En un soir de confinement, Elisabeth II, la reine d’Angleterre, souveraine du Royaume-Uni et du Commonwealth, a prononcé un discours qui, par sa simplicité et sa brièveté, a porté au-delà des frontières mêmes du pays sur lequel elle règne sans politiquement gouverner. Evidemment, certains n’ont pu s’empêcher de comparer sa courte intervention télévisée avec celles, plus longues, plus dramatisantes et moins consensuelles de l’actuel locataire du palais de l’Elysée ; les mêmes ont pu évoquer les différences de réactions à l’égard des deux chefs d’Etat, plus crispées et souvent agressives envers le président français quand elles semblaient pour la plupart plus bienveillantes, voire admiratives, envers la monarque d’un pays dont les Malouins chantent encore le rejet à la façon du mot de Cambronne…
Europe et Union européenne - Page 465
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Quand s'élève la parole royale...
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Après l’Eurogroupe, l’Union européenne est la nouvelle victime du coronavirus !
Bernard Monot
En dépit de la gesticulation médiatique des dirigeants européens pour tenter de nous faire croire que l’Europe a toujours un bel avenir, la preuve est faite que leurs désaccords sont trop profonds, explique Bernard Monot, ancien député européen et stratégiste économique. Tribune.
Tout comme le Conseil européen du 26 mars dernier, la réunion de la dernière chance entre les 27 ministres des Finances de l’Union européenne dite « Eurogroupe » pour préparer des solutions ambitieuses et communes, n’est parvenue à aucun accord sur les moyens de sortir des crises multiples : sanitaire, économique et de confiance. C’est une impasse totale. Pourtant depuis le début de la catastrophe sanitaire du Covid-19, les gesticulations médiatiques des dirigeants de l’UE, pour tenter de faire croire aux peuples européens qu’il existe une « souveraineté européenne », ne marchent plus.
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Crise économique et sanitaire : la France va offrir 1,2 milliard d’euros à l’Afrique, et l’UE 20 milliards à l’Afrique en particulier
De nombreux Français, artisans, commerçants, indépendants, sans parler des PME et TPE commencent à se retrouver dans une situation catastrophique. Mais leur argent, arraché abusivement par le fisc, va servir à autre chose.
D’une part, la République va arroser un peu l’Afrique, comme d’habitude, alors que le sentiment antifrançais s’y développe continument.
« La France va accorder une aide de «près de 1,2 milliard» d’euros pour la lutte contre la propagation du Covid-19 en Afrique, a annoncé mercredi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
«Les besoins sont immenses», a-t-il souligné, selon le texte de son intervention, en appelant à renforcer «les systèmes de soins» en Afrique ainsi que «les capacités de détection et de recherche scientifique en appuyant la recherche africaine». Il faut aussi «assurer une mobilisation financière considérable», a insisté le chef de la diplomatie française en invitant le G7 et le G20 à oeuvrer en ce sens. » (source Figaro) -
« L'Europe ne sera sauvée que par une remise en cause du dogme libre-échangiste »
Entretien avec Jean-Luc GréauJean-Luc Gréau n est pas vraiment un agité altermondialiste. Cadre au CNPF puis au MEDEF pendant trente-cinq ans, c'est un économiste iconoclaste qui nourrit sa réflexion aux meilleures sources Smith, Schumpeter et Keynes. À la différence de bon nombre de ses pairs, il a vu venir la crise, comme il la voit aujourd'hui se poursuivre. Un économiste avisé. L’espèce est rare.
Le Choc du mois : Quelles sont selon vous les nouveautés radicales qui caractérisent la globalisation économique mise en place dans les années 1980-1990, et dont vous dites qu'elles ont changé la nature même du libéralisme économique ?
Jean-Luc Gréau : Nous percevons maintenant avec netteté les deux orientations cruciales qui ont ouvert la voie à la transformation économique et financière de ces trente dernières années. Une première orientation est donnée par la subordination de l'entreprise aux volontés expresses de ces actionnaires puissants que sont les fonds de placement. La personne morale « entreprise » a été instrumentalisée et abaissée au rang de machine à faire du profit (money maker). Le phénomène est manifeste pour les sociétés cotées qui ne sont pas protégées par un capital familial ou par des actionnaires de référence, mais il affecte aussi beaucoup de sociétés non cotées, contrôlées par des fonds dits de « private equity » qui ont les mêmes exigences que les actionnaires boursiers.
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Dans Marianne, le coronavirus annonce "la fin du capitalisme néolibéral", selon le chef économiste de la banque Natixis.
Le temps du capitalisme néolibéral, qui a misé sur la globalisation, la réduction du rôle de l’Etat, les privatisations et la faiblesse de la protection sociale, est révolu selon Patrick Artus, chef économiste de la banque Natixis.Ce n’est pas un poisson d’avril. Très productif en analyses, le chef économiste de la banque Natixis Patrick Artus a publié le 30 mars une note où il prédit tout simplement "la fin du capitalisme néolibéral" à cause de la crise du coronavirus. Ces dernières années, cet économiste s’est habitué à sortir, une fois de temps en temps, des sentiers battus de la pensée dominante. Il avait notamment clamé haut et fort que "Marx avait raison" en février 2018.
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Union européenne Il y avait un grand risque «de voir exploser l’UE» ces derniers jours, assure Bruno Le Maire

En pleine pandémie de Covid-19, l’impasse des discussions sur l’adoption d’un plan de relance face au coronavirus était considérée comme une menace pour la cohésion de l’Union européenne, a noté sur Europe 1 Bruno Le Maire, au lendemain de l’accord finalement conclu.
Invité ce 10 avril sur Europe 1, le ministre de l’Économie a fait part de son soulagement au lendemain de l’accord conclu entre les ministres des Finances des 27 pays membres de l’UE sur une réponse économique commune à la crise engendrée par la pandémie de coronavirus.
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Confinement : l’Autriche débloque un fonds de soutien de trente millions d’euros pour soutenir les familles du pays

Vienne – Dans le cadre de la conférence de presse tenue ce matin par trois ministres du gouvernement, la ministre du Travail, de la Famille et de la Jeunesse, Christine Aschbacher (ÖVP) a annoncé des mesures de soutien aux familles touchées par la crise du coronavirus :
« Nous sommes dans la quatrième semaine de la crise du coronavirus qui nous placés, nous tous, face à des défis massifs, que ce soit dans le domaine de la santé, le domaine économique, au travail ou dans notre vie familiale de tous les jours. La combinaison de home office et home schooling […] sont autant de défis énormes pour de nombreuses familles en Autriche. […] »
Un fonds de soutien de 30.000 euros pour les familles
« En plus de ces charges quotidiennes, […] il y a aussi des problèmes financiers qui se font jour. Et c’est pourquoi nous voulons à présent apporter un soutien. Nous ne laissons personne sur le bord de la route. […] Du fait de cette crise internationale du coronavirus, des familles avec des enfants se sont retrouvés [...] en difficulté. […] Nous avons donc établi un fonds de soutien pour la crise du coronavirus [Corona-Härtefonds] de 30 millions d’euros [comme] cela a été décidé le week-end dernier au parlement […] pour pouvoir apporter une aide rapidement et de manière non bureaucratique ».
Pour pouvoir recevoir cette aide non renouvelable compensant une partie du manque à gagner engendré par la crise du coronavirus, il faut que « l’un des deux parents [au moins ait eu] un emploi au moins jusqu’au 28 février et est désormais au chômage ou au chômage partiel en vertu de la crise du coronavirus [et que la famille] touche des allocations familiales ». Les demandes pourront être adressées à partir du 15 avril directement au ministère du Travail, de la Famille et de la Jeunesse. Il y aura un formulaire avec de plus amples informations pour ce faire.
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Le président du Conseil européen de la recherche, Mauro Ferrari, annonce sa démission: « J’en ai assez vu (…), j’ai perdu foi dans le système lui-même »

Un porte-parole de l’Union européenne a annoncé ce mercredi que le président du Conseil européen de la recherche, l’italien Mauro Ferrari, avait démissionné de son poste, en pleine crise liée à l’épidémie de coronavirus. Ce dernier déplore de trop nombreux blocages institutionnels et politiques alors qu’il tentait de mettre rapidement en oeuvre un programme scientifique pour combattre le virus : « J’en ai vu assez (…), j’ai perdu foi dans le système lui-même », a-t-il écrit.
Crée en 2007, le Conseil européen de la recherche coordonne les efforts de la recherche entre les Etats membres de l’Union européenne.
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Rome brûle, et demain sera un nouveau monde par Luc Brunet
Cet article est de Luc Brunet, consultant à Moscou, et membre du comité de rédaction de Europe Solidaire. L'original est sur son blog, référencé ci-dessousRome brûle, et demain sera un nouveau monde
J'ai constaté une évolution étonnante dans la musique que j'écoute au cours des dernières semaines. Beaucoup de chansons et de groupes de la vague Punk sont revenus dans à mémoire et j'ai recommencé à les écouter, comme par exemple les Stranglers. Rome is burning, No Future, etc ...
Ce retour de vieilles chansons est-il lié au COVID-19? Je pense que oui. Ce que nous voyons actuellement n'est pas simplement un virus qui se propage à travers le monde, sans être vraiment un tueur en termes absolus. Au mieux, il tue les personnes âgées et les personnes ayant un problème de santé majeur existant. Dans une certaine mesure, quelque chose qui pourrait être bien accueilli par les gestionnaires de fonds de pension ou les eugénistes qui plaident pour une réduction de la population.
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Sur le site officiel de l'Action française, l'Europe est nue, l’éditorial de François Marcilhac.

« Au niveau national, le gouvernement commence à réagir, mais cela reste chaotique. […] Nous avons été loin d’être efficaces pour des raisons économiques. […] Depuis trop longtemps, on a laissé les intérêts financiers et personnels prendre le pas sur l’intérêt général. Dans la gestion de cette crise, on s’aperçoit que finalement l’Europe est complètement invisible. La crise montre que les concepts et les idées sont loin de la réalité des gens qui sont confinés chez eux. L’économie en prend un coup et pour la santé, la réalité que le monde médical a toujours pointée du doigt apparaît au grand jour. […] J’espère que le gouvernement saura redresser la barre.
En peu de mots simples, accessibles à tous les Français, le comte de Paris a tout dit, ce 3 avril dernier, sur M Ta Ville, un magazine en ligne drouais. [1] La gestion « chaotique » de la crise par le gouvernement, appelé à « redresser la barre », une politique à court terme, privilégiant « les intérêts financiers et personnels » aux dépens de l’intérêt général, notamment en matière de santé publique, et là, si Macron a encore aggravé les choses, depuis juin 2017, il s’est toutefois inscrit dans la lignée de ses deux ou trois prédécesseurs ; la déconnexion de la communication gouvernementale avec le vécu des Français et, plus encore, celle de l’idéologie avec la réalité du terrain — Macron est passé maître en la matière ! — ; enfin, l’invisibilité totale de l’Europe, en matière d’efficacité, bien sûr, car elle s’agite, elle ne sait même ne faire que cela, mais exécuter des moulinets avec les bras n’a jamais fait reculer le covid-19 !

