’est autrement plus intéressant et plus prometteur pour un Européen de souche. Désinformés comme ils le sont, nos chers compatriotes ignorent probablement que Wladimir Poutine a réglé en un rien de temps la guerre de Tchétchénie, alimentée depuis le début des années 1990 par les Saoudiens. Lorsqu’en août 2008, l’armée de Géorgie, entraînée, équipée par les USA et l’État d’Israël a envahi l’Ossétie méridionale, la 58e armée russe a balayé Georgiens et conseillers militaires US en 5 jours, tout en respectant les civils… ce qui fait un singulier contraste avec les actions US et israéliennes au Proche-Orient.
    Quelques unités russes sont intervenues en ce cru 2015 dans le bourbier irako-kurdo-syrien, créé puis entretenu par US, Israéliens, Saoudiens, Iraniens et Turcs. Du coup l’Iran a retourné son caftan… et les Chinois sont arrivés en Méditerranée orientale. S’est-on assez ébaudi parce que le porte-avions chinois n’avait que quelques hélicoptères de combat et pas d’avion lorsqu’il a passé le Canal de Suez pour croiser au large des côtes syriennes en attendant que le Génie russe élargisse le chenal d’accès et le port militaire syrien.
    Or, l’Océan Pacifique n’a de pacifique que le nom, surtout dans sa partie orientale et pour apprendre à des néophytes de l’Aéronavale la technique du décollage et surtout de l’appontage sur porte-avions, mieux vaut des eaux calmes. Celles de la Méditerranée orientale, par exemple, où l’ami russe dispose d’excellents instructeurs et où l’exiguïté empêche l’US-Navy de trop jouer à l’agent perturbateur, d’autant que les armes russes sont au moins équivalentes sinon supérieures en qualité à celles des US… bien sûr, on nous a gavés de films hollywoodiens où un Rambo détruisait seul (ou avec une frêle jeune fille) des bataillons entiers de Spetsnaz (les troupes d'élite russes), mais la réalité dépasse généralement la fiction.
    Bientôt Hussein Obama, le crypto-islamiste nanti d’un Prix Nobel de la paix dès son entrée en fonction, quittera la scène après avoir détrôné en presque tous pays d’islam les vieux potentats, corrompus, certes - guère plus en fait que le moindre de nos seigneurs de la Ve République agonisant dans l’abjection -, mais surtout assagis par l’âge. Un adage de belle source nous apprend que c’est aux fruits que l’on doit juger l’arbre. Obama nous a fait présent du terrorisme islamique le plus abject du monde moderne (car le médiéval avait déjà été bien servi). Adieu donc Hussein et tâches de te faire oublier !
    S’ouvre le règne de la Russie, débarrassée de l’abjection communiste et des mafias de toutes sortes, pas encore amollie par la richesse, pleine d’une vigueur juvénile. 2015 est un Grand Cru européen, qui en annonce d’autres, meilleurs encore.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2015/12/31/le-grand-cru-2015-5737786.html

  • Remplacer le président de la République...

    couv22.jpgAinsi, selon un sondage de ce début d’année, 74 % des Français ne veulent ni de M. Sarkozy ni de l’actuel président M. Hollande : pourtant, il y a quelques (mal)chances que l’un des deux soit élu ou réélu en 2017… Bienvenue en république d’Absurdie ! Le pays légal a tendance à se reproduire sans discontinuer, dans une tendance (presque) dynastique qui rappelle néanmoins plus l’empire romain que la monarchie capétienne : peut-on s’en satisfaire ?

    Ma réponse est non, évidemment non ! Certes, je ne suis pas de ceux qui pensent qu’un échec politique doit forcément entraîner une mise à la retraite d’office comme je ne suis pas partisan d’une sorte de jeunisme qui voudrait que tous ceux qui ont dépassé la soixantaine devraient se taire définitivement et laisser la place à de jeunes loups aux dents encore plus longues que leurs prédécesseurs. Mais il me semble que les hommes politiques qui aspirent à exercer la magistrature suprême de l’Etat doivent entendre les doléances des citoyens et savoir, au moins pour un temps, s’extraire de leur bulle médiatique pour revenir aux réalités du moment sans négliger les perspectives de l’avenir.

    Bien sûr, MM. Sarkozy et Hollande n’écouteront qu’eux-mêmes, persuadés de leur irremplaçable particularité, et, peut-être sinon sans doute, l’un des deux se trouvera confirmé dans cette impression par le verdict du second tour de l’élection présidentielle. Cela changera-t-il pour autant ce désagréable sentiment populaire que le vainqueur n’est là que par défaut, que par le « chantage au pire », comme on a pu le voir, dès 2002 à cette même élection, ou ces semaines dernières lors des élections régionales où les électeurs socialistes se trouvèrent acculés à mener campagne pour des listes de droite qu’ils n’aimaient pas vraiment ?

    Les Français sont attachés à l’élection du président de la République au suffrage universel direct, c’est indéniable, mais ils en constatent pourtant de plus en plus les effets pervers sans pouvoir, pour l’heure, imaginer autre chose que cette magistrature suprême élective. Le royaliste que je suis le constate et le regrette, mais ne se contente pas de cette constatation et de ce regret : la proposition monarchique me semble le meilleur moyen de neutraliser les petits jeux de clientèles et de féodalités partisanes en arrachant la magistrature suprême à l’élection, fût-elle populaire chez nos concitoyens. Certains y verront un sacrifice de leur possibilité de choix qui, pourtant, est de moins en moins une liberté et un choix réel, si ce n’est entre deux « moins pires » (sic !), et qui ouvre plus à la frustration et à désillusion qu’à la joie et l’espérance…

    D’autre part, laisser au hasard et à l’hérédité non choisie le soin de désigner le Chef de l’Etat permet l’indépendance de celui-ci et cette possibilité d’arbitrage au-dessus des partis et au-delà des différences et des diversités politiques sans pour autant les nier ou les écraser. Une possibilité d’arbitrage mais aussi de décentralisation (voire de fédéralisation) sans mettre en danger, pour la France, l’unité entre ses multiples parties historiques (et je ne parle pas de la caricature de régions créée par la récente réforme territoriale), le monarque incarnant cette unité à la fois historique et contemporaine, et « centrant » l’Etat sans pour autant centraliser tous les pouvoirs politiques dans le sein parisien.

    Et les électeurs là-dedans ? Dans une Monarchie active et arbitrale telle que je la souhaite, il n’est pas impossible de leur donner le pouvoir concret, par le suffrage universel direct, de désigner, au-delà des députés et des élus régionaux, les présidents d’assemblée et, pourquoi pas, le premier ministre lui-même sur un programme gouvernemental qu’il lui appartiendra de mettre en œuvre ou, plutôt, sur une ligne d’objectifs qu’il lui reviendra de suivre ou de faire valider par le recours (alors plus fréquent) au référendum. Le roi, quant à lui Chef de l’Etat, fixerait le cap politique à long terme (en particulier dans les domaines sociaux et environnementaux) et aurait charge de représenter l’Etat à l’intérieur comme à l’extérieur, de mener la diplomatie française dans le monde et de négocier (et garantir) la parole de la France au sein des institutions internationales : en somme, à lui l’autorité et l’arbitrage ; aux ministres, députés et élus locaux, la gestion des affaires économiques dans leur cadre d’exercice et de pouvoir ; aux citoyens, les libertés d’expression et de désignation de leurs pouvoirs politiques de proximité et centraux, ainsi que la « démocratie directe » au sein de leurs cadres politiques et sociaux locaux et nationaux, voire européens… C’était, à peu de choses près, l’esprit du programme monarchique du marquis de La Tour du Pin, dès la fin du XIXème siècle : « l’autorité au sommet, les libertés à la base », pourrait-on dire.Un programme toujours d’actualité et de nécessité, ne serait-ce que pour rendre à nos concitoyens le goût de la politique et de l’action, contre le fatalisme et l’indifférence

    http://nouvelle-chouannerie.com/

  • Contrairement aux affirmations de la propagande, la démocratie en Pologne se porte mieux

    Lu ici :

    "Mesdames, Messieurs, Contrairement aux rapports alarmants des médias nous tenons a vous assurer – la démocratie en Pologne n’est pas menacée. Actuellement les grands médias critiquent le gouvernement actuel à volonté, du matin au soir. Les gens ont le droit de manifester publiquement. C’est évident en démocratie, mais ce n’était pas la norme au cours de ces 8 dernières années. C’est durant l’exercice du gouvernement de la coalition PO-PSL que des standards ont été fréquemment violés. Voici quelques exemples.

    • Pendant le règne de la coalition PO-PSL, les journalistes indépendants ont été harcelés à plusieurs reprises par les Agences de Sécurité. Les maisons, entre autres, des journalistes de "Gazeta Polska" ont été fouillées. En mai 2011, à six heures du matin, des agents de l'Agence de Sécurité Intérieure sont entrés dans l'appartement d'un utilisateur de l'internet qui entretenait un site-web satirique sur Bronisław Komorowski,
    • Les journalistes indépendants ont été démis de leurs fonctions car  ils exigeaient une enquête honnête sur le crash de Smolensk. Tomasz Sakiewicz et Anita Gargas, entre autres, ont perdu leur emploi dans les médias publics. Cezary Gmyz a été licencié de la rédaction de "Rzeczpospolita" pour avoir publié des informations indiquant qu'il y avait des traces de TNT trouvées sur l'épave de l'avion qui s’était écrasé à Smolensk. Plus tard, l'information a été confirmée par les procureurs menant l'enquête.
    • En Juin 2014, les agents de l'Agence de Sécurité Intérieure ont fait irruption dans le bureau de l’ hebdomadaire "Wprost" qui avait révélé les enregistrements sténographiques des conversations entre des politiciens les plus importants. Les agents voulaient confisquer les ordinateurs et les supports de stockage de données appartenant à des journalistes. Le scandale des ecoutes qui avait éclaté quelques jours auparavant, a fourni la preuve, entre autres, que seuls les médias qui écrivaient en faveur du gouvernement étaient subventionnés par les entreprises publiques. Des indicateurs tels que la lecture de la presse étaient ignorés.
    • Les dernières années il y avait une pression sur les maisons de presse pour qu’elles ne placent pas leurs publicités dans la presse indépendante. Pour cette raison, une grande partie des médias, Gazeta Polska inclus, ont été privés de publicités commerciales.
    • En décembre 2014, deux journalistes (Tomasz Gzell de l'Agence de presse et Jan Pawlicki de Telewizja Republika) qui couvraient une manifestation au siège de la Commission électorale nationale, ont été arêtes. Cette institution n'a pas été en mesure de fournir les résultats des élections locales pendant une semaine ce qui scandalisait les Polonais et certains ont décidé d'occuper les locaux de la Commission. Ces journalistes ont été arrêtés bien qu’ils eussent leurs cartes de presse sur eux. Les journalistes ont été également poursuivis en justice. Jusqu'a aujourd'hui les résultats des dernières élections locales, restent très discutables, 2 mille notes de protestation ont été déposées devant les tribunaux locaux.
    • Durant ces 8 dernières années le gouvernement précédent généralement gardait des journalistes et citoyens sous la surveillance. Seulement en 2014, les services secrets ont demandé aux entreprises de télécommunication 2,177,000 facturations téléphoniques. En Europe, nous étions certainement en tête. Le bureau du procureur du district de Varsovie mène une enquête concernant la mise sur l’écoute des journalistes indépendants. Selon toute vraisemblance, le service n’avait pas de mandat judiciaire pour le faire.
    • En mai 2015, après avoir perdu l'élection présidentielle par Bronisław Komorowski, la coalition PO-PSL a violé la constitution en décidant d'élire de nouveaux membres du Tribunal Constitutionnel. De cette façon les politiciens de la coalition voulaient limiter le droit du nouveau parti au pouvoir à l'élection des juges de leur choix et s’approprier le Tribunal complètement. Aujourd'hui, après les réformes mises en œuvre par la Loi et Justice (PiS), les juges élus par la Plate-forme Civique constituent toujours la majorité. Ils occupent 9 sur 15 sièges au Tribunal Constitutionnel.

    Ce ne sont que quelques exemples flagrants. Des violations similaires de libertés civiles étaient vraiment fréquantes. Le gouvernement formé par la coalition PO-PSL a également été impliqué dans de nombreux scandales de corruption. Sous leur nez un système pyramidal Amber Gold a prospéré, des milliers de Polonais ont été trompés et privés de leurs économies. La société polonaise a dit “assez” et le gouvernement de la coalition PO-PSL a été retiré du pouvoir aux élections démocratiques il y a deux mois. La démocratie en Pologne se porte bien, contrairement aux huit ans sous le gouvernement précédent."

    Michel Janva

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