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entretiens et videos - Page 919

  • Entretien avec Eric Zemmour On est en guerre civile larvée !

    Voltaire vous propose une série de courtes interviews. Chaque jour, une personnalité — politique, intellectuel, artiste, sportif, etc. — répondra à une question, toujours la même, qui correspond aux interrogations du moment. Aujourd’hui, Eric Zemmour nous fait le très grand plaisir de bien vouloir être présent à nos côtés…

    Crise de régime, crise de société ou révolution : selon vous, sommes-nous en 1958, 1968 ou 1788 ?

    Ce n’est pas une crise de régime car le régime est la dernière protection de François Hollande. Une crise de société ? Oui, mais pas seulement. C’est bien plus que cela. Nous sommes en fait dans la conjugaison d’une quadruple crise :

    Une crise économique d’abord, c’est-à-dire une crise de l’austérité, de l’euro et de la mondialisation qui se fait au détriment de l’Europe.
    Une crise sociale car ce sont les pauvres des pays riches qui entretiennent les riches des pays pauvres et, évidemment, il y a de plus en plus de pauvres dans les pays riches…

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  • Jean-Yves Le Gallou : « les recettes sortent, les dépenses entrent, les élus flambent »

    Nous ne sortirons pas de la crise budgétaire sans profonds bouleversements.
    Aux « Nouvelles de France », nous donnons souvent la parole aux libéraux qui disent dans nos colonnes tout le mal qu’il pensent de l’étatisme et du fiscalisme ambiants. Cette fois-ci, nous avons voulu connaître l’opinion d’un intellectuel identitaire, Jean-Yves Le Gallou, le président de la Fondation Polémia, dont nous publions régulièrement des travaux, sur ce sujet. (E.M.) Entretien.
    Jean-Yves Le Gallou, on vous dit attaché à l’État, alors la révolte antifiscale vous en pensez quoi ?
    La France est – hors poussée de fièvre – un pays où l’impôt rentre plutôt bien.
    Mais à trop tirer sur la corde, la corde casse. Avec 57% de dépenses publiques dans le PIB, le seuil de tolérance est dépassé.
    C’est de la faute à Hollande et aux socialistes ?
    Pas seulement. Quand ils sont arrivés, le taux de dépenses publiques dépassait déjà 56% du PIB. L’UMP leur a laissé un héritage désastreux. La part des dépenses publiques dans le PIB  a explosé depuis 2007. C’est resté longtemps indolore pour le contribuable puisque c’est la dette qui a financé les augmentations de dépenses. Fillon – Premier ministre de Sarkozy – a déclaré en 2007 qu’il était « à la tête d’un État en faillite » puis il a endetté la France de 600 milliards (près de 4 mois de PIB) supplémentaires ! Et il se prend pour un « homme d’État » !
    C’est la faute à Sarkozy, alors ?
    Pas seulement ! Depuis 1981, pas un seul budget n’a été présenté en équilibre. La France a été dirigée par la dynastie des Endettors : Mitterrand, Chirac, Sarkozy et maintenant Hollande (qui fait à la fois de l’impôt et de la dette, chapeau!). Les Français ont leur part de responsabilité : ils n’ont écouté ni Barre en 1988, ni Bayrou en 2007, ni Le Pen en 1988 et 1995. Les Français se sont laissé clientéliser. C’est le côté République bananière…
    Il faut donc réduire le train de vie de l’État ?
    C’est déjà ce qui se fait ! En fin d’année, les administrations n’ont plus de papier, la gendarmerie plus d’essence et les directeurs de ministère roulent dans des voitures dont les maires adjoints de ville moyenne ne voudraient même pas ! Quant à la revue générale des politiques publiques pensées par les grands cabinets de conseils anglo-saxons, son bilan est catastrophique : peu d’économies mais beaucoup de complexité technocratique et de démotivation. Sans parler de la réforme catastrophique des bases de défense.
    Plus sérieusement, les dépenses de l’Etat au sens strict du terme représentent moins du tiers des dépenses publiques. Et le régalien pur (défense, affaires étrangères, justice, intérieur, patrimoine culturel et naturel, grandes infrastructures) de l’ordre de 10% du PIB… Et c’est là-dessus, et là-dessus principalement, que les médias libéraux tapent. C’est étrange.
    Où faudrait-il chercher les économies ?
    Du côté de Leonarda ! Plus largement du côté des dépenses d’assistance qui explosent et singulièrement du côté de l’immigration : les gros bataillons de demandeurs d’asile coûtent cher en logements et aides diverses, les clandestins coûtent une fortune en Aide médicale d’État (800 millions en 2013) sans parler de la CMU, de la complémentaire CMU et du RSA. Et c’est la délinquance venue d’ailleurs qui plombe les budgets de l’Intérieur et de la Justice. Mais là-dessus, le MEDEF et Les Échos sont d’une discrétion de violette…
    Et le gaspillage des collectivités locales ?
    Elles roulent à guichets ouverts et en klaxonnant. Rien n’est trop beau pour les maires et les présidents de région et de conseils généraux. Les subventions aux associations explosent. En Île-de-France, 200 millions de subventions en 2004, 800 millions maintenant. Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes, c’est plus de 2 milliards de subventions aux associations, le plus souvent politiquement correctes ou de copinage : c’est insupportable. Et c’est dans les collectivités territoriales que l’absentéisme du personnel est le plus fort. Sans parler des emprunts toxiques sur lesquels maires PS, UMP et communistes se sont précipités. Quant aux nouvelles intercommunalités voulues par Chevènement, elles se sont construit des palais et sont une manne d’indemnités pour leurs élus. Le budget de la Défense va baisser de 12%, on pourrait bien baisser de 6% les subventions aux collectivités territoriales, non ?
    « Les Français ont leur part de responsabilité : ils n’ont écouté ni Barre en 1988, ni Bayrou en 2007, ni Le Pen en 1988 et 1995. Les Français se sont laissé clientéliser. C’est le côté République bananière… »
    Vous avez une théorie sur le déficit public ?
    Elle tient en quatre phrases :
    - les recettes sortent ;
    - les dépenses entrent ;
    - les dépenses de clientélisme explosent ;
    - et le déficit s’accroît chaque année de l’augmentation de la charge de la dette.
    Développons ensemble : les recettes sortent…
    « Trop d’impôt tue l’impôt » (Laffer) : il y a donc un exil fiscal des plus riches. Mais là n’est pas l’essentiel.
    L’essentiel, c’est la délocalisation de la matière fiscale en Irlande ou au Luxembourg. Avec des montages juridiques artificiels et des pratiques financières douteuses, les grandes multinationales paient peu d’impôts dans les pays où elles réalisent leurs activités. Ainsi les grandes entreprises technologiques américaines implantées en France (Amazon, Apple, Google) en délocalisent 1 milliard d’impôts. Or elles bénéficient de clients français, d’ingénieurs français, d’infrastructures françaises (routes, postes, télécom, etc.). Ces impôts qu’elles ne payent pas, ce sont les PME qui les payent pour elles, des PME dont le taux réel des impôts sur les sociétés est trois fois plus élevé que celui des grandes entreprises.
    L’essentiel, c’est aussi les travailleurs des pays de l’Est, travaillant sous le statut de leur pays d’origine et ne participant donc ni aux frais généraux, ni aux frais sociaux de la France mais là aussi en bénéficiant.
    L’essentiel, c’est enfin l’exode des forces vives, ces Français dynamiques et entreprenants qui vont créer de la richesse ailleurs. On peut le regretter mais sûrement pas leur jeter la pierre.
    Les dépenses entrent…
    Le « solde migratoire » camoufle cette réalité : d’un côté, des Français à haut potentiel qui sortent, de l’autre, des immigrés qui entrent pour occuper des petits boulots ou bénéficier de nos avantages sociaux ou médicaux. Avec un paradoxe : un État-providence généreux dont les recettes sont territorialisées sur l’Hexagone (et encore, une partie en sort) et des dépenses qui potentiellement s’appliquent au monde entier avec des frontières poreuses à Lampedusa ou Roissy, Saint-Laurent du Maroni ou Mayotte.
    Mais à la marge, cela concerne aussi les travailleurs frontaliers qui produisent en Allemagne ou en Suisse (où, on les comprend, ils trouvent de bons emplois) mais bénéficient des protections françaises ou les expatriés qui viennent passer leur retraite (et les soins médicaux qui vont avec) en France.
    Les dépenses de clientélisme explosent…
    Notre système politique repose sur le scrutin majoritaire. Et le scrutin majoritaire facilite l’élection des maires comme députés. Le clientélisme municipal consolide la détention de leurs mandats : on ne vote pas contre le Père Noël. D’autant que les députés s’arrangent pour que les recettes des collectivités territoriales soient indolores (les reversements de l’État) ou peu douloureuses (un enchevêtrement de taxes difficile à comprendre et une superposition de collectivités plus ou moins irresponsables). Résultat : les dépenses locales ont grimpé très vite.
    L’augmentation mécanique de la charge de la dette…
    Depuis 40 ans, les budgets sont votés en déficit. Et depuis 20 ans, l’inflation est jugulée. Résultat : la charge de la dette pèse, chaque année, à hauteur de 40 milliards sur le déficit.
    Quels remèdes pour que cesse cette gabegie ?
    Le discours convenu sur le « choc de compétitivité » ou ces « satanés 35 heures » n’est pas à la hauteur de l’enjeu. D’autant que la main-d’œuvre française est plutôt productive. Il est illusoire – et indécent – de demander au travailleur français d’être payé 5 euros de l’heure. Il est non moins illusoire d’imaginer aligner notre fiscalité sur celle du Luxembourg ou de l’Irlande.
    Il faut donc des remèdes de cheval ?
    Oui. Il faut notamment mettre les collectivités territoriales et leurs élus à la diète et diminuer drastiquement les reversements qu’elles reçoivent de l’État. Quand ils auront perdu les élections locales, les socialistes le feront d’ailleurs !
    Mais cela ne suffira pas. Il faut aussi changer de paradigmes. À tout le moins rétablir des frontières  physiques, économiques, sociales, juridiques pour reterritorialiser, remettre en phase la population, la production, la fiscalisation et les avantages sociaux.
    Nous ne sortirons pas de la crise budgétaire sans profonds bouleversements.
    Entretien entre Eric Martin et Jean-Yves Le Gallou
    Nouvelles de France, 17/11/2013
    http://www.polemia.com/jean-yves-le-gallou-les-recettes-sortent-les-depenses-entrent-les-elus-flambent/

  • Grandes villes et capitales de l’Europe vont bientôt tomber !

    Entretien avec Renaud Camus

    Avez-vous été choqué par les sifflets et les huées à l’encontre de François Hollande durant les commémorations du 11 Novembre sur les Champs-Élysées, mais aussi à Oyonnax ?

    Choqué n’est pas le mot. Ces huées étaient assez prévisibles. Mais je dirai, pour emprunter le ridicule sabir d’époque, qu’elles « ne sont pas dans ma culture ». Elles sont un signe parmi d’autres, et certes pas le plus grave, d’une société qui se délite, qui perd le sens de la convention, de l’abstraction, de la non-coïncidence avec soi-même dont la civilisation et l’État de droit ont pourtant le plus grand besoin. De mon point de vue, que vos lecteurs commencent à connaître, ni François Hollande, cela va sans dire, ni la haine de François Hollande ne sont à la hauteur de la tragédie qui se joue, le changement de peuple, le Grand Remplacement, la conquête coloniale de notre pays et du continent. On voit les grandes villes et bientôt les capitales de l’Europe tomber les unes après les autres. À Marseille, déjà, l’élection municipale se joue entièrement en termes ethniques. Il ne s’agit plus que de savoir si c’est bien cette fois que la seconde ville de France va officialiser sa soumission à nos conquérants et remplaçants, sous le couvert de la fiction républicaine, de moins en moins tenable, qu’il n’y a de part et d’autre que d’excellents Français, comme il n’y a à Bruxelles que d’excellents Belges, sans doute, et à Londres d’excellents Anglais. Bien entendu les socialistes, en bons apprentis sorciers, jouent avec cette fiction qui a la loi pour elle car ils en espèrent le pouvoir, gardé ou conquis contre toute espérance. Et ils seront emportés les premiers par cette vague qu’ils caressent, car nos remplaçants, une fois qu’ils nous auront remplacés, mépriseront plus encore les remplacistes, dont les socialistes sont la fine fleur, que les résistants comme nous.

    Pardonnez-moi. J’ai un peu dévié. C’était seulement pour rappeler, puisque ce semble être le rôle que le Sort m’a confié, que ni l’écotaxe, ni le mariage gay, ni la réforme pénitentiaire ne sont la question principale. Ce sont des leurres.

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  • Cent mille chrétiens sont éliminés chaque année à travers le monde

     

    Cent mille chrétiens sont éliminés chaque année à travers le monde
    Le Professeur Todd Johnson est le successeur de son collègue David Barrett (1927-2011), "Monsieur Statistiques" pour les chercheurs de sciences religieuses à travers le monde entier, à la tête du Center for the Study of Global Christianity de South Hamilton (Massachusetts), un centre qui est à l'origine des statistiques sur le nombre des fidèles des diverses religions utilisés par un grand nombre d'universités - et aussi d'Eglises et de communautés religieuses - à l'échelle internationale. Johnson sera en Italie en décembre pour un certain nombre d'engagements, et débutera un séminaire par un rapport sur la méthodologie de la statistique religieuse organisé par l'Université Roma Tre, en collaboration avec le CESNUR et avec l'Académie des Sciences humaines et sociales, le 16 Décembre.
    Barrett et Johnson sont également à l'origine de ce qu'ils appellent la «martyrologie» , c'est-à-dire la compilation de statistiques sur le nombre de chrétiens tués « dans des situations de témoignage» ce qui signifie tués parce que chrétiens. Ces chrétiens qui ont été tués, selon Barrett et Johnson, sont au nombre de soixante-dix millions de la mort de Jésus-Christ à l'an 2000, dont 45.000.000 se concentrent durant le XXe siècle. Dans la première décennie du XXIe, de 2000 à 2010, selon Barrett il y en a encore eu un million, soit 100.000 par an. Cette estimation d'une moyenne calculée sur dix ans était de 105.000 en 2011 - l'année où, en commentant ces chiffres lors d'une réunion de l'Union européenne, il la traduisait dans la formule, arithmétiquement logique par rapport au chiffre de 105.000, "d'un chrétien tué toutes les cinq minutes" - alors que l'estimation de Johnson pour 2013, publié dans le numéro 37/1 de sa publication "Bulletin international de recherche missionnaire" était de 100.000.
    Périodiquement, ces chiffres sont attaqués; et récemment une information parue sur le site de la BBC donnait l'impression que Johnson lui-même les avait en quelque sorte redimensionnés ou retirés. Afin de clarifier la façon dont les choses se présentent, j'ai interviewé le professeur Johnson lui-même.

    Professeur, est-il vrai que vous avez démenti la fameuse statistique des 100.000 chrétiens tués chaque année ?
    Mais pas du tout. Il se peut que le journaliste de la BBC ne m'ait pas bien compris, mais j'ai simplement expliqué que la statistique se réfère à une moyenne des dix dernières années, non à une année donnée. Par conséquent, la statistique que nous avons publiée en 2013 correspond à la somme des morts des années 2003 à 2012 divisée par dix. Et la somme divisée par dix donne précisément 100.000. Si nous nous livrons au même exercice l'an prochain, nous ferons le total des morts de 2004 à 2013 et nous le diviserons par dix. Ce chiffre est significatif d'une tendance bien plus que s'il se concentrait sur une seule année où les données peuvent être modifiées par des variables éphémères, et où l'on risque d'annoncer des retournements décisifs causés par des événements positifs ou négatifs qui ne se répéteront pas les années suivantes.

    La BBC objecte que 90% des morts au cours des dernières années ont été tués dans la République démocratique du Congo, où il y a une guerre civile en cours. Quelle est votre réponse?
    Pour certaines des dix années prises en compte par l'évaluation sur dix ans, il est vrai que les données du Congo pèsent jusqu'à 70% - 90% est exagéré, mais nous avons toujours dit que le Congo pesait beaucoup - ce n'est pas une découverte de la BBC - tandis que sur l'échelle de la décennie, si l'on regarde les autres années, nous prenons en considération une donnée non moins importante, celle du Sud-Soudan, où les choses se sont améliorées ensuite. Beaucoup de mes dernières interventions lors de conférences internationales examinent la situation au Congo, et l'affaire est intéressante pour expliquer notre méthode. Il y a certainement des cas où il est difficile de déterminer si des personnes sont tuées en raison du fait qu'elles sont chrétiennes ou pour des raisons ethniques ou politiques. Dans ce cas, nous évaluons le poids du facteur religieux et sur la base de ce facteur nous attribuons un pourcentage du total des personnes tuées à des raisons religieuses. Pour le Congo, nous avons estimé - de façon très prudente et à titre de précaution - que le facteur religieux intervient pour vingt pour cent dans les raisons qui provoquent les assassinats. Je dis prudente et à titre de précaution parce que nous avons recueilli sur le terrain, des centaines de témoignages qui parlent de personnes tuées dans les églises et tuées parce que, pour des raisons religieuses, elles refusent de se battre dans les milices ou a fortiori de s'impliquer dans des guerres qu'ils estiment injustes. Par conséquent, pour chaque année, nous ne comptabilisons pas cent pour cent de chrétiens assassinés au Congo dans nos statistiques, mais seulement vingt pour cent. Nous adoptons des critères similaires pour les autres pays. Les critères, on peut toujours les discuter, mais je dois avouer que je ne comprends pas bien les objections qui vous invitent à soustraire les chrétiens tués au Congo, comme s'ils étaient des victimes de seconde zone par rapport à ceux d'autres pays.

    Mais la BBC affirme que ce ne sont pas des «martyrs». Est-ce vrai?
    La notion de «martyr» n'est pas univoque. Par exemple, la tradition juive - qui considère «martyrs» les victimes de l'Holocauste - ou celle de l'islam qui ont un concept plus extensif du "martyre" que celui du christianisme. Je suis protestant, mais je sais que l'Église catholique a en revanche un concept plus restrictif: seul est "martyr" celui qui offre volontairement sa vie pour sa foi. Si quelqu'un est victime d'une bombe qui fait exploser une église ou un local fréquenté par les chrétiens, pour l'Église catholique, il n'est pas nécessairement un «martyr», alors que pour de nombreux protestants il l'est. Nous sommes conscients de ces différences de terminologie, et c'est pourquoi aujourd'hui nous avons tendance à moins parler de «martyrs» mais plutôt de «personnes tuées dans des situations de témoignage».

    Si la situation au Congo devait s'améliorer, votre moyenne calculée sur la dernière décennie va baisser?
    Il y a des chances, et nous espérons qu'il en sera ainsi. Mais je voudrais ajouter un mot d'avertissement. Lorsque la situation s'est améliorée au Sud-Soudan, nous avons pensé que nous pourrions arriver à des estimations beaucoup plus faibles, et c'est alors qu'a explosé la situation dramatique au Congo. L'histoire du christianisme dans les deux derniers siècles ne conduit pas à l'optimisme: quand la violence s'atténue dans un pays particulier, elle explose souvent ailleurs. Le fait que les chrétiens soient victimes de campagnes de haine, soient discriminés, soient tués en nombre encore élevé dans de nombreuses régions du monde fait craindre que de nouvelles flambées de violence se produisent dans d'autres zones géographiques.
  • Manifestation interdite à Amiens : entretien avec le secrétaire général du PdF

    Depuis l’accès au pouvoir des socialistes, nous assistons à un fort regain de répression contre les opposants politiques.
    Trois mouvements politiques ont été arbitrairement dissous (pour rappel : Troisième voie, l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes) et les interdictions de manifestation sont de plus en plus fréquentes.
    La dernière manifestation interdite est celle du 16 novembre à Amiens, organisée par le Parti de la France.
    Nous avons donc interrogé son secrétaire général, Thomas Joly.
    C-I : Que comptiez-vous faire le 16 novembre ?
    T. Joly : le 16 novembre, le Parti de la France comptait organiser un grand rassemblement à Amiens-Nord, devant l’emplacement de la future grande mosquée d’Amiens au doux nom pacifique de « La Conquête » (« Al Fath »), pour dénoncer la colonisation migratoire et l’islamisation de la ville d’Amiens mais aussi de notre pays tout entier. Une forte et encourageante mobilisation s’était mise en place et plusieurs centaines de participants étaient attendus. Le Parti de la France estime que la politique se pratique avant tout sur le terrain et pas seulement derrière un clavier d’ordinateur ou sur les plateaux télés, où d’ailleurs nous ne sommes jamais invités ; notre discours de résistance nationale et civilisationnelle n’étant pas médiatiquement compatible, contrairement à celui de Madame Le Pen totalement acquise à l’idéologie républicaine, laïcarde et franc-maçonne.
    Que s’est-il passé avec la préfecture ?
    Visiblement affolé par cette annonce de manifestation déposée dans les règles à la préfecture, le préfet de la Somme, qui avait déjà interdit notre conférence de presse l’année dernière devant les ruines encore fumantes d’une école maternelle incendiée à Amiens-Nord lors des traditionnelles émeutes ethniques estivales, a entamé un « dialogue » via la DCRI avec moi. L’objectif était clairement de me faire renoncer à notre rassemblement ou bien de le déplacer dans un autre quartier d’Amiens considéré comme moins « sensible ». J’ai évidemment refusé de me plier à ces recommandations guidées uniquement par le fait que les autorités publiques sont tout bonnement incapables de maintenir l’ordre dans cette zone de non-droit que sont les quartiers nord d’Amiens. Le Parti de la France estime qu’il a le droit et même le devoir de se rendre partout en France où il le souhaite pour délivrer son message de reconquête nationale. Le représentant de l’État socialiste a donc interdit notre rassemblement et s’est donc lamentablement couché devant la racaille étrangère, l’islam conquérant et l’extrême-gauche xénophile. Refusant de donner l’occasion à Manuel Valls de persécuter nos militants et un motif pour dissoudre notre mouvement, nous avons pris la décision de respecter cette interdiction. Carl Lang et moi-même avons tout de même organisé le 16 novembre à Amiens une conférence de presse et un déjeuner-débat qui a connu un grand succès.
    Que cela vous inspire-t-il ?

    Le pouvoir socialiste est totalement aux abois, prisonnier de ses délires idéologiques antifrançais et de la nullité sidérante du Président de la République autiste face à la légitime colère populaire. Comme dans toute dictature ébranlée, la répression policière et judiciaire à l’égard de ceux qui veulent réellement en finir avec ce système pourri jusqu’à la moelle s’intensifie en cette période de crise économique, sociale, politique, morale, identitaire, etc. Nos gouvernants souhaitent museler les véritables forces d’opposition et entreprennent donc d’interdire nos rassemblements, de persécuter nos militants, de dissoudre nos organisations. Mais ils ne pourront éternellement nous empêcher de dire la vérité à nos compatriotes et, tôt ou tard, toute cette engeance devra être balayée pour que se mette en place un processus salvateur de décolonisation migratoire et de reconquête nationale.

    http://www.contre-info.com/manifestation-interdite-a-amiens-entretien-avec-le-secretaire-general-du-pdf#more-30147

  • Interview exclusive de Philippe Marchand interpellé le 11 novembre sur les Champs Elysées

    Interview exclusive de Philippe Marchand interpellé le 11 novembre sur les Champs Elysées
    PARIS (NOVOpress) –
    Novopress a rencontré Philippe Marchand, membre du Collectif “Pas Mon Président” qui a manifesté et a été interpellé le 11 novembre sur le parcours de François Hollande aux Champs Élysées. Il a bien voulu nous accorder une interview exclusive.

    Bonjour Philippe, pourquoi êtes-vous venu manifester ce 11 novembre ?

    L’incompétence du gouvernement socialiste est aujourd’hui manifeste et exaspère de plus en plus les Français. François Hollande, en tant que chef de l’état, est directement responsable de cette situation. Ses prises de positions vont systématiquement à l’encontre des valeurs françaises, comme l’ont montré ses discours de commémoration, qui ont été pour lui l’occasion de nous resservir le sempiternel discours antiraciste ! Cette situation a assez duré, c’est pourquoi je suis venu manifester pour exiger sa démission.

    Trouvez-vous cela gênant d’être venu manifester un 11 novembre, jour de commémoration ?

    Il y a fort à parier que nos poilus, s’ils étaient encore vivants, ne se reconnaîtraient pas dans ces politiciens qui ont depuis longtemps souillé l’honneur de notre pays.

    Absolument pas ! Ces commémorations appartiennent au peuple français. Il est incroyable que des hommes politiques mondialistes qui détruisent tous les jours un peu plus notre nation, viennent nous faire des leçons de patriotisme. Il y a fort à parier que nos poilus, s’ils étaient encore vivants, ne se reconnaîtraient pas dans ces politiciens qui ont depuis longtemps souillé l’honneur de notre pays.

    Comment a été accueilli François Hollande ? Les sifflets venaient-ils de “quelques dizaines de personnes”, comme le déclare Manuel Valls ?

    Comme à chacun de ses déplacements, François Hollande a été copieusement hué, par l’ensemble de la foule, et sur l’ensemble de son parcours. D’ailleurs Manuel Valls en a pleinement conscience puisque le dispositif des forces de l’ordre était démesuré ! Policiers presque tous les mètres, double rangée de barrières, impossibilité de s’approcher de l’Arc de Triomphe. S’il avait eu peur de seulement « quelques dizaines de personnes », il n’y aurait pas eu un tel déploiement de force ! Manuel Valls commence de plus en plus à craindre une véritable fronde du peuple français.

    Des gens ont-ils pris la défense de François Hollande ?

    Je n’en ai pas vu sur place. C’est uniquement en rentrant chez moi que j’ai découvert cette vidéo d’un badaud invectivant les manifestants. Sa dégaine mollassonne de prof bobo suggère néanmoins qu’il doit être un des derniers électeurs du parti socialiste ! Cette réaction était bien un cas isolé, qui a juste été mis en avant par des médias aux ordres.

    Vous avez été arrêté par la police. Comment cela s’est passé ? Comment avez-vous été traité ? Trouvez-vous cela abusif ?

    Nous étions une trentaine de personnes, n’arborant aucun signe distinctif, et n’ayant commis aucun délit. Nous avons soudain été entourés de policiers en uniformes et en civils, qui nous ont encadrés pour quitter les Champs Elysées. Ils nous ont ensuite parqués dans une rue adjacente, en attendant l’arrivée d’un bus de police. Cela était bien évidemment totalement illégal, et les policiers qui nous encadraient étaient les premiers gênés. Le capitaine des CRS présents n’osait même pas répondre à nos questions sur les raisons de notre arrestation, se retranchant derrière son rôle d’exécutant. On connaît la chanson ! Cette rafle est bien évidemment la suite d’une longue liste d’intimidations policières, qui sont devenues banales dans notre pays depuis le mouvement contre le mariage homosexuel.

    Vous avez ensuite été conduit au commissariat. Quelles ont été les réactions des policiers ?

    Une fois embarqués dans le bus de police, nous sommes partis en direction du commissariat de la rue de l’Evangile, dans le 18ème arrondissement.

    Interview exclusive de Philippe Marchand interpellé le 11 novembre sur les Champs Elysées

    Devenu célèbre au moment de la Manif pour Tous, ce centre de détention est le symbole de l’oppression socialiste.

    Là nous avons été extraits un par un, afin d’être fouillés puis entendus par un officier de police judiciaire, qui a procédé à une vérification d’identité. Loin des Champs Elysées, l’attitude des policiers a changé, et la plupart nous ont témoigné une réelle sympathie. N’hésitant pas à critiquer devant nous leur hiérarchie, ils étaient les premiers à condamner notre arrestation. Écœurés de devoir sans cesse relâcher la racaille, ils rechignent visiblement de plus en plus à exécuter les basses besognes de monsieur Valls ! Ils se sont d’ailleurs efforcés de nous libérer le plus rapidement possible, et nous ont précisé que cette affaire n’aurait pas de suite judiciaire.

    Interview exclusive de Philippe Marchand interpellé le 11 novembre sur les Champs Elysées

    Au commissariat de la rue de l’Evangile.

    Êtes-vous fier d’avoir manifesté contre François Hollande et comptez-vous recommencer ?

    Plus que jamais ! Cette arrestation était pour nous tous une première, et a permis à certains d’ouvrir les yeux sur la répression orchestrée par le régime socialiste en place. Elle n’a fait que renforcer ma détermination. Il est évident que ce gouvernement nous plonge de plus en plus dans le gouffre et incarne le reniement de nos valeurs et de ce qui constitue l’esprit de la nation française. Sous couvert d’une tolérance qui n’est en fait qu’un laxisme démagogique, il laisse plusieurs minorités agir en toute impunité au détriment de notre pays, tandis qu’il musèle la liberté d’expression d’honnêtes citoyens qui ne font que manifester leur colère et leur mécontentement face à une trahison qui n’a que trop durée.

    Mais personnellement, il en faut bien plus pour me faire taire ou m’arrêter. Les responsables ou plutôt devrais-je dire les irresponsables à la tête de notre pays ne font que semer les graines de la révolte du peuple de France.

    Crédit photos : “Pas Mon Président”, DR.

    http://fr.novopress.info/144987/interview-exclusive-de-philippe-marchand-interpelle-le-11-novembre-sur-les-champs-elysees/#more-144987

  • Thibaud de Bernis : « La droite devrait être un rempart de la Famille »

    Thibaud de Bernis préside l'antenne parisienne, récemment créée, du Cercle Charles Péguy, centre de formation politique qui fonctionne à Lyon depuis 1963. Ce cercle pourra compter sur la contribution d'intellectuels comme Chantal Delsol et Gérard Leclerc.
    Monde et Vie : Thibaud de Bernis, vous venez de créer le Cercle Charles Péguy, officiellement lancé le 10 octobre dernier à la mairie du Ve arrondissement, à Paris. Vous souhaitez en faire un centre de formation politique. La jeunesse actuelle souffre-t-elle d'un défaut de culture politique ?
    Thibaud de Bernis : Pendant longtemps la jeunesse parisienne, pour une grande part, s'est détournée de la politique, par dégoût, ennui ou désintérêt. Ceux qui, investis dans des partis depuis longtemps, ne conçoivent que les enjeux électoraux et la cuisine politicienne quotidienne, perdent bien souvent de vue les enjeux véritables, le pourquoi de leur engagement, les raisons de défendre tel ou tel point de vue et leur importance. La pratique politique s'est détachée de plus en plus des idées, c'est ce lien que nous souhaitons retisser. Une solide formation doctrinale est essentielle si nous souhaitons reconquérir le pouvoir politique. Être « politique », c'est d'abord croire fermement en des principes et savoir les défendre, avoir une vision de la société et non seulement renvoyer à celle-ci sa propre image par des sondages, vouloir atteindre un objectif commun et se donner, dans l'unité, les moyens d'y parvenir. Nous avons donc créé avec une petite équipe ce cercle, qui, en plus d'avoir pour but de contribuer à la reconstruction d'une droite authentique en rappelant les principes qui la fondent, en mettant en lumière les références et les pratiques qui furent les siennes, entend également être un lieu de rencontres, d'échanges et de réflexions qui puisse réunir les différents courants de droite pour, à travers la contradiction, redécouvrir notre socle commun.
    La pensée de Péguy lui-même, d'abord socialiste et dreyfusard avant de rejeter le monde moderne et de se rapprocher des milieux nationalistes, n'est pas la plus caractéristique de la droite. Les notions de droite et de gauche vous paraissent-elles encore avoir un sens ? Selon vous, comment évoluent-elles ?
    Les notions oui, mais les partis de moins en moins. Ces derniers semblent avoir en grande partie abandonné le terrain des idées et usent de slogans qui manquent de fond. Au lieu de convaincre, ils préfèrent bien souvent plaire à tout le monde et communiquer plutôt que débattre. L'héritage de « droite » est à redécouvrir, à repenser, car il ne peut être figé mais doit avancer au gré des réflexions et de la pratique. Le choix de Péguy est avant tout dû à sa capacité à nous faire aimer notre pays, par sa poésie et sa pensée. Les définitions de la droite et de la gauche ont fluctué avec le temps, mais le monde politique reste divisé selon ces notions, les Français continuent à s'y référer et toutes les tentatives de dépassement de ce clivage ont été un échec. Elles diffèrent et sont marqués par des références philosophiques opposées, il faut les rappeler et s'y référer pour défendre notre vision de la société.
    Les fameux vers de Péguy, « Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle... », célèbrent l'enracinement et la patrie. Ces valeurs appartiennent-elles à la droite ?
    Ce sont des valeurs qui doivent être résolument défendues par la droite. Le monde dans lequel nous vivons est de plus en plus cosmopolite, les pouvoirs qui nous dirigent de plus en plus lointains, l'organisation de la société française de plus en plus administrative. Il faut revenir au réel, au connu, c'est pourquoi l'enracinement est une idée à défendre, le principe de subsidiarité doit être appliqué réellement et le jacobinisme combattu. Par là nous répondrons aux grands maux de notre temps que sont l'individualisme et l'isolement, les liens sociaux pourront se retisser et l'homme retrouver sa vocation à la liberté et à la responsabilité. Ces valeurs et beaucoup d'autres doivent être portées par la « droite » et ceux qui s'en prévalent aujourd'hui en ont bien souvent oublié le sens profond.
    Péguy a écrit : « Il n'y a qu'un aventurier au monde, et cela se voit très notamment dans le monde moderne : c'est le père de famille. » La famille, aujourd'hui attaquée de toutes parts, doit-elle être considérée comme le dernier refuge, ou rempart, de la vraie droite ?
    C'est d'abord la droite qui est aujourd'hui, ou devrait être, un des derniers remparts de la Famille. Ces derniers mois, nous avons vu l'institution familiale attaquée et il a fallu que ce soit la société civile qui s'organise pour la défendre, les politiques ont suivi. La droite d'un seul cœur aurait dû, dès l'annonce de ce projet de loi, s'ériger contre celui-ci : si elle ne l'a pas fait, c'est aussi qu'elle avait perdu de vue les principes qui la fonde. Néanmoins, en quelques mois, on a vu surgir de toute part des gens qui se sont engagés dans ce formidable mouvement contre la dénaturation du mariage. Ils si sont engagés en politique sur un sujet donné, mais y ayant goûté, s'étant mobilisés, ils sont le terreaute la reconstruction de la droite et de la reconquête de notre pays.
    Propos recueillis par Hervé Bizien Monde&Vie

  • Exclu: notre interview d’une des Sentinelles Belgique

     

    sentinelles belgique 2Depuis quelques semaines, nous voyons apparaître des Sentinelles en Belgique pour s’opposer au projet de loi sur l’extension de l’euthanasie, en discussion au Sénat. L’une d’elles a accepté de répondre à nos questions. Paul Forget est étudiant en droit à l’Université Saint-Louis à Bruxelles. Nous avons abordé  le projet de loi, la création du mouvement, la réceptivité du public…

    1) Tout d’abord, même si notre site a déjà abordé la question de l’euthanasie en Belgique, pourriez-vous succinctement parler du projet de loi relatif à son extension discuté au Sénat ?

    Actuellement, malgré de graves problèmes éthiques dénoncés par des professionnels du droit et de la santé ainsi que des dérives – fréquentes euthanasies sans consentement, de prisonniers, de mineurs et déments – dont aucune n’ont jamais été déposées devant la justice par la commission de contrôle, il est question d’étendre la loi de 2002 (dépénalisant l’euthanasie pour les adultes), aux enfants et aux déments. Sous réserve de l’accord de médecins, un enfant pourrait obtenir la mort, avec ou sans le consentement de ses parents, ainsi qu’on le voit dans l’une des propositions de loi : http://www.senate.be/www/webdriver?MItabObj=pdf&MIcolObj=pdf&MInamObj=pdfid&MItypeObj=application/pdf&MIvalObj=83890023#page=1&zoom=auto,0,591

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  • Entretien avec l’auteur du Nouveau dictionnaire de novlangue

    « Les médias ne diffusent pas des « informations », comme ils le prétendent, mais une idéologie conforme aux intérêts de ceux qui les possèdent ».
    La novlangue ne correspond pas seulement à un tic ridicule, signe de reconnaissance de l’oligarchie et de la classe médiatique. Elle s’attaque à la pensée, comme l’avait bien vu également G. Orwell. En n’employant plus certains mots elle tente de nous priver de la capacité de conceptualiser, de réfléchir par nous-mêmes. Le débat lancé en 2012 visant à retirer le mot « race » de la constitution n’était pas innocent sur ce plan.

    NOVOpress : Le Nouveau Dictionnaire de novlangue vient d’être réédité. Pouvez-vous revenir sur la genèse de cet ouvrage ? Pourquoi ce livre ?

    Michel Geoffroy : L’idée du Dictionnaire de la novlangue est venue de l’analyse critique de la désinformation médiatique effectuée par la Fondation Polémia dans le cadre de son action de réinformation. Les médias ne diffusent pas des « informations », en effet, comme ils le prétendent, mais une idéologie – c’est-à-dire une vue du monde – conforme aux intérêts de ceux qui les possèdent et les dirigent : les grandes banques et les grandes entreprises transnationales.

    Pour ce faire les médias sélectionnent les faits qui leur paraissent conformes à ces intérêts, les présentent sous un certain jour et censurent ou diabolisent les autres. Pour ce faire également, ils adoptent une façon politiquement correcte de présenter ce qu’ils ne peuvent taire : en utilisant la novlangue justement.

    Le Dictionnaire de la novlangue vise à traduire et donc à dénoncer cette langue médiatique étrange qui a pour fonction de nous tromper. La novlangue est un bobard permanent qui exprime l’emprise du politiquement correct sur notre société. Dépister la novlangue constitue donc une œuvre de salubrité et contribue à rétablir une liberté essentielle : la liberté de penser.

    Ce que vous appelez « novlangue » n’est-il pas simplement la manifestation d’un appauvrissement intellectuel de nos sociétés ?

    La novlangue n’est pas exactement un appauvrissement du langage. Elle repose plutôt sur une modification – et souvent une inversion – du sens des mots qui traduit plus profondément un processus de renversement volontaire des valeurs. Parce que l’oligarchie cherche justement à faire violence à la société. Comme le disait G. Orwell en novlangue « la liberté c’est l’esclavage » : on s’efforce de désigner des choses différentes par le même mot. Comme, par exemple, lorsqu’on désigne sous le terme de « racisme » la volonté de préserver l’identité française.

    Pour la langue française, qui reposait au contraire sur la précision et le sens des nuances – raison pour laquelle elle a joué longtemps le rôle de langue des diplomates –, la novlangue représente effectivement une régression culturelle majeure.

    Quels sont les critères pour déterminer qu’un mot fait partie de la « novlangue » ?

    Comme le montre le Dictionnaire, la novlangue correspond d’abord aux mots et expressions les plus couramment employés dans le vocabulaire très pauvre des médias, écrits ou audiovisuels, en particulier pour désigner une réalité problématique, donc que le système veut masquer. Pour trouver de la novlangue il suffit par exemple de lire des articles de presse traitant de la délinquance ou de l’immigration !

    La classe politique, soumise aux médias, parle aussi novlangue et constitue un autre gisement. Nous avons enfin ajouté dans la seconde édition du Dictionnaire certains termes utilisés par les publicitaires car la publicité relève aussi de la désinformation.

    Pour mériter d’entrer dans le Dictionnaire il faut qu’un mot ou une expression traduise un décalage manifeste, réducteur ou ridicule avec la réalité qu’il prétend désigner ; ou que l’expression soit particulièrement alambiquée, trahissant la volonté de cacher quelque chose. Les oxymores – genre assez prisé par la classe politique – relèvent aussi de la novlangue puisqu’ils servent à « communiquer » pour ne rien dire. Bref, le ventre du politiquement correct est particulièrement fécond en novlangue, comme l’illustre cette nouvelle édition du Dictionnaire, très enrichie, si l’on peut dire, par rapport à la précédente.

    Le terme « novlangue » fait explicitement référence au livre 1984 de George Orwell. Au-delà des modes qui influencent le langage, pensez-vous que l’usage de certains mots se fait de manière délibérée, dans le cadre de campagnes de publicité par exemple ?

    Bien sûr. La novlangue part de l’idée – initiée par les structuralistes français – que les mots véhiculent des valeurs et qu’en changeant le sens des mots on réussira à changer la réalité des choses : démarche en réalité de nature magique qui repose sur une logique incantatoire, propre aux utopistes. La novlangue a donc pour fonction d’empêcher de penser les choses telles qu’elles sont. Il s’agit d’une désinformation qui a pour finalité de jouer sur les perceptions du sujet qui utilise ces mots. Il est manifeste, par exemple, que la novlangue a été utilisée pour minimiser les réalités dramatiques de l’immigration de peuplement en s’efforçant de nous faire croire qu’il ne s’agissait que de problèmes « sociaux ». Mais cela ne trompe plus personne en réalité car « les faits sont têtus », comme le savait Lénine à ses dépens. Un aveugle ne voit pas mieux au motif qu’on l’appelle un « non-voyant » !

    Journalistes, publicitaires, politiques : leur usage commun de la « novlangue » ne trahit-il pas finalement leur appartenance à un même cercle de pouvoir ?

    Vous avez raison. La novlangue est devenue la langue et donc le signe de reconnaissance de l’oligarchie, comme le latin dans le passé européen, ou le marxisme pour la nomenklatura à la fin de l’Union soviétique.

    Toute l’oligarchie parle novlangue couramment et c’est une des raisons pour lesquelles la coupure avec le pays réel ne cesse de s’approfondir. L’oligarchie et la population ne peuvent pas se comprendre puisqu’ils ne parlent plus la même langue : les uns évoquent la « mondialisation heureuse », « l’immigration-chance pour la France » ou « le mariage pour tous », alors que le reste de la population parle chômage, précarité, impôts, insécurité ou crise de la famille.

    La novlangue exprime la façon dont l’oligarchie voudrait que l’on voie le monde : un monde évidemment conforme à ses intérêts. Mais ce monde n’existe pas aux yeux de la majorité de la population. L’illusion de la novlangue se déchire donc rapidement. Et les Européens se découvrent de plus en plus nombreux à appeler les choses par leur nom.

    Propos recueillis par Yves Lejeune pour Novopress  7/11/2013

    Nouveau Dictionnaire de novlangue/ Plus de 500 mots pour vous manipuler. Ed. Polémia (octobre 2013).
    Cinq cents mots parmi les plus employés par l’oligarchie dirigeante et les médias pour tromper l’opinion : mots tabous, trompeurs, marqueurs, sidérants ou subliminaux passés au décryptage de Polémia.

    Acheter en ligne sur la boutique de Polémia.

    http://www.polemia.com/entretien-avec-lauteur-du-nouveau-dictionnaire-de-novlangue/

  • Damien Rieu: « Nous avons pu observer en France une reprise en main de la sécurité par les citoyens eux-mêmes »

    Damien Rieu est porte-parole de Génération Identitaire. Nous lui avons posé des questions sur les actions de l’année passée et la nouvelle campagne qui vient d’être lancée.

    1) Le 20 octobre de l’année dernière, vous avez occupé la mosquée de Poitiers en construction. Une action réussie et médiatisée qui avait provoqué beaucoup d’émoi dans la classe politique, pourriez-vous revenir sur cette journée ?

    Nos objectifs étaient de lancer notre mouvement et de faire passer un message politique fort en réclamant un référendum sur la construction de mosquées et sur l’immigration dans notre pays. En effet, les Français n’ont jamais été consultés sur ces deux questions essentielles.

    Nous avons choisi ce lieu, Poitiers, et cette date, le 22 octobre, en hommage à la bataille qu’a remporté Charles Martel en 732. Un an après, cette action a laissé des traces et reste l’un de nos plus grands coups d’éclat.

    2) Quelques mois plus tard, le 25 mai, vous occupez le siège du parti socialiste, rue Solférino à Paris. Des responsables du Parti Socialiste avaient réclamé votre dissolution pour atteinte à la démocratie. Que répondez-vous à ces accusations ? Avez-vous eu  peur d’être dissous comme les Jeunesses Nationalistes ?

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